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Empfangen — 21. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Transport des carburants : Un préavis de grève se profile après le mouvement surprise

21. August 2026 um 13:59

Le calme est revenu dans les stations-service tunisiennes, mais le dossier du transport des carburants est loin d’être définitivement réglé.

Après le mouvement de protestation surprise observé jeudi 20 août par des chauffeurs de camions chargés du transport des produits pétroliers, les négociations se poursuivent entre les représentants syndicaux, les entreprises de transport et le ministère de tutelle.

Et selon les dernières déclarations de Selwan Samiri, secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques et secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la situation pourrait connaître un nouveau tournant : un préavis de grève à une date déterminée pourrait être déposé si les discussions n’aboutissent pas à un accord définitif, a-t-il affirmé au micro de Diwan.

La menace n’est donc pas immédiate, mais le risque d’une nouvelle perturbation de l’approvisionnement reste présent.

Le mouvement de jeudi a été levé, mais le problème demeure

Le mouvement de jeudi avait provoqué une perturbation soudaine du transport et de la distribution des carburants depuis la zone pétrolière de Radès.

L’arrêt des camions-citernes avait rapidement eu des conséquences visibles dans plusieurs stations-service, notamment dans le Grand Tunis, avec des files d’attente importantes et un afflux inhabituel d’automobilistes.

Face à cette situation, des discussions ont été engagées entre les différentes parties. Selwan Samiri affirme que l’UGTT a directement coordonné avec la Fédération générale du transport et les syndicats représentant les travailleurs du secteur, tandis que le ministère de tutelle a engagé des réunions avec les propriétaires des entreprises de transport.

L’objectif est désormais de parvenir à une plateforme d’accord définitive permettant de régler le conflit dans son ensemble. Mais les négociations n’ont pas encore permis de clore définitivement le dossier.

Pourquoi un nouveau mouvement reste possible ?

Selon le responsable syndical, plusieurs revendications professionnelles restent à traiter. Les travailleurs du secteur dénoncent notamment des difficultés récurrentes liées à leurs conditions de travail et à l’application de certains accords.

Lire aussi : Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

Pour le syndicat, le problème ne se limite donc pas à l’incident de jeudi. Il s’agit d’un dossier social qui s’est accumulé au fil du temps et qui nécessite une solution durable.

C’est pourquoi Selwan Samiri appelle les différentes parties à prendre leurs responsabilités et à privilégier le dialogue. La fenêtre de négociation reste ouverte, mais l’absence d’accord pourrait conduire au dépôt d’un préavis de grève.

Pourquoi cette menace est particulièrement sensible ?

Le transport des carburants constitue un maillon stratégique de l’économie tunisienne. Le pays peut disposer de stocks de produits pétroliers, mais ceux-ci doivent être acheminés vers les stations-service. Entre les infrastructures de stockage et les automobilistes, les camions-citernes jouent donc un rôle essentiel.

C’est ce qui explique la rapidité avec laquelle la situation s’est tendue jeudi.

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Eau minérale : L’Algérie dément avoir exporté vers la Tunisie

21. August 2026 um 13:19

Alors que des publications largement relayées sur les réseaux sociaux ont affirmé ces derniers jours que d’importantes cargaisons d’eau minérale algérienne avaient été acheminées vers la Tunisie pour faire face aux tensions d’approvisionnement, les producteurs algériens ont apporté un démenti clair.

Le directeur général de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), Aïssa Zelmati, a affirmé au média algérien TSA qu’il n’existe « aucune exportation officielle » d’eaux minérales algériennes vers la Tunisie.

Cette mise au point intervient après la diffusion de vidéos et de publications présentant des camions supposément chargés d’eau minérale algérienne et destinés au marché tunisien. Certaines publications avaient également évoqué une opération visant à contribuer à couvrir les besoins du marché tunisien, alors que plusieurs régions du pays connaissent encore des difficultés d’approvisionnement en eau conditionnée.

Aucun envoi officiel vers le marché tunisien

Selon Aïssa Zelmati, les informations faisant état d’une exportation d’eau minérale algérienne vers la Tunisie sont fausses. Le responsable de l’APAB a précisé que les producteurs algériens n’avaient pas orienté de cargaisons officielles d’eau minérale vers le marché tunisien au cours de l’été 2026.

Le média algérien Ultra Algérie a également rapporté ce démenti, soulignant que l’Association des producteurs avait tranché la polémique née sur les réseaux sociaux autour d’un supposé approvisionnement de la Tunisie par l’Algérie.

L’Algérie confrontée elle aussi à des difficultés

L’explication avancée par les professionnels algériens est également liée à la situation du marché local. Selon les informations rapportées par les médias algériens, le secteur de l’eau minérale en Algérie a lui-même été confronté à des difficultés de production et d’approvisionnement.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Dans ce contexte, les producteurs algériens affirment ne pas disposer d’un surplus officiellement destiné à l’exportation vers le marché tunisien.

En Tunisie, la pénurie reste bien réelle

Le démenti algérien ne remet toutefois pas en cause les tensions effectivement observées sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions ont connu ces dernières semaines des difficultés d’approvisionnement, dans un contexte de forte hausse de la consommation estivale et de perturbations ayant affecté certaines unités de production.

Les professionnels tunisiens ont expliqué que la demande exceptionnelle, notamment durant les périodes de canicule, avait contribué à épuiser les stocks disponibles. De son côté, le président de la Chambre nationale des producteurs de boissons non alcoolisées a estimé que la situation devrait progressivement revenir à la normale.

Les informations faisant état de grandes cargaisons d’eau minérale algérienne officiellement importées en Tunisie ne sont pas confirmées. Au contraire, la principale organisation représentant les producteurs algériens de boissons assure qu’aucune exportation officielle n’a été effectuée vers la Tunisie cet été.

Le dossier illustre ainsi une nouvelle fois la nécessité de distinguer les images et affirmations circulant sur les réseaux sociaux des informations confirmées par les acteurs directement concernés.

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Médecine esthétique en Tunisie : L’Ordre des médecins tire la sonnette d’alarme

21. August 2026 um 12:56

La médecine esthétique est devenue omniprésente. Injections pour les lèvres, Botox, acide hyaluronique, soins anti-âge et autres interventions à visée esthétique sont largement promus sur les réseaux sociaux et connaissent un succès croissant auprès du public.

Mais derrière l’image glamour de ces prestations se cache une question fondamentale : qui est réellement autorisé à pratiquer ces actes et dans quelles conditions ?

C’est précisément sur ce terrain que le Conseil national de l’Ordre des médecins est intervenu, vendredi, pour rappeler que la médecine esthétique reste avant tout… de la médecine.

Une injection esthétique n’est pas un simple soin de beauté

Dans un communiqué publié vendredi, l’Ordre des médecins a insisté sur le fait que les injections et autres actes médicaux réalisés à des fins esthétiques doivent être pratiqués par des professionnels qualifiés et compétents, dans des conditions garantissant la sécurité des patients.

Le message est clair : le fait qu’une intervention ait un objectif esthétique ne la transforme pas en une simple prestation de beauté.

Une injection implique un geste invasif, une connaissance de l’anatomie, des produits utilisés, des contre-indications et des complications éventuelles. Elle exige également la capacité d’intervenir rapidement en cas de problème.

« La médecine esthétique demeure de la médecine », rappelle ainsi l’Ordre, soulignant qu’elle doit répondre aux mêmes exigences de compétence, de sécurité, d’éthique et de responsabilité professionnelle.

Le véritable problème : les actes pratiqués par des personnes non habilitées

L’alerte lancée par l’Ordre cible particulièrement les injections et autres actes médicaux réalisés par des personnes qui ne disposent pas des qualifications ou de l’autorisation nécessaires.

Pour l’institution, il ne s’agit plus, dans ce cas, d’une simple activité liée au secteur de l’esthétique.

Il s’agit d’un exercice illégal de la médecine, avec les risques que cela peut représenter pour la santé publique.

L’Ordre met ainsi en garde contre une banalisation de ces pratiques, notamment lorsqu’elles sont ouvertement promues ou évoquées dans les médias et sur les différentes plateformes numériques.

Lire aussi : Médecine esthétique : L’Ordre des médecins serre la vis !

Cette dimension est particulièrement importante à l’heure des réseaux sociaux, où les contenus consacrés aux transformations physiques, aux injections et aux résultats « avant/après » peuvent contribuer à donner l’impression que ces interventions sont anodines et sans danger.

Réseaux sociaux : quand la publicité peut banaliser le risque

L’élargissement du phénomène passe également par les réseaux sociaux. Des prestations esthétiques sont aujourd’hui promues à travers des vidéos, des photographies et des témoignages. Les offres peuvent parfois être présentées comme rapides, accessibles et pratiquement sans risque.

Or, le résultat visible sur une photographie ne permet pas de savoir qui a réalisé l’acte, quelles qualifications possède le praticien, quelle est l’origine du produit utilisé ou encore dans quelles conditions l’intervention a été effectuée.

C’est pourquoi la question dépasse largement le simple choix du consommateur.

Le développement de la médecine esthétique sur les plateformes numériques pose désormais un véritable enjeu de contrôle, d’information et de protection des citoyens.

La vigilance est d’autant plus nécessaire que la pression sociale autour de l’apparence, renforcée par les filtres et les images retouchées, peut pousser certaines personnes à rechercher des interventions rapides et moins coûteuses, sans toujours vérifier le cadre médical dans lequel elles sont proposées.

Pourquoi le lieu de l’intervention est aussi important

L’Ordre des médecins ne s’arrête pas à la qualification de la personne qui réalise l’acte. Il insiste également sur la nécessité que tout acte médical soit effectué dans une structure sanitaire adaptée.

Cela implique notamment le respect des règles d’hygiène et de sécurité, ainsi que la disponibilité des moyens nécessaires pour prendre en charge d’éventuelles complications.

Car même un acte présenté comme « léger » peut entraîner des effets indésirables.

La différence entre un simple incident et une complication grave peut parfois dépendre de la rapidité de la prise en charge et de la capacité du professionnel à identifier immédiatement le problème.

C’est aussi la raison pour laquelle l’Ordre rappelle la notion de responsabilité professionnelle : un acte médical ne se limite pas au geste lui-même, mais comprend l’évaluation du patient, la réalisation de l’intervention et la prise en charge des éventuelles complications.

Le boom mondial de la médecine esthétique

L’alerte intervient dans un contexte de forte croissance mondiale du marché de la médecine esthétique.

Les interventions non chirurgicales séduisent de plus en plus, notamment parce qu’elles sont souvent présentées comme moins lourdes que les opérations de chirurgie esthétique traditionnelles.

Les injections figurent parmi les actes les plus demandés. Cette évolution s’accompagne d’une multiplication des acteurs proposant des services liés à l’esthétique.

C’est précisément cette frontière de plus en plus floue entre salon de beauté, centre esthétique et établissement médical qui rend nécessaire, selon l’Ordre des médecins, un rappel des règles.

Toutes les activités liées à l’apparence ne relèvent pas de la médecine. Mais lorsqu’un acte est médical, son objectif esthétique ne peut pas le faire sortir du cadre médical.

Une question de santé publique

À travers son communiqué, l’Ordre des médecins appelle donc à ne pas normaliser les pratiques illégales.

Il estime que la promotion publique de ces activités doit conduire les autorités compétentes à intervenir et à prendre les mesures nécessaires.

L’enjeu dépasse ainsi la relation entre un praticien et son client. Il concerne la protection des patients, la sécurité des produits, les conditions sanitaires, la compétence des personnes qui interviennent et, plus largement, la santé publique.

Dans un secteur où la demande semble progresser et où les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans la promotion des prestations esthétiques, le rappel de l’Ordre des médecins prend une dimension particulière.

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Record des exportations d’huile d’olive : La Tunisie vend beaucoup, mais vend-elle assez cher ?

21. August 2026 um 12:08

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive connaissent une progression spectaculaire. Au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025/2026, les quantités exportées ont atteint 368.000 tonnes, contre 236.900 tonnes durant la même période de la saison précédente, soit une hausse de 55,3 %, selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

En valeur, les recettes ont progressé de 44,4 %, pour atteindre 4,605 milliards de dinars. Mais derrière ces chiffres impressionnants, une question se pose : pourquoi les exportations augmentent-elles aussi fortement, alors que la progression des recettes reste inférieure à celle des volumes ?

Une production exceptionnelle à l’origine de l’envolée

La première explication est relativement simple : la Tunisie dispose cette saison de beaucoup plus d’huile à vendre. La campagne 2025/2026 a été marquée par une récolte exceptionnelle. Les données et estimations sectorielles disponibles confirment que la production tunisienne a fortement progressé après une campagne précédente moins abondante. Le Conseil oléicole international avait notamment fait état d’une production tunisienne de 340.000 tonnes pour la campagne 2024/2025, en hausse de 55 % sur un an, dans un contexte de nette reprise de la production mondiale.

Cette abondance de l’offre permet mécaniquement à la Tunisie d’augmenter ses disponibilités exportables. Résultat : en neuf mois seulement, près de 368.000 tonnes d’huile ont été expédiées vers les marchés étrangers.

La hausse des exportations est donc avant tout une hausse des volumes disponibles et commercialisés.

Plus de tonnes vendues, mais pas une explosion équivalente des revenus

C’est ici que les chiffres deviennent particulièrement intéressants. Les quantités exportées ont augmenté de 55,3 %, tandis que les recettes n’ont progressé « que » de 44,4 %.

Autrement dit, la Tunisie vend beaucoup plus d’huile, mais chaque tonne supplémentaire ne génère pas nécessairement une hausse proportionnelle des recettes.

Cela s’explique notamment par l’évolution des prix internationaux. Après les niveaux exceptionnellement élevés observés lors des précédentes campagnes, en raison des mauvaises récoltes dans plusieurs grands pays producteurs méditerranéens, le marché mondial a progressivement connu une détente avec le retour de productions plus importantes.

Le Conseil oléicole international prévoit d’ailleurs une production mondiale de 3,44 millions de tonnes pour la campagne 2025/2026, après une forte reprise lors de la campagne précédente. L’augmentation de l’offre mondiale exerce logiquement une pression sur les prix.

En Tunisie, l’ONAGRI relève toutefois que le prix moyen à l’exportation a légèrement progressé de 1,4 % en juillet 2026 par rapport à juillet 2025. Cette évolution mensuelle positive intervient après des périodes où les prix moyens avaient connu des variations plus défavorables, notamment au début de la campagne. Les données disponibles pour les premiers mois de 2026 montrent ainsi que l’augmentation des recettes a principalement été tirée par les quantités exportées plutôt que par une forte hausse des prix.

Le vrai paradoxe : la Tunisie exporte surtout son huile en vrac

Le principal enseignement de ces chiffres concerne toutefois la structure même des exportations. Sur les 4,605 milliards de dinars de recettes enregistrées durant les neuf premiers mois de la saison, 81,4 % proviennent de l’huile d’olive exportée en vrac.

L’huile conditionnée ne représente que 18,6 % des recettes. Ce déséquilibre n’est pas nouveau. Lors des premiers mois de la campagne, la part de l’huile conditionnée dans les quantités exportées restait limitée, tandis que l’essentiel de l’huile tunisienne quittait le pays en vrac. Les données de l’ONAGRI ont régulièrement confirmé cette domination du vrac tout au long de la saison.

Le problème est économique : lorsqu’une huile est exportée en vrac, une partie importante de la valeur ajoutée peut être créée ailleurs, au moment du conditionnement, de la commercialisation et de la construction de la marque.

La bouteille, l’emballage, le marketing, la distribution et la notoriété commerciale peuvent alors profiter davantage aux entreprises qui achètent l’huile tunisienne pour la commercialiser sous leur propre marque.

La Tunisie vend donc une matière première agricole de grande valeur, mais ne capte pas toujours l’ensemble de la valeur créée jusqu’au consommateur final.

Pourquoi ne pas exporter davantage d’huile conditionnée ?

Les autorités tunisiennes ont elles-mêmes identifié cette question comme un enjeu stratégique.

Lors d’un conseil ministériel consacré à la préparation de la campagne 2025/2026, le gouvernement avait insisté sur la nécessité d’augmenter les exportations d’huile conditionnée, de développer de nouveaux marchés et d’encourager le conditionnement en Tunisie afin que l’origine tunisienne du produit soit davantage identifiée sur les marchés internationaux.

Lire aussi : Huile d’olive : La Tunisie écrase la concurrence et décroche la première place aux États-Unis

Au premier semestre 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive conditionnée ont atteint environ 41.000 tonnes, en hausse de 57 %, pour des recettes proches de 666 millions de dinars. Le nombre de destinations s’est également élargi à 62 marchés, avec des perspectives dans des pays comme le Brésil, la Chine, la Russie et la Jordanie, en plus des marchés traditionnels d’Amérique du Nord, du Golfe et d’Europe.

Le problème n’est donc pas l’absence de progression du conditionné, mais sa part encore insuffisante par rapport au volume total exporté.

Et l’huile biologique dans tout cela ?

L’huile d’olive biologique constitue également un segment important pour la Tunisie. Durant les neuf premiers mois de la saison 2025/2026, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 51.200 tonnes, pour une valeur proche de 673,4 millions de dinars.

Ce segment représente un potentiel particulier, car le bio peut permettre de viser des marchés et des consommateurs prêts à payer davantage pour des produits répondant à des exigences spécifiques de qualité, de traçabilité et de certification.

Le défi tunisien : passer du record de volume au record de valeur

Les chiffres de la saison 2025/2026 confirment donc la puissance exportatrice de la filière tunisienne. 368.000 tonnes exportées en neuf mois. Plus de 4,6 milliards de dinars de recettes. Une hausse de plus de 55 % des volumes.

Mais le véritable défi dépasse désormais la seule quantité. La Tunisie doit transformer son avantage agricole en avantage commercial. Produire davantage est une première étape. Exporter davantage en est une deuxième. Mais capter une plus grande part de la valeur finale grâce au conditionnement, aux marques tunisiennes, à la diversification des marchés et au positionnement sur des segments à forte valeur ajoutée constitue probablement la prochaine bataille.

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Empfangen — 20. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Délestage en Tunisie : Plusieurs régions concernées par des coupures ce jeudi

20. August 2026 um 13:43

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir, ce jeudi 20 août 2026, à des coupures périodiques et temporaires d’électricité dans plusieurs régions du pays.

Ces interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 13h30 et 17h00, selon l’évolution de la situation sur le réseau électrique national. La STEG précise que les coupures se feront par intermittence et que chaque interruption ne devra pas dépasser deux heures.

Préserver la sécurité du système électrique

Dans son communiqué, l’entreprise explique que cette mesure exceptionnelle vise à préserver la sécurité et la continuité de fonctionnement du système électrique national, dans un contexte de forte pression sur le réseau.

Les zones concernées sont, selon les informations communiquées par la STEG, les mêmes dans différentes régions du pays, ce qui confirme que le recours au délestage ne se limite pas à une seule zone géographique, mais touche plusieurs parties du territoire tunisien.

Lire aussi : Canicule et délestages : Les Tunisiens redoutent un week-end difficile

Cette nouvelle annonce intervient alors que la Tunisie continue de faire face à une forte consommation d’électricité, notamment en raison des températures élevées et de l’utilisation intensive des climatiseurs. Ces dernières semaines, plusieurs coupures ont déjà été enregistrées dans différentes régions, alimentant les inquiétudes des citoyens face à la capacité du réseau à répondre aux pics de demande.

Equilibre entre la production et la consommation

La STEG souligne toutefois que la mise en œuvre de ces coupures dépendra directement de la situation du réseau durant la journée et de l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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Qatar : Jusqu’à 1500 opportunités d’emploi envisagées pour les compétences tunisiennes

20. August 2026 um 12:42

Le marché de l’emploi qatari pourrait offrir de nouvelles perspectives aux compétences tunisiennes. L’Institut américain international de formation et de développement au Qatar ambitionne, à terme, de proposer près de 1500 contrats de travail dans plusieurs spécialités, allant de la cybersécurité à l’intelligence artificielle, en passant par le tourisme, l’hôtellerie et l’aviation.

C’est ce qu’a indiqué le commissaire général de l’Institut, Kamel Ahmed Henchiri, en marge d’une journée portes ouvertes consacrée aux opportunités de formation et aux contrats de travail au Qatar. L’événement a été organisé par le Centre américain de formation et de développement au Qatar, en collaboration avec l’organisation patronale tunisienne.

Selon Kamel Ahmed Henchiri, l’objectif à long terme est de diversifier les opportunités professionnelles proposées aux Tunisiens et d’atteindre environ 1 500 contrats dans plusieurs domaines. Parmi les secteurs ciblés figurent notamment la cybersécurité, la sécurité touristique, l’intelligence artificielle, l’hôtellerie, l’aviation et la plongée.

Une première promotion de 60 candidats

Dans une première phase, l’Institut prévoit toutefois de sélectionner 60 personnes qui bénéficieront d’une formation avant leur recrutement au Qatar. Les premiers contrats concerneront principalement les domaines de l’intermédiation, du commerce international et de l’intermédiation immobilière, en partenariat avec des entreprises qataries.

Les candidats retenus devraient bénéficier d’une formation pratique ainsi que de mécanismes d’accompagnement sous forme de bourses et de commissions liées aux contrats, selon les précisions fournies par le responsable de l’Institut.

Lire aussi : La diaspora rapporte près d’un dinar sur sept du budget de l’État

« Nous avons une confiance totale dans la capacité des compétences tunisiennes à faire leurs preuves sur le marché qatari », a souligné Kamel Ahmed Hanchiri, mettant en avant le niveau de qualification et le potentiel des candidats tunisiens dans un marché du travail jugé compétitif.

Des critères de sélection précis

L’accès à ces opportunités est toutefois soumis à plusieurs conditions. Les candidats doivent être âgés de 20 à 45 ans et être titulaires d’un diplôme universitaire ou d’une qualification issue d’un centre de formation professionnelle, à partir du niveau de technicien professionnel.

Un niveau intermédiaire en langue anglaise est également exigé, compte tenu des exigences du marché de l’emploi au Qatar et de la nature internationale des secteurs concernés.

Cette initiative pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives de mobilité professionnelle pour les jeunes diplômés et les techniciens tunisiens, alors que la recherche d’opportunités d’emploi à l’étranger demeure une option privilégiée par de nombreux candidats.

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Le business de la bière rapporte gros en Tunisie : 271,5 MD en six mois

20. August 2026 um 10:48

La bière s’impose une nouvelle fois comme l’un des principaux moteurs économiques de la Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT). Les résultats financiers du premier semestre 2026 mettent en lumière le poids considérable de cette activité dans les performances du groupe.

Au terme des six premiers mois de 2026, la SFBT a réalisé un chiffre d’affaires de 379,2 millions de dinars, en hausse de 6% sur un an. Son résultat net a atteint 185 millions de dinars, contre 169,6 millions de dinars au premier semestre 2025, soit une progression de 9%. Son résultat d’exploitation s’est, quant à lui, établi à 96 millions de dinars, en hausse de 19,5%. Mais derrière ces performances globales, c’est surtout l’activité bière qui retient l’attention.

Plus de 270 millions de dinars générés par la bière

Selon les données relatives à l’activité de la SFBT, les revenus issus de la bière ont atteint environ 271,5 millions de dinars au premier semestre 2026. À elle seule, cette activité représente ainsi une part majeure des revenus du groupe.

La progression est également significative : les revenus de la bière ont augmenté de plus de 11% sur un an, tandis que les volumes commercialisés ont atteint environ 78,3 millions de litres au cours des six premiers mois de l’année.

Autrement dit, en moyenne, près de 13 millions de litres de bière ont été écoulés chaque mois sur le marché et à travers les différents circuits de commercialisation.

Cette dynamique montre que la performance du secteur ne repose pas uniquement sur les prix. Les volumes eux-mêmes progressent fortement, confirmant le poids de la consommation de bière dans l’activité de la SFBT.

Un marché essentiellement tunisien

L’essentiel de cette activité reste réalisé sur le marché local. Les revenus de la bière locale ont atteint environ 266,7 millions de dinars au premier semestre 2026, contre 241,9 millions de dinars durant la même période de 2025.

Les exportations restent beaucoup plus modestes, avec environ 4,7 millions de dinars de revenus. Elles connaissent toutefois une progression spectaculaire de plus de 115% sur un an.

Lire aussi : Bière en Afrique du Nord : La Tunisie reste leader

Le marché tunisien demeure donc le véritable cœur du business brassicole de la SFBT.

185 millions de dinars de bénéfice, mais pas uniquement grâce à la bière

La performance de la bière doit toutefois être distinguée du résultat net global du groupe. Les 185 millions de dinars de bénéfice ne proviennent pas exclusivement de cette activité.

La SFBT dispose en effet d’un portefeuille diversifié dans les boissons, mais également d’importants revenus financiers. Au premier semestre 2026, ses produits financiers nets ont bondi de 163,6%, à 13,5 millions de dinars, tandis que les produits des placements se sont élevés à 106,5 millions de dinars.

Il serait donc incorrect d’affirmer que « la bière a rapporté 185 millions de dinars de bénéfice ». En revanche, les chiffres montrent clairement que la bière constitue l’un des principaux piliers de l’activité commerciale de la SFBT.

Un business qui pèse lourd

Avec plus de 270 millions de dinars de revenus en seulement six mois et près de 80 millions de litres commercialisés, la bière représente un marché particulièrement important pour le groupe.

La progression simultanée des volumes et des revenus donne surtout une indication sur la solidité de cette activité en Tunisie : malgré les débats récurrents autour du pouvoir d’achat, de la fiscalité et de la consommation, le marché brassicole continue de générer des revenus considérables.

La performance semestrielle de la SFBT permet ainsi de mesurer, en chiffres, le poids économique d’un produit dont la consommation reste largement ancrée dans le marché tunisien.

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Prix de l’eau : Les producteurs saluent le plafonnement à 850 millimes

20. August 2026 um 10:08

Le prix de vente de la bouteille d’eau minérale et d’eau conditionnée fait désormais l’objet d’un plafonnement à 850 millimes, une mesure considérée comme favorable au consommateur par les professionnels du secteur, alors que des dépassements avaient été constatés ces dernières semaines.

Le président de la Chambre syndicale des producteurs de boissons non alcoolisées, Laassad Mezah, a affirmé ce jeudi que la fixation du prix maximum de vente au public à 850 millimes constitue « un acquis » et répond à l’intérêt des consommateurs. Il a notamment relevé que certaines bouteilles étaient récemment proposées à un dinar, voire davantage, dans certains points de vente.

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Mezah a assuré que les entreprises productrices continuent d’approvisionner régulièrement le marché en eau conditionnée. Il a également écarté tout lien entre l’approvisionnement et la hausse des prix observée dans certains commerces.

Selon lui, les producteurs n’ont formulé aucune demande visant à augmenter les prix de vente, et ce malgré la progression des coûts de production.

Une marge de distribution plafonnée à 15%

Le responsable professionnel a par ailleurs expliqué que la dernière décision du ministère du Commerce prévoit un plafonnement de la marge bénéficiaire de distribution à 15%, aussi bien au niveau du commerce de gros que du commerce de détail.

Cette disposition devrait permettre, dans certains cas, aux consommateurs d’acheter l’eau en bouteille à un prix inférieur au plafond de 850 millimes.

Pas de baisse de la production

Concernant les pénuries persistantes signalées dans plusieurs régions, Laassad Mezah a démenti une baisse du rythme de production par rapport à l’année précédente.

Il a toutefois reconnu l’existence de perturbations ponctuelles et limitées liées aux coupures d’électricité. Pour le reste, il attribue principalement les tensions sur l’approvisionnement à l’épuisement des stocks régulateurs constitués avant le mois de juin, dans un contexte marqué par une hausse exceptionnelle des températures et une augmentation importante de la consommation d’eau.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Le président de la Chambre syndicale a enfin indiqué qu’une coordination quotidienne est assurée avec le ministère du Commerce afin d’orienter les volumes produits et de répartir les quantités disponibles de manière équilibrée entre les différentes régions, avec pour objectif de couvrir les besoins des consommateurs.

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Animaux errants en Tunisie : Une association saisit le ministère des Affaires religieuses contre deux prédicateurs

20. August 2026 um 09:22

Une association de protection animale à Sousse a engagé une démarche officielle contre deux prédicateurs religieux, l’un exerçant à Sousse et l’autre à Sfax, à la suite de propos tenus dans plusieurs tribunes et émissions télévisées au sujet des animaux errants.

L’avocate près la Cour d’appel, Yosr Aoun, représentant l’association « Rahma » pour la protection des animaux à Sousse, a annoncé avoir déposé une plainte auprès du ministère des Affaires religieuses. La démarche vise des déclarations et des appels qui, selon elle, inciteraient à ne plus nourrir ou abreuver les animaux errants et justifieraient, dans certains cas, leur empoisonnement ou leur mise à mort.

Intervenant jeudi sur Jawhara FM, l’avocate a estimé que les discours concernés dépassaient la simple expression d’un avis sur la gestion des animaux errants. Elle a notamment dénoncé des propos présentant le fait de nourrir ou d’abreuver ces animaux comme une diminution des bonnes actions, ainsi que des expressions jugées offensantes à l’égard des propriétaires d’animaux et des militants engagés dans leur protection.

Un recours d’abord administratif

Pour l’association, le choix a, dans un premier temps, été de saisir le ministère des Affaires religieuses, en tant qu’autorité de tutelle. L’objectif est d’obtenir une correction de ce discours et la publication d’une prise de position appelant au respect de la compassion envers les animaux.

Lire aussi : Abattage des chiens errants : Appel à un sit-in devant le Parlement

Yosr Aoun a souligné l’influence morale dont disposent les prédicateurs auprès d’une partie du public, estimant nécessaire d’intervenir rapidement afin d’éviter que certains discours ne soient interprétés comme une légitimation de la violence contre les animaux errants.

La voie judiciaire n’est toutefois pas écartée. Selon l’avocate, l’absence de réaction de la part du ministère pourrait conduire l’association « Rahma » à saisir la justice.

Un vide juridique pointé du doigt

Au-delà de cette affaire, la plainte remet sur la table la question de la protection juridique des animaux en Tunisie et, plus particulièrement, celle des animaux errants. L’avocate a ainsi appelé à combler ce qu’elle considère comme un vide législatif concernant la criminalisation de l’incitation au meurtre ou à la maltraitance des animaux.

La question des chiens et chats errants demeure un sujet sensible dans plusieurs villes tunisiennes, où les préoccupations liées à la sécurité publique et à la santé coexistent avec les revendications des associations de protection animale. Cette nouvelle démarche pourrait ainsi relancer le débat sur les méthodes à adopter pour gérer les populations animales errantes, entre campagnes de stérilisation, prise en charge, vaccination et respect du bien-être animal.

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La France inscrit le droit à l’aide à mourir dans la loi : Un tournant historique pour la fin de vie

20. August 2026 um 08:42

La loi relative au droit à l’aide à mourir, définitivement adoptée par le Parlement francais le 15 juillet dernier et validée par le Conseil constitutionnel le 14 août, est désormais entrée dans l’ordre juridique français après sa promulgation et sa publication au Journal officiel.

Cette évolution marque l’aboutissement de plusieurs années de débats politiques, médicaux, éthiques et sociétaux. Pour la première fois, la législation française reconnaît un droit permettant, dans des circonstances strictement définies, à un patient de demander à recourir à une substance létale afin de mettre fin à ses souffrances.

Un droit réservé à des situations médicales précises

L’aide à mourir n’est toutefois pas un droit général permettant à toute personne de choisir librement de mettre fin à ses jours. La loi fixe cinq conditions cumulatives pour pouvoir y accéder.

Le demandeur doit être majeur, de nationalité française ou résider en France de manière stable et régulière. Il doit également souffrir d’une affection grave et incurable engageant son pronostic vital, à un stade avancé ou terminal.

La personne doit, en outre, présenter une souffrance physique ou psychologique constante, réfractaire aux traitements ou considérée comme insupportable par elle-même. Enfin, elle doit être capable d’exprimer une volonté libre et éclairée.

L’auto-administration comme principe

Le nouveau dispositif repose en priorité sur l’auto-administration du produit létal par le patient lui-même. Lorsque son état physique ne lui permet pas d’effectuer ce geste, l’administration pourra être réalisée par un médecin ou un infirmier, selon les conditions prévues par la loi.

Avant toute décision, la demande doit faire l’objet d’une évaluation médicale et d’une procédure collégiale. Un délai de réflexion est également prévu avant la réalisation de l’acte, tandis que la personne conserve la possibilité de revenir sur sa décision.

Le Conseil constitutionnel apporte trois précisions

La dernière grande étape avant l’entrée en vigueur de la loi s’est jouée devant le Conseil constitutionnel. Saisi par plusieurs autorités et groupes parlementaires, celui-ci a jugé le texte conforme à la Constitution, tout en formulant trois réserves d’interprétation.

Les Sages ont notamment précisé les garanties applicables aux majeurs protégés. Ils ont également étendu la clause de conscience aux pharmaciens, qui peuvent refuser de participer à la préparation de la substance létale.

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Le Conseil constitutionnel a aussi reconnu, sous certaines conditions, la possibilité pour des établissements privés, notamment confessionnels, de ne pas autoriser la réalisation d’une aide à mourir dans leurs locaux.

Une réforme qui continue de diviser

Malgré son adoption définitive, la réforme reste profondément controversée en France. Ses défenseurs y voient une avancée majeure de l’autonomie individuelle et de la liberté de choisir sa fin de vie face à des souffrances devenues insupportables.

Ses opposants, notamment dans une partie du monde médical, religieux et associatif, redoutent en revanche les conséquences de cette évolution pour les personnes les plus vulnérables et soulignent la nécessité de garantir, parallèlement, un accès effectif aux soins palliatifs.

L’adoption de cette loi constitue ainsi moins la fin du débat que le début d’une nouvelle phase : celle de sa mise en œuvre concrète et de l’évaluation de ses conséquences sur le système de santé français et sur l’accompagnement de la fin de vie.

Avec cette législation, la France rejoint désormais les pays ayant mis en place, sous différentes formes et avec des règles propres à chaque système juridique, des mécanismes autorisant une assistance médicalisée à mourir.

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Coupures d’électricité : Au-delà de la canicule, le spectre d’une crise structurelle du système énergétique tunisien

20. August 2026 um 08:26

Les coupures d’électricité qui se multiplient en Tunisie ne seraient pas seulement la conséquence des vagues de chaleur et de l’explosion de la consommation durant l’été. Elles traduiraient surtout une fragilité plus profonde du système énergétique national, marquée par l’absence de marges de sécurité suffisantes et un déficit d’investissement dans les capacités de production.

C’est le diagnostic dressé jeudi 20 août 2026 par l’ingénieur et expert en énergie Fouad Ali, lors d’une intervention sur Jawhara FM.

Selon lui, les épisodes de délestage et les interruptions périodiques de l’alimentation électrique constituent le symptôme d’une « crise structurelle continue » de la filière énergétique tunisienne.

Un système sans véritable marge de sécurité

Fouad Ali estime que le système tunisien de production d’électricité fonctionne durant l’été avec des marges de manœuvre particulièrement réduites. La Tunisie reste ainsi dépendante des importations d’énergie et de gaz en provenance d’Algérie pour répondre aux pics de demande.

Or, cette dépendance devient problématique lorsque l’Algérie connaît elle-même une forte hausse de sa consommation électrique. Les deux pays étant confrontés à des conditions climatiques similaires, notamment à de fortes températures et à des taux d’humidité élevés, la capacité d’assistance disponible du côté algérien peut se réduire au moment même où la demande tunisienne atteint ses niveaux les plus élevés.

Dans ces conditions, la Tunisie peut être contrainte de recourir au délestage, c’est-à-dire à des coupures temporaires et ciblées destinées à éviter une surcharge générale du réseau.

Pourquoi la fin août est particulièrement sensible

L’expert souligne également que la capacité effective de production du réseau électrique tend généralement à être plus faible à la fin du mois d’août qu’en juillet.

Plusieurs facteurs techniques et physiques expliqueraient cette situation. L’augmentation de l’humidité maritime peut notamment réduire l’efficacité du refroidissement de certaines unités de production. Parallèlement, les climatiseurs domestiques perdent eux aussi une partie de leur efficacité lorsque les conditions de chaleur et d’humidité deviennent extrêmes, poussant les ménages à augmenter davantage leur consommation.

À cela s’ajoute le retour estival de nombreux Tunisiens résidant à l’étranger, qui contribue à accroître la demande nationale en électricité. Le réseau subit également les effets de plusieurs semaines de fortes sollicitations durant les vagues de chaleur successives.

Cette combinaison de facteurs place ainsi le système électrique sous une pression maximale à une période où ses capacités disponibles peuvent, paradoxalement, être plus limitées.

Des températures attendues à plus de 40 degrés

Fouad Ali a par ailleurs mis en garde contre la possibilité d’une aggravation des perturbations au cours de la période à venir, avec des températures qui pourraient dépasser les 40 degrés et atteindre localement entre 45 et 47 degrés.

Pour l’expert, la réponse à cette situation ne peut pas se limiter à une gestion ponctuelle des crises ou à des mesures prises dans l’urgence à chaque nouvel épisode de canicule.

Lire aussi : Canicule et délestages : Les Tunisiens redoutent un week-end difficile

« Le problème fondamental est celui du manque d’investissement », a-t-il en substance souligné.

Selon ses estimations, les investissements de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) auraient enregistré une baisse de 87 % au cours des cinq dernières années. Un recul qui aurait privé le réseau du développement de nouvelles capacités de production et accentué l’écart entre l’évolution de la demande et les moyens disponibles pour y répondre.

L’urgence de nouveaux investissements

Face à cette situation, l’expert appelle les autorités à revoir leurs orientations et à accélérer les investissements dans le secteur énergétique.

Il plaide notamment pour la recherche de solutions concernant le dossier des autorisations et des procédures qui freinent le lancement de nouveaux projets, ainsi que pour l’accélération de la construction de nouvelles centrales de production conventionnelles.

Au-delà des épisodes de chaleur, la question des coupures d’électricité renvoie donc à un défi plus large : celui de la capacité de la Tunisie à sécuriser durablement son approvisionnement énergétique. Car si les températures extrêmes agissent comme un accélérateur de la crise, elles ne seraient, selon Fouad Ali, que le révélateur d’un déséquilibre installé depuis plusieurs années entre la croissance des besoins et le rythme des investissements dans les infrastructures énergétiques.

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Canicule et délestages : Les Tunisiens redoutent un week-end difficile

20. August 2026 um 07:27

Après un relatif répit, la chaleur s’apprête à reprendre ses droits en Tunisie. À l’approche du week-end des 22 et 23 août, les prévisions météorologiques annoncent une remontée sensible des températures, avec un épisode particulièrement chaud attendu dans plusieurs régions du pays. Une perspective qui ne laisse pas les Tunisiens indifférents, tant les dernières vagues de chaleur ont été associées à une forte pression sur le réseau électrique et à des coupures tournantes.

Selon les prévisions rapportées à partir des données de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures devraient amorcer une nouvelle hausse à partir de samedi. La chaleur devrait s’intensifier dimanche et se prolonger lundi, avec des maximales pouvant atteindre 46°C dans certaines régions de l’intérieur et du Sud. Une baisse est ensuite attendue à partir du mardi 25 août.

Un week-end qui s’annonce difficile

Pour de nombreux Tunisiens, cette nouvelle hausse du mercure intervient dans un contexte particulier. Le pays garde encore en mémoire les épisodes de chaleur extrême du mois de juillet et les importantes perturbations électriques qui les ont accompagnés.

La multiplication des climatiseurs et autres appareils de refroidissement lors des pics de chaleur entraîne mécaniquement une hausse de la demande en électricité. Or, lorsque la consommation se rapproche ou dépasse les capacités disponibles du système, le risque de délestage devient une réalité.

La STEG a déjà eu recours, au début du mois d’août, à des coupures tournantes dans plusieurs régions afin de préserver la stabilité et la continuité du réseau électrique. Certaines interruptions avaient été programmées durant les heures les plus sensibles, notamment entre midi et la fin de l’après-midi, période correspondant généralement aux pics de consommation liés à l’utilisation intensive de la climatisation.

La chaleur et le spectre des coupures

À ce stade, aucune annonce officielle ne permet d’affirmer que des délestages auront lieu durant ce week-end. Mais la remontée annoncée des températures fait inévitablement resurgir les inquiétudes.

Lire aussi : Tunisie : La chaleur revient en force dès samedi, jusqu’à 46°C dimanche et lundi

Le lien entre les fortes chaleurs et la pression exercée sur le système électrique s’est particulièrement illustré au cours de l’été. La Tunisie a déjà connu des températures proches de 49°C, tandis que la demande électrique augmentait fortement sous l’effet de la climatisation. Le pays a alors été confronté à des coupures et à des perturbations qui ont fortement marqué l’opinion publique.

La question est donc désormais dans tous les esprits : le réseau électrique pourra-t-il absorber sans difficulté ce nouveau pic de consommation ?

Un été qui semble ne pas vouloir finir

Cette séquence de chaleur s’inscrit, par ailleurs, dans une tendance climatique plus large. Les prévisions saisonnières de l’INM indiquent que la période août-octobre 2026 devrait être caractérisée par des températures globalement supérieures aux normales saisonnières sur le territoire tunisien.

Pour les Tunisiens, le week-end qui arrive pourrait ainsi être particulièrement sensible. Entre la nécessité de supporter des températures parfois étouffantes et l’inquiétude liée à une éventuelle interruption de l’alimentation électrique, beaucoup espèrent que le thermomètre ne mettra pas une nouvelle fois le réseau national sous tension.

La météo sera donc suivie de près, tout comme les éventuelles communications de la STEG. Car après un été marqué par la canicule et les coupures, la hausse annoncée des températures ne constitue plus seulement une information météorologique : elle ravive aussi la crainte d’un nouveau week-end sous le signe des délestages.

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Tunisie : La Kasbah fixe ses priorités économiques pour 2027

20. August 2026 um 07:02

La Tunisie prépare les grandes orientations de sa politique économique pour 2027. Réuni mercredi 19 août 2026 au palais du gouvernement à la Kasbah, un Conseil ministériel présidé par la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a été consacré à l’examen du projet de balance économique pour l’année 2027.

Présentée comme un document d’orientation majeur, cette balance économique doit traduire les choix économiques et sociaux de l’État et définir les priorités nationales à travers les programmes et projets destinés à promouvoir un développement global et équitable ainsi qu’à soutenir la croissance.

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’assurer une cohérence entre la balance économique 2027, le Plan de développement 2026-2030, le projet de loi de finances et le budget de l’État pour 2027.

Investissement, projets et création de richesse au cœur des priorités

Le gouvernement entend poursuivre ses efforts en faveur de l’investissement et de la création de richesse, tout en accélérant la réalisation des projets publics et privés. L’amélioration de la compétitivité de l’économie tunisienne figure également parmi les principales priorités, dans un contexte international marqué par une multiplication des incertitudes et des chocs économiques.

Selon la présidence du gouvernement, la préparation des documents économiques et budgétaires pour 2027 devra notamment tenir compte du maintien de l’incertitude mondiale à des niveaux élevés, du ralentissement de la croissance internationale, de la volatilité des prix des matières premières et des hydrocarbures, de la prudence des politiques monétaires mondiales et de l’accélération des investissements dans le numérique.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté lors du Conseil un exposé détaillé sur le projet de balance économique. Il a notamment souligné que l’évolution de l’économie mondiale durant la période 2025-2026 témoigne d’une phase de volatilité accrue, caractérisée par des incertitudes géopolitiques, économiques et commerciales ainsi que par des pressions sur le commerce international, l’investissement et les chaînes d’approvisionnement.

Une croissance de 2,4 % au premier semestre 2026

Le Conseil ministériel a également dressé un état des lieux de la conjoncture économique nationale. Le produit intérieur brut a enregistré une croissance de 2,3 % au deuxième trimestre 2026, après une progression de 1,4 % au premier trimestre. Sur l’ensemble du premier semestre, la croissance s’est établie à 2,4 %.

Les performances des différents secteurs demeurent toutefois contrastées. L’agriculture a enregistré une amélioration importante, notamment grâce aux filières céréalière et oléicole. Le secteur des industries mécaniques et électriques a, pour sa part, affiché une bonne dynamique, portée par son potentiel à l’exportation et sa capacité à créer des emplois.

Le tourisme a également maintenu sa résilience, tandis que les investissements directs étrangers ont progressé. Le gouvernement a par ailleurs relevé le recul de l’inflation et le maintien des réserves en devises à des niveaux jugés acceptables.

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Sur le marché de l’emploi, le taux de chômage a poursuivi sa tendance baissière observée depuis le premier trimestre 2025, pour atteindre 14,9 % au deuxième trimestre 2026, contre 15,3 % à la même période de l’année précédente.

Le développement des investissements dans les énergies renouvelables constitue également un facteur positif, dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer la capacité de son économie à résister aux chocs internes et externes.

Accélérer les projets et débloquer les dossiers en suspens

À l’issue des discussions, le Conseil ministériel a décidé de mettre l’accent sur l’amélioration du climat des affaires, la stimulation de l’investissement public et privé et le renforcement d’un développement régional plus équilibré.

L’une des principales priorités concerne l’accélération de la réalisation des projets et le règlement des dossiers d’investissement encore bloqués. Les efforts devront être orientés en priorité vers les secteurs productifs, les activités capables de créer de la richesse et des emplois, ainsi que les projets présentant le plus fort impact économique et social.

Le gouvernement souhaite également accélérer la transformation technologique et numérique, tout en renforçant la recherche et l’innovation afin de développer de nouveaux secteurs à forte valeur ajoutée.

Miser sur la souveraineté économique et les ressources nationales

Sara Zaafrani Zenzri a appelé à adopter une approche anticipative face aux différents défis économiques. Cette stratégie repose notamment sur le renforcement de la souveraineté économique, la mobilisation des ressources nationales, la diversification des sources de financement et le soutien à la production et à l’investissement.

Le gouvernement entend parallèlement tirer parti des opportunités liées à la transformation numérique, aux nouvelles technologies et à la transition énergétique.

La cheffe du gouvernement a enfin insisté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du projet de balance économique 2027 sur la base de données économiques, sociales et financières actualisées et en fonction des priorités du Plan de développement 2026-2030. Les projets devront être hiérarchisés selon leur degré de préparation, leur faisabilité, la disponibilité des financements ainsi que leur rentabilité et leur impact économique et social.

À travers cette feuille de route, l’exécutif tunisien cherche ainsi à concilier deux impératifs : soutenir une croissance économique plus soutenue tout en renforçant la justice sociale et l’équilibre du développement entre les différentes régions du pays.

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Empfangen — 19. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Crédits sur l’honneur : Les banques refusent encore les demandes, alerte l’ATPME

19. August 2026 um 19:43

Aucune entreprise n’a, à ce jour, bénéficié des « crédits sur l’honneur » prévus par la réglementation tunisienne, a affirmé mercredi 19 août 2026 le porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises (ATPME), Abderrazak Hawas.

Dans une déclaration à la Radio nationale, le responsable a indiqué que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées au titre de ce mécanisme, mettant ainsi en cause la mise en œuvre effective du dispositif.

Il a appelé la Banque centrale de Tunisie (BCT) à renforcer son contrôle sur les établissements bancaires et à appliquer, le cas échéant, des sanctions afin d’accélérer l’entrée en vigueur effective de cette mesure.

Que sont les crédits sur l’honneur ?

Les crédits sur l’honneur constituent un mécanisme de financement destiné à faciliter l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises ainsi que pour les particuliers. Leur principale particularité réside dans l’absence de garanties exigées de la part du bénéficiaire.

Le dispositif prévoit des financements sans intérêts ni commissions, avec des montants pouvant aller de 5.000 à 25.000 dinars selon la nature du bénéficiaire et du projet.

Lire aussi : Crédits sur l’honneur : Tout savoir sur ces financements sans intérêts ni garanties

L’objectif affiché est notamment de permettre aux petites entreprises et aux porteurs de projets de disposer rapidement de liquidités pour financer leurs besoins, sans devoir fournir les garanties habituellement exigées par les banques.

Le mécanisme avait suscité des attentes importantes auprès des petites entreprises, confrontées à des difficultés d’accès au financement bancaire, notamment en raison de l’importance des garanties demandées et du coût du crédit.

Un plafond jugé insuffisant

Au-delà des difficultés liées à l’application du dispositif, Abderrazak Hawas estime que le plafond de 25.000 dinars prévu pour les PME reste largement insuffisant au regard de leurs besoins.

Il a notamment évoqué la hausse du coût des matières premières et des marchandises, qui augmente les besoins de trésorerie des entreprises et limite leur capacité à fonctionner avec des financements de faible montant.

Pour l’ATPME, la question ne se limite donc pas à l’application effective des crédits sur l’honneur. Elle concerne également le niveau des financements proposés, qui devrait, selon l’association, être adapté à la réalité économique des petites et moyennes entreprises.

La mise en œuvre concrète du dispositif constitue désormais un enjeu important pour les PME, alors que l’accès au financement demeure l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées de nombreuses entreprises tunisiennes.

L’intervention de la Banque centrale est ainsi réclamée afin de vérifier l’application de la réglementation par les banques et de garantir aux bénéficiaires l’accès effectif aux financements prévus par le dispositif.

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Carthage Off 2026 : Cairokee, Nancy Ajram, Haifa Wehbe… découvrez le programme complet

19. August 2026 um 18:45

La scène culturelle tunisienne s’apprête à vibrer au rythme de la musique tunisienne et arabe avec le festival Carthage Off 2026, qui propose, du 26 août au 15 septembre, une programmation réunissant artistes tunisiens, stars de la chanson arabe et créations musicales originales.

Organisé au Théâtre Antique de Carthage, le festival propose une série de spectacles qui débuteront tous à 22h00. L’événement se présente comme une programmation parallèle et complémentaire autour de la saison culturelle estivale de Carthage, en misant sur la diversité des styles et des publics. Les billets sont disponibles sur le site Teskerti.

Le coup d’envoi sera donné mercredi 26 août avec « Ziara », le spectacle soufi conçu par le compositeur et musicien tunisien Sami Lajmi. Cette création, devenue l’un des rendez-vous majeurs de la musique spirituelle en Tunisie, mêle chants soufis, instruments traditionnels et arrangements contemporains.

« CA Symphony », un concert symphonique

Le 28 août, place à « CA Symphony », un concert avec participation de Mohamed Jebali, avant « 24 Parfums », le 29 août. Cette création musicale d’Amine Bouhafa entend réunir plusieurs univers et sonorités de la Tunisie.

La chanson tunisienne sera également à l’honneur le 30 août avec une soirée réunissant Lotfi Bouchnak, figure emblématique de la chanson tunisienne, et la jeune artiste Rana Zarrouk.

Le festival se poursuivra le 1er septembre avec la chanteuse égyptienne Mai Farouk, qui rendra hommage au grand répertoire classique arabe. Le 3 septembre, le public retrouvera la star libanaise Haifa Wehbe pour un spectacle pop, suivie le 4 septembre par son compatriote Adam.

Le patrimoine musical tunisien sera ensuite mis à l’honneur avec « Carthage Yghani », programmé le 6 septembre. Le spectacle collectif entend célébrer les grandes expressions de la musique tunisienne.

La programmation prendra ensuite une dimension résolument arabe avec plusieurs grandes voix de la scène musicale régionale. L’Égyptienne Amal Maher sera sur scène le 9 septembre, avant la chanteuse libanaise Yara le 10 septembre. Le 11 septembre, le public découvrira le chanteur égyptien Bahaa Sultan.

La soirée du 12 septembre sera consacrée à Nancy Ajram, l’une des figures majeures de la pop arabe contemporaine. Le festival s’achèvera le 15 septembre avec Cairokee, groupe égyptien connu pour son mélange de rock et de musique alternative.

Tarifs proposés

Côté tarifs, les prix annoncés vont de 40 à 117 dinars selon les spectacles, avec des tarifs plus élevés pour certaines grandes têtes d’affiche. Les billets pour « Ziara » sont proposés à 46,5 dinars, tandis que « CA Symphony » est affiché à 50 dinars et « 24 Parfums » à 40 dinars. Les concerts de Haifa Wehbe et Adam sont proposés à 105 dinars, celui d’Amal Maher à 106 dinars, Bahaa Sultan à 117 dinars et Nancy Ajram à 90 dinars.

Avec cette programmation, Carthage Off 2026 mise ainsi sur un équilibre entre créations tunisiennes, valorisation du patrimoine musical national et présence de grandes vedettes de la scène arabe. Le choix du Théâtre Antique de Carthage comme lieu unique donne par ailleurs à ces rendez-vous une dimension patrimoniale et spectaculaire, en associant l’un des sites historiques les plus emblématiques de Tunisie à une programmation musicale contemporaine.

Programme complet

DateSpectacle / ArtisteTarif (TND)
26 Août 2026Ziara46.5 TND
28 Août 2026CA SYMPHONY50 TND
29 Août 202624 Parfums40 TND
30 Août 2026Lotfi Bouchnak | Rana Zarrouk50 TND
01 Septembre 2026Mai Farouk95 TND
03 Septembre 2026Haifa Wehbe105 TND
04 Septembre 2026ADAM105 TND
06 Septembre 2026Carthage Yghani40 TND
09 Septembre 2026Amal Maher106 TND
10 Septembre 2026YARA40 TND
11 Septembre 2026Bahaa Sultan117 TND
12 Septembre 2026Nancy Ajram90 TND
15 Septembre 2026Cairokee110 TND

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Tunisie : Bientôt des bornes de recharge dans les parkings publics et les commerces ?

19. August 2026 um 18:21

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) entend accélérer le développement du réseau de recharge des véhicules électriques en Tunisie, en misant notamment sur l’implication des investisseurs privés, des entreprises publiques et des municipalités.

Selon Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’ANME, l’agence travaille actuellement avec des investisseurs privés à la mise en place d’un réseau de stations de recharge. Certaines entreprises publiques et municipalités ont également commencé à installer des points de recharge dans leurs zones d’intervention.

Dans une vidéo publiée par l’ANME sur sa page Facebook, le responsable a souligné que le développement de cette infrastructure constitue une condition essentielle pour accompagner la progression de l’usage des voitures électriques en Tunisie.

L’agence prépare par ailleurs de nouveaux programmes visant à installer des stations de recharge dans différentes régions du pays. L’objectif ne consiste toutefois pas uniquement à augmenter le nombre de bornes disponibles, mais également à développer des solutions alimentées par les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire.

Un cahier des charges pour encadrer le secteur

Le développement du marché de la recharge électrique s’accompagne d’un chantier réglementaire. L’ANME travaille actuellement à l’élaboration d’un cahier des charges destiné à encadrer l’investissement dans les réseaux de recharge des véhicules électriques.

Ce document doit notamment définir les exigences techniques et réglementaires applicables aux opérateurs et aux installations. Il devrait également préciser les responsabilités des différents intervenants en cas de dysfonctionnement survenant lors d’une opération de recharge.

Le responsable de l’ANME a précisé que l’activité de recharge des véhicules électriques a été intégrée à la « nomenclature tunisienne des activités ». Cette classification permet aux opérateurs d’exercer cette activité en tant qu’activité économique et d’obtenir un identifiant fiscal, y compris pour les projets reposant sur l’énergie solaire.

Lire aussi : Automobile : En sept mois, les ventes d’électriques triplent presque leur total de 2025

En principe, un investisseur pourra ainsi installer une station de recharge ouverte au public, y compris dans un commerce ou une station-service exerçant initialement une autre activité. Cette possibilité restera toutefois soumise au respect du cahier des charges, des exigences techniques et réglementaires ainsi qu’à l’affichage du tarif appliqué au service de recharge.

Recharger sa voiture en dehors du domicile

L’ANME prévoit également de développer des points de recharge dans les parkings des établissements publics et dans d’autres espaces accessibles aux automobilistes.

Cette orientation vise à répondre à l’un des principaux défis liés à la généralisation des véhicules électriques : permettre aux utilisateurs de recharger leur véhicule en dehors de leur domicile et pendant leurs déplacements.

Le déploiement d’un réseau suffisamment dense de bornes constitue en effet un élément déterminant pour rassurer les consommateurs et favoriser l’adoption des véhicules électriques, alors que leur développement reste lié à la disponibilité et à l’accessibilité des infrastructures de recharge.

Le transport, un enjeu majeur de la transition énergétique

Au-delà de la mobilité, l’électrification du transport constitue un enjeu stratégique pour la politique énergétique tunisienne.

Selon Abdelhamid Gannouni, le secteur du transport représente environ un tiers de la consommation nationale d’énergie et près de 90 % de sa consommation repose encore sur les produits pétroliers.

L’électrification progressive d’une partie du parc automobile pourrait ainsi contribuer à réduire la dépendance aux carburants importés. L’intérêt énergétique des véhicules électriques devient d’autant plus important lorsque l’électricité utilisée pour leur recharge provient de sources renouvelables.

La Tunisie pourrait ainsi progressivement substituer aux carburants fossiles une électricité produite localement à partir de l’énergie solaire ou éolienne. La combinaison entre électrification du transport et développement des énergies renouvelables apparaît dès lors comme l’un des leviers permettant de réduire la dépendance énergétique du pays.

Le développement des bornes de recharge constitue donc une étape importante de cette transition. Pour l’ANME, l’enjeu est désormais de faire évoluer simultanément l’infrastructure, le cadre réglementaire et les sources d’alimentation des stations afin d’accompagner la montée en puissance de la mobilité électrique en Tunisie.

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Commerce alimentaire : La Tunisie réalise un excédent de 1 milliard de dinars en sept mois

19. August 2026 um 18:00

Le commerce extérieur alimentaire continue d’afficher une performance excédentaire. Le solde de la balance commerciale alimentaire a atteint 1 006,6 millions de dinars au cours des sept premiers mois de 2026, contre 823,8 millions de dinars durant la même période de 2025, soit une progression de 22,2 %, selon les données publiées mercredi par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Le taux de couverture des importations alimentaires par les exportations s’est établi à 121,5 % à fin juillet 2026, contre 121,8 % un an auparavant. Malgré le léger recul de cet indicateur, les exportations alimentaires ont continué de générer un excédent significatif.

L’huile d’olive, principal moteur de l’excédent

Cette amélioration s’explique principalement par la progression des exportations d’huile d’olive, qui ont augmenté de 43,4 % sur un an. Cette évolution intervient malgré une baisse de 3 % du prix moyen à l’exportation, lequel s’est établi à 12,47 dinars le kilogramme.

L’huile d’olive demeure ainsi l’un des principaux contributeurs à la performance du commerce extérieur alimentaire tunisien, grâce à la hausse des volumes exportés.

Dans le même temps, les importations de céréales ont progressé de 20,9 %. Cette hausse constitue l’un des principaux points de vigilance pour la balance alimentaire tunisienne, compte tenu du poids structurel des céréales dans les importations agricoles du pays.

Les prix des céréales importées reculent

Sur le marché international, les prix moyens d’importation des principales céréales ont toutefois évolué favorablement pour la Tunisie. Le prix du blé dur a diminué de 13,5 %, tandis que celui du blé tendre a reculé de 6 %. Le prix du maïs a également baissé de 3 %.

À l’inverse, le prix moyen d’importation de l’orge a augmenté de 3,4 %.

Ces évolutions des prix ont contribué à limiter l’impact de la hausse des quantités importées de céréales sur la facture alimentaire.

Les exportations et les importations progressent

En valeur, les exportations de produits alimentaires, qui représentent environ 14 % de l’ensemble des exportations tunisiennes, ont augmenté de 23,4 % au cours des sept premiers mois de 2026.

Les importations alimentaires ont, elles aussi, enregistré une progression importante de 23,6 %. Elles représentent désormais 8,4 % du total des importations du pays.

Lire aussi : La Tunisie exporte plus, mais le déficit commercial continue de se creuser

La progression simultanée des exportations et des importations montre ainsi que l’amélioration du solde alimentaire repose davantage sur la dynamique des exportations, notamment celles de l’huile d’olive, que sur une baisse générale des achats alimentaires à l’étranger.

Un excédent qui contribue à réduire le déficit commercial

Selon l’Observatoire national de l’agriculture, l’excédent enregistré par la balance commerciale alimentaire a permis de couvrir 6,7 % du déficit de la balance commerciale globale de la Tunisie.

Cette contribution souligne le rôle croissant du secteur alimentaire dans l’équilibre des échanges extérieurs du pays. La performance reste toutefois dépendante de plusieurs facteurs, notamment l’évolution des exportations d’huile d’olive, des cours internationaux des céréales et des conditions de production agricole.

À fin juillet, le commerce alimentaire tunisien conserve donc une trajectoire excédentaire, portée principalement par la forte progression des exportations d’huile d’olive, malgré la hausse des importations de céréales.

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Empfangen — 18. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Barrage de Douimis : 45 millions de m³ d’eau supplémentaires pour la Tunisie

18. August 2026 um 19:51

Le projet du barrage de Douimis, dans le gouvernorat de Bizerte, devrait être fonctionnel avant la fin de l’année 2026, selon le directeur général chargé de la gestion des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Kamel Moueddeb.

Cette annonce intervient à l’issue d’une réunion de travail et d’une visite de terrain effectuée mardi au chantier du barrage, en présence du gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yacoub, ainsi que de représentants des services centraux, régionaux et locaux concernés et des entreprises chargées des travaux.

Les difficultés foncières, logistiques et administratives qui retardaient certains volets du projet ont été en partie résolues, permettant, selon les autorités, d’accélérer les travaux restants. Les interventions portent notamment sur l’installation des équipements hydromécaniques, ainsi que sur le renforcement et la protection du corps et de l’évacuateur du barrage.

45 millions de m³ pour renforcer la sécurité hydrique

Le barrage de Douimis aura une capacité de stockage d’environ 45 millions de mètres cubes d’eau. Une partie de cette ressource sera transférée vers le barrage de Sejnane à travers le système de transfert des eaux du Nord.

L’objectif est de renforcer l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation dans plusieurs régions du pays, notamment Bizerte, le Grand Tunis, le Cap Bon, le Sahel et Sfax.

Le responsable du ministère de l’Agriculture a également souligné une particularité technique du barrage : l’écoulement de ses eaux pourra s’effectuer de manière gravitaire, sans recours à l’énergie électrique. Cette configuration devrait permettre de réduire la pression exercée sur certains équipements hydromécaniques, de limiter la consommation énergétique et d’améliorer la mobilisation des ressources disponibles, notamment au niveau du barrage de Barak.

Un projet au cœur de la stratégie de mobilisation de l’eau

Pour les autorités régionales, la mise en service du barrage constitue un enjeu important dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources hydriques et les besoins d’approvisionnement en eau potable.

Le gouverneur de Bizerte a assuré que les mesures nécessaires avaient été prises afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais annoncés. L’objectif est de commencer son exploitation à pleine capacité avant la fin de 2026.

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Au-delà du stockage de l’eau, le projet comporte également une dimension de développement local. Une zone irriguée doit notamment être aménagée au profit des habitants, entre la délégation de Sidi Amer et les limites de la délégation de Louata. Plusieurs pistes rurales sont également prévues afin de désenclaver les zones environnantes et de faciliter leur développement économique et social.

Le dernier barrage de la décennie

Financé à 100 % sur fonds nationaux, le barrage de Douimis s’étend sur une superficie d’environ 300 hectares. Il constitue le sixième et dernier barrage réalisé dans le cadre du plan décennal de mobilisation des ressources hydriques et du système de transfert des eaux du Nord dans la région.

Sa mise en service devrait ainsi ajouter une nouvelle capacité de stockage au dispositif hydraulique national et contribuer à sécuriser davantage l’alimentation en eau de plusieurs régions, alors que la Tunisie fait face à une pression durable sur ses ressources en eau.

La réalisation de Douimis s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à mobiliser davantage les ressources disponibles, optimiser leur transfert entre les régions et renforcer la résilience du système national d’approvisionnement en eau.

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L’Institut Salah Azaïez lance des consultations pour aider à arrêter de fumer

18. August 2026 um 18:51

À partir du mardi 25 août 2026, l’Institut Salah Azaïez de Tunis mettra en place des consultations dédiées à l’aide au sevrage tabagique. Destinées aussi bien aux patients qu’aux agents de l’établissement, ces consultations visent à offrir un accompagnement médical aux personnes souhaitant mettre fin à leur consommation de tabac.

Les prises de rendez-vous débuteront dès aujourd’hui. Les consultations seront assurées chaque mardi au service de médecine préventive et communautaire par une équipe médicale spécialisée, a indiqué l’Institut dans une publication sur sa page Facebook.

L’initiative prend une dimension particulière au sein de cet établissement, qui constitue un centre national de référence dans la surveillance, le diagnostic et le traitement des cancers. L’Institut Salah Azaïez compte notamment 187 lits et assure plusieurs dizaines de milliers de consultations chaque année.

Plus de 13 000 décès par an liés au tabac

Le lancement de ces consultations intervient alors que le tabagisme continue de représenter un lourd problème de santé publique en Tunisie.

Selon les données issues du modèle d’investissement consacré à la lutte antitabac en Tunisie, élaboré avec le ministère de la Santé, l’OMS et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le tabac est associé à plus de 13 200 décès chaque année dans le pays. Ce chiffre représente environ 20 % de l’ensemble des décès. Près de la moitié de ces décès sont prématurés, survenant avant l’âge de 70 ans.

Le tabagisme passif constitue également une part importante de cette mortalité : selon cette même étude, 18 % des vies perdues en lien avec le tabac sont associées à l’exposition à la fumée secondaire.

La prévalence reste particulièrement élevée chez les hommes. Les données citées récemment par l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme font état d’environ 48 % d’hommes fumeurs en Tunisie.

Une facture économique de 2 milliards de dinars

Au-delà de la mortalité, le tabagisme représente également un coût considérable pour l’économie tunisienne et le système de santé.

L’étude nationale sur l’investissement dans la lutte antitabac estimait à environ 2 milliards de dinars les pertes économiques liées au tabagisme en 2019, soit l’équivalent de 1,8 % du PIB. La majeure partie de cette facture provenait des pertes de productivité, tandis qu’une partie était directement liée aux dépenses de santé.

Selon les chiffres avancés en 2025 par le président de l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme, Hatem Bouzayene, le traitement d’un patient atteint d’un cancer du poumon peut représenter une charge annuelle de plusieurs centaines de milliers de dinars. Ces estimations illustrent le poids financier des pathologies associées au tabac, même si leur coût varie fortement selon le type de cancer, le stade de la maladie et les traitements utilisés.

Le tabagisme ne concerne plus uniquement la cigarette classique

L’enjeu est d’autant plus important que la consommation de nicotine évolue, notamment chez les jeunes, avec la progression des cigarettes électroniques et des produits du tabac chauffé.

Les données de l’enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS) 2024 en Tunisie, publiée par l’OMS, permettent désormais de suivre plus précisément les comportements tabagiques des adolescents.

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L’OMS rappelle par ailleurs que toutes les formes de consommation de tabac sont nocives et qu’il n’existe pas de niveau d’exposition considéré comme sans danger. La nicotine demeure fortement addictive, ce qui explique notamment les difficultés rencontrées par de nombreux fumeurs lorsqu’ils tentent d’arrêter.

Le sevrage, un enjeu de prévention autant que de traitement

Avec l’ouverture de ces consultations, l’Institut Salah Azaïez met donc l’accent sur un autre volet de la lutte contre le cancer : prévenir la maladie en accompagnant les personnes dépendantes avant l’apparition de complications.

L’objectif n’est plus seulement de traiter les conséquences du tabagisme, mais également d’intervenir en amont à travers l’accompagnement médical au sevrage. Une approche qui s’inscrit dans les recommandations internationales de lutte contre le tabac, alors que l’OMS souligne que la réduction de la consommation et l’arrêt du tabac constituent des leviers majeurs de prévention des maladies cardiovasculaires, respiratoires et cancéreuses.

À l’échelle tunisienne, le renforcement de ce type de consultations pourrait ainsi contribuer à réduire à la fois la mortalité évitable, la pression exercée sur les services hospitaliers et le coût économique du tabagisme. Selon le modèle d’investissement du PNUD, la mise en œuvre de mesures efficaces de lutte antitabac pourrait permettre d’éviter plusieurs milliards de dinars de pertes économiques et de sauver des dizaines de milliers de vies sur une période de 15 ans.

L’ouverture de ces consultations à l’Institut Salah Azaïez constitue ainsi un signal supplémentaire : face au poids du tabagisme en Tunisie, le sevrage ne relève pas uniquement d’une décision individuelle, mais devient également un enjeu de santé publique et de prévention du cancer.

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Tunisie : Bientôt la fin de la « course » aux bouteilles ?

18. August 2026 um 18:22

Le marché de l’eau minérale devrait connaître une amélioration de l’approvisionnement dans les prochains jours. La vice-présidente de l’Organisation de défense du consommateur, Thouraya Tabassi, a affirmé mardi 18 août 2026 que la production des eaux minérales avait retrouvé son rythme normal, après les perturbations et les pénuries enregistrées récemment.

Intervenant sur Radio Jeunes, elle a indiqué que les producteurs avaient confirmé à l’organisation le retour à un rythme normal de production. Cette évolution devrait progressivement se traduire par une amélioration de l’approvisionnement dans les points de vente au cours des prochains jours.

Appel à éviter la « course » aux bouteilles

Face aux tensions observées ces dernières semaines, Thouraya Tabassi a appelé les consommateurs à adopter un comportement responsable et à éviter la constitution de stocks.

Elle a notamment recommandé aux citoyens d’acheter uniquement les quantités correspondant à leurs besoins, estimant que la ruée vers les bouteilles peut contribuer à accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La responsable de l’Organisation de défense du consommateur a également appelé les citoyens à signaler les éventuels dépassements, notamment les pratiques consistant à stocker ou dissimuler des quantités importantes d’eau minérale.

Une crise liée à des perturbations d’approvisionnement

Cette annonce intervient après une période de tension sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions avaient connu des difficultés d’approvisionnement, avec une disponibilité réduite de certaines marques dans les commerces et les grandes surfaces.

Cette situation avait suscité des inquiétudes, particulièrement dans un contexte estival marqué par les fortes températures et une consommation accrue d’eau.

Les difficultés ne résultaient toutefois pas uniquement d’une hausse de la demande. Le secteur avait également été confronté à des perturbations liées à la disponibilité des emballages en plastique, notamment après les tensions enregistrées sur le marché de la résine PET, matière première utilisée pour fabriquer les bouteilles.

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Le retour annoncé à un rythme normal de production devrait donc permettre une amélioration progressive de la situation. L’Organisation de défense du consommateur appelle néanmoins à maintenir la vigilance afin d’éviter les comportements de stockage et les pratiques susceptibles d’aggraver les tensions.

Si la reprise de la production se confirme, les consommateurs devraient ainsi commencer à constater une amélioration de la disponibilité de l’eau minérale dans les points de vente au cours des prochains jours.

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