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Djerba : L’unité de biométhanisation entrera en phase pilote début octobre

03. September 2026 um 16:23

L’unité pilote de valorisation des déchets organiques par traitement biologique à Djerba doit entrer dans sa phase expérimentale dès le début du mois d’octobre 2026. Cette nouvelle échéance a été fixée à l’issue d’une réunion entre le gouverneur de Médenine et le directeur général de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), après l’avancement de l’installation des équipements. Le projet ambitionne de traiter quelque 6.000 tonnes de déchets organiques par an et de les transformer notamment en énergie électrique.

Une phase expérimentale prévue après l’installation des équipements

Le gouverneur de Médenine, Walid Taboubi, et le directeur général de l’ANGED, Badr Eddine Lasmar, se sont accordés sur le lancement de la phase expérimentale d’exploitation de l’unité au début du mois d’octobre prochain.

Cette étape doit intervenir après l’achèvement de l’installation des équipements de cette unité pilote implantée à Djerba et dédiée à la valorisation des déchets par traitement biologique.

L’annonce marque ainsi une nouvelle avancée opérationnelle pour un projet dont les travaux avaient été officiellement lancés en janvier 2026.

6.000 tonnes de déchets organiques valorisées chaque année

Réalisé avec des compétences tunisiennes dans le cadre d’un partenariat entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), avec la coopération du Programme des Nations unies pour le développement, le projet présente plusieurs objectifs environnementaux et énergétiques.

L’unité doit permettre de traiter environ 6.000 tonnes de déchets organiques par an et de produire près de 1.600 MWh d’électricité renouvelable.

Le projet devrait également éviter l’émission d’environ 5.600 tonnes d’équivalent CO₂ par an et générer près de 3.900 tonnes de digestat organique destiné notamment à contribuer à l’amélioration de la fertilité des sols agricoles.

De l’annonce du projet à l’exploitation expérimentale

Lancée comme projet pilote destiné à développer la filière du biogaz en Tunisie, l’unité de Djerba franchit désormais une nouvelle étape avec la fixation d’une échéance précise pour le démarrage de son exploitation expérimentale.

Au-delà de la production énergétique, le projet s’inscrit dans une stratégie de développement de l’économie circulaire à travers la valorisation des déchets organiques et la réduction de leur impact environnemental.

Le démarrage effectif de la phase pilote en octobre permettra surtout de mesurer les premiers résultats concrets de l’installation, notamment les volumes de déchets effectivement collectés et traités ainsi que la production réelle d’électricité.

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Diplômés chômeurs : Neuf mois après la loi, l’Union réclame toujours son application

03. September 2026 um 15:34

L’Union des diplômés du supérieur au chômage a réitéré, mercredi, sa demande en faveur de l’application effective de la loi n°18 de 2025 sur le recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage de longue durée. Près de neuf mois après la publication du texte, l’organisation affirme que la plateforme numérique prévue par la loi n’est toujours pas opérationnelle et réclame la publication des textes réglementaires nécessaires à son application.

Une loi adoptée, mais toujours en attente d’application

La loi n°2025-18 du 22 décembre 2025 prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée dans la fonction publique et le secteur public.

Le texte prévoit notamment la mise en place d’une plateforme numérique placée sous la tutelle du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Cette plateforme doit permettre l’inscription des candidats, l’identification des bénéficiaires et l’établissement des priorités de recrutement.

Mais, selon l’Union des diplômés du supérieur au chômage, cette plateforme n’est toujours pas entrée en service.

La plateforme toujours attendue

Lors d’une conférence de presse organisée à Tunis, la représentante de l’Union, Soukaina Chemkhi, a dénoncé l’absence d’avancée concrète dans la mise en œuvre du dispositif. Selon elle, les diplômés concernés ont multiplié les mouvements de protestation, les négociations et les conférences de presse depuis l’adoption de la loi.

L’Union réclame désormais une accélération de la publication des textes réglementaires ainsi que la mise en fonctionnement de la plateforme destinée à organiser les inscriptions et l’identification des bénéficiaires.

Quels sont les critères prévus

Le dispositif exceptionnel doit établir des priorités entre les candidats sur la base de plusieurs critères. La loi prévoit notamment la prise en compte de l’ancienneté de l’obtention du diplôme, de l’âge et de la situation sociale des candidats.

Une priorité particulière est accordée aux personnes âgées de plus de 40 ans ainsi qu’aux diplômés dont la période de chômage est particulièrement longue. Le recrutement doit par ailleurs être organisé progressivement, selon les modalités prévues par les textes d’application du dispositif.

Les diplômés dénoncent « l’atermoiement »

Pour Wajdi Houimeli, représentant de l’Union, les autorités doivent mettre fin à ce qu’il qualifie d’« atermoiement » dans l’application de la loi, rapporte l’agence TAP. L’organisation dénonce également une situation d’exclusion et de marginalisation touchant des milliers de diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée.

Les représentants de l’Union soulignent notamment les difficultés sociales rencontrées par les personnes concernées, dont certaines attendent depuis plusieurs années une intégration professionnelle.

La question de l’application de la loi n°18 avait déjà donné lieu à plusieurs mouvements de protestation au cours des derniers mois, réclamant l’application effective du texte, la publication des textes réglementaires et le lancement de la plateforme numérique.

L’enjeu pour les diplômés concernés est désormais d’obtenir un calendrier précis concernant l’ouverture de la plateforme, l’identification des bénéficiaires et le lancement effectif des opérations de recrutement.

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Grand Tunis : La SONEDE annonce un retour progressif de l’eau

03. September 2026 um 14:24

La situation devrait progressivement revenir à la normale dans les zones touchées par les perturbations de l’approvisionnement en eau potable dans le Grand Tunis. Selon le directeur régional de la SONEDE, la réparation de la panne est désormais achevée et les réservoirs ont atteint un taux de remplissage compris entre 30 et 50%. L’alimentation en eau a déjà repris dans la majorité des zones basses et devrait être progressivement rétablie dans les autres secteurs au cours des prochaines heures.

La réparation achevée

Après les importantes perturbations enregistrées depuis mercredi dans plusieurs zones du Grand Tunis, la SONEDE annonce une avancée dans le rétablissement de la distribution.

Le directeur régional de la société a indiqué aujourd’hui sur les ondes de la Radio nationale, que les travaux de réparation liés à la panne sont terminés. Les équipes poursuivent désormais les opérations nécessaires pour rétablir progressivement l’alimentation dans l’ensemble des zones concernées.

La perturbation avait notamment touché plusieurs secteurs du Grand Tunis, ainsi que des zones des gouvernorats de Zaghouan et de Nabeul, à la suite d’une panne technique affectant une conduite d’adduction desservant le sud du Grand Tunis.

Les zones basses déjà réalimentées

Le retour de l’eau a déjà commencé dans la majorité des zones situées à faible altitude, selon les précisions communiquées. Les réservoirs affichent actuellement des niveaux de remplissage compris entre 30 et 50%, ce qui permet une reprise progressive de la distribution.

La situation devrait continuer à s’améliorer au cours des prochaines heures à mesure que les réseaux retrouvent progressivement leur niveau de fonctionnement normal.

Les zones élevées pourraient attendre davantage

La SONEDE appelle toutefois à la prudence concernant l’heure exacte du retour complet de l’eau.

La remise sous pression du réseau s’effectue progressivement et certaines zones, notamment celles situées en altitude, peuvent nécessiter davantage de temps avant un rétablissement complet de l’alimentation.

Les habitants des secteurs encore concernés devront donc attendre la stabilisation progressive de la pression dans le réseau.

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Rentrée scolaire : Les fournitures coûtent jusqu’à 8% plus cher cette année

03. September 2026 um 14:08

À quelques jours de la rentrée scolaire, le coût des fournitures scolaires a augmenté de 7 à 8% par rapport à 2025, selon le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi. Le responsable estime toutefois qu’une harmonisation des listes de fournitures scolaires pourrait permettre aux familles de réduire leurs dépenses de 30 à 35%, une estimation qui reste une proposition de l’organisation et non une mesure officiellement adoptée.

Une hausse de 7 à 8% selon l’OTIC

La rentrée scolaire représente une dépense importante pour de nombreuses familles tunisiennes, entre les cahiers, les fournitures, les cartables et les autres équipements nécessaires aux élèves.

Selon Lotfi Riahi, les prix des fournitures scolaires ont enregistré cette année une hausse comprise entre 7 et 8% par rapport à la rentrée précédente, a-t-il indiqué, ce jeudi 3 septembre sur les ondes de la Radio nationale.

Cette estimation intervient alors que les familles commencent leurs achats pour la rentrée 2026-2027 et cherchent à limiter une facture qui peut varier fortement selon le niveau scolaire et les listes demandées.

Le chiffre avancé par l’OTIC doit toutefois être présenté comme une évaluation de l’organisation de défense des consommateurs, et non comme un indice officiel de l’évolution des prix de l’ensemble des fournitures scolaires.

L’OTIC revient sur l’idée d’une liste unifiée

Pour réduire les dépenses, l’organisation défend depuis plusieurs années l’idée d’une harmonisation des listes de fournitures scolaires à l’échelle nationale.

L’objectif est d’éviter les écarts entre établissements et les demandes de produits supplémentaires qui peuvent alourdir inutilement le budget des parents.

En juillet dernier, Lotfi Riahi avait déjà appelé à l’adoption d’une liste unifiée et à une meilleure rationalisation des achats, notamment pour éviter les fournitures non prévues par les listes officielles.

Une économie potentielle estimée entre 30 et 35%

Selon Lotfi Riahi, une généralisation de cette harmonisation pourrait permettre aux familles de réduire le coût de leurs achats de 30 à 35%.

Cette estimation repose notamment sur une limitation des fournitures considérées comme non indispensables et sur une meilleure standardisation des besoins selon les niveaux scolaires. Mais il ne s’agit pas, à ce stade, d’une économie garantie pour les familles.

Aucune décision officielle n’a encore instauré un mécanisme national permettant d’assurer automatiquement une baisse de 30 à 35% de la facture de la rentrée. L’OTIC présente cette réduction comme un potentiel lié à l’adoption d’une liste plus rationnelle et harmonisée.

Acheter utile plutôt qu’acheter davantage

La question des listes scolaires dépasse celle de la simple évolution des prix. Pour les familles, le montant final dépend également du nombre de produits demandés, de leur qualité, de leur origine et du lieu d’achat.

L’OTIC recommande ainsi de privilégier les achats réellement nécessaires et d’attendre, lorsque cela est possible, les listes officielles afin d’éviter l’acquisition de fournitures qui pourraient finalement ne pas être demandées.

L’organisation avait également insisté sur l’importance de privilégier les produits tunisiens, dans une démarche visant à soutenir la production locale tout en limitant certaines dépenses liées aux produits importés.

Une facture qui reste sous pression

Même limitée à 7 ou 8%, une hausse des prix peut peser sensiblement sur le budget des ménages lorsqu’elle s’ajoute à l’ensemble des dépenses de rentrée.

Car au-delà des fournitures scolaires, les familles doivent également prévoir l’achat de vêtements, de tabliers, de cartables et, selon les situations, d’autres équipements.

Le principal enjeu des prochains jours sera donc de concilier les besoins réels des élèves avec la nécessité de maîtriser les dépenses.

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Sucre : Une étude stratégique pour sécuriser un marché de 360.000 tonnes par an

03. September 2026 um 12:20

La Tunisie lance une nouvelle réflexion sur sa filière sucrière avec le démarrage, le 1er septembre, d’une étude stratégique globale destinée à proposer des solutions pour restructurer le secteur, sécuriser l’approvisionnement et renforcer le stock stratégique. Réalisée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), avec l’Office du commerce de la Tunisie (OCT) et les ministères du Commerce et de l’Industrie, cette étude intervient dans une filière où les besoins nationaux atteignent environ 360.000 tonnes de sucre blanc par an.

L’enjeu dépasse donc la seule constitution de réserves : il s’agit de revoir l’ensemble de la chaîne, de la production locale et du raffinage aux importations, au stockage et à la distribution, dans un marché fortement dépendant de l’extérieur.

360.000 tonnes à fournir chaque année

Le principal chiffre permet de mesurer immédiatement l’enjeu : les besoins tunisiens en sucre blanc sont estimés à environ 1000 tonnes par jour, soit 360.000 tonnes par an. Selon les données de l’ONAGRI, 54% de cette consommation est destinée directement aux ménages, tandis que 46% est absorbée par la transformation industrielle.

Autrement dit, près de 195.000 tonnes correspondent à la consommation directe des familles et environ 165.000 tonnes sont utilisées par les industries agroalimentaires et autres activités de transformation.

Cette structure est importante pour comprendre pourquoi une perturbation de l’approvisionnement peut rapidement se répercuter sur deux fronts : la disponibilité du sucre dans les circuits de distribution et les coûts des industries qui l’utilisent comme matière première.

Une production locale encore limitée

Face à ces besoins, la production tunisienne reste insuffisante pour assurer l’autosuffisance.

La relance de la culture de la betterave sucrière constitue l’un des principaux leviers envisagés ces dernières années. Pour la campagne 2025-2026, un programme portant sur environ 3000 hectares devait permettre de produire près de 30.000 tonnes de sucre, soit à peine plus de 8% des besoins annuels estimés à 360.000 tonnes.

La comparaison donne la mesure du chemin à parcourir : même avec 30.000 tonnes de sucre produites localement, il resterait plus de 330.000 tonnes à couvrir par d’autres sources pour satisfaire les besoins annuels.

La production agricole de betterave et la production de sucre blanc ne doivent toutefois pas être confondues : la première correspond au volume de betteraves récoltées, tandis que la seconde est le sucre obtenu après transformation industrielle.

Béja, une pièce centrale du dispositif

L’autre levier est industriel. La Société tunisienne du sucre (STS) de Béja constitue l’une des infrastructures stratégiques du pays pour le raffinage.

Après plusieurs mois d’arrêt, la raffinerie a bénéficié d’un programme d’investissement d’environ 16 millions de dinars, destiné à remettre à niveau les équipements et à permettre la reprise de l’activité. Le programme de restructuration doit également intégrer les questions environnementales et la pérennité de l’installation.

En avril 2024, la STS fonctionnait à un rythme de 500 tonnes de sucre par jour, soit environ la moitié des besoins quotidiens du marché tunisien. Une modernisation devait permettre de porter ce rythme à plus de 700 tonnes par jour.

Le problème n’est donc pas uniquement celui de la quantité de sucre disponible dans le pays : il concerne également la capacité à transformer, stocker et distribuer régulièrement le produit.

Pourquoi les importations restent déterminantes

Avec une consommation annuelle de l’ordre de 360.000 tonnes et une production locale encore limitée, les importations continuent de jouer un rôle central dans l’équilibre du marché.

Le modèle tunisien repose notamment sur l’importation de sucre brut destiné au raffinage, mais également sur l’importation de sucre déjà raffiné. Les données de l’ONAGRI faisaient ainsi état, pour 2018, de 254.000 tonnes de sucre brut de canne importées par l’OCT pour les raffineries et de 165.000 tonnes de sucre blanc raffiné destiné aux industriels et aux ménages. Ces chiffres sont anciens et ne constituent pas un bilan des importations de 2026, mais ils illustrent la structure historiquement très dépendante du marché tunisien.

C’est précisément cette vulnérabilité que l’étude doit désormais examiner, alors que le coût des matières premières et les cours internationaux peuvent peser directement sur la facture d’approvisionnement.

Le stock stratégique au cœur de la réflexion

L’un des objectifs annoncés est de renforcer la sécurité du stock stratégique. Il s’agit d’un enjeu particulièrement sensible pour un produit de consommation courante dont le marché doit être alimenté de manière continue.

Mais constituer un stock ne règle pas, à lui seul, les problèmes structurels. Encore faut-il déterminer quelle quantité conserver, à quel moment acheter, où stocker le sucre, comment organiser le raffinage et comment assurer une distribution régulière.

L’étude pourrait ainsi déboucher sur une meilleure programmation des achats et du raffinage, ainsi que sur une articulation plus étroite entre production locale, importation, stockage et distribution.

Ces pistes ne constituent toutefois pas encore des décisions arrêtées. Les travaux lancés par l’ITCEQ doivent justement permettre de déterminer les solutions opérationnelles et leur faisabilité.

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Huile d’olive : La production tunisienne attendue en baisse de 40% en 2026-2027

03. September 2026 um 12:03

La production tunisienne d’huile d’olive devrait connaître une forte baisse au cours de la campagne 2026-2027, selon la Chambre nationale des producteurs d’olives. Sa présidente, Najah Saïdi Hamed, estime la prochaine récolte à environ 300.000 tonnes, contre 500.000 tonnes lors de la campagne 2025-2026. Malgré ce recul des volumes, elle estime que les recettes de la filière pourraient rester à un niveau élevé grâce à des prix internationaux plus favorables.

200.000 tonnes de moins attendues

L’estimation avancée par la Chambre nationale des producteurs d’olives fait ressortir une diminution de 200.000 tonnes par rapport à la campagne précédente. En termes relatifs, cela représente une baisse d’environ 40%, avec une production qui passerait de 500.000 à 300.000 tonnes.

Il s’agit à ce stade d’une estimation du secteur, et non d’un chiffre définitif de production. La récolte de la nouvelle campagne devra encore permettre d’affiner ces prévisions.

La comparaison intervient après une campagne 2025-2026 particulièrement abondante. Les estimations de la filière avaient alors tablé sur une production pouvant atteindre 500.000 tonnes, portée notamment par des conditions pluviométriques favorables.

Le retour de l’alternance biennale

Pour expliquer ce recul, Najah Saïdi Hamed met notamment en avant le phénomène d’alternance biennale de l’olivier. Elle a expliqué, aujourd’hui sur les ondes de la radio Mosaique FM que ce phénomène se traduit généralement par une année de forte production suivie d’une année moins productive. Après l’abondante récolte de 2025-2026, la campagne 2026-2027 devrait ainsi connaître un repli.

Cette explication est importante : la baisse annoncée ne doit donc pas être présentée comme résultant exclusivement de la sécheresse ou des conditions climatiques de cette année, puisque la responsable professionnelle citée met d’abord en avant le cycle naturel de production.

Moins d’huile, mais pas forcément moins de recettes

Le recul des volumes ne signifie pas nécessairement une baisse proportionnelle des revenus de la filière.

Selon la présidente de la Chambre nationale des producteurs d’olives, les prix internationaux plus élevés pourraient permettre de compenser en partie la diminution de la production. La campagne 2026-2027 pourrait ainsi générer des recettes comparables à celles de la saison précédente malgré les 200.000 tonnes de production en moins.

Cette perspective reste toutefois une projection professionnelle : l’évolution réelle des recettes dépendra à la fois des volumes effectivement produits, des prix internationaux et du rythme des exportations.

Une filière qui sort d’une campagne exceptionnelle

La nouvelle estimation intervient alors que la Tunisie vient de connaître une campagne 2025-2026 particulièrement dynamique sur le front des exportations.

Au cours des neuf premiers mois de cette campagne, les exportations tunisiennes d’huile d’olive avaient atteint 368.000 tonnes, contre 236.900 tonnes durant la même période de la saison précédente, soit une progression de 55,3%. Les recettes ont atteint 4,605 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025-2026, jusqu’à fin juillet 2026, le bilan annuel de la campagne n’étant pas encore disponible.

Cette abondance avait permis à la Tunisie d’accroître fortement ses volumes disponibles à l’exportation. Elle avait également relancé le débat sur la valorisation de l’huile tunisienne, notamment à travers l’augmentation des exportations conditionnées plutôt que des ventes en vrac.

Le défi reste celui de la valeur ajoutée

La baisse annoncée pour 2026-2027 pourrait donc ramener la filière vers des volumes plus proches de son niveau habituel après une campagne exceptionnelle.

Elle pose également la question de la capacité de la Tunisie à tirer davantage de valeur de chaque tonne exportée.

La progression récente des exportations conditionnées constitue un élément positif. Mais une part importante des volumes tunisiens continue d’être commercialisée en vrac, ce qui limite la valeur ajoutée captée localement.

Dans ce contexte, une campagne moins abondante pourrait paradoxalement renforcer l’intérêt économique d’une stratégie fondée sur la qualité, le conditionnement, la marque tunisienne et les marchés à forte valeur ajoutée.

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« Le 13e Round » de Mohamed Ali Nahdi décroche deux prix au Maroc

03. September 2026 um 09:48

Le cinéma tunisien s’est une nouvelle fois distingué au Maroc. Le film « Le 13e Round », réalisé par Mohamed Ali Nahdi, a remporté deux récompenses lors de la 11e édition du Festival du cinéma de Saïdia, organisée du 26 au 30 août 2026. Le long métrage a obtenu le Prix spécial du jury, tandis qu’Afef Ben Mahmoud a reçu le Prix de la meilleure interprétation féminine, ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi.

Deux nouvelles récompenses pour le cinéma tunisien

« Le 13e Round » poursuit son parcours dans les festivals internationaux avec une double distinction obtenue au Festival du cinéma de Saïdia, au Maroc.

Le film de Mohamed Ali Nahdi a décroché le Prix spécial du jury. De son côté, l’actrice tunisienne Afef Ben Mahmoud a été récompensée pour sa prestation en remportant le Prix de la meilleure interprétation féminine.

Cette distinction a été attribuée ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi, récompensée pour son rôle dans le film « Amour à Dakhla » de Khaled Ibrahimi.

L’histoire d’un ancien champion de boxe

« Le 13e Round » raconte l’histoire de Kamel, un ancien champion de boxe qui a choisi de s’éloigner du monde de la célébrité pour mener une vie paisible avec son épouse Soumaya et leur fils Sabri.

Mais l’équilibre de la famille est bouleversé lorsque leur enfant tombe gravement malade.

Le film met ainsi en scène le combat intime d’un homme confronté à la peur, à la douleur et à l’épreuve de la maladie, bien loin des combats qu’il menait autrefois sur un ring.

Un parcours international déjà récompensé

Ces deux nouveaux prix viennent enrichir le parcours international du long métrage, déjà distingué dans plusieurs rendez-vous cinématographiques.

L’acteur Helmi Dridi avait notamment reçu des prix de la meilleure interprétation masculine dans des festivals à Annaba et à Dakhla.

Afef Ben Mahmoud avait également été distinguée au Festival international du film du Caire, tandis que le jeune acteur Hedi Ben Jebouria avait remporté une récompense au Festival du film arabe de Rotterdam.

Pour « Le 13e Round », cette double consécration à Saïdia confirme ainsi un parcours international qui se poursuit pour le film tunisien.

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Mostra de Venise : le cinéma tunisien présent avec « The H@llow Man » de Kamel Laaridhi

03. September 2026 um 09:37

Le cinéma tunisien sera présent à la 83e Mostra de Venise avec « The H@llow Man », premier long métrage du réalisateur Kamel Laaridhi, sélectionné en compétition à la Semaine internationale de la critique. Le film propose une plongée dans une Tunisie dystopique de 2059, où une technologie contrôle la mémoire et supprime les émotions. Cette présence intervient alors que la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania siège parallèlement au sein du jury de la compétition officielle du prestigieux festival.

Une Tunisie dystopique en 2059

Réalisé par Kamel Laaridhi, « The H@llow Man » se déroule dans une Tunisie futuriste, en 2059.

Dans cet univers, un biochip régule la mémoire et supprime les émotions. Taha, le personnage principal, vit dans cette société où l’hypnothérapie est interdite, mais consulte secrètement un hypnothérapeute.

Le protagoniste est présenté comme un « forgeron des émotions », utilisant la poésie pour créer chez les autres des sentiments qu’ils ne sont plus capables de ressentir.

Un premier long métrage en compétition

D’une durée de 79 minutes, le film figure parmi les œuvres sélectionnées en compétition à la 41e Semaine internationale de la critique de Venise.

Kamel Laaridhi signe ainsi son premier long métrage dans cette section indépendante et parallèle de la Mostra, consacrée notamment à la découverte de nouvelles voix du cinéma international.

Le casting réunit notamment Mohammed Hassine Grayaa, Nesrine Bani, Riadh Hamdi, Kamel Dridi et Sadok Aidani.

Plusieurs projections prévues à Venise

La première projection du film est programmée le 8 septembre, à destination de la presse et des professionnels.

Deux autres séances sont prévues pour le public et les accrédités : le 9 septembre à 14 heures à la Sala Perla et le 10 septembre à 19h30 à la Sala Corinto.

Kaouther Ben Hania également présente à la Mostra

La Tunisie sera également représentée à un autre niveau du festival.

La réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania fait partie du jury international de la compétition officielle de la 83e Mostra de Venise, présidé par l’Américaine Maggie Gyllenhaal.

La présence simultanée d’un film tunisien dans la compétition de la Semaine de la critique et d’une réalisatrice tunisienne au sein du jury de la compétition officielle donne ainsi une visibilité particulière au cinéma tunisien lors de cette édition 2026.

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CNAM : Le 30 septembre, dernier délai pour changer de filière de soins

03. September 2026 um 09:21

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a fixé au 30 septembre 2026 le dernier délai pour déposer une demande de changement de filière de soins. Les assurés souhaitant changer de médecin de famille disposent, quant à eux, d’un délai supplémentaire jusqu’au 30 novembre 2026. Ces deux démarches peuvent être effectuées à distance via la plateforme virtuelle e-CNAM.

Un mois pour changer de filière de soins

La CNAM a rappelé que les demandes de changement de filière de soins doivent être déposées au plus tard le 30 septembre 2026.

Cette échéance concerne les assurés sociaux souhaitant modifier leur filière de prise en charge dans le cadre des procédures prévues par la Caisse nationale d’assurance maladie.

Jusqu’au 30 novembre pour changer de médecin de famille

La CNAM a également fixé au 30 novembre 2026 la date limite pour le dépôt des demandes de changement de médecin de famille.

Les assurés concernés disposent ainsi d’un délai supplémentaire pour effectuer cette démarche.

Des démarches possibles à distance

Les demandes de changement de filière de soins ou de médecin de famille peuvent être déposées à distance via le centre virtuel e-CNAM, sans nécessairement se déplacer auprès des services de la Caisse.

La plateforme permet notamment aux assurés d’accéder à plusieurs services numériques, dont les changements de filière de soins et de médecin de famille dans les délais réglementaires.

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Gestern empfangen — 02. September 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

El Fahs : Un parc éolien de 75 MW retenu pour une subvention japonaise

02. September 2026 um 20:30

Le projet de parc éolien terrestre de 75 MW d’El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, a été retenu pour bénéficier d’une subvention japonaise dans le cadre du mécanisme bilatéral de crédits carbone entre la Tunisie et le Japon. L’annonce a été faite ce mercredi 2 septembre par l’ambassade du Japon en Tunisie. Porté par Eurus Energy et Scatec, le projet devrait permettre d’éviter environ 88.367 tonnes d’équivalent CO₂ par an.

Une nouvelle étape pour le projet d’El Fahs

Le projet de parc éolien d’El Fahs franchit une nouvelle étape avec sa sélection officielle, en juillet dernier, dans le cadre du mécanisme conjoint de crédits carbone entre la Tunisie et le Japon.

Cette sélection ouvre la voie à un soutien financier japonais destiné à accompagner la réalisation du projet.

Aucun montant de subvention n’a toutefois été publié à ce stade. Il serait donc prématuré d’évaluer l’ampleur exacte du financement qui sera accordé au projet.

Un projet de 75 MW porté par Eurus Energy et Scatec

Le parc éolien terrestre sera implanté dans la région d’El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan. D’une capacité de 75 MW, il est développé par Eurus Energy et Scatec.

Le projet avait déjà franchi plusieurs étapes importantes avant cette nouvelle sélection. Scatec avait notamment annoncé l’obtention d’un contrat d’achat d’électricité sur 25 ans pour le parc éolien.

La sélection dans le cadre du mécanisme japonais constitue ainsi une étape supplémentaire dans le montage du projet, distincte du contrat commercial permettant la vente de l’électricité produite.

Un soutien lié à la réduction des émissions carbone

Le projet a été retenu dans le cadre du Joint Crediting Mechanism (JCM), un mécanisme de coopération entre le Japon et plusieurs pays partenaires visant à soutenir des projets contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour le parc d’El Fahs, les réductions d’émissions attendues sont estimées à environ 88.367 tonnes d’équivalent CO₂ par an.

Le mécanisme permet ainsi d’associer le développement d’infrastructures énergétiques bas carbone à un système de coopération et de crédits liés aux réductions d’émissions.

Ce que change réellement la sélection japonaise

Le projet d’El Fahs n’est donc pas un nouveau projet annoncé ce mercredi. Sa capacité de 75 MW, ses promoteurs et le contrat d’achat d’électricité étaient déjà connus. La nouveauté réside dans sa sélection pour bénéficier d’un financement dans le cadre du mécanisme japonais de crédits carbone.

Cette nouvelle étape peut renforcer le montage financier du projet et accompagner sa réalisation, sans pour autant permettre, à ce stade, de déterminer le montant exact de la subvention ni de fixer avec précision le calendrier final de mise en service.

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Tunisie-Pays-Bas : Tunis veut attirer davantage d’investissements néerlandais

02. September 2026 um 19:45

La coopération économique entre la Tunisie et les Pays-Bas s’appuie aujourd’hui sur 101 entreprises opérant dans le pays et générant environ 20.000 emplois. Ces chiffres ont été mis en avant, mercredi, lors de l’accueil de la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie, Dewi van de Weerd, par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti. Tunis souhaite désormais attirer davantage d’investissements néerlandais, notamment dans les énergies renouvelables et l’environnement.

101 entreprises présentes en Tunisie

Selon les données présentées lors de cette rencontre, 101 entreprises économiques opèrent actuellement en Tunisie sous la forme d’investissements directs ou conjoints. Elles génèrent environ 20.000 postes d’emploi, illustrant le poids déjà important de la présence économique néerlandaise dans le pays.

Ces chiffres ont été évoqués à l’occasion de la réception de Dewi van de Weerd, qui a remis une copie de ses lettres de créance en sa qualité de nouvelle ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie.

Des échanges commerciaux contrastés

Les relations économiques entre la Tunisie et les Pays-Bas ne se limitent pas aux investissements. Sur le plan commercial, les exportations tunisiennes vers le marché néerlandais avaient progressé de 3,2% en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique.

La tendance apparaît toutefois moins favorable depuis le début de 2026. Les exportations tunisiennes vers les Pays-Bas ont reculé de 15,9% au premier trimestre, avant d’afficher une baisse de 11,3% sur les cinq premiers mois de l’année.

Cette évolution intervient dans un contexte où l’Union européenne demeure de loin le principal partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, près de 70% des exportations tunisiennes étaient destinées au marché européen.

Le renforcement du partenariat tuniso-néerlandais pourrait ainsi passer non seulement par une augmentation des investissements, mais également par une diversification des échanges commerciaux et des projets communs, notamment dans les énergies renouvelables, l’environnement, l’agriculture et la gestion de l’eau.

Tunis veut attirer davantage d’investissements

Mohamed Ali Nafti a salué l’évolution des relations de coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’eau, l’environnement, le développement durable, l’emploi et les programmes d’insertion des jeunes et des femmes.

La Tunisie aspire désormais à renforcer le flux des investissements néerlandais vers des secteurs considérés comme prioritaires. Les énergies renouvelables et l’environnement figurent notamment parmi les domaines mis en avant par les autorités tunisiennes.

Les deux pays avaient déjà souligné, ces dernières années, leur volonté de développer davantage leur coopération dans des secteurs comme l’agriculture, l’eau, l’emploi et le développement durable. En juillet dernier, Mohamed Ali Nafti avait également évoqué la préparation de nouveaux projets de coopération avec les Pays-Bas.

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Tarente-2026 : Aymen Bacha offre une 26ème médaille à la Tunisie

02. September 2026 um 19:12

La Tunisie a remporté une nouvelle médaille aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026 grâce à l’haltérophile Aymen Bacha. Engagé dans la catégorie des moins de 110 kg, le Tunisien a décroché, ce mercredi, la médaille d’argent à l’arraché après avoir soulevé 176 kg dès son premier essai. Cette nouvelle distinction porte, selon le bilan communiqué par la délégation tunisienne, le total national à 26 médailles.

Une barre à 176 kg pour décrocher l’argent

Aymen Bacha a pris la deuxième place de l’épreuve de l’arraché dans la catégorie des moins de 110 kg. Le Tunisien a réussi une barre de 176 kg dès son premier essai, lui permettant de monter sur la deuxième marche du podium.

La médaille d’or est revenue à l’Espagnol Marcos Ruiz I Velasco, auteur d’une barre à 185 kg, tandis que l’Italien Simene Karol Abati a décroché le bronze avec 175 kg.

La quatrième médaille tunisienne en haltérophilie

Cette performance constitue la quatrième médaille remportée par l’haltérophilie tunisienne lors de ces Jeux méditerranéens.

Avant Aymen Bacha, Karem Ben Hnia avait décroché deux médailles, avec l’argent à l’arraché et le bronze à l’épaulé-jeté dans sa catégorie. Eya Aouadi avait également offert une médaille de bronze à la Tunisie.

L’haltérophilie confirme ainsi son statut parmi les disciplines les plus pourvoyeuses de médailles pour la délégation tunisienne à Tarente.

La Tunisie atteint 26 médailles

Avec la médaille d’argent d’Aymen Bacha, la Tunisie porte son bilan à 26 médailles, selon les dernières données communiquées : 3 médailles d’or, 10 en argent et 13 en bronze.

Les compétitions se poursuivent encore à Tarente, où le bilan tunisien pourrait évoluer avant la clôture des Jeux, prévue demain, jeudi 3 septembre.

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Incendie de Bargou : Les foyers désormais circonscrits à Siliana

02. September 2026 um 18:51

Après six jours d’intervention, les foyers de l’incendie du Djebel Bargou sont désormais circonscrits du côté du gouvernorat de Siliana. Les équipes de la protection civile et les différentes forces mobilisées poursuivent toutefois les opérations de refroidissement des zones touchées afin d’éviter toute reprise du feu. Cette évolution marque une avancée importante dans la maîtrise du sinistre, sans pour autant signifier la fin définitive de la surveillance.

Une nouvelle étape dans la maîtrise de l’incendie

La situation a évolué sur le front de l’incendie du Djebel Bargou. Alors que les précédentes informations faisaient encore état d’interventions en cours du côté de Siliana, après la maîtrise du feu dans la zone de Oueslatia, les foyers sont désormais annoncés comme circonscrits côté Siliana.

Après plusieurs jours d’une mobilisation soutenue, les équipes restent néanmoins déployées sur le terrain pour poursuivre les opérations de refroidissement des zones incendiées et traiter les éventuelles poches résiduelles.

Feu circonscrit ne signifie pas extinction définitive

La circonscription des foyers constitue une étape importante, mais ne signifie pas nécessairement que toutes les opérations sont terminées.

Le refroidissement des zones touchées reste indispensable afin de réduire le risque de reprise du feu, notamment dans les secteurs où subsistent des foyers résiduels ou des points chauds.

La surveillance du massif se poursuit donc avant qu’un bilan définitif de l’opération puisse être établi.

Cette nouvelle évolution devrait désormais permettre d’obtenir progressivement un bilan plus précis des conséquences de l’incendie. Plusieurs données restent particulièrement attendues, notamment la superficie totale des zones forestières et agricoles touchées ; le nombre éventuel d’habitations endommagées ; la situation des familles évacuées durant l’incendie ; les conditions de leur retour dans les zones concernées.

Une nette évolution par rapport au précédent point de situation

Le dernier point publié par Webdo indiquait que l’incendie avait été maîtrisé du côté d’Oueslatia, tandis que les interventions se poursuivaient encore dans le gouvernorat de Siliana.

La situation a donc franchi une nouvelle étape avec la circonscription des foyers également côté Siliana.

La prudence reste toutefois de mise : les équipes demeurent mobilisées sur le terrain et l’opération ne pourra être considérée comme totalement achevée qu’après la fin des opérations de refroidissement et de surveillance.

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Bons du Trésor : L’encours atteint 37,5 milliards de dinars et bondit de 25,45%

02. September 2026 um 18:40

L’encours cumulé des bons du Trésor en Tunisie a atteint 37,512 milliards de dinars à la fin août 2026, selon les derniers indicateurs disponibles. Il affiche une hausse de 7,611 milliards de dinars sur un an, soit une progression de 25,45%, illustrant l’accélération du recours de l’État au financement intérieur. Les Bons du Trésor assimilables (BTA), instruments à moyen et long terme, représentent à eux seuls plus de 95 % de cet encours.

Plus de 37,5 milliards de dinars mobilisés

Au 31 août 2026, l’encours des bons du Trésor s’élevait à 37,512 milliards de dinars. Ce montant se répartit entre : 35,803 milliards de dinars de Bons du Trésor assimilables (BTA) ; 1,709 milliard de dinars de Bons du Trésor à court terme (BTCT).

Sur un an, l’encours global a ainsi progressé de 7,611 milliards de dinars, soit une hausse de 25,45%.

Cette évolution traduit une progression particulièrement rapide du financement intérieur de l’État par le recours aux instruments du marché des titres publics.

Les titres à long terme dominent largement

La structure de l’encours montre surtout la prédominance écrasante des BTA. Avec 35,803 milliards de dinars, les titres assimilables représentent environ 95,4 % de l’encours total, contre seulement 4,6 % pour les BTCT.

Cette répartition confirme que le financement par les titres publics repose principalement sur des instruments à moyen et long terme, plutôt que sur les seules échéances de court terme.

Les données disponibles sur les indicateurs de marché confirment d’ailleurs un encours des BTA dépassant 35,8 milliards de dinars à la fin août.

Un financement intérieur qui accélère

La progression de plus de 7,6 milliards de dinars en un an constitue l’élément central de cette évolution.

Elle intervient dans un contexte où l’État continue de mobiliser le marché intérieur pour couvrir ses besoins de financement. L’encours total des bons du Trésor donne ainsi une indication sur l’importance croissante des titres publics dans le financement de l’État.

Il convient toutefois de ne pas confondre cet encours global avec les seuls titres détenus par les banques tunisiennes.

Dans son rapport consacré à l’exercice 2025, la Banque centrale avait indiqué que les bons du Trésor détenus par les banques atteignaient 25,7 milliards de dinars à la fin de l’année, en hausse de 39,4% sur un an. Ce chiffre concernait spécifiquement les placements du secteur bancaire et ne peut donc pas être directement assimilé à l’encours total des titres publics.

Pendant ce temps, le crédit à l’économie reprend

Cette accélération du financement de l’État intervient alors que le crédit bancaire à l’économie a également montré des signes de reprise au premier semestre 2026.

Les crédits à l’économie ont progressé de 2,4%, soit environ 2,8 milliards de dinars, contre seulement 0,9 % durant la même période de 2025.

Les deux évolutions ne permettent toutefois pas, à elles seules, de conclure que la progression des titres publics se fait directement au détriment du financement de l’économie.

D’une part, l’encours de 37,512 milliards de dinars correspond à l’ensemble des bons du Trésor en circulation. D’autre part, les crédits à l’économie et les placements en titres publics ne recouvrent pas exactement les mêmes acteurs ni les mêmes mécanismes de financement.

La progression rapide de l’encours des bons du Trésor confirme ainsi le poids grandissant du financement intérieur dans les ressources mobilisées par l’État, avec une nette domination des titres à moyen et long terme. La reprise parallèle du crédit à l’économie invite néanmoins à éviter une lecture trop simpliste opposant automatiquement financement public et financement du secteur productif.

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Crédits bancaires : La hausse atteint 2,8 milliards de dinars, mais les créances gelées augmentent

02. September 2026 um 12:25

Le crédit bancaire a accéléré au premier semestre 2026, avec une progression de 2,4%, équivalant à environ 2,8 milliards de dinars, contre seulement 0,9% durant la même période de 2025. Cette reprise a toutefois été accompagnée d’une hausse de 1,944 milliard de dinars des créances gelées, tandis que la progression des financements reste très concentrée sur les professionnels et ralentit nettement du côté des particuliers.

Les crédits accélèrent

Selon la note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les crédits à l’économie ont progressé de 2,4% au cours des six premiers mois de 2026.

Le rythme de croissance s’est ainsi nettement accéléré par rapport au premier semestre 2025, lorsque l’augmentation des crédits n’avait atteint que 0,9%.

En valeur, la hausse représente environ 2,8 milliards de dinars. Cette évolution traduit une reprise plus marquée de la distribution de crédits par le système bancaire, après une progression relativement limitée un an auparavant.

Mais cette augmentation globale masque des évolutions très différentes selon les catégories d’emprunteurs.

Les professionnels captent l’essentiel de la hausse

Les entreprises et autres professionnels concentrent l’essentiel de la progression enregistrée au premier semestre. Les crédits qui leur sont destinés ont augmenté de 2,199 milliards de dinars sur la période.

À l’inverse, la progression des crédits accordés aux particuliers s’est fortement ralentie. Elle n’a représenté que 108 millions de dinars, soit une contribution très limitée à l’augmentation globale des financements.

La reprise du crédit apparaît donc principalement portée par le financement de l’activité professionnelle, plutôt que par une relance du crédit aux ménages.

Une hausse des créances gelées à surveiller

L’autre élément marquant de la note de conjoncture concerne les créances gelées, dont le montant a augmenté de 1,944 milliard de dinars au cours du premier semestre.

Cette évolution constitue un point de vigilance alors que les banques augmentent parallèlement leurs financements.

La progression des crédits ne signifie donc pas automatiquement une amélioration de la qualité des portefeuilles bancaires. La hausse des créances gelées souligne au contraire l’importance du suivi des risques liés aux emprunteurs et de la capacité de remboursement des bénéficiaires de crédits.

Il convient toutefois de ne pas confondre les deux évolutions : les 2,8 milliards de dinars correspondent à la progression des crédits à l’économie, tandis que les 1,944 milliard représentent l’augmentation des créances gelées. Il s’agit de deux indicateurs distincts.

Une reprise à interpréter avec prudence

Le bilan du premier semestre présente ainsi un paysage contrasté. Le financement de l’économie retrouve un rythme de croissance plus soutenu, principalement grâce aux crédits accordés aux professionnels.

Mais cette dynamique s’accompagne d’une progression importante des créances gelées, tandis que les particuliers ne bénéficient que marginalement de l’augmentation des financements.

La tendance devra donc être suivie dans les prochains mois pour déterminer si l’accélération du crédit s’accompagne d’une amélioration durable du financement de l’économie ou d’une montée des risques dans les portefeuilles bancaires.

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Routes tunisiennes : 116 morts supplémentaires en 26 jours

02. September 2026 um 12:11

Le bilan de l’accidentalité routière continue de se dégrader en Tunisie malgré une baisse du nombre d’accidents. Au 31 août 2026, l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) recense 897 morts, contre 822 à la même période de 2025, soit une hausse de 9,12%. Dans le même temps, le nombre d’accidents a reculé de 17,65%, à 3085, confirmant un paradoxe préoccupant : les accidents sont moins nombreux, mais ils sont plus meurtriers.

897 morts depuis le début de l’année

Selon les données de l’ONSR, 897 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation depuis le début de l’année, contre 822 durant la même période de 2025.

Cette hausse de 75 décès intervient alors même que le nombre total d’accidents enregistrés a diminué. Au 31 août, 3085 accidents ont été recensés, contre un niveau nettement supérieur un an auparavant.

L’évolution des décès apparaît ainsi particulièrement préoccupante au regard de la baisse de la sinistralité globale.

116 décès en 26 jours

La comparaison avec le dernier bilan publié par Webdo permet de mesurer l’accélération récente.

Au 5 août 2026, l’ONSR recensait 781 morts, 2712 accidents et 3554 blessés. Au 31 août, ces chiffres atteignent respectivement 897 morts, 3085 accidents et 4037 blessés. En seulement 26 jours, le bilan s’est donc alourdi de 116 décès, 373 accidents et 483 blessés.

Cette évolution montre que la baisse enregistrée sur l’ensemble de la période ne signifie pas une amélioration de la gravité des accidents. Au contraire, la mortalité continue de progresser.

Des accidents moins nombreux, mais plus meurtriers

Le contraste entre les deux indicateurs constitue l’un des principaux enseignements du nouveau bilan.

D’un côté, le nombre d’accidents diminue de près de 18% sur un an. De l’autre, le nombre de personnes tuées augmente de plus de 9%.

Cette situation traduit une létalité accrue des accidents, même si les seuls chiffres globaux ne permettent pas d’en déterminer à eux seuls les causes.

Elle rappelle également que la diminution du nombre d’accidents ne suffit pas, à elle seule, à mesurer l’évolution de la sécurité routière.

Des données encore provisoires

L’ONSR précise que les données relatives à l’année 2026 sont provisoires et font l’objet d’une actualisation quotidienne.

Pour l’heure, les chiffres disponibles dressent néanmoins un constat préoccupant : malgré moins d’accidents recensés, la Tunisie compte déjà 75 morts de plus qu’à la même période de 2025, tandis que le bilan s’est alourdi de 116 décès depuis le dernier point publié début août. Le paradoxe reste donc entier : la fréquence des accidents recule, mais leur bilan humain s’aggrave.

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JM Tarente : Dhaouadi et Krimi décrochent le bronze en aviron, la Tunisie à 25 médailles

02. September 2026 um 11:22

La Tunisie a décroché une nouvelle médaille aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026. Le duo composé de Salma Dhaouadi et Khadija Krimi a remporté, mercredi, le bronze dans l’épreuve du deux de couple poids léger féminin, portant le bilan tunisien à 25 médailles, dont 3 en or, 9 en argent et 13 en bronze.

Un podium tunisien en aviron

La paire tunisienne a terminé troisième de la finale avec un chrono de 7 min 21 sec 69. L’or est revenu à l’équipage italien, qui a bouclé la distance en 7 min 12 sec 50, tandis que la Grèce a obtenu l’argent en 7 min 15 sec 74.

Dhaouadi et Krimi ajoutent ainsi une nouvelle médaille à leur palmarès international, quelques jours seulement après leur troisième place aux Championnats du monde d’aviron à Amsterdam.

Une 25ème médaille pour la Tunisie

Ce podium permet à la délégation tunisienne de porter son total à 25 médailles à Tarente. Le bilan s’établit désormais à 3 médailles d’or ; 9 médailles d’argent ; 13 médailles de bronze.

Cette nouvelle médaille intervient après celle remportée la veille par le duo tunisien composé de Mohamed Krimi et Khadija Krimi, également en bronze dans le deux de couple mixte poids léger.

L’aviron confirme ainsi son importance dans la moisson tunisienne à Tarente. Avant cette édition, la discipline n’avait encore jamais permis à la Tunisie de monter sur le podium des Jeux méditerranéens. La Fédération tunisienne d’aviron avait d’ailleurs fixé comme objectif de décrocher une première médaille méditerranéenne à Tarente.

Les Jeux méditerranéens se poursuivent jusqu’au 3 septembre, avec encore plusieurs possibilités de podium pour la délégation tunisienne.

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JM Tarente : Les handballeuses tunisiennes décrochent l’argent

02. September 2026 um 10:42

La sélection tunisienne féminine de handball a remporté la médaille d’argent aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026, après sa défaite en finale face à l’Italie, pays hôte, sur le score de 25-23. Cette performance permet à la Tunisie de porter son bilan à 24 médailles, dont 3 en or, 9 en argent et 12 en bronze, à deux jours de la clôture des Jeux.

Une finale disputée jusqu’au bout

Les Tunisiennes ont livré une finale serrée face à une sélection italienne portée par son public. Elles se sont finalement inclinées de deux buts, 25-23, laissant échapper le titre méditerranéen.

Cette deuxième place récompense néanmoins le parcours de la sélection tunisienne, qui a atteint la finale après avoir franchi les différentes étapes de la compétition.

L’Italie, qui évoluait à domicile, décroche ainsi la médaille d’or devant la Tunisie, tandis que le podium vient confirmer la compétitivité des Tunisiennes dans ce tournoi méditerranéen.

Une revanche après le premier tour

La finale avait une saveur particulière puisque les deux équipes s’étaient déjà affrontées au premier tour.

La Tunisie avait alors pris le dessus sur l’Italie, en s’imposant 25-22. Les Italiennes ont donc pris leur revanche au moment décisif de la compétition, devant leur public.

La sélection tunisienne avait auparavant obtenu son billet pour la finale en venant à bout de l’Algérie en demi-finale, sur le score de 26-21.

La Tunisie atteint 24 médailles

Avec cette médaille d’argent en handball, la délégation tunisienne porte son total à 24 médailles depuis le début des Jeux méditerranéens de Tarente.

Le bilan tunisien s’établit désormais à 3 médailles d’or ; 9 médailles d’argent ; 12 médailles de bronze.

Cette nouvelle médaille vient compléter une journée particulièrement productive pour la Tunisie, notamment en athlétisme, avec les médailles remportées par Marwa Bouzayani, sacrée championne méditerranéenne du 3.000 m steeple, Rihab Dhahri, médaillée d’argent dans la même épreuve, et Mohamed Amine Jhinaoui, également en argent sur 5.000 m.

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JM Tarente : Jhinaoui en argent sur 5000 m, la Tunisie porte son bilan à 23 médailles

02. September 2026 um 09:54

La délégation tunisienne a remporté une nouvelle médaille aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026. Le coureur Mohamed Amine Jhinaoui a décroché, mardi, l’argent sur 5000 mètres, portant ainsi le bilan tunisien à 23 médailles, dont 3 en or, 8 en argent et 12 en bronze.

Jhinaoui décroche l’argent sur 5000 m

Mohamed Amine Jhinaoui s’est classé deuxième de la finale du 5000 mètres avec un chrono de 14 min 41 s 55.

La médaille d’or est revenue au Portugais Marques Pinto, vainqueur en 14 min 41 s 11, tandis que le Marocain Fouad Messoudi a complété le podium avec un temps de 14 min 41 s 75.

Cette nouvelle distinction permet à l’athlète tunisien d’ajouter une médaille méditerranéenne à son palmarès.

La Tunisie atteint 23 médailles

La médaille de Jhinaoui intervient après la journée marquée par les performances tunisiennes en athlétisme.

Marwa Bouzayani avait remporté l’or sur le 3.000 mètres steeple, tandis que Rihab Dhahri avait décroché l’argent dans la même épreuve. La médaille d’argent de Mohamed Amine Jhinaoui permet ainsi à la délégation tunisienne de porter son total à 23 médailles : 3 en or, 8 en argent et 12 en bronze.

Les compétitions des Jeux méditerranéens de Tarente se poursuivent jusqu’au 3 septembre 2026.

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Produits de la pêche : Un excédent de 66,7 MD et des importations en forte hausse

02. September 2026 um 09:18

La Tunisie a maintenu un excédent commercial dans le secteur des produits de la pêche au premier semestre 2026, atteignant 66,7 millions de dinars. Les exportations ont progressé pour atteindre près de 14.000 tonnes, d’une valeur de 329 millions de dinars, mais les importations ont enregistré une hausse plus rapide, aussi bien en volume qu’en valeur.

Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les exportations tunisiennes de produits de la pêche ont augmenté de 2,9% en volume et de 1,9% en valeur par rapport à la même période de 2025. Le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 125%.

Les exportations repartent, mais modestement

À fin juin 2026, les exportations tunisiennes de produits de la pêche se sont élevées à environ 14.000 tonnes pour une valeur de 329 millions de dinars.

Un an auparavant, sur la même période, elles avaient atteint environ 13.600 tonnes pour une valeur de près de 323 millions de dinars.

La progression est donc réelle, mais demeure modérée. Elle traduit une amélioration des volumes exportés, alors que la hausse de la valeur des exportations reste légèrement moins importante.

Les produits de la pêche tunisienne continuent ainsi de générer davantage de recettes à l’exportation qu’ils ne coûtent en importations, permettant au secteur de conserver une balance commerciale excédentaire.

L’Italie reste le premier marché

Les produits tunisiens de la pêche sont exportés vers plusieurs marchés, avec une forte concentration autour du bassin méditerranéen.

L’Italie demeure de loin le principal débouché, représentant 37% de la valeur des exportations tunisiennes de produits de la pêche. Elle est suivie par l’Espagne avec 12%, la Libye avec 11% et l’Algérie avec 10%.

À elles seules, ces quatre destinations concentrent ainsi 70% de la valeur des exportations du secteur, confirmant l’importance des marchés méditerranéens et régionaux pour la filière tunisienne.

Les importations progressent plus rapidement

Le principal élément à retenir du bilan du premier semestre concerne toutefois l’évolution des importations.

Celles-ci ont progressé de 7,3% en volume et de 4,6% en valeur, soit un rythme supérieur à celui enregistré pour les exportations.

Cette évolution vient nuancer la performance de la balance commerciale. Si le secteur conserve un excédent de 66,7 millions de dinars, la dynamique des importations mérite donc une attention particulière.

La hausse des importations ne signifie toutefois pas uniquement une augmentation des produits destinés à la consommation locale.

Plus de huit produits importés sur dix destinés à la transformation

Selon les données disponibles, environ 82% des quantités importées sont destinées à la transformation industrielle.

Les importations jouent donc un rôle important dans l’approvisionnement des unités de transformation et dans la chaîne de valeur du secteur halieutique.

Le reste est principalement destiné à l’approvisionnement du marché local et à d’autres usages liés à l’activité de la filière.

La pêche tunisienne conserve donc une balance commerciale positive, mais l’écart entre la progression des exportations et celle, plus rapide, des importations constitue désormais l’un des principaux indicateurs à surveiller pour le secteur.

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