La Société des Transports de Tunis (Transtu) a annoncé une perturbation temporaire du trafic sur la ligne TGM, reliant Tunis à La Marsa, entre le 29 avril et le 3 mai 2026.
Cette mesure s’explique par des travaux en cours sur les infrastructures ferroviaires, destinés à remettre à niveau certaines installations et à améliorer les conditions de circulation sur cette ligne stratégique.
Dans le détail, les trains continueront de circuler normalement entre La Goulette et La Marsa. En revanche, le tronçon reliant Tunis Marine à La Goulette sera temporairement interrompu.
Pour pallier cette suspension, des bus prendront le relais sur cette portion, avec un appui supplémentaire assuré par la ligne régulière 347 afin de fluidifier le transport des passagers.
Concernant les horaires, les premières dessertes sont fixées à 6h au départ de La Goulette et à 6h30 depuis Tunis Marine.
À travers ces ajustements, la Transtu indique vouloir améliorer durablement son réseau et offrir un service plus fiable aux usagers.
Les avoirs nets en devises de la Tunisie enregistrent une amélioration notable en 2026. Selon les derniers indicateurs publiés par Banque Centrale de Tunisie, ils atteignent 25 212,1 millions de dinars au 27 avril 2026, soit une hausse de 2 794,2 millions de dinars par rapport à la même date en 2025. Cette progression se traduit également en termes de couverture des importations. Les réserves représentent désormais 105 jours d’importation, contre 98 jours un an auparavant, soit un gain de 7 jours. Ce niveau constitue un indicateur clé de la solidité financière extérieure du pays. Dans le détail, les avoirs ont légèrement progressé sur une journée, passant de 25 187,1 millions de dinars à 25 212,1 millions de dinars. Mais l’évolution la plus significative reste celle en glissement annuel, confirmant une amélioration du coussin en devises.
L’ambassadeur délégué permanent de la Tunisie auprès de l’Unesco, Dhia Khaled, a reçu lundi le certificat officiel d’adhésion du Géoparc du Dahar au Réseau mondial des géoparcs. Et ce, lors d’une cérémonie officielle organisée par le Conseil des géoparcs mondiaux, qui s’est tenue en présence de représentants tunisiens du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Office national des mines, ainsi quedes représentants de 11 autres géoparcs récemment intégrés au réseau en 2026, d’après l’agence TAP.
À cette occasion, Dhia Khaled a salué une décision importante pour la Tunisie, remerciant les équipes qui ont travaillé sur le dossier. Il a aussi mis en avant le rôle des acteurs locaux et de la société civile, “sans qui ce projet n’aurait pas pu aboutir sur le terrain”.
Cette inscription est une reconnaissance internationale du travail de la Tunisie pour protéger son patrimoine naturel et culturel. Elle montre aussi l’engagement du pays vers un développement plus durable. A dire vrai, elle repose sur des critères précis de l’UNESCO, comme la richesse des paysages, la valeur du patrimoine naturel et culturel, et la participation des habitants à la protection et au développement du territoire.
Concrètement, le classement du Géoparc du Dahar ouvre de nouvelles perspectives pour la région: “plus de tourisme responsable, plus d’initiatives locales et une meilleure valorisation des ressources naturelles et culturelles”.
Le Dahar, situé dans le sud tunisien, est un territoire connu pour ses paysages anciens, ses reliefs désertiques et ses formations géologiques uniques. Ce patrimoine naturel remonte à plus de 250 millions d’années et raconte une partie de l’histoire de la Terre.
Avec ce label, la Tunisie entre pour la première fois dans le réseau mondial des géoparcs et gagne une visibilité internationale importante. Le Dahar est le premier géoparc de ce type en Tunisie et le troisième à l’échelle du continent africain.
Meher Kochkar vient d’annoncer sa nomination de CEO – directeur général de l’Union de Factoring.
Cette nomination intervient dans la continuité d’un parcours de longue durée au sein de l’entreprise. Meher Kochkar cumule plus de 15 ans d’expérience chez Union de Factoring, où il a occupé plusieurs fonctions stratégiques. Depuis avril 2026, il dirige officiellement l’entreprise en tant que Directeur Général, avec un périmètre couvrant la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, dans un cadre de travail sur site.
Avant cette nomination, il a exercé pendant près de 15 ans le poste de Directeur de l’audit interne, une fonction qu’il occupe depuis juin 2011. Il y a également assuré des responsabilités liées à la conformité, à l’analyse financière et à l’amélioration continue des processus internes.
Parallèlement, Meher Kochkar a occupé le rôle de Secrétaire du conseil d’administration de l’entreprise depuis janvier 2011, contribuant aux travaux de gouvernance et à la production de rapports financiers.
BH Assurance tient son Assemblée Générale Ordinaire le 27 avril 2026. À cette occasion, BH Assurance a validé la distribution d’un dividende.
L’Assemblée a approuvé la distribution d’un dividende de 1,600 dinar par action, à compter du 12 mai 2026, ce qui témoigne la confiance accordée aux perspectives de l’entreprise. Par ailleurs, l’enveloppe globale atteint 4 256 000 dinars.
Alberto Onetti (Mind the Bridge), Anis Fekih (Pixii Motors), Karem Chatti (DeepVolt), Tarek Chebbah (Orbit) e Mohamed Ali Hmida (Amperon).
Ces dernières années, la Tunisie a discrètement construit l’un des écosystèmes de startups les plus intéressants de la Méditerranée dans le domaine de la transition énergétique. Le pays combine un vivier d’ingénieurs de haut niveau, une proximité stratégique avec l’Europe et un besoin structurel urgent en matière d’efficacité énergétique, de modernisation des réseaux et de mobilité durable.
Les cinq startups, Amperon Technologies, Orbit Engineering Solutions, DeepVolt, ProVerdy et Pixii Motors, sélectionnées pour l’édition 2026 du Terna Innovation Zone Tunisia Global Startup Program, piloté par Mind the Bridge et ELIS Innovation Hub, offrent une photographie très parlante de cette dynamique.
Si les premières générations ont révélé un potentiel, cette nouvelle cohorte, dévoilée lors de l’Innovation Summit du 21 avril au Startup Village, montre autre chose : de la spécialisation, du focus et une maturité croissante. Chacune adresse une brique précise de la chaîne de valeur de la transition énergétique, de l’intelligence énergétique industrielle à la mobilité propre, en passant par la gestion des réseaux et la donnée ESG.
Ensemble, elles racontent une histoire plus large: la Tunisie ne cherche pas à reproduire la Silicon Valley. Elle construit des solutions adaptées aux défis réels d’infrastructures partagés entre l’Europe, l’Afrique et la Méditerranée.
Transformer l’efficacité énergétique en intelligence industrielle
Le chemin le plus rapide vers la décarbonation est souvent le plus pragmatique : réduire le gaspillage. C’est précisément la mission d’Amperon Technologies, portée par son CEO Mohamed Ali Hmida.
La startup a développé une plateforme d’Industrial AI qui transforme la consommation électrique des machines en intelligence opérationnelle et environnementale en temps réel. Grâce à un seul capteur non intrusif, les industriels peuvent suivre productivité, arrêts machines, santé des équipements, intensité énergétique et empreinte carbone, sans retrofit complexe.
Déjà déployée auprès d’une dizaine de clients dans les secteurs du plastique, de l’aéronautique ou de l’automobile, la solution génère des gains énergétiques de 5 à 10 % et un retour sur investissement en moins de trois mois. Avec une technologie validée (TRL 8) et une levée seed de 1 million d’euros prévue en 2026, Amperon prépare son expansion en Europe, notamment en Allemagne, Italie et France.
La donnée comme colonne vertébrale des systèmes énergétiques industriels
Si Amperon optimise la machine, Orbit Engineering Solutionss’attaque à l’échelle du site industriel. Fondée par Tarek Chebbah, la startup a développé Orbit Smart Monitoring, une plateforme SaaS cloud qui centralise en temps réel les données des compteurs, installations solaires, systèmes de stockage et microgrids.
Avec plus de 4 200 équipements connectés et des milliards de données traitées, Orbit est déjà une scaleup en activité, avec des clients comme Coca-Cola, Délice, SFBT ou Warda.
La prochaine étape vise l’intégration de modules d’IA prédictive, l’analyse carbone et une expansion vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe. Une preuve supplémentaire que la Tunisie produit désormais des acteurs deeptech capables de passer à l’échelle.
Préparer le réseau électrique à la production décentralisée
Avec l’essor des renouvelables, le défi n’est plus seulement de produire de l’énergie, mais de l’orchestrer. DeepVolt, fondée par Karem Chatti, développe une plateforme de Virtual Power Plant sans hardware, capable d’agréger et de prévoir la production d’installations solaires distribuées.
En s’appuyant uniquement sur l’intégration de données, la solution réduit fortement les coûts de déploiement et facilite la coordination des actifs photovoltaïques connectés au réseau.
Encore en phase early stage mais déjà en discussion avec des opérateurs nationaux, DeepVolt prépare un MVP SaaS et des modèles de prévision avancés, avec une ambition claire : s’étendre vers l’Europe et les États-Unis.
Transformer la donnée ESG en décisions opérationnelles
La transition énergétique est aussi réglementaire et financière. ProVerdy, fondée par Souha Bejaoui, répond à cet enjeu avec une plateforme ESG basée sur l’IA, adaptée aux réalités de la région MEA.
La solution automatise la mesure des émissions (Scope 1, 2 et 3) et transforme le reporting en leviers d’action concrets, en croisant impact carbone et retour économique.
Déjà utilisée par des acteurs comme Banque de Tunisie ou Novo Nordisk, ProVerdy fait partie des startups les plus matures de la cohorte. Sa prochaine phase vise l’expansion régionale et l’enrichissement de ses capacités d’automatisation IA.
Accélérer la mobilité électrique dans les marchés émergents
Dernière pièce du puzzle : la mobilité. Pixii Motors, fondée par l’ancien pilote Airbus Anis Fekih, développe des scooters électriques intelligents conçus pour les marchés africains et européens.
Au-delà du véhicule, la startup construit un écosystème complet : diagnostics en temps réel, mises à jour à distance, anti-vol, batteries amovibles et infrastructures de recharge solaire.
Avec plus de 500 000 dollars levés et une reconnaissance récente aux BOLD Awards 2026, Pixii s’apprête à lancer sa première production industrielle.
Une architecture cohérente de la transition énergétique
Pris individuellement, ces startups adressent des niches précises. Ensemble, elles forment une véritable stack de la transition énergétique : efficacité industrielle, gestion des systèmes énergétiques, orchestration des renouvelables, intelligence ESG et mobilité propre.
Leur présence dans le Terna Innovation Zone Tunisia illustre une tendance de fond : la montée en maturité de l’écosystème tunisien et son positionnement croissant comme pont d’innovation entre l’Europe et l’Afrique.
Un pont qui, cette fois, n’est plus seulement en construction. Il est déjà en train d’être emprunté.
A propos d’Alberto Onetti Alberto Onetti est Chairman de Mind the Bridge et professeur à l’Université de l’Insubrie. Entrepreneur en série, il a fondé trois startups au cours de sa carrière, dont Funambol, l’une des cinq scaleups italiennes ayant levé le plus de capitaux. Il est reconnu comme l’un des principaux experts internationaux en open innovation et possède une solide expérience dans la conception et la gestion de projets d’innovation ouverte, venture client, venture building, intrapreneuriat, corporate venture capital, auprès de grandes entreprises multinationales. Il intervient également en tant que conseiller et formateur sur ces sujets. Onetti publie régulièrement des contributions dans plusieurs médias internationaux spécialisés.
Carthage Cement propose un dividende de 0,065 TND par action au titre de l’exercice 2025, une décision qui contraste avec les deux exercices précédents.
Le Conseil d’Administration, réuni le 24 avril 2026, a décidé de soumettre cette distribution à l’approbation de l’Assemblée Générale Ordinaire prévue le 24 juin prochain. En 2023 et 2024, la société avait pourtant affiché des résultats bénéficiaires plus élevés qu’en 2025, sans procéder à aucune distribution de dividendes. Cette absence de rémunération des actionnaires s’inscrivait dans une logique de prudence financière et de consolidation des équilibres du groupe. Pour l’exercice 2025, Carthage Cement enregistre un résultat net bénéficiaire de 40,118 millions de dinars, en baisse par rapport aux 70,2 millions de dinars réalisés en 2024. Malgré ce recul, la société opte cette fois pour un retour au dividende. Le chiffre d’affaires atteint 382,8 millions de dinars. L’activité est marquée par une évolution contrastée : les ventes locales reculent de 19 %, tandis que les exportations progressent fortement de 73 %, traduisant un repositionnement partiel vers les marchés extérieurs. La société affiche par ailleurs un total bilan de 892,7 millions de dinars à fin 2025, confirmant une structure financière jugée solide. En parallèle de la question du dividende, les actionnaires seront également appelés à se prononcer lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire sur le déménagement du siège social de l’entreprise.
Le président de la Tunisie Kaïs Saïed a décidé d’exonérer Fatma Thabet Chiboub de ses fonctions à la tête du département de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Dans la foulée, il a chargé Salah Zouari d’assurer l’intérim à la tête du ministère, en plus de ses fonctions actuelles.
Cette décision a été annoncée à l’issue d’une réunion tenue le 27 avril 2026 au palais de Carthage, en présence de la cheffe du gouvernement et de plusieurs membres de l’exécutif. La rencontre s’inscrit dans une série de réunions consacrées au suivi de l’application des mesures sociales prévues par la loi de finances 2026, notamment la hausse des salaires dans les secteurs public et privé ainsi que des pensions de retraite sur la période 2026-2028.
À l’horizon 2030, le paysage électrique tunisien devrait connaître un profond bouleversement, d’après les données de la Fédération générale de l’électricité et du gaz. Selon les projections, “la part de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), aujourd’hui ultra-dominante, reculerait nettement au profit d’une montée en puissance de la production privée, désormais appelée à jouer un rôle central”, explique Elyes Ben Ammar, membre de la Fédération, dans le cadre d’une conférence de presse organisée mardi le 21 avril 2026.
Le système évoluerait ainsi vers un modèle plus diversifié, marqué également par une ouverture accrue sur les marchés extérieurs, notamment européens, et une progression du développement de l’autoproduction.
Ce virage tranche avec la configuration actuelle. En 2024, la Steg assurait à elle seule près de 85% de la production d’électricité.
C’est précisément cette transformation que dénonce la Fédération générale de l’électricité et du gaz. Ses représentants ont exprimé leurs inquiétudes face à une transition énergétique qu’ils jugent déséquilibrée. Ils pointent notamment un affaiblissement progressif du rôle de l’opérateur public dans un secteur stratégique.
Pour Elyes Ben Ammar, l’orientation actuelle privilégie largement les investisseurs étrangers, appelés à exploiter les ressources naturelles du pays (solaire et éolien) pour produire une électricité en partie destinée à l’export. Une dynamique qui, selon lui, risque de limiter les retombées économiques au niveau national.
Le responsable syndical déplore également un manque de concertation autour de ces réformes, regrettant l’absence des représentants du secteur, notamment ceux de l’UGTT, dans les discussions du Parlement.
Face à ces enjeux, la Fédération plaide pour un recentrage de la stratégie énergétique. Elle appelle à renforcer le rôle de la Steg dans le développement des énergies renouvelables et à soutenir davantage les initiatives locales. Dans ce cadre, le programme “Prosol”, dédié au photovoltaïque en toiture, est cité comme un exemple réussi à consolider.
Au-delà des chiffres, le débat met en lumière une question de fond: celle du modèle de transition énergétique que la Tunisie souhaite adopter, entre ouverture aux capitaux étrangers et consolidation de ses capacités nationales.
Les intervenants ont alerté sur le risque que la production d’électricité renouvelable passe progressivement sous contrôle d’intérêts étrangers si la politique actuelle de concessions est maintenue. Une telle évolution pourrait, selon eux, renforcer la dépendance du pays dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Dans le cadre de la modernisation des services administratifs destinés aux Tunisiens résidant à l’étranger, un ensemble de nouvelles mesures numériques a été adopté afin de simplifier et d’accélérer les démarches liées aux documents de voyage et à l’immatriculation des véhicules.
Il sera désormais possible, au niveau de la Direction générale de la police des frontières et des étrangers, de déposer en ligne des demandes de renouvellement de passeport, que ce soit à titre individuel ou familial. Les usagers pourront également s’acquitter des frais fiscaux liés au service et réserver des rendez-vous, qu’ils soient individuels ou collectifs. Dans la continuité de cette digitalisation, des dispositifs spécifiques seront également mis en place à bord des navires, permettant d’effectuer les mêmes démarches, notamment le renouvellement des passeports et le paiement des droits exigés.
Une plateforme numérique mobile sera par ailleurs déployée à bord des navires “Carthage” et “Tanit”. Elle permettra aux voyageurs de remplir à l’avance les formulaires de demande de passeport lisible automatiquement et de régler le timbre fiscal avant l’embarquement, réduisant ainsi les délais et les contraintes administratives. Dans la même logique, le service de timbre de voyage électronique sera généralisé.
Parallèlement, un volet important de cette réforme concerne la simplification des procédures d’immatriculation des véhicules pour les Tunisiens de l’étranger. Une application dédiée sera mise en place, offrant une interface modernisée permettant l’obtention et le renouvellement des certificats de circulation (diptyque) en ligne, dans des conditions simplifiées et avec des délais réduits. Cette plateforme permettra également l’introduction et le suivi des demandes d’autorisations administratives à distance, ainsi que le renouvellement ou la rectification des documents de circulation.
Les nouvelles mesures incluent aussi la déclaration de la date de retour définitif, la finalisation des procédures de sortie sans véhicule, ainsi que la possibilité de demander une autorisation de conduite par un tiers pour les véhicules immatriculés dans la série “TN”. Le dispositif prévoit également l’accélération du traitement des demandes d’exonération douanière, ainsi que la mise en place de services permettant la souscription d’assurances à distance et le paiement des frais par cartes bancaires internationales.
À travers ces réformes, les autorités entendent renforcer la digitalisation des services publics et améliorer l’expérience administrative des Tunisiens résidant à l’étranger, en réduisant les déplacements, les délais et la complexité des procédures.
Le PIB ne suffit plus. C’est le message central d’un nouveau classement publié par HelloSafe, plateforme internationale de comparaison financière.
Pour contourner les biais des indicateurs classiques, HelloSafe a construit son Prosperity Index 2026 : un classement de plus de 50 économies fondé sur cinq indicateurs officiels issus du FMI, de la Banque mondiale, du PNUD et de l’OCDE, produisant un score unique sur 100. Ces cinq critères sont : le PIB par habitant, le revenu national brut (RNB), l’indice de développement humain (IDH), les inégalités de revenus, et le taux de pauvreté relative. Pourquoi ce choix méthodologique ? Parce que le PIB peut être trompeur. L’Irlande en est l’illustration parfaite : son PIB par habitant dépasse les 150 000 dollars en parité de pouvoir d’achat, mais une grande partie de cette richesse est générée par des multinationales comme Apple, Google ou Pfizer — et non par les ménages irlandais eux-mêmes.
L’Europe écrase le classement mondial
La Norvège arrive première avec un score de 77,65/100, grâce au meilleur RNB mondial et au modèle social le plus équilibré du panel. L’Irlande suit en 2ᵉ position (75,06), et le Luxembourg se retrouve pour la première fois hors de la tête du classement depuis la création de l’indice, relégué à la 3ᵉ place (74,39). L’Islande (5ᵉ) affiche l’IDH le plus élevé du monde avec un taux de pauvreté relative de seulement 5%. Ces résultats confirment que les petits pays du nord de l’Europe combinent mieux que quiconque performance économique et équité sociale. Hors d’Europe, les États-Unis n’arrivent qu’en 17ᵉ position, reflet de leur puissance économique mais aussi de leurs inégalités et de leur pauvreté relative élevées. La France se classe 20ᵉ.
À l’approche de la saison estivale 2026, les autorités tunisiennes ont arrêté un ensemble de mesures destinées à faciliter le retour des Tunisiens établis à l’étranger. Réuni en Conseil ministériel restreint, l’exécutif a mis l’accent sur un dispositif à la fois social, logistique et administratif, visant à améliorer concrètement les conditions de voyage et d’accueil de la diaspora.
Dans ce cadre, Tunisair est appelée à adapter son offre en faveur des familles à revenu modeste. D’après communiqué, il lui est notamment demandé de mobiliser un nombre conséquent de sièges à tarifs préférentiels sur les liaisons entre la Tunisie et les pays de résidence, dans les deux sens.
La compagnie devra également multiplier les billets à prix réduits, assouplir ses conditions commerciales, notamment en matière de modification ou d’annulation, et proposer des avantages supplémentaires sur les bagages. La période de validité de ces offres sera étendue jusqu’à septembre 2026. Des formules de réservation anticipée ainsi que des tarifs dédiés aux étudiants sont également encouragés tout au long de l’année.
Sur le transport maritime, Compagnie Tunisienne de Navigation applique des réductions importantes sur les billets passagers et véhicules entre la Tunisie et l’Europe. Elle cible particulièrement les lignes Marseille et Gênes. Des quotas spécifiques seront réservés aux familles voyageant avec voiture, tandis que des grilles tarifaires ajustées à la taille des foyers seront introduites durant les périodes de forte affluence, avec des facilités de paiement. La compagnie est en outre appelée à renforcer la visibilité et l’application de ses offres promotionnelles existantes, telles que “Famille”, “Corail” ou “Bienvenue”.
Au-delà du transport, les autorités insistent sur la qualité de l’accueil. Les opérateurs nationaux, tant aériens que maritimes, devront veiller à un accompagnement fluide des voyageurs, depuis leur départ jusqu’à leur arrivée.
Parallèlement, le réseau diplomatique tunisien sera mobilisé pour informer la diaspora sur les nouveaux dispositifs d’épargne et les incitations mises en place, notamment en matière de change, de services financiers et d’investissement. Dans cette dynamique, l’Office National des Postes est chargé de promouvoir ses solutions destinées aux résidents à l’étranger, incluant comptes en devises, épargne en dinars convertibles et cartes de paiement internationales, avec des conditions tarifaires adaptées.
Sur le plan administratif, un renforcement des services consulaires est prévu, avec des permanences assurées durant les week-ends. La digitalisation des démarches sera également accélérée: obtention d’actes d’état civil à distance, enregistrement d’événements familiaux ou encore généralisation de la prise de rendez-vous en ligne.
À travers cet ensemble de mesures, les autorités cherchent à répondre aux attentes de la diaspora en combinant soutien financier, simplification des procédures et amélioration de l’expérience de voyage.
L’Arab Tunisian Lease (ATL) a décidé de distribuer un dividende de 0,400 dinar par action au titre de l’exercice 2025.
Cette décision a été prise lors de l’assemblée générale ordinaire tenue le 21 avril 2026. Le montant correspond à 40 % de la valeur nominale de l’action. Dans son communiqué, la société précise que la date de détachement des dividendes est fixée au 19 juin 2026. Les actionnaires inscrits bénéficieront ainsi de cette distribution selon les règles en vigueur sur le marché.
Les personnes en situation de handicap peuvent désormais s’inscrire pour bénéficier d’un programme de financement sans intérêt destiné à soutenir leurs projets économiques. Les inscriptions ont été ouvertes ce lundi 27 avril 2026 et se poursuivront jusqu’au 20 mai 2026. Cette initiative s’inscrit dans la politique de l’État visant à renforcer l’inclusion économique et sociale. Elle est portée par Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui cherche à encourager l’autonomie financière des bénéficiaires et leur accès à l’activité économique.
Le programme prévoit l’octroi de crédits sans intérêt pouvant atteindre 10 000 dinars par bénéficiaire. Ces financements couvrent plusieurs secteurs d’activité et visent à appuyer la création ou le développement de projets. Le remboursement est étalé sur une durée maximale de huit ans, incluant une période de grâce de deux ans. Les inscriptions se font exclusivement en ligne via la plateforme dédiée: https://acces-financement.emploi.gov.tn. Cette démarche numérique vise à simplifier l’accès au dispositif et à garantir une meilleure transparence dans le traitement des demandes.
Sotuver confirme la conclusion de son partenariat stratégique avec le Groupe Bayahi et BA Glass Group, après l’acquisition par BA Glass de 41,28 % de son capital. Selon communiqué, le Groupe Bayahi conserve sa participation au capital et continue d’occuper un rôle d’actionnaire de référence, actif dans les décisions et l’évolution de l’entreprise. “Cette opération exprime la confiance de BA Glass dans la stabilité économique de la Tunisie et dans son attractivité industrielle en région méditerranéenne”, ajoute la même source.
L’entreprise YURA Corporation Tunisia développe un nouveau projet d’extension industrielle dans la région de Kairouan, avec une unité de production supplémentaire dédiée aux câbles automobiles. Ce projet vise à renforcer les capacités de production du site et à consolider la place de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales du secteur automobile.
Cette extension a été présentée lors d’une visite de la Commission parlementaire de l’industrie, du commerce, des ressources naturelles, de l’énergie et de l’environnement, effectuée dans le gouvernorat de Kairouan. La délégation a inspecté plusieurs projets industriels de la région en présence des autorités locales et des responsables de l’entreprise. Le projet porte sur la construction d’une nouvelle unité industrielle qui s’étendra sur une superficie de 4 hectares. Les travaux sont en cours et l’achèvement est prévu pour novembre 2026. Le démarrage de la production est programmé pour 2027, avec une montée progressive de la capacité opérationnelle. Cette nouvelle infrastructure permettra la fabrication de faisceaux de câbles automobiles destinés à des constructeurs internationaux. L’entreprise collabore déjà avec des marques comme KIA et Hyundai et élargira sa production pour répondre à de nouveaux besoins, notamment ceux de Mercedes, renforçant ainsi son positionnement dans l’industrie automobile exportatrice. Sur le plan social, le projet devrait générer un impact significatif en matière d’emploi dans la région. La phase initiale prévoit environ 2 000 postes, tandis que le total pourrait atteindre 5 000 emplois une fois l’unité pleinement opérationnelle. Ces recrutements concerneront principalement les activités de production et d’assemblage. Ce développement industriel confirme la montée en puissance de Kairouan comme pôle attractif pour les investissements industriels, notamment dans les secteurs tournés vers l’exportation.
La compagnie aérienne Transavia vient d’annoncer l’annulation des vols pour les deux prochains mois (mai et juin). Cette décision a été confirmée fin avril 2026 par la filiale du groupe Air France-KLM. Cette décision est à cause la forte hausse du coût du carburant aérien, liée notamment aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Dans le détail, les annulations restent limitées mais bien réelles. Elles concernent moins de 2% du programme de vols sur la période mai–juin, selon la compagnie. Certaines lignes, surtout les trajets loisirs les moins rentables, sont ciblées pour réduire les coûts d’exploitation. Pour les passagers concernés, la compagnie indique qu’ils seront contactés directement par SMS ou e-mail. Plusieurs options sont proposées : report sans frais, avoir ou remboursement intégral. À l’origine de cette situation, la hausse du kérosène pèse lourd sur tout le secteur aérien. Le carburant peut représenter jusqu’à 40 à 45 % des coûts d’une compagnie, et son prix a fortement augmenté à cause des perturbations sur les marchés pétroliers mondiaux. Le blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrol, a notamment réduit l’approvisionnement et fait grimper les prix. Ce phénomène ne touche pas uniquement Transavia. Plusieurs compagnies aériennes à travers le monde réduisent leurs vols ou augmentent leurs tarifs, ce qui pourrait impacter la saison touristique estivale et les prix des billets.
Le port de Port de Zarzis franchit une nouvelle étape. Il lance officiellement sa première ligne maritime internationale régulière pour le transport de marchandises.
Cette avancée a été marquée dimanche 26 avril 2026 par l’arrivée d’un premier navire porte-conteneurs. Cette ligne relie désormais le port de Zarzis au Port de Radès, ainsi qu’aux ports de Port de Gioia Tauro en Italie et Port de Tripoli en Libye. Dans le détail, environ 407 conteneurs vides ont été réceptionnés. Ils seront livrés aux entreprises locales avant d’être rechargés via le port de Zarzis d’ici mi-mai 2026. L’objectif est clair: faciliter les opérations d’exportation pour les sociétés installées dans le sud-est tunisien. Ce nouveau service s’inscrit dans une stratégie plus large. Il vise à dynamiser l’activité économique régionale, à fluidifier les échanges commerciaux et à répondre aux besoins des entreprises exportatrices. En réduisant les coûts de transport et les délais de transit, le port devient un levier concret pour attirer davantage d’investissements dans la région. Pour accompagner ce lancement, plusieurs équipements et moyens logistiques ont été mobilisés. Ils permettent d’assurer les opérations de chargement, déchargement et manutention des conteneurs dans de bonnes conditions. Parallèlement, le port se prépare à une nouvelle phase de développement. Des travaux de dragage sont prévus d’ici fin 2026. Ils permettront d’accueillir des navires plus grands, avec un tirant d’eau pouvant atteindre 11 mètres. Cette évolution renforcera à la fois l’activité commerciale et le potentiel touristique du port, tout en améliorant la sécurité de la navigation. Avec cette nouvelle connexion maritime, Zarzis se positionne progressivement comme un hub logistique stratégique au sud de la Tunisie.
La compagnie aérienne Nouvelair annonce le renforcement de sa flotte avec l’entrée en service d’un nouvel avion de type Airbus A320neo. Il s’agit du troisième appareil de ce modèle intégré par la compagnie, portant ainsi le nombre total d’avions à 17.
Cette acquisition s’inscrit dans une stratégie de modernisation progressive de la flotte. L’objectif est d’améliorer les performances opérationnelles tout en répondant aux exigences croissantes du secteur aérien, notamment en matière d’efficacité énergétique et d’impact environnemental. Dans le détail, le nouvel avion, immatriculé TS-INJ, est conçu pour consommer moins de carburant que les générations précédentes. Il permet également de réduire les émissions de CO₂. À bord, les passagers bénéficient d’un meilleur niveau de confort, avec des cabines optimisées et une expérience de voyage améliorée. Avec cette nouvelle intégration, Nouvelair poursuit son développement et confirme ses priorités : garantir la sécurité des vols, assurer la fiabilité des opérations et maintenir un niveau de service conforme aux attentes des voyageurs.