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Tunisie | Programme de la première journée de Ligue 1 de football

11. August 2026 um 13:45

La Ligue nationale tunisienne de football a annoncé, ce mardi 11 août 2026, le calendrier de la première journée du championnat de Ligue 1 professionnelle. Le choc opposant l’Espérance de Tunis à l’Étoile du Sahel a été fixé pour le dimanche 23 août à 16h30.

Voici le programme complet des rencontres :

Samedi 22 août 2026, à 16h30 :

Stade tunisien / Club sportif sfaxien ;

Espoir sportif de Hammam Sousse / Union sportive monastirienne ;

Progrès sportif de Sakiet Eddaïer / Jeunesse sportive d’El Omrane ;

Union sportive de Ben Guerdane / Club sportif de Hammam-Lif.

Dimanche 23 août 2026 à 16h30 :

Espérance sportive de Tunis / Étoile sportive du Sahel ;

Étoile sportive de Métlaoui / Club Africain ;

Club athlétique Bizertin / Avenir Sportif de La Marsa ;

Espérance sportive de Zarzis / Olympique de Béja.

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El Mourouj | Il jette ses deux fillettes du 3e étage

11. August 2026 um 10:58

C’est à peine croyable : un fonctionnaire, âgé d’une quarantaine d’années, a jeté ses deux fillettes depuis le troisième étage d’un immeuble résidentiel à El Mourouj 1, au sud des Tunis. Cela s’est passé lundi 10 août 2026, a rapporté Diwan FM, en citant une source de police.

Le drame a entraîné le décès de l’une des deux fillettes, âgée de six mois, tandis que sa sœur, âgée de trois ans, a été transférée au service de réanimation dans un état critique.

Les forces de police ont procédé à l’arrestation du père, un fonctionnaire marié depuis huit ans. Au moment des faits, l’épouse était au travail.

Le ministère public a ordonné la mise en garde à vue du père et l’ouverture d’une enquête pour déterminer les mobiles et les circonstances de cet incident.

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Tunisie | Que peut-on sérieusement attendre de la visite de Saïed à Gabès ?

11. August 2026 um 09:41

Les solutions pratiques au problème de la pollution industrielle à Gabès et de ses conséquences sur l’environnement et la santé des habitants, notamment la hausse des affections respiratoires, des cancers et d’autres maladies, tardent à être mises en œuvre et les nombreuses visites des responsables politiques dans la région n’ont pas été suivies d’une amélioration notable de la situation. Au contraire : les Gabésiens, se sentant sacrifiés, s’impatientent et le font tapageusement savoir.  

Latif Belhedi

Le président Kaïs Saïed a effectué, hier soir, lundi 10 août 2026, une «visite surprise» dans le gouvernorat de Gabès, au sud-est de la Tunisie, pour faire le point sur la situation environnementale de la région et constater sur place les problèmes majeurs dont se plaignent les habitants, en particulier la pollution industrielle induite par les usines du Groupe chimique tunisien (GCT), qui produisent des engrais chimiques et rejettent quotidiennement dans l’air, le sol et la mer des tonnes de déchets chimiques très nocifs pour la santé et l’économie de la région.

Au cours de cette visite M. Saïed a souligné, selon l’agence officielle Tap, la nécessité d’adopter des «mesures immédiates et efficaces pour s’attaquer aux sources de pollution et en limiter les conséquences sur la population et l’environnement». Selon la même source, le président a réaffirmé que la situation environnementale à Gabès devait être traitée par une «intervention globale, capable d’agir tant sur les sources de la pollution que sur ses répercussions», tout en parlant de «solutions structurelles à long terme». L’objectif, a-t-il expliqué, est de mettre fin aux causes de l’urgence environnementale plutôt que de se limiter à en gérer les effets.

La «Tchernobyl de la Méditerranée»

A Gabès, ville de la côte sud-est de la Tunisie historiquement connue pour son oasis maritime, où prospéraient l’agriculture, la pêche et le tourisme, la situation environnementale et sanitaire a atteint un stade critique. Surnommée la «Tchernobyl de la Méditerranée», la région subit depuis des décennies l’impact de l’industrie lourde des phosphates.

L’origine de la crise environnementale de Gabès remonte à 1972, avec l’installation du pôle industriel du GCT, destiné à la transformation des phosphates en acide phosphorique et en engrais destinés à l’exportation.

Au fil des décennies, l’activité industrielle a eu un impact majeur sur l’environnement, notamment par le rejet en mer d’importantes quantités de phosphogypse — un résidu du traitement des phosphates contenant, entre autres, des métaux lourds, du fluor et des éléments radioactifs — ainsi que par des émissions atmosphériques de dioxyde de soufre, d’ammoniac et de composés fluorés.

La pollution a également affecté les ressources en eau, en raison de l’exploitation progressive des nappes phréatiques par le complexe industriel et de ses conséquences sur l’écosystème de l’oasis côtière.

La situation est revenue au cœur de l’actualité après des épisodes de forte pollution atmosphérique ayant provoqué, depuis septembre dernier, des intoxications et des hospitalisations : selon des sources locales, plus de 120 personnes ont nécessité des soins pour des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des évanouissements ainsi que des irritations oculaires et des voies respiratoires.

La population au bord de la crise de nerfs

Par ailleurs, des associations écologistes et des militants organisent régulièrement des marches de protestation, à Gabès mais aussi à Tunis, devant le siège du GCT, pour dénoncer les conséquences de la pollution industrielle sur la santé des populations locales, notamment l’augmentation des pathologies respiratoires, des cancers et d’autres maladies.

Le mouvement écologiste «Stop Pollution» a organisé de nombreuses mobilisations pour réclamer la fin de la pollution industrielle et la délocalisation des installations du GCT. La pression croissante de la population a replacé la question environnementale de Gabès parmi les priorités de l’agenda institutionnel national. Kaïs Saïed avait déjà chargé un groupe de travail d’élaborer des propositions pour répondre en urgence à la crise environnementale dans la région. Le rapport final et les recommandations du groupe avaient été présentés au président en janvier 2026. Mais on attend toujours des mesures concrètes pour faire face au fléau de la pollution industrielle à Gabès.

Certaines annonces ont été faites ces derniers mois pour calmer la colère des habitants, mais elles sont davantage des déclarations d’intention que des décisions exécutives. Et les Gabésiens qui avaient espéré voir la visite du chef de l’Etat d’hier soir s’accompagner de la mise en route de mesures concrètes de lutte contre la pollution et ses conséquences socio-économiques en ont finalement eu pour leur frais. Beaucoup ont d’ailleurs scandé d’une seule voix au passage du président : «Le peuple veut le démantèlement des unités industrielles», détournant ainsi, ironiquement, le slogan de la campagne présidentielle de Saïed en 2019 : «Le peuple veut».

Jusque-là, on ne peut pas dire que les cris de détresse des Gabésiens ont été entendus ou que les visites des responsables dans la région aient été suivies d’une amélioration de leur situation. Il faut dire que pour l’Etat tunisien, la marge de manœuvre est très étriquée : la crise financière qu’il traîne depuis 2011 ne lui permet pas de se passer des recettes des exportations d’engrais chimiques. C’est la quadrature du cercle, en somme.

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Le Hezbollah tend la main à la Syrie d’Ahmed al-Charaa

11. August 2026 um 08:00

L’annonce par le secrétaire général du Hezbollah Naïm Qassem de la disposition du parti chiite libanais à dialoguer avec les dirigeants syriens marque un tournant dans son discours politique à l’égard de Damas après la chute du régime de Bachar Al-Assad qui appartenait au même axe pro-iranien que le mouvement chiite libanais et aux côtés duquel il s’était engagé militairement durant la guerre civile en Syrie.

Imed Bahri

Selon le journal londonien arabophone Al-Quds al-Arabi, cette ouverture intervient alors que le Hezbollah fait face à des pressions internes et régionales croissantes, coïncidant avec les efforts de Damas pour redéfinir sa politique régionale en fonction de ses priorités sécuritaires et de ses relations officielles avec d’autres pays.

Dans ce contexte, plusieurs questions se posent quant aux motivations de cette ouverture, à ses chances de succès et aux limites auxquelles elle sera confrontée. 

Les experts et les analystes interrogés par Al-Quds al-Arabi sur ce sujet livrent des analyses divergentes. Certains y voient une tentative du Hezbollah de sortir de son isolement et de contenir les pressions qu’il subit, tandis que d’autres y voient un élément d’une stratégie iranienne plus large. Les interprétations des motivations de ce changement et de l’ampleur de la réaction syrienne divergent également.

Le Hezbollah cherche à desserrer l’étau

En analysant les implications de ce changement, le chercheur et analyste politique Mahmoud Allouch estime que l’ouverture du Hezbollah au dialogue avec les dirigeants syriens ne se limite pas à la nature des relations entre les deux parties. Elle reflète aussi une évolution des calculs politiques et sécuritaires du parti, compte tenu des pressions internes et régionales auxquelles il est confronté, parallèlement au rôle que Damas cherche à consolider dans le règlement de la question libanaise.

Il explique à Al-Quds al-Arabi que la déclaration du Hezbollah, se disant prêt au dialogue avec les nouveaux dirigeants syriens, témoigne d’un changement significatif dans l’approche du parti vis-à-vis de Damas et, simultanément, dynamise l’initiative syrienne visant à résoudre la crise libanaise par la voie politique.

Il estime que le parti a pris conscience de l’importance de tirer parti de l’approche syrienne actuelle, qui vise à promouvoir un règlement politique global au Liban incluant toutes les parties, y compris le Hezbollah.

Allouch souligne que cette voie constitue, à l’heure actuelle, une alternative à toute intervention militaire syrienne potentielle au Liban. Il explique que le parti comprend que la poursuite et l’escalade de la crise libanaise pourraient contraindre Damas, pour des raisons de sécurité nationale et de proximité régionale, à adopter des options plus interventionnistes. Dans cette perspective, il estime que le parti «cherche à limiter les facteurs susceptibles de pousser la Syrie vers une future intervention militaire en démontrant sa volonté de s’engager dans un processus politique». Il ajoute : «Le Hezbollah subit actuellement une pression croissante à plusieurs niveaux, compte tenu de la confrontation en cours avec l’Iran, conjuguée à une tendance régionale et internationale visant à réduire l’influence iranienne dans la région, notamment en Irak».

Selon Allouch, ces facteurs poussent le parti à tenter de se positionner dans tout futur accord politique, plutôt que de se retrouver confronté à un accord qui lui est imposé sans sa participation, notamment sur la scène libanaise.

À l’inverse, Allouch estime que les dirigeants syriens sont disposés à dialoguer avec le Hezbollah. Il souligne toutefois qu’à Damas, ce dialogue n’est pas perçu comme une fin en soi mais plutôt comme un instrument au service de l’initiative syrienne concernant le Liban.

Cette initiative repose essentiellement sur l’intégration de la question du désarmement du Hezbollah dans le cadre d’un règlement politique global pour le Liban.

Cette approche syrienne bénéficie du «soutien américain, ainsi que d’un appui régional, ce qui renforce ses chances de succès dans les prochains mois», note-t-il également, tout en soulignant que la situation reste ouverte à de multiples éventualités et que le contexte politique et sécuritaire des relations entre la Syrie et le Hezbollah n’est pas encore stabilisé.

Il est donc difficile de prévoir l’évolution de ces relations dans un avenir proche et ce, malgré des signes suggérant une évolution possible dans le cadre d’accords plus larges concernant la situation libanaise.

Les calculs sous-jacents iraniens

À l’inverse, l’analyste politique Mohammed Al-Attar attribue ce changement aux pressions que subit le Hezbollah et aux calculs de l’Iran quant au maintien de son influence en Syrie et dans la région. Il souligne que toute communication entre Damas et le Hezbollah reste soumise aux considérations de souveraineté étatique et au rôle des institutions officielles.

Al-Attar explique à Al-Quds Al-Arabi que, pour comprendre l’annonce par le Hezbollah de sa disposition au dialogue avec les dirigeants syriens, il est nécessaire d’examiner les intérêts iraniens sous-jacents à cette démarche. Il s’interroge sur les objectifs de Téhéran qui encourage le Hezbollah à ouvrir des canaux de communication avec Damas à ce stade.

Il estime que l’Iran perçoit cette approche comme un moyen de préserver son influence en Syrie en cherchant à réactiver les voies sur lesquelles il s’appuyait auparavant pour transporter des armes et du matériel et faciliter les déplacements de ses réseaux et agents dans le sud de la Syrie et sur la côte. Ceci, selon lui, garantit la continuité de sa présence régionale après les transformations observées sur la scène syrienne. «Le Hezbollah traverse une phase très délicate, confronté à des défis qui pourraient constituer une menace existentielle, compte tenu de la poursuite des frappes israéliennes, de l’escalade des tensions internes au Liban et de la réduction drastique de sa marge de manœuvre ces dernières années», dit-il, tout en doutant que l’annonce par le parti de sa disposition au dialogue avec Damas soit une initiative indépendante, affirmant qu’elle pourrait être coordonnée avec l’Iran, dont les «calculs dépassent les intérêts immédiats du parti, même si ce dernier a également ses propres motivations liées à l’atténuation des pressions qu’il subit».

L’analyste estime que le parti chiite cherche à réduire le nombre de fronts ouverts car aucun accord avec Israël ou les forces politiques libanaises sur le plan interne ne semble se profiler à l’horizon. Cela le pousse à tirer profit des déclarations du président syrien Ahmed Al-Charaa, qui s’est dit ouvert au dialogue si celui-ci sert la stabilité du Liban et de la région.

Selon Al-Attar, le parti vise deux objectifs principaux par cette ouverture. Le premier est d’atténuer l’isolement et la pression qu’il subit du côté syrien. Le second, et le plus important, est de servir les intérêts iraniens en maintenant l’influence de Téhéran en Syrie et en rétablissant l’axe de communication entre l’Irak et la Syrie, permettant ainsi la continuité des lignes de soutien logistique.

Néanmoins, le second objectif est irréaliste étant donné que le président syrien Ahmed Al-Charaa allié des États du Golfe ne jouera jamais le rôle que jouait jadis Bachar Al-Assad en acceptant que son territoire soit une courroie de transport des armes entre l’Irak et le Liban.

Par ailleurs, Al-Attar exclut la possibilité que Damas accepte d’ouvrir un dialogue avec le Hezbollah indépendamment de l’État libanais, considérant que «tout accord de ce type doit être conclu par l’intermédiaire des autorités légitimes de Beyrouth qui ont le pouvoir de signer des accords internationaux et de gérer les relations entre États».

Il conclut qu’il est naturel pour l’État syrien de chercher à contribuer à la consolidation de la sécurité et de la stabilité au Liban mais par la coopération avec l’État libanais et ses institutions et non en s’engageant auprès d’un groupe armé ou en prenant part aux conflits internes libanais.

Le dilemme du Hezbollah

Se fondant sur l’héritage des relations entre le Hezbollah et la Syrie durant les années de guerre, l’écrivain et politologue Ahmed Al-Hawas estime que toute discussion sur un rapprochement mutuel est indissociable du rôle joué par le parti chiite en Syrie ainsi que des bouleversements de l’équilibre des pouvoirs après la chute du régime de Bachar Al-Assad. Le parti se préoccupe davantage d’atténuer les pressions croissantes qu’il subit que de nouer de nouvelles relations avec Damas, soutient-il.

Dans un entretien accordé à Al-Quds Al-Arabi, il explique que le problème fondamental entre le Hezbollah et la Syrie ne réside pas tant dans l’État syrien en tant que système politique mais que c’est plutôt un problème avec le peuple syrien. Il considère que le Hezbollah a fait partie intégrante du système qui, selon lui, a contribué aux massacres, aux déplacements de population et aux bouleversements démographiques, sans parler des tentatives d’implantation idéologique visant à diffuser le chiisme dans des régions majoritairement sunnites.

On estime que l’intervention du Hezbollah dans la guerre civile syrienne ne s’est pas limitée à empêcher la chute du régime précédent mais a également contribué à prolonger le conflit et à aggraver les souffrances des Syriens, ce qui a profondément terni l’image du parti au sein de la société syrienne.

Le retrait du Hezbollah de Syrie et son retour au Liban l’ont privé de nombreux acquis, que ce soit le réseau de milices locales qu’il avait constitué ou à ses activités liées au Captagon et au trafic de drogue, souligne l’analyste. De plus, le déclin de sa présence, aux côtés des forces iraniennes et des milices irakiennes, a affaibli l’une des principales voies d’influence iraniennes, qui s’étendait à travers le territoire syrien jusqu’aux frontières de la Palestine occupée.

Il ajoute que le Hezbollah est désormais confronté à une situation plus complexe, compte tenu des pressions croissantes au Liban pour que l’État ait le monopole de la possession des armes ainsi que des discussions sur le rôle potentiel de Damas dans le soutien à l’État libanais sur cette question. Il exclut toutefois toute intervention militaire syrienne au Liban, suggérant que le rôle de la Syrie se limiterait à fournir des conseils et un soutien politique et sécuritaire aux autorités libanaises.

L’improbable trêve avec Damas

Selon lui, le Hezbollah, conscient de sa marge de manœuvre réduite, cherche à alléger la pression en améliorant ses relations avec Damas. Il estime cependant que le parti ne recherche pas tant un rapprochement qu’une trêve ou une position de neutralité afin d’éviter l’ouverture d’un nouveau front contre lui.

Al-Hawas doute que l’État syrien réponde favorablement à cette proposition, car elle concerne les États et leurs institutions officielles, et non les milices ou les groupes armés.

Il souligne que tout rapprochement avec la Syrie, s’il devait avoir lieu, resterait conditionné par un certain nombre de points qu’il juge fondamentaux, notamment des excuses au peuple syrien, l’indemnisation des victimes, la reconnaissance des violations commises pendant les années de guerre civile, le retrait des troupes de la frontière syrienne, la cessation du trafic de drogue et la divulgation des noms des groupes locaux ayant collaboré avec le Hezbollah en Syrie.

Il conclut que ces exigences rendent difficile la recherche d’un véritable accord, leur mise en œuvre étant hors de portée du Hezbollah.

Par conséquent, il estime que l’objectif principal du parti chiite libanais à ce stade est de surmonter sa situation délicate et de rechercher une relation apaisée avec Damas afin d’éviter que ce dernier ne devienne une source de pression supplémentaire sur le parti à l’avenir.

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Ce que le biocentrisme nous apprend sur l’immortalité

11. August 2026 um 07:52

Et si la mort n’était qu’une illusion ? Nous sommes presque tous hantés par la même certitude : un jour, tout s’arrête à jamais. Nous sommes mortels. Dès le plus jeune âge, nous intégrons un dogme biologique simple : nous sommes notre corps, qui n’est autre qu’une machine faite de matière biologique, et comme la matière s’altère et finit par défaillir, la mort est logiquement le terme final de notre existence. Cette conception simpliste de la mort s’impose à tous et quasiment chacun finit par développer une peur sournoise de cette tragique issue. Et si cette peur reposait sur une illusion d’optique fondamentale ? Et si elle n’est que le prix à payer pour une erreur d’interprétation fondamentale ? 

Prof. Med-Dahmani Fathallah *     

En effet, à l’intersection de la mécanique quantique et des neurosciences, une perspective audacieuse vient bousculer ce postulat. La mort, telle que nous la concevons, ne serait qu’un artefact théorique découlant d’une compréhension obsolète de la réalité. Encore plus surprenant, cette perspective est compatible avec l’eschatologie individuelle islamique.

Aujourd’hui, à la croisée de la physique quantique et des neurosciences, le concept appelé biocentrisme vient ébranler nos certitudes. Son constat est aussi vertigineux que fascinant : la mort, telle que nous la concevons, n’existe tout simplement pas. Ce n’est qu’une illusion. Voici comment la science réécrit l’un de nos plus grands mythes.

L’un des enseignements les plus troublants de la mécanique quantique est qu’il est impossible de prédire un événement absolu. À l’échelle de l’infiniment petit, la matière ne choisit pas une seule trajectoire : elle évolue dans un éventail de possibilités. Pour expliquer ce phénomène, la physique moderne s’appuie souvent sur l’interprétation des mondes multiples (le multivers) initiée par le physicien Hugh Everett. Cette interprétation du multivers stipule que chaque issue quantique possible se réalise effectivement. Elle ne s’efface pas ; elle prend forme dans un univers parallèle. Le biocentrisme, développé notamment par le biologiste Robert Lanza, pousse ce principe jusqu’à sa conclusion logique : dans un nombre infini d’univers, tout ce qui peut arriver se produit quelque part. Dans ce cadre théorique, la fin absolue devient un non-sens. Un corps biologique peut s’autodétruire dans un univers précis, mais la trame globale des réalités, elle, continue d’exister simultanément.

Loi des 20 watts : l’énergie ne meurt jamais

Ce que nous appelons «conscience», cette voix intérieure qui se demande «Qui suis-je ?», repose sur une réalité physique très concrète : une activité électrique d’environ 20 watts circulant dans notre cerveau au sein du réseau neuronal. C’est ici que la thermodynamique entre en jeu avec l’un des axiomes les plus solides de toute la science : l’énergie ne peut être ni créée, ni détruite. Elle ne fait que se transformer. Si cette énergie de 20 watts qui anime votre être ne peut pas disparaître à l’arrêt du cœur, où va-t-elle ? S’éteint-elle réellement, ou glisse-t-elle simplement d’un état à un autre, d’une branche du multivers à une autre ? Des études récentes de génétique moléculaire rapportées dans la revue Nature Communications ont clairement montré qu’un nombre de gènes humains restent actifs et même plus actifs après la mort clinique.

Ces données sont actuellement exploitées en médecine légale. C’est ainsi que Robert Lanz en intégrant toutes ces nouvelles connaissances biologiques a pu formuler la conception suivante de la vie et de la mort :«La vie est une aventure qui transcende notre façon linéaire de penser. Quand on meurt on ne le fait pas selon le hasard de la matrice des boules de billard mais plutôt dans la matrice de la vie à laquelle on n’échappe pas. La vie a une dimension non linéaire c’est une fleur pérenne qui peut refleurir dans plusieurs univers».

Pour comprendre le transfert dans le multivers, il faut abandonner notre vision classique de la réalité. Une expérience célèbre (le choix retardé de Wheeler) publiée dans la revue Science a prouvé une chose déroutante : une observation faite dans le présent peut modifier le comportement d’une particule dans le passé. L’observateur n’est pas un spectateur passif du temps ; il en est le créateur.Si on considère la parabole du projecteur et de l’écran, on peut voir notre conscience de 20 watts comme la lumière d’un projecteur. Le film projeté sur l’écran (notre réalité) peut changer, mais la source lumineuse reste strictement la même. Mais dans le piège de nos sens, l’espace et le temps ne sont pas des objets réels. Si vous agitez la main dans le vide et que vous retirez la matière et la perception, il ne reste rien. L’espace et le temps ne sont que des outils logiciels créés par notre cerveau pour organiser le flux d’informations qu’il reçoit.

Si l’espace et le temps ne sont que des constructions mentales, la mort perd toute réalité objective. Elle n’est plus une fin dans le temps, mais un événement qui survient à l’intérieur d’un système de perception temporaire. Albert Einstein lui-même l’avait compris. À la mort de son ami très cher Michaël Angelo Besso, il écrivait ces mots inoubliables :«Il a quitté ce monde étrange un peu avant moi. Cela ne signifie rien. Les gens comme nous… savent que la distinction entre passé, présent et futur n’est qu’une illusion obstinément persistante.»

Il est très intéressant de noter que dans cette perception scientifique avant-gardiste et œcuménique de la vie, véhiculée par le biocentrisme moderne, on retrouve des éléments de la dimension métaphysique de vie et de mort de la foi islamique. Ainsi, du point de vue de l’exégèse critique et de l’analyse du texte coranique selon les sciences modernes, le Barzakh (Sourate Al-Mu’minun 23:100) relève de l’eschatologie et de la métaphysique (ʿilm al-ghayb, le domaine de l’inconnaissable), échappant par définition aux méthodes de mesure expérimentale de la science empirique.

Le Barzakh comme transition d’intrication et de frontière d’états :

Le terme barzakh signifie littéralement une barrière ou une zone d’interface infranchissable empêchant l’interpénétration de deux milieux. Le biocentrisme avance que la mort biologique est une transition vers un réseau d’états de réalité alternatifs (s’appuyant sur l’interprétation des mondes multiples de la physique quantique). L’état intermédiaire du Barzakh correspond ainsi à cette frontière ontologique : un état d’existence où l’observateur est séparé du monde physique macroscopique par un obstacle informationnel irréversible (Sourate Al-Mu’minun 23:100 : «derrière eux, il y a un Barzakh jusqu’au jour où ils seront ressuscités»), tout en demeurant dans une phase active de conscience non incarnée.

Par ailleurs, les études contemporaines en sciences des religions, en linguistique comparée et en philosophie de l’esprit analysent la représentation coranique de cet état intermédiaire selon trois axes conceptuels cardinaux :

– la distorsion de la perception temporelle : le texte décrit une altération radicale de la chronologie perçue après la mort physique (Sourate Ar-Rum 30:55, Sourate Al-Kahf 18:19). L’esprit ou la conscience perçoit la durée de son séjour dans l’état intermédiaire comme n’ayant duré qu’une heure ou une fraction de journée, un phénomène analysé en sciences cognitives de la religion comme une modélisation de la cessation du temps biologique et du cadre spatio-temporel terrestre.

La frontière dimensionnelle (ontologique) : sur le plan étymologique et sémantique, le terme barzakh désigne un obstacle impassible séparant deux réalités sans qu’elles ne se mélangent, employé aussi bien pour les corps physiques (Sourate Al-Furqan 25:53) que pour l’état d’existence post-mortem. Il s’agit d’un état de transition (le monde éthéré) où l’entité individuelle conserve une conscience et une forme d’identité sans réintégration corporelle terrestre.

La continuité de la conscience et de la perception : les passages relatifs aux martyrs (Sourate Ali ‘Imran 3:169-170) soulignent une subsistance cognitive et émotionnelle («ils sont vivants auprès de leur Seigneur et pourvus de subsistance»), ce qui constitue dans l’analyse herméneutique une affirmation de la non-réductibilité de la conscience à l’organisme biologique.

De son côté, la théorie du biocentrisme repose sur le principe selon lequel la conscience n’est pas un sous-produit passif de la matière, mais le fondement même de la réalité, créant le cadre spatio-temporel. Ainsi, l’articulation de la vision coranique du Barzakh avec ce paradigme théorique offre une convergence conceptuelle sur les trois axes majeurs que sont la nature illusoire du temps et de l’espace, la conservation de la conscience et l’observateur quantique.

En effet, le biocentrisme soutient que l’espace et le temps ne sont pas des objets physiques réels, mais des structures cognitives ou des «outils logiciels» élaborés par la biologie pour organiser l’expérience sensorielle. Lorsque la structure biologique s’effondre, la conscience ne s’éteint pas; elle s’affranchit du cadre spatio-temporel matériel.Cette approche rejoint la phénoménologie coranique du Barzakh, où la transition post-mortem s’accompagne d’un effondrement de la perception chronologique terrestre : les défunts perçoivent leur séjour intermédiaire comme une durée infinitésimale («vous n’y avez demeuré qu’un peu», Sourate Al-Mu’minun 23:114 ; Sourate Ar-Rum 30:55). Dans le cadre biocentrique, le Barzakh ne s’interprète pas comme un «lieu» physique situé dans l’espace, mais comme un changement d’état de la conscience hors du filtre temporel biologique.

Par ailleurs, selon le premier axiome du biocentrisme, la réalité externe est indissociable de l’observateur (s’inspirant du problème de la mesure en mécanique quantique). La conscience étant fondamentale, l’information quantique qui la sous-tend ne peut s’annihiler (en accord avec le principe de conservation de l’information en physique).

De son côté, le texte coranique affirme la continuité stricte de la perception et de l’identité individuelle après la mort clinique, notamment dans le cas des martyrs (Sourate Ali ‘Imran 3:169 : «Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d’Allah soient morts. Au contraire, ils sont vivants…»).

Dans une grille de lecture biocentrique, la mort n’est qu’une discontinuité du support biologique (al-jasad), tandis que la conscience (al-nafs ou al-rūḥ) poursuit son activité d’observation dans une autre configuration de la réalité.

En résumé, la théorie du biocentrisme qui résulte de la convergence des dernières connaissances en sciences biologique et quantique et le concept de la vie du Barzakh tel que décrit dans le Coran et analysé à travers le prisme des sciences moderne, s’accorderait sur le fait que l’immortalité ne réside pas dans une extension infinie du temps biologique, mais dans le fait pur et simple d’exister en dehors de lui.

* Universitaire.

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Nations unies | Une juive costaricienne brigue la succession de Guterres

11. August 2026 um 07:04

Une économiste juive costaricienne, qui a fait ses études en Israël et dont une partie de la famille vit dans l’Etat hébreu, est devenue la favorite pour succéder à António Guterres. Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica, est devenue la favorite de ce début de course pour succéder au secrétaire général des Nations unies. Si elle est choisie, elle deviendrait la première femme et la première personne juive à occuper le poste le plus élevé de l’Onu.

Grynspan, économiste, est actuellement secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), l’organe onusien consacré au commerce mondial, aux investissements, aux finances et au développement économique, en particulier dans les pays en développement.

Lors d’un scrutin consultatif non contraignant parmi les 15 membres du Conseil de sécurité, Grynspan a reçu 10 votes «encourageants», devançant l’ancienne ministre guyanienne des Affaires étrangères Carolyn Rodrigues-Birkett (9 votes) et Rafael Grossi, l’Argentin à la tête de l’agence nucléaire de l’Onu (7 votes).

Les membres du Conseil de sécurité sont invités à voter pour ou contre un candidat, ou à exprimer une «sans opinion» sur sa candidature lors de ce premier scrutin anonyme. Le prochain tour de vote révélera si l’un des cinq membres permanents du Conseil – la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni ou les USA – a opposé son veto effectif à une nomination.

Une fois qu’un consensus sera trouvé entre les membres du Conseil de sécurité, la nomination sera soumise à l’Assemblée générale de l’Onu, où le candidat sera officiellement nommé. Un calendrier précis n’a pas encore été publié, mais le second mandat de Guterres se terminera le 31 décembre, et le prochain secrétaire général lui succédera alors.

Ses parents ont fui la Pologne

Grynspan a déclaré dans un entretien podcast en 2022 que ses parents juifs avaient fui la Pologne pour l’Union soviétique avant la Seconde Guerre mondiale, alors que l’antisémitisme s’intensifiait et que la menace nazie grandissait. Son père s’est échappé avec la majeure partie de sa famille, tandis que sa mère s’est enfuie avec ses deux sœurs, laissant derrière elle ses parents, qui furent plus tard tués pendant l’Holocauste. Après la guerre, ils tentèrent tous deux de rejoindre la Palestine mandataire mais furent détenus par les Britanniques à Chypre, où ils se rencontrèrent, avant de s’installer au Costa Rica.

Selon un communiqué de presse de l’Onu de 2006, elle a étudié à l’Université hébraïque de Jérusalem, où elle a suivi des études d’économie et de sociologie. En 2020, elle a pris la parole lors d’un événement technologique israélien coparrainé par des ministères du gouvernement israélien.

La sœur de Grynspan, Frida, a émigré en Israël à l’âge de 17 ans, où elle a également fréquenté l’Université hébraïque, selon un portrait familial de 2014 publié par le média costaricien en anglais The Tico Times. Le neveu et la nièce de Grynspan ont tous deux servi dans l’armée israélienne, selon le même article.

Avant de diriger la Cnuced, Grynspan a été secrétaire générale du Secrétariat général ibéro-américain, qui organise les réunions annuelles des dirigeants des pays de langue espagnole et portugaise. Auparavant, elle a été administratrice adjointe du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ainsi que deuxième vice-présidente du Costa Rica, entre 1994 et 1998.

En 2017, Grynspan a été l’oratrice principale d’un événement organisé par B’nai B’rith Uruguay pour marquer le 79e anniversaire de la Nuit de Cristal – les pogroms de novembre 1938 contre les Juifs et leurs biens dans l’Allemagne nazie.

Des positions équilibrées sur le conflit israélo-palestinien

Ses positions sur Israël, les Palestiniens et le conflit au Moyen-Orient ne semblent pas différer sensiblement de celles de la direction de l’Onu. Dans un discours de novembre 2023, à la suite de l’attaque du Hamas du 7 octobre contre le sud d’Israël, Grynspan a condamné «la perte horrible de vies civiles» tant lors de l’attaque du Hamas que lors des bombardements israéliens sur Gaza qui ont suivi, y compris les frappes touchant des civils, des hôpitaux, des abris, des écoles et des installations de l’Onu.

Faisant écho à Guterres, Grynspan a appelé à un cessez-le-feu immédiat à Gaza. «Cela signifie la libération inconditionnelle des otages à Gaza, maintenant. La protection des civils, des hôpitaux, des installations de l’Onu, des abris et des écoles, maintenant. Un accès sans entrave pour acheminer des fournitures à toutes les personnes dans le besoin à Gaza, maintenant. Et la fin de l’utilisation des civils comme boucliers humains, maintenant. Aucun de ces appels ne devrait être conditionné par les autres», a-t-elle déclaré.

Sous sa direction, l’organe onusien qu’elle dirige a publié des rapports sur l’impact économique de la guerre entre Israël et Gaza. En 2024, il a constaté que l’économie palestinienne avait subi son déclin le plus marqué en temps de guerre, l’ensemble de la population de Gaza tombant sous le seuil de pauvreté. Il ajoutait que même dans un scénario de reconstruction optimiste soutenu par une aide étrangère substantielle, Gaza aurait besoin de plusieurs décennies pour retrouver son niveau de vie d’avant-guerre.

Un rapport de 2025 a révélé que les restrictions israéliennes imposées à Gaza après la prise de contrôle par le Hamas en 2007, combinées à des guerres répétées, avaient vidé son économie avant même le 7 octobre. Il estimait que Gaza avait perdu 35,8 milliards de dollars de PIB potentiel entre 2007 et 2023. La dernière guerre a ensuite provoqué un autre effondrement dévastateur, avec des dommages aux infrastructures estimés à 18,5 milliards de dollars en janvier 2024.

Bien que les responsables israéliens n’aient pas encore commenté publiquement la possibilité que Grynspan succède à Guterres, l’ONG de droite pro-israélienne UN Watch a décrit sa candidature comme «soulevant des inquiétudes quant à la persistance des mêmes schémas de partialité et de politisation [à l’Onu]».

L’ONG, connue pour sa vive opposition aux positions de l’Onu, a qualifié les rapports économiques de «série de rapports durs et unilatéraux sur Israël, soulevant des inquiétudes quant à l’impartialité et renforçant les craintes qu’elle puisse être trop encline à s’aligner sur le parti pris enraciné du système».

D’après Haaretz

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