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Tourisme chinois : La Tunisie veut séduire, Pékin alerte sur de nouveaux refoulements

27. September 2026 um 02:29

Alors que la Tunisie multiplie les initiatives pour attirer davantage de touristes chinois, l’ambassade de Chine à Tunis a de nouveau mis en garde ses ressortissants après plusieurs cas récents de voyageurs empêchés d’entrer sur le territoire à l’aéroport Tunis-Carthage et renvoyés vers leur point de départ.

Dans un avis consulaire publié le 25 septembre 2026, la représentation diplomatique chinoise rappelle les conditions qui encadrent l’exemption de visa accordée aux touristes chinois.

Passeports abîmés, motifs mal justifiés

Selon l’ambassade, les incidents recensés concernent notamment des passeports endommagés, des motifs de séjour ne correspondant pas au régime d’exemption de visa ou des incohérences dans les itinéraires présentés.

Pékin indique que les contrôles à l’entrée se sont renforcés dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière, sans préciser le nombre de voyageurs concernés par les récents refoulements ni fournir de bilan cumulé.

Cet avertissement n’est pas isolé. Des mises en garde avaient déjà été publiées en mai puis en juillet 2026, cette dernière faisant également état de plusieurs difficultés rencontrées à Tunis-Carthage.

L’ambassade rappelle que les touristes bénéficiant de l’exemption doivent disposer d’un passeport valide, d’un billet aller-retour ou de continuation et d’une réservation d’hôtel payée. Elle avertit également qu’une réservation effectuée auprès d’un logement proposé sur une plateforme comme Airbnb peut ne pas être acceptée comme justificatif à la frontière.

Les déplacements pour affaires, études, travail ou visite familiale restent soumis à l’obtention du visa correspondant.

Un marché que la Tunisie cherche justement à développer

L’exemption de visa touristique, en vigueur depuis octobre 2023, s’inscrit dans une politique tunisienne visant à développer le marché chinois.

Voyagistes, journalistes et influenceurs ont notamment été accueillis en Tunisie pour promouvoir la destination auprès du public chinois, avec des contenus diffusés sur des plateformes comme WeChat, Weibo, Douyin et Xiaohongshu.

La Tunisie doit également participer au salon touristique COITM à Pékin, du 14 au 16 octobre 2026, tandis que des initiatives portent sur l’amélioration de l’accueil, notamment à travers la formation de guides parlant chinois.

Environ 28.000 touristes chinois ont visité la Tunisie en 2025, soit une progression de 19,3% sur un an.

Rien ne permet à ce stade d’établir que les refoulements ont affecté ces arrivées. Mais la répétition des alertes consulaires, à quelques semaines d’un salon où la Tunisie entend précisément renforcer sa visibilité auprès des voyageurs chinois, constitue un point de vigilance pour une destination qui cherche à gagner des parts sur ce marché.

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Guerre contre l’Iran : Trump rejette le plan de Téhéran, de nouvelles frappes envisagées après les élections

27. September 2026 um 01:43

Donald Trump a rejeté la proposition iranienne visant à instaurer une trêve temporaire et à rouvrir le détroit d’Ormuz, alors que des responsables américains évoquent la possibilité d’une reprise des frappes contre l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre.

Le président américain a confirmé publiquement avoir écarté le plan présenté par Téhéran. L’Iran affirme toutefois ne pas avoir encore reçu de rejet formel transmis par les médiateurs et continue de défendre une issue négociée au conflit.

La proposition iranienne prévoyait notamment un cessez-le-feu de sept jours, la réouverture du détroit d’Ormuz et la reprise de négociations sur le programme nucléaire. En contrepartie, Téhéran demandait notamment la levée du blocus naval américain sur ses ports et des dérogations aux sanctions touchant ses exportations pétrolières.

L’après-élections dans les calculs de Washington

Selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains, Donald Trump aurait indiqué à ses collaborateurs qu’il considérait comme probable une nouvelle campagne de frappes contre l’Iran après les élections américaines de mi-mandat.

Aucune décision publique n’a cependant été annoncée en ce sens. Les responsables cités précisent que la position du président américain peut encore évoluer.

Le calendrier électoral est néanmoins entré ouvertement dans le dossier. Donald Trump avait déjà déclaré le 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, qu’un accord avec l’Iran pourrait selon lui intervenir après les élections du 3 novembre. Il estimait que Téhéran attendait d’en connaître les résultats avant d’avancer dans les négociations.

Le rejet de la proposition iranienne ne signifie donc pas nécessairement la fermeture immédiate des canaux diplomatiques.

Téhéran maintient son offre

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que son pays attendait toujours une réponse américaine formelle transmise par les intermédiaires.

Malgré les déclarations publiques de Donald Trump, Téhéran continue ainsi de présenter sa proposition comme étant sur la table et affirme privilégier une solution négociée.

Un autre obstacle majeur demeure toutefois le dossier nucléaire. Un haut responsable iranien a indiqué que Téhéran n’entendait pas renoncer à ses droits nucléaires dans le cadre d’un éventuel accord, notamment concernant l’enrichissement de l’uranium.

Le président iranien Masoud Pezeshkian a également affirmé que son pays restait disposé à discuter du nucléaire et d’autres dossiers avec Washington, tout en rejetant toute négociation menée sous la contrainte.

La situation reste ainsi suspendue entre deux scénarios : la poursuite des négociations indirectes autour de la proposition iranienne ou une nouvelle phase militaire après les élections américaines. Pour l’heure, si le rejet du plan par Donald Trump est public, une éventuelle reprise des frappes après le scrutin reste une hypothèse rapportée par des responsables américains et non une décision officiellement annoncée.

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Pétrole : La Tunisie devient l’un des principaux clients du brut azerbaïdjanais

27. September 2026 um 01:32

La Tunisie occupe une place croissante parmi les clients du pétrole azerbaïdjanais. SOCAR Trading, filiale commerciale de la compagnie publique azerbaïdjanaise SOCAR, la présente comme l’un des principaux acheteurs de brut provenant de la région azerbaïdjanaise.

Cette indication a été donnée le 25 septembre à Bakou par Togrul Kocharli, responsable du développement international de SOCAR Trading, lors de l’Azerbaijan International Investment Forum.

Le responsable a également indiqué que SOCAR figurait parmi les principaux fournisseurs d’une raffinerie en Tunisie, confirmant l’importance prise par les approvisionnements azerbaïdjanais sur le marché tunisien.

Plus de 429.000 tonnes en huit mois

Les dernières statistiques disponibles permettent de mesurer cette progression.

Entre janvier et août 2026, l’Azerbaïdjan a exporté vers la Tunisie 429.376 tonnes de pétrole brut, pour une valeur de 266,3 millions de dollars, selon les données du Comité national des douanes azerbaïdjanais.

En comparaison avec la même période de 2025, les volumes livrés à la Tunisie ont été multipliés par 2,3, tandis que leur valeur a été multipliée par 2,6.

La relation pétrolière entre les deux pays était déjà importante auparavant. Sur l’ensemble de l’année 2024, l’Azerbaïdjan avait exporté 446.158 tonnes de brut et de produits pétroliers vers la Tunisie, pour une valeur proche de 280 millions de dollars.

En seulement huit mois de 2026, les volumes ont ainsi déjà atteint un niveau proche de celui enregistré sur l’ensemble de l’année 2024.

SOCAR regarde aussi vers l’Afrique

La Tunisie s’inscrit dans une stratégie africaine plus large du groupe azerbaïdjanais.

Selon Togrul Kocharli, SOCAR Trading développe ses relations commerciales avec les pays africains depuis plus de quinze ans. L’Afrique du Nord constitue notamment un marché important pour le groupe en raison de sa proximité avec la Méditerranée.

SOCAR entretient également des échanges pétroliers avec la Libye et fournit du gaz naturel liquéfié à l’Égypte.

Le groupe cherche parallèlement à renforcer sa présence sur le continent à travers des investissements directs dans des actifs énergétiques. Il a notamment finalisé l’acquisition d’un actif en Côte d’Ivoire et envisage de développer davantage ses activités en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest et en Afrique subsaharienne.

Pour la Tunisie, la déclaration de SOCAR intervient alors que les achats de brut azerbaïdjanais ont fortement progressé en 2026. Les 429.376 tonnes importées en huit mois et la qualification de la Tunisie comme l’un des principaux acheteurs par SOCAR Trading illustrent le poids pris par cette origine dans l’approvisionnement pétrolier du pays.

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Dattes : 150.000 tonnes exportées pour la première fois, les recettes dépassent le milliard

27. September 2026 um 01:10

Les recettes des exportations tunisiennes de dattes ont dépassé le milliard de dinars, tandis que les volumes exportés ont atteint pour la première fois 150.000 tonnes. Ces chiffres ont été annoncés par le directeur général du Groupement interprofessionnel des dattes (GID), Kaïsar Ben Arfa.

Intervenant dans l’émission Agri Hour sur Express FM, il a précisé que le volume exporté pourrait encore augmenter, la campagne d’exportation étant toujours en cours.

Cette performance intervient après une campagne marquée par une production record d’environ 400.000 tonnes.

150.000 tonnes exportées pour la première fois

Le franchissement des 150.000 tonnes constitue un nouveau seuil pour la filière tunisienne des dattes.

À fin juillet, les exportations avaient atteint 144.100 tonnes pour des recettes de 908,4 millions de dinars, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) rapportées précédemment par Webdo.

La progression enregistrée depuis permet désormais au secteur de dépasser simultanément deux seuils : 150.000 tonnes exportées et un milliard de dinars de recettes.

Selon Kaïsar Ben Arfa, la filière compte environ 120 stations de conditionnement réparties sur l’ensemble du territoire ainsi que 200 sociétés de commerce international participant aux opérations d’exportation.

Des dattes tunisiennes dans 94 pays

La Tunisie a également élargi ses débouchés. Les dattes tunisiennes sont aujourd’hui commercialisées dans environ 94 pays, entre marchés européens, asiatiques, africains et américains.

Les marchés européens occupent la première place et représentent environ 40% des débouchés évoqués par le responsable du GID.

La Deglet Nour demeure au cœur de cette activité. Cette variété représente environ 80% de la production nationale.

Le GID poursuit parallèlement ses démarches de prospection à travers la participation à des manifestations internationales. Selon Kaïsar Ben Arfa, plusieurs pays arabes disposant d’une production de dattes supérieure à celle de la Tunisie ont également manifesté leur intérêt pour des partenariats avec la filière tunisienne.

Pour la nouvelle récolte, les premières indications sont jugées favorables. Le GID estime que la production devrait se situer à un niveau proche de la moyenne annuelle enregistrée au cours des cinq dernières années, dans un contexte où les producteurs doivent également faire face aux effets des changements climatiques.

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Empfangen — 24. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Électroménager : La Tunisie parmi les marchés ciblés par de nouvelles exportations algériennes

24. September 2026 um 09:28

La Tunisie figure parmi les six marchés auxquels sont destinées de nouvelles opérations d’exportation de produits électroniques et électroménagers fabriqués en Algérie, dont le lancement est prévu ce jeudi 24 septembre 2026. Selon le ministère algérien du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, cinq opérations doivent partir de Sétif, Bordj Bou Arréridj et El Tarf vers la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, le Mali, l’Égypte et la Jordanie.

Les industriels cités sont Condor, Sinova Samsung, Géant, Iris et Biolux, qui commercialise notamment la marque Maxwell. Le ministère n’a toutefois pas précisé quelles entreprises approvisionneront chacun des six pays, ni les volumes destinés spécifiquement à la Tunisie.

Des marques déjà vendues en Tunisie

L’annonce ne signifie donc pas l’arrivée de cinq nouvelles marques sur le marché tunisien. Plusieurs produits fabriqués en Algérie y sont déjà commercialisés et certains font l’objet d’exportations régulières.

Géant Electronics avait notamment expédié 20 camions de produits électroniques vers la Tunisie en juillet 2025. Condor dispose d’un historique commercial plus ancien dans le pays, tandis qu’Iris a également exporté des appareils électroménagers vers le marché tunisien.

Cette présence est aujourd’hui visible dans le commerce structuré. De grandes enseignes tunisiennes comme Mytek proposent notamment des appareils Condor, Iris, Maxwell et Biolux avec garantie et service après-vente.

Elle s’ajoute à un marché parallèle de l’électroménager historiquement important, notamment au souk Moncef Bey, où des appareils provenant de l’étranger sont également commercialisés en dehors des réseaux des représentants agréés.

La nouvelle opération annoncée par Alger s’inscrit ainsi dans un marché tunisien déjà largement ouvert aux produits fabriqués dans la région.

Samsung illustre la recomposition du marché

Samsung constitue un exemple particulier de cette évolution.

Partenaire historique de Samsung en Tunisie, El Athir avait développé dès 2012 la production locale de cartes mères et de cartes d’alimentation destinées aux téléviseurs. Le groupe tunisien conserve aujourd’hui une activité d’assemblage de cartes électroniques et de téléviseurs et distribue notamment Samsung et TCL.

Parallèlement, des appareils Samsung fabriqués en Algérie arrivent désormais directement sur le marché tunisien. En mars 2025, Sinova, partenaire industriel de Samsung à Sétif, avait expédié un premier lot de 231 lave-linge et 162 réfrigérateurs vers la Tunisie. D’autres opérations ont suivi.

Le marché tunisien combine ainsi assemblage local, importations de produits finis et approvisionnements provenant de plusieurs pôles industriels régionaux.

L’annonce du 24 septembre confirme surtout la volonté des industriels implantés en Algérie d’accroître leurs exportations vers ces marchés voisins, avec la Tunisie parmi les débouchés explicitement visés.

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Empfangen — 23. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Fergie Chambers : L’Espagne refuse de bloquer la demande d’extradition américaine

23. September 2026 um 17:24

Le gouvernement espagnol a décidé de laisser la justice examiner la demande d’extradition vers les États-Unis de Fergie Chambers, homme d’affaires américain installé en Tunisie et connu notamment pour son soutien financier au Club Africain.

Réuni mardi 22 septembre 2026, le Conseil des ministres a « autorisé la continuation » de la demande américaine. Le gouvernement avait été appelé par plusieurs formations de gauche à bloquer la procédure à ce stade, mais a choisi de transmettre le dossier à l’Audiencia Nacional.

Cette décision ne signifie pas que l’Espagne a accepté d’extrader Chambers. La porte-parole du gouvernement, Elma Saiz, a insisté sur son caractère procédural. La justice espagnole doit maintenant examiner la demande américaine et les arguments de la défense avant qu’une décision définitive puisse être prise.

Arrêté à Ibiza depuis le 10 juillet

Fergie Chambers a été arrêté le 10 juillet 2026 à Ibiza à la demande des États-Unis. Il est depuis détenu en Espagne.

Washington lui reproche plusieurs opérations financières et réclame son extradition. En août, Webdo avait rapporté le contenu de la notice rouge d’Interpol révélée par le quotidien espagnol El País. Le document mentionnait trois chefs d’accusation : blanchiment d’argent, émeute et complot en vue de provoquer une émeute.

Le dossier comporte également un important volet tunisien. Parmi les transactions examinées par les autorités américaines figure un transfert d’environ 7,5 millions de dollars vers la Tunisie.

La défense de Chambers soutient que ces fonds étaient destinés au Club Africain, notamment pour régler des dettes et des salaires et financer des infrastructures. Cette version est contestée dans le cadre du dossier américain et n’a pas été établie par une décision judiciaire.

Sumar s’oppose à la décision du gouvernement

L’affaire divise désormais ouvertement la coalition gouvernementale espagnole.

Les ministres de Sumar ont présenté lors du Conseil des ministres un document contenant leurs arguments juridiques en faveur de l’arrêt de la procédure. Enrique Santiago, député de Sumar et porte-parole d’Izquierda Unida, a ensuite vivement critiqué la position du PSOE.

Podemos et le BNG ont également demandé au gouvernement espagnol de rejeter l’extradition.

La défense de Chambers est dirigée par Baltasar Garzón, ancien juge de l’Audiencia Nacional. Après la décision du gouvernement, celui-ci a dénoncé une incohérence de l’exécutif espagnol et soutenu que son client faisait l’objet d’une persécution politique aux États-Unis en raison de son engagement en faveur de la Palestine. Il s’agit de la position de la défense, contestée par les autorités américaines.

L’Audiencia Nacional doit désormais fixer une audience. Selon Reuters, celle-ci est attendue dans les prochaines semaines.

Même si la justice espagnole autorise l’extradition, le dossier ne sera pas nécessairement clos : le gouvernement conservera un rôle dans la décision finale.

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Ebola en RDC : L’épidémie s’étend, la Tunisie dépêche une aide médicale

23. September 2026 um 16:45

La Tunisie a acheminé une cargaison de médicaments et de matériel médical vers la République démocratique du Congo (RDC), où l’épidémie d’Ebola continue de s’étendre et touche désormais 63 zones de santé.

L’aide tunisienne a quitté le pays le 22 septembre 2026 à bord d’un avion militaire à destination de l’aéroport international de Kinshasa, selon le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

Médicaments et matériel médical

La cargaison comprend une quantité importante de médicaments ainsi que du matériel médical et paramédical destiné à renforcer les capacités des autorités sanitaires congolaises.

Plusieurs départements et organismes tunisiens ont été mobilisés pour cette opération : les ministères des Affaires étrangères, de la Défense nationale, de la Santé et des Affaires sociales, ainsi que le Croissant-Rouge tunisien et l’Union tunisienne de solidarité sociale.

Les services du ministère de la Défense nationale ont assuré le chargement et le transport de l’aide. À Kinshasa, l’ambassade de Tunisie doit superviser sa remise aux autorités congolaises.

L’épidémie atteint désormais 63 zones de santé

L’envoi tunisien intervient alors que l’épidémie provoquée par le virus Ebola Bundibugyo continue de progresser en République démocratique du Congo.

Selon le dernier rapport de situation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), arrêté au 20 septembre, 7.733 cas confirmés et 3.732 décès ont été enregistrés, soit un taux brut de létalité de 48,3%.

Par rapport au précédent rapport de situation de l’OMS, 475 nouveaux cas confirmés et 222 décès supplémentaires ont été recensés.

L’épidémie touche désormais 63 zones de santé. L’OMS signale notamment son extension à Dungu, dans la province du Haut-Uélé, près de la frontière avec le Soudan du Sud.

L’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie, concentrant 76,9% des cas confirmés cumulés. Une transmission importante persiste également dans le Nord-Kivu et le Haut-Uélé.

L’OMS souligne que la dynamique de transmission reste géographiquement hétérogène, malgré des signes de recul observés dans certaines des principales zones touchées.

L’apparition de cas dans de nouvelles zones maintient toutefois le risque d’une poursuite de l’expansion géographique de l’épidémie, alors que les autorités congolaises et leurs partenaires cherchent à renforcer les capacités de surveillance, de prise en charge et de riposte.

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Anglais : La Tunisie 6e au TOEIC 2025 et première en Afrique

23. September 2026 um 16:33

La Tunisie affiche l’un des scores moyens les plus élevés au TOEIC Listening & Reading en 2025. Avec 766 points sur 990, elle occupe la sixième position parmi les pays et territoires figurant dans les statistiques internationales publiées à partir des données d’ETS et arrive en tête des pays africains recensés.

Selon le « 2025 Report on Test Takers Worldwide », l’Allemagne obtient le score moyen le plus élevé avec 851 points, juste devant le Liban (850). Suivent la Belgique (780), l’Italie (776) et l’Inde (768). La Tunisie arrive immédiatement derrière avec 766 points.

Elle devance notamment le Costa Rica (763), l’Espagne (751), la Pologne (750), les Philippines (722) et la France (719).

La Tunisie devant le Maroc et l’Algérie

À l’échelle africaine, aucun autre pays figurant dans le tableau publié n’atteint le score tunisien.

Le Maroc obtient une moyenne de 717 points et l’Algérie 713. Madagascar suit avec 697 points, devant La Réunion (635), le Cameroun (614), le Bénin (611) et le Sénégal (583).

La performance tunisienne doit toutefois être interprétée avec précaution. Ces chiffres ne constituent pas un classement du niveau général d’anglais de la population des différents pays.

Les données portent sur les personnes ayant passé le TOEIC Listening & Reading en 2025 et renseigné le questionnaire associé. Le rapport ne présente par ailleurs que les catégories comptant au moins 500 candidats.

La composition de la population testée peut donc varier considérablement d’un pays à l’autre, notamment selon la place occupée par le TOEIC dans les universités, les entreprises et les procédures de recrutement.

Un test étroitement lié aux études et à l’emploi

Le profil mondial des candidats permet également de mieux comprendre ces résultats. Les jeunes de 21 à 25 ans représentent 43% des candidats recensés, tandis que 58% sont des étudiants à temps plein et 30% travaillent à temps plein.

La recherche d’un emploi figure parmi les principales raisons déclarées pour passer le TOEIC Listening & Reading, aux côtés des exigences académiques et de l’apprentissage de l’anglais.

Le score de 766 points constitue donc un indicateur favorable pour les candidats tunisiens ayant passé le TOEIC en 2025, mais il ne peut être extrapolé au niveau d’anglais de l’ensemble de la population tunisienne.

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Tunisie : Dans sept gouvernorats, seules 18 % des femmes ont un compte bancaire

23. September 2026 um 16:16

L’accès aux services financiers reste très inégal en Tunisie. Dans sept gouvernorats du Centre et du Sud, seules 18 % des femmes interrogées disposent d’un compte bancaire, tandis que ces territoires ne concentrent que 12 % du réseau bancaire national.

Ces chiffres ressortent d’une étude publiée le 22 septembre 2026 par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Observatoire de l’inclusion financière (OIF), consacrée à l’inclusion financière des femmes et des jeunes.

L’étude porte sur Kairouan, Gabès, Médenine, Tataouine, Gafsa, Tozeur et Kébili. Elle analyse à la fois l’offre de services financiers et les comportements des populations, notamment en matière d’accessibilité, de coût, de connaissance des produits et de confiance envers les institutions.

Il convient toutefois de distinguer bancarisation et accès plus large aux services financiers : 41 % des femmes interrogées disposent d’un compte auprès d’une institution financière formelle. Dans le détail, 18 % possèdent un compte bancaire et 27 % un compte postal.

Un réseau bancaire encore peu présent

Les sept gouvernorats étudiés comptent 256 agences bancaires, soit seulement 12 % des 2 064 agences recensées à l’échelle nationale.

Cette faible couverture contribue, selon l’étude, au maintien de pratiques financières informelles, notamment l’épargne à domicile et les mécanismes communautaires de solidarité.

Les difficultés ne se limitent toutefois pas à la proximité des agences. Le manque de ressources financières, le coût des services, la complexité de certains produits et la méfiance envers les institutions constituent également des obstacles importants.

L’étude relève notamment que 51 % des femmes interrogées citent le manque de ressources financières parmi les facteurs d’exclusion. Parmi celles qui travaillent, 58 % déclarent un revenu mensuel inférieur à 500 dinars.

Le recours aux espèces reste par ailleurs extrêmement répandu : 98 % des femmes interrogées utilisent le cash.

Le PNUD et l’OIF plaident ainsi pour des produits plus simples, transparents et adaptés aux revenus modestes, ainsi que pour un renforcement de l’éducation financière et de l’accompagnement.

Une caravane dans les sept gouvernorats

Une campagne doit désormais prolonger cette étude sur le terrain. À partir d’octobre 2026, une caravane itinérante parcourra les sept gouvernorats concernés.

Elle réunira banques, institutions de microfinance, assurances et opérateurs de services financiers numériques. Des accompagnements personnalisés, animations pédagogiques et simulations pratiques seront proposés aux femmes et aux jeunes.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Green Economy: Women’s Economic Empowerment in Tunisia » (GEWEET), financé par le gouvernement du Canada.

Selon le PNUD, cette démarche rejoint également les priorités du Plan de développement 2026-2030, notamment l’autonomisation économique des catégories vulnérables et le soutien aux micro et très petites entreprises.

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Empfangen — 18. September 2026 ⏭ Französischsprachig

À Tunis, l’IA aide Interpol à identifier 126 combattants terroristes étrangers présumés

18. September 2026 um 18:24

Interpol a dévoilé ce vendredi 18 septembre 2026 les résultats d’une vaste opération antiterroriste organisée à Tunis du 1er au 5 juin dernier. Plus de 108.000 images faciales issues notamment de contenus diffusés par des groupes jihadistes ont été analysées, permettant jusqu’ici d’identifier 126 combattants terroristes étrangers présumés grâce, entre autres, à l’intelligence artificielle.

Baptisée « Shams II », l’opération a réuni dans la capitale tunisienne 28 policiers spécialisés et experts provenant de 11 pays : Côte d’Ivoire, Ghana, Irak, Kenya, Malaisie, Nigeria, Philippines, Qatar, Tadjikistan, Tunisie et Ouzbékistan.

Plus de 108.000 visages analysés

Durant les cinq jours de l’opération, les équipes ont extrait précisément 108.076 images faciales à partir de contenus visuels publiés par des groupes jihadistes.

Des agents programmés et des scripts développés à l’aide de l’intelligence artificielle ont permis d’automatiser une partie de la collecte, d’éliminer les doublons et de contrôler la qualité des images.

Le volume a ainsi été ramené à 6.362 images uniques jugées suffisamment exploitables pour être comparées au système de reconnaissance faciale d’Interpol. Les résultats produits avec l’aide de l’intelligence artificielle ont ensuite été contrôlés par des policiers et analystes spécialisés.

À ce jour, ce travail a permis d’identifier 126 combattants terroristes étrangers présumés. Interpol précise que les correspondances obtenues doivent enrichir les renseignements existants, notamment sur leurs localisations potentielles et leurs réseaux.

Certaines pistes sont déjà utilisées dans le cadre de procédures judiciaires dans les pays participants, dont une concernant deux suspects actuellement détenus. Plusieurs milliers d’images doivent encore être traitées, laissant ouverte la possibilité de nouvelles identifications.

Interpol ne précise toutefois ni la nationalité des 126 personnes identifiées ni les pays auxquels elles sont directement liées. Rien dans les informations publiées ne permet donc d’affirmer qu’elles sont tunisiennes ou qu’elles se trouvent en Tunisie.

Cryptomonnaies et radicalisation en ligne

L’opération menée à Tunis a également porté sur le financement du terrorisme. Des outils spécialisés dans le suivi des cryptomonnaies ont conduit à trois demandes urgentes de communication de données adressées à un prestataire de services d’actifs virtuels.

Les représentants des onze pays ont par ailleurs travaillé avec des acteurs du secteur des jeux en ligne sur les risques de radicalisation des jeunes dans les environnements numériques.

Shams II a été organisée dans le cadre du projet CT TECH+, financé par l’Union européenne et soutenu par l’Office des Nations unies contre le terrorisme.

L’opération marque surtout une nouvelle étape dans l’utilisation de l’intelligence artificielle par les services internationaux de lutte antiterroriste : non pour remplacer l’analyse humaine, mais pour traiter rapidement des volumes de données qu’il serait particulièrement difficile d’examiner manuellement.

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Empfangen — 15. September 2026 ⏭ Französischsprachig

Tunisie–Canada : Plus de vols, de nouvelles destinations et le fret aérien libéralisé

15. September 2026 um 05:12

La Tunisie et le Canada viennent d’élargir leur accord de transport aérien. Au-delà du passage de quatre à sept vols hebdomadaires autorisés pour chaque pays, le nouveau dispositif ouvre surtout la possibilité de desservir davantage de destinations et libéralise les vols exclusivement consacrés au fret.

L’accord élargi a été annoncé lundi 14 septembre 2026 par le ministre canadien des Transports, Steven MacKinnon. Il prévoit désormais jusqu’à sept vols passagers-cargo par semaine pour chaque pays, contre quatre auparavant.

Mais l’une des principales nouveautés se situe ailleurs : les compagnies désignées obtiennent désormais un accès à tous les points situés dans les deux pays. L’ancien dispositif limitait les droits à un seul point en Tunisie et un seul au Canada.

De nouvelles destinations désormais possibles

Pour Tunisair, qui dessert directement Montréal depuis Tunis, le nouvel accord crée donc une marge de développement beaucoup plus importante.

Il ne signifie cependant ni que Tunisair assurera immédiatement sept rotations hebdomadaires ni qu’une nouvelle ligne sera automatiquement ouverte. Il établit le cadre réglementaire permettant aux transporteurs d’augmenter leurs fréquences ou de desservir d’autres villes si les conditions commerciales et opérationnelles le permettent.

L’enjeu est d’autant plus important que, selon le gouvernement canadien, le trafic de passagers entre les deux pays a augmenté de plus de 55% depuis le précédent élargissement de l’accord en 2019.

Ottawa estime que le nouveau cadre doit favoriser la mobilité, le tourisme et les échanges économiques entre les deux pays.

Pour la Tunisie, la question est maintenant de savoir si Tunisair compte utiliser les trois fréquences supplémentaires autorisées et, à plus long terme, envisager une autre destination canadienne que Montréal.

Le fret aérien totalement libéralisé

L’autre évolution majeure concerne les marchandises. Le nouvel accord autorise un nombre illimité de vols exclusivement cargo chaque semaine, alors qu’aucun droit spécifique n’était auparavant prévu pour les vols tout-cargo.

Cette ouverture pourrait offrir de nouvelles possibilités aux exportateurs tunisiens, particulièrement pour les marchandises à forte valeur ou nécessitant des délais de transport courts.

Tunisair dispose déjà d’une activité fret et présente Montréal comme l’un de ses hubs permettant le réacheminement de marchandises vers des destinations situées hors de son propre réseau.

L’impact concret de l’accord dépendra toutefois de son utilisation par les compagnies aériennes. Pour les voyageurs comme pour les entreprises tunisiennes, le cadre permettant davantage de fréquences, de destinations et de capacités de fret est désormais en place. Reste aux transporteurs à transformer ces nouveaux droits en nouvelles liaisons.

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