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Bassem Loukil placé en détention

15. Oktober 2026 um 19:14

Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier aurait ordonné, dans la soirée de mercredi 14 octobre, le placement en détention de l’homme d’affaires Bassem Loukil, soupçonné de « blanchiment d’argent, corruption financière et infractions à la réglementation des changes ». C’est ce que rapporte un confrère de la place, qui ajoute que « l’Observatoire de la liberté pour la Tunisie s’inquiète de cette décision et appelle à la révision du mandat de dépôt ».

Président directeur général du groupe Loukil et ancien représentant de la marque Citroën en Tunisie, Bassem Loukil a été placé en détention à l’issue de son « interrogatoire par le juge d’instruction ». L’enquête porte notamment sur des soupçons d’entente en vue de blanchir de l’argent, d’exploitation de fonctions publiques à des fins d’avantages indus et de violations de la législation des changes.

Lire aussi: Le Groupe Loukil en quête de nouveaux partenariats techniques pour sauver AMS

Dans un communiqué, l’Observatoire de la liberté pour la Tunisie aurait demandé que l’instruction se poursuive en état de liberté, toujours selon la même source. Il met en garde contre les conséquences économiques et sociales de telles procédures, qui peuvent affecter les entreprises, les salariés et les partenaires commerciaux avant même qu’un jugement définitif ne soit rendu.

L’Observatoire insiste sur le respect de la présomption d’innocence, la précision des accusations et l’individualisation des responsabilités. Il dénonce également le risque d’ »instrumentalisation des affaires économiques à des fins de pression politique », tout en rappelant que « les faits de corruption ou de blanchiment avérés doivent être sanctionnés par une justice indépendante et dans le cadre d’un procès équitable ».

L’Observatoire appelle ainsi à la révision de la décision de détention et au respect des droits de la défense. « À ce stade, Bassem Loukil reste présumé innocent : le mandat de dépôt constitue une mesure de détention préventive et non une condamnation ».

Affaire à suive.

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L’ancien patron MENA de la Banque mondiale, Ferid Belhaj, rejoint le think tank washingtonien MEI

15. Oktober 2026 um 14:04

Ferid Belhaj, qui a dirigé de 2018 à 2024 les opérations de la Banque mondiale dans la région MENA, vient de rejoindre le Middle East Institute (MEI). A savoir un centre de réflexion basé à Washington. Il y intervient en qualité de Senior Fellow.

Les travaux de Ferid Belhaj porteront sur l’économie, la gouvernance, les réformes institutionnelles et les capacités de l’État, ainsi que sur les enjeux géopolitiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Cette nomination prolonge un parcours construit entre institutions internationales et centres de recherche consacrés aux politiques publiques de la région.

Vingt-huit ans à la Banque mondiale

Un peu d’histoire tout d’abord. Ferid Belhaj entre à la Banque mondiale en 1996 comme conseiller juridique principal. Il y occupera ensuite de nombreuses fonctions de responsabilité : direction des activités de l’institution dans le Pacifique, représentation auprès des Nations unies à New York, supervision des opérations au Maroc.

De 2012 à 2017, il pilote l’action de la Banque au Moyen-Orient, couvrant notamment le Liban, la Syrie, la Jordanie, l’Irak et l’Iran. Il est alors impliqué dans les initiatives d’appui aux pays touchés par les conflits, dans la réponse à la crise des réfugiés syriens et dans les efforts de reconstruction.

Il devient ensuite chef de cabinet du président du Groupe de la Banque mondiale, avant d’être nommé vice-président pour la région MENA, poste qu’il occupe jusqu’en 2024.

Une expertise au service de l’analyse régionale

Au MEI, Ferid Belhaj intègre un environnement de recherche dédié à l’étude des politiques et des mutations du Moyen-Orient. Ses analyses se concentreront sur les questions économiques, les réformes de l’État et les recompositions géopolitiques de la région.

Il est par ailleurs Senior Fellow au Policy Center for the New South, think tank basé au Maroc, et professeur associé à l’Université Mohammed VI Polytechnique. Ces engagements illustrent la poursuite de son activité dans la recherche et l’analyse depuis son départ de la Banque mondiale.

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Fête de l’Évacuation : l’ARP rend hommage aux sacrifices des martyrs et appelle à suivre leur exemple

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 10:47

A l’occasion de la commémoration du 63è anniversaire de la fête de l’Évacuation, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a appelé les citoyens à s’inspirer des sacrifices consentis par des générations de martyrs afin de renforcer l’esprit patriotique et d’œuvrer, avec dévouement et abnégation, à la prospérité et à l’inviolabilité de la patrie.

Dans une déclaration publiée jeudi, l’ARP a souligné la détermination des députés à s’acquitter pleinement de leur mission, conscients de l’ampleur des défis à relever et des responsabilités qui leur incombent. Elle a également affirmé leur volonté de poursuivre leurs efforts sans relâche, en concertation avec les institutions et les organes de l’État, au service de l’intérêt supérieur de la nation.

A cette occasion, l’Assemblée a rendu hommage à la mémoire des martyrs tunisiens, ainsi qu’aux héros de la résistance nationale et à ses dirigeants, qui ont sacrifié leur vie pour libérer le pays et contribuer à l’instauration d’un État indépendant et souverain.

L’attachement à ces principes fondamentaux constitue, selon l’ARP, un pilier essentiel pour consolider la confiance en l’avenir, porter haut les couleurs de la patrie, défendre sa souveraineté et répondre aux aspirations du peuple tunisien.

La Tunisie célèbre, ce jeudi 15 octobre, le 63è anniversaire de la fête de l’Évacuation, qui marque le départ du dernier soldat des forces françaises d’occupation du territoire national, le 15 octobre 1963, depuis la ville de Bizerte.

Cet événement historique demeure profondément ancré dans la mémoire collective nationale. Il symbolise le recouvrement de la pleine souveraineté nationale et le rétablissement de l’intégrité territoriale du pays, lit-on de même source.

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Fête de l’Évacuation : l’ARP rend hommage aux sacrifices du peuple tunisien

15. Oktober 2026 um 10:26

À l’occasion du 63e anniversaire de la Fête de l’Évacuation, célébrée le jeudi 15 octobre 2026, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a rendu hommage aux sacrifices consentis par les Tunisiens pour parachever la souveraineté nationale et recouvrer l’intégrité du territoire, marquées par le départ du dernier soldat français de Bizerte, le 15 octobre 1963.

Dans un communiqué publié à cette occasion, le Parlement a souligné que cette date nationale symbolise le sacrifice, la résistance et la lutte pour l’indépendance. Il a rappelé les épisodes marquants de la confrontation avec le colonialisme, ainsi que les différentes formes de combat et de résistance menées par les Tunisiens au fil de l’histoire.

L’Assemblée a également rendu hommage à la mémoire des martyrs, des héros de la résistance nationale et de ses dirigeants, qui ont consenti de lourds sacrifices pour libérer le pays et bâtir un État indépendant et souverain.

L’ARP a appelé les Tunisiennes et les Tunisiens à s’inspirer de cet héritage de lutte et de fidélité à la patrie, à renforcer l’esprit national et à unir leurs efforts en faveur de la résilience et de la prospérité du pays.

La souveraineté nationale au cœur des priorités

Dans son communiqué, l’Assemblée des représentants du peuple a réaffirmé la volonté des députés d’assumer leurs responsabilités nationales et de traduire ces valeurs dans l’exercice de leurs différentes missions, face aux défis actuels.

Elle a également insisté sur l’importance de poursuivre un travail constructif et participatif avec les institutions et les structures de l’État, dans le souci de servir l’intérêt supérieur du pays.

Enfin, le Parlement a souligné que l’attachement aux principes fondamentaux de la souveraineté nationale et le renforcement de la confiance en l’avenir constituent des piliers essentiels pour poursuivre le processus de construction nationale, répondre aux aspirations du peuple tunisien à la prospérité, préserver l’indépendance du pays et faire rayonner son drapeau.

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280 000 doses de vaccin antigrippal à prix réduit

15. Oktober 2026 um 09:21

La Tunisie s’apprête à lancer sa campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière. À partir du 27 octobre, les citoyens pourront se procurer le vaccin dans les pharmacies privées ainsi que dans les centres de santé de base et les établissements hospitaliers publics.

Selon Aymen Khelifi, secrétaire général adjoint du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées, 280 000 doses ont été réservées pour cette campagne. Nouveauté cette année : un tarif préférentiel ne dépassant pas 24 dinars la dose, contre près de 38 dinars lors de la précédente campagne.

Le responsable a expliqué cette baisse par le mécanisme de régulation appliqué par la Pharmacie centrale de Tunisie. Celle-ci est l’unique organisme habilité à négocier directement avec les laboratoires étrangers et à assurer l’approvisionnement en vaccins.

Les vaccins distribués dans les secteurs public et privé présenteront les mêmes garanties de qualité et d’efficacité, a-t-il précisé.

Une coordination renforcée pour assurer la distribution des doses

Ces annonces interviennent à la suite d’une réunion de coordination tenue mercredi au siège de la Direction des soins de santé de base. La rencontre a réuni des représentants du ministère de la Santé, de la Pharmacie centrale, de la Direction des soins de santé de base, du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées et de l’Ordre des pharmaciens.

Cette réunion annuelle vise à finaliser les préparatifs logistiques et à renforcer la coordination aux niveaux central et régional afin d’assurer la distribution des doses et le déroulement de la campagne dans les meilleures conditions.

Les personnes vulnérables particulièrement concernées

Le ministère de la Santé rappelle que le vaccin contre la grippe saisonnière est sûr, efficace et recommandé en priorité aux personnes les plus exposées aux complications. Il s’agit notamment des personnes âgées de 65 ans et plus, des patients atteints de maladies chroniques ; notamment cardiovasculaires, respiratoires ou rénales, ainsi que du diabète , des personnes immunodéprimées, des femmes enceintes et des professionnels de santé.

La grippe saisonnière réapparaissant chaque automne, les autorités sanitaires recommandent de se faire vacciner avant l’arrivée de l’hiver. La vaccination reste toutefois possible jusqu’en février, voire au-delà, selon les indications sanitaires.

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Grippe saisonnière : la campagne nationale de vaccination lancée le 27 octobre

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 08:59

La campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière en Tunisie démarre le 27 octobre courant, avec la disponibilité des vaccins dans les pharmacies privées et dans les centres de santé de base et les établissements de santé publique.

Le secrétaire général adjoint du syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) Aymen Khélifi, a indiqué que 280 mille doses de vaccin ont été consacrées à la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière, annonçant qu’un tarif préférentiel sera appliqué cette année pour la vaccination, ne dépassant pas 24 dinars par dose, contre environ 38 dinars l’année dernière.

Khalifi a expliqué, dans une déclaration à l’agence TAP, que cette baisse des prix est due au mécanisme d’ajustement mis en place par la pharmacie centrale, qui est le seul organisme autorisé à négocier directement avec les laboratoires étrangers et à acquérir les vaccins.

Il a relevé que les vaccins seront de même qualité et efficacité dans les secteurs privé (via les pharmacies privées) et public (à travers les centres de santé de base et les établissements sanitaires relevant du ministère de la santé).

La déclaration du secrétaire général adjoint du SPOT intervient après une réunion de coordination tenue mercredi, au siège de la direction des soins de santé de base, qui a réuni les représentants du ministère de la santé, de la pharmacie centrale, et de la direction des soins de santé de base, ainsi que du syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie et de l’ordre des pharmaciens.

Cette réunion annuelle s’inscrit dans le cadre des préparatifs proactifs visant à assurer la réussite de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, à finaliser les préparatifs logistiques et à garantir une meilleure coordination aux niveaux central et régional pour la distribution des doses et l’administration des vaccinations.

Il convient de rappeler que le ministère de la santé a souligné que le vaccin contre la grippe saisonnière est simple, sûr et efficace. Il protège les populations vulnérables contre les complications et les risques liés à cette infection.

La vaccination est particulièrement recommandée aux personnes âgées (65 ans et plus) les personnes atteintes de maladies chroniques (cardiaques, respiratoires, rénales, diabète, immunodéficience) les femmes enceintes et les professionnels de santé.

Le ministère a également souligné que la grippe revient chaque automne et que la période la plus propice à la vaccination se situe  avant l’hiver, précisant qu’elle peut se poursuivre jusqu’au mois de février voire au-delà, après avis médical.

 

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Il y a 63 ans, l’évacuation de Bizerte

15. Oktober 2026 um 08:35

En ce jour du 15 octobre 2026, la Tunisie célèbre le 63e anniversaire de l’évacuation de Bizerte, une date qui a fortement marqué l’histoire du pays. Le 15 octobre 1963, le dernier soldat français quittait le territoire tunisien.

Tout a commencé avec la crise dite de « Bizerte » en 1961, mais ses origines remontent à 1956. En effet, après l’indépendance de la Tunisie, en 1956, la présence de la base navale française à Bizerte constituait un sujet épineux entre les deux pays. À cette époque, le président Bourguiba souhaitait régler cette question au plus vite. C’est ainsi que, 5 ans plus tard, au printemps 1961, il demanda au président français Charles de Gaulle le retrait de l’armée française dans un délai « de l’ordre d’une année », ce qui rendit les relations entre les deux hommes de plus en plus difficiles, en particulier lorsque la Tunisie a soutenu les combattants algériens.

Quelques mois plus tard, le 17 juillet de la même année, le parti Néo-Destour, fondé par Habib Bourguiba, instaura un blocus de la base. Deux jours après, la France réagit en envoyant 700 soldats parachutistes, ce qui provoqua de violents combats entre les deux camps. A la suite de cela, la Tunisie suspendit ses relations diplomatiques avec la France et saisit le Conseil de sécurité des Nations unies. Et le 22 juillet, grâce à une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU, des négociations aboutiront à un cessez-le-feu durant lequel le secrétaire d’État américain Dean Rusk (de 1961 à 1969), a joué un rôle important.

Cependant, ont enregistra de loures pertes en vie humaine : 1 300 morts du côté tunisien et 24 morts du côté français. Quelques semaines plus tard, la France quittera finalement Bizerte, le 15 octobre 1963, une date devenue jour de fête nationale en Tunisie, après de profondes négociations…

Et voilà qu’en ce jour de l’Histoire, comme chaque année, une grande majorité des Bizertins ont envahi le port, et ont entonné l’hymne national, tout en scandant “Yahya Bourguiba” Vive Bourguiba, et c’est Bahi Ladgham qui hissera le drapeau tunisien sur la base, et annonça au téléphone à Bourguiba: “Mission accomplie” (lire notre article : Evacuation de Bizerte – Le rôle de Bahi Ladgham).

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Investissement : entre dynamisme économique et justice sociale

Von: tmps
15. Oktober 2026 um 08:35

 Par Ahmed NEMLAGHI

Réformes législatives, simplification administrative, modernisation des infrastructures et ouverture sur les partenaires étrangers : la politique de dynamisation de l’investissement engagée sous la présidence de Kaïs Saïed s’inscrit dans une ambition plus large de transformation du modèle de développement. L’objectif affiché est de libérer l’initiative économique, de stimuler l’investissement productif et de créer des emplois, sans renoncer au rôle social de l’État ni à l’exigence d’un développement plus équilibré entre les régions.

L’investissement constitue l’un des principaux leviers de la croissance, de la création d’emplois et de la modernisation de l’économie. Mais, dans la vision économique défendue par le président de la République, il ne saurait être considéré comme une fin en soi. Sa finalité doit également être appréciée à l’aune de sa contribution à la justice sociale, à la valorisation des ressources nationales et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Cette approche se reflète dans les orientations du Plan de développement 2026-2030, qui associe stimulation de l’investissement, développement des secteurs à forte valeur ajoutée, réduction des disparités territoriales et consolidation de la dimension sociale de l’État.

Le climat des affaires représente un enjeu majeur pour la capacité de la Tunisie à attirer les capitaux, encourager l’entrepreneuriat et renforcer la compétitivité de ses entreprises. Les lourdeurs administratives, la multiplication des procédures et les délais d’autorisation peuvent freiner les initiatives et renchérir le coût des projets.

La volonté de réviser le cadre législatif de l’investissement s’inscrit dans cette problématique. Le 31 décembre 2025, un conseil ministériel restreint a examiné un nouveau projet de loi sur l’investissement, présenté comme un instrument destiné à accompagner l’évolution de l’économie et à soutenir un modèle de développement fondé sur la justice sociale et l’équité.

Cette orientation prolonge les efforts engagés pour améliorer l’environnement des entreprises, notamment à travers la loi n° 2019-47 du 29 mai 2019 relative à l’amélioration du climat des affaires. Ce texte met notamment l’accent sur la simplification de la création d’entreprises, l’accès au financement, le partenariat public-privé et la gouvernance des sociétés.

L’enjeu est désormais de faire évoluer le cadre juridique en fonction des besoins des investisseurs et des réalités économiques. Simplifier ne signifie pas supprimer les règles nécessaires à la transparence ou à la protection de l’intérêt général. Il s’agit plutôt de rendre les démarches plus lisibles, de réduire les délais injustifiés et de garantir une application cohérente des textes.

Une réforme efficace doit ainsi offrir aux investisseurs une visibilité suffisante sur les procédures, les obligations et les conditions de réalisation de leurs projets. La stabilité et la prévisibilité du cadre réglementaire constituent des éléments déterminants dans les décisions d’investissement à long terme.

Une administration plus efficace et plus accessible

La simplification administrative est indissociable de la modernisation de l’État. La digitalisation des services, la circulation des informations entre les administrations et la réduction des formalités redondantes peuvent faciliter les démarches des entreprises et améliorer la qualité du service public.

Pour les petites et moyennes entreprises, qui disposent souvent de moyens humains et financiers limités, la complexité administrative peut représenter une charge particulièrement lourde. Des procédures plus simples et des interlocuteurs clairement identifiés peuvent leur permettre de consacrer davantage de ressources à la production, à l’innovation et au développement commercial.

La transformation numérique doit toutefois s’accompagner d’une amélioration réelle du fonctionnement administratif. Une procédure dématérialisée qui reproduit les mêmes lenteurs qu’une démarche papier ne résout pas le problème de fond. La modernisation suppose donc de revoir les circuits de décision, de responsabiliser les structures concernées et d’évaluer les délais de traitement.

L’objectif est de construire une relation plus efficace entre l’État et les opérateurs économiques, dans laquelle la puissance publique facilite les initiatives conformes à la loi tout en veillant au respect des règles et à la protection de l’intérêt collectif.

L’attractivité économique ne se mesure pas uniquement au volume des capitaux mobilisés, elle dépend également de la nature des projets financés, de leur capacité à créer de la valeur et de leur contribution à l’emploi.

La politique défendue par Kaïs Saïed accorde une place importante à l’investissement productif, à l’innovation et aux activités à forte valeur ajoutée. Cette orientation vise à renforcer les capacités de l’économie nationale, à améliorer sa compétitivité et à favoriser la création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.

La question essentielle consiste à rapprocher les investissements des besoins réels de l’économie. Les projets doivent contribuer à élargir les capacités de production, à développer les compétences, à réduire certaines dépendances extérieures et à ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises tunisiennes.

Les petites et moyennes entreprises occupent, à cet égard, une place importante. Leur développement peut favoriser la diversification du tissu économique et soutenir l’emploi dans des secteurs variés. Mais leur croissance nécessite un meilleur accès au financement, un accompagnement technique et juridique ainsi qu’un environnement dans lequel l’initiative est encouragée sans être entravée par des obstacles disproportionnés.

Les sociétés communautaires s’inscrivent également dans cette recherche d’un développement plus ancré dans les territoires. En valorisant les ressources locales et en favorisant l’initiative collective, elles peuvent contribuer à créer des activités économiques là où les investissements traditionnels demeurent insuffisants. Leur réussite dépendra néanmoins de leur gouvernance, de leur viabilité et de leur capacité à accéder aux marchés.

Le développement régional, une priorité stratégique

L’un des défis structurels de l’économie tunisienne réside dans les écarts de développement entre les régions. La concentration des infrastructures, des activités et des opportunités dans certains pôles limite les possibilités d’emploi et d’initiative dans d’autres territoires.

Le Plan de développement 2026-2030 entend répondre à cette situation en accordant une attention particulière aux régions les moins développées, à l’amélioration des infrastructures et à la qualité des services de base. Il prévoit également de soutenir l’émergence de nouveaux pôles de croissance et de renforcer l’attractivité territoriale.

Cette orientation est déterminante pour la politique d’investissement. Les entreprises ne choisissent pas leur implantation sur la seule base des incitations financières. Elles tiennent également compte de l’état des routes, de la disponibilité de l’eau et de l’énergie, de l’accès aux marchés, des compétences disponibles et de la qualité des services publics.

L’investissement public peut alors jouer un rôle d’entraînement, en créant les conditions nécessaires à l’implantation d’activités privées. Cette complémentarité ne signifie pas que l’État doit se substituer aux entreprises, mais qu’il peut réduire les obstacles structurels qui empêchent certains territoires de valoriser leur potentiel.

L’approche ascendante retenue pour l’élaboration du Plan 2026-2030, à partir des propositions des conseils locaux, régionaux et de districts, vise par ailleurs à rapprocher la planification des besoins exprimés sur le terrain.  Son efficacité dépendra de la capacité à transformer ces propositions en projets financés, réalisables et suivis dans le temps.

La diplomatie économique constitue un autre levier de la dynamisation de l’investissement. Les relations avec les partenaires étrangers peuvent favoriser les échanges commerciaux, les transferts de compétences, l’accès aux marchés et la mobilisation de capitaux destinés à des projets productifs.

Dans cette perspective, la recherche d’investissements étrangers peut contribuer à renforcer les capacités industrielles et technologiques du pays. Elle suppose toutefois une stratégie qui identifie les secteurs prioritaires, favorise les partenariats créateurs de valeur et veille à ce que les retombées économiques bénéficient effectivement à l’économie nationale.

Cette ouverture doit être conciliée avec la souveraineté économique défendue par Kaïs Saïed. L’objectif n’est pas de s’isoler des échanges internationaux, mais de rechercher des coopérations qui répondent aux priorités nationales et renforcent les capacités du pays. Les partenariats extérieurs peuvent être utiles lorsqu’ils favorisent la production, l’emploi, la formation et le transfert de savoir-faire.

L’attractivité de la Tunisie dépendra donc autant de la qualité de ses relations économiques que de la crédibilité de son environnement juridique, de la disponibilité des infrastructures et de la capacité de ses institutions à accompagner les projets.

Croissance et État social : une articulation décisive

La politique d’investissement défendue par le président de la République pose une question centrale : comment concilier l’encouragement de l’activité économique avec la protection sociale et une répartition plus équitable des richesses ?

Dans les orientations gouvernementales, l’État social demeure une dimension stratégique du modèle de développement. La croissance est appelée à soutenir l’emploi, à renforcer les systèmes de protection sociale et à améliorer l’accès aux services essentiels. Le Plan 2026-2030 entend ainsi rapprocher les objectifs économiques des impératifs sociaux et territoriaux.

Cet équilibre ne peut toutefois reposer sur les seules déclarations de principe. Il exige des investissements capables de produire des emplois durables, une gestion rigoureuse des ressources publiques et une évaluation des effets des politiques engagées. Il suppose également que les entreprises évoluent dans un cadre prévisible, respectueux des droits des investisseurs comme de ceux des travailleurs.

Le défi est donc double : créer davantage de richesses et veiller à ce que leur production contribue à l’amélioration des conditions de vie. La justice sociale ne s’oppose pas nécessairement à la compétitivité, elle peut au contraire en renforcer les fondements lorsque l’investissement développe les compétences, réduit les inégalités territoriales et ouvre de nouvelles possibilités économiques.

La stratégie de dynamisation de l’investissement s’articule autour de plusieurs leviers complémentaires : réforme du cadre juridique, simplification administrative, modernisation des infrastructures, soutien à l’investissement productif et ouverture sur les partenaires internationaux. Elle s’inscrit dans une conception du développement qui entend associer croissance, souveraineté économique et justice sociale.

Sa réussite se mesurera cependant à des résultats concrets : des projets effectivement réalisés, des entreprises renforcées, des emplois durables créés et des régions qui bénéficient davantage de l’activité économique. La qualité de l’accompagnement administratif, la stabilité des règles et l’évaluation des réformes seront essentielles pour atteindre ces objectifs.

Au fond, l’enjeu de la politique d’investissement portée par Kaïs Saïed est de faire de l’initiative économique un instrument de développement collectif. L’État est appelé à faciliter la création de richesses et à préparer les conditions de l’investissement, tout en préservant sa responsabilité sociale. C’est dans la capacité à faire converger ces deux exigences, dynamisme économique et justice sociale, que se jouera la portée du modèle de développement recherché.



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Evacuation de Bizerte – Le rôle de Bahi Ladgham

15. Oktober 2026 um 06:00

Secrétaire d’Etat à la Présidence (juillet 1957 – novembre 1969) et Secrétaire d’Etat à la Défense (juillet 1957 – juin 1966), considéré un temps comme le numéro deux du régime, il a été un acteur important de la bataille de la base navale de Bizerte et de son évacuation, il y a soixante-trois ans, le 15 octobre 1963.

 

« Mission accomplie ». Nombre de Tunisiens, qui ont vécu l’évacuation de la base navale de Bizerte, le 15 octobre 1963, se souviennent, sans doute, de cette phrase prononcée, à l’endroit du premier président de la République, Habib Bourguiba, sur le quai de cette base. Une phrase qui marque la fin d’une présence définitive de l’armée française en Tunisie de quatre-vingt-deux ans, qui avait commencé, en mai 1881. L’évacuation de la base navale de Bizerte étant intervenue effectivement sept ans après l’indépendance de la Tunisie, le 20 mars 1956.

L’auteur de cette phrase n’est autre que Bahi Ladgham, alors Secrétaire d’Etat à la Présidence et Secrétaire d’Etat à la Défense, qui communiquait au téléphone avec Habib Bourguiba. Le même jour, Bahi Ladgham avait hissé le drapeau tunisien dans la base de Bizerte. En présence d’« une petite foule, qui a envahi le port, entonnant l’hymne national tunisien et lançant des « Yahya Bourguiba ! » (« Vive Bourguiba ! ») Un acte hautement symbolique d’une souveraineté retrouvée d’une base militaire que la France ne comptait pas lâcher. Mais que Bourguiba a voulu, coûte que coûte, récupérer.

 

Le même jour, Bahi Ladgham avait hissé le drapeau tunisien dans la base de Bizerte. En présence d’ « Une petite foule, qui a envahi le port, entonnant l’hymne national tunisien et lançant des « Yahya Bourguiba ! » (« Vive Bourguiba ! »)

 

La présence de Bahi Ladgham sur les lieux était du reste une juste consécration d’un parcours militant pour l’indépendance commencé dans les années trente du siècle dernier. Originaire de Libye, comme l’était du reste le père de l’indépendance de la Tunisie, Bahi Ladgham était de tous les combats contre la colonisation française. Un parcours émaillé d’arrestations et de séjours en prison. A commencer par son engagement dans les manifestations contre le Congrès eucharistique mondial de Carthage, en mai 1930. « À l’occasion du centenaire de la colonisation française de l’Algérie, un symbole pour une Église impliquée dans le processus colonial ».

Bahi Ladgham a failli même être exécuté

Il connaîtra même le bagne d’El Harrach, en Algérie, réputé pour être un lieu de détention des plus humiliants, servant de centre de détention et de transit, notamment pour les condamnés aux travaux forcés ou les opposants politiques et nationalistes à l’époque coloniale française. Bahi Ladgham a même failli être exécuté dans une affaire d’attentat à la bombe organisé contre le mur de l’enceinte de la caserne militaire de La Kasbah.

Militant, donc, de la première heure, il jouera un rôle dans l’action du Néo-destour, dont la participation à la création de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA). De même, il a touché au journalisme militant en assurant la rédaction en chef du journal « Mission », dont le directeur n’est autre que son successeur, en 1970, à la tête du Premier ministère.

 

Bahi Ladgham connaîtra même le bagne d’El Harrach, en Algérie, réputé pour être un lieu de détention des plus humiliants, servant de centre de détention et de transit notamment pour les condamnés aux travaux forcés ou les opposants politiques et nationalistes à l’époque coloniale française.

 

Le « verrou de la Méditerranée »

Secrétaire d’Etat à la Présidence (juillet 1957 – novembre 1969) et Secrétaire d’Etat à la Défense (juillet 1957 – juin 1966), considéré un temps comme le numéro deux du régime, il a été un acteur important de la bataille de Bizerte, commencée en juillet 1961, lorsque la France décide de prolonger les pistes de la base aérienne de Sidi Ahmed – « ce qui ressemblait à une installation définitive » – le président tunisien Habib Bourguiba décide d’aller de l’avant. En usant d’« une stratégie mêlant pression populaire, blocus militaire et diplomatie internationale ».

En réussissant à faire plier la France qui considérait la base navale de Bizerte comme le “verrou de la Méditerranée“ . En effet, « située à la pointe nord de l’Afrique, la base fait directement face au détroit de Sicile. Pour les stratèges militaires français, contrôler Bizerte, c’était contrôler le passage maritime obligé entre le bassin occidental et le bassin oriental de la Méditerranée », soutiennent des récits historiques de l’époque.

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