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Ooredoo Tunisie | Aides scolaires pour 400 écoliers et 24 gouvernorats

23. September 2026 um 13:48

À l’occasion de la rentrée scolaire, Ooredoo Tunisie poursuit son engagement en faveur des enfants et des familles à travers une nouvelle action Back to School, menée en partenariat avec l’association Kafel El Yatim, dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale Tounes T3ich. Vidéo de l’événement.

Cette année, Ooredoo a offert à 400 enfants des cartables entièrement équipés de fournitures scolaires, afin de leur permettre d’aborder la nouvelle année scolaire dans les meilleures conditions.

L’initiative a bénéficié à des enfants issus de presque tous les 24 gouvernorats de Tunisie, permettant ainsi à cette action solidaire de toucher des communautés à travers tout le pays.

Au-delà de la distribution des fournitures scolaires, Ooredoo a également accueilli un groupe d’enfants dans ses locaux à l’occasion d’une célébration spéciale de la rentrée. Un moment convivial et joyeux leur permettant de partager ensemble l’enthousiasme d’un nouveau départ avant de retrouver les bancs de l’école.

À cette occasion, Eyas Assaf, Ceo de Ooredoo Tunisie, a déclaré : «La rentrée scolaire doit être pour chaque enfant un moment d’enthousiasme, d’espoir et d’opportunités. À travers Tounes T3ich et notre partenariat avec Kafel El Yatim, nous sommes fiers d’être aux côtés de 400 enfants à travers la Tunisie et de contribuer, à notre manière, à leur offrir les meilleures conditions pour commencer cette nouvelle année scolaire. Soutenir les enfants et l’éducation demeure une dimension essentielle de notre engagement envers les communautés que nous servons.»

Cette initiative Back to School s’inscrit pleinement dans les priorités de Tounes T3ich, le programme de responsabilité sociétale de Ooredoo Tunisie, qui place notamment l’éducation, l’inclusion sociale et le bien-être des communautés au cœur de ses actions.

À travers la continuité de sa collaboration avec l’association Kafel El Yatim et ses différents partenaires de la société civile, Ooredoo Tunisie réaffirme sa volonté de développer des initiatives répondant à des besoins concrets et générant un impact positif dans les différentes régions du pays.

Parce que chaque rentrée marque le début de nouveaux espoirs, Ooredoo Tunisie souhaite à tous les enfants tunisiens une année scolaire pleine d’apprentissage, de réussite et de nouvelles opportunités.

Vidéo de l’événement.  

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Ooredoo Fintech prend en charge les frais de 400 écoliers tunisiens

23. September 2026 um 13:10

Ooredoo Fintech a contribué à la prise en charge des frais de scolarité de 400 enfants orphelins en Tunisie à l’occasion de la nouvelle année scolaire, et ce dans le cadre d’une initiative solidaire menée avec l’association Rose de l’Espoir.

À cette occasion, une délégation d’Ooredoo Fintech Tunisie, accompagnée de son Country Head Mustapha Ben Ghachem, s’est rendue auprès de ladite association, le 11 septembre 2026, pour rencontrer les enfants et échanger avec eux. Une activité a également été organisée afin de rassembler les enfants et célébrer ensemble le début de la nouvelle année scolaire.

Cette action illustre l’engagement d’Ooredoo Fintech en faveur des communautés dans lesquelles l’entreprise opère, en élargissant son action en matière d’inclusion et d(autonomisation financière à des initiatives qui favorisent l’accès à l’éducation et ouvrent des perspectives aux générations futures.

M. Ben Ghachem a déclaré à cette occasion : «Chez Ooredoo Fintech, notre mission ne se limite pas à donner accès à des services financiers. Il s’agit avant tout d’aider les personnes et les communautés à disposer de plus d’opportunités pour avancer. Soutenir l’éducation des enfants est l’une des façons dont nous pouvons contribuer à cette ambition, et nous sommes fiers d’accompagner 400 enfants en cette rentrée scolaire. Nous tenons à remercier l’association Rose de l’Espoir pour son travail essentiel et pour nous avoir donné l’opportunité de contribuer à son action».

De son côté, Seifeddine Chibani, président de Rose de l’Espoir, a indiqué : «Nous remercions Ooredoo Fintech pour son soutien à la scolarité de 400 enfants. Cette contribution change réellement la donne pour les enfants que nous accompagnons et renforce notre capacité à poursuivre notre action au sein de la communauté. Nous accordons une grande importance à ce partenariat et au soutien qu’il apporte aux enfants en ce début d’année scolaire».

Présente en Tunisie, Ooredoo Fintech continue de contribuer au développement de la communauté locale, tout en construisant des services financiers accessibles et inclusifs à travers sa marque grand public, walletii by Ooredoo.

Cette initiative menée avec la Rose de l’Espoir s’inscrit dans l’engagement plus large d’Ooredoo Fintech en faveur des communautés et dans sa volonté de créer un impact positif qui va au-delà de ses services financiers.

Ooredoo Financial Technology International est une filiale à 100 % du groupe Ooredoo, créée pour développer un écosystème fintech intégré à l’échelle de la région Mena. Déjà présente avec des services financiers digitaux innovants dans plusieurs marchés, Ooredoo Fintech œuvre en faveur de l’inclusion financière en proposant des solutions sécurisées, réglementées et accessibles, aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises.

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Trump veut de la potasse, la Tunisie en a, mais tarde à l’exploiter

23. September 2026 um 11:08

Trump cherche de la potasse (KCI), Zarzis peut rapidement répondre présent. À une condition que l’administration centrale à Tunis saisisse l’opportunité et active rapidement les liens diplomatiques et commerciaux requis. Pour assumer ce coût d’entrée …

Moktar Lamari *

Donald Trump cherche de la potasse. Beaucoup de potasse, vite et moins cher. Dans sa guerre commerciale contre le Canada, le président américain a annoncé, le 21 septembre 2026, travailler à un «massive deal» avec la Biélorussie pour acheter du chlorure de potassium à un prix qu’il affirme substantiellement inférieur à celui payé aux Canadiens.

Washington veut faire baisser le prix des engrais pour ses agriculteurs et surtout desserrer l’étau de sa dépendance canadienne. Car le paradoxe est savoureux : Trump fait la guerre commerciale à son voisin du Nord, puis découvre que son agriculture dépend massivement de ses mines de potasse.

En 2024, le Canada a produit environ 25 millions de tonnes de potasse, soit 32,8 % de la production mondiale, et exporté environ 22,9 millions de tonnes, près de 39 % des exportations mondiales. Plus spectaculaire encore, 53 % de ces exportations canadiennes sont parties vers les États-Unis.

L’Amérique agricole a donc beau avoir un président qui adore les droits de douane, ses cultures ne poussent pas avec des tarifs douaniers. Elles poussent avec de la potasse. Et Trump cherche une sortie. Il regarde vers la Biélorussie.

Sur le papier, l’idée paraît simple : acheter moins cher à Minsk ce que Washington achète cher à Ottawa. Sauf qu’entre une mine bélarusse et un champ de maïs de l’Iowa, il y a désormais quelque chose qui s’appelle la géopolitique. Le Biélorussie est sous sanctions occidentales en raison notamment de son soutien à la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.

Avant les sanctions, sa potasse prenait notamment le chemin de Klaipėda, en Lituanie, pour rejoindre les marchés mondiaux. Depuis la fermeture de cette voie, les exportations ont été largement réorientées vers les infrastructures et les ports russes. Le rail, les transbordements, les ports, les distances et les nouvelles contraintes financières ont donc pris une importance considérable.

La potasse biélorusse peut être bon marché à la sortie de la mine et devenir beaucoup moins bon marché à l’arrivée aux États-Unis. Il faut payer le transport ferroviaire, le transit, la manutention, le port, le fret maritime, l’assurance et le risque géopolitique, sans oublier les contraintes liées aux sanctions.

Autrement dit, le prix de départ n’est pas le prix rendu à l’agriculteur américain. C’est la vieille vérité commerciale que les slogans présidentiels aiment oublier.

Zarzis peut en profiter

Et Minsk vient justement de refroidir les enthousiasmes de Washington : Alexandre Loukachenko a indiqué que les volumes disponibles étaient limités et que la production était déjà largement engagée par des contrats existants. Trump cherche donc une montagne de potasse chez un fournisseur qui lui explique qu’il n’a peut-être pas la montagne disponible. Voilà une guerre commerciale qui commence à ressembler à une chasse au trésor sans carte.

Pendant ce temps, quelque part près de Zarzis, une autre histoire attend depuis un siècle. La Tunisie ne possède évidemment pas les gigantesques réserves de Saskatchewan et il serait absurde de prétendre le contraire. Mais elle possède quelque chose de beaucoup plus concret qu’un slogan : une ressource potassique documentée à Sebkha El Melah.

L’Office national des mines décrit les saumures de cette zone comme riches notamment en potassium, magnésium et brome. Un projet industriel étudié dans les années 1980 envisageait la production de chlorure et de sulfate de potassium.

Et une étude soutenue par la Banque mondiale retenait une première capacité industrielle de 70 000 tonnes de chlorure de potassium par an. Voilà le chiffre qui devrait réveiller quelques classeurs ministériels : 70 000 tonnes par an. Attention cependant, car cette précision est essentielle : il ne s’agit pas de la production tunisienne actuelle. L’usine n’existe pas. Il s’agit d’une capacité industrielle historique projetée, qu’il faudrait réévaluer avec les technologies, les prix, les réserves et les normes environnementales de 2026. Mais 70 000 tonnes, ce n’est pas rien.

C’est environ 0,09 % de la production mondiale actuelle. Cela ne détrônera évidemment pas le Canada, mais cela pourrait suffire à faire de Zarzis un fournisseur spécialisé sur un marché qui cherche précisément à diversifier ses sources.

La Tunisie peut aller de l’avant rapidement

La chimie donne elle aussi des ordres de grandeur intéressants. Les analyses historiques des saumures de Sebkha El Melah donnent une concentration moyenne de potassium de l’ordre de 7,2 à 7,7 grammes par litre, avec des valeurs pouvant atteindre environ 15,5 grammes par litre selon les prélèvements. À 7,2 grammes de potassium par litre, il faudrait théoriquement traiter de l’ordre de 5,1 millions de mètres cubes de saumure pour obtenir l’équivalent de 70 000 tonnes de KCl, avant pertes et rendement industriel.

Ce calcul ne signifie évidemment pas que 5,1 millions de mètres cubes sont aujourd’hui disponibles industriellement. Il donne simplement l’ordre de grandeur du procédé. La question sérieuse est donc de savoir quelle quantité de saumure peut être exploitée durablement, avec quel taux de récupération du potassium, quelle consommation énergétique et quel impact environnemental. Vite une une étude de faisabilité, pas une conférence sur «l’avenir de la Tunisie» !

Et maintenant, faisons parler les scénarios financiers, mais sans raconter d’histoires. Prenons 70 000 tonnes comme scénario prudent parce que cette capacité figure dans l’ancien projet industriel. Supposons, uniquement pour établir un ordre de grandeur, un prix de vente moyen du KCl compris entre 600 et 650 dollars américains par tonne métrique. À ce prix hypothétique, 70 000 tonnes représenteraient une valeur brute annuelle comprise entre 42 et 45,5 millions de dollars.

Ce n’est pas un bénéfice : c’est une valeur de production avant les coûts de pompage, de concentration, de séparation, d’énergie, de personnel, d’entretien, d’amortissement, de financement, de fiscalité, de stockage, d’assurance et de transport maritime.

Passons à un scénario intermédiaire de 100 000 tonnes par an : au même prix hypothétique, la valeur brute serait de 60 à 65 millions de dollars.

Enfin, un scénario ambitieux de 250 000 tonnes par an donnerait une valeur brute théorique de 150 à 162,5 millions de dollars. Mais cette troisième hypothèse ne doit surtout pas être présentée comme une capacité démontrée : elle supposerait de nouvelles études géologiques, hydrologiques et industrielles, ainsi que des investissements beaucoup plus importants. Les chiffres ne sont donc pas des prévisions de revenus ; ce sont des scénarios de chiffre d’affaires brut permettant de mesurer l’ordre de grandeur économique du projet.

La canicule, un avantage comparatif

Et c’est ici que le soleil tunisien entre dans la danse. La concentration des saumures repose notamment sur des opérations d’évaporation et de cristallisation. Des travaux historiques avaient étudié l’utilisation de l’énergie solaire pour concentrer les saumures de Zarzis et récupérer successivement différents sels.

Le soleil tunisien pourrait donc contribuer au procédé industriel. Pas une usine magique fonctionnant gratuitement, évidemment, mais une ressource énergétique locale susceptible d’améliorer certains coûts du processus. Le soleil qui assèche les sols pourrait ainsi contribuer à concentrer le potassium. Voilà un cas où le climat tunisien pourrait devenir un auxiliaire industriel plutôt qu’une simple rubrique météorologique.

Et puis il y a le joker : le port de Zarzis. Il n’est pas nécessaire de construire un port au milieu du désert. En 2022, le port commercial de Zarzis a exporté environ 867 255 tonnes de sel marin et traité environ 1,183 million de tonnes de marchandises. Il possède un chenal d’accès de 8,4 kilomètres de longueur et 125 mètres de largeur et une expérience réelle du trafic de vrac. La région possède également une zone industrielle et un parc d’activités économiques.

La chaîne industrielle est donc parfaitement lisible : Sebkha El Melah, traitement dans la zone industrielle de Zarzis, production de KCl, stockage, chargement en vrac au port, navire, marché américain. Comparons-la à la chaîne bélarusse : mine, rail, transit par la Russie, port russe, manutention, navire, États-Unis. La seconde n’est pas impossible ; elle est simplement exposée à davantage de contraintes logistiques et géopolitiques. Et c’est pourquoi le bon calcul n’est jamais le prix à la mine : c’est le prix rendu au client.

Il faudrait donc arrêter de vendre du rêve et commencer à vendre du KCl. Une campagne moderne de caractérisation des saumures, la mesure précise des volumes renouvelables, des essais pilotes, l’évaluation du taux de récupération, le calcul énergétique, une étude environnementale indépendante, puis une unité pilote. Si les résultats sont bons, 70 000 tonnes annuelles. Puis 100 000. Puis davantage si les ressources le permettent. Pas un million de tonnes dans un communiqué de presse : des tonnes réelles dans des navires et des dollars réellement encaissés.

La protection environnementale doit être intégrée dès le départ : surveillance des nappes, des sols, des rejets, de la biodiversité et des résidus salins. Il serait irresponsable de promettre une industrie «sans pollution» avant d’avoir étudié le procédé. Il est en revanche parfaitement légitime de viser une industrie à impacts mesurés, réduits et contrôlés.

De Zarzis à Washington, Tunis doit bouger

Pourquoi cette affaire mérite-t-elle l’attention ? Parce que les États-Unis cherchent précisément à diversifier leurs fournisseurs. En 2024, environ 79 % de leurs importations de potasse provenaient du Canada, contre environ 11 % de Russie et 4 % de la Biélorussie. Washington cherche donc des alternatives. La Biélorussie peut en être une, mais avec les sanctions, les contraintes géopolitiques et une logistique largement réorientée vers la Russie.

La Tunisie pourrait en être une autre : pas une alternative au Canada, pas un nouveau géant mondial, mais une source méditerranéenne supplémentaire, politiquement et géographiquement différente, avec une ressource documentée, un port existant et une zone industrielle.

Trump veut rendre l’Amérique moins dépendante du Canada. La Tunisie pourrait lui répondre : nous ne vous promettons pas des millions de tonnes ; nous vous proposons de tester 70 000 tonnes. Voilà une proposition commerciale, pas une supplique diplomatique.

Et le paradoxe est magnifique. Trump cherche la potasse en Biélorussie. Loukachenko lui dit qu’il n’a peut-être pas les volumes. Minsk doit composer avec les sanctions et une logistique largement réorientée vers la Russie. Le Canada reste le géant mondial.

Et Zarzis ? Zarzis possède une sebkha, du soleil, une industrie saline, une zone industrielle, un port, une expérience historique de production de KCl et un ancien projet industriel chiffré à 70 000 tonnes par an.

La Tunisie ne possède peut-être pas une nouvelle Saskatchewan. Elle possède quelque chose de plus immédiatement exploitable : une question industrielle que personne n’a encore pris la peine de valoriser pleinement.

Combien de tonnes de potassium avons-nous laissé dormir pendant que les Américains se disputent avec les Canadiens pour savoir qui leur vendra l’engrais ?

La réponse doit être scientifique, économique et environnementale.

Mais elle pourrait aussi être très tunisienne : des tonnes à Zarzis, des dollars à Washington et, entre les deux, un bateau qui attend.

Il ne manque peut-être pas la potasse. Il manque surtout le réveil industriel. Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie est un ministère décapité, sans ministre depuis 4 mois. Un ministère rongé par l’incompétence, mais restons optimiste pour que Kais Saied bouge et assume un leadership efficace, et avant-gardiste dans ce dossier…

A suivre…

Blog de l’auteur : E4T.

* Economiste universitaire.

NB : Le sel marin est du chlorure de sodium (NaCl), le sel de table ; la potasse est principalement du chlorure de potassium (KCl), utilisé comme engrais. À Zarzis, les saumures de Sebkha El Melah contiennent notamment sodium, potassium et magnésium : leur évaporation permet donc de récupérer différents sels. Bref : le sel n’est pas la potasse, mais les deux peuvent sortir de la même saumure.

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Ooredoo offre la meilleure couverture 5G et 4G en Tunisie

23. September 2026 um 09:24

Ooredoo occupe la 1ère place du classement national tunisien avec un indice nPerf de 57,44 % en 5G et de 92,43 % en 4G, confirmant sa position de leader en matière de couvertures 5G et 4G.

Orange se classe à la 2ᵉ place avec un indice nPerf de 57,16 % en 5G et de 91,35 % en 4G, talonnant de très près le leader du marché.

Tunisie Telecom complète le podium à la 3ᵉ place, avec un indice nPerf de 53,86 % en 5G et de 91,21 % en 4G.

Le Grand Tunis offre la meilleure couverture 5G (83,9 %), tandis que le Sud-Ouest affiche la plus faible (27,7 %).

Ces mesures sont basées sur les tests réalisés via l’application Android nPerf.

Le baromètre nPerf compare les couvertures des 3 opérateurs tunisiens, au niveau national et régional, et met en lumière les principaux enseignements du marché. Découvrez les chiffres clés, les classements complets et les analyses détaillées sur ce lien.

«La progression continue de la 5G en Tunisie illustre les investissements soutenus des opérateurs pour offrir une expérience réseau toujours plus performante à leurs utilisateurs», a déclaré Sébastien de Rosbo, directeur général de nPerf.

Pour consulter la synthèse des résultats 4G, cliquez ici.

nPerf est une plateforme indépendante de mesure des performances Internet, basée sur l’expérience réelle des utilisateurs. En transformant des millions de tests de connexion en analyses exploitables, nPerf aide les opérateurs à améliorer leurs réseaux.

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Le CRLDHT dénonce «la pénalisation de la solidarité» en Tunisie 

23. September 2026 um 08:57

Dans un communiqué rendu public mardi 22 septembre 2026, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé «sa plus vive indignation» face à la vague d’arrestations qui a frappé, dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026, un grand nombre de participant·e·s à la marche pacifique organisée le samedi 19 septembre à Tunis en soutien aux quatre détenus de la Flottille Soumud.

Il s’agit de Wael Naouar, Ghassen El Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi — détenus depuis le 6 mars 2026, et observent une grève de la faim depuis près de deux semaines, Wael Naouar l’ayant lui-même entamée depuis plus d’un mois.

«Ces arrestations surviennent quelques jours seulement après la décision judiciaire prolongeant de quatre mois supplémentaires leur détention, alors même que leur état de santé suscite une inquiétude croissante», note l’Ong tunisienne basée à Paris.

Se basant sur des témoignages recueillis auprès des familles et de la commission de défense des détenus, le CRDHLT parle d’«interpellations conduites de nuit, à domicile comme dans la rue, dans un déploiement de force disproportionné.» «Plusieurs personnes arrêtées ont été privées, durant de longues heures, de tout contact avec leurs proches ou leurs avocats, ces derniers ayant eux-mêmes été empêchés de leur rendre visite ou d’être informés de leur sort — une situation assimilable, par sa nature, à des disparitions forcées de courte durée. Des mineurs et, dans au moins un cas, une famille entière auraient été concernés par ces descentes», souligne le CRLDHT dans son communiqué, tout en rappelant, dans le sillage des autres organisations de défense des droits, que «le droit à l’expression, au rassemblement et à la manifestation pacifique est un droit fondamental dont l’exercice ne saurait, en lui-même, justifier une arrestation ou des poursuites.»

L’Ong alerte aussi sur «le risque de voir le traitement sécuritaire et judiciaire des mobilisations pacifiques se substituer au dialogue politique et social», et sur «l’affaiblissement de la confiance dans l’indépendance de la justice que provoque l’élargissement des poursuites à de simples participant·e·s à des rassemblements, sans distinction entre l’exercice d’un droit et d’éventuels faits répréhensibles.»

«Le CRLDHT constate que le pouvoir, après avoir successivement, restreint la liberté de la presse, la liberté d’expression et d’opinion, la liberté de création et la liberté d’association, le pouvoir s’attaque désormais frontalement à la liberté de manifester pacifiquement — dernier espace d’expression collective qui subsistait», lit-on dans le même communiqué, qui rappelle que «manifester pacifiquement est un droit, non un délit», et que «la répression ne saurait devenir un mode de gouvernement».

Tout en exigeant «la libération immédiate et sans condition de tou·te·s les manifestant·e·s arrêté·e·s, ainsi que l’abandon des poursuites engagées contre elles et eux», le CRLDHT appelle les autorités à «la cessation immédiate de toute restriction au droit de manifester et de se rassembler pacifiquement» et au «respect plein et entier de la présomption d’innocence et des garanties de la défense pour toute personne poursuivie».

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Tunisie | Les slogans ne remplissent pas le panier de la ménagère

23. September 2026 um 08:29

Souveraineté nationale, autosuffisance, pas de retour en arrière… autant de slogans entonnés à longueur de journée par les autorités publiques, mais qui ne remplissent pas le panier du Tunisien, lequel finit par se lasser des grands discours qu’il ne voit pas concrètement traduit dans sa vie quotidienne.

Ridha Chkondali *

Il semble que les Tunisiens commencent à se lasser du discours sur la souveraineté nationale et l’autosuffisance lorsqu’ils n’en perçoivent pas les retombées concrètes dans leur vie quotidienne. En effet, le citoyen ne mesure pas la souveraineté à l’aune des slogans, mais à celle de ce qu’il trouve sur le marché, de sa capacité à nourrir sa famille, de la régularité de l’approvisionnement en eau et en électricité, de sa mobilité et de ses possibilités de travail, ainsi que de la disponibilité des carburants, des médicaments et des produits de première nécessité.

Que signifie l’autosuffisance lorsque le citoyen peine à se procurer certains produits de base et, quand il y parvient, doit les payer à des prix exorbitants ? Le prix des tomates vertes, par exemple, avoisine ou dépasse les 3 800 millimes le kilogramme sur certains marchés, tandis que celui des piments excède les 4 000 millimes. Quant aux fruits, la situation est tout aussi préoccupante : des prix très élevés qui, bien souvent, ne sont pas justifiés par la qualité du produit.

Il ne s’agit pas simplement d’une question de cherté. C’est une question de capacité de l’économie à fournir aux citoyens des denrées alimentaires à des prix raisonnables et d’une qualité acceptable.

Vient ensuite le dossier de l’énergie, qui soulève la même question avec une urgence accrue. Aujourd’hui, à l’approche de la grève du secteur du transport d’hydrocarbures annoncée pour les 23 et 24 septembre, de longues files d’attente se sont reformées devant les stations-service ; il semble que la simple annonce d’une interruption potentielle de deux jours du transport de carburant suffise à susciter inquiétude et perturbations sur le marché. À ce jour, la grève reste toutefois maintenue, bien que des efforts soient toujours en cours pour en éviter la tenue.

Le déficit commercial se creuse de plus de 3 milliards de dinars chaque année

Toutefois, la question fondamentale ne se résume pas à savoir si la grève aura lieu ou sera évitée. La véritable interrogation est la suivante : pourquoi notre économie est-elle devenue si vulnérable face à une perturbation localisée sur un seul maillon de la chaîne d’approvisionnement ? Plus inquiétant encore, les chiffres officiels du secteur de l’énergie ne permettent pas de reléguer cette question au rang de simple impression.

En effet, selon les données de l’Institut national de la statistique, le déficit énergétique a atteint 8,9 milliards de dinars au cours des huit premiers mois de 2026, soit la moitié du déficit commercial global enregistré jusqu’à fin juillet 2026.

Nous sommes donc confrontés à un paradoxe qui mérite que l’on s’y attarde : nous prônons l’autosuffisance alors que notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur s’accentue, tant pour l’énergie que pour l’alimentation.

Nous invoquons la souveraineté nationale alors que notre déficit commercial se creuse de plus de 3 milliards de dinars chaque année ; comment combler ce déficit avec le dinar tunisien ? Cette monnaie ne nous permet pas d’acheter des céréales ou du carburant à l’étranger ; nous sommes contraints de recourir à l’endettement extérieur et, la rupture avec le Fonds monétaire international (FMI) ayant eu lieu, cet endettement nous coûtera plus cher.

Nous parlons de souveraineté nationale alors que la sécurité alimentaire, l’énergie et l’approvisionnement en produits de base demeurent de véritables points faibles.

Nous évoquons la souveraineté nationale alors que notre déficit commercial avec l’Algérie et l’Égypte s’aggrave d’année en année, et nous parlons de bâtir un nouveau modèle économique alors que le citoyen est confronté au quotidien à des problèmes d’approvisionnement, de prix, de transport et de services.

La souveraineté économique ne consiste pas à rejeter l’extérieur. La véritable souveraineté économique réside dans notre capacité à négocier avec l’étranger en position de force, grâce à une économie productive, une énergie sécurisée, un approvisionnement alimentaire assuré, une industrie capable de répondre à nos besoins essentiels et des réserves de devises nous permettant de faire face aux chocs.

En revanche, être dans l’incapacité de fournir certaines denrées alimentaires ou céder à la panique dans les stations-service à la simple évocation d’une grève de deux jours ne relève ni de la souveraineté nationale ni de l’autosuffisance.

Une dépendance économique en contradiction avec notre discours de souveraineté

L’autosuffisance ne signifie pas le repli sur soi. Elle implique avant tout de disposer d’une économie capable de produire, d’investir, d’exporter, de créer de la valeur et de garantir l’approvisionnement en denrées alimentaires, en énergie et en produits de première nécessité, pour ensuite s’ouvrir au monde en position de force, et non de fragilité.

Le citoyen est las des grands discours qui ne se traduisent pas concrètement dans son quotidien. Il ne veut plus de slogans ; il aspire à une alimentation disponible à des prix abordables, à une énergie et des médicaments garantis, à un approvisionnement régulier en eau et en électricité, à des transports fiables, ainsi qu’à une économie génératrice de richesses et d’emplois.

C’est ici qu’il convient de poser la véritable question : sommes-nous réellement en train de bâtir une économie plus souveraine et plus autonome, ou bien sommes-nous en train de reproduire une vulnérabilité économique en contradiction avec le discours que nous tenons ? Car la souveraineté nationale ne se mesure pas à ce que nous disons de nous-mêmes, mais à notre capacité de production, à ce que nous pouvons offrir à nos citoyens et à notre aptitude à affronter les crises lorsqu’elles surviennent.

Traduit de l’arabe.

* Expert économique.

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Tunisie | Le Mouvement Echaab condamne «l’intensification des atteintes aux libertés»

23. September 2026 um 08:05

Dans un communiqué rendu public mardi 22 septembre 2026 à Tunis et traduit ci-dessous, le Conseil national du Mouvement Echaab (nationaliste arabe) «condamne le ciblage des journalistes, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des acteurs de la société civile» et «rejette l’incarcération de citoyens pour des motifs dénués du moindre fondement, ainsi que la fabrication d’affaires de toutes pièces et de dossiers vides».

Le Conseil national du Mouvement Echaab s’est réuni en session ordinaire le 20 septembre 2026, dans un climat politique tendu marqué par une intensification des atteintes aux libertés individuelles et publiques, des restrictions pesant sur toutes les formes d’activité partisane et associative, ainsi qu’un appauvrissement du paysage médiatique, situation à laquelle s’ajoute à la dégradation continue de la conjoncture sociale, menaçant désormais les conditions de vie minimales garantissant la dignité des citoyens, alors que les services et infrastructures de base (eau, électricité, santé, éducation, transports…) sont paralysés.

Tout cela est naturellement le résultat de l’obstination du pouvoir en place à s’arroger le monopole de l’élaboration des politiques et de la prise de décision, en dépit de l’échec manifeste de ses choix au cours des cinq dernières années ; une période dont la Tunisie n’a retiré que le recul du développement, le manque d’investissements — tant intérieurs qu’étrangers — et une dépendance accrue à l’égard de la fiscalité et de l’endettement pour soutenir les finances publiques, avec pour corollaire l’hypothèque de l’avenir des générations actuelles et futures.

L’obstination du pouvoir à se retrancher derrière la thèse du complot — un argument qui ne convainc plus personne — pour masquer son échec et son incapacité manifeste à élaborer des solutions répondant aux attentes minimales des citoyens, constitue un signal d’alarme devant lequel nous devons tous nous arrêter.

Il convient d’imputer l’entière responsabilité de ces impasses, qui ne cessent de se complexifier et de mener le pays au bord de l’effondrement, à ceux qui en sont à l’origine.

C’est dans ce contexte que s’est réuni le Conseil national du Mouvement Echaab, réaffirmant l’attachement de ses militants à leur projet politique national ainsi que la poursuite des préparatifs du troisième congrès général du mouvement dans les délais légaux, conformément aux dispositions du règlement intérieur et aux principes d’alternance aux responsabilités et aux postes au sein du mouvement.

Après avoir délibéré sur les différents points inscrits à l’ordre du jour, les participants ont conclu ce qui suit :

1. Le Conseil salue l’engagement des militants du Mouvement, à tous les niveaux et dans toutes les régions, ainsi que leur mobilisation autour de ses structures ; il salue également leur souci de voir le congrès du Mouvement se tenir dans les meilleures conditions, garantissant ainsi son rayonnement et sa capacité à jouer son rôle national, en particulier dans la conjoncture de crise actuelle.

2. Le Conseil condamne le ciblage des journalistes, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des membres de la société civile. Il rejette l’incarcération de citoyens pour des motifs dénués du moindre fondement sérieux, ainsi que la fabrication d’affaires et de dossiers vides de toute substance ; il en veut pour preuve l’injustice flagrante subie par les frères Lassaad Yacoubi et Khaled Krichi, maintenus en détention alors que leurs dossiers ne contiennent aucune preuve de culpabilité réelle, et ce, au mépris des procédures légales et de l’indépendance de la justice. Le Conseil tient également les autorités pour responsables de la détérioration de l’état de santé des militants de la «Flottille Soumoud» qui observent une grève de la faim en détention.

3. Le Conseil national constate l’incapacité totale des autorités à faire face à la crise de l’eau et de l’électricité, ainsi qu’aux pénuries de médicaments et de nombreux produits de première nécessité durant l’été dernier ; une situation qui a manifestement perturbé le quotidien des citoyens et gravement nui, comme jamais auparavant, à l’image du pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les autorités auraient dû se préparer à affronter ces circonstances — dont tous les indicateurs confirmaient l’inévitabilité — au lieu de recourir, comme à leur habitude, à la diffusion de contre-vérités et de justifications fallacieuses, invoquant notamment les lobbies, les pratiques monopolistiques et autres prétextes.
4. Le Conseil national exprime son soutien inconditionnel aux luttes des chômeurs, qui sont confrontés aux pires formes de négligence, d’indifférence, de tergiversations et au non-respect des engagements pris à leur égard par les autorités. Ils subissent une nouvelle injustice du fait de la non-application de la Loi n° 18, après que le pouvoir a renié la Loi n° 38 — texte qui constituait l’aboutissement d’un parcours de lutte soutenu par toutes les forces nationales, au premier rang desquelles le Mouvement Echaab.

5. Le Conseil national met en garde contre le risque de se laisser entraîner vers une polarisation binaire opposant un pouvoir impuissant, qui nie la réalité des crises traversées par le pays, à des forces politiques ne voyant d’autre issue que de solliciter l’intervention de puissances internationales ou d’appeler à un retour à des situations politiques rejetées par le peuple, tant avant qu’après la révolution. Par ailleurs, le Conseil national appelle toutes les forces nationales, les acteurs politiques ainsi que les composantes de la société civile et des défenseurs des droits humains opposés à la situation actuelle, à s’opposer aux appels à une intervention étrangère ou à la recherche de protection auprès d’axes régionaux. Il les exhorte à œuvrer pour instaurer une dynamique politique et populaire capable de mettre un terme au chaos et à l’échec, et d’empêcher tout retour aux situations que le peuple a rejetées et contre lesquelles il s’est soulevé.

6. Il condamne l’ingérence étrangère dans la région — en particulier au Maghreb et dans le voisinage africain — visant à déstabiliser certains États et à leur imposer des politiques et des choix, au premier rang desquels figurent la normalisation avec l’ennemi sioniste et l’acceptation de son hégémonie sur la région, avec le soutien manifeste de l’administration américaine et de certains pays européens.

7. Le Conseil national réaffirme l’engagement du Mouvement Echaab en faveur de l’option de la résistance sur l’ensemble du territoire arabe et salue la ténacité de toutes les factions, dans les différents pays arabes, face à la machine à tuer sioniste et à l’arrogance américaine. Il tient le régime officiel arabe pour responsable des massacres quotidiens, des déplacements forcés et de la politique de la terre brûlée auxquels sont exposés nos peuples à Gaza, en Cisjordanie et au sud du Liban.

8. Le Conseil national appelle les frères yéménites à privilégier la logique de l’unité et à mettre fin à toutes les formes de fragmentation, afin de protéger le peuple yéménite contre les complots hostiles qui visent à l’appauvrir davantage et à exploiter sa position stratégique pour consolider l’hégémonie de l’ennemi sioniste sur les régions de la mer Rouge et de la Corne de l’Afrique.

9. Le Conseil condamne la poursuite de l’agression américaine contre le peuple iranien frère et réitère son salut et sa haute estime pour la résilience de l’Iran face à notre ennemi commun, ainsi que pour son engagement à défendre son peuple et à rester fidèle à ses choix nationaux et à ses intérêts légitimes. Il considère que la relation avec l’Iran — principal soutien de l’Axe de la Résistance — doit reposer sur les principes de bon voisinage et sur l’élargissement du champ des intérêts communs, loin des tensions confessionnelles destructrices et des allégeances ou alliances hostiles, tant au peuple arabe qu’aux peuples iraniens.

Président du Conseil national

Abderrazak Aouidat

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À l’approche des midterms, Trump plus zinzin que jamais 

23. September 2026 um 07:36

Alors que les élections de mi-mandat (les midterms), prévues pour le mardi 3 novembre 2026, approchent à grands pas, le président américain Donald Trump ne cesse de faire des propositions déplacées et de tenir des propos inquiétants. Même si les Américains et le monde ont fini par s’accommoder à la «folie» trumpienne, cela ne veut pas dire que ses méthodes sont acceptées. La perte de confiance par les électeurs en ses capacités de dirigeant s’accélère de plus en plus mais le locataire de la Maison-Blanche qui joue gros le 3 novembre prochain n’a toujours pas décidé de mettre un frein à ses provocations et à ses déclarations étranges. 

Imed Bahri

Dans une analyse publiée par CNN, Aaron Blake s’est interrogé sur le comportement erratique de Trump, notamment au cours des douze derniers jours, ce qui est particulièrement frappant à l’approche des élections de mi-mandat.

Il a proposé aux électeurs ce que même certains républicains considèrent comme de la corruption. Il a menacé (apparemment sur le ton de la plaisanterie) de retenir l’aide d’urgence à un État qui n’élirait pas un sénateur républicain. Avant le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, il a laissé entendre, sans la moindre preuve, que les démocrates complotaient pour le tuer. Il a menacé de suspendre le commerce extérieur. Il prend en otage l’avenir du Kennedy Center* si les juges ne l’autorisent pas à y apposer son nom, et affirme vouloir que l’arc de triomphe de 250 pieds qu’il projette d’ériger à l’entrée du cimetière national d’Arlington serve également de complexe militaire abritant drones et tireurs d’élite. Il refuse désormais l’accès à la Maison-Blanche à certains médias dont CNN et Politico.

Perte de confiance des Américains en ses capacités de dirigeant

Blake soutient que l’une des principales raisons de la baisse de popularité de Trump est la perte de confiance des Américains en ses capacités de dirigeant. De récents sondages montrent que 67% des Américains reprochent au président de ne pas réfléchir mûrement aux décisions importantes et 71% ne le trouvent pas équilibré. Plus de 7 adultes et électeurs inscrits sur 10 affirment qu’il n’a même pas de plan de guerre contre l’Iran, selon des sondages menés par Fox News et CNN. À l’approche des élections de mi-mandat de 2026, Trump n’a guère agi pour apaiser ces inquiétudes.

L’offre de Trump de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les Républicains conservent la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat qui s’apparente à du donnant donnant est désapprouvée par la majorité des Américains, 66% des électeurs inscrits la jugent «inappropriée».

Sa menace, lancée sur le ton de la plaisanterie, mercredi 16 septembre 2026, de retenir l’aide d’urgence à la Caroline du Nord si cet État élit un sénateur démocrate est également déconcertante. Trump a affirmé plaisanter mais son bilan démontre clairement que son administration a discriminé les États démocrates sur ce type de questions, ce qui est loin d’être anodin.

Son récit, à l’approche du 11 septembre, selon lequel des pompiers l’auraient porté alors qu’on craignait l’effondrement d’un immeuble, était pour le moins douteux et trompeur, comme l’a écrit Daniel Dale de CNN. Si l’histoire était exagérée, elle semblait être une tentative du président de se présenter comme un héros.

Trump a également affirmé que la tentative d’assassinat dont il a été victime en 2024 à Butler, en Pennsylvanie, était un complot ourdi par les Démocrates pour l’empêcher de se présenter à l’élection, une allégation grave si elle avait le moindre fondement or il n’existe toujours aucune preuve de l’implication des Démocrates et Trump n’a fourni aucun détail supplémentaire. En réalité, Thomas Crooks, qui a tenté de l’assassiner, était inscrit comme républicain ! Le jour même où Trump a fait ces déclarations, le directeur du FBI, Kash Patel, a témoigné qu’il n’y avait «aucune preuve que Crooks ait parlé à qui que ce soit d’autre que ses parents».

Trump a également menacé à plusieurs reprises de paralyser une grande partie du commerce extérieur américain, notamment avec tous les pays avec lesquels les États-Unis accusent un déficit commercial, si la Réserve fédérale ne baisse pas ses taux d’intérêt.

Si nous cessions de commercer avec tous les pays avec lesquels nous avons un déficit commercial et ils sont nombreux, ce qui est très facile à faire, nous gagnerions au moins 1500 milliards de dollars par an, a affirmé Trump mercredi 16 septembre en Caroline du Nord. Des propos complètement démagogiques.

Vendredi, Trump a annoncé brusquement une interdiction immédiate d’accès à la Maison-Blanche pour CNN, MS Now et Politico, surprenant même certains de ses collaborateurs. Une correspondante de CNN s’est vu refuser l’entrée de la Maison-Blanche samedi matin et son accréditation de presse lui a été confisquée. Un journaliste de Politico ainsi qu’un journaliste et un photographe de MS Now se sont également vu refuser l’accès.

Il existe d’autres exemples, moins évidents mais tout aussi inquiétants, du comportement de Trump. 

Multiplication des comportements et des déclarations étranges

Mardi 15 septembre, Donald Trump a laissé entendre que les juges de la Cour suprême qu’il avait nommés et dont les jugements rendus ne lui plaisent pas avaient peut-être dissimulé leurs véritables intentions, affirmant qu’ils n’étaient «pas les personnes [qu’il avait] interrogées» et qu’ils ne représentaient plus «que l’ombre d’eux-mêmes». 

Il a également rompu avec le protocole de longue date de la politique étrangère américaine en saluant la perspective d’une réunification de l’Irlande, ce qui est une provocation à l’endroit du Royaume-Uni dont l’Irlande du Nord fait partie.

Enfin, il a qualifié de «canular» les inquiétudes en matière de sécurité que fait peser l’intelligence artificielle alors même qu’une grande partie des Américains se préoccupent vivement de ce sujet.

Enfin, Trump a passé une grande partie de la semaine à tenter de forcer les tribunaux à l’autoriser à donner son nom au Kennedy Center, même si cela semble illégal. Il laisse désormais ouvertement entendre qu’il pourrait laisser l’institution dépérir s’il n’obtient pas gain de cause. 

Cela paraît loin mais durant le premier mandat de Trump, il était souvent question de son tempérament et de ses tweets mais aujourd’hui, son comportement a sans doute fini par se banaliser et par désensibiliser quelque peu les Américains.

Aaron Blake estime que Trump a tout intérêt à cesser ce genre d’agissements avant les élections de mi-mandat car la mainmise de son parti sur le pouvoir sera en jeu et les électeurs nourrissent de réels doutes quant à sa capacité à diriger le pays. Or, pour le moment, il adopte la stratégie inverse, intensifiant ses comportements et déclarations étranges.

* Le John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, souvent abrégé en Kennedy Center, est un centre culturel national et une salle de spectacle, inauguré en 1971 et situé le long du Potomac, près de l’hôtel du Watergate à Washington, aux États-Unis. Il est la résidence du National Symphony Orchestra.

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