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Tunisie–AIEA : L’énergie nucléaire entre dans les priorités du programme 2026-2030

17. September 2026 um 15:03

La Tunisie et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont signé jeudi à Vienne leur nouveau cadre de coopération pour la période 2026-2030. Le document inscrit explicitement la « planification énergétique et l’énergie nucléaire » parmi ses sept domaines prioritaires, sans pour autant annoncer une décision de construire une centrale nucléaire en Tunisie.

Une nouvelle place pour le nucléaire

Le Country Programme Framework (CPF) 2026-2030 constitue le cadre de référence de la coopération technique entre la Tunisie et l’AIEA. Signé par le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, et le directeur général adjoint de l’AIEA, Hua Liu, il définit les domaines dans lesquels l’agence pourra orienter son assistance technique et le transfert de technologies nucléaires.

Parmi les sept priorités retenues figure désormais explicitement « Energy planning and nuclear power », soit la planification énergétique et l’énergie nucléaire.

Cette formulation inscrit le nucléaire dans le champ de la coopération technique pour les cinq prochaines années, mais ne constitue pas en elle-même une décision d’investissement ou un engagement à construire une centrale.

Ce que le cadre permet

Le CPF fixe les secteurs dans lesquels l’AIEA et la Tunisie pourront développer leur coopération. Outre l’énergie, le programme couvre la sûreté et la sécurité nucléaires, la santé et la nutrition, l’alimentation et l’agriculture, l’eau et l’environnement, les applications industrielles et les technologies des rayonnements, ainsi que le développement et la gestion des connaissances nucléaires.

Dans le domaine énergétique, la mention du nucléaire peut ainsi concerner la planification, l’expertise technique, le développement des compétences et l’évaluation des différentes options énergétiques.

Elle ne signifie donc pas que Tunis a arrêté le principe, le calendrier ou le financement d’une future centrale.

Un sujet qui dépasse la production d’électricité

L’intérêt de cette nouvelle priorité tient aussi au contexte énergétique tunisien. La question nucléaire peut être abordée dans une réflexion plus large sur la diversification du mix énergétique et la sécurité de l’approvisionnement.

Le nouveau cadre donne surtout à la Tunisie la possibilité de renforcer, avec l’AIEA, ses capacités d’analyse et de planification dans ce domaine.

L’enjeu des prochaines années sera donc moins celui d’une annonce de chantier que celui de la préparation technique et institutionnelle : déterminer la place éventuelle de l’énergie nucléaire dans la stratégie énergétique nationale, évaluer les technologies disponibles et développer les compétences nécessaires.

La signature du CPF marque ainsi une évolution du cadre de coopération entre Tunis et l’AIEA : pour la période 2026-2030, l’énergie nucléaire fait désormais explicitement partie des domaines sur lesquels cette coopération pourra porter, sans préjuger de la décision finale de la Tunisie quant à son éventuelle utilisation dans son mix énergétique.

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OMC : Les atouts de la Tunisie face au défi de la recomposition des chaînes de valeur

17. September 2026 um 14:46

La directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, estime que la Tunisie dispose de ressources humaines instruites et qualifiées pour tirer parti des transformations des chaînes de valeur mondiales. Une appréciation qui intervient alors que Tunis défend à Genève plusieurs priorités liées au développement industriel, à la sécurité alimentaire et à la transition numérique.

Le capital humain comme levier industriel

Intervenant ce jeudi à Genève, dans le cadre du Forum public de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala a mis en avant la qualité des ressources humaines tunisiennes. Selon la directrice générale de l’organisation, ce capital humain peut permettre à la Tunisie de mieux se positionner dans un environnement économique mondial marqué par la recomposition des chaînes de valeur.

Cette évolution offre potentiellement de nouvelles opportunités aux pays capables de mobiliser des compétences qualifiées, d’attirer des investissements et de s’intégrer dans des segments industriels à plus forte valeur ajoutée.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse toutefois la disponibilité des compétences. Il consiste également à transformer cet atout en implantations industrielles, en activités d’exportation et en une participation plus importante aux différentes étapes de production.

Des opportunités dans un commerce mondial en transformation

La recomposition des chaînes de valeur mondiales pousse les entreprises à revoir leurs réseaux de production et d’approvisionnement. Cette dynamique peut ouvrir des perspectives à des économies disposant d’un tissu industriel, de compétences techniques et d’une proximité avec de grands marchés.

La Tunisie cherche notamment à valoriser ses capacités dans les secteurs industriels et technologiques. Mais la concrétisation de ces opportunités dépendra de plusieurs facteurs : l’environnement des affaires, la compétitivité logistique, l’accès aux intrants et la capacité à répondre aux exigences des donneurs d’ordre internationaux.

L’appréciation formulée par la responsable de l’OMC constitue donc un signal sur le potentiel du pays, sans préjuger de l’ampleur des investissements ou des relocalisations qui pourraient en découler.

Tunis défend un accès plus équitable aux marchés

La déclaration de Ngozi Okonjo-Iweala intervient alors que la Tunisie participe aux discussions consacrées à la réforme de l’organisation commerciale mondiale.

Lors de ces négociations, Tunis met en avant plusieurs priorités : la sécurité alimentaire, l’industrialisation, la transition numérique et l’amélioration de l’accès des pays en développement aux marchés internationaux.

Ces revendications s’inscrivent dans une volonté de faire évoluer les règles du commerce mondial afin de mieux prendre en compte les contraintes et les besoins des économies en développement.

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Un détenu condamné à mort décroche son diplôme en technologie de l’information avec mention « Très bien »

17. September 2026 um 14:18

Un détenu de la prison civile de Harboub, à Médenine, a obtenu son diplôme national en technologie de l’information avec la mention « Très bien », après avoir soutenu avec succès son travail de fin d’études. Une réussite réalisée dans le cadre de la poursuite de ses études universitaires en milieu carcéral.

Un diplôme obtenu en prison

Selon un communiqué publié jeudi par le Comité général des prisons et de la rééducation (CGPR), le détenu, condamné à la peine capitale dans une affaire pénale, a soutenu son travail de fin d’études mercredi.

Son parcours universitaire s’est poursuivi au sein de l’établissement pénitentiaire, lui permettant d’obtenir un diplôme national en technologie de l’information avec la mention « Très bien ».

Le communiqué évoque également une formation antérieure en gestion informatique, avant une spécialisation dans le domaine des technologies de l’information.

L’éducation comme outil de réinsertion

Le CGPR souligne l’importance accordée à l’accès des personnes détenues à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle en prison.

Ces dispositifs visent à renforcer les qualifications, à développer les compétences et à préparer les détenus à leur réinsertion sociale. Pour le Comité, la réussite de ce diplômé illustre également sa détermination à poursuivre son parcours éducatif malgré son incarcération.

Le CGPR a rendu hommage aux personnels pénitentiaires, aux enseignants ainsi qu’aux professeurs et aux établissements universitaires ayant contribué à créer les conditions nécessaires à cette réussite.

Des espaces d’étude et des salles informatiques

Le Comité général des prisons et de la rééducation indique que plusieurs détenus, dans différents établissements pénitentiaires, poursuivent actuellement des études secondaires ou universitaires.

Les personnes détenues souhaitant reprendre ou poursuivre leurs études peuvent en faire la demande auprès de la direction de leur unité pénitentiaire. Celle-ci veille, dans la mesure du possible, à mettre à leur disposition des espaces d’étude, des salles informatiques et le matériel nécessaire.

Cette démarche est menée en coordination avec les enseignants et les établissements d’enseignement supérieur concernés.

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Formation professionnelle : Quatre rentrées par an et près de 26.000 places dès cet automne

17. September 2026 um 12:36

La rentrée 2026-2027 de la formation professionnelle marque un changement dans le calendrier d’accès aux centres de formation. Le dispositif prévoit désormais quatre sessions par an, contre deux auparavant, tandis que 25.837 places sont proposées pour les sessions de septembre et novembre, dans 259 spécialités.

Quatre sessions au lieu de deux

À partir de cette année, les candidats pourront intégrer les dispositifs de formation professionnelle à quatre moments de l’année : septembre, novembre, février et avril.

Cette nouvelle organisation vise à offrir davantage de possibilités d’accès à la formation, en réduisant notamment l’attente entre deux périodes d’inscription. Le changement constitue l’une des principales évolutions de la rentrée 2026-2027.

Le dispositif ne repose donc plus uniquement sur la rentrée de septembre. Les sessions de novembre, février et avril doivent permettre d’élargir les possibilités d’intégration tout au long de l’année.

Près de 26.000 places dès l’automne

Pour les sessions de septembre et novembre 2026, le dispositif prévoit 25.837 places, réparties sur 259 spécialités.

Le volume est en hausse par rapport à septembre 2025, qui comptait 23.750 places. L’augmentation atteint ainsi près de 9% sur un an.

Cette progression s’accompagne d’une diversification de l’offre, avec six nouvelles spécialités intégrées au dispositif pour cette nouvelle rentrée.

6000 places pour les bacheliers

Les bacheliers disposent également d’un contingent spécifique, avec environ 6000 places prévues dans le cadre de cette rentrée.

L’objectif est de proposer aux nouveaux diplômés une voie supplémentaire après le baccalauréat, à travers des parcours de formation professionnelle adaptés aux besoins du marché du travail.

Avec le nouveau calendrier, les possibilités d’accès ne seront plus concentrées sur une seule période de l’année. La réforme combine ainsi augmentation du nombre de places, élargissement des spécialités et multiplication des périodes d’admission.

La rentrée 2026-2027 inaugure donc un fonctionnement plus étalé dans l’année, avec quatre occasions d’intégrer le dispositif au lieu de deux précédemment.

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Céréales : 17 à 18 millions de quintaux attendus, 11 millions déjà collectés

17. September 2026 um 11:46

La production céréalière de la campagne actuelle devrait atteindre entre 17 et 18 millions de quintaux, selon la PDG de l’Office des céréales, Salwa Ben Hadid Zouari. À ce stade, quelque 11 millions de quintaux ont déjà été collectés, dont 73% de blé dur, un volume qui couvre les besoins du marché local jusqu’en janvier 2027.

Production et collecte, deux chiffres à distinguer

La responsable de l’Office des céréales a insisté dans une déclaration à Mosaïque FM, sur la différence entre le volume de la production et celui de la collecte. Les 11 millions de quintaux correspondent aux quantités effectivement collectées et stockées, et ne reflètent donc pas à eux seuls le niveau de la récolte.

La production finale est, elle, estimée entre 17 et 18 millions de quintaux. Cette estimation tient notamment compte des pertes enregistrées au cours des opérations de collecte, évaluées entre 5 et 6% de la récolte.

La campagne actuelle devrait ainsi rester dans un niveau proche de celui enregistré lors de la saison précédente en matière de collecte. En 2024-2025, la collecte nationale avait atteint 11,951 millions de quintaux, selon les données de l’Office des céréales.

Le stockage reste le principal défi

L’amélioration de la collecte s’accompagne toutefois d’une contrainte logistique : le stockage des quantités dépassant 8 millions de quintaux pose problème, selon la PDG de l’Office.

Pour absorber les volumes supplémentaires, plusieurs solutions ont été mobilisées, notamment la location d’espaces de stockage. Ces alternatives ont permis de disposer de 1,3 million de quintaux de capacité supplémentaire par rapport à la saison agricole précédente.

Le dispositif de collecte repose actuellement sur 192 centres, avec la participation de 32 intervenants.

Le blé dur domine la collecte

Sur les 11 millions de quintaux déjà collectés cette saison, le blé dur représente 73%. Cette prédominance est particulièrement importante pour l’approvisionnement de la filière locale, notamment les activités liées à la semoule, aux pâtes alimentaires et au couscous.

Selon la responsable de l’Office, les quantités actuellement collectées permettent de couvrir les besoins du marché local jusqu’à janvier 2027.

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Nouvelair entre sur l’axe Tunis–Le Caire avec deux vols par semaine

17. September 2026 um 10:35

Nouvelair a lancé mercredi 16 septembre sa nouvelle liaison directe entre Tunis et Le Caire. La compagnie tunisienne prévoit deux vols hebdomadaires, les mercredi et dimanche, ajoutant ainsi une nouvelle offre sur un axe déjà desservi.

Un nouveau lien direct avec Le Caire

Le premier vol de cette nouvelle desserte a décollé de Tunis-Carthage hier matin sous le numéro BJ190. La liaison est opérée par un Airbus A320 et permet de rejoindre directement la capitale égyptienne en environ trois heures.

Nouvelair prévoit deux rotations par semaine, chaque mercredi et dimanche. La compagnie ajoute ainsi Le Caire à son réseau régulier au départ de Tunis-Carthage.

L’ouverture de cette ligne ne crée pas une liaison directe inédite entre les deux capitales. Elle renforce plutôt l’offre existante.

Une nouvelle destination dans le réseau de Nouvelair

La compagnie présente cette ouverture comme une nouvelle étape dans le développement de son réseau au départ de Tunis. Le Caire constitue également une porte d’accès à un important marché régional et offre des possibilités de correspondance vers d’autres destinations.

Les billets sont commercialisés via le site et l’application de Nouvelair, son centre d’appels, ses agences et ses points de vente dans les aéroports de Tunis-Carthage, Monastir et Djerba, ainsi que par l’intermédiaire de ses agences de voyages partenaires.

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Commerce extérieur : L’Italie creuse son avance comme premier fournisseur européen de la Tunisie

17. September 2026 um 09:52

L’Italie est devenue le premier fournisseur européen de la Tunisie sur les huit premiers mois de 2026. Les échanges entre les deux pays ont atteint près de 15 milliards de dinars, avec une progression nettement plus rapide des importations que des exportations.

Les importations italiennes accélèrent

Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Italie ont atteint 14,958 milliards de dinars à fin août 2026. La Tunisie a exporté pour 7,535 milliards de dinars vers le marché italien, en hausse de 5,2% sur un an.

Dans l’autre sens, les importations en provenance d’Italie ont atteint 7,423 milliards de dinars, progressant de 16,7% sur la même période.

Cette évolution laisse toutefois le commerce bilatéral proche de l’équilibre, avec un excédent tunisien d’environ 112 millions de dinars.

L’Italie devant la France comme fournisseur

La progression des achats tunisiens place désormais l’Italie au premier rang des fournisseurs européens de la Tunisie.

Avec 7,423 milliards de dinars d’importations, elle devance la France, dont les ventes à la Tunisie ont atteint environ 7,136 milliards de dinars sur les huit premiers mois de l’année. L’Allemagne arrive derrière, avec près de 4,947 milliards de dinars.

La hiérarchie change toutefois lorsqu’il s’agit des exportations tunisiennes. La France reste le premier débouché européen, avec 10,036 milliards de dinars d’exportations tunisiennes, devant l’Italie (7,535 milliards) et l’Allemagne (6,158 milliards).

Un commerce italien qui progresse plus vite que l’ensemble

La dynamique italienne s’inscrit dans une évolution plus large des échanges extérieurs tunisiens. De janvier à août 2026, les exportations nationales ont atteint 44,672 milliards de dinars, en hausse de 8%, tandis que les importations se sont établies à 62,525 milliards, en progression de 11,6%. Le déficit commercial a ainsi atteint 17,854 milliards de dinars.

Dans ce contexte, la hausse de 16,7% des importations en provenance d’Italie apparaît particulièrement marquée par rapport à la progression des exportations tunisiennes vers ce marché.

Les chiffres publiés par l’INS confirment par ailleurs que le déficit commercial global atteignait près de 17,854 milliards de dinars à fin août.

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Tunisie – Météo : Orages, pluies diluviennes et rafales de plus de 70 km/h attendus ce jeudi

17. September 2026 um 09:33

Le temps se dégradera progressivement ce jeudi 17 septembre en Tunisie. L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit des pluies parfois diluviennes, accompagnées localement de grêle, tandis que les rafales pourront dépasser 70 km/h sous les cellules orageuses.

Une dégradation attendue dans l’après-midi

Le ciel sera partiellement nuageux sur la plupart des régions en début de journée. La couverture nuageuse deviendra ensuite plus dense dans l’après-midi sur le Nord-Ouest et le Centre, ainsi que localement sur le Sud. Des pluies provisoirement orageuses sont alors attendues. Elles gagneront progressivement les régions de l’Est et pourront être parfois diluviennes, avec des chutes locales de grêle.

Ces précipitations seront parfois abondantes dans les gouvernorats de Siliana, Zaghouan, du Grand Tunis, de Nabeul et de Kairouan, avec des quantités maximales comprises entre 30 et 50 mm. Les cumuls pourraient atteindre localement 80 mm dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia, précise l’INM.

La situation pluvieuse devrait se poursuivre vendredi 18 et samedi 19 septembre, avec des précipitations parfois abondantes, notamment dans les régions occidentales du Nord et du Centre et, localement, dans les régions orientales.

Des rafales de plus de 70 km/h

Le vent soufflera d’abord du secteur Sud, faible à modéré. Il se renforcera toutefois en fin de journée, notamment près des côtes et dans le Sud. Sous les cellules orageuses, les rafales pourront dépasser 70 km/h, selon les prévisions de l’INM. La mer sera peu agitée en début de journée avant de devenir progressivement agitée.

Malgré cette dégradation, les températures maximales resteront relativement élevées. Elles varieront entre 30 et 35°C, tandis qu’elles se situeront autour de 27°C sur les hauteurs.

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Affaire Ghazi Mrabet : 21 suspects poursuivis, neuf placés en détention

17. September 2026 um 09:12

L’affaire de trafic international de stupéfiants et de blanchiment d’argent prend une nouvelle dimension judiciaire. Neuf personnes ont été placées en détention, mercredi 16 septembre, tandis que 21 suspects au total font l’objet de poursuites. Parmi eux figurent l’avocat Ghazi Mrabet, trois agents de sécurité et un pharmacien.

Le dossier met en lumière l’ampleur des investigations menées autour d’un réseau présumé opérant entre la Tunisie et un pays européen. La justice poursuit ses recherches pour identifier et interpeller les autres membres présumés, notamment les personnes en fuite.

Neuf mandats de dépôt sur 21 personnes poursuivies

Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier a délivré, mercredi, neuf mandats de dépôt à l’encontre des neuf suspects détenus dans cette affaire.

Le bilan judiciaire communiqué à l’agence TAP fait état de 21 personnes faisant l’objet de poursuites dont 9 ont été placées en détention et 12 autres sont poursuivies, dont des personnes en fuite. Parmi les suspects figurent également 3 agents de sécurité.

Les neuf suspects détenus ont été entendus par le juge d’instruction avant la délivrance des mandats de dépôt. Les investigations se poursuivent afin de déterminer le rôle des autres personnes impliquées dans le réseau présumé.

Qui sont les personnes citées dans le dossier ?

Les informations judiciaires communiquées à l’Agence TAP permettent d’identifier plusieurs catégories de suspects, sans toutefois révéler l’identité de l’ensemble des 21 personnes poursuivies.

L’avocat Ghazi Mrabet a été placé en détention dans le cadre de l’affaire tout comme les trois agents de sécurité cités parmi les suspects poursuivis ainsi qu’un pharmacien également mentionné parmi les personnes impliquées et un trafiquant de drogue recherché, condamné à 40 ans de prison, dont l’arrestation en flagrant délit avait été annoncée le 4 septembre.

Drogue et 394.000 dinars saisis

L’affaire avait connu une première étape rendue publique le 4 septembre. Le parquet près le Tribunal de première instance de Tunis avait autorisé la mise en garde à vue, pour une durée de cinq jours, de l’avocat Ghazi Mrabet et d’un trafiquant de drogue recherché.

Les deux hommes avaient été arrêtés en flagrant délit au domicile du trafiquant recherché. Une importante quantité de stupéfiants avait alors été saisie, notamment plus de 8 kg de cocaïne, 4 kg de cannabis et 394.000 DT.

Ces saisies constituent les éléments rendus publics lors de cette première intervention. La procédure actuelle porte plus largement sur un réseau présumé de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent opérant entre la Tunisie et un pays européen.

Avec neuf personnes placées en détention sur un total de 21 suspects poursuivis, le dossier reste en cours d’instruction. Les autorités judiciaires cherchent notamment à identifier et à interpeller les autres membres présumés du réseau, dont les personnes en fuite.

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Tunisie–Allemagne : Essen accueille le premier forum économique bilatéral

17. September 2026 um 08:54

Le premier Forum économique tuniso-allemand s’ouvre ce jeudi 17 septembre à Essen, en Allemagne. Organisée sur deux jours, cette rencontre réunit les acteurs des deux pays autour de la santé, du numérique, de la transformation durable et des compétences.

Un rendez-vous économique inédit à Essen

La ville allemande d’Essen accueille, les 17 et 18 septembre 2026, la première édition de son Forum économique tuniso-allemand. La rencontre s’inscrit dans le cadre des célébrations marquant les 70 ans de relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Allemagne.

Le maire d’Essen, Thomas Kufen, doit ouvrir les travaux de ce rendez-vous consacré au développement des relations économiques et aux perspectives de coopération entre les deux pays.

L’événement vise à créer un espace d’échange entre les institutions, les entreprises et les acteurs économiques tunisiens et allemands. Son organisation intervient alors que l’Allemagne figure parmi les partenaires économiques et industriels majeurs de la Tunisie.

Santé, numérique et transition durable au programme

Les travaux du forum portent sur plusieurs secteurs identifiés comme prioritaires : la santé, la transformation numérique, la durabilité, le marché du travail et le développement des compétences.

Ces thématiques renvoient à des enjeux communs pour les deux économies, notamment l’évolution des besoins en main-d’œuvre, l’innovation technologique et l’adaptation des entreprises aux transformations environnementales.

La rencontre offre ainsi un cadre pour examiner les possibilités de coopération sectorielle et les échanges entre les acteurs économiques des deux pays.

L’enjeu des investissements allemands en Tunisie

Le forum intervient dans un contexte de présence industrielle allemande significative en Tunisie. Quelque 320 entreprises allemandes sont implantées dans le pays et contribuent à environ 93.000 emplois, selon les chiffres de référence de la coopération économique tuniso-allemande. Ce tissu industriel constitue un point d’appui pour les discussions consacrées aux investissements, aux compétences et aux nouvelles opportunités de partenariat.

Toutefois, l’ouverture du forum d’Essen ne permet pas, à elle seule, de conclure à l’annonce de nouveaux investissements ou d’accords commerciaux.

L’attention sera portée sur les résultats concrets des deux journées : éventuelles conventions signées, projets d’investissement, engagements en matière d’emploi ou annonces chiffrées. Ces éléments permettront de mesurer la portée économique de cette première édition au-delà de son programme institutionnel.

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Paiement instantané : La BCT regarde du côté du modèle brésilien PIX

17. September 2026 um 08:41

Une délégation de la Banque centrale de Tunisie, accompagnée par la GIZ, a effectué une mission d’étude au Brésil pour examiner le fonctionnement du système de paiement instantané PIX. Une démarche destinée à nourrir la réflexion sur la modernisation des paiements et l’inclusion financière en Tunisie, sans décision annoncée d’adopter ce modèle.

Deux journées pour étudier l’expérience brésilienne

La Banque centrale de Tunisie (BCT) s’intéresse à l’expérience brésilienne en matière de paiements numériques. Accompagnée de représentants de la GIZ, l’agence allemande de coopération internationale, une délégation tunisienne s’est rendue au Brésil dans le cadre d’une mission consacrée au système PIX.

Les échanges avec les équipes de la Banque centrale du Brésil ont porté sur plusieurs dimensions de cette infrastructure : sa gouvernance, son cadre réglementaire et son modèle économique. L’objectif était notamment de comprendre les mécanismes institutionnels et opérationnels qui ont contribué au développement de PIX.

Le dispositif brésilien, lancé par la banque centrale du pays, permet d’effectuer des paiements instantanés. Son fonctionnement et son intégration dans l’écosystème financier brésilien constituent ainsi un objet d’étude pour les autorités tunisiennes.

Des banques aux fintechs, un modèle examiné dans son ensemble

La mission ne s’est pas limitée à l’architecture institutionnelle du système. La délégation tunisienne a également rencontré plusieurs acteurs du secteur financier et des technologies financières au Brésil, parmi lesquels Nubank, Itaú Unibanco, PicPay et l’association ABFintechs.

Ces rencontres ont permis d’examiner les usages de PIX par les banques, les plateformes financières et les fintechs. L’enjeu consiste à mieux comprendre la manière dont les infrastructures de paiement instantané peuvent soutenir le développement de services destinés aux particuliers comme aux entreprises.

Au-delà de la rapidité des transactions, l’expérience brésilienne offre donc un terrain d’observation sur l’articulation entre réglementation, innovation financière et accès aux services numériques.

Une réflexion, pas encore une décision d’adoption

Cette visite s’inscrit dans le projet de Promotion de l’Inclusion Financière, Sociale et Économique en Tunisie (IFSE), mis en œuvre par la GIZ avec un financement du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), ainsi qu’un cofinancement de l’Union européenne.

Pour la BCT, l’objectif annoncé est d’alimenter la réflexion stratégique sur la modernisation du système national de paiement et le renforcement de l’inclusion financière.

Il convient toutefois de souligner qu’aucune annonce officielle ne fait état, à ce stade, d’une adoption de PIX en Tunisie. La mission constitue avant tout une démarche d’observation et d’analyse, susceptible d’éclairer les orientations futures du secteur des paiements.

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