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La Tunisie devance la Grèce et l’Italie et s’impose en tête du concours mondial d’huile d’olive à Miami

26. Juni 2026 um 16:49

Avec 55 médailles au compteur, la Tunisie a dominé l’édition de la United States International Olive Oil Competition (USIOOC), organisée par le groupe suédois Global International Olive Oil Competitions (GIOOC). Une performance nette qui place le pays devant la Grèce et l’Italie, pourtant références historiques du secteur.

Dans le détail, les producteurs tunisiens ont décroché 38 médailles d’or et 3 d’argent en catégorie qualité, auxquels s’ajoutent 10 médailles d’or pour les bienfaits santé, ainsi que 3 médailles d’or et une d’argent pour les huiles aromatisées. Une moisson qui confirme un positionnement de plus en plus assumé: celui d’une huile d’olive tunisienne qui ne joue plus seulement la quantité, mais clairement la qualité.

Cette reconnaissance internationale arrive dans un contexte où les exportations tunisiennes d’huile d’olive sont en pleine accélération. Sur la campagne 2025/2026, le pays a exporté environ 295 000 tonnes, générant près de 3,64 milliards de dinars de recettes sur les six premiers mois. Des chiffres en forte hausse, avec une progression estimée à près de +49 % en valeur et +64 % en volume par rapport à l’année précédente.

Mais derrière ces performances, une réalité persiste! La Tunisie exporte encore massivement en vrac, ce qui limite la création de valeur locale. Autrement dit, le pays brille sur les volumes et la qualité, mais capte encore une part insuffisante du prix final sur les marchés internationaux.

Sur le plan mondial, les principaux débouchés restent concentrés. Espagne, Italie et États-Unis absorbent une grande partie des exportations tunisiennes, confirmant le rôle stratégique de l’huile d’olive dans les échanges agricoles du pays.

La compétition USIOOC, qui a réuni près de 150 échantillons issus de 14 pays, évalués par 12 experts internationaux, agit ici comme un baromètre du secteur. Et le signal est clair: la Tunisie n’est plus un simple acteur parmi d’autres, mais un concurrent sérieux sur le haut de gamme mondial.

Plus largement, ces distinctions s’inscrivent dans une dynamique globale portée par les compétitions du GIOOC, qui multiplie les événements en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient pour valoriser les meilleurs producteurs et structurer le marché international de l’huile d’olive extra vierge.

Au final, au-delà des médailles, c’est une tendance de fond qui se confirme! La Tunisie s’installe durablement dans le cercle fermé des grandes puissances oléicoles mondiales.

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50e édition du Festival de Dougga: patrimoine vivant et promesses artistiques

26. Juni 2026 um 15:53

Pensé comme un rendez‑vous d’exception, le 50e Festival International de Dougga réussit à conjuguer ambitions artistiques et contraintes opérationnelles. En marge de la conférence de presse du 26 juin 2026, le directeur du festival, Mokhtar Belatek, a rappelé que cette édition jubilaire a été élaborée à partir des attentes du public et des réalités financières, pour offrir une programmation équilibrée, à la fois festive et durable.

Sous les étoiles de Dougga, la direction a voulu faire dialoguer grands noms et talents locaux. L’ouverture avec Chayma Helali incarne ce choix : mettre en lumière une voix tunisienne pour affirmer la vocation du festival à révéler et soutenir les artistes du pays. Des figures établies comme Lotfi Bouchnak et Hakim côtoient des découvertes, garantissant une programmation riche en émotions, en diversité et en partage. Pour Mokhtar Belatek, Dougga doit rester un lieu de passage et de rencontres artistiques, loin de la routine et tourné vers l’avenir.

Sur le plan financier, l’édition 2026 a été pensée dans la rigueur : avec un budget maîtrisé, estimé entre 500 000 et 600 000 dinars, l’équipe a priorisé l’impact culturel et la pérennité de l’événement. Les choix de production ont visé l’efficacité sans sacrifier la qualité des spectacles, la logistique ni l’accueil des artistes et du public.

Le soutien de partenaires engagés, comme la Fondation Arts & Culture by UIB pour la troisième année consécutive, a permis d’amplifier le rayonnement de cette cinquantième édition et d’assurer des temps forts accessibles et mémorables. Ensemble, ils contribuent à faire de Dougga un écrin où patrimoine et modernité se rencontrent.

En somme, cette édition anniversaire apparaît comme une réussite mesurée : elle célèbre l’histoire du festival tout en préparant ses prochaines années, en conciliant découverte artistique, ancrage local et exigence de durabilité. Sous le ciel millénaire de Dougga, musique, patrimoine et émotions se donnent rendez‑vous pour offrir au public des soirées de partage et de célébration.

Mais une chose est sûre, Cette édition de Dougga illustre l’effort de concilier découverte artistique et représentations régionales malgré des contraintes budgétaires, posant la question essentielle : comment garder l’identité d’un festival historique tout en répondant aux attentes du public et aux standards d’un événement international ?

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Les marques automobiles de luxe diversifient leurs investissements en Afrique

26. Juni 2026 um 14:54

L’Afrique du Sud voit émerger une nouvelle destination du luxe. Longtemps concentrés au Cap, dans les vignobles du Western Cape ou dans les quartiers d’affaires de Johannesburg, les investissements haut de gamme se tournent désormais vers la côte nord du KwaZulu-Natal, selon l’agence ecofin. Cette région, bordée par l’océan Indien, attire de plus en plus d’acteurs internationaux qui misent sur un modèle combinant tourisme premium, immobilier de prestige et résidences sécurisées, selon les données de la même source.

Le dernier projet en date est porté par Tonino Lamborghini, designer italien et héritier de la famille fondatrice de la célèbre marque automobile, lit-on. En partenariat avec les développeurs du domaine Zimbali Lakes Resort et le groupe koweïtien IFA Hotels & Resorts, il prévoit la construction d’un hôtel de luxe de 200 chambres accompagné de 73 résidences de marque.

Au-delà du prestige associé au nom Lamborghini, le projet traduit une tendance de fond: les grandes marques ne se limitent plus à leur activité historique et investissent désormais l’immobilier de luxe pour valoriser leur image. Les logements pourraient atteindre près de 100 000 rands le mètre carré, soit environ 6 000 dollars, pour une valeur globale estimée à près d’un milliard de rands.

Le tourisme international accélère la transformation

Quelques kilomètres plus au nord, un autre projet d’envergure renforce cette dynamique. Le groupe français Club Med prépare l’ouverture de son premier village de vacances en Afrique du Sud, à Tinley Manor. L’établissement, dont l’ouverture est annoncée pour juillet 2026, représente un investissement supérieur à deux milliards de rands, ce qui en ferait l’un des plus importants projets touristiques jamais réalisés dans le pays.

L’arrivée de Club Med dépasse la seule création d’un nouveau complexe hôtelier. Grâce à son réseau commercial mondial, l’enseigne devrait contribuer à accroître la visibilité internationale de cette partie du littoral sud-africain et attirer une clientèle étrangère à fort pouvoir d’achat.

Une alternative au marché du Cap

Si Le Cap demeure la référence nationale en matière d’immobilier de prestige, la hausse continue des prix pousse une partie des investisseurs à explorer d’autres marchés. La côte nord du KwaZulu-Natal entend tirer parti de cette évolution en proposant des résidences plus spacieuses, un climat subtropical, un accès direct aux plages et des infrastructures modernes.

Les grands domaines résidentiels fermés, appelés estates, constituent le cœur de cette stratégie. Ils associent sécurité, équipements sportifs, espaces verts, commerces de proximité et services destinés à une clientèle recherchant un cadre de vie premium. Ce modèle séduit aussi bien les familles que les investisseurs, les télétravailleurs ou encore les Sud-Africains installés à l’étranger qui souhaitent revenir dans le pays.

Parallèlement, plusieurs programmes immobiliers développent des modèles hybrides mêlant résidence principale, location saisonnière et investissement locatif, permettant aux propriétaires de rentabiliser leur bien pendant les périodes où ils ne l’occupent pas.

Une montée en gamme à nuancer

Ces projets témoignent de la volonté du KwaZulu-Natal de s’imposer comme une nouvelle destination du tourisme et de l’immobilier haut de gamme. Ils s’inscrivent dans un contexte favorable, porté par la reprise du tourisme sud-africain. En 2025, le pays a accueilli plus de 10,4 millions de visiteurs internationaux, soit une progression de près de 18 % sur un an. Le tourisme représente aujourd’hui plus de 8 % du PIB national et fait vivre directement près d’un million de personnes.

 

 

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Les Émirats arabes unis et la diplomatie climatique: de l’héritage des fondateurs aux partenariats d’avenir

26. Juni 2026 um 12:16

Le changement climatique n’est plus une problématique réservée aux scientifiques et aux spécialistes. Il constitue désormais une réalité qui affecte directement la vie des populations à travers le monde. De l’eau dont dépendent les sociétés à l’énergie qui soutient les économies, en passant par la sécurité alimentaire, pilier de la stabilité des nations, les défis climatiques s’imposent aujourd’hui dans tous les aspects de la vie quotidienne.

C’est dans ce contexte que les Émirats arabes unis considèrent que la réponse à ces défis ne saurait se limiter au développement de solutions technologiques. Elle nécessite également un renforcement de la coopération internationale ainsi que la création de partenariats efficaces, capables de construire un avenir plus durable et plus prospère.

Pour les Émirats arabes unis, cette orientation ne date pas d’aujourd’hui. Elle s’inscrit dans une vision établie dès la création de l’union. Le défunt Cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, a posé les fondements d’une approche reposant sur la protection de l’environnement, la préservation des droits des générations futures et la recherche d’un équilibre durable entre développement économique et sauvegarde des ressources naturelles.

De cet héritage est née une trajectoire nationale qui a fait de la durabilité un élément central de l’identité des Émirats et de leurs choix stratégiques de développement.

Aujourd’hui, les Émirats arabes unis consolident leur position parmi les acteurs internationaux les plus engagés dans les domaines de la durabilité, des énergies renouvelables et de l’action climatique. Leur rôle ne se limite pas à la mise en œuvre d’initiatives nationales ambitieuses ; il s’étend également au soutien des efforts internationaux visant à apporter des solutions concrètes aux défis communs auxquels le monde est confronté.

Dans ce cadre, la diplomatie climatique émirienne s’est distinguée par sa capacité à promouvoir le dialogue, à bâtir des partenariats et à fédérer les efforts internationaux. Dans un monde marqué par la diversité des priorités et des besoins de développement, les Émirats arabes unis ont choisi d’agir comme un trait d’union entre les nations, convaincus que les défis mondiaux exigent une action collective et une responsabilité partagée.

Cette approche s’est pleinement illustrée lors de l’accueil, par les Émirats arabes unis, de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP28), qui a constitué une étape majeure dans l’évolution de l’action climatique internationale.

Les Émirats ont réussi à rassembler les États et les différentes parties prenantes autour d’une vision commune fondée sur la confiance, le dialogue et la recherche du consensus. Cette dynamique a contribué à renforcer l’ambition collective et à faire progresser les efforts internationaux vers des mesures plus efficaces face au changement climatique.

Ces travaux ont abouti à l’« Accord des Émirats », considéré comme une avancée historique dans le processus de gouvernance climatique mondiale et une illustration de l’importance du consensus international dans la gestion des défis communs.

La véritable portée de cette réussite réside non seulement dans les résultats obtenus, mais également dans le message qu’elle a adressé à la communauté internationale : les progrès dans la lutte contre le changement climatique ne peuvent être réalisés par la division, mais par la coopération, la confiance mutuelle et des partenariats solides. Cette conviction guide l’action des Émirats arabes unis dans leur approche des grands enjeux mondiaux.

Les efforts des Émirats reflètent également la conviction que les questions liées au climat, à l’énergie, à l’eau et à la sécurité alimentaire sont aujourd’hui étroitement interdépendantes. Leur traitement exige des solutions intégrées et une vision globale de l’avenir.

Le pays considère par ailleurs que la protection du climat est indissociable de celle de la nature et de la biodiversité. Des écosystèmes sains constituent un levier essentiel pour atteindre les objectifs du développement durable et renforcer la capacité des sociétés à s’adapter aux transformations environnementales.

Dans cette optique, les Émirats arabes unis accordent une importance croissante aux solutions fondées sur la nature, notamment à travers la protection et la restauration des mangroves, dont le rôle est essentiel pour la préservation de la biodiversité, la protection des zones côtières et la lutte contre les effets du changement climatique.

L’engagement des Émirats ne se limite pas à la question climatique. Il englobe également celle de l’eau, considérée comme l’un des principaux défis du XXIe siècle.

À cet égard, les Émirats arabes unis se préparent à accueillir, en partenariat avec la République du Sénégal, la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. Cette responsabilité témoigne de la confiance accordée par la communauté internationale au rôle des Émirats dans la promotion d’une gestion durable des ressources hydriques et dans le développement de solutions innovantes au service d’un avenir plus résilient et plus prospère.

Conscients que l’efficacité de la diplomatie se mesure également à son impact concret sur la vie des populations, les Émirats arabes unis veillent à accompagner leurs initiatives internationales par des projets de développement et des investissements stratégiques favorisant la transition vers une économie durable.

Dans cette perspective, les entreprises émiriennes poursuivent leurs investissements dans les énergies propres à travers le monde, convaincues que le développement durable représente une opportunité de coopération, de croissance partagée et de prospérité commune.

En Tunisie, le projet de production d’électricité à partir de l’énergie solaire développé par la société AMEA Power dans le gouvernorat de Kairouan constitue une illustration concrète de cette vision.

Au-delà de son importance économique, ce projet met en lumière le potentiel considérable de la Tunisie dans le domaine des énergies renouvelables. Il contribue au renforcement de la sécurité énergétique du pays et à l’élargissement du recours aux sources d’énergie propre, tout en soutenant les objectifs nationaux de développement durable.

Les relations entre les Émirats arabes unis et la Tunisie reposent sur des bases solides de respect mutuel et de coopération constructive. Aujourd’hui, les secteurs de la durabilité, des énergies renouvelables et de l’économie verte ouvrent de nouvelles perspectives pour approfondir ce partenariat au bénéfice des deux pays et de leurs peuples.

En conclusion, la durabilité est bien plus qu’un ensemble de politiques ou de projets. Elle représente une vision de l’avenir et une responsabilité envers les générations futures.

C’est cette vision que les Émirats arabes unis continuent de promouvoir sous la conduite de Son Altesse le Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, Président de l’État, à travers l’investissement dans le capital humain, le renforcement de la coopération internationale et la construction de partenariats capables de façonner un avenir plus prospère, plus innovant et plus durable pour tous.

Car la véritable mesure du progrès réside dans la capacité à transmettre aux générations futures un héritage fondé sur la prospérité partagée, la préservation des ressources naturelles et la coopération entre les nations

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Tabagisme – Amen Allah Messadi : « Le facteur temps joue contre nous »

26. Juni 2026 um 10:58

Les systèmes de santé africains ne peuvent plus se permettre d’ignorer les alternatives au tabac. C’est le message qu’Amen Allah Messadi, président de l’Association tunisienne de traitement des brûlures et des plaies (ATTBP), a adressé aux décideurs du continent : face aux fumeurs incapables de décrocher, la réduction des risques n’est plus une option — c’est une nécessité médicale et économique.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin en marge du congrès Technovation Smoke-Free organisé à Rabat sous l’égide de Philip Morris International, tenu le 24 juin 2026, le spécialiste s’est exprimé sans détour : « Les systèmes de santé se doivent d’adopter cette option comme une alternative réaliste et accessible, tant pour le patient que pour les sociétés africaines, afin de limiter les dommages considérables engendrés par le tabac. »

Sur le plan clinique, le Dr Messadi tranche une confusion qu’il juge coûteuse : la nicotine crée la dépendance et agit sur les vaisseaux sanguins et le rythme cardiaque, mais c’est la combustion qu’il désigne sans ambiguïté comme « le problème le plus grave et le principal responsable » des pathologies létales, au premier rang desquelles le cancer broncho-pulmonaire.

Un cancer que l’Afrique n’a tout simplement pas les moyens de traiter à grande échelle. Le continent, rappelle-t-il, « ne dispose pas des capacités économiques et logistiques nécessaires pour supporter ces charges financières colossales » — des coûts qu’il qualifie d’« exorbitants et très lourds » pour des systèmes hospitaliers déjà saturés.

Sa prise de position n’est pas abstraite. Ancien chef du service de réanimation des grands brûlés, le Dr Messadi a été confronté de longue date à l’insuffisance respiratoire chronique d’origine tabagique. Plus récemment, ses travaux sur la cicatrisation des plaies complexes l’ont conduit à une autre certitude : le tabac sabote directement la guérison du pied diabétique, des ulcères veineux et artériels, et des escarres, en altérant la vascularisation et l’oxygénation des tissus.

La Tunisie dispose pourtant d’un arsenal de sevrage — gommes, patchs, acupuncture, consultations hospitalières gratuites. Le problème : leur adhésion reste, selon le médecin, « très faible » au regard de l’ampleur du phénomène. Laisser les fumeurs « s’enliser dans des trajectoires à haut risque » faute d’alternatives innovantes ne lui semble ni tenable ni éthiquement défendable.

Président de l’Association panafricaine des plaies et de la cicatrisation, le Dr Messadi avertit que « le facteur temps joue clairement contre nous » et classe la lutte antitabac parmi les « défis stratégiques urgents », bien au-delà du périmètre d’une seule spécialité. Il voit dans le congrès de Rabat « une plateforme essentielle de rapprochement scientifique et d’échange d’expériences entre médecins et décideurs en Afrique », et appelle à une formation médicale continue permettant d’ancrer la distinction combustion/nicotine dans les pratiques — « le véritable début de la solution », selon ses mots, pour transformer durablement la réalité sanitaire du continent.

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Une ministre suédoise assiste à une réunion européenne avec son bébé…

26. Juni 2026 um 10:52

Un bébé de trois mois a été installé au cœur d’une réunion des ministres européens du climat à Luxembourg, un geste rare qui a immédiatement fait réagir les observateurs institutionnels. L’initiative revient à la ministre suédoise du Climat, Romina Pourmokhtari, qui a choisi d’assister à la session avec son fils Adam, mettant en lumière une réalité encore peu normalisée dans les sphères de pouvoir : la conciliation entre maternité et fonctions de haut niveau.   Romina Pourmokhtari venait tout juste de reprendre ses fonctions après un congé parental. Son choix de venir accompagnée de son bébé, tandis que son conjoint est lui-même en congé parental.

La Suède, laboratoire social de la parentalité partagée

Dans Suède, le congé parental atteint environ 16 mois, avec une particularité clé : une partie est réservée à chaque parent et ne peut être transférée. Ces “mois du père” ont été conçus pour encourager un partage plus équitable des responsabilités familiales.

Ce modèle est régulièrement étudié par des organisations internationales comme l’OCDE, qui souligne que les politiques de congé parental bien pensées améliorent à la fois la participation des femmes au marché du travail et le développement de l’enfant. Selon l’OCDE, les pays qui encouragent le partage du congé parental affichent généralement des écarts de genre plus faibles en emploi et en revenus.

Au-delà de l’événement, la situation touche un débat mondial : comment permettre aux femmes de poursuivre leurs ambitions professionnelles sans renoncer à la maternité ? Les données du rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) montrent que les femmes restent encore pénalisées par les interruptions de carrière liées à la maternité, en particulier dans les postes à haute responsabilité. Dans de nombreux pays, la pression implicite reste forte : choisir entre progression professionnelle et présence auprès des enfants. Pourtant, plusieurs études récentes montrent que les environnements de travail flexibles et les politiques de soutien à la parentalité augmentent la rétention des talents féminins et réduisent le risque de burnout parental..

La scène impliquant la ministre suédoise relance une question simple mais structurante : pourquoi la présence d’un bébé dans un cadre professionnel devrait-elle encore surprendre ? Dans les pays nordiques, cette idée est déjà moins taboue. La flexibilité des horaires, le télétravail et les politiques de parentalité partagée ont contribué à réduire la frontière rigide entre vie privée et vie professionnelle.

Des recherches du World Bank Group montrent d’ailleurs que les politiques favorables aux familles contribuent directement à la croissance économique à long terme, en améliorant la participation des femmes au marché du travail et en réduisant les pertes de productivité liées aux abandons de carrière. La présence du bébé Adam dans une réunion ministérielle dépasse donc l’anecdote. Elle agit comme un signal politique : il est possible d’imaginer des environnements professionnels où maternité et responsabilité ne s’excluent pas. La ministre suédoise a d’ailleurs défendu l’idée que les politiques publiques doivent aller au-delà de la durée du congé parental, en intégrant davantage de flexibilité et un meilleur accès à des solutions de garde abordables.

 

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Gouverneur de la Banque centrale : « Arrêtez de comparer la Tunisie au Maroc ! »

26. Juni 2026 um 10:26

Lors de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a appelé à une refonte de la stratégie de développement économique du pays, insistant sur la nécessité de dépasser les comparaisons régionales.

Dans une intervention centrée sur le long terme, il a estimé que la Tunisie devait rompre avec la logique de comparaison systématique avec ses voisins, déclarant notamment : « Arrêtez de nous comparer au Maroc ». Tout en soulignant que la course à l’investissement ne doit plus être vécue comme une confrontation extérieure permanente, mais plutôt comme une « course entre nous-mêmes » afin d’être à la hauteur des propres capacités de la Tunisie.

Fethi Zouhaier Nouri a souligné que l’investissement ne dépend pas uniquement des dispositifs législatifs ou des réformes institutionnelles, mais relève avant tout d’un « état d’esprit ». Il a estimé que le principal défi de la Tunisie réside dans la valorisation de son potentiel économique encore sous-exploité.

Le gouverneur de la BCT a appelé à une mobilisation collective des acteurs économiques afin de renforcer la productivité, stimuler l’innovation et accroître la création de valeur locale. L’objectif, selon lui, est de transformer la stabilité macroéconomique récemment consolidée en croissance durable.

Une dynamique d’investissements en progression

S’adressant aux investisseurs, il a affirmé que la Tunisie demeure un pays attractif pour les capitaux étrangers. Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint plus de 3,5 milliards de dinars en 2025, enregistrant une hausse de plus de 30 % sur un an et dépassant les objectifs fixés.

Hors secteur énergétique, ces investissements ont permis la réalisation de 921 opérations et la création de plus de 14 000 emplois. Les principaux investisseurs étrangers restent la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et les États-Unis. L’objectif fixé pour 2026 est d’atteindre 4 milliards de dinars d’IDE.

Le gouverneur a mis en avant plusieurs secteurs stratégiques pour la croissance future, notamment les énergies renouvelables, l’économie numérique, l’intelligence artificielle et les start-up. Il a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays africains à avoir adopté un cadre juridique dédié aux jeunes entreprises innovantes à travers le Startup Act.

En conclusion, Fethi Zouhaier Nouri a insisté sur l’importance de la stabilité macroéconomique. Selon lui, la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change et le renforcement des réserves en devises constituent les fondements de la compétitivité nationale.

Il a rappelé que la banque centrale ne crée pas directement de richesse, mais qu’elle joue un rôle essentiel dans l’instauration de la confiance, condition indispensable à l’investissement et à la croissance. Face aux mutations de l’économie mondiale, il a appelé l’ensemble des acteurs — État, banques, entreprises et investisseurs — à transformer cette stabilité en moteur durable de développement économique.

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Le Kenya numérise la traçabilité de ses exportations horticoles

26. Juni 2026 um 08:41

Le Kenya a lancé un Système national de traçabilité horticole (NHTS) pour suivre les fruits, légumes et fleurs destinés à l’exportation depuis les exploitations agricoles jusqu’aux marchés étrangers. Cette plateforme numérique doit permettre de mieux contrôler les produits, de simplifier les procédures d’exportation et de répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux.

Mis en service le 23 juin par l’Autorité agricole et alimentaire (AFA), le NHTS regroupe les démarches de licence, d’enregistrement et de certification phytosanitaire au sein d’une seule plateforme. Les exportateurs peuvent ainsi effectuer une partie de leurs formalités en ligne, avec un système destiné à améliorer la transparence et l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement.

Cette initiative intervient alors que les contrôles sanitaires se renforcent, notamment sur le marché européen, principal débouché des produits horticoles kényans. En 2024, le Kenya Plant Health Inspectorate Service (KEPHIS) a recensé 43 interceptions liées à des ravageurs, 77 interceptions pour des anomalies documentaires et 80 notifications pour dépassement des limites maximales de résidus de pesticides, contre 50 un an auparavant.

À travers cette plateforme, les autorités espèrent réduire les risques de rejet des cargaisons, renforcer la conformité des exportations et préserver la compétitivité de la filière horticole. Deuxième source de recettes agricoles à l’exportation après le thé, l’horticulture a rapporté 202,4 milliards de shillings kényans (1,56 milliard de dollars) en 2024. Les fleurs coupées ont représenté 47,5 % de ces revenus, contre 46 % pour les fruits et légumes. Le gouvernement prévoit également d’étendre progressivement ce système de traçabilité à d’autres filières agricoles, notamment le maïs, la noix de coco et le macadamia.

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Décryptage – Quand produire devient un acte de résistance

26. Juni 2026 um 06:00

Un pays où l’on demande aux entrepreneurs de courir avec des chaînes aux pieds

Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans la Tunisie d’aujourd’hui. Chaque discours officiel célèbre l’investissement, l’initiative privée, l’entrepreneuriat, l’innovation et la création d’emplois. Chaque programme économique insiste sur la nécessité de renforcer le tissu productif national. Chaque responsable reconnaît que l’État ne peut plus être le principal employeur du pays et que l’avenir repose sur la capacité des entreprises à créer de la richesse.

Pourtant, sur le terrain, une autre réalité se dessine. Une réalité faite de trésoreries exsangues, de marges laminées, de procédures administratives complexes, de financements difficiles à obtenir, de retards de paiement chroniques et d’une concurrence parallèle qui semble parfois bénéficier d’une forme d’impunité économique.

Dans les ateliers de cuir de Monastir, dans les petites usines de textile du Sahel, dans les commerces de Sfax, dans les entreprises artisanales de Kairouan ou de Nabeul, le même sentiment revient avec insistance : celui d’être devenu un survivant plutôt qu’un entrepreneur.

La récente alerte lancée par Mehdi Barbouch, président de la Fédération tunisienne des artisans et petites et moyennes entreprises, ne constitue pas une simple revendication corporatiste. Elle traduit un malaise plus profond, celui d’un tissu économique qui a le sentiment de porter une charge devenue disproportionnée par rapport à ses capacités.

Au fond, la question est simple : comment une entreprise peut-elle continuer à produire, investir et recruter lorsqu’elle se trouve simultanément prise en étau entre une fiscalité pesante et une concurrence qui échappe aux règles ?  C’est toute l’économie tunisienne qui se trouve résumée dans cette interrogation.

 

L’entreprise tunisienne : la grande oubliée des débats économiques

Les macroéconomistes aiment parler des grands agrégats : croissance, inflation, déficit budgétaire, balance commerciale ou dette publique. Pourtant, derrière ces chiffres se cachent des femmes et des hommes bien réels. Il y a ce chef d’atelier qui hésite à renouveler ses machines. Cette commerçante qui réduit ses stocks par peur d’une baisse de la demande. Ce petit industriel qui reporte un recrutement malgré des commandes suffisantes. Cet artisan qui travaille davantage pour payer ses dettes que pour développer son activité.

Toutes ces situations individuelles finissent par former une réalité collective. Or, depuis plusieurs années, les PME tunisiennes accumulent les chocs. La révolution, les crises politiques, la pandémie, l’inflation mondiale, la hausse des coûts énergétiques, les tensions sur les matières premières et le ralentissement économique ont laissé des traces profondes. Beaucoup d’entreprises n’ont jamais réellement retrouvé leur niveau d’activité d’avant 2020.

Leurs réserves financières se sont épuisées. Leurs capacités d’investissement se sont réduites. Leurs marges de sécurité ont disparu. Dans un tel contexte, chaque nouvelle contrainte produit un effet amplifié. Ce qui aurait été supportable dans une phase de croissance devient insoutenable dans un environnement de stagnation.

 

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La fiscalité : lorsque la contribution devient une punition

L’impôt est l’un des piliers de toute société moderne. Ibn Khaldoun nous le rappelle depuis plus de six cents ans. Sans fiscalité, il n’y a ni écoles, ni hôpitaux, ni infrastructures, ni sécurité, ni services publics. Mais l’histoire économique montre également qu’il existe une frontière subtile entre contribution et confiscation.

Lorsque les prélèvements deviennent excessifs par rapport aux capacités réelles des acteurs économiques, ils cessent de financer la croissance pour commencer à la freiner. La Tunisie semble aujourd’hui dangereusement « proche de cette limite ». Certains esprits éclairés (trop) pensent qu’on l’a dépassée. Le problème ne réside pas uniquement dans le taux d’imposition. Il réside dans l’accumulation. Impôts sur les bénéfices. Retenues à la source. Acomptes provisionnels. Cotisations sociales. Taxes diverses. Pénalités. Formalités administratives. Contrôles multiples. Chaque élément pris séparément peut sembler justifiable. Mais leur combinaison produit un effet de saturation. L’entreprise finit par consacrer une énergie considérable non pas à produire ou à innover, mais simplement à rester conforme.

Cette situation crée une forme de fatigue économique. Une fatigue qui ne se mesure ni dans les statistiques ni dans les bilans comptables. Mais qui se lit dans les regards de nombreux entrepreneurs. Ils ne parlent plus de croissance. Ils parlent de survie.

 

L’économie parallèle : la concurrence qui ne joue pas selon les mêmes règles

Mais si la pression fiscale est lourde, elle devient presque insupportable lorsqu’elle coexiste avec un marché parallèle omniprésent. C’est là que réside l’une des plus grandes contradictions tunisiennes. L’entreprise formelle supporte toutes les charges. L’entreprise informelle en supporte peu ou pas. Et pourtant, les deux se retrouvent sur le même marché.

Le résultat est prévisible. Comment rivaliser avec un concurrent qui ne paie ni TVA, ni CNSS, ni impôt sur les bénéfices, ni coûts réglementaires ? Comment expliquer à un artisan qu’il doit respecter toutes ses obligations lorsque son voisin peut vendre le même produit à un prix inférieur de 20 %, 30 % ou parfois davantage simplement parce qu’il échappe au système ? Cette situation ne crée pas seulement une distorsion économique.

 

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Elle crée une crise morale

Car derrière les chiffres se cache une question de justice. Les économistes institutionnalistes, bien après Ibn Khaldoun, à commencer par Douglass North (1), ont démontré que les économies prospères reposent sur des règles appliquées équitablement à tous. Lorsque les règles cessent d’être universelles, la confiance s’effondre. Et lorsqu’une société perd confiance dans ses institutions économiques, l’investissement recule inévitablement.

 

Le drame silencieux des entreprises qui meurent debout

Les statistiques officielles évoquent souvent plusieurs centaines de milliers d’entreprises actives. Mais les chiffres administratifs racontent rarement toute l’histoire. Beaucoup d’entreprises existent encore juridiquement. Leur patente est ouverte. Leur registre de commerce est valide. Leurs déclarations continuent parfois d’être déposées. Mais leur activité réelle est réduite à une fraction de ce qu’elle était autrefois. Elles survivent. Elles ne vivent plus. Elles attendent. Elles espèrent. Elles repoussent l’échéance.

Le danger est là. Une économie ne s’effondre pas nécessairement dans un fracas spectaculaire. Elle peut se dégrader lentement, presque silencieusement. Atelier après atelier. Commerce après commerce. Entreprise après entreprise. Jusqu’au jour où l’on découvre que les capacités de production ont disparu. Que les savoir-faire se sont perdus. Que les emplois se sont évaporés. Et que reconstruire coûte infiniment plus cher que préserver.

 

L’État, créancier exigeant et débiteur retardataire

Parmi les paradoxes les plus frappants figure celui des relations entre les entreprises et l’administration. Certaines PME réalisent des travaux pour des organismes publics. Elles livrent. Elles exécutent leurs contrats. Elles respectent leurs engagements. Puis elles attendent. Parfois plusieurs mois. Parfois davantage.

Pendant ce temps, les échéances fiscales continuent de tomber avec une régularité implacable. L’entreprise doit payer un État qui ne l’a pas encore payée. Cette situation relève presque de l’absurde économique.

John Maynard Keynes rappelait qu’une entreprise ne disparaît pas nécessairement parce qu’elle perd de l’argent. Elle disparaît souvent parce qu’elle manque de liquidités. Autrement dit, parce qu’elle ne dispose pas de trésorerie suffisante pour faire face à ses obligations immédiates. Dans un pays où les difficultés de financement sont déjà importantes, les retards de paiement publics deviennent un facteur supplémentaire de fragilisation.

 

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Le secteur de la chaussure : autopsie d’un déclassement

Il fut un temps où le cuir et la chaussure représentaient une fierté industrielle tunisienne. Les ateliers travaillaient pour les marchés européens. Les exportations progressaient. Les savoir-faire se transmettaient de génération en génération. Aujourd’hui, de nombreux ateliers ont disparu. D’autres fonctionnent en dessous de leurs capacités. Certains ont définitivement fermé leurs portes. Bien sûr, les transformations du commerce mondial expliquent une partie du phénomène.

Mais la concurrence des circuits parallèles a joué un rôle majeur. Le secteur de la chaussure raconte finalement une histoire plus large. Celle d’une économie qui voit progressivement certains de ses piliers historiques s’éroder sous l’effet combiné de la mondialisation, de l’informalité et des fragilités internes.

 

La grande question tunisienne : qui créera les emplois de demain ?

Au fond, le débat dépasse largement les PME. Il concerne l’avenir du modèle économique tunisien. Chaque année, des milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail. L’administration publique ne peut plus les absorber. Les finances publiques ne le permettent plus. Les entreprises privées deviennent donc le principal espoir de création d’emplois.

Mais comment demander aux PME de recruter davantage lorsque leur principale préoccupation est de préserver leur propre survie ? Comment espérer davantage d’investissement lorsque les entrepreneurs peinent déjà à maintenir leur activité ? Comment attirer les jeunes vers l’initiative privée si ceux qui entreprennent donnent l’impression de mener un combat permanent ?

L’histoire économique est pourtant claire. Aucun pays ne s’est enrichi durablement sans un secteur privé dynamique. Aucun miracle économique n’a été construit contre les entrepreneurs. Tous ont été construits avec eux.

 

Réconcilier l’État et l’entreprise

La véritable urgence tunisienne n’est peut-être pas budgétaire. Elle est institutionnelle. Il s’agit de reconstruire la confiance. Une confiance qui passe par une fiscalité plus équilibrée. Par une lutte effective contre les circuits parallèles. Par une administration plus rapide. Par des délais de paiement raisonnables. Par un accès au financement mieux adapté aux réalités des PME. Par une digitalisation intelligente qui simplifie plutôt qu’elle ne complique. Car derrière chaque entreprise qui ferme se cache un drame humain.

Des salariés qui perdent leur revenu. Des familles qui perdent leur stabilité. Des jeunes qui perdent un espoir d’emploi. Des territoires qui perdent une partie de leur vitalité économique. La Tunisie possède encore un formidable potentiel entrepreneurial. Des artisans talentueux. Des PME résilientes. Des entrepreneurs capables d’innover malgré les difficultés.

Mais aucune économie ne peut demander indéfiniment à ses forces productives de porter seules le poids de ses déséquilibres. Car lorsque produire devient un acte de résistance, lorsque respecter les règles devient un désavantage concurrentiel, lorsque l’entrepreneur se transforme en survivant, le danger n’est plus seulement celui de quelques faillites supplémentaires. C’est celui d’un pays qui risque, progressivement, de décourager ceux dont il a pourtant le plus besoin : ceux qui créent la richesse, investissent dans l’avenir et donnent du travail aux autres. Et lorsqu’une nation commence à perdre ses bâtisseurs, elle finit toujours par compromettre une partie de son propre avenir.

 

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Références :

(1) Douglass C. North (1920–2015) est un économiste américain, colauréat du Prix Nobel d’économie en 1993. Il est le père fondateur de la nouvelle économie institutionnelle. Ses travaux majeurs, tels que Institutions et Le processus du développement économique, reposent sur deux piliers : Les institutions : Il les définit comme des « contraintes conçues par l’homme » (lois, droits de propriété, coutumes) qui structurent les interactions. L’intérêt personnel : Il explique que le développement et l’innovation naissent d’un calcul individuel. Ses recherches démontrent que la croissance économique à long terme dépend de la création d’institutions incitatives protégeant l’innovation, un concept qu’il a notamment utilisé pour expliquer l’émergence de la Révolution industrielle en Grande-Bretagne

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG).

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Tunisie-Pays Bas 1-3: Un léger mieux et une sortie en catimini

26. Juni 2026 um 03:00
Tunisie-Pays Bas 1-3: Un léger mieux et une sortie en catiminiPar Mohamed Kilani Tunisie – Pays Bas 1-3 (m-t 0-2) Stade: Arrowhead Stadium, Kansas City, Etats-Unis Arbitre: Katia Garcia Mendoza (Mexique) Buts: Skhiri (csc 3’), Brobbey (7’), Ben Slimane (csc 62’) pour les Pays Bas; Mastouri (54’) pour la Tunisie.  Averissement: Khedira (Tunisie) Tunisie: Dahmen, Valéry, Talbi, Ben Hamida (Achouri 68’), Abdi, Khedhira (Ben Ouannes 68’), Skhiri (cap), Mejbri, Ben Slimane (Haj Mahmoud 68’), Gharbi (Chaouat 75’), Mastouri ( Tounekti 90’). L'équipe de Tunisie a l'habitude de disputer en Coupe du monde le dernier match du groupe tout en étant éliminée. En 2022, elle réalisa une performance notable en battant la France ...

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