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Unesco | Dhia Khaled réaffirme la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban

08. Juni 2026 um 21:06

Dhia KHALED, Ambassadeur, Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO a pris part à la réunion d’information sur les actions au Liban, tenue le, 8 juin 2026 au siège de l’Organisation à Paris.

Faisant part de la grande préoccupation de la Tunisie quant aux conséquences de la situation au Liban sur les secteurs de l’éducation et de la protection du patrimoine culturel et historique du pays, l’Ambassadeur a mis l’accent sur l’urgence et la nécessité d’assurer la continuité de l’apprentissage, qui doit demeurer une priorité absolue en temps de crise, et a salué les mesures décisives prises pour placer 73 biens menacés au Liban sur la Liste internationale des biens culturels sous protection renforcée.

Il a, par ailleurs, réitéré la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban et appelé à renforcer la protection des civils, des journalistes, du patrimoine culturel et des établissements éducatifs de ce pays frère.

Communiqué

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Moyen-Orient : L’escalade se poursuit entre l’Iran et l’entité sioniste

08. Juni 2026 um 14:29

Après une nouvelle série d’attaques réciproques entre l’Iran et l’entité sioniste, Téhéran a annoncé une « cessation » de ses frappes, tout en la conditionnant explicitement à l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, selon des déclarations relayées par les autorités iraniennes et plusieurs médias internationaux.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte instabilité régionale, marqué par des échanges de tirs et des frappes transfrontalières ayant impliqué à la fois l’Iran, Israël et des zones sensibles du Liban.

Une désescalade conditionnelle annoncée par Téhéran

Selon les informations disponibles, l’Iran affirme mettre fin à sa dernière série d’attaques contre Israël, tout en prévenant qu’une reprise des frappes reste possible si l’armée israélienne poursuit ses opérations au Liban sud.

Téhéran lie donc directement cette « cessation » à une condition politique et militaire claire : l’arrêt des attaques israéliennes dans le sud du Liban, où les tensions restent vives entre Israël et les groupes armés pro-iraniens.

Un contexte de tensions persistantes au Liban sud

Le sud du Liban reste l’un des principaux foyers de confrontation indirecte entre Israël et l’Iran, via ses alliés dans la région. Ces derniers mois, les échanges de frappes ont régulièrement touché cette zone, malgré des tentatives de désescalade et des appels internationaux à la retenue.

Les autorités iraniennes estiment que les opérations israéliennes dans cette région constituent un facteur majeur d’escalade, justifiant leur position conditionnelle.

Une situation militaire encore volatile

Malgré cette annonce, la situation demeure extrêmement fragile. Les échanges récents ont montré la rapidité avec laquelle les tensions peuvent repartir, avec des frappes successives et des ripostes directes ou indirectes entre les différents acteurs du conflit.

Aucune confirmation indépendante ne permet, à ce stade, de parler d’un cessez-le-feu durable, les deux parties maintenant des positions conditionnées à des évolutions sur le terrain.

Cette annonce de Téhéran s’inscrit dans une logique de pression diplomatique et militaire, où chaque camp conditionne ses actions à celles de l’autre, rendant toute stabilisation immédiate difficile.

La communauté internationale appelle régulièrement à éviter une extension du conflit, alors que le front libanais reste particulièrement sensible et susceptible d’embraser davantage la région.

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Le Liban, les démangeaisons de Netanyahu et la réponse de l’Iran

08. Juni 2026 um 12:49

Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.

Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.

Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.

La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.

Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…

Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…

Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?

Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »

Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…

Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.

Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »

La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».

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Crise au Moyen-Orient : le brut bondit de plus de 2 dollars

08. Juni 2026 um 09:54

Les prix du pétrole ont bondi de plus de 2 dollars le baril ce lundi, après de nouvelles frappes israéliennes menées dimanche 7 juin sur la banlieue sud de Beyrouth, malgré le cessez-le-feu  Israël et le Liban.

Ces attaques ravivent les craintes d’une extension du conflit au Moyen-Orient et compromettent les perspectives de reprise des flux énergétiques via le détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le brut américain ont progressé de 2,10 dollars (+2,32 %), atteignant 92,64 dollars le baril en début de séance de ce lundi 8 juin. Le Brent a, de son côté, gagné 2,33 dollars (+2,5 %) pour s’établir à 95,42 dollars le baril. Cette hausse efface en grande partie les pertes enregistrées vendredi 5 juin, lorsque les marchés avaient anticipé une désescalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran, déclenché le 28 février.

Selon les analystes, les dernières violences constituent un obstacle supplémentaire à un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran, ainsi qu’à la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole et le gaz mondiaux, sachant que l’Iran conditionne tout accord de paix à un cessez-le-feu durable au Liban.

Dans ce contexte, l’Iran a riposté aux frappes visant Beyrouth et son allié du Hezbollah en lançant des missiles contre Israël. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il demanderait au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne pas répondre militairement à cette attaque.

Par ailleurs, même si la guerre à grande échelle semblait en pause depuis l’arrêt des frappes américano-israéliennes contre l’Iran début avril, Téhéran continue de perturber une partie du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

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