❌

Normale Ansicht

GNV AWARDS 2026: hausse des volumes de passagers et de fret

12. Oktober 2026 um 12:29

Marché tunisien: GNV confirme son intérêt et se dit prête à accompagner la croissance des échanges

  • La septième édition des GNV Awards, l’événement qui récompense les principales agences de voyages partenaires et désigne les nouvelles agences Élite Partner et Élite Premium, s’est tenue à Marrakech.

  • Entre janvier et septembre 2026, GNV a transporté environ 2,2 millions de passagers (+2 % par rapport à 2025) et 1,84 million de mètres linéaires de fret (+5 % par rapport à 2025).

  • Un partenariat stratégique de trois ans (2027-2029) a été signé avec l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT).

  • Les noms des prochains navires qui rejoindront la flotte ont été dévoilés : GNV Jupiter, GNV Mars, GNV Venus et GNV Mercury, quatre nouveaux navires propulsés au GNL (gaz naturel liquéfié).

La septième édition des GNV Awards s’est tenue le week-end dernier à Marrakech. Organisé par GNV, la compagnie italienne de ferries du Groupe MSC, cet événement annuel vise à célébrer et à renforcer les relations de la compagnie avec ses partenaires commerciaux, à réaffirmer son engagement auprès du secteur du voyage et à récompenser ses principales agences de voyages partenaires.

L’événement a également été l’occasion de présenter les résultats de GNV pour les neuf premiers mois de l’année.

Entre janvier et septembre 2026, la compagnie a transporté un total d’environ 2,2 millions de passagers et 1,84 million de mètres linéaires de fret, soit des progressions respectives de 2 % et 5 % par rapport à la même période en 2025. Ces chiffres confirment une tendance positive et une croissance régulière des volumes à moyen terme, malgré un environnement de marché caractérisé par une demande de plus en plus diversifiée et des dynamiques différentes selon les marchés.

Les volumes de passagers en Afrique du Nord continuent d’afficher une tendance positive. L’Algérie, en particulier, poursuit la consolidation des résultats enregistrés au cours de la dernière année d’activité, tandis que le Maroc et la Tunisie affichent des performances globalement conformes à celles de 2025. Les résultats d’ensemble confirment le renforcement continu de la présence de GNV sur les marchés nord-africains.

Les performances en matière de transport de passagers et de fret sont également positives sur les liaisons à destination des îles italiennes, confirmant le rôle de GNV dans les flux de trafic à destination et en provenance de ces principales destinations : la Sicile affiche une hausse de 8 %, tandis que la Sardaigne progresse de 6 %. Les volumes à destination des îles Baléares et de l’Albanie restent également globalement stables.

La compagnie a par ailleurs officialisé aujourd’hui un partenariat stratégique de trois ans (2027-2029) avec l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), afin de soutenir la croissance de GNV sur le marché marocain.

Cet accord vise à renforcer les connexions maritimes et les flux de passagers entre le Maroc et l’Europe, tout en promouvant le Royaume en tant que destination touristique et plateforme stratégique de mobilité en Méditerranée. Le partenariat comprendra des initiatives conjointes de promotion de la destination, des campagnes de communication intégrées sur les canaux de GNV et de l’ONMT dans les principaux marchés européens, ainsi que des offres de voyage combinant la traversée maritime et l’offre touristique du Maroc, destinées aussi bien aux voyageurs européens qu’aux membres de la diaspora vivant en Europe.

Le partenariat contribuera également à soutenir les initiatives institutionnelles et les événements de GNV au Maroc, dans le cadre d’une démarche commune avec les acteurs nationaux du tourisme visant à renforcer le rôle du Maroc en tant que porte d’entrée entre l’Europe et l’Afrique.

À travers ses services maritimes, GNV relie chaque jour les personnes, les marchandises, les entreprises et les communautés, jouant ainsi un rôle stratégique dans le développement économique et social des régions qu’elle dessert. Dans ce contexte, le Maroc constitue l’un des marchés les plus importants et les plus dynamiques de GNV, tant pour les flux touristiques et commerciaux que pour les liaisons avec les communautés marocaines établies en Europe.

À l’occasion des GNV Awards, GNV a dévoilé les noms des prochains navires qui rejoindront sa flotte : GNV Jupiter, GNV Mars, GNV Venus et GNV Mercury, quatre nouveaux navires propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL).

Après une série de noms inspirés des étoiles – Polaris, Orion, Virgo et Aurora –, la compagnie lance une nouvelle famille de noms inspirés des planètes pour désigner la prochaine génération de navires qui viendront enrichir sa flotte.

GNV Jupiter sera le premier des quatre nouveaux navires actuellement en construction au chantier naval Guangzhou Shipyard International (GSI), à Guangzhou, en Chine. Le navire pourra accueillir 2 500 passagers et transporter 3 500 mètres linéaires de fret. Il disposera également de 500 cabines et devrait rejoindre la flotte d’ici la fin de l’année 2027.

Cette annonce constitue une nouvelle étape dans le plan de renouvellement de la flotte de la compagnie, soutenu par le Groupe MSC, qui a déjà permis la mise en service de quatre navires neufs de dernière génération au cours des dix-huit derniers mois.

« Le Maroc est actuellement l’un des marchés les plus dynamiques et stratégiques de GNV, et le partenariat avec l’Office National Marocain du Tourisme constitue une étape naturelle dans la trajectoire de croissance que nous construisons avec les institutions et les partenaires locaux. Les liaisons maritimes jouent un rôle essentiel dans le soutien à la mobilité, au tourisme et aux échanges économiques entre les deux rives de la Méditerranée, et nous entendons continuer à investir pour renforcer ce rôle.

Dans le même temps, notre vaste plan de renouvellement et d’expansion de la flotte progresse, et l’annonce de GNV Jupiter constitue une nouvelle étape majeure. Il s’agit du premier de quatre nouveaux navires supplémentaires qui rejoindront la flotte dans les prochaines années, contribuant ainsi à renforcer l’ensemble du réseau de la compagnie et réaffirmant notre engagement en faveur de la qualité de service, de l’innovation et de la croissance internationale », a déclaré Matteo Catani, Directeur Général de GNV.

« Les GNV Awards représentent pour nous le rendez-vous le plus important de l’année pour rencontrer les professionnels du secteur du voyage et les remercier. Les résultats des neuf premiers mois de 2026, avec environ 2,2 millions de passagers transportés, confirment la valeur du travail que nous avons accompli avec nos partenaires commerciaux. Nous adressons des remerciements particuliers aux nouvelles agences Élite Partner et Élite Premium, ainsi qu’à toutes les agences qui continuent de choisir et de promouvoir GNV.

Nous abordons désormais la saison 2027 avec confiance, soutenus par un réseau en constante expansion, une flotte en pleine évolution et des relations commerciales qui comptent parmi les principaux moteurs de croissance de la compagnie », a déclaré pour sa part Matteo Della Valle, Directeur Commercial de GNV.

L’édition 2026 a réuni environ 120 représentants d’agences de voyages italiennes et internationales. Au cours de l’événement, les meilleures agences partenaires ont été récompensées et les nouvelles agences Élite Partner et Élite Premium ont été dévoilées.

Ces agences sont sélectionnées dans le cadre du programme éponyme, lancé en 2017, qui leur offre des avantages et des initiatives dédiés.

« La Tunisie représente pour GNV un marché à très fort potentiel de développement »

Le Directeur Général de GNV Matteo Catani, est revenu en marge de la conférence de presse des GNV Awards sur le potentiel de développent de l’activité de sa compagnie en Tunisie déclarant dans ce cadre :

« Ce que nous voyons aujourd’hui sur le marché tunisien, c’est avant tout un très grand potentiel. La Tunisie est un pays extrêmement actif, avec une production agricole et industrielle importante, et nous sommes convaincus que les échanges avec l’Europe peuvent encore être développés.

Dans ce contexte, le transport maritime, et notamment le réseau de ferries, peut jouer un rôle essentiel. Il constitue une véritable infrastructure au service de l’économie tunisienne, en permettant aux entreprises et aux producteurs d’accéder rapidement

au marché européen. C’est particulièrement important pour les secteurs agricole et industriel, mais également pour l’ensemble des échanges commerciaux.

Plus largement, nous considérons que les liaisons maritimes contribuent au développement économique et social des territoires qu’elles relient. Elles rapprochent les marchés, facilitent la mobilité des personnes et renforcent les échanges entre les communautés des deux rives de la Méditerranée. C’est la vision que nous avons pour notre présence en Tunisie.

Nous voyons également un potentiel considérable sur le marché des passagers. Il existe une demande forte de la part des Tunisiens, notamment pour leurs déplacements entre la Tunisie et l’Europe, mais également de la part des touristes qui souhaitent découvrir la Tunisie.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion de voyager personnellement en Tunisie cet été. J’ai visité Djerba, Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir et plusieurs régions de la côte, du nord au sud. J’ai pu constater directement la richesse du pays, la beauté de ses paysages et, surtout, le potentiel touristique considérable qu’il représente. Tout ce que j’ai découvert m’a conforté dans l’idée qu’il existe encore beaucoup de possibilités de développement.

Nous avons également pu mesurer très concrètement l’existence de cette demande au niveau de GNV bien avant l’été dernier. Lorsque nous avons ouvert par anticipation les réservations pour la liaison Civitavecchia–Tunis et Tunis–Civitavecchia, nous avons enregistré un très grand intérêt du marché. La demande était clairement au rendez-vous et nous espérons inchallah inscrire dans la durée ces ligne directe .

Malheureusement, certaines questions administratives et réglementaires n’ont pas permis, à ce stade, de finaliser le processus d’autorisation nécessaire au lancement de cette liaison. Mais le niveau de demande que nous avons observé constitue pour nous un signal très positif et confirme le potentiel de cette connexion.

Nous sommes donc convaincus qu’il existe encore beaucoup de possibilités à développer en Tunisie. De notre côté, nous sommes prêts à travailler dans le cadre des relations bilatérales entre l’Italie et la Tunisie, qui ont connu une nouvelle dynamique avec l’accord signé entre les deux gouvernements en juillet.

Nous sommes plus que disponibles pour contribuer, dans ce cadre, au développement des liaisons maritimes entre les deux pays, afin d’accompagner la croissance des échanges qui sont déjà très importants aujourd’hui, mais aussi de proposer aux passagers une offre davantage adaptée à l’évolution de leurs besoins.

Notre ambition est de poursuivre cette dynamique et de renforcer progressivement la contribution de GNV aux échanges entre la Tunisie et l’Europe.

L’article GNV AWARDS 2026: hausse des volumes de passagers et de fret est apparu en premier sur Managers.

Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme

Fraichement élus, les deux nouveaux bureaux des fédérations professionnelles du Tourisme, Fi2T et FTAV, ont été reçus par le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

Premières rencontres officielles entre le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, et les deux bureaux récemment élus des deux fédérations professionnelles du tourisme, la Fi2T avec désormais à sa tête Walid Tritar, et la FTAV, présidée par Mohamed Ali Toumi.

Enjeux et constats avec la Fi2T

Avec la Fi2T tout d’abord, l’ordre du jour du 11 juin a porté sur l’examen des propositions des professionnels visant à diversifier l’offre nationale et à s’adapter aux mutations du marché touristique mondial.

Le ministre du Tourisme a souligné la nécessité d’une approche prospective, en pointant du doigt des lacunes à combler, notamment en matière de digitalisation, de réservation électronique et d’expériences touristiques. Il a également insisté sur l’impératif de moderniser le cadre législatif et réglementaire afin de débloquer les investissements et d’assainir le climat des affaires.

Les discussions ont également mis en évidence la nécessité d’exploiter les spécificités régionales via des circuits thématiques. L’objectif est de développer des segments à plus forte valeur ajoutée, à savoir le tourisme culturel, écologique, médical, sportif (dont le golf), d’aventure et alternatif.

De son côté, le président de la Fi2T a confirmé l’engagement de la fédération à travailler conjointement avec le ministère pour structurer ces différentes composantes.

Plan d’action et priorités

À l’issue de la séance, les deux parties ont convenu de se concentrer sur les cinq axes prioritaires suivants :

  • Planification : Élaboration d’un document de travail compilant les mesures concrètes pour le développement des différents modes de tourisme.

  • Cadre réglementaire : Révision en cours des textes régissant le tourisme alternatif, afin de lever les freins aux projets situés dans les zones rurales et forestières.

  • Infrastructures et animation : Soutien à la dynamisation des îles tunisiennes et développement des ports de plaisance pour enrichir le produit national.

  • Événementiel : Poursuite des préparatifs liés à l’événement « Tunis, capitale du tourisme arabe 2027 » pour optimiser la visibilité de la destination.

  • Offre touristique : Développement de nouveaux programmes d’animation basés sur des approches actualisées et conformes aux tendances internationales.

    Rencontre avec la FTAV

    Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a reçu le lendemain 12 juin le nouveau bureau exécutif élargi de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), présidé par Mohamed Ali Toumi. La rencontre s’est déroulée en présence des cadres du ministère et du directeur général de l’Office National du Tourisme Tunisien (ONTT).

    ministere-tourisme-tunisie

    Positionnement de la destination et qualité des services

    Le ministre a ouvert la séance en rappelant les récents indicateurs de la destination tunisienne, notamment sa désignation comme « Capitale du tourisme arabe pour 2027 » et son classement en tant que deuxième meilleure destination de courts séjours sur le marché suisse.

    ftav-tunisie-bureau

    Les membres du nouveau bureau de la FTAV: de droite à gauche: Manel Mehiri, Kamel Zahra, Khouloud Khairi, Aymen Fessi (président FRAV Cap Bon) et Zied Felfoul.

    Il a souligné que ces acquis imposent une révision à la hausse de la qualité de l’expérience touristique. L’orientation du ministère vise désormais à soutenir un tourisme haut de gamme, en améliorant l’accueil et l’animation pour cibler des marchés à forte valeur ajoutée, particulièrement dans la perspective des afflux attendus des pays arabes et du Golfe en 2027.

    Le président de la FTAV a, pour sa part, réitéré la disposition de la fédération à maintenir un travail participatif avec la tutelle afin de résoudre les blocages professionnels et d’améliorer la compétitivité du secteur.

    ghozzi-nadaa-ftav

    Walid Zidi (président FRAV Sfax) et Nadaa Ghozzi.

    Dossiers prioritaires et axes de travail

    La séance de travail a permis de passer en revue plusieurs dossiers opérationnels :

    • Digitalisation des procédures : Accord sur la nécessité de numériser les réservations et les paiements, avec le projet de création d’une plateforme électronique dédiée aux visas et à la déclaration préalable des excursions touristiques pour accélérer les démarches.

    • Tourisme intérieur : S’appuyant sur l’affluence enregistrée lors de la première édition du « Salon du marché du voyage tunisien » (les 7 et 8 mai 2026), les deux parties ont insisté sur l’importance de concevoir des offres tarifaires préférentielles pour les familles tunisiennes afin de maintenir l’activité tout au long de l’année et d’ancrer la culture de la réservation anticipée.

    • Transport touristique : Examen de l’état du parc roulant et des difficultés liées à son renouvellement, en mettant l’accent sur les avantages fiscaux nécessaires pour adapter la flotte de transport aux besoins actuels.

    • Tourisme saharien et oasien : Identification des problèmes d’accès aux zones sahariennes et nécessité de renforcer le rôle des guides locaux pour améliorer l’encadrement des visiteurs.

    • Omra : Nécessité d’une meilleure coordination entre les différents intervenants pour garantir le bon déroulement de la saison du petit pèlerinage.

    • Circuits régionaux : Promotion des parcours touristiques intégrant les villages artisanaux pour valoriser le patrimoine local et assurer une meilleure répartition des revenus touristiques sur les différentes régions.

L’article Nouveaux bureaux Fi2T et FTAV: ce qu’ils ont échangé avec le ministre du Tourisme est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

Face au Parlement hier, le ministre du Transport, Rachid Amri a imputé l’état du groupe Tunisair a un passif sur lequel son département est en train de travailler pour y remédier.

La situation de Tunisair continue de cristalliser les inquiétudes à la lumière des dernières déclarations du ministre du Transport. Devant les députés, le 20 avril 2026, le ton s’est voulu lucide sur l’ampleur des difficultés mais à la fois (un peu trop) optimiste sur le redressement en cours.

Le constat initial fait par le ministre a toutefois été jugé surprenant : celui-ci a soutenu avoir trouvé une compagnie dans une « situation lamentable », réduite à opérer avec seulement six à sept avions en état de service. Une configuration minimale pour une compagnie nationale, symptomatique selon le ministre d’années de gestion dégradée. Une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans les milieux avisés qui y ont vu un dédouanement de sa part, imputant implicitement la responsabilité de la situation à l’ancien dirigeant de la compagnie.

À cela s’ajoute un endettement jugé critique, évalué à près de 2 600 millions de dinars selon le chiffre avancé à l’ARP, niveau d’endettement qui a durablement pesé sur la capacité d’investissement et de fonctionnement de l’entreprise.

Etats financiers et retards de publication

Sur le plan financier, un effort de mise à jour est en cours promet Rachid Amri. Les états financiers des exercices 2021 et 2022 ont été validés, tandis que ceux de 2023, 2024 et 2025 devraient l’être dans le courant de l’année 2026. Une étape indispensable pour restaurer la crédibilité de la compagnie, aujourd’hui jugée non bancable. « Elle ne peut pas contracter de prêt dans sa situation actuelle, mais elle va le redevenir », a-t-il assuré, évoquant un objectif de retour progressif à la confiance des partenaires financiers.

Au cœur de cette stratégie, un plan de sauvetage qualifié d’« urgent » est déployé à court terme. L’objectif : remettre rapidement en exploitation un maximum d’appareils afin de générer des revenus, tout en finançant les réparations nécessaires, notamment celles des moteurs, particulièrement coûteuses.

Flotte en cours de développement

La flotte constitue ainsi un indicateur clé de ce redressement. Actuellement, Tunisair dispose de 12 avions opérationnels, auxquels s’ajoutent deux appareils en réparation, attendus en service d’ici la fin du mois. Dès juin, la flotte devrait atteindre 16 avions grâce à l’intégration de deux appareils supplémentaires, un Airbus A320 et un Airbus A330, pour lesquels les moteurs ont été acquis et les contrats finalisés.

À horizon fin 2026, la compagnie ambitionne d’exploiter 18 avions, dont trois en location de type « dry lease », avec option d’achat selon le ministre, quoique cette affirmation soit discutable étant donné que les appareils sous ce régime sont restitués à la fin du bail.

Selon les projections présentées, un seuil de 21 appareils serait nécessaire pour atteindre l’équilibre financier, illustrant le lien direct entre capacité opérationnelle et viabilité économique.

Filiales en déficit

Le ministre a également évoqué la situation des six filiales du groupe, bizarrement toutes décrites comme fortement endettées (les résultats montrent  au contraire qu’Amadeus qu’il a citée est la seule bénéficiaire), mais engagées dans des processus d’assainissement. Un chantier parallèle, essentiel pour restaurer la cohérence et la performance globale du groupe.

Sur le plan opérationnel, des progrès ont été revendiqués concernant l’état des avions, longtemps critiqué. Le ministre a indiqué qu’un indicateur interne de sécurité et de conformité (qu’il a désigné par le terme facteur), qui atteignait auparavant des niveaux préoccupants (jusqu’à 3,5), est désormais repassé sous la barre de 1. Une amélioration qui aurait permis de lever certaines immobilisations et de renforcer les standards de sûreté et de sécurité.

Enfin, la situation de Tunisair Express a été qualifiée de « plus préoccupante encore ». Malgré des tarifs de billets jugés élevés, la filiale demeure déficitaire et dépendante de subventions. Des mesures sont toutefois prévues, avec l’exploitation d’au moins deux avions de capacité moyenne d’ici la fin de l’année, dans l’espoir de renforcer son modèle économique.

Entre diagnostic sévère hérité du passé et projections volontaristes, le discours officiel dessine une trajectoire de redressement rapide, mais encore conditionnée à la capacité de la compagnie à exécuter son plan dans un contexte financier contraint.

Le sauvetage de Tunisair s’annonce ainsi comme un test majeur de résilience pour cette entreprise dont la main-mise de l’Etat demeure encore très prononcée malgré la décision de modifier son mode de gouvernance depuis 2024 qui n’a, dans les faits, jamais été appliqué malgré la nomination d’un président de conseil.

©Destination Tunisie

 

L’article Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré. est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

Transport aérien intérieur : la Fédération tunisienne de l’hôtellerie tire la sonnette d’alarme

Dans un communiqué publié ce 27 décembre, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) a exprimé sa profonde préoccupation face aux perturbations récurrentes affectant les vols domestiques, notamment ceux desservant Djerba et Tozeur.

La situation du transport aérien intérieur en Tunisie suscite une vive inquiétude au sein des professionnels du tourisme. Retards excessifs, parfois supérieurs à dix heures, annulations de dernière minute : pour la Fédération, ces dysfonctionnements ne peuvent plus être considérés comme de simples incidents ponctuels. Ils traduisent, selon elle, une crise structurelle du transport aérien intérieur, aux répercussions directes sur l’économie nationale et sur l’image de la destination tunisienne à l’échelle internationale.

La FTH rappelle que le transport aérien intérieur constitue un service stratégique et souverain, essentiel à la cohésion territoriale et au bon fonctionnement de l’activité économique et touristique. Son affaiblissement a entraîné, selon l’organisation professionnelle, un véritable isolement de certaines régions. Djerba et Tozeur se retrouvent ainsi, de facto, soumises à une forme de blocus non déclaré, affectant les citoyens dans leur vie quotidienne, tant sur le plan sanitaire que familial et professionnel.

Désorganisation des programmes contractuels

Le secteur touristique figure parmi les premières victimes de cette situation. La Fédération dénonce un coup dur porté aux efforts de promotion du tourisme saharien et du tourisme insulaire, ainsi qu’une désorganisation des programmes contractuels conclus avec les agences de voyages, compromettant la crédibilité de la destination tunisienne auprès des partenaires étrangers.

À cela s’ajoute l’absence d’alternatives viables. Le transport terrestre, souligne la FTH, ne peut raisonnablement se substituer au transport aérien, compte tenu des longues distances et du manque d’infrastructures et d’équipements adaptés.

La Fédération déplore par ailleurs la faiblesse chronique des liaisons aériennes, internes comme internationales, dont souffrent les aéroports de Djerba, Tozeur et d’autres régions de l’intérieur du pays tout au long de l’année. Une situation qui accentue les déséquilibres régionaux et met en péril la pérennité des entreprises touristiques et économiques locales.

Face à ce qu’elle qualifie de situation alarmante, portant atteinte au droit constitutionnel des citoyens à la mobilité et nuisant à la réputation de la Tunisie, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie appelle les autorités de tutelle à une intervention immédiate et urgente. Elle exhorte également le gouvernement à prendre des décisions courageuses et structurantes pour réformer en profondeur le secteur du transport aérien et mettre fin à une crise qui ne cesse de s’aggraver.

La FTH avertit enfin que la poursuite de l’inaction face à ces dysfonctionnements menace directement la compétitivité de l’économie nationale et la durabilité du secteur touristique tunisien.

L’article Transport aérien intérieur : la Fédération tunisienne de l’hôtellerie tire la sonnette d’alarme est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

❌