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Orange Tunisie : 67.690 élèves déjà touchés par les Écoles Numériques

22. September 2026 um 18:23

La Fondation Orange Tunisie poursuit son programme Écoles Numériques, lancé en 2014, avec 10 nouvelles écoles prévues pour l’année scolaire 2026-2027. En parallèle, 1013 élèves de 15 écoles primaires publiques ont bénéficié de la 16e édition de Magic Rentrée.

La Fondation Orange Tunisie poursuit ses actions dans le domaine de l’éducation numérique et de la solidarité. Depuis le lancement du programme Écoles Numériques en 2014, quelque 67.690 élèves dans 200 écoles primaires réparties sur l’ensemble du territoire tunisien ont bénéficié d’équipements et de contenus pédagogiques numériques.

Le programme, développé en partenariat avec le ministère de l’Éducation et le Centre national des technologies en éducation (CNTE), vise notamment à faciliter l’accès des élèves aux outils numériques et à accompagner l’évolution des pratiques pédagogiques.

10 nouvelles écoles et 10 clubs RoboKids

Pour l’année scolaire 2026-2027, la Fondation Orange Tunisie prévoit de poursuivre ce déploiement avec 10 nouvelles écoles numériques.

Dix clubs RoboKids seront également mis en place afin de familiariser les élèves avec la robotique et les technologies numériques, tout en développant leur créativité.

Le programme s’appuie notamment sur des tablettes, ordinateurs portables, vidéoprojecteurs, contenus éducatifs et kits robotiques.

Depuis 2018, les productions réalisées par des élèves tunisiens dans le cadre du programme ont par ailleurs obtenu 16 Prix « WikiChallenge Écoles d’Afrique », décernés pour des contenus publiés sur la plateforme Vikidia.

260 écoles ciblées par ForGoodConnections

Orange Tunisie et sa Fondation poursuivent également le déploiement de ForGoodConnections, lancé en 2024.

Pour l’année scolaire 2026-2027, le dispositif prévoit des actions de sensibilisation dans 260 écoles primaires publiques. Elles portent notamment sur les usages responsables du numérique, l’hyperconnexion, l’exposition des jeunes à des contenus inappropriés et les risques liés au cyberharcèlement.

L’objectif affiché est de sensibiliser les élèves, leurs familles et la communauté éducative aux enjeux liés à l’utilisation quotidienne des outils numériques.

1013 élèves bénéficiaires de Magic Rentrée

Sur le volet solidaire, la Fondation Orange Tunisie a organisé en 2026 la 16e édition de Magic Rentrée, en partenariat avec l’association Un Enfant, Des Sourires.

Cette opération a permis à 1013 élèves de 15 écoles primaires publiques de recevoir un cartable et des fournitures scolaires pour la rentrée. Depuis le lancement de cette initiative, il y a 16 ans, 2813 élèves ont ainsi bénéficié de cartables et de fournitures scolaires.

Pour l’édition 2026, des salariés d’Orange Tunisie ont participé aux différentes étapes de préparation de l’opération, de la réception et du tri des fournitures jusqu’à la préparation des cartables destinés aux élèves.

À travers ces programmes, la Fondation Orange Tunisie poursuit ainsi deux axes complémentaires : faciliter l’accès des élèves aux outils et aux usages numériques, tout en accompagnant des familles et des établissements dans leurs besoins liés à la rentrée scolaire.

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Magic Rentrée 2026 : 1013 élèves bénéficiaires dans 15 écoles primaires

22. September 2026 um 15:03

Fidèle à sa mission de promouvoir l’égalité des chances et de favoriser l’inclusion numérique et sociale, la Fondation Orange Tunisie poursuit et renforce ses actions en faveur d’une éducation numérique accessible, inclusive et solidaire, au service de la réussite des jeunes générations.

Lancé en 2014 en partenariat avec le Ministère de l’Éducation et le Centre National des Technologies en Éducation (CNTE), le programme Écoles Numériques contribue depuis plus de dix ans à faire évoluer les pratiques pédagogiques et à faciliter l’accès des élèves aux outils numériques. Il vise notamment à soutenir les apprentissages, prévenir le décrochage scolaire et familiariser les élèves avec les technologies du numérique.

À ce jour, 200 écoles primaires réparties sur l’ensemble du territoire tunisien ont bénéficié du programme, permettant à 67 690 élèves d’accéder à des équipements et à des contenus pédagogiques innovants : tablettes, ordinateurs portables, vidéoprojecteurs, contenus éducatifs ludiques et kits robotiques. Depuis 2018, le programme bénéficie également d’une reconnaissance nationale et internationale à travers l’attribution de 16 Prix « WikiChallenge Écoles d’Afrique ». Ces prix récompensent les élèves des écoles tunisiennes pour leurs productions réalisées sur la plateforme encyclopédique Vikidia.

2026-2027 : de nouvelles actions pour accompagner les élèves

Pour l’année scolaire 2026-2027, la Fondation Orange Tunisie poursuit le développement des Écoles Numériques avec le déploiement de 10 nouvelles écoles, ainsi que la mise en place de 10 clubs RoboKids, destinés à stimuler la créativité des élèves et leur faire découvrir les technologies numériques et la robotique.

En parallèle, Orange Tunisie et sa Fondation poursuivent le déploiement de ForGoodConnections, avec un objectif de sensibilisation dans 260 écoles primaires publiques au cours de cette nouvelle année scolaire.

Lancé en 2024, ForGoodConnections traduit l’engagement de l’opérateur en faveur d’un usage plus sûr et plus responsable du numérique. Le dispositif sensibilise les élèves, les familles et la communauté éducative aux nouveaux défis liés à l’hyperconnexion, à l’exposition des jeunes à des contenus inappropriés et aux risques de cyberharcèlement.

L’initiative contribue ainsi à promouvoir un environnement numérique plus protecteur, dans lequel les jeunes peuvent utiliser les technologies pour apprendre, communiquer et s’exprimer en toute sécurité, dans le respect et l’écoute.

Magic Rentrée : 16 ans d’engagement solidaire

Depuis 16 ans, Magic Rentrée constitue l’un des rendez-vous solidaires de la Fondation Orange Tunisie. Au fil des éditions, 2 813 élèves d’écoles primaires publiques ont bénéficié de cartables et de fournitures scolaires, leur permettant de commencer l’année scolaire dans de meilleures conditions.

En 2026, la Fondation Orange Tunisie a organisé, en partenariat avec l’association Un Enfant, Des Sourires, la 16ᵉ édition de Magic Rentrée.

Cette année encore, les salariés engagés d’Orange Tunisie se sont mobilisés aux côtés de l’association pour préparer cette rentrée solidaire. Ensemble, ils ont commandé, réceptionné, trié, rangé et préparé les cartables personnalisés par classe et par école, ainsi que les fournitures scolaires destinées aux élèves de 15 écoles primaires publiques ; Dar Fatma, Aïn El Mtwia, Ouled Ayar, Aïn Krima, El Gharagheez, El Dzira, Ettaghzaz, Er-Rouiaï, Ouled Khamissa, El Farouha, Abassa, Maysoua, El Khenka, El Houch El Kalaa, Er-Rahim. Grâce à cette mobilisation collective, 1 013 élèves ont bénéficié d’un cartable et de fournitures scolaires pour leur rentrée 2026.

Le numérique au service de l’égalité des chances

À travers ces différentes initiatives, la Fondation Orange Tunisie réaffirme sa volonté de faire du numérique un levier d’égalité des chances, d’inclusion et de transformation sociale. L’accès aux outils numériques, l’accompagnement des enseignants, la sensibilisation des élèves et la mobilisation des salariés bénévoles d’Orange Tunisie constituent autant de leviers d’une même démarche : donner à chaque jeune les moyens de développer ses compétences, de mieux maîtriser les usages du numérique et de se préparer aux défis de demain.

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Un opérateur panafricain attire jusqu’à 155 millions de dollars pour accélérer son expansion

22. September 2026 um 14:11

La U.S. International Development Finance Corporation (DFC) prévoit d’investir jusqu’à 155 millions de dollars dans WIOCC Group, opérateur panafricain d’infrastructures numériques. L’investissement, annoncé le 16 septembre, doit accompagner l’expansion des réseaux de fibre, des câbles sous-marins et des data centers de WIOCC sur le continent. 

Présent dans 30 pays africains, WIOCC dispose notamment de plus de 40 data centers centraux et edge et d’un réseau de fibre terrestre et sous-marin. 

L’investissement doit renforcer les infrastructures numériques de WIOCC sur le continent, notamment ses capacités de connectivité et de data centers.

Pour les entreprises qui développent des activités numériques, l’enjeu se situe notamment au niveau de l’accès aux capacités de stockage et de traitement des données. Le développement des data centers peut accompagner les besoins des fintechs, des opérateurs télécoms, des plateformes de commerce en ligne et, plus largement, des entreprises qui déplacent leurs activités vers le cloud ou développent des applications reposant sur l’intelligence artificielle.

L’investissement américain intervient alors que WIOCC vient déjà de sécuriser 300 millions de dollars auprès de l’Africa Finance Corporation et de Vision Invest. Cette enveloppe doit financer l’expansion de ses infrastructures de fibre et de data centers ainsi que le renforcement de ses capacités sous-marines. 

La DFC cible également le financement du commerce. Elle a approuvé une contre-garantie de 500 millions de dollars au profit du Global Trade Finance Program de l’IFC. Le mécanisme doit permettre aux banques des marchés émergents de financer davantage d’opérations commerciales impliquant des produits américains. L’Afrique figure parmi les marchés visés.

Pour une entreprise africaine, le dispositif concerne donc principalement les opérations d’importation auprès de fournisseurs américains. Les secteurs cités par la DFC couvrent notamment les équipements électriques, les machines industrielles, les ordinateurs, les véhicules et les produits agricoles. Selon la DFC, cette garantie pourrait contribuer à soutenir jusqu’à 20 milliards de dollars d’exportations américaines vers de nouveaux marchés.

Washington s’intéresse également aux ressources stratégiques du continent. La DFC indique soutenir un projet de minerais critiques en Afrique de l’Ouest, sans préciser à ce stade le pays concerné ni le montant de son engagement. Certaines autres transactions annoncées dans le même programme restent également confidentielles. Ces opérations figurent parmi les nouveaux engagements annoncés par la DFC, qui prévoit plus de 8 milliards de dollars d’investissements à l’échelle mondiale. Pour l’Afrique, les projets rendus publics portent ainsi à la fois sur les infrastructures numériques, le financement du commerce et les minerais critiques.

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E-Houwiya dans l’Agriculture: les services en ligne vont-ils enfin parler le même langage?

18. September 2026 um 14:00

Le ministère de l’Agriculture veut harmoniser l’accès à ses services numériques. Une circulaire adressée à ses différentes structures prévoit l’intégration du système d’identité numérique E-Houwiya dans les plateformes et services électroniques déjà en fonctionnement, avec une première échéance fixée au 15 novembre 2026.

Concrètement, les différents services du ministère devront progressivement s’appuyer sur le même système pour vérifier l’identité de leurs utilisateurs. Pour les nouveaux services numériques, le ministère demande également d’utiliser l’identifiant unique du citoyen comme référence commune d’identification.

L’objectif est de réduire la multiplication des procédures d’identification d’un service à l’autre, mais aussi de mieux sécuriser les démarches effectuées en ligne. Le niveau de sécurité devra toutefois être adapté à la sensibilité de chaque service et aux risques d’usurpation d’identité.

La démarche va au-delà de la simple connexion à E-Houwiya. Les systèmes informatiques existants devront être adaptés pour pouvoir fonctionner avec les autres outils numériques de l’administration.

La circulaire prévoit notamment une authentification renforcée lorsque la nature du service le nécessite. Les nouveaux dispositifs devront aussi pouvoir communiquer avec les portails web et l’application mobile Khedamatt.

Pour l’utilisateur, l’enjeu est surtout de pouvoir accéder aux services sans devoir multiplier les identifiants et les procédures de vérification. Pour l’administration, cela suppose de mettre à niveau des systèmes parfois développés séparément et de garantir leur compatibilité.

Une première expérience déjà menée

Le ministère dispose déjà d’une première expérience avec E-Houwiya. Le système a été utilisé dans le cadre d’un projet pilote consacré à la numérisation des autorisations liées à la propriété publique hydraulique.

Cette expérimentation doit maintenant servir de référence aux prochaines démarches. Les services techniques du ministère sont invités à reprendre les procédures déjà testées pour préparer les futurs projets numériques.

Le calendrier est désormais fixé. Les structures concernées doivent programmer l’intégration d’E-Houwiya dans leurs systèmes existants avant le 15 novembre 2026. Le ministère cherche ainsi à faire de l’identité numérique et de l’identifiant unique du citoyen une base commune pour ses services en ligne.

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ISO 9001:2026 | Vers un système de management intelligent et durable  

15. September 2026 um 07:25

De 1987 à 2026, le parcours de l’ISO 9001 est l’histoire du passage de la qualité comme conformité vers un système de management véritablement intelligent, agile, résilient et orienté vers la création durable de valeur et de richesse, tant économiques que sociales.

Taoufik Halila & Mohamed Férid Herelli *

Depuis sa première publication en 1987, ISO 9001 s’est imposée comme la référence internationale du management de la qualité. Plus qu’une simple norme de conformité, elle a progressivement accompagné la transformation des entreprises, des administrations et des organisations en faisant évoluer leur manière de maîtriser leurs processus, de prévenir les risques, d’améliorer leurs performances et, surtout, de répondre aux attentes de leurs clients.

L’histoire d’ISO 9001 est précisément celle de cette transformation. De l’assurance qualité fondée sur des procédures et des contrôles en 1987, la norme s’est progressivement orientée vers une approche par les processus en 2000, puis vers le management stratégique, le leadership et la gestion des risques en 2015.

La prochaine évolution, ISO 9001:2026 (qui devrait être publiée en principe le 16 septembre 2026) s’inscrit dans cette continuité tout en ouvrant une nouvelle étape : celle d’un système de management de la qualité plus global, plus numérique, plus agile et davantage tourné vers l’avenir.

1987 : les fondations de l’assurance qualité

La première édition d’ISO 9001 paraît en 1987. Inspirée notamment de la norme britannique BS 5750, elle répond à une préoccupation majeure de l’époque : garantir la conformité des produits et maîtriser les activités à travers des procédures formalisées.

La logique est essentiellement celle de l’assurance qualité. L’organisation doit démontrer qu’elle maîtrise ses activités au moyen d’un ensemble d’exigences structurées, avec une forte place accordée à la documentation et aux contrôles.

Cette première version, organisée autour de 20 éléments d’un système qualité, est particulièrement adaptée aux environnements industriels et de production.

Elle pose toutefois une première pierre essentielle : la qualité ne doit plus seulement être contrôlée à la fin du processus ; elle doit être organisée et maîtrisée en amont.

1994 : renforcer la maîtrise et la prévention

La révision de 1994 consolide cette logique. La documentation des procédures occupe une place centrale et la conformité des produits repose largement sur l’inspection, les essais et la maîtrise des non-conformités. Les actions correctives et préventives prennent également une importance croissante. Mais cette approche demeure largement fondée sur la conformité et sur une vision relativement cloisonnée de la qualité. Les fonctions, les processus et les responsabilités peuvent encore être gérés de manière séparée. La qualité est alors principalement perçue comme un système à démontrer et à contrôler, conception qui allait progressivement évoluer.

2000 : le tournant majeur de l’approche processus

La version 2000 constitue une véritable rupture dans l’histoire d’ISO 9001. Les normes ISO 9001, ISO 9002 et ISO 9003 sont regroupées en une seule norme, mais surtout, l’organisation est désormais considérée comme un ensemble de processus interdépendants.

Cette évolution change profondément la philosophie de la norme. L’objectif n’est plus seulement de démontrer la conformité à travers des procédures. Il s’agit de comprendre comment les activités s’enchaînent, comment elles interagissent et comment leur maîtrise contribue à la performance globale de l’organisation.

La satisfaction du client devient un objectif central. L’amélioration continue s’affirme comme un principe fondamental, tandis que la direction est davantage responsabilisée dans la définition des orientations et dans l’efficacité du système de management.

Les huit principes du management de la qualité consacrent notamment l’orientation client, le leadership, l’implication du personnel, l’approche processus, l’amélioration continue et la prise de décision fondée sur des faits.

La qualité commence alors à sortir du seul domaine du contrôle pour devenir une véritable démarche de management.

2008 : consolider plutôt que révolutionner

La version 2008 ne bouleverse pas le modèle établi en 2000. Elle cherche principalement à clarifier les exigences, améliorer leur interprétation et faciliter leur mise en œuvre.

Cette stabilité n’est cependant pas synonyme d’immobilisme. La norme renforce notamment la compréhension des processus externalisés et améliore sa compatibilité avec d’autres systèmes de management, notamment ISO 14001.

Cette étape permet ainsi de consolider l’approche processus et de préparer le terrain pour une évolution beaucoup plus profonde.

2015 : la qualité devient stratégique

Avec ISO 9001:2015, le système de management de la qualité franchit une nouvelle étape. La qualité ne peut plus être considérée comme une fonction isolée. Elle doit être intégrée à la stratégie, au contexte et aux objectifs de l’organisation.

La norme introduit notamment une approche fondée sur les risques et accorde une importance accrue au contexte de l’organisation, au leadership et à l’engagement de la direction.

La structure de haut niveau facilite également l’intégration d’ISO 9001 avec d’autres référentiels de management.

La notion d’«informations documentées» remplace l’ancienne distinction entre documents et enregistrements, donnant davantage de souplesse aux organisations dans la manière de gérer leurs informations.

Avec cette évolution, le message est clair : la qualité n’est plus uniquement l’affaire du responsable qualité ; elle devient une responsabilité managériale et stratégique.

L’organisation doit comprendre son environnement, anticiper les risques et opportunités, aligner ses processus sur ses orientations stratégiques et démontrer sa capacité à créer durablement de la valeur pour ses parties intéressées, en particulier ses clients.

2026 : le numérique et l’IA au cœur du système qualité

La prochaine évolution d’ISO 9001 marque une étape particulièrement importante. Après avoir successivement privilégié la conformité, les procédures, les processus, puis les risques et la stratégie, la version 2026 s’inscrit dans un environnement où la transformation numérique et l’intelligence artificielle (IA) modifient profondément les modèles organisationnels et les modes de décision.

L’enjeu n’est donc plus simplement de disposer d’un système qualité conforme. Il s’agit de construire un système de management capable d’apprendre, de s’adapter, d’anticiper et de progresser en permanence.

Cette nouvelle génération d’ISO 9001 doit ainsi être envisagée dans une perspective beaucoup plus globale.

Les organisations produisent aujourd’hui une quantité considérable de données. Les processus sont digitalisés, les documents sont dématérialisés, les audits peuvent être réalisés à distance et les décisions s’appuient de plus en plus sur des indicateurs disponibles en temps réel. Le système de management de la qualité doit donc évoluer avec cet environnement.

La qualité de demain sera de moins en moins fondée uniquement sur la vérification a posteriori et davantage sur la surveillance, l’analyse et l’anticipation en temps réel.

La digitalisation offre ainsi la possibilité de mieux détecter les dérives, de mesurer la performance des processus, de sécuriser les informations et d’améliorer la réactivité des organisations.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la norme ISO/IEC 27001, élaborée conjointement par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et la Commission électrotechnique internationale (IEC). Ainsi et dans sa version ISO/IEC 27001:2022, elle vise à répondre à une question devenue essentielle : comment protéger les informations de l’organisation contre les pertes, les erreurs, les accès non autorisés et les cybermenaces ?

L’IA : un nouveau levier pour la qualité

L’arrivée massive de l’IA constitue probablement l’un des changements les plus significatifs auxquels les systèmes de management doivent désormais s’adapter.

L’IA peut contribuer à analyser les données qualité, détecter des tendances, identifier des anomalies, anticiper certains risques, faciliter l’analyse des causes et soutenir la prise de décision.

La qualité ne consiste donc plus seulement à contrôler un processus humain ou industriel. Elle doit également permettre de maîtriser les nouveaux processus numériques et les décisions assistées par l’intelligence artificielle.

C’est l’un des enjeux majeurs de la nouvelle génération des systèmes de management basés sur l’IA. C’est pour cela qu’en 2023, une édition consacrée à cette nouvelle technologie, l’ISO/IEC 42001, a été publiée. Cette norme concerne le système de management de l’IA, non pas d’un point de vue purement technique, mais plutôt en définissant les exigences permettant à une organisation de mettre en place un système destiné à gouverner l’utilisation de l’IA, en identifiant les risques et les opportunités, tout en assurant la transparence et la traçabilité, et en tenant compte des questions d’éthique, de sécurité et de protection des données.

Ainsi, grâce à ce progrès technologique, il ne suffit plus d’améliorer périodiquement les processus. Les organisations doivent désormais être capables d’observer, de mesurer, de comprendre, d’apprendre, de décider, de corriger et d’innover en permanence.

Une qualité plus agile, plus résiliente et plus responsable

L’ISO 9001:2026, l’ISO/IEC 27001 et l’ISO/IEC 42001 s’inscrivent actuellement dans un environnement marqué par l’incertitude : crises sanitaires, tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, changement climatique, transformations réglementaires et mutations technologiques.

Dans ce contexte, la performance d’une organisation ne peut plus être évaluée uniquement à travers sa capacité à fonctionner dans des conditions normales. Elle doit plutôt démontrer sa capacité à résister aux perturbations, à s’adapter rapidement et à maintenir la continuité de ses activités, en s’appuyant sur ces normes, dont l’objectif fondamental est de permettre à l’organisation de fournir régulièrement des produits et des services conformes aux exigences applicables et d’accroître la satisfaction de ses clients.

Ces innovations et ces architectures montrent que la philosophie de l’ISO ne se limite donc plus à «obtenir une certification». Elle propose progressivement une véritable démarche de pilotage de la qualité, fondée sur plusieurs principes : définir un langage commun, structurer le système de management, mesurer la performance, écouter le client, auditer, apprendre, corriger et améliorer en continu.

Près de quarante ans après sa première publication, l’ISO 9001  a démontré une capacité exceptionnelle à accompagner les mutations du monde économique. De la maîtrise des procédures en 1987 à l’approche processus de 2000, puis à l’intégration des risques, du leadership et de la stratégie en 2015, chaque génération de la norme a élargi le champ de la qualité jusqu’à la publication prochaine de l’ISO 9001/2026 qui intervient à un moment où les organisations connaissent une transformation sans précédent : digitalisation des processus, intelligence artificielle, automatisation, décisions fondées sur les données, nouvelles exigences environnementales, volatilité des marchés et évolution rapide des attentes des clients et citoyens.

L’ISO indique elle-même que la dernière révision de l’ISO 9001 vise à maintenir la pertinence de la norme face aux besoins actuels des entreprises et aux attentes des parties prenantes.

Ainsi, au regard des données présentées, il est clair et évident que l’ISO 9001:2026, associée à l’ISO/IEC 27001 et à l’ISO/IEC 42001, pourrait contribuer, ensemble, à favoriser un passage rationnel d’un système de management de la qualité centré sur la maîtrise des processus à un système de management véritablement intelligent, agile, résilient et orienté vers la création durable de valeur et de richesse, tant économiques que sociales.

* Ingénieurs-conseillers du Doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT).

Bibliographie

ISO — Organisation internationale de normalisation, ISO 9000:2026 — Management de la qualité — Principes essentiels et vocabulaire, ISO, 2026.

ISO — Organisation internationale de normalisation, ISO 9001:2015 — Systèmes de management de la qualité — Exigences, ISO, 2015, avec amendement 1:2024 relatif aux changements concernant les actions en lien avec le climat.

ISO — Organisation internationale de normalisation, ISO 9004:2018 — Management de la qualité — Qualité d’un organisme — Lignes directrices pour obtenir des performances durables.

ISO — Organisation internationale de normalisation, ISO 9000 family — Quality management, présentation officielle de la famille des normes ISO 9000.

ISO/TC 176/SC 2, ISO 9001 Revision Update, informations officielles relatives au processus de révision et à l’édition 2026.

ISO, Selection and use of the ISO 9000 family of standards, document de référence présentant la complémentarité entre ISO 9000, ISO 9001, ISO 9004, ISO 10000 et ISO 19011.

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