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Starman Optical rachète GoPro pour 285 millions de dollars

01. September 2026 um 17:00

GoPro change de cap. Le fabricant américain de caméras d’action a conclu un accord définitif de fusion avec Starman Optical, entreprise spécialisée dans les technologies optiques et photoniques.

L’opération valorise GoPro à 285 millions de dollars et prévoit le versement de 1,14 dollar par action aux actionnaires.

L’offre représente une prime de 29,5 % par rapport au dernier cours de clôture de GoPro avant l’annonce. À l’issue de la transaction, les actionnaires actuels du groupe conserveront environ 10 % du capital de la nouvelle entité.

Une opération pour assainir les finances

L’acquisition doit également permettre à GoPro de réduire fortement son endettement. La société affiche actuellement une dette d’environ 92 millions de dollars, qui doit être intégralement remboursée au moment de la finalisation de la fusion.

La nouvelle structure devrait ainsi disposer d’une situation financière nettement plus solide pour financer son développement et accompagner son repositionnement stratégique.

De l’électronique grand public aux infrastructures IA

L’intérêt de l’opération dépasse toutefois la seule activité historique de GoPro. Starman Optical apporte un savoir-faire dans les technologies capables de transformer les données informatiques en signaux lumineux afin de permettre leur transmission à très haut débit via des réseaux en fibre optique.

Cette expertise pourrait ouvrir à la nouvelle entité des débouchés dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle. Les marchés commerciaux, gouvernementaux et de défense figurent également parmi les secteurs ciblés.

GoPro prévoit néanmoins de poursuivre ses activités traditionnelles. Ses caméras destinées au grand public, ainsi que ses offres d’abonnement et ses services cloud, doivent continuer à être développés. L’opération apparaît ainsi comme une tentative de combiner l’activité historique de GoPro avec un nouveau positionnement sur les technologies liées à l’IA et aux infrastructures optiques.

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Phosphate : le potentiel de Kasserine est confirmé

01. September 2026 um 16:55

L’australien PhosCo enchaîne les bonnes nouvelles sur son projet Gasaat à Kasserine. Les cinq premiers forages menés dans la zone KH viennent tous de recouper une minéralisation phosphatée significative, avec un résultat qui se démarque : 19,4 mètres à 20,66 % de P₂O₅, dont une section de 9 mètres grimpant jusqu’à 24,21 %.

Ces chiffres viennent s’ajouter à un inventaire qui affichait déjà, en mai dernier, 166,6 millions de tonnes à une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅ sur l’ensemble du projet. Autre atout pour KH : sa proximité avec le site pressenti pour l’usine de traitement, à seulement 3,5 kilomètres, combinée à une minéralisation tabulaire jugée facile à exploiter. De quoi renforcer, selon la société, les perspectives économiques de Gasaat comme futur projet phosphatier de grande envergure.

Objectif : une filière intégrée jusqu’à l’engrais

PhosCo ne vise pas la simple extraction. L’entreprise veut bâtir à Gasaat une chaîne intégrée allant jusqu’à la production d’engrais, en s’appuyant sur l’atout que représente la localisation tunisienne, à deux pas des grands clients européens et du bassin méditerranéen. Sur le volet traitement, des essais sur le minerai de KM ont donné des concentrés à 31,4 % de P₂O₅, avec des rendements de récupération allant de 75,1 % à 83,7 %, avec un procédé de flottation simplifié qui a été identifié pour réduire les coûts futurs.

Le projet reste toutefois en phase d’exploration : ces volumes ne constituent pas encore des réserves exploitables, et une étude économique préliminaire est attendue au troisième trimestre 2026.

Pour les investisseurs qui suivent la relance de la filière phosphatière tunisienne, chaque nouveau forage positif rapproche Gasaat du statut de projet minier de référence dans la région. Les acteurs tunisiens de la sous-traitance minière et du BTP ont intérêt à se positionner dès maintenant, avant que l’étude économique du T3 2026 ne clarifie le calendrier de mise en production.

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Le géant philippin des ports ICTSI renforce sa présence en Afrique avec le rachat de TLG

01. September 2026 um 16:47

Le groupe portuaire philippin International Container Terminal Services Inc. (ICTSI) accélère son expansion en Afrique. Il a signé un accord pour acquérir 100% de TLG Acquisition Holdings (TLG), un opérateur de services portuaires et logistiques actif en Afrique du Sud, au Mozambique et en Namibie. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. L’opération reste soumise aux autorisations réglementaires.

L’acquisition permet surtout à ICTSI de diversifier ses activités. TLG intervient dans la manutention de marchandises en vrac, notamment les produits agricoles et miniers, mais aussi dans le transport et la logistique. Ses opérations couvrent plusieurs corridors reliant les zones de production aux ports d’Afrique australe.

Un réseau africain qui s’élargit

ICTSI est déjà présent sur plusieurs marchés du continent. Le groupe exploite notamment des terminaux au Nigeria, au Cameroun, en République démocratique du Congo, à Madagascar et en Afrique du Sud. Depuis janvier 2026, il opère également dans le Pier 2 du Durban Container Terminal, dans le cadre d’un partenariat de 25 ans avec Transnet, l’opérateur public sud-africain.

Avec TLG, ICTSI renforce donc son accès aux flux commerciaux d’Afrique australe tout en ajoutant à son portefeuille une expertise dans des cargaisons qui dépassent le transport conteneurisé. Cette expansion intervient alors que le groupe affiche de solides performances. Au premier semestre 2026, ICTSI a enregistré 1,92 milliard de dollars de revenus, en hausse de 27%, tandis que son bénéfice net a atteint 589,98 millions de dollars, soit une progression de 22% sur un an.

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Huile d’olive: la filière oléicole se mobilise à Sfax pour passer du vrac au premium

01. September 2026 um 15:02

Sfax se prépare à accueillir, du 23 au 25 octobre, un rendez-vous à la fois économique, scientifique, touristique et culturel autour de la valorisation et de la commercialisation de l’huile d’olive tunisienne. Cette initiative est portée par l’association Tunisie Zaytouna, épaulée par plusieurs partenaires tunisiens et étrangers.

L’ambition affichée est claire: donner plus de valeur ajoutée au produit et gagner du terrain sur les marchés internationaux, avec un accent particulier mis sur les appellations d’origine contrôlée comme outil de reconnaissance.

Il est essentiel pour la filière de mettre en place une feuille de route concrète, en puisant dans ce qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde. Le produit tunisien jouit, en effet, d’une réputation solide, mais reste très largement écoulé sans conditionnement et seuls 14% des volumes exportés le sont sous forme embouteillée.

Trois jours entre science, terrain et gastronomie

Le programme s’étale sur trois jours. Le 23 octobre, un colloque scientifique réunira experts et délégations françaises, japonaises et allemandes autour de l’impact des AOC. Le lendemain, place au terrain avec la «route de l’olivier», de la cueillette au pressage jusqu’aux techniques modernes de production. La clôture, le 25, sera consacrée aux bienfaits nutritionnels du produit et à sa place dans la gastronomie tunisienne et arabe, autour d’un petit-déjeuner traditionnel. Le comité de jumelage Grenoble-Sfax figure parmi les soutiens de la manifestation.

Avec seulement 14% de ses exportations conditionnées, la filière oléicole tunisienne dispose d’une marge de progression considérable sur le conditionnement et le marketing de marque, deux segments où la valeur ajoutée reste largement captée à l’étranger aujourd’hui. Les entrepreneurs positionnés sur la mise en bouteilles, l’export sous AOC ou le développement de marques premium ont donc tout intérêt à suivre de près les retombées de ce rendez-vous.

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Pêche: les exportations tunisiennes progressent, mais…

01. September 2026 um 12:25

Les exportations tunisiennes de produits de la pêche ont progressé au premier semestre 2026, aussi bien en volume qu’en valeur. Près de 14.000 tonnes ont été exportées pour une valeur de 329 millions de dinars, contre 13.600 tonnes et 323 millions de dinars sur la même période de 2025. Cela représente une hausse de 2,9% des quantités et de 1,9% de la valeur, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Cette progression reste toutefois à relativiser: le prix moyen à l’exportation a diminué de 1,3%, passant de 23,8 à 23,5 dinars le kilogramme. Autrement dit, la hausse des recettes repose davantage sur l’augmentation des volumes exportés que sur une amélioration de la valorisation des produits. Les poissons constituent de loin la principale catégorie exportée. Ils représentent 7.300 tonnes, soit 50,3% des volumes exportés durant les six premiers mois de 2026. Viennent ensuite les conserves et semi-conserves, avec 3.300 tonnes, soit 22,7%, puis les crustacés, à 2.900 tonnes (20%). Les mollusques ferment la marche avec une part de 6,9%.

Cette structure montre le poids des produits de la mer à plus forte demande sur les marchés extérieurs, mais aussi l’importance des activités de transformation dans la chaîne de valeur, notamment pour les conserves et semi-conserves.

Les produits tunisiens de la pêche ont été exportés vers plus de 37 destinations au premier semestre 2026. L’Italie arrive largement en tête, représentant 37% de la valeur des exportations. L’Espagne suit avec 12%, devant la Libye (11%) et l’Algérie (10%). À elles quatre, ces destinations concentrent donc 70% de la valeur exportée, ce qui souligne le poids des marchés méditerranéens dans les débouchés de la filière tunisienne.

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Anthropic: 35 milliards $ pour un nouveau contrat de cloud computing

01. September 2026 um 11:43

Anthropic accélère ses investissements dans les infrastructures nécessaires au développement de ses modèles d’intelligence artificielle. L’entreprise à l’origine de Claude aurait conclu un accord de cloud computing de 35 milliards de dollars avec Lambda, fournisseur d’infrastructures soutenu notamment par Nvidia, selon une source proche du dossier citée par Reuters.

L’accord concerne un centre de données actuellement en construction dans le comté de Nueces, au Texas. L’installation, développée par Hut 8, doit disposer d’une puissance de 350 MW et accueillir des équipements Nvidia destinés à fournir à Anthropic les capacités de calcul nécessaires à ses activités.

Lambda doit notamment déployer les processeurs du fabricant américain afin de permettre à Anthropic d’entraîner et d’exploiter ses modèles, dont Claude, ainsi que ses différentes applications.

Nvidia au cœur de la course aux capacités de calcul

L’opération illustre la place grandissante de Nvidia dans l’organisation de l’écosystème de l’IA. D’après le Wall Street Journal, le groupe américain détiendrait lui-même le bail du centre texan. Lambda, dans lequel Nvidia a investi, y installerait ensuite les puces acquises auprès du fabricant.

Le groupe de Sam Altman n’est pas le seul à multiplier les accords pour répondre à l’explosion des besoins informatiques. Anthropic a récemment conclu avec Nscale un contrat évalué à 45 milliards de dollars sur six ans pour accéder à des capacités de calcul en Virginie-Occidentale. Cette infrastructure doit fournir jusqu’à 460 MW de puissance et s’appuyer notamment sur les puces Vera Rubin de Nvidia.

Pour Anthropic, l’enjeu est désormais de disposer rapidement d’une puissance informatique suffisante pour accompagner la progression de ses services. La demande augmente notamment autour de Claude Code, son outil destiné aux développeurs. Ces contrats géants montrent que la compétition entre acteurs de l’IA ne se joue plus uniquement sur les modèles, mais aussi sur l’accès aux centres de données, aux puces et à l’énergie nécessaires pour les faire fonctionner.

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TAV Tunisie décroche son sésame pour l’Europe

01. September 2026 um 10:21

TAV Tunisie franchit une étape réglementaire clé. L’opérateur des aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir vient d’obtenir la certification européenne RA3 (Regulated Agent Third Country), un feu vert de sûreté qui dispense désormais son fret de tout contrôle supplémentaire une fois arrivé sur le sol européen. La reconnaissance court jusqu’à l’été 2029 et s’applique aux opérations de manutention et de stockage assurées sur la plateforme cargo d’Enfidha-Hammamet.

Concrètement, les marchandises tunisiennes ainsi certifiées gagnent du temps sur toute la chaîne logistique, un vrai gain pour les compagnies aériennes et les opérateurs partenaires. Trois transporteurs exploitent déjà ce nouveau cadre grâce à leur statut ACC3: la tunisienne Cargo Wings Express, et les polonaises SprintAir Cargo et Sprint Air. D’autres compagnies sont actuellement en cours de validation, ce qui laisse présager un élargissement rapide de l’offre cargo au départ d’Enfidha.

Pour TAV Tunisie, cette certification couronne le travail engagé pour aligner les standards de sûreté de la plateforme sur les exigences européennes et ouvre de nouvelles perspectives pour le fret aérien tunisien.

Une très bonne nouvelle pour l’export

Pour les exportateurs tunisiens, notamment dans l’agroalimentaire, le textile ou l’électronique, cette certification réduit un vrai point de friction logistique vers l’Europe. Les entrepreneurs qui exportent des produits à forte valeur ajoutée ou périssables ont donc intérêt à explorer dès maintenant les nouvelles liaisons cargo qui s’ouvrent depuis Enfidha, plutôt que de rester dépendants des seuls circuits historiques via Tunis-Carthage.

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Mohamed Chedli El Fahem nommé Deputy CEO de BYD Tunisie

01. September 2026 um 10:07

Mohamed Chedli El Fahem vient d’être nommé Deputy CEO Group de BYD Tunisie, une nouvelle étape clé dans le déploiement de la marque chinoise de véhicules électriques sur le marché en Tunisie. 

Fort de plus de 15 ans d’expérience dans le management, la finance, les opérations et le développement stratégique, il a construit l’essentiel de son parcours dans le secteur automobile en Tunisie. Il a notamment évolué au sein de Ben Jemaa Motors, distributeur historique de plusieurs marques, ainsi que chez Toyota Tunisie et Citroën, où il a acquis une solide connaissance des réseaux de distribution, de la gestion commerciale et des enjeux de transformation du secteur.

Son profil associe expertise opérationnelle et vision stratégique, avec une orientation marquée vers la performance, la montée en gamme des organisations et l’accompagnement des transitions industrielles. Avant de rejoindre BYD, il a également occupé des fonctions de direction chez Alaseel for Food Industries, élargissant ainsi son expérience au-delà de l’automobile vers d’autres secteurs à forte intensité logistique et opérationnelle.

Lire aussi : BYD lance son roadshow national : vivez l’expérience de la mobilité électrique

Sa nomination intervient à un moment où BYD consolide sa présence en Tunisie, après avoir franchi le cap des 1 000 véhicules électriques vendus et multiplié les initiatives de proximité, comme le BYD Roadshow organisé à Tunis City en mai 2026 pour sensibiliser le public à la mobilité électrique 

En tant que Deputy CEO Group, Mohamed Chedli El Fahem sera chargé de soutenir la stratégie de croissance de BYD Tunisie, d’accompagner le développement du réseau, d’optimiser les opérations et de renforcer le positionnement de la marque dans un marché en pleine mutation, marqué par l’émergence progressive de l’électrique et les nouvelles attentes en matière de mobilité durable.

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Ce fruit brésilien pourrait bientôt alimenter les avions!

01. September 2026 um 09:56

Un fruit encore peu connu du grand public est au cœur d’un pari industriel de plus de 3 milliards de dollars au Brésil. La macaúba, une plante native du pays dont le fruit est particulièrement riche en huile, doit servir de matière première à une nouvelle chaîne de production de carburants renouvelables, notamment de SAF (Sustainable Aviation Fuel) et de diesel renouvelable.

Le projet est porté par Acelen Renováveis, entreprise du fonds Mubadala Capital. Il combine recherche agronomique, plantations, extraction d’huile et production industrielle de carburants. La bioraffinerie prévue à São Francisco do Conde, dans l’État de Bahia, dont la construction doit démarrer à la suite du financement annoncé en mai 2026. 1,5 milliard de dollars ont été sécurisés pour commencer la construction. S&P Global confirme également que l’exploitation est prévue en 2029.

L’intérêt de la macaúba tient d’abord à son rendement. Selon Acelen Renováveis, elle peut produire 7 à 10 fois plus d’huile par hectare que le soja. Autre avantage mis en avant par l’entreprise: elle peut être cultivée sur des pâturages dégradés, sans entrer directement en concurrence avec les cultures alimentaires.

Le projet prévoit ainsi jusqu’à 144 000 hectares de plantations sur des terres dégradées, dont 20% devraient être développés avec des agriculteurs familiaux et de petits producteurs. L’objectif est de créer une chaîne intégrée allant de la production des plants jusqu’au carburant livré au marché. La phase agricole a déjà commencé. Acelen indique que plus de 800 000 plants de macaúba doivent être plantés sur 1 500 hectares en 2026. En parallèle, Acelen Agripark, à Montes Claros, dans le Minas Gerais, travaille sur la sélection génétique, la germination et les techniques permettant de passer d’une plante difficile à cultiver à grande échelle à une véritable culture industrielle. Plus de 200 chercheurs travaillent notamment sur la domestication et l’industrialisation de cette culture, selon Bloomberg Línea. L’enjeu est majeur: rendre suffisamment prévisible la production agricole pour alimenter une industrie qui, elle, fonctionnera à une tout autre échelle.

La macaúba ne sera pas seule au démarrage

Il faut toutefois éviter un raccourci: le SAF produit par la future bioraffinerie ne proviendra pas immédiatement uniquement de la macaúba.

L’usine utilisera plusieurs matières premières, notamment l’huile de soja et les huiles de cuisson usagées, en plus de l’huile de macaúba. La technologie retenue, appelée HEFA, permet de transformer ces huiles et graisses en carburants renouvelables. Acelen prévoit par ailleurs que l’utilisation de l’huile de macaúba à grande échelle prendra progressivement le relais, avec une production issue de cette matière première attendue à partir de 2030. C’est donc moins une simple histoire de «fruit transformé en carburant» qu’une tentative de construire une nouvelle chaîne industrielle complète, depuis la génétique végétale jusqu’au marché mondial de l’aviation.

L’enjeu dépasse également le seul secteur énergétique. Selon une étude de la Fondation Getúlio Vargas citée par Acelen, la chaîne intégrée pourrait générer jusqu’à 85 000 emplois directs et indirects au cours de la prochaine décennie et injecter jusqu’à 40 milliards de dollars dans l’économie brésilienne. Au pic du chantier de la bioraffinerie, environ 3 600 emplois directs et indirects sont attendus. Pour le Brésil, l’objectif est de transformer un avantage agricole en avantage industriel: produire localement la matière première, développer les technologies nécessaires à sa culture, la transformer en carburant et viser ensuite les marchés internationaux du SAF.

La macaúba devient ainsi le pari d’une filière qui cherche à résoudre deux problèmes à la fois: trouver davantage de matières premières pour décarboner l’aviation et valoriser des terres agricoles aujourd’hui dégradées. Si le passage à l’échelle fonctionne, cette petite baie issue d’un palmier pourrait devenir l’un des nouveaux actifs stratégiques de l’industrie brésilienne des carburants renouvelables.

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Hausse du TMM à 7%: un accident de parcours estival ou le signe d’un futur resserrement monétaire?

01. September 2026 um 08:45

Le taux moyen du marché monétaire bouge enfin. À 6,99% depuis le début du printemps, il grimpe d’un cran en août pour s’afficher à 7,00%, selon les chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Un point de base seulement, mais c’est le premier mouvement de l’indicateur depuis des mois.

Sur le marché interbancaire, on lit surtout ce mouvement comme un réglage fin des conditions de liquidité. La trajectoire de fond, elle, reste orientée à la baisse depuis trois ans: 8% en août 2023, presque 8% encore en 2024, 7,5% l’an dernier, et donc 7% aujourd’hui. Le TMM suivant de près le taux directeur, toute future décision de la BCT sur ce dernier se répercutera automatiquement sur lui.

Un impact concret sur les crédits

Concrètement, ce taux est pris en en compte directement dans le calcul des agios bancaires et dans la tarification des emprunts à taux variable. Sa hausse, même symbolique, se traduira par une facture légèrement plus lourde pour les entreprises et les particuliers endettés sur ce type de contrat. Il faudra attendre pour voir si la BCT confirme cette orientation dans les mois qui viennent ou s’il ne s’agit que d’un accident de parcours estival.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Pour les PME financées à taux variable, chaque point de base compte sur la durée d’un emprunt: une hausse de 1 point de base peut sembler négligeable sur une échéance courte, mais elle pèse davantage sur les crédits d’investissement étalés sur cinq ou dix ans.

Les porteurs de projets qui envisagent un financement bancaire dans les prochaines semaines ont donc intérêt à verrouiller leurs conditions maintenant, tant que la remontée reste marginale, plutôt que d’attendre un éventuel resserrement plus franc de la politique monétaire.

À l’inverse, pour les épargnants et les investisseurs positionnés sur des produits indexés au TMM, cette légère hausse améliore, ne serait-ce que symboliquement, le rendement de leurs placements.

C’est un signal à surveiller de près plutôt qu’un motif d’alarme: la vraie question est de savoir si la BCT confirme cette orientation dans les prochains mois ou si l’épisode d’août restera un ajustement isolé.

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L’Allemagne met près de 100 millions d’euros sur la table en Tunisie

01. September 2026 um 08:45

La Tunisie et l’Allemagne ont signé, le 31 août 2026 à Tunis, plusieurs accords et contrats de financement d’un montant total proche de 100 millions d’euros. Les financements ciblent notamment les petites et moyennes entreprises, la transition énergétique et environnementale, la transformation numérique, le développement régional et l’emploi. D’autres projets, actuellement à l’étude, pourraient mobiliser 40 millions d’euros supplémentaires.

Ces annonces interviennent à l’occasion de la visite officielle en Tunisie du ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, reçu par son homologue tunisien Mohamed Ali Nafti. Les discussions ont notamment porté sur les moyens de renforcer les relations économiques entre les deux pays.

L’Allemagne figure parmi les principaux partenaires économiques de la Tunisie. Selon le ministère tunisien des Affaires étrangères, plus de 320 entreprises allemandes sont actuellement implantées en Tunisie, dans différents secteurs à forte valeur ajoutée. Tunis et Berlin identifient notamment de nouvelles possibilités d’investissement dans l’industrie, les technologies et l’environnement.

Le paquet financier signé place les entreprises et la transformation de l’économie au centre de la coopération. Le soutien aux PME doit permettre de renforcer leur capacité de développement, tandis que les projets liés à l’énergie et à l’environnement accompagnent les efforts de transition du pays. Le numérique fait également partie des priorités affichées, aux côtés du développement régional et de la création d’emplois. Ces axes rejoignent plusieurs priorités annoncées par la Tunisie pour son plan de développement 2026-2030, notamment la transition énergétique, la gestion des ressources hydriques, la lutte contre le changement climatique et l’investissement dans les compétences. 

Un potentiel encore important

Les deux pays veulent par ailleurs accroître les investissements allemands en Tunisie. La présence de centaines d’entreprises allemandes constitue déjà une base industrielle, mais Tunis souhaite attirer davantage de projets dans les secteurs technologiques, industriels et environnementaux. Le tourisme reste également un volet important de la relation économique. Environ 320.000 touristes allemands ont visité la Tunisie en 2025, selon le ministère. Tunis souhaite augmenter ce flux en misant sur la diversification de son offre touristique.

La coopération économique tuniso-allemande entre ainsi dans une nouvelle phase, avec un premier engagement financier de près de 100 millions d’euros et une enveloppe potentielle supplémentaire de 40 millions. Reste désormais à voir comment ces financements se traduiront concrètement en projets, investissements et emplois sur le terrain.

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Carte grise, CNAM, impôts, permis, état civil… voici les services réunis dans une seule application

31. August 2026 um 14:54

Le ministère des Technologies de la communication vient de lancer aujourd’hui, 31 août 2026, la première version de «Khadamet»: une application mobile nationale qui centralise plusieurs services administratifs numériques et permet d’y accéder à distance grâce à l’identité numérique.

L’objectif est simple: éviter de multiplier les plateformes et les déplacements pour effectuer des démarches administratives. L’application propose un accès unifié aux services disponibles en ligne, 24 heures sur 24, avec une authentification basée sur l’identité numérique.

Concrètement, «Khadamet» permet d’abord de consulter les informations personnelles associées à l’identité numérique, notamment le numéro de téléphone, l’adresse e-mail utilisée pour les échanges administratifs et l’adresse de résidence, avec la possibilité de les mettre à jour. L’application donne également accès aux données liées à certains documents administratifs. Les utilisateurs peuvent notamment consulter les informations relatives au permis de conduire et à la carte grise de leur véhicule, mais aussi recevoir des notifications avant l’expiration de certains documents.

Des démarches sociales et fiscales réunies au même endroit

Le volet social couvre notamment plusieurs services liés à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), au remboursement des frais de soins, ainsi qu’à la carrière professionnelle et aux déclarations auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Sur le plan fiscal, l’application donne accès aux services disponibles en ligne, dont l’achat du timbre de voyage et le paiement de la taxe de circulation.

Les automobilistes disposent également de plusieurs fonctionnalités dédiées: consultation des infractions routières, prise de rendez-vous pour la visite technique et suivi de la validité du contrat d’assurance automobile et du permis de conduire. Autre fonctionnalité importante: «Khadamet» permet de déposer certaines demandes administratives en ligne, d’en suivre l’avancement et de récupérer des documents administratifs électroniques, notamment des documents d’état civil. L’application intègre par ailleurs le paiement électronique de certaines factures ainsi que des frais liés à l’inscription des enfants dans des établissements scolaires et universitaires.

Le ministère précise que de nouveaux services seront ajoutés progressivement. La première version constitue donc davantage un point de départ qu’un catalogue définitif.

 

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Réserves en devises, liquidité et refinancement: ce que montrent les derniers chiffres de la BCT

31. August 2026 um 14:27

La Tunisie dispose de 25,512 milliards de dinars d’avoirs nets en devises, soit l’équivalent de 100 jours d’importation, selon les derniers indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêtés au 28 août 2026. 

À la même date, le compte courant du Trésor s’établit à 1,767 milliard de dinars. Cet indicateur renseigne sur les disponibilités du Trésor auprès de la BCT.

Autre chiffre à surveiller: les billets et monnaies en circulation atteignent 30,220 milliards de dinars. Cette masse de liquidités physiques donne notamment une indication sur l’importance des espèces utilisées dans l’économie tunisienne.

Du côté du financement bancaire, le volume global de refinancement s’élève à 10,292 milliards de dinars. Ce montant correspond aux ressources fournies par la BCT aux banques dans le cadre de ses opérations de refinancement.

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Le Tunisien Hamdi Mbarek rejoint les 21 experts qui conseilleront l’OMS sur les sciences de demain

31. August 2026 um 13:48

Le chercheur tunisien Hamdi Mbarek a été nommé membre du Conseil scientifique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il rejoint ainsi un groupe de 21 scientifiques et experts internationaux chargés d’apporter leur expertise au directeur général de l’OMS sur les grandes évolutions scientifiques et technologiques susceptibles de transformer la santé mondiale.

La nouvelle composition du Conseil a été annoncée par l’OMS le 27 août 2026. Les experts sélectionnés viennent de plusieurs disciplines et régions du monde, avec une attention portée aux domaines qui pourraient fortement influencer les systèmes de santé dans les prochaines années: intelligence artificielle, génomique, biotechnologies, robotique, données de santé et médecine de précision. Hamdi Mbarek apporte notamment son expertise en génomique humaine et des populations, médecine de précision et analyse de données de santé à grande échelle. Il est directeur de la recherche et de l’analyse des données au Qatar Precision Health Institute, au sein de Qatar Foundation, selon son profil officiel publié par l’OMS.

Cette nomination intervient alors que l’exploitation des données génomiques et médicales prend une importance croissante dans la recherche et la médecine. L’objectif est notamment de mieux comprendre les différences entre les populations, d’améliorer la prévention et le diagnostic et, à terme, de développer des approches de santé plus personnalisées.

Pour l’OMS, l’enjeu est aussi de ne pas laisser les avancées scientifiques creuser les écarts entre les populations. La représentation de groupes historiquement moins présents dans les recherches génomiques fait donc partie des questions auxquelles les experts devront être attentifs. Le Conseil scientifique a précisément pour mission d’aider l’OMS à anticiper les évolutions scientifiques, à identifier les innovations susceptibles d’avoir un impact majeur sur la santé et à éclairer les décisions de l’Organisation. Il s’agit d’un rôle consultatif: ses membres ne dirigent pas les politiques de l’OMS, mais fournissent une expertise indépendante au directeur général. Avec cette nomination, Hamdi Mbarek rejoint donc une instance internationale où les sujets comme l’IA, la génomique et la science des données ne sont plus seulement considérés comme des domaines de recherche, mais comme des leviers susceptibles de redéfinir les politiques de santé des prochaines années.

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Ruja Ignatova, la «Cryptoqueen» qui a disparu avec les milliards de OneCoin

31. August 2026 um 13:06

Plus de 4 milliards de dollars levés auprès d’au moins 3,5 millions de victimes, une prétendue cryptomonnaie qui n’en était pas vraiment une et une dirigeante toujours introuvable: près de neuf ans après sa disparition, l’affaire Ruja Ignatova reste l’un des plus spectaculaires scandales de l’histoire des cryptomonnaies.

En 2014, Ignatova cofonde OneCoin en Bulgarie avec Karl Sebastian Greenwood. Le projet est présenté comme une nouvelle monnaie numérique capable de rivaliser avec Bitcoin. Ignatova devient rapidement le visage du projet et se fait appeler la «Cryptoqueen». OneCoin est commercialisé à travers un vaste réseau de marketing multiniveau: les membres sont rémunérés lorsqu’ils recrutent de nouveaux investisseurs et leur vendent des packages permettant d’acquérir des OneCoins.

Le modèle permet à OneCoin de grossir très rapidement. Selon les dossiers judiciaires américains, au moins 3,5 millions de personnes ont investi dans le système et plus de 4 milliards de dollars ont été encaissés entre le quatrième trimestre 2014 et le quatrième trimestre 2016. Les documents du DOJ montrent également que OneCoin aurait enregistré plus de 4 milliards de dollars de ventes sur cette période.

Le discours commercial reposait notamment sur l’existence d’une blockchain. Mais les enquêteurs américains ont établi que OneCoin ne disposait pas d’une véritable blockchain publique et vérifiable comme celles utilisées par les cryptomonnaies légitimes. Plus troublant encore, des documents internes ont montré que certaines pièces attribuées aux membres n’existaient même pas dans le registre interne présenté comme la blockchain de OneCoin. Les dirigeants parlaient eux-mêmes de «fake coins». Le prix du OneCoin n’était pas non plus déterminé par le marché: il était fixé en interne par l’organisation. Le fonctionnement ressemblait donc davantage à un système pyramidal alimenté par le recrutement qu’à un véritable projet technologique. Les autorités américaines ont finalement décrit OneCoin comme une fraudulent cryptocurrency commercialisée à travers un réseau de marketing multiniveau.

Puis, tout s’arrête

Le 12 octobre 2017, Ruja Ignatova est inculpée aux États-Unis pour fraude électronique, fraude en valeurs mobilières et blanchiment d’argent. Un mandat fédéral est délivré contre elle. Treize jours plus tard, le 25 octobre 2017, elle prend un vol commercial entre Sofia et Athènes. Elle arrive en Grèce et disparaît ensuite de la circulation. Depuis, aucune apparition publique confirmée n’a permis de déterminer où elle se trouve. L’enquête ne s’est pourtant pas arrêtée là. Plusieurs membres importants de l’organisation ont été poursuivis. Karl Sebastian Greenwood, cofondateur de OneCoin, a notamment été condamné en 2023 à 20 ans de prison. D’autres responsables ont également été condamnés pour leur participation au blanchiment des fonds issus de la fraude.

En juin 2022, Ignatova a rejoint la liste des Ten Most Wanted Fugitives du FBI. Les enquêteurs estiment qu’elle pourrait voyager avec des gardes armés ou des personnes chargées de sa protection et qu’elle pourrait avoir recours à des changements d’apparence. Le département d’État américain offre jusqu’à 5 millions de dollars pour toute information conduisant à son arrestation ou à sa condamnation.

Et l’affaire est loin d’être juridiquement terminée. En avril 2026, le département américain de la Justice a annoncé le lancement d’un processus d’indemnisation des victimes de OneCoin. Plus de 40 millions de dollars d’actifs confisqués sont actuellement disponibles pour cette procédure. Les personnes ayant acheté des OneCoins entre 2014 et 2019 peuvent, sous certaines conditions, demander une indemnisation.

L’affaire OneCoin laisse surtout une leçon très concrète pour les investisseurs et entrepreneurs: une technologie présentée comme révolutionnaire ne constitue pas, à elle seule, une preuve de valeur. Dans le cas de OneCoin, le marketing, les promesses de rendement et le recrutement ont précédé la vérification de la technologie. Et des millions d’investisseurs en ont payé le prix.

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20 millions de dollars pour les entreprises africaines qui veulent passer au vert. Détails

31. August 2026 um 11:39

Un nouveau financement va renforcer l’accès des entreprises africaines au crédit pour leurs projets liés à l’efficacité énergétique. La société publique suédoise de financement du développement Swedfund va prêter 20 millions de dollars à Africa Go Green Fund (AGG), un fonds panafricain spécialisé dans le financement de projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

L’objectif est surtout de répondre à un problème concret: les entreprises actives dans les technologies et infrastructures vertes ont souvent besoin de financements à plus long terme que ceux proposés par les banques classiques. Le nouvel apport de Swedfund doit permettre à AGG d’accroître les prêts accordés à ces entreprises et de financer davantage de projets dans plusieurs marchés africains.

Le dispositif cible notamment les entreprises et projets actifs dans les bâtiments économes en énergie, la cuisson propre, les transports à faibles émissions, les équipements économes en énergie et l’efficacité énergétique industrielle. Le fonds intervient également dans certaines opportunités liées aux énergies renouvelables. Il ne s’agit donc pas d’une subvention. Africa Go Green Fund propose principalement de la dette à moyen et long terme, mais aussi des financements mezzanine et des garanties. Selon les informations publiées par le fonds, les opérations peuvent atteindre 18 millions de dollars, ou leur équivalent en monnaie locale, avec une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans. Les conditions de prêt varient selon la structure de l’opération et le profil de risque.

Pour une entreprise, l’intérêt est particulièrement important pour les investissements dont les bénéfices financiers apparaissent progressivement: rénovation énergétique d’un bâtiment, renouvellement d’une flotte de véhicules, équipements industriels plus performants ou développement de solutions de cuisson propre.

Un fonds déjà présent dans 17 pays

Africa Go Green Fund n’en est pas à ses premiers financements. Swedfund indique que le fonds a déjà financé près de 30 projets dans 17 pays africains. Il est géré par Cygnum Capital et a été créé avec l’appui de la banque allemande de développement KfW.

Les opérations déjà réalisées donnent une idée des projets susceptibles d’attirer ce type de financement. En juillet 2026, AGG a notamment accordé 10,7 millions de dollars à BioLite pour financer l’achat et la distribution d’au moins 163 500 foyers de cuisson améliorés en Zambie. Le fonds a également financé la mobilité électrique, les bâtiments verts et des infrastructures plus économes en énergie. Son portefeuille comprend notamment des solutions d’équipements efficaces, de cuisson propre, de mobilité électrique et d’immobilier vert.

 

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Gouvernance de l’IA: pénalisée par le brain drain, la Tunisie se classe 10e en Afrique

31. August 2026 um 11:16

Avec un score de 2,12 la Tunisie se positionne au 10e rang de l’African AI Governance Index (AAGI) 2026, un classement qui passe au crible les 55 pays de l’Union africaine en fonction de huit piliers et de 80 indicateurs, des politiques publiques jusqu’à l’éthique en passant par les infrastructures et les talents.

Le pays fait partie des États dotés d’une stratégie nationale d’IA, avec un score de maturité des politiques de 75 sur 100, un indicateur distinct de la note globale de l’indice. Côté formation et recherche, la Tunisie aligne six cursus dédiés à l’IA et au machine learning, environ 20 000 diplômés STEM chaque année, près de 900 publications scientifiques (h-index de 25), quelque 3 000 développeurs spécialisés et 25 startups identifiées dans le secteur.

Des moyens financiers limités

Les moyens financiers restent limités: 0,6% du PIB consacré à la R&D et environ 8 millions de dollars de subventions fléchées vers l’IA. L’indice classe, en particulier, le risque de fuite des compétences en catégorie «critique», avec un score de 63 sur 100, le principal point noir du classement tunisien. En tête du palmarès continental, le Rwanda (3,25) devance le Nigeria (2,81) et le Bénin (2,58); le Maroc pointe à la 5e position avec 2,38.

Pour les investisseurs et porteurs de projets, l’écart entre stratégie et exécution constitue le principal foyer de valeur ajoutée: capital-risque pour retenir les 3 000 développeurs identifiés, incubation des 25 startups recensées et partenariats de formation pour transformer les 20 000 diplômés STEM annuels en vivier durable plutôt qu’en flux vers l’étranger.

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Berd-Attijari Bank: quelles entreprises peuvent profiter des nouveaux financements?

31. August 2026 um 10:10

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) renforce son dispositif de financement des entreprises en Tunisie. Elle porte de 20 à 70 millions d’euros son mécanisme de partage des risques avec Attijari bank Tunisie, soit une capacité supplémentaire de 50 millions d’euros pour soutenir les investissements du secteur privé. En parallèle, une nouvelle enveloppe de 10 millions de dollars, soit environ 8,6 millions d’euros, sera consacrée aux investissements liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les entreprises dont les projets sont éligibles pourront, en plus du financement, bénéficier de subventions financées par le Royaume-Uni via le High-Impact Partnership on Climate Action (HIPCA).

En fait, la nouvelle facilité ESG cible des investissements permettant aux entreprises d’améliorer concrètement leurs performances environnementales et sociales. Parmi les opérations éligibles figurent notamment les équipements destinés à réduire la consommation d’énergie, les installations d’énergies renouvelables et les technologies de réduction des déchets. Le dispositif couvre également des projets liés à la dimension sociale et à la gouvernance: formation des salariés, amélioration des pratiques de travail, gestion des risques ou encore initiatives en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Pour les entreprises, l’intérêt est donc double: accéder à davantage de financement bancaire pour leurs investissements et, pour certains projets répondant aux critères ESG, profiter d’un accompagnement sous forme de subventions. Cette nouvelle opération s’inscrit dans une présence plus large de la Berd en Tunisie. Depuis le début de ses activités dans le pays, l’institution indique dans son communiqué avoir investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 97 projets, dont 66% dans le secteur privé.

 

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Corridor ferroviaire Casablanca-Alger-Tunis: l’étude est bouclée, des milliards à mobiliser

31. August 2026 um 09:38

La Banque africaine de développement a publié le 26 juin 2026 le rapport de clôture de son étude de faisabilité sur le corridor ferroviaire transmaghrébin, un axe de 2 350 km reliant Casablanca, Alger et Tunis. Objectif affiché à long terme: ramener le temps de trajet entre les deux extrémités de 48 à 25 heures. Financé à hauteur de 1,7 million de dollars, ce document technique n’engage toutefois aucun financement et ne déclenche pas le chantier: c’est une étape préparatoire, pas un accord de mise en œuvre.

L’étude détaille trois options techniques pour relier Annaba à Jedeida, le segment algéro-tunisien du corridor. Celle retenue: une ligne neuve d’environ 130 km connectant Annaba à Jendouba en passant par El Tarf, avant de rejoindre Jedeida via les rails existants entre Jendouba et Béja. Un choix qui s’appuie sur un acquis concret: la liaison Tunis-Annaba, qui est de nouveau en service depuis août 2024 après des décennies d’arrêt.

Des milliards encore à mobiliser

Le coût total, longtemps chiffré à 3,8 milliards de dollars, avoisine désormais 4 milliards selon le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA). Plus de 80 représentants de banques, d’investisseurs et de bailleurs internationaux se sont retrouvés à Tunis lors d’une table ronde consacrée au financement, sans qu’aucun engagement concret n’en ressorte. Le cadre institutionnel tripartite, transmis à l’UMA, attend toujours sa validation. Et la frontière maroco-algérienne, fermée depuis 1994, reste l’inconnue politique majeure du dossier.

Pour les acteurs tunisiens de la logistique et du BTP, le scénario retenu sur Annaba-Jendouba dessine un chantier concret à surveiller: appels d’offres d’infrastructure, sous-traitance ferroviaire et opportunités pour les PME du Nord-Ouest, dès que les financements suivront l’étude.

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Diamants: ces deux pays deviennent les nouveaux rivaux des producteurs africains

31. August 2026 um 09:19

Le marché mondial du diamant est en pleine recomposition. Les diamants naturels, longtemps dominés par des producteurs comme le Botswana, la Russie et le Canada, font face à une concurrence devenue difficile à ignorer: celle des diamants produits en laboratoire.

Le signal est particulièrement visible en Inde. Sur l’exercice 2025-2026, le pays a exporté 18,84 millions de carats de diamants de laboratoire polis, contre 16 millions de carats de diamants naturels. Le laboratoire dépasse ainsi le naturel en volume, même si l’écart reste considérable en valeur: les exportations indiennes de diamants naturels ont représenté environ 12,16 milliards de dollars, contre seulement 95,5 millions de dollars pour les diamants de laboratoire. La Chine constitue l’autre grand pôle de cette industrie. La province du Henan, notamment autour de Zhengzhou et Zhecheng, concentre d’importantes capacités de production grâce aux technologies HPHT et CVD. L’Inde, de son côté, dispose déjà d’un savoir-faire industriel majeur dans la taille et le polissage, notamment à Surat.

Contrairement au diamant naturel, dont l’offre dépend des gisements miniers, le diamant de laboratoire peut être produit industriellement en quelques semaines. Sa composition chimique et ses propriétés physiques sont celles du diamant, mais son processus de fabrication permet d’augmenter rapidement les volumes.

Cette industrialisation a provoqué une forte baisse des prix. De Beers a ainsi annoncé en 2025 la fermeture de sa marque Lightbox, lancée en 2018, après une chute d’environ 90% des prix de gros des diamants de laboratoire de joaillerie depuis son lancement.

Pour les producteurs traditionnels, cette évolution complique encore un marché déjà fragilisé par le ralentissement de la demande et la baisse des prix du diamant naturel. Le cas du Botswana illustre cette période difficile. Le pays attendait depuis près de deux ans la vente du Motswedi, un diamant brut de 2 488 carats découvert en août 2024 dans la mine de Karowe. Lucara Diamond a confirmé sa vente au deuxième trimestre 2026, sans révéler le prix ni l’identité de l’acheteur.

Le naturel mise désormais sur sa rareté

Face à cette concurrence, les producteurs de diamants naturels ne peuvent guère rivaliser sur les prix. Leur stratégie consiste plutôt à renforcer ce qui distingue leur produit: rareté, origine, traçabilité et valeur symbolique. Le Botswana a notamment annoncé en 2026 un investissement de 100 millions de dollars dans le marketing et l’éducation des consommateurs autour du diamant naturel.

Cette stratégie est également portée à l’échelle régionale. En juin 2025, plusieurs pays producteurs africains ont signé le Luanda Accord, prévoyant de consacrer l’équivalent de 1% des revenus annuels issus des ventes de diamants bruts à la promotion du diamant naturel.

Pour ces économies, l’enjeu dépasse donc largement la joaillerie. Le diamant contribue aux recettes publiques, à l’emploi et aux investissements. La montée en puissance du laboratoire oblige désormais les producteurs africains à réfléchir à une question centrale: comment continuer à créer de la valeur lorsque la rareté ne suffit plus à justifier le prix?

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