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ESS – Christain Bracconi : «Nous avons offert la victoire à l’Espérance» 

Von: farhat
25. August 2026 um 10:43

En dépit de la chaleur caniculaire et de l’humidité étouffante, le sommet qui avait opposé dimanche dernier l’Espérance Sportive de Tunis à l’Etoile Sportive du Sahel, comptant pour la première journée de la saison 2026/2027, a tenu ses promesses en termes d’engagement, d’élan offensif et de débat tactique entre les deux coachs : le Roumain Laurentiu Reghecampf, du côté des «Sang et Or», et le Français Christian Bracconi, le timonier du club sahélien.
En effet, concernant les coéquipiers de Wajdi Kechrida, ils ont livré leur meilleure prestation depuis des années, notamment lors des chocs face à l’Espérance, grâce à leur état d’esprit conquérant et «culotté» par moments, leur fougue et leur application tactique lors des différentes phases du jeu. Et pourtant, le groupe étoilé a été remanié à plus de 80%, puisque hormis Wajdi Kechrida, Sabri Ben Hassen, Oussama Abid, Houssem Dagdoug et Mohamed Hédi Bouslama, qui faisaient partie de l’effectif de la saison écoulée, tous les autres joueurs viennent d’intégrer les rangs du club sahélien. «Je tiens à féliciter mes joueurs pour leur détermination et leur état d’esprit exceptionnel tout au long de la rencontre en dépit de la chaleur torride. D’ailleurs, depuis mon arrivée à la tête de l’Etoile, j’ai beaucoup misé sur la valorisation de la vie du groupe et la cohésion entre les joueurs. Nous avons fêté des anniversaires ensemble, nous avons mis en place des ateliers favorisant la qualité relationnelle au sein du groupe et la solidarité entre les joueurs», a déclaré Christian Bracconi.

Deux stratégies bien réfléchies
Malgré la défaite, le technicien français a été incontestablement un tacticien stratège à la pertinence remarquable, puisqu’il a mis en place des stratégies tactiques et managériales relatives non seulement aux dispositions de ses joueurs, mais également en fonction des péripéties de la rencontre, outre une prise en compte efficiente des éléments climatiques prévalant dimanche dernier à Radès (chaleur suffocante et humidité accablante). «Lors de la première mi-temps, nous avons mis en place un dispositif tactique plutôt prudent avec une défense à trois dictée par l’injection de deux joueurs fraîchement recrutés, à savoir Philippe Lanquetin et Babacar Diarra, d’où l’idée de leur associer un troisième joueur (Dagdoug) parce que l’on ne peut pas se permettre de leur faire subir à eux seuls la pression et la technique des joueurs de l’Espérance de Tunis. De plus, on n’était pas sûrs de pouvoir tenir le coup physiquement tout au long de la rencontre, chose qui a conditionné notre option prudente lors de la première période», a avoué Christian Bracconi. Avant d’enchaîner : «En seconde période, nous avons rectifié le tir en revenant à une défense à 4 et une formule tactique en 4-3-3 orientée vers l’offensive, avec l’injection des Oussama Abid, Sunday Megwo et du jeune Ahmed Zorgati, une reconversion tactique qui nous a permis de créer un certain nombre d’occasions de but franches».

«Des cadeaux à l’Espérance» 
Sur un ton visiblement amer mais réaliste, le technicien français de l’Etoile n’a pas hésité à affirmer que l’Espérance Sportive de Tunis a remporté les trois points de la victoire grâce aux erreurs individuelles commises par certains de ses joueurs. «Je dois avouer que nous avons offert la victoire à notre adversaire, mais sans pour autant accabler mes joueurs, notamment Sabri Ben Hassen qui est un excellent gardien de but», a abondé dans le même sens Christian Bracconi.

Philippe Lanquetin et Achraf Ben Dhiaf impressionnants
Sur le plan individuel, il faut noter les prestations intéressantes fournies par un bon nombre de joueurs de l’Etoile, dont l’arrière gauche Azmi Ghouma, étincelant et qui a été à l’origine du pénalty réussi par Achraf Ben Dhiaf en usant de son corps pour pousser Marouane Sahraoui à commettre la faute dans la surface de réparation, le milieu de terrain nigérian Ochigbo Ambrose, très affûté physiquement et solide dans les duels, et même le Sénégalais Ousmane Diakhaté a tiré son épingle du jeu en formant avec Ambrose un tandem rugueux.
Mais, la mention spéciale revient particulièrement aux deux nouvelles recrues, le défenseur axial Philippe Lanquetin et l’attaquant de couloir Achraf Ben Dhiaf.
Le premier a été à la fois impérial et intraitable au niveau de la charnière centrale de la défense en remportant pratiquement tous les duels grâce à sa posture athlétique imposante, son anticipation et sa rigueur sur l’homme.
Quant à Achraf Ben Dhiaf, il a été un véritable poison pour l’arrière-garde «sang et or» grâce à sa technique déroutante, son «culot» et sa vista, des qualités qui lui ont permis de prendre le dessus sur ses adversaires directs.
L’ancien sociétaire de l’Espérance Sportive de Zarzis a même réussi à marquer un but sur pénalty et a offert un caviar à Oussama Abid qui a marqué le second but en faveur des Etoilés.
Au final, les hommes de Christian Bracconi n’ont nullement démérité face aux «Sang et Or» et auraient pu rentrer à Sousse avec une victoire amplement méritée ou, du moins, un résultat de parité qui paraissait équitable pour les deux formations.

Hatem REGAIEG

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Football – Ligue 1 | Quel visage pour les ténors habituels ?

23. August 2026 um 12:01

Le match phare de la première journée de la Ligue 1 de football tunisien opposera, ce dimanche 23 août 2026, à 15h30, au stade Hammadi Agrebi de Radès, l’Espérance de Tunis à l’Étoile du Sahel, un classico qui, malgré la canicule, attirera une grande foule de supporters soucieux de découvrir le nouveau visage de leurs équipes respectives.

Cette confrontation constitue un premier test pour les ambitions des deux formations : l’Espérance aborde la nouvelle saison avec pour objectif de reconquérir le titre national, qu’elle avait perdu il y a quelques mois face à son rival historique, le Club Africain, et de maintenir sa forte présence sur la scène continentale, notamment dans le cadre de la Ligue des champions de la CAF.

De son côté, l’Étoile du Sahel aspire à tourner la page de la saison précédente — achevée à une septième place décevante pour ses supporters — afin de retrouver son rang parmi les ténors du championnat et de briguer à nouveau le titre.

Par ailleurs, le Club Africain, champion en titre, entame la défense de son titre par un déplacement périlleux dans le sud-ouest pour y affronter l’Étoile de Metlaoui. L’équipe de Bab Jedid, très remaniée après le départ de plusieurs éléments clés, espère confirmer la belle forme affichée la saison dernière et poursuivre son parcours fructueux sur la scène nationale, tout en préparant son retour en Ligue des champions de la CAF, avec l’ambition de réaliser une saison à la hauteur des attentes de ses supporters.

Rappelons qu’en match avancé, samedi, les deux autres ténors de la compétition, le Stade Tunisien et le Club Sfaxien ont fait match nul 1-1.

Programme des matchs de ce dimanche (16h30) :

Espérance de Tunis – Étoile du Sahel | Arbitre : Haythem Trabelsi – Arbitre VAR : Asmir Sagrkovic (Slovénie) – Chaîne : Al-Watania 1.

CA Bizertin – Avenir de La Marsa | Arbitre : Montassar Belarbi – Arbitre VAR : Amir Ayadi.

Étoile de Metlaoui – Club Africain | Arbitre : Amir Loussif – Arbitre VAR : Aleksandar Matkovic (Slovénie) – Chaîne : Al-Watania 2 –

Espérance de Zarzis – Olympique de Béja | Arbitre : Amine Feguir – Arbitre VAR : Haythem Guirat.

I. B.

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Pourquoi les Tunisiens bloquent-ils sur l’égalité successorale ?

18. August 2026 um 07:37

Le 13 août, comme chaque à la même date, la Tunisie a célébré la légende d’un homme seul, Habib Bourguiba, qui aurait un jour décrété la libération de la femme et refermé, d’un trait de plume, des siècles de patriarcat. Ce n’est pas faux. Mais c’est incomplet. Et c’est cette part manquante qui mérite d’être regardée en face, soixante-dix ans après. (Photo: Bourguiba enlève le voile d’une femme en pleine rue).

Ilyes Bellagha

Le 13 août 1956, moins de cinq mois après l’indépendance, Bourguiba promulgue le Code du statut personnel. Il abolit la polygamie et la répudiation unilatérale, impose le consentement mutuel au mariage, relève l’âge légal du mariage, ouvre l’école aux filles. Rien, dans le monde arabe de l’époque ne ressemble à ce geste. Il ne s’agissait pas d’une réforme prudente : Bourguiba s’attaque au même moment à l’institution religieuse de la mosquée Zitouna, dissout l’enseignement religieux autonome, nationalise les habous ou biens de mainmorte. C’est un homme qui frappe où ça fait mal, sans détour ni ménagement pour les bastions traditionnels.

Reste un point, un seul, que Bourguiba n’a jamais touché : l’héritage. La femme tunisienne hérite aujourd’hui encore, par défaut, de la moitié de la part d’un homme de même rang. L’explication convenue veut que Bourguiba ait attendu une caution des autorités religieuses qui ne serait jamais venue — comme si la timidité, chez cet homme-là, avait soudain pris le pas sur l’audace. L’explication ne tient pas seule. Elle ne tient pas face à la Zitouna abolie, aux habous nationalisés, à une répudiation supprimée contre l’avis de tout le corps théologique du pays.

Il y a une explication plus dure, et plus cohérente avec l’homme politique qu’il était : Bourguiba a frappé ce qui ne le touchait pas, et laissé intact ce qui touchait sa propre base. Le Néo-Destour s’est construit sur la petite et moyenne bourgeoisie du Sahel, propriétaire terrienne et oléicole — le vivier même de ses cadres, de sa famille politique, de son propre clan. La Zitouna n’était pas son socle ; le patrimoine foncier sahélien, si.

Ce n’est pas une thèse abstraite. Une étude de terrain menée par Kalthoum Kennou, Ismahan Ben Taleb et Soumaya Sandli — magistrate, sociologue et avocate — auprès de sept gouvernorats, dont Monastir, la ville natale du père de l’indépendance, documente noir sur blanc le mécanisme : pression familiale pour renoncer à sa part (le «tanaazul»), rôle actif de la mère elle-même dans ce renoncement, subterfuges des frères, terre systématiquement réservée aux mâles «pour que le nom ne sorte pas du clan». Le mécanisme n’est pas propre au Sahel seul — il traverse le pays. Mais il n’épargne pas Monastir. La ville qui a donné son libérateur à la femme tunisienne n’a jamais cessé, sur ce point précis, de la déposséder.

Deux renoncements, un même mur

En 2018, Béji Caïd Essebsi rouvre le dossier et dépose un projet d’égalité successorale. Le geste est salué comme audacieux — il ne l’est qu’à moitié. Le patronyme même du président porte la trace d’une autre histoire de classe : l’ancien président descend d’Ismaïl Caïd Essebsi, mamelouk d’origine sarde élevé à la cour beylicale au XIXe siècle jusqu’à devenir caïd-gouverneur, lignée absorbée par alliances matrimoniales dans l’aristocratie beldi de Tunis. Contrairement à Bourguiba, l’assise de BCE n’est pas agraire ni sahélienne : c’est une bourgeoisie urbaine, administrative, dont le patrimoine n’est pas la terre du bled mais la position dans l’appareil d’État. Proposer l’égalité ne lui coûtait rien socialement — ce n’était ni son foncier ni celui de sa base qui allait se redistribuer. L’audace du geste a le prix de sa légèreté : BCE meurt en 2019, le texte ne franchit jamais le Parlement, et personne n’en hérite politiquement.

Kaïs Saïed, lui, ne fait même pas ce geste. Dès sa campagne de 2019, il affiche son opposition à l’égalité successorale, position qu’il n’a jamais révisée depuis. Le calcul diffère de celui de Bourguiba comme de celui de BCE : sa légitimité ne tient ni à un patrimoine de classe ni à une caution religieuse institutionnelle négociée, mais à une assise populaire diffuse et conservatrice à laquelle il ne veut offrir aucun motif de rupture. Il ne cède rien aux courants intégristes — mais ne leur retire rien non plus : il évite strictement le terrain.

Ce calcul n’a rien de paranoïaque. En Tunisie, le rapport au sacré ne se loge pas seulement dans la pratique affichée — il survit, en sourdine, jusque dans la transgression elle-même. Il n’est pas rare d’entendre, après un rot au détour d’une bière, un «hamdoullah» ou un «Allah yesamah» machinal, comme si le corps demandait pardon avant même que l’esprit n’ait eu le temps de s’en soucier.

Cette religiosité réflexe, qui déborde largement le clivage pratiquant/non-pratiquant, est précisément ce qu’aucun dirigeant, depuis Bourguiba, n’a plus eu les moyens politiques d’affronter de front. Bourguiba avait la légitimité fondatrice d’un homme qui venait d’arracher l’indépendance, et convoquait lui-même les oulémas pour discuter d’ijtihad. Ni BCE ni Saïed ne disposent plus de ce capital : l’un s’éteint avant d’avoir eu à l’engager, l’autre choisit de ne jamais l’exposer.

Ce silence n’est pas que politique, il est aussi démographique. En 1956, le taux d’urbanisation tunisien n’atteignait que 40 % : la majorité de la population vivait encore de la terre, et l’héritage foncier structurait l’existence matérielle des familles. En 2014, ce taux dépasse déjà 67 % — il approche aujourd’hui 72 %, selon le recensement de 2024. Une majorité de Tunisiens, surtout depuis 2011, ont grandi et vécu en ville, souvent locataires ou primo-accédants d’un logement modeste, sans terre agricole ni patrimoine familial substantiel à transmettre. Le sujet même de l’héritage — la terre, l’olivier, le douar — a cessé d’être une préoccupation matérielle concrète pour l’essentiel de la population, devenant un débat de principe porté surtout par les classes moyennes et supérieures urbaines qui détiennent encore un patrimoine réel.

Cette dilution matérielle explique en partie l’absence de mobilisation populaire massive sur la question, dans un sens comme dans l’autre : presque personne n’a plus intérêt objectif à provoquer un affrontement dont l’enjeu concret s’est largement retiré du quotidien.

Depuis 2018, le débat resurgit régulièrement sous la forme d’un «double régime» : l’égalité par défaut, avec possibilité de choisir l’ancien système. L’idée se veut prudente. Elle est en réalité incohérente. Un État, par essence, ne propose pas : il impose. La loi n’est loi que parce qu’elle s’applique de façon identique à tous les citoyens placés dans une situation identique — sans option à la carte. Bourguiba lui-même n’a jamais demandé le consentement collectif pour abolir la polygamie, pourtant explicitement autorisée par le texte coranique. Il a tranché. Aucun double régime n’a été proposé aux hommes qui auraient voulu rester polygames. Le même État qui a eu le pouvoir souverain d’abolir la polygamie et les peines corporelles sans consultation a, de la même main, le pouvoir de trancher l’égalité successorale par la loi, sans option — au nom du même principe qu’il a déjà appliqué ailleurs.

Le folklore du jour et le silence de l’année

Chaque 13 août, la classe politique tunisienne redécouvre la femme le temps d’un discours. Les uns brandissent des portraits de prisonnières politiques pour habiller un combat qui, le reste de l’année, ne parle jamais du dossier de l’héritage. Les autres célèbrent le folklore officiel, cortèges et hommages, sans toucher au fond. Entre les deux, le dossier réel — celui du patrimoine, de la terre, de l’autonomie économique — reste orphelin. Aucun parti, y compris ceux qui s’étaient prononcés en 2018 en faveur de l’initiative Essebsi, ne porte aujourd’hui ce combat sur la durée. Il resurgit une fois par an, agité comme un symbole, puis rangé jusqu’au 13 août suivant.

Le mythe du 13 août n’est pas un mensonge. C’est une moitié de vérité qui s’est arrêtée là où elle dérangeait le plus près de chez elle. Soixante-dix ans après, la question n’est plus de célébrer ou de démolir Bourguiba. Elle est de finir ce qu’il a commencé — et de ne plus attendre, pour cela, une caution qui n’est jamais venue.

* Architecte.

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Donald Trump réitère la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara

03. August 2026 um 09:20
Le président américain Donald Trump a réaffirmé la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara ainsi que son soutien constant au plan d’autonomie, dans une lettre adressée au roi Mohammed VI à l’occasion du 27e…

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ESS: Olympiastadion von Sousse, eine Never-Ending Story

02. Juni 2026 um 15:52

Es ist inzwischen wirklich zu einer unerquicklich wirkenden, ja sogar geschmacklosen Endlosgeschichte geworden: die Akte über den Abschluss der Arbeiten

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