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Gabès : Les militants répondent à Kaïs Saïed et réclament le démantèlement de toutes les unités

11. August 2026 um 13:53

Le débat autour de l’avenir du complexe chimique de Gabès se poursuit après la visite effectuée par le président de la République, Kaïs Saïed, dans la région de Chott Essalem. Les militants engagés dans la lutte contre la pollution contestent notamment l’idée selon laquelle seules les unités devenues obsolètes devraient être démantelées, estimant que l’ensemble des installations du complexe présente aujourd’hui un problème environnemental.

Intervenant mardi 11 août 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le militant de la campagne « Stop Pollution », Kheireddine Dbaya, a affirmé que toutes les unités du Groupe chimique tunisien à Gabès sont polluantes et ne respectent pas les normes environnementales, en s’appuyant, selon lui, sur les données officielles disponibles.

« Toutes les unités sont polluées et non conformes aux normes environnementales », a-t-il déclaré, soulignant que le complexe, créé dans les années 1970 avec une technologie datant des années 1950, serait aujourd’hui dans un état de vétusté avancé.

Les militants contestent l’idée d’un maintien des unités réparées

Cette position intervient suite aux déclarations du président de la République lors de sa visite à Gabès. Kaïs Saïed avait indiqué que les unités jugées non conformes et devenues inutilisables seraient démantelées, tandis que celles ayant fait l’objet de réparations et ne générant plus d’émissions polluantes pourraient continuer à fonctionner. Une approche que les militants de Gabès ne semblent pas partager.

Kheireddine Dbaya estime en effet que le problème ne se limite pas à certaines installations défectueuses. Selon lui, même en l’absence de panne ou de dysfonctionnement technique, les émissions de gaz chimiques provenant des unités peuvent dépasser très largement les seuils autorisés.

Lire aussi : Gabès : Kaïs Saïed annonce le démantèlement des unités devenues obsolètes

Il affirme que ces dépassements peuvent atteindre 40 à 50 fois les normes nationales et, dans certains cas, jusqu’à 300 fois les seuils fixés, avec des conséquences directes sur les habitants, notamment des épisodes d’étouffement.

« Le démantèlement doit être immédiat »

Pour le militant, les données techniques et les études réalisées sur le complexe plaident en faveur d’un démantèlement global des unités industrielles concernées.

Il estime ainsi que le démantèlement ne devrait pas être limité aux installations considérées comme obsolètes, mais s’inscrire dans une feuille de route urgente permettant de sortir progressivement de la situation actuelle.

« Il n’y aura pas de recul » sur cette revendication, a-t-il affirmé, réitérant la demande des militants de voir les unités du complexe chimique démantelées.

Au-delà de la question industrielle, le dossier reste ainsi au cœur des préoccupations environnementales et sanitaires à Gabès. La principale divergence porte désormais sur la méthode : maintenir certaines unités après réparation et contrôle de leurs émissions, comme l’a évoqué le président de la République, ou engager un démantèlement beaucoup plus large, comme le réclament les militants.

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Dinar tunisien : Stabilité relative face aux principales devises

11. August 2026 um 12:43

Le dinar tunisien évolue depuis le début de juillet 2026 dans une relative stabilité face aux principales devises étrangères, avec toutefois des variations différentes selon les monnaies. La comparaison des cours enregistrés avec ceux de la même période de 2025 met notamment en évidence une légère évolution du dinar face à l’euro et au dollar américain, selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie.

Face à l’euro, le dinar affiche une légère appréciation sur un an. Le cours de la monnaie européenne se situait autour de 3,41 dinars au début de juillet 2025, contre environ 3,35 dinars au début de juillet 2026.

Après avoir progressé au cours du mois de juillet et durant les premiers jours d’août, l’euro s’établissait autour de 3,38 dinars le 11 août 2026, contre environ 3,36 dinars à la même date en 2025. Cette évolution correspond à une hausse d’environ 0,5 % du cours de l’euro sur un an, traduisant une variation limitée du dinar face à la monnaie européenne.

Le dollar évolue davantage

La situation est légèrement différente pour le dollar américain. Celui-ci s’échangeait autour de 2,90 dinars le 11 août 2025, contre environ 2,93 dinars à la même date en 2026.

Cette évolution représente une hausse d’environ 1,3 % du cours du dollar en dinars et traduit ainsi une légère dépréciation du dinar tunisien face à la monnaie américaine.

Le comportement du dinar face à la livre sterling et au franc suisse est, pour sa part, différent, les deux monnaies étant également influencées par les évolutions des marchés internationaux des changes et par les décisions des principales banques centrales.

Quel impact sur l’économie tunisienne ?

Même limitées, les variations du taux de change revêtent une importance particulière pour l’économie tunisienne. Une dépréciation du dinar face aux principales devises peut notamment renchérir le coût des importations, en particulier celles libellées en dollars, comme une partie des achats énergétiques et des matières premières.

À l’inverse, un dinar moins cher peut contribuer à améliorer la compétitivité-prix des exportations tunisiennes sur les marchés internationaux. L’évolution du taux de change intervient également dans la valeur en dinars des recettes touristiques et des transferts effectués par les Tunisiens résidant à l’étranger.

La comparaison annuelle permet ainsi de mieux apprécier la tendance du dinar que les seules fluctuations quotidiennes. À la date du 11 août 2026, les données disponibles font apparaître une évolution globalement contenue de la monnaie tunisienne, avec une légère appréciation face à certaines devises et un recul limité face à d’autres.

Plusieurs facteurs à surveiller

L’évolution du dinar au cours des prochains mois dépendra notamment de la dynamique des marchés internationaux, de l’évolution de l’inflation en Tunisie, du niveau des importations et des exportations, ainsi que de la situation des réserves en devises.

Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger constituent également des facteurs importants pour l’approvisionnement du marché en devises.

Lire aussi : La Tunisie engrange 8,43 milliards de dinars de devises grâce aux TRE et au tourisme

À ces éléments s’ajoutent les évolutions géopolitiques, notamment les tensions au Moyen-Orient, susceptibles d’influencer les prix de l’énergie et, par conséquent, les besoins de la Tunisie en devises.

Dans ce contexte, les chiffres enregistrés jusqu’au 11 août 2026 ne traduisent pas un mouvement marqué du dinar, mais plutôt une relative stabilité accompagnée de variations modérées selon les principales monnaies étrangères.

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Gabès : Kaïs Saïed annonce le démantèlement des unités devenues obsolètes

11. August 2026 um 11:07

Le dossier environnemental de Gabès revient au premier plan. En visite dans la ville et notamment dans la zone de Chott Essalem, où sont implantées plusieurs unités relevant du Groupe chimique tunisien, le président de la République Kaïs Saïed a annoncé de nouvelles orientations concernant l’avenir de ces installations, avec comme priorité affichée : mettre fin aux émissions polluantes et redonner à la région un air sain.

Sur place, le chef de l’État a indiqué que les unités devenues obsolètes et jugées non conformes seraient démantelées. En revanche, celles qui ont fait l’objet de travaux de réparation et qui ne génèrent plus d’émissions polluantes devraient continuer à fonctionner.

Une approche en deux temps

Kaïs Saïed a expliqué que l’action des autorités devait, dans un premier temps, se concentrer sur les solutions urgentes afin de répondre aux problèmes les plus immédiats. Cette première étape concerne notamment les installations dont le fonctionnement est à l’origine de nuisances environnementales. « Le démantèlement total de toutes les unités prendra des années », a néanmoins affirmé le président.

Le président a toutefois insisté sur la nécessité de ne pas limiter l’intervention à des mesures ponctuelles. Selon lui, une solution « radicale et définitive » au problème environnemental de Gabès a été étudiée sous différents angles.

L’objectif affiché est ainsi de traiter le problème à sa source, tout en tenant compte des différentes dimensions du dossier, notamment environnementales, industrielles et sociales.

« Redonner l’air pur à Gabès »

La question des émissions constitue depuis des années l’un des principaux sujets de préoccupation des habitants de Gabès, en particulier dans les zones proches du complexe chimique.

Au cours de sa visite, Kaïs Saïed a rencontré plusieurs citoyens venus lui faire part des conséquences du dégradation de la situation environnementale sur leur quotidien. Les témoignages recueillis sur place ont notamment porté sur les nuisances liées à la pollution et leurs répercussions sur la qualité de vie des habitants.

Lire aussi : Gabès : Sept mois après le rapport sur la pollution, Kaïs Saïed retourne sur le terrain

Face à ces préoccupations, le président de la République a réaffirmé la nécessité de mettre un terme aux émissions et de « redonner l’air pur à Gabès ».

Un dossier qui dépasse Gabès

Le chef de l’État a également élargi le débat à l’ensemble du pays, estimant que plusieurs régions tunisiennes connaissent elles aussi des situations environnementales préoccupantes.

Pour Kaïs Saïed, la réponse ne peut donc pas se limiter à Gabès et doit s’inscrire dans une approche globale de traitement des problèmes environnementaux à travers le pays.

À Gabès, cette nouvelle prise de position pose toutefois une question centrale : comment concilier la nécessité de protéger la population et l’environnement avec le maintien de l’activité industrielle et des emplois liés au complexe chimique ?

Entre démantèlement des unités jugées obsolètes, maintien des installations rénovées et recherche d’une solution définitive, le gouvernement est désormais appelé à traduire les annonces présidentielles en mesures concrètes. Pour les habitants de Gabès, l’enjeu dépasse largement celui de la modernisation d’un complexe industriel : il s’agit de savoir si la ville pourra enfin tourner la page de plusieurs décennies de préoccupations environnementales.

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Syrie : Bachar al-Assad condamné à mort par contumace pour crimes contre l’humanité

11. August 2026 um 10:11

L’ancien président syrien Bachar al-Assad a été condamné ce mardi 11 août 2026 à la peine de mort par un tribunal syrien siégeant à Damas. Le verdict, rendu par contumace, constitue une étape judiciaire majeure dans le traitement des crimes attribués à l’ancien régime syrien durant les années de guerre.

Bachar al-Assad, qui a quitté la Syrie après la chute de son régime en décembre 2024 et vit depuis en Russie, n’était pas présent à l’audience. La justice syrienne l’a reconnu coupable de crimes commis pendant les quatorze années de conflit, notamment de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Le verdict concerne également son frère Maher al-Assad, ainsi qu’Atef Najib, ancien responsable de la sécurité politique dans la province de Deraa. Ce dernier, qui était présent au tribunal, a également été condamné à la peine capitale. Najib avait notamment été associé à la répression menée à Deraa au début du soulèvement syrien en 2011, épisode qui avait contribué au déclenchement de la guerre.

Un procès emblématique après la chute du régime

Cette condamnation intervient dans le cadre d’un processus judiciaire engagé par les nouvelles autorités syriennes contre plusieurs responsables de l’ancien régime. Le procès de Bachar al-Assad s’était ouvert à Damas en avril 2026, en son absence, alors qu’il se trouve toujours en Russie.

La procédure intervient dans un contexte marqué par les demandes de justice de nombreuses victimes et familles de victimes du conflit syrien. La guerre, déclenchée après la répression des manifestations de 2011, a fait environ 500 000 morts selon les estimations reprises par plusieurs sources.

Au-delà de la condamnation individuelle de l’ancien président, le procès représente donc un enjeu majeur pour la justice transitionnelle en Syrie. Il s’agit pour les nouvelles autorités de faire juger les principaux responsables de l’ancien appareil d’État et de répondre aux accusations portant sur des exactions commises pendant le conflit.

Une condamnation qui reste difficile à exécuter

La principale question est désormais celle de l’exécution du jugement. Bachar al-Assad se trouve actuellement en Russie, où il a trouvé refuge après la chute de son régime. Sa condamnation ayant été prononcée par contumace, son exécution ne pourrait être mise en œuvre tant qu’il ne se trouve pas sous le contrôle des autorités syriennes.

Lire aussi : Moscou : Al-Assad a démissionné et a quitté le pays

Le verdict revêt ainsi une portée davantage judiciaire et politique qu’immédiatement pratique. Il marque la volonté des nouvelles autorités de rompre avec l’impunité dont ont longtemps bénéficié les principaux responsables de l’ancien régime, mais son application dépendrait notamment de l’évolution des relations entre Damas et Moscou.

La condamnation de Bachar al-Assad constitue en tout cas un tournant symbolique dans l’histoire récente de la Syrie : quelques années après avoir dirigé le pays, l’ancien président est désormais officiellement condamné par la justice syrienne à la peine capitale pour les crimes commis sous son régime.

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Eaux usées traitées en Tunisie : Seulement 22 % réutilisées, un potentiel encore largement inexploité

11. August 2026 um 09:05

Face à l’aggravation du stress hydrique et à la pression croissante exercée sur les ressources en eau, la Tunisie cherche à développer de nouvelles sources d’approvisionnement. Parmi les pistes identifiées figure la réutilisation des eaux usées traitées, dont le potentiel demeure pourtant largement sous-exploité.

La Tunisie produit actuellement près de 300 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées par an, grâce à un réseau important de stations d’épuration réparties dans plusieurs régions du pays. Pourtant, seule une partie limitée de cette ressource est aujourd’hui réutilisée.

Intervenant lundi 10 août 2026 sur les ondes de la Radio nationale, la chercheuse à l’Institut national de recherches en génie rural, eau et forêts, spécialiste des eaux traitées, Olfa Mahjoub, a indiqué que le taux de réutilisation des eaux traitées en Tunisie ne dépasse actuellement pas 22 %.

Plus préoccupant encore, seulement 4 % de ces eaux sont destinées à l’agriculture. Un niveau qui illustre l’écart entre les volumes disponibles et leur utilisation effective, alors que le secteur agricole demeure l’un des principaux consommateurs de ressources hydriques dans le pays.

Une ressource appelée à prendre une place plus importante

Le développement de la réutilisation des eaux traitées apparaît comme l’un des leviers possibles pour réduire la pression exercée sur les ressources conventionnelles, notamment les eaux de surface et les nappes phréatiques.

L’enjeu n’est toutefois pas uniquement d’augmenter les volumes réutilisés, mais également de diversifier les usages. Selon Olfa Mahjoub, des travaux sont actuellement menés avec les centres de recherche afin de parvenir à produire différentes qualités d’eaux traitées, adaptées à plusieurs utilisations.

Cette approche permettrait de dépasser le modèle actuel, largement centré sur l’irrigation agricole, et d’envisager progressivement d’autres usages en fonction du niveau de traitement et des normes sanitaires et environnementales applicables.

La diversification pourrait ainsi constituer une nouvelle étape dans la politique tunisienne de gestion de l’eau, à condition de garantir une qualité adaptée à chaque usage et un contrôle rigoureux de la ressource.

Objectif : dépasser 80 % de réutilisation à l’horizon 2050

Les ambitions affichées sont particulièrement importantes. Les efforts en cours visent à porter le taux de réutilisation des eaux traitées à plus de 80 % à l’horizon 2050.

Dans le même temps, la production annuelle devrait dépasser 560 millions de mètres cubes à cette échéance, contre environ 300 millions actuellement.

Lire aussi : Hammamet : Des eaux usées se déversent en pleine plage sous les yeux des estivants

Ces projections témoignent de l’importance que pourrait prendre cette ressource dans la stratégie hydrique tunisienne au cours des prochaines décennies.

L’augmentation des volumes produits devra cependant s’accompagner d’un développement des infrastructures permettant leur stockage, leur transport et leur utilisation. Sans réseaux adaptés et sans débouchés clairement définis, une partie de ces volumes pourrait continuer à rester inutilisée malgré leur disponibilité.

Un cadre juridique à revoir

Le développement de la réutilisation des eaux traitées pose également la question du cadre réglementaire qui encadre actuellement leurs usages.

Selon la chercheuse, un travail est en cours pour réviser le cadre juridique relatif aux eaux traitées et à leurs différentes utilisations.

Cette révision apparaît déterminante dans un contexte où la Tunisie cherche à multiplier les solutions face à la raréfaction de l’eau. Elle devra notamment permettre de définir plus clairement les conditions d’utilisation des différentes qualités d’eaux traitées, tout en garantissant la protection de la santé publique et de l’environnement.

Le défi : transformer une contrainte en ressource

Au-delà des chiffres, le faible taux actuel de réutilisation révèle surtout un important potentiel inexploité. Produire 300 millions de mètres cubes d’eaux traitées par an mais n’en réutiliser qu’une partie signifie qu’une ressource susceptible de contribuer à la sécurité hydrique reste encore largement en dehors des circuits de consommation.

Dans un pays confronté à plusieurs années de sécheresse, à la baisse des réserves des barrages et à la pression croissante sur les nappes souterraines, la réutilisation des eaux usées traitées pourrait progressivement devenir un élément central de la politique nationale de l’eau.

L’objectif fixé à l’horizon 2050 est donc double : augmenter considérablement les volumes d’eaux traitées disponibles et surtout créer les conditions permettant de les valoriser dans plusieurs secteurs.

Le passage de 22 % à plus de 80 % de réutilisation constituerait ainsi un changement majeur de modèle, faisant des eaux usées traitées non plus seulement un déchet à épurer, mais une ressource à valoriser dans le cadre d’une gestion plus circulaire de l’eau en Tunisie.

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Éclipse solaire partielle : Demain, un spectacle exceptionnel visible depuis la Tunisie

11. August 2026 um 08:01

La Tunisie s’apprête à vivre, demain mercredi 12 août 2026, un rendez-vous astronomique particulièrement rare. Une éclipse totale du Soleil traversera plusieurs régions du monde, notamment le nord du Groenland, l’Islande, l’Espagne ainsi que certaines zones du bassin méditerranéen. En Tunisie, le phénomène sera visible sous la forme d’une éclipse partielle au moment du coucher du Soleil.

Selon les données communiquées par la Cité des Sciences à Tunis, la Lune pourra masquer jusqu’à 59,3 % du disque solaire au maximum de l’éclipse. Le phénomène débutera en Tunisie à 18h40, alors que le Soleil se trouvera encore à environ 6 degrés au-dessus de l’horizon.

Le maximum de l’éclipse est attendu vers 19h11, au moment où le Soleil sera presque couché. À cette étape, près de 60 % de sa surface apparente sera occultée par la Lune. Le coucher du Soleil interviendra vers 19h19 alors que l’astre sera encore en phase d’éclipse. La fin complète du phénomène interviendra après le coucher du Soleil, ce qui classe l’événement, en Tunisie, parmi les éclipses dites « sous l’horizon ».

Pour permettre au public de profiter au maximum de ce phénomène, la Cité des Sciences organise une soirée astronomique spéciale à Sidi Mechreg, dans la délégation de Sejnane, au gouvernorat de Bizerte. Le site a été choisi notamment pour son horizon occidental largement dégagé sur la Méditerranée, offrant des conditions particulièrement favorables pour observer le coucher du Soleil éclipsé.

Une soirée consacrée à l’astronomie

Le programme débutera à 18h30 par l’observation de l’éclipse partielle à l’aide de télescopes équipés de filtres solaires spécifiques. Les participants pourront suivre les différentes étapes du phénomène, depuis son début à 18h40 jusqu’au coucher du Soleil à 19h19.

Lire aussi : Une éclipse solaire historique le 8 avril 2024

Une conférence scientifique consacrée à « L’éclipse partielle du Soleil du 12 août 2026 » est ensuite prévue de 19h30 à 20h. Elle permettra notamment d’expliquer le mécanisme des éclipses solaires, les conditions particulières d’observation de celle du 12 août en Tunisie ainsi que les prochains phénomènes astronomiques attendus au cours des prochaines années.

La soirée se poursuivra de 20h à 21h avec une séance d’observation du ciel nocturne. Le public pourra notamment observer Vénus, certains objets du ciel profond et découvrir les principales constellations et étoiles visibles dans le ciel d’été.

Attention aux risques pour les yeux

La Cité des Sciences rappelle toutefois que l’observation directe du Soleil sans protection adaptée peut provoquer des lésions graves et permanentes aux yeux. Il est donc indispensable d’utiliser des lunettes spécialement certifiées pour l’observation des éclipses solaires ou des instruments équipés de filtres solaires conçus à cet effet.

La manifestation, prévue mercredi 12 août à Sidi Mechreg – Sejnane, est ouverte au public, aux familles, aux passionnés d’astronomie ainsi qu’aux élèves et étudiants. Elle permettra de découvrir un phénomène céleste exceptionnel dans un cadre particulièrement propice à son observation.

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Tourisme tunisien : Que révèle la multiplication d’articles critiques dans la presse algérienne ?

11. August 2026 um 07:46

La Tunisie reste l’une des destinations étrangères les plus prisées des Algériens, mais son image fait actuellement l’objet d’une série de publications particulièrement critiques dans plusieurs médias algériens en ligne. Depuis le début de l’été 2026, plusieurs articles insistent sur les difficultés de la destination tunisienne, la concurrence de l’Égypte et de la Turquie ou encore une supposée baisse de son attractivité, outre des articles sur les coupures d’électricité et la pénurie de l’eau minérale.

La multiplication de ces contenus interpelle, d’autant que la Tunisie demeure un marché touristique majeur pour les voyageurs algériens.

L’un des exemples les plus explicites est un article publié le 20 juin par le média Algérie Patriotique sous le titre particulièrement évocateur : « Quand la Turquie ouvre grand ses portes aux Algériens : la Tunisie paie le prix de ses erreurs ». Le papier oppose directement l’offre touristique turque à celle de la Tunisie et présente les évolutions des habitudes de voyage des Algériens comme la conséquence des « erreurs » tunisiennes.

Le titre, à lui seul, marque une rupture avec une approche strictement factuelle de la concurrence touristique régionale. Il installe l’idée d’une perte d’attractivité de la Tunisie au profit de la Turquie.

L’Égypte présentée comme la nouvelle rivale

Quelques semaines plus tard, le média spécialisé Visas & Voyages Algérie publiait, le 17 juillet, un article intitulé : « Vacances all inclusive : l’Égypte dépasse la Tunisie chez les Algériens, la Turquie trop chère ».

L’article affirme que les habitudes de voyage des Algériens évoluent et met en avant la progression de l’Égypte sur le marché touristique algérien, tout en comparant les prestations proposées par les trois destinations.

Le 9 août, le même média est revenu à la charge avec un nouveau titre : « Touristes algériens : une nouvelle destination vient concurrencer la Tunisie », consacré une nouvelle fois à la progression de l’Égypte. Le média présente cette dernière comme un marché régional de plus en plus attractif pour les touristes algériens, traditionnellement nombreux à choisir la Tunisie.

Dans cette même veine, Visas & Voyages Algérie a consacré un article à la pénurie d’eau minérale rencontrée en Tunisie durant l’été, sous un titre particulièrement alarmiste : « Pénurie d’eau minérale en Tunisie : énième galère pour les touristes cet été ». Le choix du terme « énième galère » ne se limite pas à rendre compte d’une difficulté ponctuelle : il inscrit cet épisode dans une succession supposée de problèmes auxquels seraient confrontés les touristes en Tunisie.

Cette succession d’articles contribue à installer une même narration : celle d’une Tunisie qui serait progressivement rattrapée, voire dépassée, par ses concurrentes régionales.

Les Français aussi seraient en train de délaisser la Tunisie

Autre angle utilisé par Visas & Voyages Algérie : la clientèle française. Le 7 juillet, le média publiait ainsi un article titré « Tunisie : les réservations des Français en baisse pour les vacances d’été ». Le contenu souligne que la Tunisie reste une destination importante pour les touristes français, tout en mettant l’accent sur une baisse de son attractivité au début de la saison estivale 2026.

Pris isolément, ce type d’article relève naturellement de l’actualité touristique. Mais mis en parallèle avec les publications consacrées à la concurrence de l’Égypte et de la Turquie sur le marché algérien, il participe à une image éditoriale globalement moins favorable à la destination tunisienne.

Une tendance qui n’est pourtant pas partagée par tous les médias algériens

Il serait toutefois trompeur de présenter la presse algérienne comme unanimement hostile à la Tunisie.

Le média TSA Algérie a récemment publié un article beaucoup plus favorable intitulé « Tunisie : l’arrivée massive des touristes algériens dope l’économie ». L’article évoque notamment une hausse de 24,31 % des arrivées de touristes algériens dans la région de Jendouba et souligne l’impact économique de cette clientèle sur les régions frontalières tunisiennes.

Plus récemment, Algerie360 a également consacré un article à Yasmine Hammamet, présenté comme une destination attractive pour les familles algériennes, mettant en avant ses infrastructures touristiques et son offre hôtelière.

Une bataille pour le touriste algérien

Au-delà de la question d’une éventuelle « campagne », ces publications révèlent surtout une réalité : le touriste algérien est devenu un marché stratégique pour plusieurs destinations méditerranéennes et moyen-orientales.

La Turquie cherche à renforcer son attractivité, l’Égypte développe son offre all inclusive et l’Algérie elle-même cherche à retenir davantage ses touristes sur son marché intérieur. La Tunisie se retrouve donc au cœur d’une compétition régionale de plus en plus intense.

Cette compétition explique probablement en partie la multiplication des comparaisons dans la presse algérienne. Mais certains titres vont plus loin que la simple comparaison commerciale, notamment lorsque la responsabilité de la Tunisie est directement mise en cause, comme dans le cas d’Algérie Patriotique et de son titre sur les « erreurs » tunisiennes.

Une image médiatique à mettre en perspective

Le paradoxe est que la réalité des flux touristiques ne correspond pas nécessairement au récit d’un désamour massif.

La Tunisie continue d’attirer un nombre considérable de visiteurs algériens. TSA rapportait déjà fin 2025 une forte progression des arrivées algériennes dans les régions frontalières tunisiennes, tandis que les liaisons terrestres, ferroviaires et routières entre les deux pays continuent de faciliter les déplacements.

Lire aussi : Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien

Il existe donc un décalage entre deux réalités : d’un côté, une concurrence touristique qui s’intensifie réellement ; de l’autre, une narration médiatique qui peut donner l’impression d’un recul beaucoup plus spectaculaire de la destination tunisienne.

À ce stade, rien ne permet d’affirmer qu’une campagne concertée aurait été organisée contre la Tunisie. En revanche, la succession, au cours de l’été 2026, de titres mettant en avant les « erreurs » tunisiennes, la concurrence de l’Égypte et de la Turquie et une prétendue perte d’attractivité auprès des Français et des Algériens constitue une tendance éditoriale qui mérite d’être observée.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse ainsi la seule saison touristique : il concerne également son image auprès de son principal marché régional et sa capacité à répondre à une concurrence de plus en plus agressive sur le terrain de l’offre, des prix et de la qualité des services.

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États-Unis : Plus de 175 mille visas annulés sous Trump, les Nord-africains dans le viseur

11. August 2026 um 07:32

La politique migratoire de Donald Trump franchit un nouveau cap. Le département d’État américain a annoncé lundi avoir annulé plus de 175 000 visas depuis le retour du président républicain à la Maison-Blanche, dans le cadre d’un vaste durcissement du contrôle de l’immigration et de l’accès au territoire américain.

Selon le département d’État, les annulations concernent principalement des étrangers accusés d’avoir enfreint les conditions de leur visa, commis des infractions, fraudé le système migratoire, appelé à la violence contre des Américains ou représenté une menace pour la sécurité nationale. Les autorités américaines indiquent que la majorité des révocations sont intervenues après des interactions avec les forces de l’ordre, notamment dans des affaires d’agression, de conduite sous l’influence de l’alcool, de vol ou encore de stupéfiants.

Washington affirme également avoir ciblé des dossiers beaucoup plus sensibles, notamment des personnes poursuivies pour viol, agression sexuelle, enlèvement ou traite des êtres humains.

Plus de 100 visas annulés en Afrique du Nord

L’un des éléments les plus remarqués dans l’annonce américaine concerne l’Afrique du Nord. Le département d’État indique qu’une ambassade américaine de la région a annulé plus de 100 visas de parents considérés comme pratiquant le « birth tourism », c’est-à-dire des voyages aux États-Unis dont l’objectif principal serait de donner naissance afin que l’enfant puisse obtenir la citoyenneté américaine.

Cette opération s’inscrit dans une offensive plus large contre les réseaux soupçonnés d’organiser le « birth tourism ». En juin, le département d’État avait déjà annoncé avoir démantelé plusieurs réseaux internationaux et avoir utilisé l’analyse de données et le croisement d’informations pour identifier des demandeurs soupçonnés d’avoir détourné le système de visas.

Une politique qui dépasse largement le seul « birth tourism »

L’annonce des 175 000 révocations intervient alors que l’administration Trump a multiplié les mesures visant à rendre l’accès aux États-Unis plus difficile.

Depuis janvier 2026, Washington a notamment suspendu la délivrance de visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays, une liste qui comprend plusieurs pays nord-africains, dont l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie. Cette mesure concerne les visas d’immigration et ne signifie pas une interdiction générale des voyages touristiques aux États-Unis.

Lire aussi : États-Unis : La Tunisie exclue du nouveau réseau africain de traitement des visas

La Tunisie est par ailleurs directement concernée par une autre mesure : depuis avril, les ressortissants tunisiens demandant certains visas de visite peuvent être soumis à une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, remboursable sous certaines conditions. Le dispositif vise officiellement à lutter contre les dépassements de séjour et l’immigration irrégulière.

Quelles conséquences pour les Tunisiens ?

Pour la Tunisie, l’évolution de la politique américaine pourrait surtout se traduire par un durcissement du filtrage consulaire. Les demandeurs de visa peuvent être confrontés à un examen plus attentif de leurs ressources, de leur projet de voyage, de leur historique migratoire et, plus largement, de leur conformité aux conditions du visa.

Cette évolution est particulièrement sensible pour les Tunisiens alors que le pays figure parmi ceux concernés par le mécanisme de caution pour les visas de visite. Pour les voyageurs ordinaires, le coût financier potentiel constitue déjà une barrière importante ; pour les étudiants, les familles et les personnes ayant des projets professionnels ou touristiques, le renforcement du contrôle peut également accroître l’incertitude autour de l’obtention du visa.

Le durcissement américain intervient aussi dans un contexte où Washington renforce le contrôle des réseaux sociaux dans ses procédures de sélection et de contrôle des visas. L’administration Trump affirme vouloir identifier plus rapidement les personnes susceptibles de violer les lois américaines ou de représenter une menace pour la sécurité nationale.

Un signal pour les candidats à l’immigration

Au-delà des chiffres, les plus de 175 000 révocations illustrent un changement de philosophie : l’administration Trump entend considérer le visa non comme un acquis durable, mais comme un privilège pouvant être retiré lorsque les autorités estiment que ses conditions ont été violées.

Cette politique pourrait avoir des effets indirects importants en Afrique du Nord, notamment sur les personnes qui envisagent les États-Unis pour leurs études, leurs affaires, le tourisme ou l’installation familiale. Pour la Tunisie, déjà concernée par plusieurs mesures américaines de contrôle migratoire en 2026, l’évolution américaine constitue donc un nouveau facteur de vigilance pour les futurs demandeurs de visas.

Le département d’État avait annoncé en janvier avoir déjà annulé plus de 100 000 visas. Le passage à plus de 175 000 en août témoigne ainsi de l’ampleur prise par la politique de contrôle migratoire de la seconde administration Trump.

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Libye : Assassinat d’un général, un coup dur pour Haftar

11. August 2026 um 07:03

Le général Fawzi al-Mansouri, directeur de l’administration des renseignements militaires relevant du commandement général des forces de l’Est libyen, a été tué lundi soir à Benghazi dans l’explosion d’un engin visant son véhicule, rapportent plusieurs médias libyens.

Selon le quotidien libyen Al-Wasat, l’explosion s’est produite dans le secteur d’al-Hawari, à proximité de la mosquée Aïcha. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre un véhicule en feu sur une route secondaire, présenté comme celui du général al-Mansouri. Les autorités n’avaient initialement fourni que peu de détails sur les circonstances de l’attaque.

L’information a ensuite été confirmée par les autorités de l’Est libyen ainsi que par le commandement général, qui a annoncé la mort du responsable du renseignement militaire. Plusieurs médias arabes ont également rapporté l’assassinat.

Un proche du dispositif militaire de Khalifa Haftar

Fawzi al-Mansouri occupait une fonction particulièrement sensible au sein de l’appareil militaire de l’Est. Il dirigeait les renseignements militaires du camp du « commandement général », dirigé par le maréchal Khalifa Haftar.

Son parcours montre une proximité ancienne et directe avec les forces de Haftar. En 2019, il était notamment commandant de l’axe d’Aïn Zara, au sud de Tripoli, lors de l’offensive menée par les forces de Haftar contre la capitale. Des archives médiatiques le présentent alors explicitement comme un commandant des forces relevant de Haftar.

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En août 2021, Khalifa Haftar l’avait nommé commandant de la région militaire de Sebha. Al-Mansouri avait auparavant commandé les opérations dans les secteurs d’Aïn Zara et de Wadi al-Rabi, au sud de Tripoli.

Il était encore cité en mai 2026 parmi les principaux responsables militaires réunis à Benghazi autour du chef d’état-major Khaled Haftar. Il occupait alors officiellement le poste de directeur de l’administration des renseignements militaires.

De quel « clan » était-il ?

Fawzi al-Mansouri appartenait au régime de Khalifa Haftar et faisait partie de la chaîne de commandement des forces de l’Est libyen.

En revanche, il faut être prudent avec la notion de « clan ». Les sources consultées ne permettent pas d’établir de manière suffisamment fiable une appartenance tribale précise de Fawzi al-Mansouri. Son nom de famille, « al-Mansouri », ne suffit pas à déterminer sa tribu.

Ce qui est documenté, en revanche, est son appartenance au dispositif militaire de Haftar : il a commandé plusieurs secteurs stratégiques pour les forces de l’Est avant de prendre la direction des renseignements militaires.

L’assassinat d’un responsable occupant une telle position pourrait donc avoir des implications importantes pour l’appareil sécuritaire de l’Est libyen. À ce stade, toutefois, aucune source officielle ne permet d’attribuer l’attaque à un groupe ou à une faction déterminée.

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Prix à la consommation : Le ministère du Commerce va instaurer sur un système d’alerte précoce

10. August 2026 um 19:48

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations s’apprête à lancer une étude consacrée à la formation des prix des produits agricoles et des produits de la pêche, ainsi qu’à l’analyse de leurs circuits de distribution.

Présentée ce lundi lors d’une séance de travail présidée par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, cette étude sera réalisée par l’Institut national de la consommation. Elle vise notamment à identifier les dysfonctionnements qui affectent les circuits de distribution et à proposer des réformes structurelles permettant d’améliorer la transparence des prix.

L’étude portera sur les mécanismes de formation des prix des produits frais tout au long de la chaîne, depuis la production jusqu’au consommateur. Elle devra notamment analyser les écarts et les marges entre les prix à la production, les prix de gros et les prix à la consommation, afin d’identifier les facteurs à l’origine des déséquilibres constatés.

Un système d’alerte précoce pour anticiper les évolutions des prix

Parmi les principales pistes retenues figure également la mise en place d’un système d’alerte précoce. Celui-ci s’appuiera sur des modèles économétriques afin de suivre l’évolution des prix et des flux de produits et de détecter plus rapidement d’éventuelles tensions sur les marchés.

La méthodologie de l’étude reposera notamment sur le dialogue entre les secteurs public et privé, l’analyse de la chaîne de production ainsi que l’étude des chaînes de valeur.

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Selon le ministère, cet outil doit permettre de mieux comprendre, sur une base scientifique, les mécanismes de formation des prix et de localiser les principaux points de dysfonctionnement. L’objectif affiché est ainsi de passer d’une gestion ponctuelle des problèmes à des solutions plus structurelles et anticipatives.

Elargir la concertation aux différents acteurs concernés

Le ministre du Commerce a par ailleurs appelé à élargir la concertation aux différents acteurs concernés, notamment les structures publiques, les opérateurs privés et les professionnels du secteur. Il a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des données de terrain précises.

Des réunions de coordination seront organisées avec les différentes parties prenantes afin d’approfondir les discussions et de confronter les données et les points de vue. Une session de travail commune devra ensuite permettre d’aboutir à des résultats finaux prenant en compte les prérogatives des différentes structures concernées.

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Tragédie à El Mourouj : Un père interpellé après avoir jeté ses deux filles du 3e étage

10. August 2026 um 18:44

Un drame familial s’est produit ce lundi à El Mourouj 1, dans le gouvernorat de Ben Arous. Selon une source informée citée par Jawhara FM, un père aurait délibérément jeté ses deux filles, âgées respectivement de six mois et de trois ans, depuis le balcon de leur appartement situé au troisième étage d’un immeuble résidentiel.

Les premières informations recueillies indiquent que le père, employé dans un établissement de microfinance, avait récemment subi une intervention chirurgicale. Selon les éléments actuellement disponibles, il aurait été excédé par les bruits liés aux jeux de ses deux filles avant de les précipiter dans le vide. Ces éléments restent toutefois à confirmer par l’enquête.

La mère se trouvait sur son lieu de travail

La mère se trouvait sur son lieu de travail au moment des faits. Elle aurait été informée par des voisins.

Alertées, les équipes de secours et d’intervention rapide de la Protection civile de Ben Arous sont intervenues afin de prendre en charge les deux enfants et de les transporter vers un établissement hospitalier de la région.

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Malgré les efforts des secours et du personnel médical, le nourrisson de six mois a succombé à ses blessures. Sa sœur de trois ans a, quant à elle, été admise en unité de soins intensifs. Son état de santé est actuellement jugé critique.

Le père a été interpellé

Le père a été interpellé et une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances du drame ainsi que ses éventuels mobiles. Selon les premières informations rapportées, il n’aurait pas d’antécédents connus de troubles psychologiques.

Les investigations se poursuivent sous la supervision des autorités compétentes afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur cette affaire.

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Raoued : Le nouveau monument à 65,5 mille dinars suscite la polémique

10. August 2026 um 18:25

La municipalité de Roûad, dans le gouvernorat de l’Ariana, a installé ce dimanche un nouveau monument au niveau de l’intersection de Sidi Amor, dans le cadre d’un projet visant à améliorer l’esthétique des entrées de la ville.

D’un coût global estimé à 65,5 mille dinars, le projet comprend notamment l’aménagement du carrefour et de ses abords, la création d’espaces verts ainsi que l’aménagement des trottoirs.

Une entrée de ville surmontée d’une arche

Le nouveau monument prend la forme d’une entrée de ville surmontée d’une arche portant l’inscription « Ville de Raoûad » en lettres dorées, avec un dispositif d’éclairage nocturne.

Selon le délégué de Roûad, Dhia Haq Abidi, cité par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), le monument a été réalisé à l’issue d’un appel d’offres et financé par la municipalité. Sa conception s’inspire de l’ancien monument qui se trouvait auparavant sur la plage de Roûad, construit en pierres et qui s’était progressivement détérioré.

La municipalité ne compte d’ailleurs pas s’arrêter à cette première réalisation. Un deuxième monument décoratif est prévu à l’une des entrées de la ville donnant sur Jebel Jaffar. Il portera l’inscription « Roûad vous souhaite la bienvenue » et se trouve actuellement au stade de l’appel d’offres.

Un projet qui interroge sur les priorités municipales

L’annonce de ce nouvel aménagement a toutefois suscité plusieurs interrogations sur les réseaux sociaux, notamment autour de l’utilité et du coût de ce type de projet dans le contexte actuel.

Au-delà de l’aspect esthétique, certains internautes s’interrogent sur la pertinence de consacrer 65,5 mille dinars à un monument et à l’aménagement de son environnement, alors que les municipalités font face à de nombreux besoins en matière d’infrastructures, d’entretien des routes, d’éclairage public, de propreté ou encore d’aménagement des espaces publics.

Ces réactions soulèvent plus largement la question des priorités dans les dépenses municipales : quelle place accorder aux projets d’embellissement urbain, et quel niveau de dépenses leur consacrer lorsque d’autres besoins locaux restent importants ?

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La réalisation d’un monument à l’entrée d’une ville peut certes participer à son identité visuelle et à l’amélioration de son image. Mais son coût et son utilité constituent désormais un sujet de débat parmi les citoyens, particulièrement lorsque plusieurs projets similaires sont envisagés.

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Tunisie : 600 millions de dinars pour renforcer la production électrique à Borj El Amri

10. August 2026 um 17:55

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a présidé ce lundi 10 août 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, la 12e réunion périodique de la Commission des grands projets. Trois dossiers majeurs étaient au centre des discussions : l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri, l’achèvement de l’hôpital régional de catégorie « B » de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine, et la finalisation de la Cité numérique d’Ennahli.

À l’ouverture de la réunion, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’accélérer la réalisation des projets publics, présentés comme un levier pour stimuler la croissance, renforcer les infrastructures, créer de la richesse et des emplois, mais également réduire les disparités régionales.

600 millions de dinars pour Borj El Amri

Le principal projet examiné concerne l’extension de la centrale de production d’électricité de Borj El Amri. D’après les données présentées lors de la réunion, la demande tunisienne d’électricité progresse actuellement de 4 à 5 % par an.

Cette pression s’est notamment traduite par un nouveau record de consommation en juillet 2026, avec une pointe de demande de 6 400 MW, contre 5 175 MW en 2025.

Face à cette progression, le projet prévoit l’installation et la mise en service d’une troisième turbine à gaz d’une puissance comprise entre 250 et 400 MW, ainsi que les infrastructures nécessaires à l’évacuation de l’électricité produite.

Le coût prévisionnel du projet est estimé à 600 millions de dinars. Sa mise en exploitation est prévue pour l’été 2027.

L’objectif est notamment de renforcer la capacité de production du système électrique national, d’améliorer l’équilibre entre l’offre et la demande et de réduire le recours aux délestages, particulièrement durant les périodes de forte consommation des étés 2027 et 2028.

La cheffe du gouvernement a ainsi demandé le lancement immédiat des procédures nécessaires, en classant l’extension de Borj El Amri parmi les projets majeurs à caractère stratégique.

Un hôpital de 105 lits à Thala

La Commission des grands projets a également examiné l’achèvement de l’hôpital régional de catégorie « B » de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine.

L’établissement disposera d’une capacité de 105 lits et comprendra notamment des services de consultations externes, de laboratoire et de banque de sang, d’imagerie médicale, de pharmacie, de chirurgie, de stérilisation, de réanimation et d’urgences.

Le projet prévoit également une unité d’hospitalisation, un hôpital de jour ainsi que les services généraux.

Le coût de construction est estimé à environ 54 millions de dinars, auxquels s’ajoutent 15 millions de dinars consacrés aux équipements.

La cheffe du gouvernement a ordonné l’accélération de l’attribution et de la réalisation des lots restants, avec un suivi quotidien sur le terrain, afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus.

La Cité numérique d’Ennahli relancée

Le troisième dossier concerne la Cité numérique d’Ennahli, dans le gouvernorat de l’Ariana.

Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique et vise notamment à renforcer le pôle technologique « Tunis des pôles technologiques intelligents » à travers la création d’espaces technologiques modernes et équipés.

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La Cité numérique doit contribuer au développement de l’économie fondée sur la connaissance et l’innovation, à l’amélioration de l’environnement entrepreneurial et à l’accueil d’entreprises technologiques et innovantes.

La Commission a appelé les ministères de l’Équipement et des Technologies de la communication à accélérer l’achèvement des lots restants.

Électricité, santé et numérique : trois priorités

À travers ces trois projets, le gouvernement met en avant trois secteurs considérés comme stratégiques : la sécurité énergétique, les infrastructures sanitaires et la transformation numérique.

La priorité immédiate semble toutefois être donnée au renforcement de la production électrique, dans un contexte marqué par l’augmentation rapide de la demande et par des pics de consommation de plus en plus élevés.

La Commission a finalement décidé d’accélérer les procédures pour les trois projets et a appelé les structures publiques concernées à renforcer le suivi de leur réalisation.

Pour la cheffe du gouvernement, l’enjeu est désormais de passer de la décision à l’exécution, en levant rapidement les obstacles administratifs et techniques afin que les grands projets publics deviennent effectivement des moteurs de développement, d’emploi et d’amélioration des services dans les différentes régions du pays.

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Plus de 100 voitures de Tunisiens résidant au Qatar bloquées au port de Radès

10. August 2026 um 11:25

Plus d’une centaine de voitures appartenant à des Tunisiens résidant au Qatar sont actuellement bloquées au port de Radès, alors que leurs propriétaires affirment avoir accompli toutes les procédures administratives et payé l’intégralité des frais liés à leur expédition.

Le blocage serait lié à un différend financier opposant une société de transport qatarie, détenue par un Tunisien, à une société saoudienne ayant participé à l’acheminement des véhicules. Les propriétaires des voitures dénoncent le fait d’être impliqués dans un litige commercial auquel ils affirment être totalement étrangers.

Intervenant ce lundi 10 août 2026 sur les ondes de Mosaique FM, Mohamed Hamza, propriétaire de l’un des véhicules concernés, a indiqué que le nombre de voitures bloquées dépasse les 100. Ces véhicules ont été importés dans le cadre du régime de privilège fiscal accordé aux Tunisiens résidant à l’étranger (FCR).

Selon son témoignage, les propriétaires avaient conclu des contrats avec une société de transport enregistrée au Qatar et lui avaient réglé la totalité des frais. Les véhicules ont ensuite été expédiés il y a environ quatre mois.

Un itinéraire perturbé par la situation dans le détroit d’Ormuz

Les voitures ont été acheminées depuis le Qatar, en passant notamment par l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Italie, avant d’arriver au port de Radès. Le changement d’itinéraire serait intervenu en raison de la situation dans le détroit d’Ormuz.

Après environ quatre mois d’attente, les propriétaires ont pu suivre en ligne le parcours de leurs véhicules jusqu’à leur arrivée en Tunisie, il y a près de deux semaines. Les voitures ont alors été transférées vers les espaces de stockage du port de Radès.

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Mais au moment de récupérer leurs véhicules, les propriétaires ont découvert qu’ils étaient bloqués.

Mohamed Hamza affirme avoir tenté de contacter le responsable de la société qatarie afin d’obtenir la sortie des voitures, sans succès. Son téléphone était éteint et les employés de l’entreprise auraient également été dans l’impossibilité de le joindre.

En se rapprochant des services concernés au port, il aurait été informé de la présence de son véhicule, mais également de son blocage à la demande de la société saoudienne. Cette dernière réclamerait le paiement de sommes dues par la société qatarie au titre des opérations de transport.

Un conflit entre entreprises qui pénalise les clients

D’après les informations communiquées aux propriétaires, la société saoudienne aurait assuré une partie de l’opération de transport, en coordination avec l’entreprise propriétaire du navire, mais n’aurait pas reçu les montants qui lui seraient dus par son partenaire qatari.

Une situation que les propriétaires des véhicules contestent vivement, estimant avoir rempli toutes leurs obligations en payant les frais convenus avec la société qatarie.

« Pourquoi les clients devraient-ils supporter les conséquences d’un différend financier entre deux sociétés ? », s’interrogent les personnes concernées.

Les propriétaires demandent ainsi aux entreprises impliquées de régler leur différend commercial sans faire peser ses conséquences sur des clients qui affirment avoir payé leurs prestations et accompli les formalités nécessaires.

La situation serait également suivie au Qatar. Selon Mohamed Hamza, les autorités qataries auraient pris des mesures dans le cadre de cette affaire et plusieurs employés de la société auraient été interpellés. Le propriétaire de l’entreprise serait, selon son témoignage, toujours introuvable.

Les propriétaires des véhicules bloqués demandent désormais des clarifications aux parties concernées et aux autorités tunisiennes afin de connaître le statut juridique de leurs voitures et de pouvoir les récupérer.

Le dossier concerne potentiellement plus de 100 véhicules importés dans le cadre du FCR, dont les propriétaires se retrouvent aujourd’hui dans l’attente d’une solution, alors qu’ils affirment avoir déjà réglé l’ensemble des frais liés à leur expédition.

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« Mariage oral » : L’UNFT dénonce une « banalisation » en Tunisie

10. August 2026 um 10:07

La présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) et vice-présidente du Conseil international des femmes, Radia Jerbi, a alerté ce lundi 10 août 2026 sur ce qu’elle considère comme une volonté de « banaliser » le phénomène du mariage oral en Tunisie, ainsi que sur des tentatives visant, selon elle, à remettre en cause certains acquis du Code du statut personnel.

Invitée sur Jawhara FM, Radia Jerbi a estimé que le débat, autrefois ouvertement concentré sur la polygamie et le mariage coutumier au lendemain de la révolution, se manifeste désormais davantage à travers des pratiques qu’elle qualifie de « dissimulées », cherchant à présenter ces phénomènes comme des réalités normales de la société.

Lecture de la Fatiha et contrats non enregistrés

Selon la responsable de l’UNFT, le mariage coutumier local prend plusieurs formes. Elle cite notamment le mariage oral, qui consiste à se contenter de la lecture de la Fatiha, parfois présenté sous l’expression « faire le halal », sans établir de document officiel.

Une autre forme consiste, selon elle, à conclure un contrat écrit non officiel, parfois appelé « kitab khati », sans l’enregistrer auprès des autorités compétentes.

Radia Jerbi a également affirmé que certaines de ces pratiques auraient été introduites en Tunisie par des membres de la communauté tunisienne musulmane vivant à l’étranger. Elle a notamment évoqué le mariage coutumier dans certains pays du Moyen-Orient, qui peut être établi au moyen d’un document écrit mais non enregistré auprès des autorités.

Des difficultés pour les enfants et les familles

La présidente de l’UNFT affirme avoir reçu au siège de l’organisation plusieurs cas liés à des mariages oraux non officiels, notamment concernant des couples dont certains seraient étudiants.

Ces situations peuvent, selon elle, entraîner des difficultés importantes lorsqu’il s’agit d’établir la filiation des enfants, de les inscrire à l’état civil ou encore de déterminer les responsabilités juridiques des pères.

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Pour Radia Jerbi, l’enjeu dépasse ainsi la seule question de la forme du mariage et touche directement à la protection juridique des femmes et des enfants ainsi qu’à l’établissement de la filiation.

« Des pratiques qui menacent les acquis de la Tunisie »

La responsable associative a par ailleurs dénoncé le refus de certains acteurs et institutions de reconnaître l’existence du phénomène et d’agir avec fermeté.

Elle a appelé les notaires de droit musulman ainsi que les différents acteurs juridiques et sociaux à intervenir afin de lutter contre ces pratiques, qu’elle estime contraires à l’ordre public et susceptibles de porter atteinte aux acquis de l’État civil tunisien et du Code du statut personnel.

Cette prise de position intervient alors que le mariage en Tunisie est encadré par un cadre juridique formel, faisant de l’enregistrement officiel de l’union un élément central de la reconnaissance juridique du couple et de la protection des droits qui en découlent.

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Sfax : Une dizaine de voitures vandalisées et dépouillées sur le parking d’une plage

10. August 2026 um 09:44

Plusieurs véhicules ont été vandalisés et cambriolés dans la nuit sur le parking de la plage de Chaffar, relevant de la délégation de Mahres, dans le gouvernorat de Sfax.

Selon Hassan Ghnay, conseiller local représentant la délégation de Chaffar, environ huit voitures ont été ciblées par les auteurs de ces actes. Les véhicules étaient stationnés dans une zone relativement éloignée du bord de mer et des commerces, qui ne disposent par ailleurs pas de caméras de surveillance.

Les vitres des véhicules avaient été brisées

Intervenant ce lundi 10 août 2026 sur les ondes de Jawhara FM, Hassan Ghnay a indiqué que les vitres des véhicules avaient été brisées, ce qui laisse penser, selon lui, que les auteurs recherchaient principalement des objets à voler.

Lire aussi : En vidéo : Voitures brûlées en série à Tunis !

Les propriétaires des véhicules concernés ont déposé plainte auprès de la Garde nationale présente sur les lieux. Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances exactes de ces actes de vandalisme et de vol.

Caractère isolé de l’incident

Le conseiller local a toutefois insisté sur le caractère isolé de l’incident, appelant à ne pas généraliser cette affaire à l’ensemble de la plage de Chaffar.

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La Karaka de La Goulette au cœur de nouveaux travaux de préservation

10. August 2026 um 08:30

Les travaux de protection et de préservation de la Karaka de La Goulette se poursuivent. L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle poursuit actuellement l’aménagement du périmètre extérieur de ce monument historique, avec notamment l’installation d’une clôture de protection le long de son enceinte.

Selon l’Agence, cette intervention vise à mieux sécuriser le monument, préserver ses structures, organiser son environnement immédiat et renforcer la sécurité des passants.

Un monument emblématique de La Goulette

Située à l’entrée de La Goulette, la Karaka constitue l’un des principaux témoins de l’histoire militaire et maritime de la région de Tunis. Le monument est associé à une histoire qui remonte au XVIe siècle, lorsque La Goulette occupait une position stratégique pour contrôler l’accès maritime vers Tunis et le lac de Tunis.

Les sources historiques indiquent que le site a connu plusieurs transformations au fil des siècles. En 1534, le petit ouvrage est transformé en fort par le corsaire et chef militaire ottoman Khayreddine Barberousse. Après la prise de La Goulette par les Espagnols en 1535, le monument est restauré puis renforcé. Il connaîtra ensuite d’autres interventions, notamment sous les Ottomans.

Lire aussi : Petite histoire de la Karraka de La Goulette

Le monument est officiellement classé parmi les monuments historiques de Tunisie depuis le 25 janvier 1922, sous l’appellation de « Bagne dit El Karaka », selon la liste publiée par l’Institut national du patrimoine.

La Karaka a ainsi connu plusieurs fonctions au cours de son histoire. Initialement conçue dans une logique défensive, elle a notamment été associée par la suite à une fonction pénitentiaire, ce qui explique l’appellation de « Karaka » largement utilisée en Tunisie.

Vers une meilleure valorisation du site

La protection actuelle s’inscrit dans une démarche plus large de sauvegarde et de valorisation du patrimoine. En décembre 2021, un contrat de concession avait notamment été signé pour restaurer et valoriser la Karaka, avec un projet prévoyant notamment la création d’un musée consacré à la céramique artisanale.

La poursuite des travaux de sécurisation du périmètre constitue donc une nouvelle étape dans la préservation de cet édifice qui demeure l’un des marqueurs historiques de La Goulette et du patrimoine architectural de la banlieue nord de Tunis.

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Un « objet lumineux » aperçu dans le ciel tunisien : la Société d’astronomie explique le phénomène

10. August 2026 um 07:35

Des images et vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux samedi 8 août 2026, montrant un étrange « objet lumineux » dans le ciel tunisien, ont suscité de nombreuses interrogations parmi les internautes.

Face aux spéculations, la Société tunisienne des sciences astronomiques a apporté des précisions sur l’origine de ce phénomène. Selon l’association, les images diffusées correspondent à un nouveau groupe de satellites de la société américaine SpaceX, destinés aux télécommunications.

Il ne s’agissait donc pas d’un phénomène astronomique inhabituel ni d’un objet dont l’origine serait inconnue. Le phénomène observé est lié au déploiement de satellites dans le cadre du programme Starlink de SpaceX.

Des satellites temporairement regroupés

La Société tunisienne des sciences astronomiques explique que les lancements de satellites sont réalisés selon une procédure qui peut donner lieu à des observations particulièrement spectaculaires depuis le sol.

Après leur mise en orbite, les satellites restent pendant une certaine période regroupés en « essaims » ou en formations. Ils sont ensuite progressivement répartis sur différentes altitudes et positionnés selon les orbites programmées.

C’est notamment cette phase de déplacement groupé qui peut donner l’impression, depuis la Terre, d’observer un objet lumineux inhabituel ou une succession de points lumineux traversant le ciel.

Un projet visant des dizaines de milliers de satellites

La multiplication de ces observations s’explique également par l’ampleur du projet Starlink. SpaceX prévoit à terme de constituer une constellation composée de dizaines de milliers de satellites afin d’assurer une couverture mondiale pour ses services de télécommunications.

Lire aussi : Tunisie : Un mystérieux objet lumineux observé dans le ciel intrigue les internautes

La Société tunisienne des sciences astronomiques évoque un objectif d’environ 36.000 satellites destinés à couvrir la Terre.

Cette présence croissante de satellites en orbite basse rend donc plus fréquentes les observations de phénomènes lumineux artificiels dans le ciel, particulièrement peu après certains lancements.

« Pas de raison de paniquer »

L’association a ainsi appelé à ne pas céder à la panique face à ce type d’apparition. Ces phénomènes sont liés à l’activité humaine dans l’espace et ne présentent, dans ce contexte, aucun caractère mystérieux.

L’épisode observé samedi en Tunisie rappelle ainsi que le ciel nocturne est désormais de plus en plus marqué par l’activité spatiale commerciale, notamment avec le développement rapide des constellations de satellites.

Pour les observateurs au sol, les passages groupés de satellites peuvent néanmoins rester impressionnants et facilement prêter à confusion lorsqu’aucune explication scientifique n’est immédiatement disponible.

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Rached Ghannouchi observe une grève de la faim, selon ses avocats

10. August 2026 um 07:13

La situation de santé de Rached Ghannouchi suscite de nouvelles interrogations. Dans un communiqué rendu public, son comité de défense affirme que l’ancien président de l’Assemblée des représentants du peuple, âgé de 85 ans, a été transféré à l’hôpital le 29 juillet dernier et qu’il est depuis soumis à un isolement total.

Selon ses avocats, ni sa famille ni son équipe de défense n’auraient été autorisées à lui rendre visite ou à communiquer avec lui depuis son hospitalisation. Ils affirment également ne disposer d’aucune information directe sur son état de santé, malgré plusieurs demandes adressées aux autorités concernées.

Une grève de la faim annoncée

Le comité de défense affirme avoir appris que Rached Ghannouchi aurait entamé, depuis le 6 août, une grève de la faim et des médicaments pour protester contre cet isolement et réclamer le respect de ses droits.

Cette nouvelle alerte intervient alors que l’état de santé de l’ancien dirigeant d’Ennahdha fait déjà l’objet de préoccupations depuis plusieurs semaines. Fin juillet, son équipe de défense avait déjà dénoncé l’absence de contact avec lui durant son séjour à l’hôpital. Des avocats avaient alors indiqué qu’il y avait passé plus de onze jours après une dégradation de son état de santé.

Lire aussi : Rached Ghannouchi : Le Premier ministre malaisien écrit à Kaïs Saïed

Le 27 juillet, la famille et la défense avaient également fait état de difficultés à obtenir des informations sur son état de santé. Les autorités pénitentiaires avaient, de leur côté, démenti les informations faisant état d’une dégradation de la santé de détenus liée à la canicule ou d’une interdiction générale des visites, affirmant que les détenus bénéficiaient d’une prise en charge médicale conformément aux procédures en vigueur.

« Une atteinte à ses droits fondamentaux »

Dans son nouveau communiqué, la défense considère que les conditions imposées à son client constituent une atteinte à ses droits fondamentaux et affirme que son âge et son état de santé rendent la situation particulièrement préoccupante.

Elle tient les autorités tunisiennes pour responsables de toute éventuelle complication liée à la situation et demande que ses avocats et les membres de sa famille puissent lui rendre visite et obtenir des informations sur son état de santé.

À ce stade, ces nouvelles accusations émanent du comité de défense de Rached Ghannouchi. Elles doivent donc être distinguées des informations officiellement communiquées par les autorités pénitentiaires, qui avaient précédemment assuré que les détenus bénéficiaient d’une prise en charge sanitaire et que les visites étaient organisées conformément aux règles en vigueur.

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Tunisie : Du nouveau dans le projet du Code des eaux

10. August 2026 um 06:58

Le projet de Code des eaux avance, mais son passage devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) reste encore conditionné par son examen et son adoption en Conseil des ministres.

Dans une réponse à une question écrite de la députée du circonscription Teboursouk-Dougga-Tibar, Béja Sud, Aouatif Cheniti, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a indiqué que le projet de Code des eaux, dans sa version amendée, a intégré les observations formulées par les différents ministères et structures concernés.

Selon le ministère, cette nouvelle mouture est désormais en mesure de satisfaire aux conditions nécessaires à sa présentation au Conseil des ministres « dans les plus brefs délais », avant sa transmission à l’Assemblée pour examen et adoption.

La députée avait notamment interpellé le ministère sur le retard enregistré dans l’examen de ce texte et demandé des précisions sur le calendrier prévu pour sa présentation devant les députés.

Une version amendée transmise le 30 juin

Le ministère précise qu’à l’issue d’une série de réunions de coordination, une version amendée du projet de Code des eaux a été transmise aux services compétents le 30 juin 2026.

Cette version comprend, outre un tableau détaillé répondant aux différentes observations formulées sur le projet, une première mouture des projets de textes d’application qui devront accompagner le futur Code.

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Elle comporte également une note détaillée présentant les nouvelles dispositions du texte et mettant en avant sa dimension réformatrice et novatrice.

Le ministère ne fournit toutefois pas, dans sa réponse, de date précise pour la tenue du prochain Conseil des ministres consacré au projet, se contentant d’indiquer qu’il devrait être soumis « dans les plus brefs délais ».

Un texte en attente depuis plusieurs années

La question du calendrier du Code des eaux n’est pas nouvelle. La députée Aouatif Cheniti avait adressé sa question écrite au ministre de l’Agriculture le 13 avril 2026, précisément pour obtenir des informations sur les délais prévus pour la transmission du projet à l’Assemblée.

Le dossier remonte cependant à plusieurs années. Lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales, le 11 mars 2025, le ministre de l’Agriculture avait rappelé que le projet avait été présenté à un Conseil des ministres restreint le 25 février 2025.

À l’issue de cette réunion, le ministère de l’Agriculture et les services du conseiller juridique auprès de la Présidence du gouvernement avaient été chargés de revoir le texte à la lumière des propositions formulées lors de la réunion ministérielle.

Il avait alors été insisté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du projet, afin de le soumettre de nouveau au Conseil des ministres pour approbation, puis de le transmettre à l’Assemblée des représentants du peuple.

Avec la transmission de la nouvelle version le 30 juin dernier, le projet franchit ainsi une nouvelle étape. Reste désormais à savoir quand il sera effectivement inscrit à l’ordre du Conseil des ministres, puis transmis aux députés pour entamer son parcours législatif.

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