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Trump annonce la fin du cessez-le-feu avec l’Iran après de nouvelles frappes américaines

08. Juli 2026 um 10:04

Une nouvelle escalade militaire a éclaté entre les États-Unis et l’Iran, mettant en péril le fragile cessez-le-feu conclu le 17 juin. Washington a lancé une vaste série de frappes contre des cibles militaires iraniennes en représailles aux attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran affirme avoir riposté en visant des installations militaires américaines au Bahreïn et au Koweït.

Le président américain Donald Trump a déclaré, lors d’un déplacement à Ankara, que le cessez-le-fe-feu était désormais « terminé », estimant qu’il était devenu « inutile de négocier » avec les autorités iraniennes. Malgré cette déclaration, des responsables américains ont indiqué que les canaux diplomatiques n’étaient pas totalement fermés.

Plus de 80 cibles frappées en Iran

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a annoncé avoir mené des frappes contre plus de 80 objectifs militaires en Iran. Selon Washington, les opérations ont visé des systèmes de défense antiaérienne, des centres de commandement, des radars côtiers, des installations de missiles antinavires ainsi que plus de 60 embarcations des Gardiens de la révolution déployées autour du détroit d’Ormuz. Les États-Unis affirment que ces frappes répondaient aux attaques contre plusieurs navires marchands dans cette voie maritime stratégique.

Parallèlement, l’administration américaine a rétabli les sanctions sur les exportations de pétrole iranien, supprimant le régime dérogatoire qui permettait à Téhéran de vendre son pétrole sur le marché international. Cette décision a immédiatement ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique mondial.

L’Iran revendique des frappes contre des bases américaines

En réaction, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir lancé une opération combinant missiles et drones contre 85 installations militaires américaines situées au Bahreïn et au Koweït, en représailles aux frappes américaines. Les autorités iraniennes affirment également avoir abattu un drone américain de type MQ-9.

À ce stade, les États-Unis n’ont pas confirmé les dégâts revendiqués par l’Iran. En revanche, le Koweït a indiqué que ses systèmes de défense aérienne avaient été activés pour intercepter des missiles et des drones, tandis que Bahreïn a également signalé des attaques aériennes.

Les attaques contre les navires au cœur de la crise

La reprise des hostilités fait suite à plusieurs attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, notamment un pétrolier saoudien et un méthanier qatari. Les États-Unis accusent l’Iran d’avoir violé les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu, tandis que Téhéran dénonce une « violation flagrante » de l’accord par Washington.

Cette nouvelle flambée de violence intervient dans une zone stratégique par laquelle transite une part importante des exportations mondiales de pétrole, faisant bondir les cours du brut sur les marchés internationaux.

Le Koweït et le Qatar ont condamné les attaques iraniennes, estimant qu’elles compromettent les efforts diplomatiques engagés pour éviter une reprise généralisée du conflit. De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a jugé que la réaction américaine était « nécessaire » après les attaques contre les navires marchands.

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Moyen-Orient : reprise des hostilités entre Washington et Téhéran

08. Juli 2026 um 07:46

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle phase d’escalade. Après une série de frappes américaines contre des installations militaires iraniennes, Téhéran affirme avoir riposté en visant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Le fragile processus de désescalade entre Washington et Téhéran a volé en éclats. Dans la nuit de mardi 7 juillet à mercredi, les États-Unis ont lancé une nouvelle vague de frappes contre des objectifs militaires iraniens, en réponse à des attaques visant plusieurs navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Quelques heures plus tard, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir riposté par une opération combinant missiles et drones contre des installations militaires américaines situées à Bahreïn et au Koweït. Téhéran affirme avoir abattu un drone américain de type MQ-9 au cours de l’opération…

Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que les frappes menées contre l’Iran ciblaient des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles antinavires ainsi que plusieurs dizaines d’embarcations rapides des Gardiens de la Révolution. Washington accuse Téhéran d’être responsable d’attaques contre plusieurs navires commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus stratégiques pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Cette opération s’accompagne également d’un durcissement des sanctions économiques américaines. Les États-Unis ont notamment annoncé la suppression d’une dérogation qui permettait à l’Iran de poursuivre une partie de ses exportations pétrolières dans le cadre des discussions engagées après le cessez-le-feu intérimaire.

Le détroit d’Ormuz au cœur de la confrontation

Au-delà de l’affrontement militaire, le contrôle du détroit d’Ormuz demeure le principal point de friction. Près d’un cinquième du pétrole mondial transite par ce passage maritime, ce qui en fait un enjeu majeur pour les marchés énergétiques.

Les autorités iraniennes continuent de défendre leur droit à exercer un contrôle sur cette zone stratégique. Tandis que Washington et les monarchies du Golfe réaffirment leur attachement à la liberté de navigation. Les récentes attaques contre des pétroliers et un méthanier alimentent les craintes d’une perturbation durable des chaînes d’approvisionnement énergétiques.

Cette nouvelle escalade intervient alors que les négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, menées avec une médiation régionale, étaient déjà dans l’impasse. Téhéran estime que les frappes américaines et le durcissement des sanctions remettent en cause les engagements pris dans le cadre de l’accord provisoire. Alors que Washington conditionne toute reprise du dialogue à la fin des attaques contre la navigation commerciale.

Les conséquences dépassent largement le cadre militaire. Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi par une hausse des cours, les investisseurs intégrant une prime de risque plus élevée liée à la sécurité des exportations d’hydrocarbures du Golfe. Les secteurs du transport maritime, de l’assurance et du fret demeurent particulièrement exposés à une prolongation des hostilités, alors que plusieurs compagnies réévaluent déjà leurs itinéraires dans la région.

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Vers la meilleure performance mensuelle du dollar depuis près d’un an

29. Juni 2026 um 12:20

Le dollar s’est légèrement apprécié lundi 29 juin, restant en voie de réaliser son plus fort gain mensuel en près d’un an; et ce, dans un contexte de tensions avec l’Iran.

L’euro s’est établi à 1,1387 dollar après avoir atteint la semaine dernière son plus bas niveau en 13 mois face à la monnaie américaine. Et il se dirige vers une baisse mensuelle de 2,3 %. La livre sterling a reculé de 0,1 % à 1,3198 dollar, enregistrant une baisse mensuelle de 2 %. Le dollar australien, sensible à l’appétit pour le risque, s’établissait à 0,6885 dollar américain, en baisse de 0,1 % en début de séance. Et il s’oriente vers une baisse mensuelle de 4,1 %. Le dollar néo-zélandais est resté quasiment inchangé à 0,5635 dollar américain, enregistrant une baisse mensuelle de 5,9 %. Quant au yen, il s’échangeait à 161,75 contre le billet vert. La monnaie japonaise continuant de baisser et approchant son plus bas niveau en 40 ans.

Par ailleurs, l’indice du dollar, qui mesure la performance de la devise américaine par rapport à un panier de devises comprenant le yen et l’euro, a légèrement progressé pour atteindre 101,36.

Au final, l’indice est actuellement en voie d’atteindre une hausse de 2,5 % en juin. Ce qui représenterait sa plus forte progression mensuelle depuis juillet de l’année dernière.

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Le chiffre : 12 enfants tués ou mutilés chaque jour au Liban

18. Juni 2026 um 10:03
Après plus de 100 jours de conflit, l’Unicef vient de publier ce chiffre qui fait froid dans le dos : 247 enfants ont été tués et 992 blessés depuis le 2 mars dernier. En moyenne, cela représente 12 enfants tués…

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Le Liban, les démangeaisons de Netanyahu et la réponse de l’Iran

08. Juni 2026 um 12:49

Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.

Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.

Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.

La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.

Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…

Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…

Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?

Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »

Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…

Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.

Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »

La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».

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Saison touristique 2026 en Tunisie : faut-il anticiper une stratégie de crise ?

La guerre au Moyen-Orient réveille de vieux démons: amalgames, peur de voyager, risque d’explosion des coûts du transport aérien. Un type de crise qui ne connaît pas les frontières et qui pourrait impacter lourdement une destination touristique comme la Tunisie.

Passée la phase d’hébétement et d’attentisme provoquée par la conjonction d’un contexte géopolitique explosif au Moyen-Orient et d’un calendrier marqué par le Ramadan, le tourisme tunisien ne peut plus se permettre d’observer. Le temps de la contemplation doit céder la place à celui de l’action.

Car les signaux s’accumulent et convergent: les amalgames, bien connus du secteur, refont surface sur certains marchés émetteurs, alimentant un climat de défiance. Dans ce contexte, le silence et le déni constituent des facteurs aggravants. L’expérience l’a démontré : en matière touristique, l’absence de discours est souvent interprétée comme un aveu de fragilité.

Niveau de booking inquiétant

Les premières remontées de terrain sont préoccupantes. Les niveaux de réservation enregistrés sur plusieurs marchés affichent un net recul par rapport à la même période de l’an dernier. On parle même de certaines annulations. Cette tendance, si elle se confirme, pourrait annoncer une saison estivale sous tension. Le climat anxiogène qui prévaut actuellement agit comme un puissant inhibiteur de la décision de voyage, particulièrement sur les destinations perçues, à tort ou à raison, comme exposées à des risques régionaux.

À cette incertitude s’ajoute une contrainte économique majeure : la hausse des prix de l’énergie. La flambée du baril de pétrole aura mécaniquement un impact sur le transport aérien, avec des répercussions attendues sur les tarifs des billets et des affrètements. Une telle évolution risque d’éroder davantage la compétitivité-prix qui constitue l’atout majeur de la destination tunisienne.

Dans ce contexte, le risque est réel de voir la Tunisie subir, une fois encore, les conséquences d’événements exogènes, comme ce fut le cas lors de la guerre du Golfe en 1991 ou après les attentats du 11 septembre 2001. Ces précédents doivent servir de rappel : l’inaction ou les réponses tardives se paient durablement.

L’Europe du sud comme valeur refuge

Plus préoccupant encore, les arbitrages des clientèles européennes pourraient se faire au détriment de la Tunisie. En période d’incertitude, les flux touristiques ont tendance à se replier vers des valeurs refuges. Les grandes destinations balnéaires du sud de l’Europe, notamment Espagne et Grèce, disposent d’un avantage comparatif en termes de perception de sécurité et de proximité. Positionnées sur un segment similaire, elles pourraient capter une partie des reports de clientèle au détriment de la Tunisie.

Face à cette situation, la mise en place urgente d’un dispositif de veille et de pilotage de crise apparaît indispensable. Un comité dédié, capable d’analyser en temps réel les évolutions de la demande et d’ajuster les réponses, permettrait d’éviter une dégradation incontrôlée de la saison.

Rassurer la clientèle

La stratégie à adopter doit également évoluer en profondeur. Il ne s’agit plus uniquement de promouvoir une destination, mais de rassurer, de démontrer et de créer un lien de proximité avec les marchés. Le tourisme, dans le contexte actuel, ne vend plus seulement un produit ou une expérience : il vend avant tout une tranquillité d’esprit.

Cela implique des actions immédiates et ciblées : renforcer la communication de réassurance, mobiliser les prescripteurs de voyage, intensifier la présence sur les marchés prioritaires et clarifier le positionnement de la destination. Les moyens qui existent doivent être engagés sans délai. Et plus si nécessaire.

Sur le plan du transport aérien, des mesures d’accompagnement devront également être envisagées pour préserver l’accessibilité de la destination, quitte à dépasser certains cadres habituels. L’enjeu est d’éviter une rupture de compétitivité qui serait difficilement rattrapable à court terme. Tourisme et Transport doivent donc converger vers une stratégie unique et concertée.

Attention au bradage

En revanche, une ligne rouge doit être clairement posée : celle du bradage dans l’hôtellerie. Recourir à une baisse massive des prix pour compenser un déficit de demande serait une erreur stratégique. L’histoire du tourisme tunisien a toujours montrer que ces pratiques fragilisent durablement la valeur de la destination et enferment le secteur dans une logique de dépendance dont il est difficile de sortir.

La saison 2026 se joue dès maintenant. L’anticipation, la réactivité et la cohérence des actions seront déterminantes. À défaut, le secteur pourrait se retrouver, une fois encore, en position de subir, contraint de gérer l’urgence plutôt que de maîtriser sa trajectoire.

Hédi HAMDI

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