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Sécurité aux frontières : Tunis, Tripoli et Alger resserrent la coordination

16. Juni 2026 um 14:34

Face à la persistance des réseaux de contrebande, des filières de migration irrégulière et des menaces terroristes dans l’espace saharo-maghrébin, la Tunisie, la Libye et l’Algérie poursuivent le renforcement de leur coopération sécuritaire. Réunis mardi 16 juin 2026 à Tripoli, les responsables des trois pays ont tenu la deuxième réunion du groupe de travail tripartite...

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Libye : une douzaine de Tunisiens arrêtés, l’OTDH dénonce des représailles

15. Juni 2026 um 10:14

Alors que l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme (OTDH) poursuit le suivi de plusieurs dossiers impliquant des ressortissants tunisiens en Libye, son président, Mostafa Abdelkebir, a révélé l’arrestation d’environ douze Tunisiens dans la région de Zaouïa. Selon lui, ces interpellations seraient liées à l’affaire de trois ressortissants libyens arrêtés et poursuivis en Tunisie. Lors d’une...

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Ras Jedir : De nombreuses familles libyennes affluent vers la Tunisie, saison prometteuse à l’horizon

29. Mai 2026 um 15:02

Alors que la saison estivale débute à peine, les postes-frontières tuniso-libyens connaissent déjà une forte affluence. Depuis jeudi, un important mouvement d’entrée vers la Tunisie est observé au niveau des postes de Ras Jedir et Dhehiba-Wazen, avec des files d’attente et un trafic dense du côté des voyageurs en provenance de Libye, rapporte Jawhara FM.

La majorité des familles libyennes arrivent en Tunisie pour des soins médicaux, des vacances estivales ou des visites familiales. Cette dynamique confirme une tendance désormais structurelle : chaque été, la Tunisie devient une destination privilégiée pour les touristes maghrébins, notamment libyens et algériens.

Une saison estivale sous le signe du tourisme maghrébin

Dans un contexte international encore marqué par des coûts élevés du transport aérien et des tensions géopolitiques dans certaines destinations touristiques, la Tunisie continue de miser fortement sur sa clientèle de proximité. Les visiteurs venus de Libye et d’Algérie représentent aujourd’hui un pilier essentiel du tourisme tunisien.

Les touristes libyens, historiquement très présents dans le sud tunisien, à Djerba, Sfax, Sousse ou Tunis, privilégient souvent les séjours familiaux, les locations de maisons, les hôtels ainsi que les cliniques privées tunisiennes, réputées dans la région. Le tourisme médical demeure d’ailleurs un moteur économique important, particulièrement dans les villes côtières.

Lire aussi : Tourisme : Des réductions jusqu’à 55% pour séduire les Tunisiens, Algériens et Libyens

Du côté algérien, les arrivées devraient également s’intensifier dans les prochaines semaines avec les vacances scolaires et l’Aïd. Chaque été, des centaines de milliers d’Algériens traversent les frontières terrestres pour rejoindre Hammamet, Sousse, Nabeul, Béja ou encore Tabarka.

Un enjeu économique majeur pour la Tunisie

Cette affluence représente une véritable bouffée d’oxygène pour l’économie tunisienne. Hôtels, restaurants, cafés, centres commerciaux, stations balnéaires et commerces saisonniers dépendent largement de cette clientèle régionale durant l’été.

Ces dernières années, les autorités tunisiennes ont multiplié les efforts pour fluidifier le passage aux frontières terrestres, notamment à Ras Jedir, point névralgique des échanges humains et économiques entre la Tunisie et la Libye. Malgré cela, les périodes de forte affluence provoquent régulièrement des embouteillages et des temps d’attente importants.

Les professionnels du tourisme espèrent désormais que cette dynamique se traduira par une saison estivale solide, après plusieurs années marquées par les crises sanitaires et économiques. Les premiers indicateurs semblent en tout cas encourageants, avec des réservations en hausse dans plusieurs zones touristiques du pays.

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Libye : Derrière le front commun Tunis-Alger-Le Caire, trois priorités nationales

22. Mai 2026 um 08:51

Selon la déclaration finale publiée par le ministère tunisien des Affaires étrangères et relayée par la TAP, les ministres des Affaires étrangères de Tunisie, d’Algérie et d’Égypte, réunis au Caire le 21 mai 2026, ont réaffirmé leur soutien à une solution politique libyo-libyenne, au rejet des ingérences étrangères et au retrait des forces étrangères, combattants étrangers et mercenaires du territoire libyen. Mais la lecture croisée des positions officielles montre des accents différents : stabilité frontalière et économique pour Tunis, sécurité nationale pour Le Caire, souveraineté et multilatéralisme pour Alger.

Tunis privilégie la stabilité régionale et les échanges

Du côté tunisien, le discours reste fidèle à une approche prudente fondée sur le dialogue entre Libyens et la recherche d’un consensus sans exclusion.

La Tunisie insiste depuis plusieurs années sur la nécessité d’une solution « libyo-libyenne » issue de la volonté du peuple libyen lui-même, tout en évitant les logiques d’alignement régional.

Au-delà de la dimension diplomatique, la stabilité de la Libye représente également un enjeu économique et sécuritaire direct pour Tunis. Les autorités tunisiennes restent attentives à la sécurité des frontières communes, aux flux commerciaux et à la circulation des personnes entre les deux pays.

La Libye demeure en effet un partenaire économique majeur pour de nombreuses entreprises tunisiennes, notamment dans les secteurs du commerce, des services et du bâtiment.

Lire aussi: La Libye, un débouché discret mais stratégique pour les exportations tunisiennes

Le Caire met l’accent sur la sécurité

L’Égypte, qui accueillait cette réunion, semble accorder une priorité particulière à la dimension sécuritaire du dossier libyen.

Dans ses communications officielles, Le Caire rappelle régulièrement que la stabilité de la Libye est liée à la sécurité nationale égyptienne et arabe. Les autorités égyptiennes insistent particulièrement sur le retrait des combattants étrangers, des mercenaires et des forces étrangères présentes en Libye.

Le communiqué final reprend d’ailleurs explicitement le soutien aux efforts visant à consolider le cessez-le-feu et à organiser le retrait des forces étrangères selon un calendrier défini.

Pour l’Égypte, la question libyenne reste étroitement liée à la stabilité de sa frontière occidentale et aux équilibres sécuritaires régionaux.

Alger défend la souveraineté et le cadre multilatéral

L’Algérie continue pour sa part de défendre une approche centrée sur la souveraineté libyenne et le cadre multilatéral.

La diplomatie algérienne insiste régulièrement sur le rôle central des Nations unies, mais aussi sur l’importance de la coordination avec l’Union africaine et les acteurs régionaux.

Alger met également l’accent sur l’inclusion des différentes composantes politiques et sociales libyennes dans le futur processus de règlement, afin d’éviter toute solution imposée de l’extérieur.

Cette ligne diplomatique s’inscrit dans la doctrine traditionnelle algérienne de non-ingérence et de règlement politique des crises régionales.

Une coordination régionale relancée

Au-delà des nuances entre les trois capitales, cette réunion marque surtout la volonté de relancer le mécanisme tripartite des pays voisins de la Libye, dans un contexte de blocage politique persistant.

Face à la multiplication des initiatives internationales et aux divisions internes libyennes, Tunis, Alger et Le Caire cherchent à réaffirmer leur rôle régional dans le suivi du dossier libyen.

La prochaine réunion, prévue en Algérie, permettra de mesurer si cette coordination diplomatique peut déboucher sur une dynamique politique plus concrète.

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Tunisie : Deux morts et 30 blessés dans le renversement d’un bus libyen

15. Mai 2026 um 18:30

Un grave accident de la route s’est produit vendredi soir 15 mai 2026 au niveau de la station de Sidi Khalifa, dans la délégation de Bouficha, après le dérapage d’un bus libyen transportant des passagers dans le cadre d’un voyage en direction de l’Algérie.

Selon des informations rapportées par Mosaïque FM, l’accident a causé la mort de deux personnes et fait environ 30 blessés, à des degrés divers.

Secourir les victimes

Des sources concordantes ont indiqué que les unités de la protection civile et les équipes médicales sont rapidement intervenues sur les lieux afin de secourir les victimes. Les blessés ont été répartis entre plusieurs établissements hospitaliers de la région pour recevoir les soins nécessaires.

Les circonstances exactes de l’accident restent encore à déterminer, tandis qu’une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les causes du drame.

Ce nouvel accident relance les inquiétudes autour de la sécurité des voyages terrestres dans la région, notamment après le renversement, il y a quelques jours seulement, d’un bus algérien sur une route tunisienne, un accident qui avait également suscité une vive émotion.

Contrôle technique des véhicules

La répétition de ce type de drames impliquant des autocars transportant des voyageurs étrangers remet sur la table la question de l’état des routes, du contrôle technique des véhicules et des conditions de transport sur les longs trajets transfrontaliers.

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Libye : Violences et incendies après un match de football à Tripoli

15. Mai 2026 um 15:06

Des violences ont éclaté jeudi soir en Libye à la suite d’une rencontre de football tendue entre Al-Ittihad SC et Al-Swehly SC, faisant plusieurs blessés et provoquant des troubles jusque dans la capitale Tripoli.

La rencontre, disputée à huis clos à Tarhouna, a dégénéré dans ses dernières minutes avant de se transformer en affrontements et en scènes de chaos en plusieurs points de la ville.

Les autorités ont rapidement ouvert une enquête face à l’ampleur des incidents et à leur propagation dans des zones sensibles de la capitale.

Un match sous tension qui dégénère en fin de rencontre

La rencontre a basculé à la 88e minute après une décision arbitrale contestée sur un penalty accordé, provoquant la colère des joueurs et des encadrements d’Al-Ittihad.

Le match a été interrompu dans un climat électrique, avant que des affrontements n’éclatent à l’extérieur du stade entre supporters et forces de l’ordre.

Selon plusieurs témoignages, un véhicule de la télévision chargée de la couverture de la rencontre a été incendié lors des premiers débordements, illustrant la rapidité de l’escalade de la violence.

Les violences s’étendent jusqu’à Tripoli

Les tensions ne sont pas restées confinées à Tarhouna. Elles se sont propagées dans la nuit jusqu’à Tripoli, où plusieurs incidents ont été signalés dans différents points stratégiques de la capitale.

Des affrontements ont notamment eu lieu à proximité du siège du club Al-Ittihad ainsi que des bureaux du Premier ministre.

Un bâtiment annexe du gouvernement a également été touché par un incendie, rapidement maîtrisé par les services de sécurité et de protection civile.

Ouverture d’une enquête

Face à l’ampleur des débordements, le Conseil présidentiel libyen a dénoncé de « graves atteintes à l’autorité de l’État » et a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de déterminer les circonstances exactes des violences et d’identifier les responsables.

Les autorités tentent désormais de rétablir le calme dans la capitale, alors que ces incidents viennent raviver les inquiétudes autour de la sécurité lors des manifestations sportives dans le pays.

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Libye : Violents affrontements autour de la raffinerie de Zaouïa

08. Mai 2026 um 20:24

De violents affrontements ont éclaté vendredi dans la région d’El-Harcha et aux abords de la raffinerie de Zaouïa, à l’ouest de Tripoli, entre des groupes armés liés aux milices d’Appui 1 et d’Al-Nasr.

Les combats, menés avec des armes légères et moyennes, s’inscrivent dans les rivalités récurrentes entre factions armées opérant dans l’ouest libyen sous l’autorité théorique du gouvernement de Tripoli. Le bilan provisoire fait état de deux morts, plusieurs blessés et des dégâts matériels.

La société de raffinage de Zaouïa a annoncé l’arrêt complet de la raffinerie ainsi que l’évacuation du port pétrolier voisin pour protéger les employés et les installations.

Une zone sensible de l’ouest libyen

La Mission d’appui des Nations unies en Libye a condamné les affrontements et appelé à un cessez-le-feu immédiat. Une force neutre est entrée dans la ville vendredi soir pour tenter de contenir l’escalade.

L’ouest libyen connaît régulièrement des affrontements entre groupes armés sur fond de contrôle des routes, des trafics et des infrastructures pétrolières.

Pourquoi la Tunisie suit la situation de près

Zaouïa se situe sur l’axe reliant Tripoli au poste frontalier de Ras Jedir, principal passage entre la Tunisie et la Libye.

Lors de précédentes tensions dans l’ouest libyen, la circulation vers Ras Jedir avait déjà été perturbée, affectant les échanges commerciaux, les déplacements des voyageurs et l’activité du sud-est tunisien.

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La Libye, un débouché discret mais stratégique pour les exportations tunisiennes

19. April 2026 um 08:03

La hausse de 11% des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Libye en 2025 ne dit pas tout. Derrière ce chiffre, mis en avant par le Centre de promotion des exportations à l’occasion de la participation tunisienne à la Foire internationale de Tripoli, se dessine surtout une relation nettement asymétrique. Les échanges bilatéraux ont atteint 2,892 milliards de dinars, dont 2,469 milliards d’exportations tunisiennes — soit près de 85% du volume total. La Libye n’est pas un partenaire au sens classique du terme : c’est avant tout un débouché.

Un marché à sens unique pour les exportateurs tunisiens

Dans cette relation, la Libye apparaît moins comme un partenaire équilibré que comme un marché captif pour plusieurs filières tunisiennes. Les industries mécaniques et électriques dominent avec 37,2% des exportations, suivies des industries diverses (35,5%) et de l’agriculture et des industries agroalimentaires (27,3%). Ciment, pièces industrielles, produits d’hygiène ou encore aliments pour animaux composent l’essentiel des flux.

Ce positionnement traduit une réalité économique simple : la proximité géographique, la complémentarité des besoins et une relative souplesse des échanges font de la Libye un marché accessible, rapide et rentable pour les entreprises tunisiennes, loin des contraintes plus lourdes des marchés européens.

Un poids limité mais un rôle stratégique

À l’échelle du commerce extérieur tunisien, la Libye reste un partenaire de second rang en volume : les exportations vers ce pays représentent moins de 4% du total. Mais cette lecture strictement quantitative masque une autre réalité : la Libye est l’un des rares marchés où la Tunisie conserve un avantage commercial massif et constant, sans avoir à négocier des accords de libre-échange ni à se conformer aux standards techniques des marchés européens ou asiatiques.

La progression observée en 2025 s’inscrit dans une tendance de reprise amorcée ces dernières années, après les perturbations liées à l’instabilité libyenne. Elle confirme le retour progressif d’un espace économique régional longtemps fragilisé, mais toujours structurant pour certaines branches tunisiennes.

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Entre économie officielle et flux informels

La participation tunisienne à la 52e édition de la Foire internationale de Tripoli, sous le label « Made in Tunisia », s’inscrit dans cette logique de consolidation. Neuf entreprises exportatrices y sont présentes, dans un salon réunissant plus de 15 pays et près de 400 exposants. Des accords de coopération ont été signés entre des institutions économiques tunisiennes et libyennes.

Reste une limite importante : les chiffres officiels ne reflètent qu’une partie des flux réels. Dans les zones frontalières, un commerce parallèle persiste — mais il opère en sens inverse : des produits subventionnés côté libyen, carburant en tête, traversent régulièrement la frontière vers la Tunisie sans être comptabilisés. Ce flux vient en réalité corriger, en partie, l’avantage apparent que dégagent les statistiques officielles.

Entre économie structurée et flux parallèles, la relation tuniso-libyenne continue d’évoluer sur deux registres. Pour les exportateurs tunisiens, le signal reste clair : sans être un partenaire dominant, la Libye offre ce que peu de marchés proposent — un accès direct, un excédent commercial garanti, et une marge de manœuvre que les grands partenaires ne permettent plus.

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Méthanier russe endommagé : Remorquage en cours vers un port libyen

Les autorités libyennes ont lancé, dans l’après-midi du mardi 24 mars, les opérations de remorquage du méthanier russe endommagé au large de leurs côtes depuis le début du mois. Ce déploiement marque un tournant dans la gestion de cet incident maritime à haut risque.

Selon un communiqué officiel, l’opération est supervisée par le Centre de coordination de recherche et de sauvetage des garde-côtes. Des équipes spécialisées ont réussi à sécuriser le navire et à le préparer pour son transfert vers un emplacement sécurisé, en attendant son acheminement vers un port libyen, afin d’éviter toute dérive incontrôlée.

Risque de rupture et cellule de crise

Face à l’urgence, les autorités ont activé une cellule de crise interministérielle regroupant plusieurs organismes maritimes. L’objectif est d’écarter tout scénario de pollution majeure.

Le Centre de lutte contre la pollution maritime a notamment alerté sur un risque de fissure ou de rupture de la coque, une menace susceptible de compliquer les opérations de remorquage.

Une zone maritime sous vigilance

Initialement localisé entre la Sicile, Malte et le nord de la Libye, le navire a progressivement dérivé vers des zones plus méridionales. Bien que l’« Arctic Metagas » ne se trouve pas dans les eaux territoriales tunisiennes, sa trajectoire le maintient dans un périmètre proche du bassin maritime régional.

Dans cette zone de Méditerranée centrale, les courants peuvent relier rapidement les eaux libyennes aux côtes nord-africaines, ce qui maintient un niveau de vigilance élevé.

Le méthanier, identifié par des sources russes, s’était rapproché des côtes près de Zouara, à environ 140 kilomètres à l’ouest de Tripoli. La situation est désormais placée sous surveillance étroite.

Lire aussi: Méditerranée : Un méthanier russe hors de contrôle inquiète jusqu’en Tunisie

Une cargaison sensible de 62 000 tonnes

Le navire transporte environ 62 000 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Mourmansk, avec pour destination initiale Port-Saïd.

Moscou affirme que le bâtiment aurait été visé par des drones maritimes, une version qui n’a pas été confirmée de manière indépendante. Les 30 membres d’équipage ont été secourus sains et saufs.

Plusieurs moyens techniques, dont un remorqueur de haute mer et des équipes spécialisées, sont mobilisés avec l’appui de partenaires internationaux pour stabiliser la situation.

L’objectif final est de transférer le navire vers un port libyen, où des inspections techniques approfondies pourront être menées.

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28 milliards de m³ de gaz découverts : La Libye relance la bataille énergétique

18. März 2026 um 18:10

La Libye signe un retour remarqué sur la scène énergétique mondiale. Le groupe italien Eni a annoncé la découverte de deux nouveaux gisements offshore totalisant plus de 28 milliards de mètres cubes de gaz, une avancée qui pourrait redéfinir les équilibres en Méditerranée.

Au-delà du volume, c’est surtout la rapidité potentielle de mise en production et l’impact géopolitique qui retiennent l’attention.

Une découverte stratégique… et immédiatement exploitable

Les deux gisements ont été identifiés dans la zone offshore de Bahr Essalam South, à environ 85 kilomètres des côtes libyennes. Ils se situent à proximité directe d’un champ déjà en exploitation, ce qui constitue un avantage déterminant.

Cette configuration permet un développement rapide via un raccordement aux infrastructures existantes, réduisant considérablement les coûts et les délais. Les premiers tests ont confirmé un réservoir de haute qualité, renforçant la viabilité économique du projet.

Autrement dit, il ne s’agit pas d’une simple découverte théorique, mais d’un gisement potentiellement exploitable à court terme.

Un levier énergétique pour l’Europe

Une partie de ce gaz est destinée à alimenter le marché libyen, mais l’enjeu dépasse largement les frontières nationales. L’Europe, engagée dans une stratégie de diversification de ses approvisionnements, voit dans la Libye une alternative crédible pour sécuriser ses besoins.

L’Italie, via Eni, consolide ainsi son rôle de pivot énergétique en Méditerranée. Les flux pourraient transiter par des infrastructures existantes reliant directement la Libye au continent européen, renforçant un axe stratégique déjà en place.

Dans un marché du gaz profondément recomposé, cette découverte intervient alors que les flux russes vers l’Europe ont fortement reculé et que les exportations iraniennes restent limitées par les sanctions et désormais perturbées par la guerre en cours. Le conflit, qui affecte les routes stratégiques comme le détroit d’Ormuz, a déjà provoqué une hausse brutale des prix du gaz et du pétrole en Europe .

Dans ce contexte, aux côtés de Algérie, la Libye apparaît comme une source alternative de proximité, d’autant plus attractive que les tensions géopolitiques redessinent durablement les routes énergétiques.

La Tunisie, entre position stratégique et opportunité à saisir

La Tunisie, bien que non directement impliquée dans ce projet, pourrait néanmoins jouer un rôle stratégique dans cette nouvelle configuration énergétique. Déjà positionnée comme pays de transit du gaz algérien vers l’Europe via le gazoduc TransMed pipeline, elle dispose d’une infrastructure et d’un savoir-faire qui pourraient être valorisés à plus grande échelle.

À terme, une montée en puissance du gaz libyen pourrait ouvrir la voie à des synergies régionales, notamment en matière de stockage, de services énergétiques ou d’interconnexions, à condition que Tunis parvienne à se positionner comme un véritable hub entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

Une Méditerranée sous tension énergétique

Cette annonce intervient alors que la compétition énergétique s’intensifie dans la région. La montée en puissance du gaz libyen pourrait accentuer la concurrence avec d’autres fournisseurs traditionnels, notamment en Afrique du Nord.

Mais cette dynamique reste fragile. L’instabilité politique en Libye, les rivalités régionales et la dépendance aux acteurs étrangers continuent de peser sur la capacité du pays à transformer cette richesse en levier durable.

Entre opportunité économique et incertitudes structurelles, la Libye revient au centre du jeu énergétique, dans une Méditerranée plus disputée que jamais.

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Subventions détournées : Les Libyens sonnent l’alarme sur les flux vers la Tunisie

17. März 2026 um 11:51

En Libye, voix s’élèvent sur les réseaux sociaux alertant contre ce qu’ils qualifient de « fuite commerciale » vers la Tunisie. Selon eux, les produits subventionnés par l’État libyen — carburant, denrées alimentaires, vêtements, appareils électriques et matériaux de construction — sont massivement achetés par des Tunisiens et transportés à travers la frontière, privant les Libyens de l’accès à ces biens à prix réduits et accentuant la pression sur le dinar libyen.

Ces voix réclament des mesures pour « protéger le consommateur libyen » et limiter les achats transfrontaliers, afin que les subventions bénéficient en priorité à la population locale et non au marché parallèle.

Un problème complexe

Si ce constat traduit une préoccupation réelle, l’analyse économique montre que le problème est plus nuancé. Les échanges entre la Tunisie et la Libye sont à la fois formels et informels. Le commerce légal entre les deux pays représente plusieurs centaines de millions de dollars chaque année, avec des exportations tunisiennes majoritairement concentrées sur l’alimentation, les produits manufacturés et les biens de consommation.

Selon les statistiques douanières tunisiennes, les exportations vers la Libye ont atteint près de 1,2 milliard de dollars en 2025, un chiffre en hausse de 8 % par rapport à 2024.

En parallèle, le commerce informel ou de contrebande reste difficile à chiffrer mais est reconnu comme significatif. Il contribue à des tensions économiques côté libyen, notamment par la raréfaction de certains produits subventionnés et la dépréciation du dinar libyen dans certaines régions frontalières. Toutefois, il alimente également l’économie tunisienne et répond à une demande réelle des consommateurs tunisiens pour des produits à moindre coût.

Défi pour les autorités libyennes

Le défi pour les autorités libyennes consiste donc à concilier deux objectifs : protéger le pouvoir d’achat local et réguler les flux transfrontaliers sans nuire aux échanges bilatéraux officiels. Pour la Tunisie, le maintien d’un commerce légal structuré avec la Libye reste crucial, tant pour les entreprises exportatrices que pour l’économie régionale.

En résumé, la « fuite commerciale » dénoncée par ces voix en Libye met en lumière un déséquilibre entre besoins locaux et opportunités transfrontalières. La solution passerait probablement par une coopération bilatérale renforcée, combinant contrôle douanier, régulation des subventions et soutien au commerce officiel.

Lire aussi : Tunisie : Le boom des exportations de fruits en 2025

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