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Tunisie-Égypte : les exportations bondissent de 53 %

10. Juni 2026 um 16:41

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Égypte ont enregistré une nette progression en 2025, atteignant près de 490 millions de dollars, contre 434,5 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 12,8 %, a indiqué mercredi le président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Morad Ben Hussein.

Intervenant lors d’une rencontre consacrée au rôle du secteur privé dans le développement des marchés et des entreprises inclusifs en Afrique, il a précisé que les exportations tunisiennes vers l’Égypte ont bondi de 53,1 % pour s’établir à 76,5 millions de dollars.

Malgré cette évolution positive, la balance commerciale demeure largement déficitaire au profit de l’Égypte, avec un déficit estimé à près de 337 millions de dollars.

Selon Morad Ben Hussein, les exportations tunisiennes vers le marché égyptien sont principalement composées de composants et équipements électriques, notamment les fils et câbles, ainsi que de produits chimiques. Ces deux catégories représentent à elles seules près de 70 % des exportations tunisiennes, ce qui traduit une faible diversification de l’offre exportable.

Le responsable a également souligné plusieurs obstacles freinant les exportations tunisiennes. Parmi eux figurent les barrières non tarifaires, les procédures administratives liées à l’enregistrement auprès de l’Autorité égyptienne de contrôle des exportations et des importations, l’absence de liaison maritime directe entraînant des coûts de transport élevés, ainsi que les difficultés liées aux transferts financiers et à la reconnaissance mutuelle des certifications sanitaires et techniques.

En dépit de ces contraintes, le potentiel d’exportation non exploité vers le marché égyptien est estimé à 63,5 millions de dollars. Ainsi, les capacités exportatrices tunisiennes pourraient atteindre environ 140 millions de dollars, contre seulement 76,5 millions de dollars effectivement exportés à ce jour.

Les secteurs offrant les meilleures perspectives de développement sont les composants mécaniques et électriques, les industries chimiques et pharmaceutiques, ainsi que les produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée, notamment l’huile d’olive conditionnée, les dattes et leurs dérivés.

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Le Marocain Houcine Ammouta pressenti au club égyptien Al Ahly

09. Juni 2026 um 12:10
Le Marocain Houcine Ammouta s’apprête à finaliser son contrat d’entraîneur du célèbre club égyptien d’Al Ahly. Selon la presse égyptienne, seuls quelques détails du contrat restent à finaliser.   Le club égyptien, fondé en 1907 par le Marocain Omar Lotfi,…

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L’Égypte renforce son industrie des énergies vertes avec de nouveaux investissements chinois

08. Juni 2026 um 13:02

L’Égypte accélère sa stratégie de transition énergétique en cherchant non seulement à développer ses capacités de production renouvelable, mais aussi à attirer des industries capables de fabriquer localement les équipements associés. Le pays vise une part de 42% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici à 2030, puis environ 60% à l’horizon 2040, selon ses objectifs énergétiques officiels.

Dans cette dynamique, le groupe industriel chinois Sany Group prévoit la construction d’une usine de fabrication de turbines éoliennes en Égypte, pour un investissement estimé à environ 300 millions de dollars, selon les propos relayées par l’agence ecofin. Le site devrait être implanté dans la Zone économique du Canal de Suez, un espace industriel stratégique développé pour attirer les industries exportatrices et logistiques.

L’objectif de cette unité est double: répondre à la demande croissante du marché égyptien en équipements éoliens, tout en permettant à terme une ouverture vers l’exportation vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique. Pour info, le projet est également lié à un parc éolien d’une capacité de 1 000 MW dans la région du golfe de Suez, dont il doit accompagner la mise en œuvre industrielle.

À court terme, une partie des équipements nécessaires restera importée, notamment depuis la Chine, en attendant la montée en puissance de la production locale.

Une volonté de montée en gamme industrielle…

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du Caire visant à renforcer la valeur ajoutée locale dans les chaînes de production liées aux énergies renouvelables. Selon la même source, le pays cherche ainsi à réduire sa dépendance aux importations, alors que celles-ci restent significatives. Les achats de turbines éoliennes et de composants associés ont dépassé 235 millions de dollars en 2024.

Parallèlement, l’Égypte s’impose progressivement comme un pôle d’attraction pour les industriels du secteur énergétique, en particulier asiatiques. Les investissements récents dans les filières solaire et éolienne témoignent de cette tendance.

Ainsi, toujours selon la même source, le groupe chinois EliTe Solar a récemment lancé une unité de production de composants photovoltaïques dans la Zone économique du Canal de Suez, avec un investissement de 116 millions de dollars et des capacités industrielles de plusieurs gigawatts.

De son côté, un consortium international associant des acteurs chinois, émiratis et bahreïnis développe le projet ATUM Solar à Ain Sokhna. Ce complexe industriel, évalué à environ 220 millions de dollars, doit produire des cellules solaires, des panneaux photovoltaïques et des systèmes de stockage d’énergie.

Selon plusieurs projections sectorielles, le développement des énergies renouvelables en Égypte devrait s’accélérer fortement au cours de la prochaine décennie. La capacité solaire installée pourrait ainsi être multipliée par plus de dix, tandis que l’éolien connaîtrait également une croissance soutenue.

 

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Le Sinaï retrouve son dynamisme pétrolier après neuf ans de recul

08. Juni 2026 um 10:45

Le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales a annoncé le 7 juin que la région des champs pétroliers offshore du Sinaï a atteint son taux de production journalier le plus élevé depuis 2017, avec une production totale d’environ 27 000 barils de pétrole brut par jour dans cette région où la société italienne Eni investit en partenariat avec la Compagnie générale égyptienne du pétrole.

Le ministère du Pétrole a déclaré dimanche dans un communiqué que ces résultats sont le fruit de la stratégie de travail actuelle et des mesures incitatives mises en œuvre au cours de la période précédente, notamment la prolongation des travaux sur les accords qui arrivaient à expiration dans les zones de production. Ce qui a encouragé les entreprises internationales à injecter de nouveaux investissements et à intensifier les activités de forage et d’exploration.

Eni a adopté un programme d’investissement ambitieux dans les régions du golfe de Suez, du Sinaï et du delta du Nil dans le but de stimuler la production et de maximiser l’utilisation des actifs existants, afin de soutenir les efforts visant à accroître la production nationale de pétrole et de gaz.

Il a expliqué que les taux de production dans la région ont augmenté de plus de 50 % depuis début 2025. Ce qui représente l’un des taux de croissance les plus élevés enregistrés dans la région depuis des décennies. Et ce, malgré le fait que certains gisements continuent de produire depuis plus de six décennies. Ce qui témoigne de l’efficacité des programmes techniques et opérationnels modernes mis en œuvre pour améliorer les performances des gisements matures et maximiser leur productivité.

Le ministère a déclaré que cette augmentation représente une performance exceptionnelle par rapport aux taux de déclin naturel attendus pour les champs en production. Car la forte hausse de la production a entraîné un surplus de plus de 10 000 barils de pétrole par jour. Ce qui a contribué à ajouter une production cumulée de plus de 2,8 millions de barils depuis janvier 2025.

Le ministère a enfin indiqué qu’un programme intensif d’amélioration de la production avait été mis en œuvre, basé sur l’application des technologies les plus récentes, augmentant l’efficacité des processus opérationnels et réduisant les temps d’arrêt à leur niveau le plus bas.

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