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Transition écologique dans les entrepôts | La logistique verte progresse en Méditerranée

01. Juni 2026 um 10:27

Les factures d’énergie grimpent. Les normes environnementales se durcissent d’année en année. Dans les entrepôts du bassin méditerranéen, ces deux réalités obligent les entreprises à repenser leurs méthodes de travail. La Tunisie n’y fait pas exception.

Quand les entrepôts passent au vert

Peu de gens en ont conscience, mais la logistique pèse lourd sur le bilan carbone planétaire. En France, l’Ademe estime que ce secteur représente près de 16 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, soit quelque 63 millions de tonnes de CO₂ équivalent chaque année – un chiffre qui inclut le transport de marchandises, le stockage et les emballages.

Ce constat alarme les opérateurs des deux côtés de la Méditerranée, et particulièrement en Tunisie, où la flambée des prix de l’énergie rogne les marges des entreprises depuis plusieurs années déjà.

La réponse la plus directe passe souvent par l’équipement lui-même. Des fabricants proposent désormais des chariots élévateurs électriques capables de fonctionner dans tous types d’environnements industriels, du petit dépôt familial à la grande plateforme régionale. Moins bruyants, sans émission en intérieur, ils affichent aussi des frais d’entretien nettement inférieurs aux modèles thermiques. Leur adoption s’accélère un peu partout sur le pourtour méditerranéen, portée par la baisse continue des coûts de production des batteries lithium-ion et par des réglementations de plus en plus strictes sur la qualité de l’air en milieu de travail.

Des pionniers locaux qui montrent la voie

Certaines entreprises tunisiennes n’ont pas attendu que la tendance devienne incontournable. LogistiKa a adopté un système de gestion intelligent pour rationaliser l’ensemble de ses plateformes logistiques. Cette initiative prouve une chose : la modernisation écologique n’est plus un privilège des multinationales européennes. D’autres acteurs de la région emboîtent le pas, poussés par la pression de partenaires commerciaux exigeants et par des coûts opérationnels devenus difficilement soutenables.

Ces transformations ne se limitent pas aux équipements de manutention. La digitalisation des flux – via des systèmes de gestion d’entrepôt (WMS) couplés à des capteurs IoT – permet de réduire les trajets inutiles, d’optimiser le remplissage des rayonnages et de diminuer la consommation globale d’énergie. Le mouvement est lancé. Reste à savoir s’il se généralisera assez vite pour peser véritablement sur les émissions régionales.

Énergie solaire et éclairage intelligent : deux leviers sous-estimés

L’éclairage consomme une part surprenante du budget énergétique d’un entrepôt – jusqu’à 35 % de la consommation totale selon certaines estimations sectorielles. Le passage aux LED, couplé à des détecteurs de présence, réduit cette dépense de 50 à 70 %. Le gain est mesurable dès les premiers mois suivant l’installation, sans nécessiter de travaux lourds ni d’interruption d’activité.

Les panneaux solaires installés sur les toitures apportent un complément logique, surtout dans le bassin méditerranéen : les régions du centre et du sud de la Tunisie cumulent plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, tandis que le nord du pays, autour de Tunis, enregistre déjà environ 2 800 heures annuelles – un potentiel solaire considérable comparé à la moyenne européenne. Associer ces deux investissements revient à transformer durablement le profil énergétique d’une installation, sans en bouleverser le fonctionnement au quotidien. C’est du bon sens économique avant d’être un geste militant.

Ce que les entreprises tunisiennes ont à y gagner

Réduire ses factures d’énergie, c’est un acquis appréciable. Les retombées vont cependant bien au-delà du simple bilan comptable. Les donneurs d’ordres européens examinent de plus en plus les pratiques environnementales de leurs sous-traitants et partenaires logistiques, notamment dans le cadre du règlement européen sur le devoir de vigilance et des exigences croissantes liées au reporting ESG.

Pour une entreprise tunisienne engagée dans la logistique verte, les bénéfices concrets sont multiples :

  • une crédibilité renforcée à l’international, capable de faire basculer un appel d’offres ;
  • un accès facilité aux programmes de financement dédiés à la transition énergétique, comme les fonds de l’Agence Française de Développement (AFD) ou les mécanismes du Green Deal européen ;
  • Des coûts opérationnels en baisse, libérant des marges pour investir ailleurs.

Ces fonds internationaux, encore peu exploités par les PME tunisiennes, représentent une source de capitaux non négligeable pour qui sait en saisir l’opportunité. Dans un contexte où la compétition logistique s’intensifie en Afrique du Nord, chaque avantage compte.

La logistique verte n’est pas un luxe réservé aux pays les plus riches. Pour les entrepôts tunisiens, c’est un pari stratégique – et sans doute l’un des plus rentables à moyen terme.

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Un Tunisien à la tête de l’Union internationale du transport routier

30. Mai 2026 um 08:40

La nomination du Tunisien Habib Turki au poste de secrétaire général de l’Union internationale du transport routier (IRU), à compter du 1er août 2026, pourrait constituer une avancée majeure pour la visibilité et le positionnement stratégique de la Tunisie dans les secteurs du transport, de la logistique et du commerce international. Mais autant le souligner tout de suite, cela ne suffira pas à redorer « notre » blason.

Basée à Genève, l’IRU est l’une des principales organisations mondiales du transport routier. Elle supervise notamment le système TIR (transport international routier), un mécanisme international qui facilite le transit des marchandises entre plusieurs pays en simplifiant les procédures douanières et en réduisant les coûts logistiques. Dans un contexte marqué par la recherche de chaînes d’approvisionnement plus fluides et sécurisées, l’organisation joue un rôle central dans les échanges commerciaux mondiaux.

Cette nomination intervient alors que les pays africains et méditerranéens accélèrent la modernisation de leurs infrastructures de transport et renforcent leur intégration aux grands corridors commerciaux régionaux. Pour la Tunisie, qui ambitionne de consolider sa position de plateforme logistique entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, l’accession d’un Tunisien à la tête de l’IRU représente un signal fort sur les plans économique et diplomatique.

À noter que Habib Turki dispose d’une solide expérience dans le domaine du transport. Entre 2015 et 2018, il a occupé le poste de conseiller régional de l’IRU pour le Moyen-Orient, contribuant à l’intégration de plusieurs pays au système TIR, notamment Oman, la Palestine, le Qatar et l’Arabie saoudite. Il a ensuite poursuivi sa carrière à la Fédération internationale de l’automobile (FIA), où il a dirigé plusieurs projets internationaux.

Au-delà de sa portée symbolique, cette nomination place la Tunisie au cœur des enjeux liés à la logistique mondiale, à la mobilité durable et à la sécurisation des échanges commerciaux.

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Le Maroc, 1er pôle industriel en Afrique  

28. Mai 2026 um 10:00

Selon l’Indice d’industrialisation de l’Afrique 2025, publié par la Banque africaine de développement, le Maroc est désormais le premier pôle industriel du continent, suivi par l’Afrique du Sud, l’Égypte et la Tunisie.

Cette position s’est consolidée grâce à la croissance du secteur des exportations, à l’intégration des infrastructures logistiques et à la diversification progressive des capacités de production.

Le rapport de la BAD souligne que le Maroc figure parmi les rares économies africaines à avoir su conjuguer avec succès politique industrielle, logistique portuaire, intégration commerciale et attractivité internationale. Cette convergence permet au pays de s’imposer comme l’un des principaux pôles manufacturiers africains dans les secteurs de l’automobile, de l’aérospatiale, des phosphates transformés et dans de nombreux autres secteurs industriels liés aux marchés européens.

L’industrie automobile est le principal moteur de cette croissance industrielle, notamment grâce aux pôles de Tanger et de Kénitra.

Par ailleurs, le port de Tanger-Med permet au Maroc de connecter rapidement ses pôles industriels aux marchés européens, africains et méditerranéens, réduisant ainsi les délais de transport et renforçant l’attractivité des sites industriels marocains.

Le rapport met également en lumière la croissance continue de l’industrie aérospatiale marocaine, devenue l’un des secteurs les plus avancés du continent. Casablanca, Nouaceur et de nombreux pôles industriels spécialisés accueillent des activités liées au câblage, à l’assemblage de composants, à la maintenance et aux systèmes aérospatiaux de précision.

La BAD estime que cette trajectoire distingue le Maroc des autres économies africaines, qui restent fortement dépendantes des exportations de matières premières.

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