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Combien de pays ont été touchés par les grands incendies en juillet 2026 ?

28. Juli 2026 um 13:40

Depuis le début du mois de juillet 2026, les incendies géants se multiplient dans plusieurs régions du monde. Europe du Sud, Afrique du Nord et Amérique du Nord font face à des feux plus rapides, plus difficiles à maîtriser et plus coûteux. Derrière les flammes, c’est désormais une autre question qui se pose : combien coûtera cette nouvelle réalité climatique aux États, aux entreprises et aux territoires?

Aucun organisme international n’a encore publié, au 28 juillet 2026, un décompte officiel du nombre total de pays touchés depuis le début du mois. Mais les données disponibles auprès des services de surveillance européens et des agences de presse internationales montrent une concentration exceptionnelle d’incendies majeurs dans plusieurs zones : France, Espagne, Portugal, Canada, États-Unis, Royaume-Uni et Tunisie figurent parmi les territoires les plus affectés.

En France, les incendies dans le Sud-Ouest ont provoqué une situation hors norme. Selon l’agence Associated Press (AP), un feu dans la région de la Gironde a détruit plus de 420 km² de végétation, endommagé ou détruit plus de 240 habitations et entraîné l’évacuation d’environ 220 000 personnes. L’incendie a également généré un phénomène rare appelé « pyrocumulonimbus », une tempête créée par le feu lui-même qui peut aggraver sa propagation. En Espagne, plusieurs foyers importants ont touché différentes régions. Selon Reuters, les incendies ont été alimentés par des températures extrêmes, une végétation fortement asséchée et des conditions météorologiques favorables à la propagation rapide des flammes. Des milliers de personnes ont dû être évacuées.

En Amérique du Nord, le Canada reste confronté à une forte activité incendiaire. Le service européen Copernicus Atmosphere Monitoring Service (CAMS) a signalé que les incendies dans le centre du Canada en juillet ont généré d’importantes émissions de fumées affectant plusieurs régions, jusqu’aux États-Unis et à l’océan Atlantique. Ces fumées ne représentent pas seulement un problème environnemental : elles perturbent aussi les transports, la qualité de l’air et certaines activités économiques.

Tunisie : le signal d’alerte est lancé

Selon plusieurs sources, environ 900 départs de feu ont été enregistrés en 72 heures entre le 20 et le 22 juillet, alors que le pays traversait une importante vague de chaleur. Six incendies majeurs ont été enregistrés en juillet ce qui a ravager plus de 4 000 hectares de forêts, touchant notamment Zaghouan, Béja, Bizerte, Le Kef et Jendouba. Pour un pays où les ressources forestières jouent un rôle économique et social important — agriculture, élevage, tourisme rural et protection des sols — ces incendies représentent un coût qui dépasse largement la seule intervention des pompiers. Les scientifiques ne disent pas qu’un incendie précis est toujours directement causé par le changement climatique. En revanche, le consensus scientifique est que le réchauffement global augmente la probabilité de conditions favorables aux grands incendies : températures plus élevées, sécheresses prolongées, sols plus secs et saisons de feu plus longues. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) et plusieurs organismes scientifiques internationaux alertent depuis plusieurs années sur l’augmentation des événements climatiques extrêmes liés au réchauffement. Les vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses créent un environnement où les incendies peuvent devenir plus explosifs.

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STEG : l’entrepreneuriat tunisien passe à l’action devant les tribunaux

28. Juli 2026 um 13:14

Le ton monte d’un cran entre la STEG et les entreprises tunisiennes. Le président de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE), Yassine Gouiaa, a annoncé, dans la journée du samedi 25 juillet, le dépôt prochain d’une plainte contre l’opérateur national de l’électricité en Tunisie. En cause : les préjudices subis par plusieurs entreprises en raison de la récente campagne de délestages.

Plus de 30 avocats mobilisés

L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) avait déjà annoncé la mise en place d’une cellule juridique pour accompagner les entreprises touchées. Gouiaa a précisé les contours du dispositif : plus de 30 avocats se sont portés volontaires pour suivre le dossier. Leur mission, accompagner la constitution des dossiers, la collecte des preuves et le démarrage des procédures. Les entreprises concernées devront transmettre factures, rapports techniques et tout document permettant d’évaluer les dégâts matériels et les pertes constatées.

Cliniques, restaurants, cafés en première ligne

Yassine Gouiaa cite plusieurs secteurs particulièrement touchés : cliniques privées, restaurants et cafés. Selon lui, plus des deux tiers des établissements de café auraient vu leur activité perturbée. Un constat qui se recoupe avec celui de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants, où un établissement sur deux, voire davantage, a subi des pertes par rapport aux denrées périssables avec des interruptions de service et des réservations annulées durant la vague de chaleur.

Un dispositif de crise réclamé aux pouvoirs publics

Au-delà du volet judiciaire, l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) proteste contre la gestion structurelle du dossier. L’organisation évoque une absence de vision de long terme dans le pilotage du réseau électrique national, incapable, selon elle, d’assurer un approvisionnement continu. Elle réclame quatre mesures : garantir en priorité l’alimentation des zones industrielles, créer une cellule nationale de crise, mettre en place un mécanisme transparent de déclaration des dommages et instaurer un dispositif d’indemnisation pour les pertes dûment établies. L’organisation, qui existe depuis 2020, fédère un large spectre d’acteurs économiques : petites entreprises, artisans, commerçants et professionnels de l’agriculture, de l’industrie et des services.

Ce que ça change pour les entreprises et les investisseurs

Cette mobilisation judiciaire n’est pas qu’un bras de fer ponctuel. Elle pose la question, beaucoup plus large, de la fiabilité du réseau électrique comme facteur de risque pour l’investissement. Pour les porteurs de projets qui évaluent l’implantation ou l’extension d’une activité en Tunisie, la multiplication des recours contre la STEG et la pression pour un mécanisme d’indemnisation pérenne pourraient, à terme, clarifier le partage des responsabilités en cas de défaillance du réseau ; un point qui pèse directement dans le calcul du risque opérationnel, notamment pour les secteurs à forte dépendance énergétique.

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TotalEnergies Marketing Tunisie, partenaire historique du Festival International de Carthage, renouvelle son engagement pour la 60ᵉ édition

28. Juli 2026 um 12:51

À l’occasion de la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage, qui se tient du 16 juillet au 19 août 2026, TotalEnergies Marketing Tunisie renouvelle son partenariat historique avec cet événement culturel majeur.

Partenaire de longue date du festival, TotalEnergies Marketing Tunisie réaffirme, à travers cette collaboration, son engagement en faveur de la promotion de la culture et du soutien aux manifestations qui contribuent au rayonnement du patrimoine artistique tunisien.

Durant toute la période du festival, les festivaliers sont invités à visiter le stand TotalEnergies, où de nombreux cadeaux les attendent.

En renouvelant ce partenariat, TotalEnergies Marketing Tunisie confirme sa volonté d’accompagner les grands événements qui rassemblent les tunisiens autour de la culture, du partage et de la convivialité.

A propos de TotalEnergies Marketing Tunisie

Filiale de la compagnie TotalEnergies, TotalEnergies Marketing Tunisie compte près de 300 collaborateurs et génère plus de 4 000 emplois indirects ; ses activités sont réparties sur 8 sites industriels et sur près de 160 stations-service dédiées à la distribution de carburants, et 50 centres QUARTZ. TotalEnergies Marketing Tunisie a investi près de 100 millions de dinars sur les trois dernières années.

À propos de la branche Marketing & Services de TotalEnergies

Le secteur d’activité Marketing & Services de TotalEnergies propose à ses clients professionnels et particuliers une large gamme de produits et services énergétiques — produits pétroliers, biocarburants, recharge pour véhicules électriques, GNL pour le transport maritime, carburants pour l’aviation, bitume, GPL et solutions de cuisson propre — pour les accompagner dans leur mobilité et les aider à réduire leur empreinte carbone. Chaque jour, plus de 6 millions de clients à travers le monde visitent nos 13 000 stations-service et profitent de leurs services associés (cartes de mobilité, lavage de voiture, restauration…). En tant que quatrième acteur mondial des lubrifiants, nous concevons et vendons des produits de haute performance pour les secteurs de l’automobile, de l’industrie et du secteur maritime. Afin d’apporter la meilleure réponse aux besoins de nos clients B2B, nous déployons notre force de vente, notre réseau logistique international ainsi que notre offre diversifiée et sur mesure. Nous opérons dans plus de 100 pays, où nos 25 000 collaborateurs se tiennent au plus près de l’ensemble de nos clients.

 

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Que s’est-il passé aujourd’hui à la Bourse de Tunis pour provoquer l’arrêt des échanges ?

28. Juli 2026 um 12:46

La Bourse de Tunis a interrompu temporairement la cotation après une baisse de plus de 3% de son principal indice, le TUNINDEX. Une décision automatique destinée à limiter les mouvements de panique sur le marché et à donner aux investisseurs un temps de réaction face à une forte pression vendeuse.

Selon l’avis publié par la Bourse de Tunis, le seuil de variation négative de -3% de l’indice a été franchi, déclenchant ainsi le mécanisme d’interruption de la cotation prévu par l’article 3.7 du Règlement de parquet.

Concrètement, cette suspension signifie que les échanges sur le marché actions sont temporairement arrêtés afin d’éviter une accélération brutale de la baisse et de permettre aux intervenants d’évaluer la situation avant une éventuelle reprise des transactions.

 

 

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TIC : la Tunisie sixième en Afrique, le réseau est solide, la facture est salée

28. Juli 2026 um 12:24

L’Union internationale des télécommunications (UIT) a publié son dernier rapport sur l’Indice de développement des TIC (IDI) : la Tunisie y décroche la 6e place africaine, avec un score de 80,1 points, largement au-dessus de la moyenne continentale, qui est à 59 points.

Le mobile porte le score, le portefeuille freine

L’objectif de ce classement est de savoir s’il est possible, partout dans le monde, de se connecter à Internet sans trop de contraintes : un coût raisonnable, une connexion stable et un accès fiable. Il repose sur dix indicateurs, classés en deux grandes familles ; l’accès de base d’un côté, la qualité réelle de la connexion de l’autre. Côté infrastructure, la Tunisie coche presque toutes les cases : 99 % de la population est couverte par, au moins, un réseau 3G, et neuf Tunisiens sur dix possèdent un téléphone mobile. Le point faible de la Tunisie réside ailleurs, selon l’UIT, un forfait mobile combinant données et voix coûte 98,6 % du revenu national brut par habitant. Il s’agit de l’équivalent de presque un mois de revenu moyen. Un poids qui plombe l’inclusion numérique, malgré une infrastructure solide.

Le Maroc en tête, l’Angola en bas de tableau

Au classement africain, le Maroc domine avec 89,2 points, porté par sa couverture haut débit et ses investissements dans les infrastructures. Juste derrière, l’île Maurice avec 89,1 points, puis l’Algérie (87,8) et l’Afrique du Sud (86,4). La Tunisie devance quant à elle le Cap-Vert (79,8), l’Égypte (79,6), l’Eswatini (78,9) et le Botswana (77,7). En queue de peloton, l’Angola ferme la marche avec 55,4 points, plombé par un accès limité aux infrastructures et de fortes disparités régionales. À l’échelle mondiale, l’Arabie saoudite trône en tête avec 99,2 points, devant la Finlande, l’Estonie, le Koweït et le Qatar.

Un signal pour les investisseurs télécoms

Ce classement dessine, en creux, une carte des priorités d’investissement. La couverture réseau tunisienne est déjà mature ; c’est sur l’accessibilité tarifaire qu’il faut agir. Pour les opérateurs et les acteurs du numérique, l’écart entre infrastructure et pouvoir d’achat représente de réelles opportunités ; offres low cost, modèles de financement des terminaux et partenariats sur la data. L’objectif est d’attirer des capitaux vers un segment encore sous-exploité du marché tunisien.

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Quel pays achète le plus de dattes tunisiennes en 2026 ?

28. Juli 2026 um 12:08

Les dattes tunisiennes continuent de gagner du terrain sur les marchés internationaux. Entre octobre 2025 et juin 2026, la Tunisie a exporté 135,5 mille tonnes de dattes, contre 121,5 mille tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une progression de 11,5%. En tête des acheteurs, le Maroc confirme sa position de premier importateur de dattes tunisiennes, absorbant 17,6% des volumes exportés.

Selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les recettes générées par ces exportations ont atteint 854,4 millions de dinars, contre 771,7 millions de dinars un an auparavant, enregistrant une hausse de 10,7%.

Derrière le Maroc, les principaux marchés destinataires sont européens. L’Italie arrive en deuxième position avec 11,6% des quantités exportées, suivie par l’Allemagne avec 9,8%. À l’échelle régionale, l’Union européenne représente le premier débouché pour les dattes tunisiennes avec 45,9% des volumes, devant l’Afrique (22,5%) et l’Asie (20%). La variété emblématique tunisienne continue de dominer les ventes internationales. La Deglet Ennour représente 83,9% du volume total exporté, confirmant son rôle stratégique dans la compétitivité de la filière.

Le prix moyen des dattes exportées durant le neuvième mois de la campagne 2025/2026 s’est établi à 6,31 dinars par kilogramme. Pour la Deglet Ennour, ce prix atteint 7,06 dinars/kg. Toutefois, l’Onagri relève une légère baisse de 0,7% du prix moyen par rapport à la même période de la campagne précédente.

Le segment bio progresse, mais reste encore limité

Les dattes biologiques enregistrent une dynamique plus forte que le marché global. Sur les neuf premiers mois de la campagne, leurs exportations ont atteint 7 748,2 tonnes, pour une valeur de 78,6 millions de dinars.

Le segment bio affiche une croissance de 15,9% en volume et de 32,1% en valeur par rapport à la campagne précédente. Malgré cette progression, il représente encore une faible part du total des exportations, avec seulement 5,7% des volumes exportés. Sur ce marché à plus forte valeur ajoutée, l’Allemagne est devenue la première destination des dattes biologiques tunisiennes, avec 33% des volumes, devant les Pays-Bas (12%) et la Belgique (11%). Le prix moyen des dattes biologiques exportées atteint 10,14 dinars/kg, soit nettement supérieur à celui de l’ensemble du marché. Les produits dérivés des dattes biologiques affichent même un prix moyen de 11,02 dinars/kg, contre 7,94 dinars/kg pour les dattes bio standards.

 

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La Tunisie et le Japon s’associent pour une meilleure croissance des startups en Afrique

28. Juli 2026 um 11:32

L’Agence japonaise de coopération internationale JICA a annoncé la signature du procès-verbal du programme « Partenariat pour booster l’écosystème africain des startups ». Ce dispositif triangulaire, porté conjointement par le ministère tunisien des Technologies de la communication, Smart Tunisian Technoparks (S2T) et la JICA, doit s’étaler de 2026 à 2028 et vise à renforcer les écosystèmes de startups en Afrique.

Huit pays représentés dès la première session

Concrètement, le programme réunira chaque année des participants de plusieurs pays africains, appelés à monter en compétence sur le développement et la gestion d’écosystèmes startups. La première session est fixée pour décembre 2026 ; huit pays africains y seront représentés.

Le Startup Act tunisien comme socle

Le programme s’appuie explicitement sur l’expérience tunisienne, à commencer par le Startup Act, le cadre juridique qui organise le soutien aux jeunes pousses dans le pays. L’objectif est de promouvoir l’innovation, d’accélérer la transformation numérique et de favoriser une croissance économique plus inclusive à l’échelle africaine. Le dispositif doit également servir de plateforme de réseautage entre acteurs de l’innovation africains et tunisiens et experts japonais.

Ce que cela signifie pour l’écosystème régional

Pour les porteurs de projets africains, ce partenariat permet d’élargir le vivier de startups formées et structurées, dès la première promotion de huit pays. Pour ce qui est des investisseurs et des fonds régionaux, une meilleure structuration juridique des écosystèmes, sur le modèle du Startup Act, réduit une partie du risque perçu et facilite le repérage d’opportunités entrepreneuriales sur des marchés encore peu explorés.

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Coupures, coûts et dépendance énergétique… Voici les propositions pour débloquer le potentiel solaire tunisien

28. Juli 2026 um 11:02

Le secteur des énergies renouvelables veut passer à une nouvelle vitesse en Tunisie. Réunis avec les autorités publiques, les professionnels ont mis sur la table une série de mesures pour faciliter l’investissement, réduire les coûts des installations solaires et sécuriser davantage le réseau électrique.

Le Groupement Professionnel des Énergies Renouvelables relevant de CONECT a présenté, lundi 27 juillet 2026, plusieurs propositions lors d’une réunion tenue au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Une rencontre qui intervient dans un contexte marqué par les préoccupations croissantes des entreprises face aux perturbations électriques et par la nécessité d’accélérer la transition énergétique.

Parmi les principales demandes formulées par les acteurs du secteur figure la réduction des droits et taxes douanières appliqués aux équipements solaires, notamment les panneaux photovoltaïques et les batteries de stockage. Pour les professionnels, cette baisse permettrait de rendre les solutions renouvelables plus accessibles aux ménages et aux entreprises, tout en stimulant un marché encore freiné par le coût initial des installations.

Autre priorité : accélérer le déploiement des compteurs intelligents. Ces équipements sont considérés comme un levier stratégique pour moderniser le réseau électrique, mieux gérer la consommation et faciliter l’intégration d’une production décentralisée issue des énergies renouvelables.

Les professionnels demandent également une simplification des procédures administratives et une évolution du cadre réglementaire afin de raccourcir les délais de réalisation des projets. Un point essentiel pour les investisseurs, alors que les lenteurs administratives restent parmi les principaux obstacles au développement des projets énergétiques privés.

La question du stockage de l’électricité a également occupé une place importante dans les discussions. Le Groupement plaide pour un recours plus large aux systèmes hybrides combinant production solaire, stockage par batteries et gestion intelligente de l’énergie. L’objectif : renforcer la stabilité du réseau, limiter l’impact des pics de consommation et réduire les risques liés aux périodes de forte demande.

Cette réunion a aussi permis d’aborder les conséquences économiques des récentes coupures électriques. Les représentants du secteur ont souligné l’impact direct de ces interruptions sur les entreprises, les industries et les services, appelant à des solutions durables plutôt qu’à des réponses ponctuelles.

Avec ces propositions, les professionnels des énergies renouvelables cherchent à repositionner le secteur comme un partenaire clé de la sécurité énergétique du pays. Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu dépasse désormais la simple transition écologique : il touche directement à la compétitivité, à la maîtrise des coûts énergétiques et à la capacité d’investir dans un environnement plus stable.

 
 

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TPR: les aléas géopolitiques et logistiques pèsent sur les chiffres

28. Juli 2026 um 10:51

Tunisie Profilés Aluminium (TPR) a publié ses indicateurs d’activité pour le deuxième trimestre 2026. Les chiffres, individuels et consolidés, reflètent un environnement économique et géopolitique particulièrement dégradé, impactant l’ensemble des principaux agrégats du groupe.

Au niveau individuel, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre 2026 s’établit à 48,219 MDT, en recul de 24% par rapport à la même période de l’année précédente. Sur le semestre, le repli est de 12%, avec un total de 96,807 MDT. Ce mouvement baissier a touché aussi bien le marché local, en diminution de 13% sur les six premiers mois (59,934 MDT), que les exportations, qui chutent de 11% (36,873 MDT). Cette tendance est encore plus marquée au deuxième trimestre, où les ventes locales s’effondrent de 30% (29,285 MDT) et les ventes à l’étranger de 13% (18,933 MDT).

La production en valeur suit la même trajectoire, avec une baisse de 27% sur le semestre, à 82,870 MDT, conséquence directe des difficultés d’approvisionnement en matières premières à cause des perturbations géopolitiques dans la région du Golfe et des difficultés d’approvisionnement en billettes d’aluminium, dues notamment aux dommages subis par deux fournisseurs stratégiques.

Sur le plan consolidé, le groupe TPR affiche un chiffre d’affaires semestriel de 152,335 MDT, en retrait de 11% par rapport à 2025. Le deuxième trimestre, avec 79,541 MDT, accuse une baisse de 16%. Là encore, le marché local est le plus touché avec une diminution de 13% sur le semestre, tandis que les exportations ont reculé de 10%. Le groupe insiste toutefois sur le fait que cette contre-performance à l’export est davantage liée à des contraintes de production qu’à un affaiblissement de la demande.

L’endettement total a diminué de 42%, s’établissant à 53,477 MDT, grâce à une réduction significative des financements à court terme, conséquence directe de la baisse des achats de matières premières. Parallèlement, les placements en billets de trésorerie et bons du Trésor reculent de 15%, à 63,250 MDT.

En dépit de ce contexte difficile, TPR affiche une résilience. Le groupe a souligné le maintien de ses parts de marché à l’export et son carnet de commandes en progression.

Dès que les contraintes d’approvisionnement seront levées, il y aura un retour à la normale. Le premier semestre 2026 apparaît ainsi comme une période de turbulences passagères, mais la société entend capitaliser sur sa capacité d’adaptation et ses fondamentaux solides pour rebondir dans les mois à venir.

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Simpar: un solide deuxième trimestre 2026

28. Juli 2026 um 10:37

Les indicateurs d’activité de la Société immobilière et de participations (Simpar) font apparaître une progression spectaculaire de l’activité commerciale, portée par l’avancement de plusieurs projets immobiliers d’envergure et la perception de dividendes significatifs.

Au niveau du chiffre d’affaires, la performance du deuxième trimestre 2026 contraste nettement avec celle de l’année précédente. Les ventes se sont établies à 9,593 MDT, contre seulement 0,324 MDT au titre du même trimestre en 2025. Cette envolée s’explique principalement par l’obtention, au mois de juin 2026, du procès-verbal du projet Galaxie, qui a généré à lui seul un chiffre d’affaires de 5,800 MDT.

Sur le semestre, le total des revenus atteint 12,477 MDT, en très forte hausse par rapport aux 0,696 MDT enregistrés à la même période en 2025. Cette progression résulte à la fois de la croissance du chiffre d’affaires (11,651 MDT) et de la perception de produits de participation, qui se sont élevés à 0,740 MDT sur les six premiers mois de l’année.

La structure financière de la société reflète également une activité soutenue. Les avances reçues des clients atteignent 10,826 MDT, contre 5,889 MDT un an plus tôt, correspondant à un chiffre d’affaires potentiel de 18 MDT. Par ailleurs, les stocks de produits finis ont connu une progression considérable, passant de 12,782 MDT fin juin 2025 à 56,883 MDT un an plus tard, traduisant l’avancement des travaux.

Les perspectives à moyen terme s’annoncent encourageantes. Le chiffre d’affaires annuel prévisionnel est estimé à 31 MDT. Plusieurs projets structurants sont en phase avancée. Le projet Raoued, dont le procès-verbal de récolement a été obtenu, devrait générer un chiffre d’affaires prévisionnel d’environ 36 MDT. Par ailleurs, la Simpar poursuit ses partenariats en groupement avec SPI El Madina. Les travaux de construction du projet HSC 8, situé à Chotrana I, avancent, avec une quote-part de chiffre d’affaires estimée à 9 MDT pour la Simpar. Enfin, le lancement des travaux du projet Jardins d’El Menzah, également en groupement, ouvre la voie à un chiffre d’affaires prévisionnel de l’ordre de 23 MDT pour la société. La Simpar semble ainsi bien engagée pour réaliser une année 2026 marquée par une croissance soutenue de son activité.

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Karim Beguir et Jean-Paul Haton racontent la prochaine étape de l’IA et les priorités de la Tunisie

27. Juli 2026 um 16:01

L’intelligence artificielle évolue-t-elle progressivement ou connaît-elle une véritable rupture? C’est autour de cette question que se sont articulés les échanges entre Jean-Paul Haton, professeur émérite et l’un des pionniers européens de l’intelligence artificielle, et Karim Beguir, cofondateur d’InstaDeep, lors d’un panel consacré à l’avenir de l’IA en Tunisie.

Si leurs analyses diffèrent sur le rythme de cette transformation, elles convergent sur un point essentiel. La Tunisie dispose des compétences nécessaires pour prendre part à cette révolution technologique, mais elle devra désormais investir dans les infrastructures, la puissance de calcul et la recherche pour transformer ce potentiel en valeur économique.

Pour Jean-Paul Haton, né en 1948 et acteur de la recherche en intelligence artificielle depuis les années 1970, il est important de replacer les progrès actuels dans une perspective historique. Selon lui, l’IA ne commence pas avec ChatGPT.

Il rappelle que les premiers systèmes, dans les années 1980, reposaient sur ce que l’on appelle l’intelligence artificielle symbolique. Les connaissances étaient intégrées manuellement sous forme de règles élaborées par des experts. Cette approche est encore utilisée dans certains secteurs comme la banque ou l’industrie, mais elle reste limitée par la difficulté de maintenir et d’enrichir ces bases de connaissances.

L’arrivée de l’apprentissage à partir des données a ensuite profondément changé la donne. Grâce à la puissance de calcul et à l’explosion des volumes de données disponibles, les systèmes sont désormais capables d’apprendre seuls. Cette évolution ouvre déjà des applications concrètes dans l’imagerie médicale, la recherche scientifique ou encore l’agriculture de précision. En Tunisie, Jean-Paul Haton a notamment évoqué des travaux menés à Sfax autour de l’imagerie intelligente appliquée au secteur agricole.

Pour le chercheur, une nouvelle étape est aujourd’hui en train de s’ouvrir avec l’intelligence artificielle agentique. Ces systèmes seront capables d’exécuter des missions complètes plutôt que de répondre uniquement à une requête. Ils pourront rechercher des informations, organiser un achat, gérer un processus administratif ou coordonner plusieurs tâches de manière autonome.

Jean-Paul Haton estime néanmoins que les modèles actuels atteignent une limite importante. Ils produisent des résultats impressionnants mais ne comprennent pas réellement le monde qui les entoure. Ils fonctionnent essentiellement sur des probabilités sans disposer du bon sens qui permet, par exemple, de comprendre spontanément qu’un objet lâché tombera au sol. Pour lui, les prochaines avancées passeront par des modèles capables d’intégrer une meilleure compréhension du monde physique.

“Lorsqu’on dit que leur système raisonne, c’est pas vrai. Il raisonne parce que l’être humain raisonne derrière eux”, précise Jean-Paul Haton

Karim Beguir partage une lecture beaucoup plus rapide de cette évolution. Selon lui, novembre 2022 a marqué l’arrivée de l’intelligence artificielle générative auprès du grand public, mais le véritable tournant est intervenu en 2023. Depuis, les modèles progressent à un rythme inédit et repoussent constamment les limites qui semblaient encore infranchissables il y a quelques années. Le dirigeant d’InstaDeep estime que les capacités de raisonnement des nouveaux modèles progressent rapidement et que les débats sur leurs limites évoluent aussi vite que la technologie elle-même. À ses yeux, la véritable question n’est plus de savoir si l’intelligence artificielle sera capable de réaliser certaines tâches, mais comment les entreprises, les chercheurs et les administrations sauront exploiter ce potentiel.

Selon lui, la valeur ne résidera plus seulement dans l’accès aux outils d’intelligence artificielle, désormais largement disponibles, mais dans la capacité à poser les bonnes questions, à intégrer ces technologies dans les organisations et à imaginer de nouveaux usages.

“Le scaling en fait ne va pas s’arrêter. Il ne fait que commencer et c’est une opportunité pour nous tous”, souligne Karim Beguir

A dire vrai, les deux intervenants ont également insisté sur un enjeu stratégique pour la Tunisie. Former des ingénieurs ne suffit plus. Le pays doit aussi disposer de ses propres infrastructures de calcul. Plusieurs intervenants ont ainsi souligné que l’investissement dans des grappes de processeurs graphiques (GPU), indispensables au développement des modèles d’intelligence artificielle, constituerait un levier majeur pour renforcer l’autonomie technologique du pays. Ces infrastructures pourraient également contribuer au développement de solutions nationales en cybersécurité et à la protection des infrastructures critiques. Cette ambition suppose toutefois de relever un autre défi, celui de l’énergie. Les modèles d’intelligence artificielle nécessitent une puissance de calcul considérable et leur consommation énergétique augmente rapidement. Jean-Paul Haton a ainsi insisté sur l’importance de développer une intelligence artificielle plus sobre afin de concilier performances technologiques et durabilité.

Les échanges ont enfin mis en avant un constat partagé. La Tunisie dispose déjà d’un important vivier d’ingénieurs, de chercheurs et de talents reconnus à l’international. Le défi consiste désormais à leur donner accès aux moyens techniques nécessaires pour créer, entraîner et déployer leurs propres solutions depuis la Tunisie plutôt que de dépendre exclusivement des infrastructures étrangères.

Rappelons que ces discussions se sont déroulées dans le cadre de la troisième édition du Tunisia Global Forum (TGF), organisée le 21 juillet 2026 à Tunis par l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (Atuge). Le panel, intitulé “Bâtir les fondations d’une intelligence artificielle créatrice de valeur”, s’inscrit dans les travaux préparatoires du futur livre blanc tunisien sur l’intelligence artificielle, appelé à définir les grandes orientations du pays en matière d’IA, de souveraineté numérique et d’innovation.

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Classement: Endeavor Catalyst en tête des investisseurs des futures licornes

27. Juli 2026 um 15:02

Les prochaines grandes entreprises technologiques ne naissent plus uniquement aux États-Unis ou en Chine. Elles émergent aussi en Afrique, en Amérique latine, en Europe de l’Est ou en Asie du Sud-Est. Et pour les repérer avant tout le monde, certains investisseurs ont fait de ces marchés leur terrain de prédilection. C’est ce que montre un classement consacré aux investisseurs ayant financé le plus grand nombre de futures licornes dans les marchés émergents, appelés “Elsewhere”, c’est-à-dire en dehors des grands pôles technologiques comme les États-Unis, la Chine, Royaume-Uni.

En tête du classement figure Endeavor Catalyst. Le fonds a investi dans 37 entreprises avant qu’elles ne deviennent des licornes, c’est-à-dire avant qu’elles n’atteignent une valorisation d’un milliard de dollars. Cette première place montre sa capacité à détecter très tôt les startups les plus prometteuses et à les accompagner dans leur développement.

L’écart avec les autres investisseurs est d’ailleurs important. Accel arrive en deuxième position avec 24 investissements, suivi de SoftBank avec 22. Viennent ensuite Index Ventures avec 21 et Tiger Global avec 18. D’autres grands noms du capital-risque, comme General Atlantic, Sequoia ou Bessemer Venture Partners, figurent également dans le Top 10.

Ce classement ne récompense pas simplement les investisseurs présents au capital de grandes entreprises. Il met en avant ceux qui ont pris le risque d’investir avant que ces startups ne valent un milliard de dollars. Autrement dit, ils ont misé sur leur potentiel alors qu’elles étaient encore en pleine croissance.

Cette stratégie demande une bonne connaissance des marchés locaux et une vision à long terme. Les startups évoluant dans les marchés émergents attirent parfois moins l’attention que celles des grands centres technologiques, mais elles offrent aussi des opportunités importantes pour les investisseurs capables d’identifier les futurs leaders. Par ailleurs, les nouveaux champions de la technologie peuvent désormais voir le jour dans de nombreux pays. En les finançant dès leurs premières étapes de croissance, des investisseurs comme Endeavor Catalyst contribuent à faire émerger des entreprises capables de se développer à l’échelle mondiale tout en restant ancrées dans leur marché d’origine.

Source: Pitchbook, CB Insights.

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Chez Alkimia, les coûts de production étouffent l’activité : chiffre d’affaires en chute de 39 %

27. Juli 2026 um 14:48

La crise de compétitivité continue de peser lourdement sur Alkimia. Au premier semestre 2026, le fabricant tunisien de produits chimiques a vu son chiffre d’affaires reculer de 39 % par rapport à la même période de 2025, conséquence directe de coûts de production devenus trop élevés pour rester compétitif sur les marchés.

Les indicateurs d’activité publiés dans le site de la Bourse de Tunis montrent une dégradation de la production. Celle du tripolyphosphate de sodium (STPP) s’est limitée à 6 450 tonnes à fin juin 2026, contre 8 790 tonnes un an plus tôt, soit une baisse de plus de 55 %. En cause, selon la société, le prix élevé de l’acide phosphorique, sa principale matière première, fourni par le Groupe Chimique Tunisien.

La situation est encore plus critique pour l’unité de MAP cristallisé. À l’arrêt depuis octobre 2025, elle n’a enregistré aucune production durant les six premiers mois de 2026. Un an auparavant, cette activité avait généré 5 692 tonnes. Alkimia explique cette suspension par l’envolée des prix de l’acide phosphorique et de l’ammoniac, qui rend la fabrication économiquement non viable.

Cette contraction de l’activité s’est naturellement répercutée sur les ventes. Avec des coûts de fabrication jugés incompatibles avec les prix du marché, l’entreprise a vendu moins de volumes, ce qui explique l’essentiel du recul de son chiffre d’affaires semestriel.

Dans ce contexte difficile, Alkimia poursuit néanmoins certains investissements destinés à améliorer son efficacité industrielle. La société a notamment mis en service, en janvier 2026, un nouveau moteur à gaz de cogénération de 4 MW, installé par Clarke Energy dans le cadre d’un contrat d’exploitation portant sur 60 000 heures de fonctionnement.

 

 

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Les licornes ne naissent plus seulement dans la Silicon Valley

27. Juli 2026 um 13:48

Pendant longtemps, les startups valorisées à plus d’un milliard de dollars semblaient réservées à la Silicon Valley ou à quelques grands pôles technologiques comme la Chine. Aujourd’hui, la réalité est bien différente. Les futurs géants de la tech émergent de plus en plus dans des pays que l’on n’associait pas forcément à l’innovation.

C’est ce que montre le document “Unicorn Tracker” publié par l’organisation Endeavor, qui analyse l’évolution des licornes dans le monde.

Une licorne est une entreprise technologique non cotée en Bourse dont la valeur dépasse un milliard de dollars. Le terme a été créé en 2013 par l’investisseuse américaine Aileen Lee. À cette époque, ces entreprises étaient très rares. Sur près de 60 000 sociétés de logiciels et d’internet étudiées aux États-Unis, seules 39 avaient atteint cette valorisation.

En une dizaine d’années, le paysage a complètement changé. À la fin de 2024, le monde comptait plus de 1 400 licornes. Pour Endeavor, cette progression montre que l’innovation s’accélère et que les investisseurs sont prêts à soutenir davantage de jeunes entreprises à fort potentiel.

Autre évolution marquante, les licornes ne sont plus concentrées dans quelques pays. Près d’un quart d’entre elles se trouvent désormais en dehors des six grands marchés traditionnels que sont les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Royaume-Uni, l’Allemagne…

Cette nouvelle géographie de l’innovation se retrouve dans plusieurs régions. En Amérique latine, des entreprises comme Kavak au Mexique ou Betterfly au Chili se sont imposées. En Afrique, le Nigeria s’est fait une place grâce à des startups comme Flutterwave. En Europe, ElevenLabs en Pologne ou Factorial en Espagne illustrent également cette dynamique. L’Asie du Sud-Est n’est pas en reste avec Carsome en Malaisie ou Nium à Singapour.

Le rapport met aussi en avant le travail d’Endeavor Catalyst, le fonds d’investissement du réseau Endeavor. À la fin de 2024, son portefeuille comptait 68 licornes. Surtout, 71% de ces entreprises avaient été financées avant d’atteindre une valorisation d’un milliard de dollars. Autrement dit, le fonds cherche à repérer les futurs champions avant qu’ils ne deviennent des licornes.

Mais atteindre ce statut n’est pas une fin en soi. Certaines entreprises poursuivent leur croissance et entrent en Bourse, tandis que d’autres sont rachetées par de grands groupes. Dans les deux cas, elles continuent de créer de la valeur et inspirent une nouvelle génération d’entrepreneurs.

À travers cette étude, Endeavor montre que la course mondiale à l’innovation a changé de visage. Les startups à très forte croissance ne sont plus l’apanage de quelques grandes puissances. Elles émergent désormais dans un nombre croissant de pays, confirmant que la prochaine licorne peut voir le jour presque partout dans le monde.

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JORT: les banques vont ouvrir une nouvelle voie de financement pour les PME et les petits projets

27. Juli 2026 um 11:56

Un nouveau mécanisme de financement destiné aux particuliers, aux porteurs de projets et aux petites entreprises entre progressivement en place en Tunisie. Un décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) fixe désormais les règles de fonctionnement des lignes de microfinancement d’honneur, un dispositif qui repose sur des financements sans intérêts et sans garanties exigées par les banques.

L’idée est de créer une enveloppe dédiée au financement de projets de petite taille et d’activités économiques qui rencontrent souvent des difficultés pour accéder aux crédits classiques. Pour cela, chaque banque devra ouvrir dans ses comptes un compte spécifique appelé “compte de la ligne de financement d’honneur”, destiné à gérer les montants consacrés à ce mécanisme.

Ce dispositif intervient après l’affectation par les banques d’une partie de leurs bénéfices réalisés au titre de l’exercice comptable 2025, conformément aux dispositions prévues par le Code de commerce. En effet, le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 précise les bénéficiaires de ces financements. Sont concernés les particuliers, les porteurs de micro-projets, les PME économiques ainsi que les sociétés communautaires. Le texte définit également les catégories de projets pouvant bénéficier de ce soutien. Un micro-projet est considéré comme une activité dont le montant total d’investissement ne dépasse pas 150 mille dinars, y compris les besoins en fonds de roulement.

Pour les PME, le dispositif concerne les entreprises dont les investissements, incluant la création et l’extension, se situent entre 150 mille dinars et 15 millions de dinars. L’objectif est donc de couvrir plusieurs profils, allant du particulier cherchant un appui financier limité jusqu’à l’entreprise ayant besoin d’un soutien pour développer son activité. D’ailleurs, l’un des principaux changements apportés par ce mécanisme concerne les conditions d’accès. Les financements accordés dans le cadre des lignes de microfinancement d’honneur sont des crédits à court terme, remboursables sur une durée maximale de 2 ans, sans intérêts. Les bénéficiaires peuvent également obtenir une période de grâce pouvant aller jusqu’à 6 mois. Autre particularité, les banques ne pourront pas demander de garanties ou de sûretés, quelle que soit leur nature. Une disposition qui vise à faciliter l’accès au financement pour des porteurs de projets qui disposent rarement d’actifs suffisants pour répondre aux exigences habituelles du système bancaire.

Jusqu’à 25 mille dinars pour les PME

Le décret fixe aussi les plafonds des financements. Les PME et les sociétés communautaires pourront bénéficier d’un montant maximal de 25 mille dinars. Les porteurs de micro-projets pourront obtenir jusqu’à 10 mille dinars, tandis que les particuliers pourront accéder à un financement pouvant atteindre 5 mille dinars pour couvrir des besoins de consommation.

Pour les banques, l’effort attendu est également précisé. À l’exception des établissements dont les statuts limitent le champ d’intervention, chaque banque devra consacrer au minimum 50% des dotations disponibles aux PME et aux sociétés communautaires.

Le décret prévoit également des délais précis pour éviter que les demandes restent bloquées. Les banques devront examiner les dossiers dans un délai maximum de 10 jours ouvrables bancaires à compter de leur dépôt. La réponse devra être communiquée au demandeur par un moyen laissant une trace écrite. En cas de refus, la banque devra expliquer les raisons de sa décision. L’étude des dossiers ne pourra générer aucun frais ni commission pour les demandeurs. Le principe retenu est celui de l’antériorité et de l’équité. Les demandes seront traitées en tenant compte de l’ordre de présentation et dans le respect d’un traitement équitable entre les bénéficiaires.

Un suivi assuré par la BCT

Le dispositif prévoit également un mécanisme de contrôle. Les commissaires aux comptes des banques devront établir chaque année un rapport sur le respect des obligations liées à ces lignes de financement. Ce rapport devra être transmis au ministère chargé des Finances et à la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans un délai maximum de 3 mois. En cas de non-respect des règles fixées par le décret, la BCT pourra intervenir et appliquer les sanctions prévues par le Code de commerce.

À travers ce mécanisme, les autorités cherchent à mobiliser une partie des ressources du secteur bancaire vers des projets de petite taille, souvent considérés comme trop risqués par les circuits classiques de financement. Reste à voir comment ce dispositif sera appliqué sur le terrain et quelle sera sa capacité réelle à répondre aux besoins des entrepreneurs, des jeunes porteurs de projets et des petites entreprises.

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Huile d’olive tunisienne : 4,4 milliards de dinars à l’export, mais…

27. Juli 2026 um 11:54

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive accélèrent fortement. En huit mois, les volumes expédiés ont augmenté de 56,7% pour atteindre 352 mille tonnes, générant plus de 4,3 milliards de dinars de recettes. Mais derrière cette performance, un constat persiste : la Tunisie vend encore l’essentiel de sa production en vrac et capte une part limitée de la valeur créée.

En effet, 86,3% des volumes exportés sont vendus en vrac, tandis que l’huile conditionnée ne représente que 13,7% des quantités, une proportion quasiment inchangée par rapport à la campagne précédente. En termes de revenus, les exportations conditionnées ne génèrent que 18,2% des recettes totales.

Cette situation illustre l’un des grands enjeux économiques du secteur : réussir à transformer une réputation de qualité en avantage commercial durable. L’huile d’olive tunisienne bénéficie pourtant d’un positionnement solide sur les marchés internationaux, avec une domination de l’extra vierge qui représente 83,4% des volumes exportés.

Le prix moyen a également progressé. En juin 2026, le kilogramme d’huile d’olive tunisienne s’est vendu en moyenne à 13,68 dinars, contre 13,26 dinars un an auparavant, soit une hausse de 3,1%.

L’Europe reste le principal débouché avec 56,8% des volumes exportés, devant l’Amérique du Nord (24,2%). L’Espagne est devenue le premier acheteur avec 32,4% des quantités exportées, suivie de l’Italie (19,7%) et des États-Unis (19,4%).

Sur le segment biologique, la dynamique est également positive : 47,3 mille tonnes ont été exportées pour une valeur de 622,4 millions de dinars. Mais là encore, le conditionnement reste limité, avec seulement 6% des volumes exportés sous forme conditionnée.

Pour les entreprises tunisiennes du secteur, le prochain défi ne sera donc pas seulement d’augmenter les volumes exportés. Il sera surtout de capter davantage de valeur : développer des marques tunisiennes reconnues, renforcer le conditionnement local et réduire la dépendance au vrac. Car le véritable potentiel de l’huile d’olive tunisienne ne se mesure plus uniquement en tonnes exportées, mais en capacité à vendre une origine, une image et une valeur ajoutée.

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Mouna Dahan Zgolli prend la tête du Conseil national de la statistique

27. Juli 2026 um 11:15

e Conseil national de la statistique a une nouvelle présidente. Mouna Dahan Zgolli, ingénieur général, a été nommée à ce poste par décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) du vendredi 24 juillet 2026.

Cette nomination intervient pour un mandat de 4  ans, renouvelable une seule fois, conformément aux règles qui encadrent le fonctionnement de cette instance rattachée au ministère de l’Economie et de la Planification. En effet, lee Conseil national de la statistique dispose d’un rôle central dans l’organisation du système statistique national. Il veille notamment à la coordination entre les différents producteurs de données publiques et contribue à l’amélioration de la qualité des informations statistiques utilisées pour orienter les politiques publiques et les décisions économiques.

Le décret publié au JORT précise également que Mouna Dahan Zgolli bénéficiera du rang et des avantages accordés à un secrétaire général de ministère, en application de l’article 2 nouveau du décret n°99-2797.

Cette nomination intervient dans un contexte où la disponibilité de données fiables devient un enjeu majeur pour le pilotage économique, la planification et le suivi des transformations que connaît le pays. Les statistiques publiques constituent en effet un outil essentiel pour mesurer les évolutions économiques et sociales et accompagner les choix stratégiques de l’Etat.

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El Niño, une menace de 20 milliards de dollars pour l’Afrique

27. Juli 2026 um 10:38

La Banque Africaine de Développement (BAD) a mis en garde contre le fait que le phénomène superpuissant El Niño attendu pourrait réduire le PIB des pays les plus touchés de 1 % à 2 % en moyenne, ce qui équivaut à des pertes de 10 à 20 milliards de dollars à l’échelle du continent. Cela accroîtrait les pressions sur ces nations déjà confrontés à des crises de la dette et ayant des difficultés à rembourser leurs emprunts.

El Niño, qui provoque généralement de graves sécheresses, des inondations et des tempêtes violentes va devenir l’un des phénomènes climatiques les plus puissants jamais enregistrés si le réchauffement des eaux du Pacifique se poursuit à son rythme actuel.

L’Afrique aurait besoin d’un financement pouvant atteindre 100 milliards de dollars en 2026 pour faire face aux conséquences du phénomène attendu. La banque a mis en garde contre le risque de tomber dans le piège du financement climatique. Les gouvernements pourraient être contraints de détourner les crédits alloués aux secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures pour faire face aux conséquences des catastrophes climatiques, dans un contexte de ressources limitées.

La BAD avait prévu une croissance de l’économie africaine de 4,2 % en 2026 et de 4,4 % en 2027, en supposant une atténuation de l’intensité du conflit au Moyen-Orient. Toutefois, ces prévisions ont été établies avant l’apparition des scénarios annonçant un El Niño exceptionnellement intense et sans tenir compte du renouvellement des hostilités entre Washington et Téhéran.

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Les Ciments de Bizerte s’active pour reprendre son activité

27. Juli 2026 um 10:09

Au terme du deuxième trimestre de l’exercice 2026, les Ciments de Bizerte ont publié des indicateurs d’activité reflétant un contexte industriel toujours contraint. La production de clinker est restée totalement suspendue durant le deuxième trimestre 2026, dans l’attente des conditions techniques et financières nécessaires au redémarrage du four. Face à cette situation, l’entreprise a choisi de maintenir son activité de broyage en s’approvisionnant en clinker importé, afin de préserver sa présence sur le marché local. Cette stratégie de continuité a permis d’assurer une production de ciment de 38 336 tonnes sur la période, contre 41 009 tonnes un an plus tôt, soit une baisse de 6,5%. Par ailleurs, la production de chaux, activité connexe, a atteint 483 tonnes, en repli de 13,9% par rapport au deuxième trimestre 2025, une évolution que la société attribue à la moindre demande sur le marché national.

Du côté commercial, le chiffre d’affaires local s’est établi à 9,199 MDT sur le trimestre, un recul annuel de 5,4%. Ce repli, bien que contenu, s’inscrit dans la continuité des difficultés rencontrées par l’entreprise, liées à la capacité de production réduite et à l’incertitude pesant sur les approvisionnements. En cumul sur le premier semestre, le chiffre d’affaires atteint 17,109 MDT , affichant une baisse plus marquée de 16,9% par rapport au premier semestre 2025. Pour compenser partiellement cette érosion, Les Ciments de Bizerte ont continué à développer des activités de diversification, notamment les prestations de déchargement des navires de coke de pétrole, qui génèrent des revenus complémentaires et contribuent à stabiliser l’activité globale de la société dans l’attente du redémarrage du four.

Sur le volet financier, la situation d’endettement demeure le principal point d’attention. La dette totale de la société s’élève à 120,970 MDT à la fin du deuxième trimestre 2026. Ce montant intègre un endettement principal de 97,573 MDT et des intérêts courus de 23,397 MDT. Les crédits de gestion, qui financent le besoin en fonds de roulement, s’élèvent à 25,409 MDT. C’est précisément pour faire face à ce lourd passif que la mise en œuvre du plan de restructuration constitue une étape décisive. Ce plan, qui prévoit à la fois une restructuration financière avec les établissements bancaires et des mesures opérationnelles de relance, a d’ores et déjà permis l’ouverture de discussions avec les créanciers et la finalisation d’un business plan, dont l’objectif est de rétablir une trajectoire soutenable pour l’entreprise.

Dans ses perspectives pour le troisième trimestre 2026, la société affiche une ambition claire : poursuivre l’exécution de son plan de restructuration tout en maintenant la production de ciment grâce à des approvisionnements en clinker importé. Un contrat portant sur 150 000 tonnes de clinker, financé par un crédit bancaire, a été conclu pour sécuriser les besoins des prochains mois, ce qui devrait permettre de maintenir un niveau d’activité minimal et de préserver les parts de marché sur le segment du ciment.

Parallèlement, les Ciments de Bizerte entendent renforcer la maîtrise de leurs coûts de production et de distribution, consolider leur position commerciale sur le marché local, et préserver un climat social favorable, condition essentielle à la réussite du processus de redressement.

Ce deuxième trimestre 2026 apparaît pour la société comme un trimestre de transition, où les indicateurs opérationnels et financiers restent orientés à la baisse, mais les fondations d’une reprise se mettent progressivement en place. La réussite du plan de restructuration et le redémarrage effectif du four de clinker, dont le calendrier n’est pas encore précisé, demeureront les deux principaux défis des prochains mois, déterminants pour la pérennité de l’entreprise et sa capacité à retrouver une croissance durable.

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Sidi Bou Saïd obtient la consécration mondiale… Il rejoint le patrimoine de l’UNESCO

27. Juli 2026 um 09:54

Sidi Bou Saïd, ce célèbre village tunisien, connu pour son architecture blanche et bleue, son héritage culturel et son influence artistique en Méditerranée, a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cette reconnaissance internationale vient couronner la valeur exceptionnelle d’un site qui dépasse son image de carte postale. Sidi Bou Saïd est distingué pour son identité architecturale préservée, son organisation urbaine traditionnelle et son rôle historique comme lieu de rencontre entre cultures, spiritualité et création artistique.

La candidature tunisienne, portée sous le thème « Village de Sidi Bou Saïd : centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée », met en avant un patrimoine vivant façonné au fil des siècles. Le village a notamment attiré de nombreux artistes, écrivains et intellectuels séduits par son atmosphère particulière et sa position dominant le golfe de Tunis.

Cette inscription représente un nouvel atout pour le rayonnement international de la Tunisie. Le classement UNESCO peut renforcer l’attractivité du pays auprès d’un tourisme culturel à plus forte valeur ajoutée, encourager la valorisation des métiers liés au patrimoine et soutenir l’économie locale autour de l’artisanat, de la création et des expériences culturelles.

Avec cette reconnaissance, Sidi Bou Saïd rejoint les sites tunisiens déjà inscrits au patrimoine mondial et confirme la place de la Tunisie parmi les destinations méditerranéennes à fort capital culturel. Un village longtemps admiré devient désormais un patrimoine reconnu par le monde entier.

 
 

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