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ZLECAf: quand la Tunisie devient le catalyseur d’une ambition continentale

12. Juni 2026 um 19:39

Sous le ciel azur de Tunis, les 11 et 12 juin 2026, l’avenir économique de l’Afrique ne se projetait plus au futur, mais s’écrivait au présent. Wamkele Mene, secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a achevé une visite officielle de deux jours marquée par un constat clair. La Tunisie n’est plus seulement un État signataire, mais l’un des acteurs pionniers du marché unique africain.

Ratifié dès 2020, l’accord de la ZLECAf a rapidement trouvé un écho en Tunisie. Adaptation des listes tarifaires, mise en place d’un comité national de suivi, élaboration d’une stratégie dédiée et participation aux premiers tests commerciaux du continent, le pays a progressivement posé les bases de son intégration au marché africain.

Cette avancée a été mise en avant tout au long de la visite du responsable africain. Au cours de son séjour, Wamkele Mene s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, ainsi qu’avec le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations. Il a également pris la parole à l’Académie diplomatique internationale de Tunis devant des représentants du corps diplomatique africain.

Une rencontre avec des chefs d’entreprise tunisiens a également permis d’aborder les défis de la prochaine étape. Les échanges ont porté sur les moyens de transformer les avantages prévus par l’accord en courants d’affaires réels. Une conférence de presse a par ailleurs été consacrée à l’état d’avancement de la ZLECAf et aux opportunités qu’elle offre aux opérateurs économiques.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Plus de 300 certificats d’origine ont été délivrés à des entreprises tunisiennes, leur permettant d’accéder aux avantages tarifaires prévus par l’accord. La Tunisie participe également à l’Initiative du commerce guidé, un dispositif destiné à tester les flux commerciaux entre les États membres dans des conditions réelles. Le tourisme figure parmi les secteurs de services considérés comme prioritaires.

Un impératif de diversification économique

Pour les responsables de la ZLECAf, le véritable enjeu se situe désormais sur le terrain économique. Les exportations tunisiennes demeurent largement orientées vers l’Europe, alors que le marché africain offre d’importantes perspectives de croissance. L’industrie des composants automobiles illustre cette réalité. Le secteur compte environ 280 entreprises, emploie près de 120.000 personnes et génère 3,9 milliards d’euros d’exportations principalement destinées au marché européen.

Face à cette concentration, le marché continental apparaît comme une nouvelle frontière commerciale. La ZLECAf ouvre l’accès à un espace économique de 1,4 milliard de consommateurs. Selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX), le potentiel tunisien encore inexploité sur les marchés africains dépasse 1,2 milliard de dollars.

Les perspectives à moyen terme sont également encourageantes. D’après les estimations de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les exportations tunisiennes vers l’Afrique pourraient presque doubler d’ici 2035 si les mécanismes de l’accord sont pleinement appliqués.

La Tunisie dispose de plusieurs atouts pour tirer parti de cette dynamique. Sa position géographique, son tissu industriel et son savoir-faire dans les activités manufacturières et agroalimentaires lui permettent de renforcer son rôle de trait d’union entre l’Afrique du Nord et le reste du continent.

Les outils d’une intégration commerciale

Afin d’accompagner cette ouverture, plusieurs outils ont été déployés. Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) facilite les transactions en monnaies africaines et réduit les coûts liés aux paiements transfrontaliers. Un livret tarifaire électronique permet aux entreprises de consulter les avantages douaniers disponibles sur chaque marché. Un mécanisme de signalement des barrières non tarifaires a également été mis en place pour aider les opérateurs à résoudre les obstacles rencontrés dans leurs échanges. Un fonds d’ajustement complète ce dispositif en soutenant les efforts de mise en œuvre et certains projets du secteur privé.

À l’échelle du continent, la ZLECAf continue de gagner du terrain. L’accord a été signé par 54 des 55 États membres de l’Union africaine et ratifié par 50 pays. Cet espace économique représente un produit intérieur brut combiné estimé à 3.400 milliards de dollars.

Les 8 protocoles prévus dans le cadre de l’accord ont désormais été adoptés. Ils concernent notamment le commerce des biens et des services, l’investissement, la propriété intellectuelle, la concurrence, le commerce numérique, les questions liées aux femmes et aux jeunes ainsi que le règlement des différends.

Les échanges commencent également à prendre forme. Plus de 9.000 certificats d’origine ont déjà été émis sur le continent dans le cadre des opérations réalisées sous le régime de la ZLECAf.

Lors de son intervention, durant la conférence de presse tenu aujourd’hui, Wamkele Mene a rappelé que l’accord était entré dans une phase concrète. “La Zone de libre-échange continentale africaine n’est plus une négociation. C’est une réalité opérationnelle et la Tunisie figure parmi les pays qui en font la preuve”, a-t-il déclaré.

Wamkele M. a également insisté sur l’objectif final de cette intégration continentale. “Un accord ne se mesure pas à l’élégance de son texte, mais à la capacité de ses bénéfices à atteindre chacun”, a-t-il souligné.

L’horizon 2050…

Alors que plusieurs projections placent l’Afrique parmi les principales puissances économiques mondiales à l’horizon 2050, la Tunisie se trouve aujourd’hui face à un défi décisif. Son avance réglementaire est reconnue. Il lui reste désormais à la convertir en succès commerciaux durables et en nouvelles opportunités pour ses entreprises sur le continent africain.

Selon des informations obtenues par Managers, la Tunisie pourrait accueillir la prochaine édition de Biashara Afrika, l’une des principales plateformes continentales dédiées à la promotion du commerce et des investissements dans le cadre de la ZLECAf. Le projet est actuellement à l’étude et s’inscrit dans la volonté de renforcer le positionnement du pays comme porte d’entrée vers les marchés africains.

Managers a également appris qu’une plateforme digitale est en cours de développement afin de faciliter l’application et l’appropriation de l’accord par les différents acteurs concernés. Cet outil vise notamment à accompagner les entreprises privées dans la compréhension des mécanismes de la ZLECAf, l’accès aux informations réglementaires, programmes, formations et l’identification des opportunités offertes par le marché continental.

Cette initiative s’inscrit dans les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui place l’intégration économique, le développement du commerce intra-africain et la création d’un marché commun parmi les priorités du continent.

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Facebook, Instagram et Messenger perturbés, des milliers d’utilisateurs déconnectés

12. Juni 2026 um 15:47

Les principales plateformes du groupe Meta Platforms ont subi une importante panne ce vendredi 12 juin 2026, affectant simultanément Facebook, Messenger et Instagram dans plusieurs pays. Des milliers d’utilisateurs ont signalé des difficultés d’accès, des déconnexions inattendues et des erreurs empêchant l’utilisation normale des services.

Les premiers signalements sont apparus en milieu de journée et se sont rapidement multipliés sur les plateformes de suivi des pannes. Selon plusieurs sources, plus de 100.000 signalements ont été enregistrés pour Facebook, tandis que Messenger a connu un pic de plusieurs milliers de plaintes en quelques minutes. Les utilisateurs concernés rapportent avoir été déconnectés de leurs comptes sans explication, être incapables de se reconnecter ou encore voir apparaître des messages d’erreur tels que «This page isn’t available right now» ou «Query Error». D’autres ont signalé l’impossibilité d’envoyer des messages sur Messenger, de rafraîchir leur fil d’actualité sur Facebook ou de charger du contenu sur Instagram.

L’incident semble avoir touché simultanément plusieurs services de l’écosystème Meta, un scénario généralement observé lors de perturbations affectant des infrastructures techniques centrales. Des signalements ont été recensés dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord.

Concernant Threads, les informations restent contradictoires. Certains utilisateurs affirment avoir rencontré des difficultés de publication, tandis que d’autres médias indiquent que la plateforme continuait à fonctionner normalement au moment de la panne. Au moment de la publication, Meta n’avait pas encore publié de communication officielle détaillant les causes de la panne ni annoncé un calendrier de rétablissement complet des services.

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Microcred et TACIR lancent l’appel à projets « Spark Your Impact » dans le Nord-Ouest

12. Juni 2026 um 15:19

Microcred Tunisie, en collaboration avec TACIR, annonce le lancement de l’appel à projets « Spark Your Impact », un challenge destiné aux jeunes entrepreneurs du Nord-Ouest de la Tunisie. Cette initiative vise à soutenir l’émergence de projets innovants à impact dans les secteurs de l’économie verte, bleue et orange.

L’appel est ouvert aux jeunes âgés de 18 à 30 ans, porteurs d’une idée ou d’un projet répondant aux thématiques ciblées. Les participants sélectionnés bénéficieront d’un accompagnement pour développer et concrétiser leurs initiatives.

Les candidatures peuvent être déposées via le lien suivant : Candidater à Spark Your Impact

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Des requins bleus observés près des côtes tunisiennes : faut-il s’inquiéter ?

12. Juni 2026 um 12:05

Plusieurs observations de requins bleus ont été signalées ces derniers jours à proximité de certaines côtes tunisiennes. Face aux interrogations que suscite leur présence près des plages, l’Association TunSea pour la Science Participative appelle au calme et assure qu’aucun danger particulier n’a été identifié pour les baigneurs.

Selon l’association, le requin bleu (Prionace glauca) est une espèce qui vit habituellement en haute mer. Son rapprochement ponctuel du littoral ne constitue pas un phénomène exceptionnel et ne signifie pas nécessairement un risque accru pour les estivants. TunSea souligne qu’aucun incident impliquant cette espèce et l’être humain n’a été enregistré en mer Méditerranée. L’association rappelle également que le requin bleu fait partie intégrante de l’écosystème marin et joue un rôle important dans l’équilibre de la biodiversité.

Plusieurs facteurs naturels pourraient expliquer sa présence près des côtes tunisiennes. Parmi eux figurent l’augmentation de la température de l’eau, l’abondance de proies à proximité du rivage ou encore les déplacements saisonniers de l’espèce. Cette période pourrait également coïncider avec une activité reproductive observée dans certaines zones méditerranéennes, même si aucune preuve scientifique ne permet, à ce stade, d’affirmer que tous les individus aperçus près des plages sont venus dans ce but.

L’association recommande toutefois d’adopter un comportement prudent en cas d’observation. Elle conseille de ne pas tenter d’approcher, de poursuivre ou de capturer ces animaux, de limiter les prises de vue trop rapprochées susceptibles de perturber leur comportement naturel et de s’éloigner calmement en maintenant une distance de sécurité.

 

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Un câble de 1 050 km relie désormais directement la Tunisie à Marseille. Détails

12. Juni 2026 um 10:35

La Tunisie dispose désormais d’une nouvelle liaison directe avec l’Europe. L’opérateur Orange a annoncé la mise en service commerciale de ViaTunisia, un câble sous-marin reliant Bizerte à Marseille. Cette infrastructure doit permettre d’augmenter les capacités de transmission de données entre les deux rives de la Méditerranée et de sécuriser davantage les échanges numériques.

Long d’environ 1 050 kilomètres, le câble est directement connecté aux infrastructures d’Orange à Marseille, l’un des principaux points d’interconnexion internet en Europe. Son entrée en exploitation intervient dans un contexte de forte croissance du trafic numérique, portée par le développement du cloud, des centres de données et des applications d’intelligence artificielle.

Au-delà de l’augmentation des capacités, l’enjeu est aussi celui de la résilience. Ces dernières années, plusieurs incidents ayant affecté des câbles sous-marins en Méditerranée et en Afrique ont provoqué des perturbations sur les réseaux internationaux. La multiplication des routes de connectivité est désormais considérée comme un élément clé pour limiter les risques de coupure et garantir la continuité des services numériques.

ViaTunisia constitue l’un des premiers segments opérationnels du projet Medusa, un vaste réseau sous-marin de près de 8 700 kilomètres destiné à connecter plusieurs pays d’Europe et d’Afrique du Nord. À terme, ce système reposera sur 24 paires de fibres optiques et offrira une capacité totale pouvant atteindre 480 térabits par seconde, ce qui en fera l’un des plus importants projets de connectivité de la région méditerranéenne. Le projet bénéficie d’un soutien financier de l’Union européenne à travers le programme Connecting Europe Facility (CEF Digital), qui finance une partie du segment tunisien. L’objectif est de renforcer les échanges numériques entre l’Europe et la rive sud de la Méditerranée et d’accompagner la croissance des flux de données. Alors que les investissements dans le cloud, l’intelligence artificielle et les services numériques s’accélèrent à l’échelle mondiale, la qualité et la diversité des connexions internationales deviennent un facteur de compétitivité de plus en plus important. 

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Santé numérique: une première expérimentation de déclaration des naissances dématérialisée en Tunisie

12. Juni 2026 um 10:04

La santé tunisienne accélère sa mue numérique, portée à la fois par les chantiers publics en cours et par l’essor discret mais réel de startups locales spécialisées dans la healthtech. Télémédecine, gestion digitalisée des dossiers patients, solutions de suivi médical: un écosystème commence à se structurer, en parallèle des réformes de l’État.

C’est dans cette dynamique que s’inscrivent les projets de l’identifiant national de santé et de la plateforme citoyenne “Sahetna“, appelés à simplifier le parcours de soins et à centraliser les données médicales des patients.

Le point d’étape a été fait lors d’une réunion du comité de pilotage de la transformation digitale du secteur de la santé, tenue hier, mercredi 10 juin 2026, consacrée à l’avancement des différents projets et à leur déploiement progressif.

Selon les éléments présentés dans un communiqué, la phase pilote de l’identifiant national de santé a été jugée concluante dans deux établissements de référence, l’Institut Salah Azaïz et l’hôpital La Rabta. L’expérimentation a notamment permis de former les équipes concernées et d’améliorer la qualité des données, avec un objectif ultime; mettre fin aux doublons et instaurer un dossier médical unique par patient.

Dans la continuité, une première expérimentation du système de déclaration numérique des naissances a été lancée dans plusieurs structures sanitaires. À terme, le dispositif doit permettre l’attribution automatique de l’identifiant de santé dès la naissance, y compris dans les cas particuliers.

Autre chantier en phase avancée? Selon le ministère, la plateforme “Sahetna“, actuellement en phase finale de validation technique et de contrôle de sécurité. Elle doit devenir un point d’entrée unique pour les citoyens, leur permettant de suivre leurs consultations, leurs rendez-vous et les dossiers médicaux de leurs enfants.

 

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BYD Roadshow 2026: une tournée nationale au cœur de la mobilité électrique se poursuit en Tunisie

12. Juni 2026 um 08:51

Après avoir marqué les étapes de Tunis et Djerba, le Roadshow BYD poursuit sa tournée nationale à travers la Tunisie avec deux nouvelles escales majeures à Sfax et Sousse.

Pensé comme une véritable expérience immersive, ce Roadshow dépasse le cadre traditionnel d’un événement automobile. Il propose au grand public de découvrir, tester et comprendre la mobilité électrique à travers des essais de véhicules, des espaces d’échange et des activités pédagogiques.

Les premières étapes ont rencontré un fort engouement auprès du public:

– Plus de 2 000 test-drives réalisés à Tunis et Djerba

– 4 workshops éducatifs organisés autour de l’innovation et de l’entrepreneuriat, destinés aux enfants et jeunes participants

– Plus de 400 cadeaux distribués aux visiteurs

– Une forte affluence et un intérêt croissant pour la mobilité électrique BYD

Au-delà de l’expérience produit, cette tournée vise à accompagner la découverte progressive d’une nouvelle manière de se déplacer, plus propre, plus intelligente et adaptée aux enjeux de demain.

Dans cette dynamique, BYD poursuit son déploiement à travers le pays afin de rapprocher la mobilité électrique des citoyens et de permettre une expérimentation directe des technologies qui transforment l’automobile.

Prochaines étapes du Roadshow BYD

– Sfax : du 10 au 18 juin – Hôtel Ibis Sfax

– Sousse : du 20 au 30 juin – Parking du Mall of Sousse

«Avec ce Roadshow, notre ambition est d’aller au-delà de la présentation produit. Nous voulons permettre aux Tunisiens de vivre concrètement l’expérience de la mobilité électrique, de la comprendre, de la tester et de se projeter dans son adoption au quotidien. Tunis et Djerba ont déjà montré un très fort enthousiasme, et nous sommes impatients de poursuivre cette dynamique à Sfax et lors des prochaines étapes de la tournée.» a déclaré Hajer Chekir, Directrice commerciale BYD Tunisie.

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La Tunisie instaure un impôt sur la fortune : ce que vous devez savoir

12. Juni 2026 um 08:46

Une nouvelle taxe sur la fortune entre en vigueur depuis le 1er janvier 2026. La Note commune n°13 publiée par le ministère des Finances en explique les contours. Qui est concerné ? Sur quoi porte-t-elle ? Comment la payer ? Voici ce qu’il faut retenir.

Longtemps absente du paysage fiscal tunisien, la taxation du patrimoine fait son retour sous une forme inédite. La loi de finances 2026, dans son article 88, institue officiellement un impôt sur la fortune, applicable aux personnes physiques dont le patrimoine net dépasse un certain seuil. Pour en préciser les modalités, la Direction Générale des Études et de la Législation Fiscale a publié le 1er juin 2026 la Note commune n°13.

Tout commence par un chiffre: 3 millions de dinars. C’est le seuil à partir duquel un contribuable tunisien — résident ou non — bascule dans le champ de ce nouvel impôt. La valeur retenue est celle du patrimoine net global au 1er janvier de chaque année, tous actifs confondus: immobilier, mobilier, avoirs financiers et véhicules de luxe. Au-delà de ce seuil, deux taux s’appliquent. Un taux de 0,5 % frappe la tranche de patrimoine comprise entre 3 et 5 millions de dinars, tandis qu’un taux de 1% s’applique à la portion excédant 5 millions de dinars. Les parents ne sont pas épargnés par la déclaration : ils doivent intégrer dans leur patrimoine imposable les biens détenus par leurs enfants mineurs dont ils assurent la tutelle. En cas de copropriété ou d’indivision, chaque propriétaire est taxé à hauteur de sa quote-part.

Un impôt qui cible large

L’assiette de l’impôt est volontairement étendue. Elle englobe l’ensemble des droits réels immobiliers — propriété pleine, usufruit, droit d’usage, emphytéose — couvrant ainsi aussi bien les logements que les terrains, locaux commerciaux et espaces verts. Du côté des biens mobiliers, la note distingue deux catégories. Les biens corporels, ceux qui se déplacent ou peuvent être transportés, comme les marchandises et les équipements. Et les biens incorporels, qui désignent les droits attachés à un actif financier: actions, obligations, parts sociales et créances diverses. Les véhicules non utilitaires dont la puissance fiscale dépasse douze chevaux sont également visés, tout comme les avoirs déposés dans les banques ou à La Poste tunisienne sous différentes formes d’épargne.

Ce que la loi exclut de l’impôt

La résidence principale échappe intégralement à la taxation, quelle que soit sa valeur. C’est l’une des exonérations les plus significatives du dispositif.

Les biens affectés à une activité professionnelle — immeubles, équipements, outils de travail — sont également exclus de l’assiette, à condition qu’ils figurent dans la comptabilité de l’entreprise et génèrent effectivement un revenu imposable. Il en va de même pour les terres agricoles exploitées directement par leur propriétaire. Les actions détenues dans des sociétés à responsabilité limitée sont exonérées lorsque l’actionnaire possède plus de 50 % du capital. Plusieurs catégories de produits d’épargne réglementés bénéficient aussi d’une exemption : comptes épargne classiques, plans d’épargne logement, contrats d’assurance-vie et de retraite complémentaire, ainsi que les fonds communs de placement.

Comment est évalué le patrimoine ?

La valeur retenue pour les biens immobiliers est en principe celle déclarée par le contribuable lui-même. L’administration fiscale peut toutefois se baser sur des actes de cession comparables ou sur le prix de marché si la déclaration lui paraît insuffisante. Pour les titres cotés en bourse, c’est le cours au 31 décembre de l’année précédente qui fait référence.

Une déduction importante est prévue: les dettes peuvent être soustraites de la valeur du patrimoine avant calcul de l’impôt, à l’exception des garanties réelles constituées au profit de sociétés.

La déclaration doit être déposée chaque année avant la fin du mois de juin, selon un modèle fourni par l’administration. Le paiement peut s’effectuer en ligne via les canaux électroniques officiels.

Le lieu de dépôt dépend du profil du contribuable. Les résidents exerçant une activité commerciale, artisanale ou libérale déclarent auprès du bureau des impôts compétent pour leur établissement principal. Ceux qui perçoivent des revenus passifs sans exercer d’activité en Tunisie s’adressent au centre des impôts de leur domicile principal. Quant aux non-résidents, ils déposent leur déclaration auprès du bureau dont relève leur principal bien immobilier ou mobilier situé en Tunisie.

Conformément à l’article 110 de la loi de finances 2026, le dispositif s’applique rétroactivement aux patrimoines détenus à la date du 1er janvier 2026. Autrement dit, les personnes physiques concernées sont d’ores et déjà dans le champ de l’impôt pour l’année en cours, avec une première déclaration attendue avant fin juin 2026.

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ZLECAf: la Tunisie et le Secrétariat général s’accordent sur un plan d’action conjoint

12. Juni 2026 um 08:27
Source: MAE

La Tunisie entend accélérer son intégration au sein du marché unique africain, à l’heure où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) entre dans sa phase opérationnelle. Cette orientation a été au centre des échanges tenus à Tunis lors de la visite du secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, du 10 au 13 juin 2026.

Reçu jeudi par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, le responsable africain a pris part à une séance de travail consacrée à l’avancement de la mise en œuvre de l’accord continental et aux perspectives de coopération avec la Tunisie. À l’issue des discussions, les deux parties ont convenu de l’élaboration d’un plan d’action conjoint. Celui-ci devra identifier les priorités de coopération pour les prochaines années et renforcer le suivi des projets liés à l’intégration économique africaine.

Cette initiative intervient dans un contexte où la ZLECAf cherche à passer du cadre juridique à une mise en œuvre effective. L’accord, opérationnel depuis 2021, constitue l’un des projets d’intégration les plus ambitieux au monde, avec un marché de près de 1,3 milliard de consommateurs et un produit intérieur brut cumulé estimé à plus de 3.400 milliards de dollars.

Malgré ce potentiel, les échanges intra-africains restent en deçà de leur niveau attendu. Les coûts logistiques élevés, les barrières non tarifaires et les contraintes de connectivité continuent de freiner la circulation des biens et des services à l’échelle du continent.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la seule ouverture commerciale. Le pays cherche à se positionner comme plateforme régionale de services, de logistique et d’investissement entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée, en s’appuyant sur ses infrastructures portuaires et ses réseaux économiques existants.

Les discussions ont également porté sur les projets de corridors logistiques africains et sur la nécessité de renforcer la coordination entre le Secrétariat général de la ZLECAf et les institutions spécialisées basées en Tunisie. Objectif? Soutenir l’émergence de chaînes de valeur continentales plus intégrées et renforcer la compétitivité des économies africaines.

Wamkele Mene a salué l’engagement de la Tunisie dans le processus de mise en œuvre de la ZLECAf, rappelant que le pays figure parmi les premiers États africains à avoir signé et ratifié l’accord.

La visite a également mis en lumière les enjeux liés à l’inclusion économique des femmes et des jeunes, notamment à travers l’entrepreneuriat et le commerce transfrontalier.

En marge de son déplacement, le secrétaire général de la ZLECAf s’est rendu à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, où il a présenté les avancées du projet continental, ses défis et ses perspectives en matière d’investissement et de commerce en Afrique.

Cette séquence diplomatique intervient à quelques semaines du Forum de l’investissement de Tunis, prévu les 25 et 26 juin 2026, qui devrait accorder une place centrale aux enjeux d’intégration africaine.

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Carrefour Tunisie célèbre son engagement historique auprès de l’Équipe nationale avec “Grinta Boys”

11. Juni 2026 um 17:15

À l’occasion de la Coupe du monde de football, Carrefour Tunisie lance l’opération “Grinta Boys”, un dispositif commercial et festif imaginé pour accompagner les supporters tunisiens et faire vivre l’ambiance du football dans les magasins Carrefour, Carrefour Market et Carrefour Express.

Sponsor officiel de l’Équipe Nationale de football depuis plus de 17 ans, Carrefour Tunisie s’impose aujourd’hui comme le sponsor historique des Aigles de Carthage, en tant que partenaire le plus ancien actuellement engagé aux côtés de la sélection nationale. À travers cette opération, l’enseigne réaffirme son attachement durable au football tunisien et sa volonté de partager avec ses clients les grands moments qui rassemblent les Tunisiens autour de leur équipe nationale.

Dans le cadre de cette opération “Grinta Boys”, Carrefour Tunisie organise, en partenariat avec Hisense Tunisie, un jeu national permettant de gagner chaque jour une Smart TV Hisense 43 pouces. Pour participer, les clients sont invités à se prendre en photo dans l’un des magasins Carrefour, Carrefour Market ou Carrefour Express, puis à partager leur photo sur la publication dédiée au jeu disponible sur la page Facebook de Carrefour Tunisie. Pour valider leur participation, ils doivent également s’abonner aux pages Facebook Carrefour Tunisie et Hisense Tunisie Officiel. Un tirage au sort quotidien désignera chaque jour un gagnant.

Hisense, sponsor officiel de la Coupe du Monde de football, s’associe ainsi à Carrefour Tunisie autour d’une activation directement liée à l’expérience des supporters, avec une dotation pensée pour vivre les matchs dans les meilleures conditions.

Au-delà du jeu, l’opération “Grinta Boys” s’inscrit dans une dynamique commerciale et festive plus large. Carrefour Tunisie proposera une sélection d’offres dédiées aux moments de match : téléviseurs, équipements multimédias, produits apéritifs, boissons, produits frais, grillades, snacks, articles de décoration et solutions pratiques pour organiser des soirées football en famille ou entre amis.

Les magasins Carrefour, Carrefour Market et Carrefour Express seront habillés aux couleurs de “Grinta Boys”, avec des espaces dédiés, des mises en avant thématiques, des animations autour de l’univers du football et une ambiance pensée pour faire vivre aux clients l’énergie des grands rendez-vous sportifs. 

« Avec Grinta Boys, nous avons voulu transformer un grand rendez-vous sportif en véritable expérience retail pour nos clients. Cette opération traduit à la fois l’engagement historique de Carrefour Tunisie auprès de l’Équipe Nationale depuis plus de 17 ans, notre capacité à créer des activations commerciales fédératrices et notre volonté de faire de nos magasins des lieux de vie, de proximité et de partage pour les supporters », a déclaré Mourad Naili, sous-directeur marketing de Carrefour Tunisie.

Avec “Grinta Boys”, Carrefour Tunisie confirme son rôle d’enseigne proche des Tunisiens et engagée dans les grands moments de rassemblement national. À travers son partenariat historique avec l’Équipe Nationale, ses animations en magasin, son jeu quotidien et ses offres dédiées, Carrefour Tunisie entend faire de cette opération un rendez-vous incontournable pour tous les supporter.

Avec communiqué

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BYD Roadshow 2026 : une tournée nationale au cœur de la mobilité électrique se poursuit en Tunisie

11. Juni 2026 um 17:00

Après avoir marqué les étapes de Tunis et Djerba, le Roadshow BYD poursuit sa tournée nationale à travers la Tunisie avec deux nouvelles escales majeures à Sfax et Sousse.

Pensé comme une véritable expérience immersive, ce Roadshow dépasse le cadre traditionnel d’un événement automobile. Il propose au grand public de découvrir, tester et comprendre la mobilité électrique à travers des essais de véhicules, des espaces d’échange et des activités pédagogiques.

Les premières étapes ont rencontré un fort engouement auprès du public :

– plus de 2 000 test-drives réalisés à Tunis et Djerba,

– 4 workshops éducatifs organisés autour de l’innovation et de l’entrepreneuriat, destinés aux enfants et jeunes participants,

– plus de 400 cadeaux distribués aux visiteurs,

– une forte affluence et un intérêt croissant pour la mobilité électrique BYD.

Au-delà de l’expérience produit, cette tournée vise à accompagner la découverte progressive d’une nouvelle manière de se déplacer, plus propre, plus intelligente et adaptée aux enjeux de demain.

Dans cette dynamique, BYD poursuit son déploiement à travers le pays afin de rapprocher la mobilité électrique des citoyens et de permettre une expérimentation directe des technologies qui transforment l’automobile.

 

Prochaines étapes du Roadshow BYD

 

– Sfax : du 10 au 18 juin – Hôtel Ibis Sfax

– Sousse : du 20 au 30 juin – Parking du Mall of Sousse.

« Avec ce Roadshow, notre ambition est d’aller au-delà de la présentation produit. Nous voulons permettre aux Tunisiens de vivre concrètement l’expérience de la mobilité électrique, de la comprendre, de la tester et de se projeter dans son adoption au quotidien. Tunis et Djerba ont déjà montré un très fort enthousiasme, et nous sommes impatients de poursuivre cette dynamique à Sfax et lors des prochaines étapes de la tournée. » a déclaré Hajer Chekir, directrice commerciale BYD Tunisie.

D’après communiqué.

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33,6 millions de dinars pour les actionnaires de SAH : le dividende 2025 fixé

11. Juni 2026 um 16:45

La société SAH a annoncé la distribution d’un dividende de 0,400 dinar par action au titre de l’exercice 2025, une décision validée lors de son Assemblée générale ordinaire tenue le 9 juin 2026.

Au total, le montant global des dividendes distribués atteint 33,606 millions de dinars, confirmant la capacité de l’entreprise à générer des résultats solides sur son exercice annuel.  Dans le détail, la date de détachement du coupon a été fixée au 23 juin 2026. Le paiement interviendra deux jours plus tard, le 25 juin 2026, selon les informations publiées via le Conseil du marché financier (CMF). 

 

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1,700 dinar par action: Sotrapil valide un dividende qui confirme sa solidité en 2025

11. Juni 2026 um 16:25

La société Sotrapil S.A a officialisé la distribution d’un dividende de 1,700 dinars par action au titre de l’exercice 2025. Une décision actée lors de son Assemblée générale ordinaire tenue le 10 juin 2026.

Selon les informations communiquées via le Conseil du marché financier (CMF), ce dividende concerne un total de 4 138 200 actions et sera entièrement soumis à la retenue à la source en vigueur. Le détachement du coupon est prévu pour le 28 juillet 2026, tandis que le paiement effectif interviendra deux jours plus tard, le 30 juillet 2026.

 

 

 

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Quand l’IA vole les clics de Google…

11. Juni 2026 um 15:04

Le trafic issu de Google a chuté de 25 % en 2026. Ce chiffre, présenté par Sinda Aloui, experte en communication digitale, lors du Medianet Insight Day ce 11 juin, résume à lui seul le basculement que traverse le marketing digital sous l’effet de l’intelligence artificielle. Plus significatif encore : 66 % des recherches effectuées sur Google se terminent désormais sans aucun clic vers un site web. Les utilisateurs obtiennent leurs réponses directement depuis les synthèses générées par l’IA, court-circuitant sites et stratégies de référencement. Au total, le trafic web global accuse une baisse de 46 %, et le trafic issu du SEO recule de 50 %.

Les comportements des internautes se transforment en profondeur. La longueur moyenne d’une requête atteint désormais 23 mots — contre quelques mots-clés il y a encore peu. Les utilisateurs ne cherchent plus, ils conversent. Et ils adoptent ces nouveaux outils à une vitesse inédite : là où Google avait mis six ans pour s’imposer massivement, ChatGPT a franchi un cap comparable en trois ans seulement. L’assistant d’OpenAI domine aujourd’hui le marché avec 71 % de part de marché, devant Gemini (17 %), Perplexity (4 %) et Copilot (3 %). D’ici 2027, ces deux acteurs pourraient concentrer à eux seuls 80 % des usages.

L’IA s’immisce également dans les décisions d’achat : 68 % des consommateurs se disent prêts à acheter un produit qu’elle recommande, et 53 % estiment qu’elle les aide à trancher. L’enquête menée par Medianet auprès d’un échantillon tunisien révèle par ailleurs que 71 % des répondants ont déjà partagé au moins une information personnelle avec une IA — 20 % le font régulièrement, soulevant des questions croissantes sur la confidentialité des données en entreprise.

Face à cette recomposition, les professionnels parlent désormais de « Generative Engine Optimization » (GEO) : il ne s’agit plus seulement d’apparaître dans les résultats de recherche, mais d’être cité et recommandé par les IA elles-mêmes. Les fondamentaux restent pourtant les mêmes, rappelle Sinda Aloui — contenu original, crédibilité de la marque, présence numérique diversifiée. Ce qui change, c’est l’arbitre. Et désormais, c’est une machine.

 

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Amnistie fiscale 2026 : il reste quelques jours pour régulariser sa situation

11. Juni 2026 um 14:49

Les contribuables tunisiens qui souhaitent profiter de l’amnistie fiscale prévue par la loi de finances 2026 n’ont plus que quelques jours pour agir. La Direction générale des impôts (DGI) a lancé un rappel urgent: la date limite pour entamer les démarches auprès des services de contrôle fiscal est fixée au 19 juin 2026, et la première tranche de paiement doit être réglée au plus tard le 30 juin 2026.

De quoi s’agit-il ?

L’article 69 de la loi de finances 2026 offre aux entreprises et aux particuliers la possibilité de solder leurs dettes fiscales en suspens en bénéficiant d’un abandon partiel des pénalités de retard et des frais de poursuite. Le dispositif cible les dettes enregistrées à la recette des finances avant janvier 2026, ainsi que celles nées de contrôles fiscaux dont les résultats ont été notifiés et un accord conclu avant le 20 juin 2026. Sont également éligibles les dettes liées à des décisions d’emploi obligatoire — sous réserve que les autorisations d’emploi correspondantes remontent à avant le 31 octobre 2025 — et les dettes fiscales faisant l’objet de jugements définitifs transférées avant le 20 juin 2026.

Le mécanisme s’applique aux établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel, ainsi qu’aux revenus fonciers et locatifs.

Concrètement, comment ça marche ?

Le contribuable doit se rapprocher des services de contrôle fiscal pour finaliser les procédures avant le 19 juin, puis contacter la recette des finances pour établir un échéancier de règlement et s’acquitter intégralement de la première tranche avant le 30 juin 2026. En contrepartie, 50 % du reliquat des pénalités de retard et des frais de poursuite liés aux irrégularités administratives peuvent être abandonnés — à condition de respecter scrupuleusement cet échéancier.

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Menacée par les glissements de terrain, la colline de Sidi Bou Saïd bientôt sécurisée

11. Juni 2026 um 14:16

Le projet de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain franchit une nouvelle étape. Réunie le 10 juin sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, la commission de pilotage chargée du suivi du projet a fait le point sur l’avancement des études préparatoires et a annoncé un démarrage des travaux dans les prochaines semaines.

Cette réunion intervient dans le cadre du mandat confié au ministère de l’Équipement et de l’Habitat par la cheffe du gouvernement en janvier 2026 pour assurer le suivi des études et des travaux de sécurisation de la colline. Le projet s’inscrit dans le programme national de protection des zones urbaines et du littoral ainsi que de maîtrise des ouvrages.

Lors de la séance, les participants ont examiné l’état d’avancement de la première phase de l’étude, consacrée au diagnostic de la situation et à la collecte des données nécessaires à la définition des interventions. Plusieurs conventions ont déjà été conclues pour soutenir cette étape technique.

Le ministère a ainsi fait appel au Centre national de télédétection afin de réaliser les relevés topographiques et les prises de vues aériennes nécessaires au projet. Une autre convention a été signée avec l’Office national des mines pour l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques destinées à identifier les zones les plus exposées et à hiérarchiser les interventions selon leur degré d’urgence.

Le ministre de l’Équipement, Salah Zouari, a insisté sur le respect du calendrier fixé et sur la mobilisation de tous les moyens nécessaires pour accélérer le lancement du chantier. Il a également souligné que le projet figure parmi les grands projets publics prioritaires de l’État, compte tenu de son importance pour la protection des habitants, des infrastructures et des biens situés dans la zone.

Au-delà de son enjeu sécuritaire, le projet vise aussi à préserver l’un des sites les plus emblématiques du pays. La colline de Sidi Bou Saïd constitue en effet un patrimoine historique, culturel et architectural majeur, dont la stabilité est considérée comme un enjeu national.

 

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25 % de trafic Google en moins : l’IA redessine les règles du digital et du business

11. Juni 2026 um 12:26

Le secteur du digital connaît une transformation profonde, portée par l’intelligence artificielle, l’évolution des comportements des utilisateurs et la mutation des modèles de visibilité en ligne. La 3ᵉ édition du Medianet Insight day, organisée par Medianet, s’inscrit dans cette dynamique en proposant une lecture stratégique des tendances IA, du digital et de la business performance.

L’événement a mis en lumière un changement structurel majeur : le passage d’un digital fondé sur les outils à un digital piloté par la donnée et l’intelligence artificielle. Le CEO de Medianet, Iheb Beji, a retracé cette évolution en rappelant les grandes étapes du digital depuis 2012, du desktop au mobile, puis des plateformes sociales jusqu’à l’ère actuelle dominée par les modèles d’intelligence artificielle. «Aujourd’hui, on ne parle plus uniquement de digitalisation, mais d’une organisation pilotée par la donnée et l’intelligence» indique Beji et d’ajouter « l’intelligence artificielle avance aujourd’hui plus vite que n’importe quelle technologie que nous avons connue auparavant », soulignant ainsi la nécessité pour les entreprises de revoir leurs modèles, leurs processus et leur manière d’interagir avec leurs clients.

Dans son intervention, Sinda Aloui, experte en communication digitale, a apporté des données qui illustrent cette mutation. Elle a notamment indiqué qu’en 2026, le trafic issu de Google a enregistré une baisse de 25%, un signal fort de la recomposition des usages de recherche. Elle a également précisé que la longueur moyenne des requêtes des utilisateurs est désormais de 23 mots, traduisant une évolution vers des interactions plus naturelles, plus conversationnelles et souvent guidées par l’intelligence artificielle.

Ces transformations s’accompagnent d’un basculement profond du modèle de visibilité en ligne. Le référencement classique (SEO) évolue vers de nouveaux concepts comme l’AIO (AI Optimization) et le GEO (Generative Engine Optimization). L’enjeu n’est plus uniquement d’être présent sur les moteurs de recherche, mais d’être cité, compris et recommandé directement par les systèmes d’intelligence artificielle. Les entreprises doivent désormais construire une présence numérique crédible, structurée et cohérente sur plusieurs canaux afin d’augmenter leurs chances d’être intégrées dans les réponses générées par l’IA.

Cette évolution modifie également le parcours client. L’intelligence artificielle intervient désormais à plusieurs étapes de la décision d’achat, en influençant les choix des consommateurs à travers des recommandations, des comparaisons et des synthèses d’information. Le processus de conversion devient ainsi plus fragmenté et davantage influencé par les systèmes intelligents.

 

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Deux Tunisiennes dans le Top 100 d’Africa’s Business Heroes 2026

11. Juni 2026 um 12:01

La Tunisie confirme une nouvelle fois sa présence sur la scène africaine de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Deux figures féminines tunisiennes, Hajer Derouiche et Ameni Mansouri, figurent parmi les 100 entrepreneurs africains sélectionnés pour l’édition 2026 du programme Africa’s Business Heroes (ABH), une initiative portée par la Fondation Jack Ma et Alibaba Philanthropy.

Sélectionnées parmi plus de 24 000 candidatures issues des 54 pays africains, elles incarnent deux trajectoires différentes mais complémentaires de l’innovation tunisienne. D’un côté, Hajer Derouiche, fondatrice et CEO d’Actifs Précieux, développe une technologie avancée basée sur le fluide supercritique pour extraire des actifs naturels destinés aux secteurs des cosmétiques, de la santé et des produits nutraceutiques. De l’autre, Ameni Mansouri, cofondatrice et CEO de Dabchy, représente une génération de startups digitales tunisiennes en pleine montée. Sa plateforme s’est imposée comme une référence de la mode circulaire en Tunisie et dans la région MENA, en permettant l’achat et la revente de vêtements neufs et d’occasion. Une approche qui combine technologie, consommation responsable et économie collaborative.

Au niveau continental, l’édition 2026 d’ABH marque une évolution majeure : le programme a élargi son Top 50 à un Top 100, afin de refléter la croissance et la maturité de l’écosystème entrepreneurial africain. Ensemble, les entreprises sélectionnées génèrent des centaines de millions de dollars de revenus et créent des milliers d’emplois à travers le continent. Cette double sélection tunisienne met en lumière une dynamique importante : celle d’un pays capable de produire à la fois des deep tech industrielles à forte valeur scientifique et des plateformes digitales à fort impact régional.

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Récolte céréalière : Siliana attend plus de 3,1 millions de quintaux, en hausse de 30 %

11. Juni 2026 um 08:58

La saison céréalière s’annonce particulièrement favorable à Siliana. Les premières estimations tablent sur une récolte dépassant 3,1 millions de quintaux, soit une progression d’environ 30 % par rapport à la campagne précédente, confirmant le rôle stratégique du gouvernorat dans la production nationale de céréales.

C’est à l’occasion du lancement officiel de la campagne de moisson du blé, mercredi 10 juin à El Krib, que ces chiffres ont été présentés au ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh. La cérémonie s’est déroulée au domaine agricole relevant des terres domaniales récupérées « Siliana 1 », dans la région de Borj Messaoudi.

Selon les données communiquées lors de la visite, les superficies emblavées et les conditions de la campagne laissent entrevoir une saison prometteuse pour le gouvernorat. Les autorités misent sur cette performance pour renforcer la contribution de Siliana à l’approvisionnement national en céréales et soutenir les efforts visant à améliorer la sécurité alimentaire du pays.

Pour accompagner la récolte, la région dispose cette année de 30 centres de collecte opérationnels, offrant une capacité globale de stockage de 1,13 million de quintaux. Deux nouveaux centres ont été mis en service afin d’augmenter les capacités d’accueil et de rapprocher les services des producteurs.

Le ministre a également inauguré l’un de ces nouveaux centres de collecte à Borj Messaoudi, tout en appelant à une meilleure coordination entre les services techniques, les transporteurs et les organismes de collecte afin d’assurer le stockage de la récolte dans de bonnes conditions et de limiter les pertes.

Au-delà de la campagne céréalière, la visite a été marquée par une opération de simulation organisée à Kesra pour tester la capacité d’intervention des différents services face aux risques d’incendies de récoltes et de forêts. Cette action s’inscrit dans le cadre des préparatifs engagés par les autorités régionales pour la période estivale.

Le ministre a insisté sur l’importance des mesures préventives et sur le renforcement de la coordination entre la protection civile, les services forestiers et les autres intervenants afin de garantir une intervention rapide en cas d’incident.

La gestion des ressources naturelles a également figuré parmi les priorités évoquées lors de cette visite. À l’issue d’échanges avec les habitants de la région, le ministre a demandé aux services concernés de suivre plusieurs problématiques locales, notamment celles liées à l’eau potable, tout en rappelant la nécessité d’une gestion durable des ressources hydriques et forestières.

La tournée s’est achevée au Centre de formation professionnelle agricole de Kantara, où le ministre a plaidé pour une modernisation des programmes de formation afin d’intégrer davantage les technologies numériques et de renforcer les compétences nécessaires au développement de l’agriculture tunisienne.

 

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L’Union européenne lance le programme T-MED d’une valeur de 25 milliards d’euros

10. Juni 2026 um 16:53

Dans un contexte de transition énergétique mondiale accélérée et de dépendance persistante aux hydrocarbures, l’Union européenne cherche à renforcer ses liens avec le sud de la Méditerranée à travers un nouveau dispositif d’investissement dédié aux énergies propres.

Selon une information rapportée par le média économique Ecofin, la Commission européenne a présenté, le 9 juin, le programme Trans-Mediterranean Renewable Energy and Clean Tech Cooperation (T-MED). Cette initiative vise à mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2035, principalement dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies propres.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée, lancé en novembre 2025, et repose sur un mécanisme de financement combinant fonds publics et capitaux privés. L’Union européenne prévoit notamment plus de 5 milliards d’euros de garanties via le Fonds européen pour le développement durable plus (FEDD+), afin de réduire les risques pour les investisseurs et stimuler l’effet de levier financier.

Toujours selon Ecofin, le programme ambitionne de structurer un espace énergétique intégré entre les deux rives de la Méditerranée, en s’appuyant sur une coopération renforcée entre institutions européennes, banques multilatérales et secteur privé.

L’architecture du T-MED s’articule autour de cinq axes principaux : mobilisation des investissements, réformes réglementaires dans les pays partenaires, développement des compétences, modernisation des infrastructures énergétiques et structuration de filières industrielles locales.

Les projets ciblés concernent notamment les centrales solaires, les parcs éoliens, la production d’hydrogène vert par électrolyse ainsi que la modernisation des réseaux électriques dans plusieurs pays de la région. À terme, l’initiative pourrait permettre le développement d’environ 15 GW de capacités renouvelables et la création de plus de 100 000 emplois.

Plus largement, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord dispose d’un potentiel renouvelable estimé à environ 2 300 GW, selon les données relayées par Ecofin, soit plus du double des capacités actuellement installées en Europe. Un avantage compétitif qui reste cependant sous-exploité en raison de la persistance de la dépendance aux combustibles fossiles et des contraintes structurelles.

Si les ambitions affichées sont importantes, leur concrétisation dépendra de la capacité à attirer durablement les capitaux privés et à mettre en œuvre des réformes dans les pays partenaires. Des initiatives passées, comme Desertec, ont montré les limites des projets d’intégration énergétique à grande échelle lorsqu’ils se heurtent à des obstacles financiers et politiques.

Les prochaines étapes incluent le lancement d’appels à investisseurs, la mise en place de la plateforme T-MED et le démarrage progressif des premières coopérations industrielles à partir de 2027. Au-delà des annonces, l’enjeu pour l’Union européenne sera de transformer ce potentiel énergétique en infrastructures concrètes et en chaînes de valeur industrielles partagées entre les deux rives de la Méditerranée.

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