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Heute — 18. April 2026Haupt-Feeds

Nouvelle antenne de la CCITF à Sfax présidée par Cyrine Ben Chrifa Ben Ayed

18. April 2026 um 09:25

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) a annoncé l’ouverture d’une section régionale à Sfax. Il s’agit de sa première représentation en région, en dehors de Tunis, d’après l’agence TAP.

Cette implantation répond à une volonté de faciliter l’accompagnement des opérateurs économiques, notamment ceux engagés dans l’export. La région de Sfax et le Sud concentrent déjà un nombre important d’adhérents de la Chambre, ce qui a motivé la création de cette représentation de proximité.

À la tête de cette nouvelle structure, Cyrine Ben Chrifa Ben Ayed assurera la présidence, entourée de Khaled Sellami, Hatem Fourati et Slim Marrakchi.

Fondée en 1974, la CCITF compte environ 2 500 adhérents à l’échelle nationale, dont une part importante installée à Sfax et dans les régions du Sud. Le réseau inclut également des entreprises françaises ainsi que des sociétés mixtes actives en Tunisie.

La coopération couvre plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, les industries mécaniques et pharmaceutiques, les services et les technologies de l’information. D’autres domaines, comme les énergies renouvelables et l’intelligence artificielle, offrent aussi des opportunités de développement.

Rappelons que la France est le premier investisseur étranger en Tunisie. Le pays compte 1 612 entreprises à participation française, dont 670 filiales.

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Gestern — 17. April 2026Haupt-Feeds

La Chambre tuniso-française de commerce ouvre une antenne à Sfax

17. April 2026 um 21:25

La création d’une section de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) à Sfax a été officiellement annoncée, vendredi 17 avril 2026. A cette occasion, Slim Marrakchi, membre de la section régionale de la CCITF à Sfax, a déclaré à la TAP qu’il s’agit de la première représentation régionale de la Chambre en Tunisie. La présidence de cette section a été confiée à Cyrine Ben Chrifa Ben Ayed, avec Khaled Sellami, Hatem Fourati et Slim Marrakchi, en tant que membres.

Cette représentation vise notamment le rapprochement des services de la Chambre de ses adhérents et  acteurs économiques de Sfax et des gouvernorats du sud, afin de consolider davantage les relations économiques avec le marché français.

A noter que la  CCITF compte environ 2 500 adhérents, dont 250 à 280 installés à Sfax et dans le Sud, a encore précisé la même source. Le réseau comprend également près de 50 entreprises françaises et entre 40 et 50 sociétés mixtes tuniso-françaises, a-t-il ajouté.

Marrakchi a indiqué que la coopération couvre plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire -principalement l’huile d’olive-, les industries mécaniques et pharmaceutiques, les services et les technologies de l’information, ainsi que d’autres domaines prometteurs tels que les énergies renouvelables et l’intelligence artificielle, ce qui est de nature à renforcer le partenariat économique et le soutien à l’exportation.

Il convient de rappeler que la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, fondée en 1974 compte près de deux mille adhérents. Elle œuvre continuellement à consolider les liens de partenariat entre les acteurs économiques des deux pays.

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Cybersécurité industrielle : la résilience comme nouvelle frontière

14. April 2026 um 14:17

Quand une usine s’arrête, ce ne sont pas seulement des lignes de fabrication qui se figent : c’est une équation économique, humaine et stratégique qui se dérègle. C’est autour de cette réalité que s’est articulé, le 14 avril 2026 à Tunis, le panel consacré à la sécurisation des sites industriels, des systèmes de production et des données sensibles, organisé par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française dans le cadre de la journée « Cybersécurité et Résilience des Entreprises ». Sous la modération du professeur Faouzi Moussa, spécialiste des nouvelles technologies, quatre praticiens ont croisé leurs analyses pour cartographier une menace qui a profondément changé de visage.

La bascule vers l’industrie 4.0 a rompu une frontière longtemps tenue pour acquise, celle qui séparait les environnements de gestion informatique des systèmes pilotant les machines. Cette porosité nouvelle entre IT et OT (informatique de gestion et technologies opérationnelles) est au cœur de l’intervention d’Ali Laribi, fondateur du cabinet Fortress Plus et consultant spécialisé dans la sécurité des environnements industriels connectés.

Pour lui, les critères qui gouvernent la cybersécurité industrielle ne sont pas superposables à ceux du monde informatique traditionnel. Là où l’entreprise classique hiérarchise confidentialité et intégrité, l’usine place en tête la disponibilité continue et la protection physique des opérateurs. Or, ce secteur cumule deux handicaps structurels : des équipements vieillissants, souvent non répertoriés et impossibles à mettre à niveau, et une numérisation galopante qui multiplie les points d’entrée potentiels pour des attaquants de plus en plus organisés.

La maturité cyber de l’industrie reste ainsi sensiblement en retrait par rapport au secteur financier, avec un taux de conformité qui stagne aux alentours de 40 % en France. Les menaces, quant à elles, ont changé d’échelle : des groupes aux ressources étatiques ou mafieuses ciblent désormais des accès distants que les exploitants croient, souvent à tort, inexistants ou verrouillés. Le consultant a illustré l’ampleur des dégâts possibles en évoquant le cas de Saint-Gobain, dont les pertes imputables à l’attaque par rançongiciel NotPetya ont dépassé 250 millions d’euros. Face à cette montée en puissance, Ali Laribi plaide pour un renforcement réglementaire. Tout en citant les directives européennes NIS 2 et le Cyber Resilience Act comme leviers structurants pour la protection des infrastructures critiques.

Zéro tolérance pour l’arrêt de production

Chez Sagemcom, fabricant de compteurs intelligents et de modems, la cybersécurité a cessé d’être un poste de coût pour devenir une condition d’existence. C’est en ces termes que Rim Raboudi, Directrice Sécurité de l’Information du groupe, a présenté la doctrine de son entreprise : tout incident paralysant la production se chiffre immédiatement en millions d’euros perdus.

L’architecture de défense repose sur une double strate (équipes locales et centrale) articulée autour d’une fonction dédiée, le Factory Security Officer. Son rôle est d’anticiper et de quantifier les risques métiers. La certification ISO 27001, déployée à l’échelle du groupe depuis 2015, constitue le socle normatif de cette démarche. Depuis 2021, Sagemcom dispose de son propre Centre de Réponse aux Incidents (CERT), qui supervise les alertes à l’échelle mondiale, adossé à un Security Operations Center actif en continu, mobilisant une quinzaine de spécialistes.

Lire aussi — Cybersécurité en Tunisie : l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action collective

Si aucun incident grave n’a jusqu’ici affecté les opérations, l’entreprise maintient une posture d’anticipation permanente à travers des tests d’intrusion réguliers et des plans de reprise d’activité éprouvés. La responsable a conclu sur une formule sans ambiguïté : l’investissement en cybersécurité génère son retour dès la première attaque neutralisée.

Brevets, espionnage et menaces sans frontières

Avec 110 000 collaborateurs dans le monde, dont 3 500 basés en Tunisie, et un rythme de dépôts de brevets atteignant 1 300 titres en 2025, Safran représente précisément le profil d’acteur que les adversaires numériques prennent pour cible. Nizar El Abed, Directeur du Développement IT et de la Transformation Digitale du groupe aéronautique, a dressé une cartographie de quatre catégories de risques auxquels l’entreprise doit faire face.

En premier lieu, le vol de propriété intellectuelle et de données stratégiques. En second lieu, la déstabilisation opérationnelle, avec des cyberattaques susceptibles de paralyser des usines dont la connectivité est croissante. Le troisième vecteur est humain : hameçonnage ciblé, usurpation d’identité par deepfake, manipulation des collaborateurs. Quatrième axe enfin : les campagnes de désinformation visant la réputation du groupe.

Ce qui caractérise ces menaces, selon l’intervenant, c’est leur permanence et leur déterritorialisation. Portées par des rivalités économiques mondiales et des tensions géopolitiques durables, elles s’inscrivent dans le temps long. Pour y faire face, Safran mobilise une communauté interne d’experts et s’appuie sur une prise de conscience ancrée aux plus hauts niveaux hiérarchiques du groupe.

Des chiffres qui interpellent

L’intervention de Myriam Khelifi, experte en cybersécurité chez EY, a offert une lecture de gouvernance, centrée sur les failles que les organisations peinent encore à voir ou à admettre.

Elle en a identifié quatre. Le premier angle mort est précisément cette convergence IT/OT mal gouvernée : si la jonction technique est réelle, la clarté des responsabilités en cas d’incident ne suit pas toujours. Deuxième lacune : l’absence de priorisation des actifs critiques, qui conduit des entreprises à investir dans des solutions génériques sans avoir préalablement identifié leurs systèmes névralgiques. Troisième risque : la chaîne d’approvisionnement et les accès tiers. De nombreuses intrusions empruntent les tunnels de télémaintenance ouverts par des fournisseurs. Soit autant de maillons faibles que l’organisation ne maîtrise pas directement. Quatrième point de fragilité : le top management, insuffisamment préparé à gérer des crises cyber impliquant des scénarios industriels complexes.

Lire également: Cybersécurité : Khelil Chaïbi appelle à une révolution stratégique dans les entreprises

Ces constats trouvent un écho dans les données du Baromètre de la cybersécurité 2025, conduit en partenariat avec le CESIA auprès de 400 organisations africaines, dont plus d’un quart situées en Tunisie. Le tableau qui en ressort est préoccupant : malgré une conscience accrue du danger, 44 % des structures sondées allouent encore moins de 5 % de leur budget informatique à la sécurité, un niveau jugé structurellement insuffisant. Sur le plan organisationnel, l’étude révèle qu’au-delà de 40 % des Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information demeurent rattachés hiérarchiquement à la Direction des Systèmes d’Information. Une configuration qui compromet leur indépendance et leur capacité d’action.

La conclusion implicite de ce panel est sans appel : la cybersécurité industrielle n’est plus une discipline périphérique. Elle est devenue le garde-fou de la souveraineté productive.

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Cybersécurité : Khelil Chaïbi appelle à une révolution stratégique dans les entreprises

14. April 2026 um 10:52

La cybersécurité n’est plus l’affaire des seuls techniciens. C’est le message central qu’a délivré Khelil Chaïbi, président de la CCITF, lors de l’événement « Cybersécurité et résilience des entreprises : Regards croisés par secteur ». Une rencontre organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française.

Face à des menaces globales et croissantes, il a plaidé pour que la protection numérique soit intégrée au cœur même des stratégies d’entreprise, portée collectivement par l’ensemble des acteurs économiques.

Dans un contexte de transformation numérique profonde et accélérée, Khelil Chaïbi a posé d’emblée le constat qui structure toute son intervention : la cybersécurité ne peut plus être reléguée au rang d’“expertise périphérique“. Elle doit désormais irriguer les processus opérationnels, les choix d’architecture et les décisions stratégiques des organisations, dès leur conception. C’est à cette condition, a-t-il soutenu, que les entreprises pourront bâtir une confiance durable dans leurs relations avec leurs partenaires et leurs clients.

Lire aussi — Cybersécurité en Tunisie : l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action collective

Cette exigence prend une acuité particulière dans le secteur industriel, où les systèmes de production sont aujourd’hui directement exposés aux cybermenaces. Les conséquences d’une faille ne sont plus abstraites : elles menacent concrètement et immédiatement la continuité des activités. Le secteur bancaire est soumis à des impératifs similaires, la transformation numérique y renforçant les exigences en matière de sécurité des transactions, de protection des données et de capacité à résister aux incidents technologiques.

 

Face à l’ampleur et à la globalité des menaces, le président de la CCITF défend une idée centrale : aucune organisation ne peut y répondre seule. La réponse technique, aussi sophistiquée soit-elle, demeure insuffisante si elle n’est pas adossée à une logique d’intelligence collective. C’est l’ensemble de l’écosystème économique qui doit se mobiliser, partager les expériences et coordonner les efforts pour construire une résilience réelle et durable, dit-il en substance.

Il a rendu hommage à la capacité des entreprises présentes à évoluer dans un environnement exigeant. Tout en soulignant que cette aptitude collective à se renforcer face à l’adversité est précisément ce qui justifie et donne tout son sens à de telles rencontres.

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Cybersécurité en Tunisie : l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action collective

14. April 2026 um 10:28

La Tunisie ne peut plus se permettre de gérer sa cybersécurité en ordre dispersé. C’est le message sans détour qu’a délivré Yacine Djemaiel lors du séminaire « Cybersécurité et résilience des entreprises : regards croisés par secteur », organisé à Tunis par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF).

Dans une allocution d’une franchise rare, il a reconnu publiquement les insuffisances passées, annonçant un tournant institutionnel concret. Puis de lancer un avertissement clair : sans collaboration réelle entre acteurs publics et privés, la résilience du cyberespace national restera un vœu pieux.

Yacine Djemaiel – expert tunisien en cybersécurité, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité informatique (ANSI) – n’a pas mâché ses mots. Évoquant la nécessité d’apprendre à travailler ensemble, il a concédé que cette prise de conscience arrivait peut-être tardivement. Reconnaissant ainsi que la coopération entre acteurs publics et privés aurait dû s’imposer bien plus tôt. Il a surtout formulé une mise en garde explicite sur un écueil structurel persistant dans le secteur : le décalage entre les discours tenus en colloque et les actes posés sur le terrain. Ce n’est plus tolérable, a-t-il signifié, à l’heure où les menaces cyber s’intensifient et où l’usage croissant de l’intelligence artificielle redéfinit en profondeur le paysage des risques.

Pour démontrer que ce changement de cap est déjà en marche, il a annoncé une initiative concrète devant se matérialiser prochainement : l’organisation d’exercices cyber de grande envergure, déployés à l’échelle nationale sur plusieurs journées consécutives. Vingt-cinq équipes seront formées par journée, dans des scénarios d’incidents et de crises réelles, au bénéfice d’un nombre d’organismes publics et privés bien plus élevé que ce que permettaient les formats habituels, jusqu’alors limités dans leur portée et leur durée.

 

Quid de la stratégie nationale de cybersécurité ?

Le signal le plus fort tient cependant au changement de rôle assumé par l’Agence nationale de la cybersécurité elle-même. Alors qu’elle animait jusqu’ici ces exercices en propre, elle cède désormais cette mission à des experts du secteur privé et se recentre sur sa fonction de régulateur. Yacine Djemaiel a présenté ce transfert comme un acte délibéré et symbolique : la preuve que la collaboration public-privé peut exister en dehors des textes stratégiques, dans la réalité opérationnelle du terrain.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de cybersécurité, élaborée en 2025 à l’issue d’un processus consultatif impliquant l’ensemble des parties prenantes. Ce document de référence, dont les dernières phases d’approbation sont en cours, fixe parmi ses objectifs prioritaires la modernisation des infrastructures techniques et le renforcement des compétences humaines. Il a vocation à structurer durablement l’action collective en matière de protection du cyberespace tunisien, tous secteurs confondus.

Yacine Djemaiel a conclu en saluant la réponse positive des acteurs privés sollicités pour animer ces journées d’exercices, y voyant un signe encourageant que la dynamique est enclenchée. Mais le ton de son intervention ne laissait guère de place à la complaisance : la Tunisie entre dans une période où la résilience de son cyberespace ne se décrètera plus, elle se construira, ensemble, ou pas du tout.

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Khalil Laabidi: « La Tunisie a des atouts, mais doit encore lever ses blocages »

07. April 2026 um 15:51

Digitalisation, simplification administrative, accès au financement : la CCITF met en lumière les conditions d’une croissance plus solide. Le baromètre économique a mis en lumière une dynamique positive, tempérée par des anticipations prudentes pour 2026. Ainsi, sans un contexte mondial en recomposition, la Tunisie pourrait redevenir un hub pour les investisseurs en quête de stabilité et de proximité avec l’Europe. Encore faut-il lever les obstacles structurels qui freinent l’investissement et renforcer l’attractivité du pays. Rencontré à l’issue de l’événement, Khalil Laabidi a souligné dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que les enjeux clés peuvent être répartis en deux grands volets. 

D’abord, il existe en Tunisie des atouts déjà bien installés qu’il faut continuer à développer et à mieux valoriser. Khalil Laabibi rappelle que le pays bénéficie d’une attractivité presque naturelle, en raison de sa position géographique, de son ouverture et de son histoire. Ce qui reste à faire aujourd’hui, c’est surtout de mieux communiquer sur ces acquis et d’améliorer la logistique. Car même si la Tunisie est proche de l’Europe, une logistique insuffisante la rend, en pratique, beaucoup plus éloignée.

Le deuxième volet concerne les éléments que l’on peut encore améliorer. Il précise dans ce contexte : “La Tunisie est souvent perçue comme un pays à l’administration lourde, notamment en matière de dossiers d’investissement. La gestion de ces dossiers reste complexe, et la stabilité juridique n’est pas toujours au rendez-vous. Pourtant, ce sont des aspects qui peuvent être corrigés relativement rapidement, notamment à travers les lois de finances et des ajustements réglementaires plus souples.”

L’administration, à cet égard, doit accélérer sa digitalisation. C’est le meilleur moyen d’éviter les lenteurs, les tracasseries administratives et le traitement au cas par cas. Dans ce domaine, beaucoup peut encore être fait, en particulier pour la facturation électronique, qui peine toujours à se déployer. 

Le problème ne tient pas à l’idée elle-même, mais à la manière dont elle a été préparée. Son adoption graduelle n’a pas été suffisamment maîtrisée. Comme dans d’autres pays, il aurait fallu procéder par étapes, sur plusieurs années, en commençant par les acteurs les mieux outillés. Au lieu de cela, on a voulu aller trop vite et le saut s’est révélé périlleux, poursuit-il.

Rôle essentiel de la diplomatie économique et des TRE

Par ailleurs, le contexte géopolitique actuel, notamment au Moyen-Orient, fait apparaître de nouvelles opportunités. 

Il ajoute à cet effet : “Le monde des investissements est en train de changer, avec l’émergence de nouveaux pôles et d’un nouvel ordre économique. La Tunisie doit choisir entre accompagner ce mouvement ou rester à l’écart. Elle doit être partie prenante de cette mutation, sans instrumentaliser les drames des autres; mais en sachant saisir les opportunités qu’offre ce changement de paradigme.”

Dans cette perspective, Khalil Laabidi souligne que : “La diplomatie économique et les Tunisiens établis à l’étranger ont un rôle essentiel à jouer. Il faut aussi rappeler qu’un bon accueil réservé aux entreprises déjà implantées en Tunisie constitue la meilleure publicité possible pour le pays. Lorsqu’une entreprise est satisfaite, elle devient un relais crédible et attire naturellement d’autres investisseurs.”

Enfin, au-delà des recommandations déjà formulées, moins de pression fiscale, plus de stabilité et moins de bureaucratie, il faut aller vers des réformes plus ciblées, avec des incitations peut-être moins nombreuses, mais réellement efficaces et directement utiles aux entreprises. Il faut aussi renforcer la communication autour de ces mesures pour qu’elles soient mieux comprises et mieux valorisées, conclut-il.

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CCITF : la reprise des entreprises se consolide, les attentes restent fortes

07. April 2026 um 15:34

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) a présenté, lors d’une conférence de presse mardi 7 avril 2026, la troisième édition de son baromètre économique. Il est mené auprès de 167 entreprises tunisiennes et françaises opérant entre les deux pays. Réalisée du 15 décembre 2025 au 5 mars 2026, l’enquête évalue l’évolution du chiffre d’affaires, les perspectives d’investissement, l’impact de la conjoncture et les transformations en cours. Et ce, notamment en matière de digitalisation, de RSE, de ressources humaines et de cadre réglementaire.

Lors de la présentation, Khelil Chaibi, président de la CCITF, a souligné que les résultats du baromètre confirment une amélioration de la performance des entreprises en 2025, avec une activité majoritairement stable ou en progression. Il a toutefois appelé à la prudence pour 2026. Tout en estimant nécessaire de consolider cette dynamique dans un environnement des affaires plus lisible, plus fluide et plus incitatif.

Mohamed Louzir, secrétaire général de la CCITF, a de son côté insisté sur la résilience des entreprises, tout en rappelant que la pression fiscale, les lourdeurs administratives et les incertitudes réglementaires continuent de peser sur leur compétitivité. Il a également insisté sur la qualité des ressources humaines en Tunisie, qu’il a présentée comme l’un des atouts majeurs de cette résilience.

Une reprise réelle, mais fragile

Le baromètre met en évidence une amélioration des performances en 2025, portée par la progression du chiffre d’affaires. Plus de 80 % des entreprises interrogées déclarent une activité stable ou en hausse. Tandis que les baisses importantes reculent nettement. Les perspectives pour 2026 restent positives mais plus prudentes : 55 % des entreprises anticipent une amélioration de leur activité; 4 % une stagnation; et 11 % une baisse.

 

Cette trajectoire confirme une dynamique de reprise sur trois ans. Mais elle révèle aussi un écart récurrent entre les anticipations et les résultats effectivement enregistrés. Les prévisions pour 2026 traduisent donc davantage un signal de confiance qu’une garantie de performance.

Des freins structurels persistants

Le baromètre confirme que le premier frein à l’activité reste un triptyque fiscal, réglementaire et administratif. La pression fiscale est citée par 68 % des entreprises. Les formalités administratives le sont par 58 %. Et le cadre réglementaire demeure également perçu comme un obstacle majeur.

L’enquête montre aussi un impact très marqué de la conjoncture internationale. En effet, 91 % des entreprises déclarent avoir été affectées par la tendance inflationniste et 87 % par les conflits géopolitiques. L’ensemble des facteurs testés affiche un impact fort ou modéré supérieur à 60 %. Ce qui confirme la faiblesse des marges de manœuvre des entreprises.

Des attentes claires

Face à ces contraintes, les entreprises expriment des priorités nettes. Elles réclament d’abord de nouvelles incitations financières et fiscales, citées par 41 % des répondants. Puis, elles sollicitent, à 32 %, un allègement des procédures administratives.

Le baromètre met également en avant la nécessité de simplifier et de fluidifier les relations avec l’administration, de faciliter l’accès au financement et de sécuriser l’investissement. Il souligne aussi l’importance d’accompagner les entreprises dans leur structuration, notamment en matière de RSE, de gouvernance et d’internationalisation.

Transition numérique encore incomplète

La digitalisation apparaît comme un chantier encore inabouti. Les entreprises interrogées se situent majoritairement à un stade expérimental ou en réflexion. Tandis qu’une minorité seulement dispose d’un usage structuré. Au total, 85 % des entreprises restent avant le stade du déploiement opérationnel. Ce qui freine l’intégration de l’intelligence artificielle à grande échelle.

Cette situation révèle un tissu économique conscient des enjeux numériques, mais encore dépourvu d’un socle digital suffisamment mature pour accélérer la transformation.

En conclusion, un écosystème favorable reste indispensable pour soutenir l’innovation, la croissance et la durabilité à long terme.

Afrique et transition énergétique

L’Afrique demeure un potentiel de développement important, mais encore peu exploité. En effet, en 2026, 44 % des entreprises n’ont aucun échange avec le continent. Alors que 28 % seulement anticipent une hausse de leurs échanges. En revanche, 56 % des entreprises déjà actives sur ce marché maintiennent ou améliorent leurs relations commerciales.

Le baromètre souligne enfin la montée en puissance des enjeux énergétiques et environnementaux. Les entreprises accordent une place croissante aux énergies renouvelables, perçues comme un levier de compétitivité, de réduction de la dépendance énergétique et d’amélioration de la balance commerciale. 39 % des dirigeants interrogés estiment que les énergies renouvelables devraient constituer le principal investissement public dans les années à venir.

La nouveauté de cette édition réside dans l’élaboration d’un livre blanc, que la CCITF s’apprête à lancer et qui est attendu avant la fin de l’année.

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