Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Heute — 07. Januar 2026Haupt-Feeds

Crise de la CNAM : Les pharmaciens alertent sur un risque de paralysie du système de santé

07. Januar 2026 um 16:04

La rupture de la convention entre les pharmacies privées et la Caisse nationale d’assurance maladie est l’aboutissement d’un bras de fer de plusieurs mois. Face à l’asphyxie financière du secteur, le président du syndicat des pharmaciens appelle l’État à intervenir en urgence pour éviter un effondrement de l’accès aux soins.

La décision de mettre fin à la convention liant les pharmacies privées à la CNAM à partir du 31 décembre 2025 n’a rien d’improvisé. Dans une déclaration à Mosaïque FM, Mohamed Zoubeir Guiga explique qu’il s’agit du résultat d’une longue série d’alertes restées sans suite, alors que la situation financière de la Caisse ne cesse de se détériorer.

Les pharmaciens en première ligne

Le responsable syndical rappelle que la convention avec les pharmaciens s’inscrivait dans la continuité d’accords déjà rompus avec les médecins du secteur privé. Face aux retards de remboursement, de nombreuses officines assurent aujourd’hui sur leurs propres fonds une part croissante de la prise en charge des patients, fragilisant l’équilibre financier du secteur.

Pour Mohamed Zoubeir Guiga, le problème dépasse désormais le cadre technique ou administratif. Il appelle à une intervention directe de la présidence du gouvernement et à la convocation d’une réunion d’urgence regroupant quatre ministères : Santé, Affaires sociales, Finances et Commerce. Selon lui, sans coordination étroite, aucune réforme crédible de l’assurance maladie ou du secteur du médicament ne pourra aboutir.

Avertissement sur les conséquences pour les patients

Le président du syndicat met en garde contre les risques d’une poursuite de l’inaction : ruptures d’approvisionnement, désorganisation du circuit du médicament et dégradation de l’accès aux soins. Les patients seraient, selon lui, les premières victimes. Il appelle à une décision politique forte et rapide pour éviter que la filière du médicament ne bascule dans une crise majeure.

Lire aussi :

L’article Crise de la CNAM : Les pharmaciens alertent sur un risque de paralysie du système de santé est apparu en premier sur webdo.

Vignette automobile 2026 : Tarifs et délais de paiement

07. Januar 2026 um 15:26

Comme chaque année, la taxe de circulation (vignette automobile) s’applique selon une grille tarifaire fixée en fonction de la puissance fiscale et du type de carburant. Les autorités ont rappelé le calendrier officiel de paiement et les montants dus par catégorie de véhicules, dans un contexte de renforcement du suivi fiscal.

Pour éviter toute amende ou majoration, les propriétaires de véhicules sont appelés à respecter les délais suivants pour s’acquitter de la taxe de circulation 2026 :

  • 5 février 2026 : établissements publics administratifs, collectivités locales, organismes assimilés et personnes morales, y compris l’État.
  • 5 mars 2026 : particuliers possédant des véhicules aux numéros d’immatriculation pairs.
  • 5 avril 2026 : particuliers possédant des véhicules aux numéros d’immatriculation impairs.
  • 5 mai 2026 : véhicules destinés à la location ou acquis dans le cadre de contrats de leasing.

Les autorités fiscales rappellent que tout retard de paiement expose le propriétaire à des pénalités financières et à des sanctions administratives.

Tarifs

Le montant de la vignette automobile varie en fonction de deux critères : la puissance fiscale du véhicule et le type de carburant utilisé (essence, diesel ou GPL).

  • Véhicules de 1 à 4 CV : Essence : 65 DT / Diesel : 215 DT / GPL : 390 DT
  • Véhicules de 5 à 7 CV : Essence : 130 DT / Diesel : 280 DT / GPL : 455 DT
  • Véhicules de 8 CV : Essence : 180 DT / Diesel : 330 DT / GPL : 505 DT
  • Véhicules de 9 CV : Essence : 180 DT / Diesel : 405 DT / GPL : 580 DT
  • Véhicules de 10 à 11 CV : Essence : 230 DT / Diesel : 455 DT / GPL : 630 DT
  • Véhicules de 12 à 13 CV : Essence : 1050 DT / Diesel : 1275 DT / GPL : 1450 DT
  • Véhicules de 14 à 15 CV : Essence : 1400 DT / Diesel : 1625 DT / GPL : 1800 DT
  • Véhicules de 16 CV et plus (y compris véhicules sportifs) : Essence : 2100 DT / Diesel : 2325 DT / GPL : 2500 DT

Pression fiscale plus forte sur les grosses cylindrées

La grille 2026 confirme une progressivité très marquée de la taxe, avec un écart considérable entre les petites cylindrées et les véhicules puissants. À titre d’exemple, un véhicule de 16 CV essence paie plus de 30 fois la vignette d’une voiture de 4 CV.

Cette politique vise à la fois à renforcer les recettes fiscales, à dissuader l’utilisation de véhicules fortement consommateurs de carburant, et à orienter progressivement le parc automobile vers des motorisations moins énergivores.

Les services fiscaux annoncent un durcissement des contrôles en 2026 pour lutter contre la fraude et les retards de paiement. Les automobilistes sont donc appelés à respecter strictement le calendrier afin d’éviter sanctions, blocages administratifs ou pénalités financières.

Dans ce contexte, le ministère des Finances a mis en service une plateforme numérique permettant de payer la taxe de circulation automobile pour l’année 2026, constituant une nouvelle étape dans la dématérialisation des services fiscaux en Tunisie.

Mais, dans l’immédiat, seuls les véhicules dont le tonnage dépasse cinq tonnes, en particulier les camions, autocars et autres véhicules lourds utilisés dans le transport professionnel, sont concernés par cette procédure en ligne. Les automobilistes ordinaires devront encore patienter.

Lire aussi :

L’article Vignette automobile 2026 : Tarifs et délais de paiement est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Vingt gouvernorats placés en vigilance jaune

07. Januar 2026 um 14:30

L’Institut national de la météorologie (INM) a placé ce mercredi 7 janvier 2026 vingt gouvernorats du pays sous vigilance jaune, en raison de conditions météorologiques instables associant pluies, orages, grêle et chute des températures. Le dispositif d’alerte, actualisé régulièrement, appelle à la prudence pour les activités sensibles au risque.

Ce mercredi, l’Institut national de la météorologie (INM) a actualisé sa carte de vigilance météorologique, plaçant 20 gouvernorats en vigilance jaune. Ce niveau d’alerte indique des phénomènes météo susceptibles de présenter des dangers potentiels, tels que des précipitations localement intenses et des perturbations qui pourraient affecter diverses activités sensibles.

La carte de vigilance est actualisée au moins deux fois par jour, permettant de signaler l’évolution des risques dans les prochaines 24 heures et d’alerter les autorités et le public en temps réel.

Pluie, orages, grêle… une instabilité marquée

L’épisode météorologique en cours s’inscrit dans une situation instable généralisée sur une grande partie du pays. Une perturbation hivernale traverse la Tunisie, apportant des pluies soutenues, parfois accompagnées d’orages, notamment dans le nord et le centre ; des cellules orageuses favorables à des précipitations localement importantes ; des risques de chutes de grêle par endroits ; une baisse sensible des températures, avec un temps plus froid que la normale pour la saison.

Ce contexte est le résultat d’une masse d’air froid qui s’est installée sur le pays, renforçant l’instabilité atmosphérique et rendant les conditions météorologiques plus rigoureuses que d’habitude.

Froid marqué et neige sur les hauteurs

Au-delà des simples pluies, cette perturbation s’accompagne de chutes de neige sur les reliefs occidentaux, notamment dans les régions montagneuses, où les températures ont chuté de manière significative.

Face à ces alertes, l’INM et les services de sécurité civile recommandent d’éviter les activités sensibles au risque (travaux en hauteur, sorties en montagne) ; de suivre régulièrement les bulletins météo officiels ; d’adapter ses déplacements en fonction de l’évolution des conditions.

La vigilance jaune ne signifie pas un danger imminent extrême, mais une attention renforcée pour prévenir tout incident lié aux phénomènes annoncés.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Vingt gouvernorats placés en vigilance jaune est apparu en premier sur webdo.

Intempéries en France : Des vols Tunisair vers Paris perturbés

07. Januar 2026 um 13:10

Les conditions météorologiques exceptionnelles en France entraînent mercredi 7 janvier 2026 des réductions importantes des programmes de vols sur les aéroports parisiens. Plusieurs vols de plusieurs compagnies sont perturbés. Tunisair appelle, dans un communiqué, ses passagers à suivre l’évolution des horaires pour éviter tout désagrément.

Réduction des vols sur Paris

Les autorités aéroportuaires françaises ont décidé de réduire de 25 à 40% le programme de vols sur les principaux aéroports parisiens, Paris-Orly (ORY) et Paris-Charles de Gaulle (CDG). Cette mesure vise à limiter les impacts des conditions météorologiques exceptionnelles sur la sécurité des opérations.

Certaines rotations opérées par Tunisair pourraient donc être reportées, annulées ou retardées. Tunisair recommande vigilance et suivi et conseille à ses passagers de vérifier régulièrement le statut de leur vol sur le site officiel de Tunisair ou via l’application mobile et de suivre les canaux d’information officiels pour les mises à jour concernant les horaires et changements éventuels.

Cette vigilance permettra de réduire les désagréments liés aux perturbations et de mieux organiser les déplacements.

Conditions exceptionnelles en Europe

Ces mesures interviennent dans un contexte de météo exceptionnelle en Europe, avec des intempéries particulièrement marquées en France. Les autorités locales ajustent régulièrement le trafic aérien pour garantir la sécurité des passagers et du personnel aéronautique.

Pour toute information concernant les vols un centre d’appel a été mis à la disposition des passagers par Tunisair : Depuis la Tunisie : 81 10 77 77 / De l’étranger : +216 70 019 180 / France : +33 1 85 15 07 81.

Lire aussi :

L’article Intempéries en France : Des vols Tunisair vers Paris perturbés est apparu en premier sur webdo.

Tourisme en Tunisie : Recettes record de plus de 8 milliards de dinars en 2025

07. Januar 2026 um 12:47

Le secteur touristique tunisien a dépassé les 8 milliards de dinars de recettes en 2025, grâce à l’accueil de plus de 11 millions de visiteurs, un nouveau record historique. La stratégie de diversification et de montée en gamme de l’offre touristique commence à porter ses fruits.

Selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques 2025 ont atteint 8096,9 millions de dinars (MD), contre 7599,7 MD en 2024, soit une progression annuelle de 6,5%.

Cette augmentation correspond à près de 500 MD supplémentaires, un signe clair que le secteur retrouve sa dynamique d’avant-pandémie et que la demande touristique pour la Tunisie est robuste.

Plus de 11 millions de touristes accueillis

Jusqu’au 22 décembre 2025, la Tunisie a accueilli plus de 11 millions de touristes, dépassant le précédent record de 2019 qui était de 9,4 millions.

Cette performance illustre une reprise complète après la crise Covid-19 (2020-2022), période pendant laquelle le secteur avait connu un recul sévère, avec des pertes importantes en termes de fréquentation et de revenus.

En moyenne, chaque touriste a dépensé environ 735 dinars en 2025. Ce chiffre reflète une orientation vers un tourisme plus haut de gamme, qui mise sur la qualité de l’expérience, le confort et la diversification des offres régionales.

Si les chiffres de 2025 sont encourageants, le secteur devra continuer à développer les infrastructures pour accueillir un nombre croissant de touristes ; diversifier encore plus l’offre touristique pour attirer des segments premium et internationaux ; renforcer la promotion à l’international pour maintenir la dynamique et dépasser les 11 millions de visiteurs

Le tourisme tunisien semble donc sur la voie d’une reprise solide, mais la consolidation de ces résultats dépendra de la qualité de l’expérience offerte et de la stabilité de l’environnement touristique.

Évolution des recettes depuis 2020

Après une chute brutale liée à la pandémie de Covid-19, les recettes touristiques tunisiennes ont suivi une trajectoire ascendante quasi continue depuis 2020. Passées d’environ 2 milliards de dinars en 2020 (-64% par rapport à 2019), elles ont progressé à près de 3 milliards en 2021, avant d’accélérer nettement à 4,2 milliards en 2022, marquant le retour massif des touristes.

En 2023, la dynamique s’est confirmée avec un rebond soutenu, ouvrant la voie à un record historique en 2024 à près de 7,6 milliards de dinars. Cette tendance culmina enfin en 2025, où les recettes dépassent les 8 milliards de dinars, effaçant les séquelles de la crise sanitaire et plaçant le secteur sur une nouvelle trajectoire de croissance.

Lire aussi :

L’article Tourisme en Tunisie : Recettes record de plus de 8 milliards de dinars en 2025 est apparu en premier sur webdo.

Administrations publiques : Aide de 10.000 DT par véhicule électrique acquis

07. Januar 2026 um 12:23

Le programme national de promotion des véhicules électriques dans les structures publiques entre officiellement en vigueur. Si cette initiative concrétise un objectif ancien, le projet reste confronté à des défis historiques et structurels liés à la mise en œuvre de la mobilité électrique en Tunisie.

Entré en vigueur le 31 décembre 2025, le programme national vise à promouvoir l’usage des véhicules électriques au sein des établissements publics et des collectivités locales. Doté d’un budget d’un million de dinars, il prévoit une prime de 10.000 dinars pour chaque véhicule acquis, versée par le Fonds de transition énergétique (FTE).

La mise en œuvre est confiée à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui s’occupera de la sélection des structures bénéficiaires, de la détermination du nombre de véhicules attribués et de l’accompagnement dans les procédures d’appel d’offres et d’exécution des contrats. Le programme s’étend sur deux ans, prorogeables si nécessaire.

L’objectif officiel est clair : renforcer la maîtrise de l’énergie et accélérer la transition vers une mobilité plus propre dans le secteur public.

Une ambition déjà ancienne, avec des limites historiques

Cependant, cette initiative n’est pas totalement nouvelle. Dès 2019, le directeur général des énergies renouvelables annonçait l’importation de 1000 voitures électriques pour les structures publiques, suivie, dans un second temps, par un projet plus ambitieux de 70.000 véhicules.

À l’époque, des acteurs publics et privés, dont la STEG, la SNDP, des syndicats et plusieurs ministères, avaient discuté de réglementation, fiscalité, infrastructure de recharge et bénéficiaires. Des tests pilotes avaient été lancés avec quelques véhicules pour évaluer rentabilité, consommation et adaptation technologique.

Malgré ces annonces, plusieurs défis subsistent :

  • Cadre législatif incomplet pour soutenir la commercialisation et l’usage des véhicules électriques.
  • Infrastructure de recharge limitée, freinant l’adoption massive.
  • Projets pilotes restés modestes, montrant la lenteur de l’exécution.

En ce sens, le programme 2026 concrétise une ambition vieille de plusieurs années, mais la Tunisie devra dépasser les étapes expérimentales et budgétaires pour réellement transformer la mobilité publique.

Un pas en avant mais beaucoup reste à faire

Si le budget et les primes annoncés constituent une avancée concrète, le succès dépendra de la capacité des structures publiques à gérer les appels d’offres, l’acquisition et l’entretien des véhicules.

Le programme ne couvre pour l’instant que le secteur public, alors que le parc privé représente une part importante de la consommation énergétique nationale. Pour une transition énergétique efficace, il faudra élargir les incitations, développer les infrastructures de recharge et créer un cadre juridique durable pour le secteur privé.

Lire aussi :

L’article Administrations publiques : Aide de 10.000 DT par véhicule électrique acquis est apparu en premier sur webdo.

Blanchiment, conspiration… Khayam Turki toujours au cœur de la tourmente judiciaire

07. Januar 2026 um 11:19

Le procès de l’activiste politique Khayam Turki pour blanchiment d’argent et infractions financières a été reporté à février par la chambre criminelle spécialisée. Déjà condamné dans l’affaire de conspiration contre la sécurité intérieure de l’État, Turki reste au cœur de plusieurs dossiers judiciaires sensibles.

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter le procès de Khayam Turki au mois de février prochain.

La décision de renvoi a été confirmée, hier, par la chambre d’accusation spécialisée de la cour d’appel de Tunis, qui avait préalablement renvoyé l’activiste devant la juridiction spécialisée pour être jugé sur des faits de blanchiment d’argent et d’autres infractions financières.

Poursuivi pour blanchiment d’argent

Khayam Turki est poursuivi dans ce dossier pour blanchiment d’argent et diverses infractions financières, qui seraient liées à l’exploitation de ses activités sociales et professionnelles. Ces accusations s’ajoutent à son dossier déjà très lourd et posent de nouvelles questions sur la gestion de ses biens et ressources dans le cadre de ses engagements politiques et associatifs.

Selon des sources judiciaires, Turki bénéficie actuellement de la liberté dans cette affaire financière, mais son statut reste compliqué par les autres procédures en cours.

Khayam Turki est actuellement incarcéré pour l’affaire dite de conspiration contre la sécurité intérieure de l’État, un dossier majeur qui avait conduit à sa condamnation à 35 ans de prison avec confiscation de ses biens. Cette condamnation fait de lui une figure centrale dans les dossiers judiciaires et politiques sensibles du pays.

Le cumul des procédures – à la fois pour des infractions financières et des accusations liées à la sécurité de l’État – illustre l’ampleur des enquêtes dont il fait l’objet et le maintient au centre de débats.

Qui est Khayem Turki ?

Né en 1969 à Paris (56 ans en 2025), Khayem Turki est un homme politique, économiste et ancien chef d’entreprise tunisien.

Il rejoint le parti Ettakatol (Forum démocratique pour le travail et les libertés) après la révolution de 2011, où il occupe plusieurs responsabilités, dont secrétaire général adjoint et conseiller politique. Après une période d’activité interne marquée par les élections post-révolution, il quitte le parti en 2015.

En mai 2015, il cofonde le think tank Al-Joussour, dédié à la réflexion sur les politiques publiques, le dialogue démocratique et la gouvernance.

Proche de plusieurs cercles d’experts et de négociations politiques, il est pressenti en 2020, à la suite des législatives et des consultations de Carthage, comme possible chef de gouvernement, sans être officiellement nommé.

Depuis février 2023, Khayem Turki est incarcéré dans le cadre d’un dossier qualifié par les autorités de « complot contre la sûreté de l’État », aux côtés d’autres figures publiques.

Lire aussi :

L’article Blanchiment, conspiration… Khayam Turki toujours au cœur de la tourmente judiciaire est apparu en premier sur webdo.

Affaire de la « chambre noire » : La justice confirme les condamnations

07. Januar 2026 um 09:32

La justice tunisienne a confirmé en appel les condamnations visant d’anciens cadres sécuritaires dans le dossier de la « chambre noire ». Une affaire emblématique des zones d’ombre de l’appareil sécuritaire et des archives sensibles de l’État.

La Cour d’appel verrouille le verdict

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mardi soir, le jugement rendu en première instance dans l’affaire dite de la « chambre noire » du ministère de l’Intérieur. L’ensemble des accusés écope de peines de huit ans de prison, consacrant ainsi la position ferme de la justice dans ce dossier aux ramifications politiques et sécuritaires sensibles.

Cette décision intervient après l’audition, mardi 6 janvier 2026, des principaux accusés dans le cadre de la procédure d’appel. Les débats ont porté sur un dossier remontant à la découverte de documents sensibles dissimulés dans un bureau fermé au sein du ministère.

D’anciens hauts cadres sécuritaires au cœur du dossier

Plusieurs anciens responsables du ministère de l’Intérieur, ainsi que l’ex-chef de la brigade de lutte contre le terrorisme, ont comparu devant la juridiction. Le dossier vise huit personnes : Atef Omrani, Boubaker Laabidi, Mohamed Friji, Kais Bessifi, Sami Waz, ainsi que trois accusés actuellement en fuite, Mustapha Khedher, Abdelaziz Daghssni et Ridha Barouni.

Parmi les condamnés figurent d’anciens cadres de premier plan, dont un ex-directeur de l’unité de lutte antiterroriste et un ancien responsable des services spécialisés, ce qui confère à l’affaire une portée institutionnelle et politique majeure.

En mai dernier, la chambre criminelle du tribunal de première instance de l’Ariana avait déjà condamné les huit accusés à huit ans de prison chacun. La confirmation du verdict en appel vient clore, sur le plan judiciaire, un dossier qui a longtemps alimenté les controverses et les soupçons autour de la gestion de certains fichiers sensibles au sein du ministère.

Des documents sensibles au centre de l’enquête

L’affaire trouve son origine dans la découverte de nombreux documents dissimulés dans un bureau fermé du ministère de l’Intérieur. La défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi avait rapidement réclamé la levée du secret sur ces pièces, estimant qu’elles pourraient contenir des éléments déterminants en lien avec les dossiers des deux assassinats politiques.

Le « Comité de défense des deux martyrs » avait, de son côté, présenté des documents mettant en cause Mustapha Khedher, affirmant qu’il entretenait des liens avec le mouvement Ennahdha et menait des activités à caractère renseignement.

Lire aussi :

L’article Affaire de la « chambre noire » : La justice confirme les condamnations est apparu en premier sur webdo.

La Tunisie saisie par un froid hivernal

07. Januar 2026 um 08:56

Une perturbation hivernale traverse le pays ce mercredi, apportant pluies soutenues, chute brutale des températures et épisodes neigeux sur les reliefs de l’Ouest. Plusieurs régions font face à des conditions météorologiques difficiles, annonçant une journée sous haute vigilance.

Une masse d’air froid s’est installée sur la Tunisie ce mercredi, provoquant une dégradation sensible des conditions météorologiques sur une large partie du pays.

Le nord et le centre du pays sont concernés par des pluies parfois soutenues et accompagnées d’orages, tandis que certaines régions du sud sont également touchées par des précipitations éparses. Selon les prévisions, l’intensité de ces pluies devrait toutefois diminuer progressivement au fil de la journée.

La neige sur les hauteurs de l’Ouest

Le phénomène le plus marquant reste l’apparition de la neige sur les hauteurs ouest. Les régions de Thala et de Kasserine ont enregistré des chutes de neige, offrant un paysage hivernal inhabituel et confirmant la vigueur de cette vague de froid.

Ces conditions pourraient compliquer la circulation dans les zones montagneuses et nécessitent une prudence particulière.

Une chute marquée des températures

La chute des températures accentue encore le caractère rigoureux de cet épisode. Les maximales affichent une nette baisse et se situent entre 9 et 14 degrés dans la plupart des régions. Sur les hauteurs, le mercure descend jusqu’à 5 degrés, tandis que l’extrême sud-est ne dépasse pas les 16 degrés, malgré une situation généralement plus clémente.

Cet épisode hivernal rappelle la vulnérabilité de plusieurs régions face aux brusques changements climatiques de saison. Les autorités appellent à la vigilance, notamment pour les déplacements et les activités en plein air.

Lire aussi :

L’article La Tunisie saisie par un froid hivernal est apparu en premier sur webdo.

Gestern — 06. Januar 2026Haupt-Feeds

Pénurie de médicaments : Le CNRD ouvre le dossier

06. Januar 2026 um 20:38

Le Conseil national des régions et des districts (CNRD) s’est saisi, ce mardi, du dossier sensible de la pénurie de médicaments en Tunisie. La question a été au cœur d’une réunion de la Commission des services et du développement social, dans un contexte marqué par des ruptures récurrentes de stocks, notamment pour les traitements des maladies chroniques et des cancers.

Lors de cette séance, les membres de la commission ont convenu de la nécessité de sortir du cadre théorique et d’aller vérifier la situation sur le terrain. Des visites sont prévues dans plusieurs établissements de santé, en particulier dans les régions de l’intérieur du pays, afin d’identifier précisément les dysfonctionnements à l’origine de la pénurie.

Les députés ont insisté sur le fait que le problème ne se limite pas à un simple déficit d’approvisionnement, mais qu’il pourrait être lié à des failles structurelles dans la gestion, la planification et la distribution des médicaments.

Distribution et contrebande au cœur des préoccupations

Les débats ont mis en lumière la fragilité des circuits de distribution et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle. Plusieurs intervenants ont souligné que la mauvaise organisation du réseau de distribution, combinée à la persistance de la contrebande de médicaments, aggrave la situation et prive de nombreux patients de traitements essentiels.

La commission a appelé à intensifier la lutte contre les circuits parallèles, dont l’impact est jugé particulièrement néfaste pour la crédibilité du système de santé public et pour la sécurité des patients.

Les industriels du médicament dans le viseur

Les parlementaires se sont également interrogés sur le recul de la production nationale de certains médicaments. Ils ont évoqué les difficultés rencontrées par plusieurs entreprises pharmaceutiques, qu’elles soient d’ordre organisationnel, financier ou logistique.

Cette baisse de performance industrielle est perçue comme l’un des facteurs clés expliquant les ruptures répétées de certains produits, y compris ceux considérés comme vitaux.

La Pharmacie centrale appelée à jouer un rôle renforcé

Face à cette situation, la commission a mis l’accent sur la nécessité de redynamiser le rôle de la Pharmacie centrale et d’améliorer l’efficacité globale du dispositif d’approvisionnement. L’objectif affiché est de garantir un approvisionnement régulier et équitable des établissements de santé dans toutes les régions du pays, en quantités suffisantes et dans des délais maîtrisés.

Les députés estiment que sans une réforme en profondeur de la chaîne d’approvisionnement, les tensions sur le marché du médicament risquent de se prolonger.

Lire aussi :

L’article Pénurie de médicaments : Le CNRD ouvre le dossier est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Le gouvernement fixe les grandes lignes du Plan de développement 2026-2030

06. Januar 2026 um 20:18

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé ce mardi au palais de la Kasbah un conseil ministériel consacré au projet de Plan de développement 2026-2030. Présenté comme un tournant dans la planification économique et sociale du pays, ce document entend rompre avec les politiques antérieures et poser les bases d’un nouveau modèle de développement fondé sur la justice sociale, l’équilibre territorial et la souveraineté économique.

Un plan élaboré selon une méthode inédite en Tunisie

Dès l’ouverture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que ce plan a fait l’objet d’un suivi étroit à toutes les étapes de son élaboration. Pour la première fois, la Tunisie adopte une approche ascendante, partant du niveau local vers le régional, puis l’interrégional, avant d’aboutir au niveau national.

Le projet repose sur la synthèse des rapports issus des conseils locaux, régionaux et des conseils des régions, dans un cadre garantissant l’unité de l’État et la cohérence entre les politiques publiques et les projets proposés par les instances élues. L’objectif affiché est d’installer un nouveau modèle de développement conforme à la vision du président de la République, Kaïs Saïed, et répondant aux attentes sociales et économiques des Tunisiens.

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan 2026-2030 consacre la dimension sociale comme un choix stratégique durable de l’État. Il vise à instaurer une intégration économique et sociale équitable entre les régions et à préparer le terrain pour une économie plus solide et plus résiliente face aux mutations mondiales.

Le document tient compte, notamment, des tensions géopolitiques, du ralentissement de la croissance mondiale et de la reconfiguration des chaînes de production. Il intègre également les défis liés à la transition numérique et à l’essor de l’intelligence artificielle, ainsi qu’aux transformations énergétiques, climatiques et environnementales, marquées par la montée en puissance des énergies renouvelables, la pression environnementale et la nécessité d’investir dans les technologies propres.

Croissance, emploi et compétitivité au cœur du volet économique

Sur le plan économique, le gouvernement ambitionne de relever le rythme de croissance en misant sur les secteurs à forte valeur ajoutée, le renforcement de l’innovation, la recherche et le développement, ainsi que sur la stimulation de l’investissement productif.

L’objectif est de consolider la capacité de résistance de l’économie nationale face aux chocs, d’améliorer sa compétitivité et de créer des emplois décents, tout en réduisant sensiblement le chômage, en particulier chez les jeunes et les diplômés de l’enseignement supérieur.

Sur le plan social, le plan vise à élargir la base des bénéficiaires de la croissance afin de réduire la pauvreté et la précarité. Il prévoit également le renforcement des mécanismes de protection sociale et la garantie de l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé et à l’emploi, dans le but de consolider la cohésion sociale et de restaurer la confiance des citoyens dans les politiques publiques.

Priorité aux régions défavorisées et à l’investissement public

L’axe territorial constitue l’un des piliers du projet. Le gouvernement entend orienter en priorité les investissements, notamment publics, vers les régions les moins développées, en mettant l’accent sur les infrastructures et l’amélioration des services de base.

Cette stratégie vise à réduire les disparités régionales, à renforcer l’attractivité des territoires et à favoriser l’émergence de nouveaux pôles de croissance en dehors des centres traditionnels.

La cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’engager les réformes législatives requises afin d’assurer la cohérence entre les dimensions économique, sociale et territoriale du plan, dans le cadre d’une approche globale fondée sur un modèle de développement équitable et inclusif.

Elle a affirmé que le Plan de développement 2026-2030 constitue une étape nationale décisive, marquant une rupture avec les politiques antérieures qui ont, selon elle, engendré des déséquilibres sociaux, économiques, environnementaux et institutionnels.

Un exposé détaillé du ministère de l’Économie et de la Planification

Lors de ce conseil, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté une communication détaillée sur le cadre macroéconomique, la synthèse des travaux des conseils locaux et régionaux, ainsi que sur les objectifs de croissance et les nouvelles perspectives sectorielles.

Il a notamment exposé les orientations prévues dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie, le phosphate, l’énergie, le transport et les exportations, ainsi que la méthodologie retenue pour la sélection et l’intégration des projets dans le Plan 2026-2030.

En conclusion des travaux, la cheffe du gouvernement a annoncé que le projet de Plan de développement 2026-2030 sera prochainement soumis au Conseil des ministres, après intégration des observations formulées par les membres du gouvernement.

Ce document est appelé à devenir la feuille de route centrale de l’action économique et sociale de l’État pour les cinq prochaines années.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Le gouvernement fixe les grandes lignes du Plan de développement 2026-2030 est apparu en premier sur webdo.

Affaire de la « chambre noire » : Les accusés de nouveau face aux juges en appel

06. Januar 2026 um 19:47

La Cour d’appel de Tunis a entamé, ce mardi, l’examen du dossier de la dite « chambre noire » du ministère de l’Intérieur. Les principaux accusés ont été entendus par la chambre criminelle dans le cadre de la procédure en appel. Ce dossier, qui remonte à la découverte de documents sensibles dissimulés dans un bureau fermé du ministère, continue de susciter une forte attention judiciaire et politique.

Dans l’après-midi de ce mardi 6 janvier 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a procédé à l’audition de plusieurs prévenus poursuivis dans cette affaire. L’audience a débuté par l’interrogatoire d’anciens cadres du ministère de l’Intérieur, ainsi que de l’ex-chef de la brigade de lutte contre le terrorisme, figures centrales du dossier.

Les juges se sont attachés à revisiter les circonstances de la gestion et de la disparition présumée de documents sensibles, ainsi que le rôle attribué à chacun des accusés dans les faits reprochés.

De lourdes condamnations en première instance

En mai dernier, la chambre criminelle du tribunal de première instance d’Ariana avait rendu sob verdict. Cinq accusés détenus – Atef Omrani, Boubaker Abidi, Mohamed Kheriji, Kaïs Bessifi et Sami Ouaz – avaient été condamnés chacun à huit ans de prison ferme. La juridiction avait également prononcé des peines similaires à l’encontre d’autres personnes impliquées, avec exécution immédiate.

Ces décisions ont ouvert la voie à la procédure en appel, aujourd’hui en cours devant la juridiction de Tunis.

Des accusations liées à la manipulation de pièces judiciaires

Les poursuites portent sur des faits particulièrement graves : appropriation et soustraction de documents, destruction et falsification de pièces à conviction, ainsi que manipulation de dossiers de procédure pénale et d’archives officielles conservées dans des dépôts publics ou confiées à des agents de l’État.

Selon l’acte d’accusation, ces agissements auraient visé des documents sensibles liés à plusieurs affaires sécuritaires et judiciaires.

L’enquête a été déclenchée après la découverte d’un volume important de documents cachés dans un bureau fermé au sein du ministère de l’Intérieur. Le premier juge d’instruction du tribunal de première instance d’Ariana s’était alors saisi du dossier, ouvrant une procédure qui allait rapidement prendre une dimension nationale.

Cette découverte avait relancé le débat sur la gestion des archives sécuritaires et sur d’éventuelles tentatives de dissimulation ou d’altération de preuves dans des dossiers sensibles.

Lire aussi :

L’article Affaire de la « chambre noire » : Les accusés de nouveau face aux juges en appel est apparu en premier sur webdo.

Vignette 2026 : Le paiement en ligne officiellement lancé, mais encore limité aux poids lourds

06. Januar 2026 um 18:39

Le ministère des Finances a mis en service une plateforme numérique permettant de payer la taxe de circulation automobile pour l’année 2026. L’annonce marque une nouvelle étape dans la dématérialisation des services fiscaux en Tunisie. Mais, dans l’immédiat, seuls certains véhicules sont concernés par cette procédure en ligne. Les automobilistes ordinaires devront encore patienter.

Depuis début janvier, les usagers peuvent accéder au portail officiel du ministère des Finances dédié au paiement électronique de la vignette automobile. Ce site a été conçu pour permettre aux contribuables de s’acquitter de la taxe de circulation sans se rendre physiquement dans les recettes des finances, dans une logique de simplification administrative et de réduction des files d’attente.

Une plateforme opérationnelle, mais partiellement accessible

Dans les faits, cependant, la plateforme ne permet pour l’instant que le paiement de la « taxe unique de compensation sur le transport des personnes et des marchandises ». Cette taxe concerne exclusivement les véhicules dont le tonnage dépasse cinq tonnes, en particulier les camions, autocars et autres véhicules lourds utilisés dans le transport professionnel.

Les propriétaires de voitures particulières, de motos et de petits utilitaires ne peuvent donc pas encore finaliser leur paiement en ligne, malgré l’ouverture officielle du service.

La mise en place de ce nouveau mode de paiement découle d’un arrêté conjoint des ministères des Finances, de l’Intérieur, des Transports et des Technologies de la communication, publié au Journal officiel en décembre 2025. Ce texte est entré en vigueur le 1er janvier 2026 et prévoit la généralisation progressive du paiement électronique sécurisé de la vignette.

Le dispositif maintient, à ce stade, la possibilité de régler la taxe selon la procédure classique auprès des services fiscaux, en attendant que l’ensemble des catégories de véhicules soient intégrées au système numérique.

Fin progressive du macaron sur le pare-brise

Autre changement majeur introduit par la réforme : la disparition progressive du macaron autocollant qui devait être apposé sur le pare-brise. Désormais, la preuve de paiement, qu’elle soit sous forme électronique ou imprimée, fait foi lors des contrôles, conformément aux nouvelles dispositions en vigueur.

Cette évolution s’inscrit dans une volonté affichée de modernisation de l’administration fiscale et d’adaptation aux standards numériques.

Une généralisation annoncée, mais attendue par les automobilistes

Le ministère des Finances assure que la plateforme sera progressivement enrichie afin de couvrir l’ensemble des catégories de véhicules. L’objectif est de permettre, à terme, à tous les automobilistes tunisiens de régler leur taxe de circulation annuelle intégralement en ligne.

En attendant cette généralisation, le lancement partiel du service laisse un goût d’inachevé pour de nombreux usagers, qui espéraient pouvoir, dès cette année, éviter les démarches administratives traditionnelles et leurs contraintes.

Lire aussi :

L’article Vignette 2026 : Le paiement en ligne officiellement lancé, mais encore limité aux poids lourds est apparu en premier sur webdo.

Frontière algéro-tunisienne : La nouvelle taxe carburant provoque chaos et indignation

06. Januar 2026 um 11:53

L’entrée en vigueur soudaine d’une nouvelle taxe algérienne sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire a provoqué d’importantes perturbations aux postes frontaliers avec la Tunisie. Des centaines de voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués pendant de longues heures, pris de court par des procédures inédites et mal préparées. Si la mesure s’inscrit dans un cadre budgétaire légal, son application a déclenché une crise logistique et humaine.

L’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe sur la consommation de carburant des véhicules quittant l’Algérie vers la Tunisie a provoqué, ces derniers jours, une pagaille sans précédent aux postes frontaliers terrestres reliant les deux pays. Dimanche, de nombreux voyageurs tunisiens se sont retrouvés bloqués côté algérien, parfois durant de longues heures, dans des conditions qualifiées de difficiles par plusieurs observateurs et acteurs de la société civile.

La situation a été publiquement dénoncée par le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, qui a alerté sur la présence, parmi les personnes immobilisées, de femmes, de familles et de voyageurs souffrant de problèmes de santé, évoquant une atteinte à la dignité des citoyens et appelant les autorités des deux pays à une intervention urgente.

Une mesure fiscale entrée brutalement en application

À l’origine de cette crise, figure une disposition de la loi de finances algérienne 2026, entrée en vigueur le 4 janvier, qui modifie et renforce une taxe existante sur la consommation de carburant des véhicules quittant le territoire algérien. L’objectif affiché est clair : limiter la sortie indirecte de carburant fortement subventionné, renforcer les contrôles frontaliers et lutter contre les phénomènes de contrebande.

La taxe s’applique désormais à tous les véhicules terrestres – voitures particulières, utilitaires, camions et autocars – empruntant les postes frontaliers de l’Est algérien en direction de la Tunisie. Son paiement est une condition préalable obligatoire pour obtenir l’autorisation de passage.

Le vrai point de blocage : la nouvelle procédure de paiement

Si le relèvement des montants a suscité des critiques, le principal facteur de paralysie a été le changement radical des modalités de paiement. Désormais, la taxe ne peut plus être réglée directement aux postes frontaliers. Les voyageurs doivent s’en acquitter à l’avance auprès des recettes des finances ou par voie électronique.

Résultat : un afflux massif vers les bureaux des finances, rapidement saturés, provoquant des files d’attente interminables, une désorganisation totale et l’impossibilité pour de nombreux voyageurs de régulariser leur situation à temps.

Les services des douanes se limitent désormais à vérifier la preuve de paiement, sans possibilité d’encaissement sur place, ce qui a mécaniquement bloqué la circulation aux frontières.

Des tarifs dissuasifs et progressifs

Pour les véhicules de tourisme, la taxe est fixée selon un barème progressif en fonction du nombre de sorties :

  • 1000 dinars algériens pour une première sortie, soit 22,500 dinars tunisiens
  • 5000 dinars pour une deuxième, soit 112,500 dinars
  • 10.000 dinars pour une troisième, soit 225 dinars
  • 25.000 dinars à partir de la quatrième, soit 560 dinars

Les véhicules utilitaires, camions et autocars sont également concernés, avec des montants plus élevés selon le tonnage, allant d’environ 112 dinars tunisiens par rotation pour les véhicules légers à environ 270 dinars tunisiens pour les poids lourds et autobus.

Certaines catégories de véhicules officiels ou diplomatiques bénéficient toutefois d’exemptions, sous réserve de conditions spécifiques.

Une mesure légale, mais une gestion vivement critiquée

Sur le plan juridique, la mesure repose sur un fondement légal clair et s’inscrit dans la stratégie algérienne de rationalisation des subventions et de protection du marché intérieur. Mais son entrée en vigueur brutale, sans période transitoire ni dispositif d’accompagnement opérationnel, a transformé une décision fiscale en crise frontalière.

Ce manque d’anticipation a eu des conséquences immédiates sur la fluidité du trafic, mais surtout sur des centaines de voyageurs pris au piège d’une procédure qu’ils ne maîtrisaient pas et pour laquelle aucune infrastructure adaptée n’était prête.

Face à cette situation, plusieurs voix appellent à une meilleure coordination entre les autorités tunisiennes et algériennes, ainsi qu’à une clarification rapide et pratique des procédures, afin d’éviter que la frontière ne devienne un point de tension permanent.

Lire aussi :

L’article Frontière algéro-tunisienne : La nouvelle taxe carburant provoque chaos et indignation est apparu en premier sur webdo.

Un avion Tunisair contraint de se poser en urgence à Alger après un malaise à bord

06. Januar 2026 um 11:25

Un avion de la compagnie Tunisair a dû interrompre son trajet et se poser en urgence à l’aéroport international d’Alger à la suite d’un grave problème de santé touchant une passagère. La voyageuse, de nationalité marocaine, a été immédiatement prise en charge par les secours avant d’être transférée vers un hôpital de la capitale algérienne. L’incident n’a pas affecté la sécurité des autres passagers.

Un vol de la compagnie nationale tunisienne Tunisair reliant Casablanca à Tunis, a été contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence à l’aéroport international d’Alger après la dégradation soudaine de l’état de santé d’une passagère à bord.

Selon des sources médiatiques algériennes, l’équipage a pris la décision d’interrompre le vol afin de permettre une prise en charge médicale rapide, conformément aux procédures en vigueur en cas d’urgence sanitaire en plein trajet.

Une intervention médicale immédiate sur le tarmac

Dès l’atterrissage, les services de secours de l’aéroport ont pris en charge la passagère, une ressortissante marocaine, dont l’état nécessitait une intervention rapide. Elle a ensuite été évacuée par les équipes de la protection civile vers l’hôpital universitaire Mustapha Pacha d’Alger pour y recevoir les soins nécessaires.

Les autorités aéroportuaires ont indiqué que l’intervention s’est déroulée dans des conditions normales et que la coordination entre l’équipage et les services de secours a permis une prise en charge rapide et efficace.

Un dispositif d’urgence activé sans incident majeur

L’aéroport international d’Alger dispose d’une équipe médicale permanente, mobilisable à tout moment pour faire face aux situations critiques. Ce dispositif a une nouvelle fois été activé sans perturbation majeure du trafic aérien, l’incident n’ayant pas entraîné de conséquences pour les autres passagers du vol.

Cet épisode rappelle les protocoles stricts appliqués par les compagnies aériennes et les aéroports en matière de sécurité et de santé des voyageurs. La décision de déroutement, bien que contraignante sur le plan opérationnel, a permis d’assurer une prise en charge médicale rapide de la passagère concernée.

Aucune information n’a été communiquée à ce stade sur la suite du vol ni sur l’évolution de l’état de santé de la voyageuse.

Lire aussi :

L’article Un avion Tunisair contraint de se poser en urgence à Alger après un malaise à bord est apparu en premier sur webdo.

Procès de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha : La justice renvoie l’affaire au 3 mars

06. Januar 2026 um 10:23

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme au Tribunal de première instance de Tunis a une nouvelle fois repoussé l’examen de l’affaire dite de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha au 3 mars prochain.

L’audience du 5 janvier n’a pas permis d’aboutir à une décision, après la demande de la défense d’un délai supplémentaire et le refus de libération d’un accusé. Le dossier implique des dirigeants politiques et des cadres sécuritaires.

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près du Tribunal de première instance de Tunis a décidé, lundi 5 janvier, de reporter au 3 mars prochain l’examen de l’affaire dite de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha, une affaire très médiatisée qui oppose des accusés – dont plusieurs figures politiques et hommes de sécurité – à la justice tunisienne.

Une affaire judiciaire complexe

Lors de cette audience, la défense avait sollicité un délai pour mieux préparer ses moyens, argument largement entendu par la juridiction compétente. Dans le même temps, la cour a rejeté la demande de mise en liberté présentée pour l’un des accusés actuellement détenus dans le cadre de cette procédure.

L’affaire dite de « l’appareil secret » implique une trentaine de prévenus, selon les éléments du dossier, parmi lesquels figurent Rached Ghannouchi, Ali Laârayedh et Fathi Baldi, tous poursuivis en état de détention, ainsi que d’anciens cadres sécuritaires comparant libres ou en fuite.

L’audience du 5 janvier a vu la comparution de plusieurs accusés, tandis que d’autres, dont Ghannouchi, ont refusé de se présenter devant la juridiction, marquant une étape de plus dans une série d’audiences déjà marquées par des reports et des tensions procédurales importantes.

La défense obtient un nouveau délai

Les avocats de la défense ont plaidé pour le report, mettant en avant le caractère complexe du dossier et le besoin d’un temps supplémentaire pour préparer les arguments et les pièces à produire.

L’une des requêtes portait également sur la libération d’un ancien cadre sécuritaire détenu, mais elle a été rejetée par la chambre criminelle, qui a estimé que les conditions légales de cette libération n’étaient pas réunies à ce stade.

Lire aussi :

L’article Procès de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha : La justice renvoie l’affaire au 3 mars est apparu en premier sur webdo.

Alerte météo : Le nord et le centre sous vigilance jaune

06. Januar 2026 um 09:53

Une nouvelle perturbation atmosphérique touche la Tunisie, poussant l’Institut national de la météorologie à placer plusieurs régions du nord et du centre en vigilance jaune. Des pluies parfois soutenues et des orages sont attendus, appelant à une prudence accrue, notamment pour les activités sensibles aux conditions climatiques.

L’Institut national de la météorologie (INM) a renforcé son niveau d’alerte en plaçant une large partie du nord et du centre du pays sous vigilance jaune, à la suite de l’évolution des conditions atmosphériques prévues au cours de la journée.

Cette décision intervient dans un contexte de temps instable marqué par la formation de cellules orageuses susceptibles de provoquer des précipitations parfois abondantes, notamment sur plusieurs régions du nord et, de manière plus localisée, sur le centre du pays.

Des conditions propices aux épisodes pluvio-orageux

Selon les prévisions actualisées, la situation météorologique restera dominée par une activité orageuse pouvant s’accompagner de pluies soutenues par moments. Ce type de configuration accroît les risques de ruissellements importants, de difficultés de circulation et de perturbations ponctuelles dans certaines zones vulnérables.

Les autorités appellent ainsi les citoyens, en particulier ceux dont les activités dépendent fortement des conditions climatiques, à faire preuve de vigilance et à adapter leurs déplacements et leurs comportements en conséquence.

Que signifie la vigilance jaune ?

Le niveau de vigilance jaune correspond à un niveau d’alerte préventif. Il ne signale pas une situation de danger extrême, mais indique que les conditions météorologiques prévues peuvent présenter des risques localisés et nécessitent une attention particulière.

Ce dispositif vise également à permettre aux services de la protection civile, ainsi qu’aux autorités sanitaires et locales, d’anticiper d’éventuelles interventions et de se tenir prêts à mobiliser leurs équipes si la situation l’exige.

La carte de vigilance météorologique est actualisée au moins deux fois par jour, afin d’évaluer en continu l’évolution des risques dans les différentes régions du pays. Elle permet d’indiquer si un ou plusieurs gouvernorats sont susceptibles d’être affectés par des phénomènes dangereux dans les 24 heures à venir.

Cette nouvelle alerte confirme l’installation d’une période de temps perturbé, appelant à la prudence et à un suivi régulier des bulletins météorologiques officiels.

Lire aussi :

L’article Alerte météo : Le nord et le centre sous vigilance jaune est apparu en premier sur webdo.

Affaire « Tunisie, terre d’asile » : Deux ans de procédure avant la libération sous sursis

06. Januar 2026 um 09:44

Après environ vingt mois de détention et une longue bataille judiciaire, cinq responsables de l’association « Tunisie, terre d’asile », ont quitté la prison à la suite d’une condamnation à deux ans avec sursis. L’affaire a connu de multiples rebondissements depuis les premières interpellations jusqu’au verdict final rendu hier soir.

La Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a mis fin à l’un des dossiers judiciaires les plus controversés de ces deux dernières années en ordonnant la remise en liberté de cinq responsables de l’association « Tunisie, terre d’asile », condamnés à deux ans de prison avec sursis après une longue période de détention préventive.

Chronologie d’un dossier sensible

L’affaire éclate dans un contexte de durcissement du discours officiel autour de la question migratoire et du rôle des ONG actives dans ce domaine. Une enquête est ouverte sur les activités de l’association « Tunisie, terre d’asile », branche locale d’une organisation internationale œuvrant dans l’accompagnement des migrants et des demandeurs d’asile.

Plusieurs responsables de l’association sont interpellés puis placés en détention provisoire. Les chefs d’accusation portent notamment sur la constitution d’une association de malfaiteurs, l’abus de fonction et l’obtention d’avantages indus.

L’affaire concerne l’ancienne présidente de l’association Sherifa Riahi ; l’actuel président, Yadh Bousselmi, en poste depuis 2023 ; Mohamed Ikbal Khaled, ancien maire de la ville de Sousse ; Imen Ouardani, ancienne adjointe au maire de Sousse ; et Mohamed Jouou.

Au fil des mois, l’instruction s’élargit et le dossier prend une dimension à la fois judiciaire et politique. Les prévenus restent en détention, tandis que leurs avocats dénoncent une lecture pénale d’activités qu’ils considèrent comme strictement humanitaires et conformes aux missions de l’association.

La durée de la détention préventive – qui finira par atteindre près de vingt mois – devient elle-même un sujet de controverse dans les milieux juridiques et associatifs.

Condamnation avec sursis et remise en liberté

Le procès s’ouvre devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis dans un climat de forte attention médiatique. La décision tombe finalement : les cinq responsables sont condamnés chacun à deux ans de prison avec sursis. Cette peine, non assortie d’exécution ferme, entraîne leur libération immédiate après près de deux ans passés derrière les barreaux.

Le tribunal met ainsi un terme à la détention, tout en retenant la responsabilité pénale des accusés.

Un dossier clos, un débat loin d’être terminé

Tout au long de la procédure, l’affaire « Tunisie, terre d’asile » a dépassé le strict cadre judiciaire pour devenir un symbole du débat sur la place des organisations humanitaires en Tunisie, sur la gestion du dossier migratoire et sur les limites entre action associative et cadre légal.

Des organisations de défense des droits humains et plusieurs acteurs de la société civile ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une criminalisation du travail humanitaire, tandis que les autorités ont toujours affirmé qu’il s’agissait d’une affaire relevant exclusivement de la justice.

Si le verdict marque la fin judiciaire de cette séquence, il ne referme pas pour autant le débat de fond. La question du rôle des ONG, de leur encadrement légal et de leur relation avec l’État reste plus que jamais au cœur des tensions politiques et sociales.

Lire aussi :

L’article Affaire « Tunisie, terre d’asile » : Deux ans de procédure avant la libération sous sursis est apparu en premier sur webdo.

Perturbation hivernale : Pluies et vents soutenus attendus sur plusieurs régions

06. Januar 2026 um 09:05

Une dégradation progressive du temps concerne ce mardi une grande partie du pays, avec un ciel de plus en plus chargé et des précipitations attendues d’abord sur l’ouest, puis sur le nord et localement le centre.

Les autorités météorologiques mettent en garde contre des pluies parfois abondantes sur l’extrême nord-ouest, tandis que les vents et l’état de la mer compliqueront les conditions de navigation.

Pluies en extension vers le nord et le centre

Le temps s’oriente ce mardi vers une configuration nettement plus instable sur l’ensemble du territoire. Si le ciel reste d’abord partiellement couvert sur la plupart des régions, la nébulosité gagnera progressivement en densité, notamment sur les zones ouest, où les premières précipitations feront leur apparition.

Les averses, d’abord éparses et parfois accompagnées d’orages, s’étendront au cours de la nuit aux autres régions du nord ainsi qu’à certaines zones du centre. Les services météorologiques signalent un risque de précipitations localement soutenues, en particulier sur l’extrême nord-ouest, région traditionnellement plus exposée aux perturbations hivernales.

Cette situation pourrait entraîner des écoulements importants dans certains oueds et des difficultés ponctuelles de circulation dans les zones montagneuses.

Le vent, orienté au secteur ouest, soufflera avec une intensité notable sur les côtes et dans le sud, atteignant localement des rafales assez fortes. Ailleurs, il restera généralement faible à modéré.

Baisse relative des températures

Les températures amorceront une légère baisse dans le nord et le centre, tandis qu’elles resteront globalement stables dans le sud. Les maximales oscilleront entre 11 et 15 degrés dans les régions ouest du nord et du centre, entre 16 et 21 degrés dans la plupart des autres régions, et pourront atteindre jusqu’à 24 degrés dans l’extrême sud-est.

Ce nouvel épisode confirme l’installation progressive de conditions hivernales plus marquées sur une grande partie du pays.

Lire aussi :

L’article Perturbation hivernale : Pluies et vents soutenus attendus sur plusieurs régions est apparu en premier sur webdo.

❌
❌