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Heute — 30. November 2025Haupt-Feeds

Tunisie | Le CRLDHT dénonce «une justice capturée par l’exécutif»

30. November 2025 um 08:53

«Un procès fictif, un jugement illégal et la confirmation d’une justice entièrement capturée par l’exécutif. Une répression judiciaire massive : 45, 35, 33, 25, 20, 18, 17, 14 13, 12, 10, 3 et 2 ans de prison prononcés contre des personnalités politiques, civiles et médiatiques totalisant 824 ans de prison.»

C’est en ces termes que le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a réagi au verdict d’appel dans l’affaire dite du «complot contre la sûreté de l’Etat 1» .

Dans un communiqué publié le 29 novembre, l’Ong tunisienne basée en France a affirmé que la date du 27 novembre 2025 «restera comme l’une des dates les plus sombres de l’histoire judiciaire tunisienne.» Et elle cite, à l’appui de son affirmation «une procédure disloquée, marquée par les violations les plus graves des garanties constitutionnelles et internationales», et un «verdict, décidé et lu en l’absence des détenus, sans débats, sans plaidoiries, sans confrontation, sans examen des preuves».  

«Le 27 novembre, aucun détenu n’a été amené en salle d’audience. Trois prévenus seulement ont été connectés à distance», rappelle l’organisation, qui détaille les griefs exprimés par les accusés et leurs avocats contre une justice qui a «cessé d’être un pouvoir judiciaire», «est devenue une administration punitive au service du pouvoir exécutif», «destinée à terroriser».

Lire l’intégralité du communiqué.

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Nader Ayache | Le CRLDHT dénonce «l’injustice administrative »

Von: Yusra NY
27. November 2025 um 21:47

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé sa pleine solidarité avec le cinéaste tunisien Nader Ayache, en grève de la faim en France.

Le réalisateur et doctorant tunisien est en grève de la faim depuis le 8 novembre 2025, afin de dénoncer l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) dont il est l’objet depuis 2019.

Il a bénéficié d’une vague de solidarité en Tunisie et en France et les parties qui le soutiennent ont appelé à la régularisation de sa situation.

Ci dessous le communiqué de solidarité du Comité :

Depuis le 8 novembre, le réalisateur et doctorant tunisien Nader Ayache a cessé de s’alimenter. Un homme met aujourd’hui sa vie en jeu parce qu’une OQTF vieille de six ans continue de le poursuivre malgré dix années d’études, de recherche, de création et de travail en France. Ce qui lui est reproché, c’est d’avoir travaillé davantage pour financer ses études. Ce n’est pas un manquement : c’est un acte de survie. Et ce qu’il subit aujourd’hui n’a rien d’administratif. C’est une violence.

« J’arrêterai ma grève de la faim le jour où j’aurai un titre de séjour. »

Aucune personne ne devrait avoir à prononcer ces mots. Quand un artiste, un chercheur, un doctorant doit fragiliser son corps pour exister aux yeux de l’administration, c’est le signe d’un système qui a perdu tout sens de la dignité humaine.

Nader n’est pas un cas isolé. Il est le révélateur d’un mécanisme qui broie des vies, des trajectoires, des espoirs. Des OQTF absurdes, mécaniques, déconnectées du réel, qui frappent celles et ceux qui étudient, qui créent, qui travaillent, qui contribuent. La France ne peut pas se dire terre de culture et de connaissance tout en laissant un chercheur s’effondrer dans l’ombre.

Le CRLDHT apporte à Nader Ayache un soutien total, entier, indéfectible. Nous sommes à ses côtés. Nous exigeons sa protection immédiate, l’arrêt de toute procédure d’expulsion et la délivrance d’un titre de séjour stable, humain et cohérent.

Nous refusons que la vie d’un homme soit placée en danger pour un papier. Nous refusons l’injustice, l’aveuglement et la brutalité administrative.

Nous appelons à la mobilisation collective. Ne laissez pas cette grève de la faim disparaître dans le silence. Faites circuler. Parlez-en autour de vous. Refusez l’indifférence.

La vie de Nader compte. Sa dignité compte. Et notre solidarité doit être aussi forte que son courage. Le CRLDHT est à ses côtés. Sans condition. Sans hésitation. Sans faille.

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Rencontre à Paris sur le PLF 2026 de la Tunisie

25. November 2025 um 12:18

Le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme enTunisie (CRLDHT) organisé, dans le cadre de Liqaaet Eco, une rencontre d’analyse du Projet de loi de finances 2026 (PLF2026) sous le thème «PLF 2026 : l’exercice solitaire du pouvoir budgétaire», le 26 novembre 2026 à 19h au CICP (21ter Rue Voltaire, 75011 Paris).

La rencontre, animée par Karim Belkhiria, verra les interventions de Ali Kooli, ancien ministre de l’Économie et des Finances (2020–2021), expert des questions macroéconomiques, de la dette et du système bancaire; Mohamed Trabelsi, ancien ministre des Affaires sociales, spécialiste du dialogue social, de la protection sociale et des politiques d’emploi ; et Hédi Kammoun, représentant de l’association Alert, engagé sur les enjeux de gouvernance économique, de concurrence et de lutte contre l’économie de rente.

Cette rencontre est organisée «à un moment où la Tunisie traverse l’une des crises économiques, sociales, politiques et institutionnelles les plus graves de son histoire récente» et «à l’heure où les droits reculent et où la pauvreté s’étend, le débat sur le budget n’est pas un exercice technique : c’est un enjeu de justice, de dignité et de démocratie», écrit le CRLDHT dans sa note de présentation, dont nous reproduisons ci-dessous l’essentiel…

«Le budget 2026 est construit dans un contexte de tensions financières explosives : une dette publique qui atteint 147,4 milliards de dinars, soit 80,5 % du PIB, des besoins de financement colossaux de 27 milliards de dinars, et un déficit de près de 11 milliards que le gouvernement veut combler en puisant directement dans la Banque centrale, en émettant des sukuk et en pressurant encore davantage un système bancaire déjà exsangue. Ce choix n’est pas neutre : il engage l’avenir, il hypothèque les droits, et il place le pays dans une spirale dangereuse de dépendance et de fragilisation institutionnelle.

«Le PLF 2026 se présente comme un budget opaque, déséquilibré et construit hors des règles démocratiques. Il contourne les dispositifs de contrôle prévus par la Loi organique du budget, siphonne les ressources vitales de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, tout en gonflant les budgets sécuritaires.

«Au lieu d’investir dans le soin, le savoir, l’emploi ou l’inclusion, l’État choisit la force, l’opacité et le repli. La disparition du débat public, la marginalisation du Parlement et le recul de la transparence financière ne sont pas des accidents : ils traduisent une volonté assumée de gouverner sans contrôle et sans comptes à rendre.

«En rupture totale avec les engagements internationaux et constitutionnels de la Tunisie, les arbitrages du PLF 2026 représentent une menace directe contre les droits économiques et sociaux. Ce projet budgétaire promet plus d’inégalités, une aggravation de l’effondrement des services publics, et une désindustrialisation qui nourrit un chômage massif, l’exclusion sociale et le désespoir — terreau fertile des dérives autoritaires et des colères collectives.

«Face à cette situation, cette rencontre ambitionne de décortiquer le PLF 2026, d’en dévoiler les implicites politiques et les conséquences humaines, et de construire, avec les participants, des alternatives crédibles. Parce qu’un budget n’est pas seulement une affaire de chiffres : c’est un choix de société. Nous défendons un budget fondé sur la justice sociale, la transparence, et la protection effective des droits fondamentaux — un budget au service du peuple, et non un instrument de consolidation autoritaire.»

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CRLDHT | « La paradoxale situation de Samir Taïeb : sans argent, tu restes au trou »

Von: Yusra NY
24. November 2025 um 21:46

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé sa solidarité absolue avec l’ancien ministre Sair Taïeb tout en réclamant sa libération.

Dans un communiqué intitulé La paradoxale situation de Samir Taïeb « sans argent, tu restes au trou», le CRLDHT a pointé du doigt des dérives dans le système judiciaire tunisien estimant que l’affaire de l’Office des Tunisiens à l’Étranger (OTD) continue de révéler des paradoxes troublants.

« Dans l’affaire de l’OTD, tout le monde le sait : le dossier est vide et que l’expertise judiciaire l’a confirmé », lit-on dans le communiqué du CRLDHT, qui affirme que le principal mis en cause a été libéré… « uniquement parce qu’il a pu payer une somme astronomique ».

C’est là que réside le drame de la situation de l’ancien ministre de l’Agriculture qui reste en détention pour son incapacité à payer la somme demandée pour sa libération conditionnelle et a exigé la libération immédiate de Samir Taïeb et celle des autres détenus.

Pour le Comité, l’incarcération préventive se mue en une punition qui précède le jugement, et la liberté « devient un privilège réservé aux plus fortunés et a de ce fait dénoncé une justice à géométrie variable et politisée »

Et de conclure : « La justice ne doit pas devenir une rançon ».

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Le CRLDHT dénonce «la répression contre les journalistes» en Tunisie

22. November 2025 um 06:52

Le Centre pour le respect des libertés et les droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a fermement condamné «les restrictions et les atteintes systématiques à la liberté de la presse perpétrées par le régime autoritaire de Kaïs Saïed, ainsi que les poursuites judiciaires illégitimes et illégales engagées contre les journalistes.»

Dans un communiqué intitulé «Une profession en danger : la répression contre les journalistes», publié le 21 novembre 2025, au lendemain du mouvement national de protestation lancé sur l’esplanade gouvernementale de la Kasbah, par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), pour dénoncer «l’intensification des atteintes à la liberté de la presse» dans le pays, l’Ong tunisienne basée en France a rappelé les slogans scandés par les journalistes, «venus en nombre malgré les pressions, en brandissant la carte professionnelle 2024, devenue symbole de leur exclusion administrative, et en levant le bandeau rouge, signe de résistance collective.»

Ces slogans étaient «Liberté pour la presse tunisienne», «Non au décret 54» sur la base duquel beaucoup de journalistes et d’activistes ont été condamnés à des peines de prison pour des délits d’opinion, ou encore «Le journalisme n’est pas un crime».

Tout en exprimant sa pleine solidarité avec les journalistes tunisiens et leur syndicat, le CRLDHT a appelé, dans le même communiqué, à «la libération immédiate de tous les journalistes emprisonnés pour l’exercice de leur profession — à commencer par Sonia Dahmani, symbole national et international de résistance — ainsi qu’à la levée de toutes les restrictions administratives» au travail des journalistes.

Des dizaines de journalistes ont été ou sont poursuivis pour l’exercice de leur profession, rappelle l’ONG. Qui ajoute : «Les bases légales invoquées varient : des crimes terroristes jusqu’au funeste article 24 du décret-loi 54/2022, en passant par des incriminations du code pénal telles que l’outrage au président de la République. Mais le décret-loi 54 reste l’outil de répression le plus utilisé — alors même qu’il n’est pas applicable aux journalistes, qui sont pénalement régis par le décret-loi 115/2011, un texte plus spécifique mais totalement ignoré par le ministère public et, plus grave encore, par les tribunaux.»

I. B.

 

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