Normale Ansicht

Bons du Trésor : l’encours bondit de 25,45 % à 37,51 milliards de dinars

03. September 2026 um 08:40

37,51 milliards de dinars, soit 7,61 milliards de plus en douze mois. L’encours des Bons du Trésor a augmenté de 25,45 % entre le 31 août 2025 et le 31 août 2026, passant de 29,9 milliards de dinars à 37,51 milliards.

Ces chiffres proviennent des indicateurs monétaires et financiers quotidiens de la Banque centrale de Tunisie (BCT), mis à jour le mardi 1er septembre 2026. La progression repose entièrement sur les Bons du Trésor Assimilables (BTA). Leur encours est passé de 26,95 milliards de dinars à 35,80 milliards en un an. L’augmentation atteint 8,85 milliards de dinars, soit 32,84 %.

Les Bons du Trésor à court terme (BTC) ont suivi une trajectoire opposée. Leur encours est descendu de 2,95 milliards de dinars au 31 août 2025 à 1,71 milliard au 31 août 2026. Cela représente une diminution de 1,24 milliard de dinars, soit 42,06 %.

Cette évolution a modifié la composition des titres en circulation. Les BTA représentent désormais 95,44 % de l’encours, contre 90,13 % un an auparavant. La proportion des BTC s’est parallèlement contractée, passant de 9,87 % à 4,56 %.

L’article Bons du Trésor : l’encours bondit de 25,45 % à 37,51 milliards de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Affaire du « complot contre la sûreté de l’État » : une audience contestée, un rassemblement annoncé

02. September 2026 um 17:12

La Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques a convoqué un rassemblement jeudi 3 septembre 2026 à 10 heures devant la Cour de cassation de Tunis, le jour même où doit se tenir une audience dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État ».

Le rendez-vous  est fixé pour jeudi matin devant le siège de la Cour de cassation, avenue du 9-Avril, à Tunis. La Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques y a appelé à un rassemblement, prévu à 10 heures, pour exiger la remise en liberté des « détenus politiques ».

La mobilisation coïncide avec la tenue, ce même jeudi 3 septembre, d’une audience de cassation dans le dossier connu sous le nom d’« affaire de complot contre la sûreté de l’État ». C’est précisément le calendrier de cette audience qui suscite la contestation d’une autre structure, la Coordination des familles des détenus politiques, laquelle a fait part de ses réserves dans un communiqué diffusé le 31 août 2026.

Selon ce texte, la programmation de l’audience se déroule dans des conditions que l’organisation juge inquiétantes. Deux éléments sont pointés du doigt : la date retenue, antérieure à la fin des vacances judiciaires, et le fait que le dossier soit soumis à une chambre estivale. La Coordination des familles ajoute que les avocats de la défense et les proches des détenus n’auraient eu connaissance de cette date que trois jours avant l’audience.

Un délai jugé insuffisant par l’organisation au regard de la nature du dossier, décrit comme complexe et d’une importance particulière, pour permettre à la défense de bâtir sérieusement ses recours. Le communiqué qualifie cette manière de procéder de « nouvelle tentative » de nuire au droit des détenus à un procès équitable et à une défense effective.

Face à cette situation, la Coordination des familles des détenus politiques appelle au respect des lois et des procédures judiciaires en vigueur, ainsi qu’à la garantie du droit à la défense. Elle réclame notamment que les avocats se voient accorder le temps et l’accès aux documents nécessaires à la préparation de leurs recours.

L’organisation exige par ailleurs que la justice conserve son indépendance et résiste à toute pression qui serait exercée par le pouvoir exécutif. C’est dans ce contexte que le rassemblement du jeudi 3 septembre entend attirer l’attention sur les conditions de traitement judiciaire réservées à cette affaire, tout en réitérant l’exigence de libération des personnes actuellement détenues dans ce dossier.

L’article Affaire du « complot contre la sûreté de l’État » : une audience contestée, un rassemblement annoncé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Transition énergétique : El Fahs accueillera un parc éolien de 75 MW

02. September 2026 um 15:56

Le projet éolien terrestre d’El Fahs, d’une capacité de 75 MW, a été retenu en juillet 2026 pour bénéficier d’une subvention du Japon au titre du Mécanisme d’échange de crédits carbone.

Ce mécanisme, fondé sur l’article 6 de l’Accord de Paris, permet au Japon de financer des projets réduisant les émissions de gaz à effet de serre à l’étranger. Le projet d’El Fahs sera mis en œuvre par une coentreprise réunissant le japonais Eurus Energy Holdings Corporation et le norvégien Scatec. Il constitue le cinquième projet approuvé dans le cadre de ce mécanisme en Tunisie et le premier portant sur l’éolien. Les réductions d’émissions attendues sont estimées à 88.367 tonnes de CO2 par an.

D’autres projets ont déjà été concrétisés dans ce cadre. En avril 2026, deux centrales photovoltaïques de 50 MW chacune ont été mises en service, l’une à Tozeur et l’autre à Sidi Bouzid. Un projet photovoltaïque de 100 MW est en cours de développement à Sidi Bouzid, tandis qu’un projet de 130 MW à Gabès a été sélectionné en février 2026.

Ces installations ont généré des emplois durant leurs phases de construction ainsi que pour leur exploitation et leur maintenance. Elles s’inscrivent dans le cadre de la coopération entre le Japon et la Tunisie sur les questions climatiques, engagée depuis plusieurs années à travers ce mécanisme.

Ces projets contribuent au développement de la capacité de production d’énergies renouvelables en Tunisie et à la transition énergétique du pays, dans un contexte de recherche de diversification des sources d’approvisionnement électrique.

L’article Transition énergétique : El Fahs accueillera un parc éolien de 75 MW est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

UIB : le bénéfice net progresse de 6,6% à 52,3 MDT au premier semestre 2026

02. September 2026 um 10:49

L’Union Internationale de Banques (UIB) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026, faisant état d’un résultat net de 52,286 millions de dinars ( MDT) , en hausse de 6,6% par rapport aux 49,048 millions de dinars enregistrés à la même période de 2025. Le résultat par action s’établit à 1,513 dinar contre 1,419 dinar un an plus tôt.

Le produit net bancaire s’est élevé à 273,783 MDT, en progression de 5,9% sur un an, porté par une baisse des charges d’exploitation bancaire à 177,505 MDT  contre 196,568 millions de dinars au 30 juin 2025. Le résultat d’exploitation ressort à 100,528 millions de dinars, contre 85,394 millions de dinars un an auparavant.

Le total du bilan atteint 8,746 milliards de dinars au 30 juin 2026, contre 8,507 milliards de dinars au 30 juin 2025 et 8,707 milliards de dinars au 31 décembre 2025. Les créances sur la clientèle s’établissent à 6,480 milliards de dinars, contre 6,342 milliards de dinars un an plus tôt. Les dépôts de la clientèle progressent à 7,186 milliards de dinars, contre 7,079 milliards de dinars au 30 juin 2025, portés notamment par les dépôts à vue (2,261 milliards de dinars) et les comptes d’épargne (2,808 milliards de dinars).

 

 

 

L’article UIB : le bénéfice net progresse de 6,6% à 52,3 MDT au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Bourse de Tunis : le Tunindex progresse de 0,92% et signe une performance annuelle de 45,62%

02. September 2026 um 08:45

Le Tunindex, indice de référence de la Bourse de Tunis, a clôturé à 19.585,55 points le mardi 1er septembre 2026, en progression de 0,92 % sur la séance. Cette performance porte la hausse du Tunindex depuis le début de l’année 2026 à 45,62 %.

Le Tunindex20, qui regroupe les 20 valeurs les plus représentatives de la Bourse de Tunis, a suivi la même tendance haussière en s’établissant à 8.606,32 points, en progression de 1,10 % sur la journée et de 44,03 % depuis janvier 2026.

Concernant les indices sectoriels de la Bourse de Tunis, l’Indice Agro-alimentaire et Boissons enregistre la plus forte progression de la séance avec une hausse de 1,84 %. Il est suivi par l’Indice de Distribution et l’Indice des Services aux Consommateurs, tous deux en hausse de 1,21 %. Tandis que l’Indice des Biens de Consommation gagne 1,38 %.

À l’inverse, l’Indice des Services Financiers recule de 0,47 % et l’Indice Produits Ménagers et de Soin Personnel cède 0,64 % sur la séance.

Sur l’ensemble de l’année 2026, l’Indice des Sociétés Financières affiche la meilleure performance sectorielle de la Bourse de Tunis avec une hausse de 52,04 %, devant l’Indice des Assurances à 51,75 % et l’Indice des Banques à 51,64 %.

Retour sur le marché principal

Sur le marché principal de la Bourse de Tunis, plusieurs valeurs ont enregistré des mouvements notables lors de la séance du 1er septembre 2026. Le titre Délice Holding a terminé la séance en réservation à la hausse, à 20,140 dinars, après avoir ouvert à 19,240 dinars. Le titre Tunisie Leasing et Factoring a clôturé à 38,800 dinars, contre un cours de référence de 38,740 dinars. L’action Attijari Bank a progressé pour clôturer à 88,000 dinars, contre un cours de référence de 86,000 dinars. À l’inverse, le titre BNA a reculé pour clôturer à 23,010 dinars, contre un cours de référence de 23,400 dinars.

Clôture des résultats de l’offre publique d’achat obligatoire

Par ailleurs, la Bourse de Tunis a annoncé la clôture des résultats de l’offre publique d’achat obligatoire, OPA, sur les actions de la Société Tunisienne de Verreries, Sotuver. Cette opération, initiée par la société B.A Glass B.V agissant de concert avec le groupe Bayahi, au prix unitaire de 13,390 dinars par action, s’est déroulée du 5 au 26 août 2026.

Elle visait l’acquisition de 6.843.844 actions Sotuver, représentant 17,43 % du capital de la société. À la date d’ouverture de l’offre, l’initiatrice de l’OPA détenait, directement et de concert avec le groupe Bayahi, un total de 32.410.631 actions représentant 82,57 % du capital de Sotuver. Aucun dépôt de pli n’a été enregistré à la Bourse de Tunis à la date limite fixée au 27 août 2026 à 14h00.

Sur le plan réglementaire, la Bourse de Tunis a annoncé l’entrée en vigueur, à compter du 1er septembre 2026, des horaires d’hiver pour la cotation électronique. L’emprunt obligataire Amen Bank Subordonné 2026-1, d’un montant souscrit de 60 millions de dinars sur une durée de cinq ans, est devenu négociable sur le marché obligataire de la Bourse de Tunis depuis le 21 août 2026.

Une nouvelle ligne de Bons du Trésor Assimilables, BTA, portant un taux d’intérêt de 7,50 % et arrivant à échéance en août 2031, a également été admise à la cote depuis le 19 août 2026.

L’article Bourse de Tunis : le Tunindex progresse de 0,92% et signe une performance annuelle de 45,62% est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 01. September 2026 Leconomiste Maghrebin

Délice Holding : le bénéfice net bondit à 71,6 MDT au premier semestre 2026

01. September 2026 um 14:47

Délice Holding SA a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le résultat net de la période s’établit à 71,6 millions de dinars (MDT); contre 44,8 MDT au 30 juin 2025. Soit une progression de près de 60 %.

Le total du bilan atteint 718,9 MDT au 30 juin 2026, contre 662,8 MDT au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à 642,6 MDT, contre 631,3 MDT à la fin de l’exercice précédent. Le capital social demeure fixé à 549,1 MDT, répartis en 109,8 millions d’actions d’une valeur nominale de cinq (5) dinars chacune.

Les revenus de la holding proviennent essentiellement des dividendes perçus auprès des filiales du groupe. Ces dividendes s’élèvent à 70,9 MDT au 30 juin 2026, contre 44,2 MDT un an plus tôt. Cette hausse s’explique notamment par la distribution de 32,6 MDT par la Société des Boissons du Cap-Bon (SBC), qui n’avait versé aucun dividende au premier semestre 2025, ainsi que par la progression des dividendes de la Société Tunisienne des Industries Agricoles et Laitières (STIAL), passés de 21,5 à 28,9 MDT. En revanche, les dividendes perçus de la Centrale Laitière du Cap-Bon (CLC) ont reculé, passant de 20,1 à 7,5 MDT.

Les management fees facturés aux sociétés du groupe, correspondant aux prestations de gestion et d’études, s’établissent à 1,9 million de dinars, contre 1,7 million de dinars au 30 juin 2025. Le total des produits d’exploitation atteint 72,8 MDT, contre 45,9 MDT un an auparavant, pour un total des charges d’exploitation de 1,8 million de dinars. Le résultat d’exploitation s’établit ainsi à 71 MDT.

Après prise en compte des produits financiers de 869 000 dinars, de l’impôt sur les bénéfices de 216 000 dinars et de la contribution sociale de solidarité de 32 000 dinars, le résultat net de la période s’établit à 71 647 751 dinars, soit un résultat par action de 0,652 dinar, contre 0,816 dinar au 30 juin 2025. Le portefeuille d’immobilisations financières de Délice Holding, correspondant aux participations dans les filiales du groupe, s’élève à 586 MDT au 30 juin 2026. Il comprend notamment des participations dans CLC (99,81%), STIAL (43,01%), SBC (98,73%), Delta Plastic (99,99%) et la Compagnie Fromagère (33,68%). Les placements financiers, constitués de pensions livrées à court terme, totalisent 52,3 MDT au 30 juin 2026, contre 32,2 MDT au 31 décembre 2025. L’assemblée générale ordinaire du 11 juin 2026 a approuvé l’affectation du résultat de l’exercice 2025, avec une distribution de dividendes de 60,4 MDT.

L’article Délice Holding : le bénéfice net bondit à 71,6 MDT au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Urgences saturées : l’Organisation des jeunes médecins tire la sonnette d’alarme

01. September 2026 um 12:29

Les services d’urgences hospitaliers enregistrent une hausse sans précédent des décès et des hospitalisations liés aux coups de chaleur et à la canicule. Tandis que le personnel médical, épuisé, fonctionne au-delà des capacités du système de santé. C’est ce que révèle l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, qui exige la proclamation immédiate de l’état d’urgence sanitaire.

L’Organisation alerte, dans un communiqué, sur une situation critique dans les services d’urgence. Elle y fait état d’une augmentation inédite du nombre de décès et d’admissions consécutives aux coups de chaleur et à la hausse des températures. De même que de décès de détenus survenus au sein de plusieurs services d’urgences.

Parallèlement, les médecins et le personnel infirmier exercent dans des conditions d’épuisement extrême, sous une pression qui dépasse largement la capacité de la structure sanitaire. Pourtant, malgré le recensement des données par les services compétents du ministère de la Santé concernant les cas de décès, les victimes des fortes chaleurs et les capacités d’accueil dans les services de réanimation, aucun chiffre officiel n’a encore été rendu public à ce jour.

Alors, l’organisation lance un appel unique : déclarer sans délai l’état d’urgence sanitaire et soutenir les professionnels de santé.

L’article Urgences saturées : l’Organisation des jeunes médecins tire la sonnette d’alarme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Canicule et mortalité animale : la filière volaille sous tension

01. September 2026 um 11:57

Ibrahim Nefzaoui, le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches relevant de l’UTICA, alerte sur la pénurie de volailles et d’œufs en Tunisie liée à la chaleur et à la mortalité animale. Il assure toutefois que l’approvisionnement est normal et écarte toute crise.

Ibrahim Nefzaoui indique, dans une déclaration accordée aux médias, que la production mensuelle de viandes de volaille a chuté de 16 000 à environ 13 600 tonnes. Tandis que celle des œufs est tombée à 11 000 tonnes.

Il a imputé cette baisse aux effets de la vague de chaleur et à la mortalité d’un nombre important de poulets. Il a toutefois tenu à rassurer : les opérations d’approvisionnement se déroulent normalement. Et la demande étant elle-même en repli, l’équilibre du marché reste préservé.

M. Nefzaoui a prévu un retour à la stabilité des quantités dès le mois d’octobre prochain. Le responsable de la centrale patronale a fermement démenti l’existence d’une crise dans le secteur et appelé à ne pas dramatiser la situation. Il a également annoncé que les trois maillons de la filière que sont les producteurs, les détaillants et les grossistes, en coordination avec le ministère du Commerce et du Développement des exportations, travaillent à corriger ce déséquilibre. Et ce, pour garantir un approvisionnement régulier et éviter toute tension.

Enfin, il a vivement critiqué les abattoirs clandestins, dont il a fait un facteur aggravant du désordre productif, en lien avec la réduction du nombre d’abattoirs agréés. Il a précisé que la marge bénéficiaire des abattoirs légaux a été relevée; même si elle n’atteint pas encore le niveau escompté.

L’article Canicule et mortalité animale : la filière volaille sous tension est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

ATL : le bénéfice net grimpe à 13,6 MDT au premier semestre 2026

01. September 2026 um 11:29

L’Arab Tunisian Lease (ATL) a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le résultat net de la période s’établit à 13,6 millions de dinars (MDT), en hausse de 20 % par rapport aux 11,3 MDT enregistrés au 30 juin 2025.

Le total du bilan atteint 829,6 MDT au 30 juin 2026, contre 733,5 MDT au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à 157,5 MDT, contre 156,9 MDT à la fin de l’exercice précédent. Le capital social demeure fixé à 32,5 MDT, répartis en 32,5 millions d’actions d’une valeur nominale d’un dinar chacune.

Les créances issues d’opérations de leasing, principal poste de l’actif, s’établissent à 720 MDT nets de provisions, contre 669,6 MDT au 31 décembre 2025. Les mises en force ont progressé de 22 % par rapport à la même période de 2025. L’encours financier moyen est passé de 632,9 MDT à 698,4 MDT, soit une hausse de 10 %.

Le ratio des actifs non performants s’établit à 6,72 % au 30 juin 2026, contre 6,99 % au 31 décembre 2025 et 7,93 % au 30 juin 2025. Le taux de couverture de ces actifs par les provisions et agios réservés atteint 89,32 %, contre 88,83 % à fin décembre 2025.

Les liquidités et équivalents de liquidités s’élèvent à 60,3 MDT au 30 juin 2026, contre 10,6 MDT au 31 décembre 2025. Les placements à long terme totalisent 31,5 MDT, contre 28,5 MDT à la fin de l’exercice précédent.

Concernant les résultats, le total des produits de leasing s’établit à 52,4 MDT au premier semestre 2026, contre 48,5 MDT un an plus tôt, porté par la hausse des intérêts et revenus assimilés qui passent de 46,8 à 51,1 MDT. Les charges financières nettes s’élèvent à 21,6 MDT. Le produit net de leasing progresse de 10 %, passant de 30,6 à 33,8 MDT.

Les charges de personnel s’établissent à 7 MDT, contre 6,4 MDT au 30 juin 2025. Les dotations nettes aux provisions et le résultat des créances radiées ressortent à 2 MDT, contre 2,7 MDT un an auparavant.

Après un résultat des activités ordinaires avant impôt de 23 MDT, un impôt sur les bénéfices de 7,8 MDT et des éléments extraordinaires de 1,6 million de dinars liés aux contributions conjoncturelles exceptionnelles instituées par la loi de finances 2026, le résultat net de la période s’établit à 13.555.275 dinars. Soit un résultat par action de 0,417 dinar, contre 0,346 dinar un an plus tôt. Au passif, les emprunts et dettes rattachées s’élèvent à 542,2 MDT au 30 juin 2026, contre 459,1 MDT au 31 décembre 2025, incluant notamment un nouvel emprunt de 50 MDT auprès de la Banque Européenne d’Investissement.

L’article ATL : le bénéfice net grimpe à 13,6 MDT au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Eau minérale : la part des grandes surfaces dans la distribution triplée depuis le début de la crise

01. September 2026 um 09:43

Entre 85 % et 90 % du total des ventes d’eau minérale en bouteille ont été réalisés par les grandes surfaces commerciales au cours des quatre premiers jours de l’opération de distribution massive lancée en coordination avec les autorités. C’est ce qu’a indiqué, mardi 1er septembre, le président de la Chambre des propriétaires des grandes surfaces commerciales, Hédi Baccour. Cette initiative vise à faire face à la pénurie d’eau minérale actuelle.

S’exprimant lors d’une intervention téléphonique dans l’émission « Sbeh El Warad » sur Radio Jawhara FM, Hédi Baccour a affirmé que la part des grandes surfaces dans la distribution d’eau a grimpé à un niveau compris entre 50 % et 70 %, contre un taux habituel ne dépassant pas 20 % de la consommation nationale. Il a souligné que le stock régulateur national d’eau était épuisé depuis la mi-juillet. Ajoutant à cet égard que l’opération de distribution se poursuivra et sera étendue à l’ensemble des gouvernorats de la République jusqu’à la résorption de la crise.

Hédi Baccour a par ailleurs relevé que la majorité des grandes surfaces disposent de groupes électrogènes garantissant la continuité de leur activité et permettant de préserver la sécurité des produits alimentaires ainsi que la chaîne du froid en cas de coupures de courant. Alors que certains commerces de proximité sont contraints de fermer, faute d’espace suffisant pour installer de tels équipements.

L’article Eau minérale : la part des grandes surfaces dans la distribution triplée depuis le début de la crise est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

UGTT : la révolte des régions face au bureau national

01. September 2026 um 09:07

Que se passe-t-il actuellement au sein des sections régionales de l’UGTT ? Réunies séparément samedi 29 août 2026, les instances régionales de Siliana et de Mahdia n’excluent plus une grève générale, et au passage réclament une amnistie générale ainsi qu’une réforme de la justice.

La grève générale figure désormais parmi les options envisagées par plusieurs structures régionales de l’UGTT. Réunie samedi 29 août 2026 sous la présidence du secrétaire général adjoint chargé des affaires juridiques, Fakher Eddine Aouiti, l’instance administrative régionale de l’Union régionale du travail de Siliana a qualifié la situation économique, sociale et politique du pays de « sans précédent ». Le même jour, l’instance administrative régionale de l’UGTT à Mahdia a adopté une position similaire, se déclarant prête à défendre les revendications des travailleurs et de la population « par tous les moyens légaux et légitimes, y compris la grève générale ».

Un diagnostic sévère de la situation du pays

À Siliana, les responsables syndicaux ont sévèrement critiqué la gestion du pays. Ils dénoncent la « concentration de la décision, l’absence de dialogue ainsi que des atteintes aux libertés, au droit syndical et à l’activité de la société civile ». L’instance pointe également une dégradation continue de la situation économique et sociale : endettement, inflation, chômage et pauvreté s’ajoutent, selon elle, aux difficultés rencontrées par les petites et moyennes entreprises. Les services publics ne sont pas épargnés, la santé, l’éducation et le transport figurant parmi les secteurs jugés en déclin.

À Mahdia, les syndicalistes ont insisté sur d’autres aspects de la crise, évoquant la hausse des prix, la dégradation du pouvoir d’achat, les pénuries de produits essentiels et des coupures répétées d’eau et d’électricité.

Des revendications précises adressées aux autorités

Face à cette situation, l’instance de Siliana appelle les autorités à renoncer à « l’unilatéralisme » et à lancer une initiative destinée à apaiser les tensions et à prévenir une possible explosion sociale.

Parmi ses revendications figure une amnistie générale en faveur des personnes détenues en raison de leurs opinions, publications ou activités syndicales, politiques et civiles; à l’exception des personnes impliquées dans des crimes établis. L’instance demande aussi une réforme garantissant l’indépendance de la justice, ainsi que l’ouverture d’un dialogue général et inclusif consacré au diagnostic de la crise et à la recherche de solutions. Sur le plan syndical, elle exige l’abandon de décisions qu’elle juge « injustes et illégales » concernant la négociation collective et le droit syndical, ainsi que le respect des accords déjà conclus avec les travailleurs.

À Mahdia, les syndicalistes ont pour leur part appelé les autorités à s’attaquer aux causes des mouvements de protestation sociale, plutôt qu’à privilégier des réponses sécuritaires et judiciaires.

Une position partagée par d’autres régions, prise indépendamment du bureau exécutif national

L’instance de Siliana affirme être disposée à participer à « toutes les formes de lutte pacifiques et légitimes » que pourraient décider les structures syndicales, y compris la grève générale. Des positions comparables à celles exprimées à Mahdia ont également été défendues par plusieurs autres structures régionales de l’UGTT, notamment celle de Tozeur.

Ces prises de position ont été adoptées indépendamment du bureau exécutif national de l’UGTT. Elles interviennent quelques jours après un communiqué virulent de l’Union régionale du travail de Sfax, qui s’en était pris frontalement au pouvoir. Cette succession de déclarations régionales interroge sur la relation entre les structures régionales et le bureau national de la centrale syndicale.

L’article UGTT : la révolte des régions face au bureau national est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 31. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Tunisie : 5 % du budget alimentaire des ménages gaspillé

31. August 2026 um 14:42

Le gaspillage alimentaire représente 5 % du budget des ménages tunisiens, selon les déclarations faites ce lundi 31 août 2026 par Chokri Rejeb, directeur général de l’Institut National de la Consommation, sur les ondes de la Radio Nationale.

Une stratégie nationale de lutte contre ce phénomène, supervisée par le ministère du Commerce et du Développement des exportations, a finalisé ses étapes de préparation. Elle sera officiellement prête d’ici le mois de novembre prochain pour s’attaquer aux pertes touchant principalement le pain, les fruits, les légumes et les produits laitiers.

L’article Tunisie : 5 % du budget alimentaire des ménages gaspillé est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Placements de Tunisie – SICAF : un bénéfice net de 2,2 millions de dinars au premier semestre 2026

31. August 2026 um 12:37

Placements de Tunisie SICAF,  a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. Le bénéfice net de la période ressort à 2,2 millions de dinars, contre 3,7 millions de dinars au 30 juin 2025, selon les comptes semestriels 2026 de la SICAF présentés ci-dessous.

En effet, le total du bilan de Placements de Tunisie SICAF s’établit à 19,2 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 20 millions de dinars au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation atteignent 19 millions de dinars, contre près de 20 millions de dinars à la clôture de l’exercice 2025. Le capital social de la société d’investissement reste inchangé à 10 millions de dinars, réparti en 1 million d’actions d’une valeur nominale de 10 dinars chacune.

Le portefeuille de titres à long terme de Placements de Tunisie SICAF, comptabilisé en immobilisations financières, demeure stable à 12,3 millions de dinars. Ce portefeuille d’investissement inclut notamment les titres Astrée, Mare Alb, Air Liquide, Astrée DA CP ainsi que Nouveaux emballages tunisiens. Les placements et autres actifs financiers à court terme s’élèvent à 4,5 millions de dinars nets de provisions, la provision pour dépréciation des titres ayant été ramenée à environ 92 000 dinars, contre 169 000 dinars à fin décembre 2025. Les autres actifs courants totalisent 2,3 millions de dinars et la trésorerie disponible atteint 68 000 dinars au 30 juin 2026.

Retour sur les chiffres clés

Concernant les revenus, les revenus des titres et droits de propriété de la SICAF, correspondant essentiellement aux dividendes perçus sur le portefeuille d’actions, s’élèvent à 2,3 millions de dinars au premier semestre 2026, contre 3,8 millions de dinars sur la même période en 2025. Cette baisse des revenus de dividendes s’explique notamment par l’absence de distribution du titre Mare Alb au 30 juin 2026, alors que ce même titre avait rapporté près de 1,9 million de dinars un an auparavant. Les revenus des placements financiers à court terme se limitent à 19 000 dinars au 30 juin 2026, contre 67 000 dinars au 30 juin 2025.

Le résultat d’exploitation de Placements de Tunisie SICAF s’établit à 2,2 millions de dinars, après des charges d’exploitation de 179 000 dinars sur la période. Après déduction de l’impôt sur les sociétés de 4 693 dinars et de la contribution sociale de solidarité de 500 dinars, le résultat net semestriel s’élève précisément à 2 238 968 dinars, soit un résultat par action de 2,239 dinars, contre 3,701 dinars par action au 30 juin 2025.

Sur le plan de la distribution de dividendes, l’assemblée générale ordinaire du 5 mai 2026 a approuvé le versement de 3,2 millions de dinars de dividendes au titre de l’exercice 2025. Les états financiers intermédiaires ont été arrêtés par le conseil d’administration de la société lors de sa réunion du 20 août 2026.

L’article Placements de Tunisie – SICAF : un bénéfice net de 2,2 millions de dinars au premier semestre 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Diplomatie : le ministre allemand des AE, Johann Wadephul, à Tunis

31. August 2026 um 11:50

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, effectue, lundi 31 août 2026, une visite en Tunisie, au cours de laquelle il s’entretiendra avec le président de la République, Kaïs Saïed, ainsi qu’avec le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.

Le chef de la diplomatie allemande rencontrera également des représentants du secteur privé, y compris des startups tunisiennes.

Selon l’ambassade d’Allemagne à Tunis, sa visite est axée sur les relations entre les deux pays, qui célèbrent cette année le 70e anniversaire de leur établissement.

L’article Diplomatie : le ministre allemand des AE, Johann Wadephul, à Tunis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Après une perte de 2,6 millions de dinars, SIMPAR renoue avec les bénéfices

31. August 2026 um 11:04

La Société Immobilière et de Participations (SIMPAR) a dégagé un résultat net bénéficiaire d’environ 643 000 dinars tunisiens (DT) au premier semestre 2026, contre une perte de près de 2,6 millions de DT sur la même période en 2025, selon ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026.

Ce retour aux bénéfices s’explique principalement par un bond des ventes de biens immobiliers, passées d’environ 385 000 DT au 30 juin 2025 à plus de 11,6 millions de DT un an plus tard. Le total des produits d’exploitation a suivi la même trajectoire, atteignant environ 12,5 millions de DT contre près de 727 000 DT à fin juin 2025. Le résultat d’exploitation s’établit à environ 2,9 millions de DT, plus du double des 1,2 million de DT enregistrés un an auparavant.

Les charges financières nettes se sont pour leur part allégées, passant d’environ 3,8 millions à 2,2 millions de DT, une évolution que la société attribue notamment à la diminution des intérêts débiteurs sur découverts bancaires. Le résultat par action ressort à 0,585 DT, contre une perte de 2,35 DT par action au 30 juin 2025.

Le total du bilan de la société s’élève à environ 119,5 millions de DT au 30 juin 2026, contre près de 106 millions un an plus tôt et 117,2 millions au 31 décembre 2025. Les capitaux propres avant affectation s’établissent à environ 19,9 millions de DT, en repli par rapport aux 22 millions du 30 juin 2025 mais en légère hausse par rapport aux 19,2 millions de fin d’exercice 2025. Le total des passifs atteint près de 100 millions de DT, dont environ 30,7 millions d’emprunts non courants et 45,8 millions d’autres passifs financiers courants.

La trésorerie de clôture demeure négative à environ 482 000 DT, une situation toutefois améliorée par rapport aux déficits de 1,4 million et 2 millions de DT constatés respectivement au 30 juin 2025 et au 31 décembre 2025. Les liquidités et équivalents de liquidités s’élèvent quant à eux à environ 605 000 DT, contre près de 135 000 DT un an plus tôt.

L’article Après une perte de 2,6 millions de dinars, SIMPAR renoue avec les bénéfices est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Bourse de Tunis : Amen Bank et le Trésor renforcent le marché obligataire

31. August 2026 um 10:38

Le TUNINDEX a reculé de 0,16% vendredi 28 août 2026, s’établissant à 19 450,38 points, selon le bulletin officiel n°8910 de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis. L’indice affiche une progression de 44,61% depuis le début de l’année. Le TUNINDEX20 a suivi une tendance similaire, cédant 0,15% à 8 541,79 points, avec une hausse annuelle de 42,95%.

Parmi les indices sectoriels, l’indice des Assurances a enregistré le repli le plus marqué de la séance, en baisse de 0,83% à 29 644,78 points. L’indice des Banques a perdu 0,49% à 14 539,65 points et celui des Sociétés Financières 0,48% à 15 722,91 points. À l’inverse, l’indice Matériaux de Base a progressé de 1,22% à 9 188,56 points, et l’indice Agro-alimentaire et Boissons de 0,86% à 19 194,96 points.

Sur le marché des actions, plusieurs valeurs ont enregistré des mouvements notables. Attijari Bank a clôturé à 87,150 dinars. La BIAT a reculé à 158,000 dinars contre un cours de référence de 159,880 dinars. Delice Holding a progressé à 19,000 dinars. Attijari Leasing, sur le compartiment B, a terminé à 41,830 dinars, en zone de réservation à la baisse.

L’Offre Publique d’Achat obligatoire sur les actions de la Société Tunisienne de Verreries, Sotuver, ouverte du 5 au 26 août 2026, s’est clôturée sans dépôt de pli à la Bourse à la date limite du jeudi 27 août 2026 à 14h00. L’opération, initiée par la société B.A Glass B.V agissant de concert avec le Groupe Bayahi au prix unitaire de 13,390 dinars, visait l’acquisition de 6 843 844 actions représentant 17,43% du capital. À l’ouverture de l’OPA, l’initiatrice détenait directement 16 205 315 actions, soit 41,28% du capital, ainsi qu’une action indirecte détenue par le président du conseil d’administration. Au total, l’initiatrice et le Groupe Bayahi contrôlent de concert 32 410 631 actions, représentant 82,57% du capital de Sotuver.

Sur le marché obligataire, l’emprunt Amen Bank Subordonné 2026-1 est négociable en Bourse depuis le 21 août 2026 dans le groupe 21. Il porte un taux d’intérêt de TMM+1,5%, une durée de 5 ans, une valeur faciale de 100 dinars et un montant souscrit de 60 millions de dinars. Une ligne de Bons du Trésor Assimilables, la BTA 7,50% Août 2031, a également été admise à la cote et est négociable depuis le 19 août 2026, avec un nominal de 1 000 dinars et un amortissement in fine à l’échéance du 12 août 2031.

La Bourse de Tunis a par ailleurs rappelé la suspension de la cotation du titre Aetech depuis le jeudi 29 janvier 2026, à la demande du Conseil du Marché Financier. La cotation du titre UADH reste également suspendue depuis le mercredi 25 mars 2026, en application de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994, en raison de manquements aux obligations de publication d’informations financières, d’absence d’interlocuteurs identifiables et d’absence d’éléments probants attestant d’une activité réelle de la société.

L’horaire d’hiver de cotation entrera en vigueur à partir du 1er septembre 2026 sur l’ensemble des marchés de la Bourse.

L’article Bourse de Tunis : Amen Bank et le Trésor renforcent le marché obligataire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 30. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Ben Guerdane pleure ses morts en mer : le portrait d’une Tunisie qui s’en va

30. August 2026 um 09:53

Douze (12) morts, un rescapé et deux disparus parmi les victimes, tous sont presque originaires de Ben Guerdane. Tous avaient embarqué dans l’espoir d’atteindre l’autre rive, avant que leur embarcation ne sombre au large des côtes tunisiennes.

Dans cette ville frontalière du sud-est du pays, la nouvelle n’a pas seulement endeuillé des foyers. Elle a mis à nu, une fois de plus, les ressorts d’un phénomène que la répétition des drames n’a jamais suffi à endiguer. Le renforcement des contrôles policiers le long du littoral et l’intensification de la coopération sécuritaire entre les autorités tunisiennes ont certes fait reculer les départs sans pour autant les endiguer. C’est le constat que dresse Ali Kemis, chercheur en sciences politiques et activiste au sein du mouvement citoyen « 18/18 » à Zarzis. Selon lui, cette approche purement sécuritaire produit un effet inverse de celui recherché. Elle ne décourage pas les candidats à l’exil, elle accroît la dangerosité de leur voyage. La raréfaction des embarcations disponibles et le verrouillage des accès maritimes obligent les migrants à prendre des risques toujours plus inconsidérés, avec pour conséquence directe un effondrement de leurs chances d’atteindre les côtes européennes en vie. Ce paradoxe sécuritaire s’inscrit dans un terreau que Kemis décrit comme celui d’une région à bout de souffle.

Ben Guerdane, une économie de frontière étranglée

Pour Ali Kemis, la décision de prendre la mer, qu’elle soit prise par des mineurs ou de jeunes adultes, est le produit d’une absence totale de perspectives d’avenir, nourrie par la dégradation continue des conditions de vie et l’effondrement des services publics de base. Il prend Ben Guerdane comme cas emblématique, une ville qui vivait traditionnellement du commerce transfrontalier avec la Libye voisine et qui subit de plein fouet, depuis cinq ans, des fermetures de frontières répétées.

Cette rupture des flux commerciaux a provoqué une double précarité économique et industrielle. Faute d’investissements publics dans l’éducation et la santé, et en l’absence de projets de développement locaux, la jeunesse de la région se retrouve économiquement exclue. Cette lecture locale rejoint un diagnostic plus large formulé par Cherif Khraifi, secrétaire général de l’Union des diplômés chômeurs (UDC), qui parle d’une véritable « migration du désespoir » directement liée aux défaillances économiques du pays.

Face à cette impasse locale, les voies légales d’émigration vers l’Europe demeurent totalement hermétiques. Ali Kemis dénonce des procédures de demande de visa qui s’apparentent à des barrières insurmontables en raison de critères drastiques, de démarches complexes et de conditions financières hors de portée des classes populaires.

Face à cette impasse locale, les voies légales d’émigration vers l’Europe demeurent totalement hermétiques. Ali Kemis dénonce des procédures de demande de visa qui s’apparentent à des barrières insurmontables en raison de critères drastiques, de démarches complexes et de conditions financières hors de portée des classes populaires. C’est cette impossibilité absolue d’obtenir un visa légal qui pousse les jeunes à miser leur propre vie dans des traversées clandestines. Les visages de cette migration irrégulière renvoient à des réalités familiales déchirantes. Parmi les naufragés et les disparus figurent souvent des jeunes qui constituaient l’unique soutien de leur famille, ou plusieurs membres d’une même fratrie embarqués sur le même bateau, comme à Ben Guerdane.

Un phénomène qui a changé de visage

C’est précisément cette évolution du profil des candidats au départ qu’insiste à souligner Cherif Khraifi. Pour lui, la société tunisienne est aujourd’hui confrontée à une situation aberrante. Des jeunesn qui devraient normalement se trouver sur les bancs de l’école ou de l’université, choisissent délibérément d’affronter la Méditerranée, alors même que le risque de naufrage est extrêmement élevé et qu’une arrivée sur l’autre rive rime souvent avec détention, clandestinité prolongée ou exploitation par des réseaux mafieux.

Cette dynamique a profondément évolué ces dernières années. Si l’émigration clandestine concernait historiquement les populations les plus marginalisées, elle touche aujourd’hui de larges franges de la société tunisienne, en raison de la paralysie économique générale. Des cadres, des professionnels qualifiés et des fonctionnaires de la classe moyenne n’hésitent plus à embarquer avec leurs familles entières, incapables de subvenir à leurs besoins face à la flambée des prix et à la détérioration générale des conditions de vie.

Le système décourage les étudiants, qui constatent que des années d’efforts académiques ne débouchent sur aucun avenir professionnel. Les incitations de l’État à l’auto-entrepreneuriat se révèlent inefficaces, car le climat général des affaires, l’instabilité politique et le manque d’infrastructures découragent même les investisseurs disposant de capitaux.

Le chômage de longue durée, qui s’étend parfois sur deux décennies et frappe de manière disproportionnée les femmes, est devenu une véritable impasse psychologique et sociale. Le système décourage les étudiants, qui constatent que des années d’efforts académiques ne débouchent sur aucun avenir professionnel. Les incitations de l’État à l’auto-entrepreneuriat se révèlent inefficaces, car le climat général des affaires, l’instabilité politique et le manque d’infrastructures découragent même les investisseurs disposant de capitaux. Cet échec de l’insertion économique par les voies institutionnelles trouve un écho dans les constats du sociologue Abdessatar Sahbani, qui documente à quel point l’entrepreneuriat local peut apparaître aux yeux des jeunes comme une option moins rationnelle que le départ.

La bureaucratie qui pousse vers la mer

Sahbani cite le cas d’un jeune a réuni la somme de 68 mille dinars pour financer une traversée clandestine. Un montant qui permettrait largement de créer une entreprise viable sur le sol tunisien. Mais les jeunes porteurs de projets se heurtent à un véritable mur avec des lenteurs bureaucratiques, des exigences de garanties bancaires inaccessibles et une corruption systémique où l’obtention du moindre droit exige le versement de pots-de-vin. Face à ce parcours décourageant, les jeunes finissent par percevoir la migration, pourtant extrêmement coûteuse et comparable à une roulette russe, comme une option plus rationnelle que l’entrepreneuriat national.

Cette défiance à l’égard de l’appareil d’État se retrouve dans le récit que fait Cherif Khraifi des relations entre les chômeurs diplômés et les pouvoirs publics. Il déplore l’inefficacité des nombreuses réunions tenues avec des responsables ministériels, des hauts fonctionnaires… qui n’ont débouché que sur des promesses non tenues, accentuant la frustration de ceux qui ne croient plus à la parole publique.

Cette désillusion est particulièrement vive face au « reniement » de la loi 38, qui prévoyait un recrutement exceptionnel pour les chômeurs de longue durée, et au sort similaire réservé à la loi 18. Pour les quelque trois cent mille diplômés chômeurs que compterait le pays, les concours publics, n’offrant que de rares dizaines de postes pour des milliers de candidats, ne représentent plus une option viable. Se sentant à moitié morts dans leur propre pays, beaucoup préfèrent risquer le tout pour le tout. Il alerte également sur une érosion plus profonde. L’idée que les études sont inutiles s’est propagée jusque chez les plus jeunes élèves, menaçant de détruire la valeur du travail et de la formation pour les générations futures. Face à ce constat, l’Union des diplômés chômeurs refuse d’encourager l’exode.

De la « Harqa » secrète au « projet de vie » collectif

C’est sur cette toile de fond que le sociologue Abdessatar Sahbani situe une rupture historique majeure survenue après la révolution de 2011. La migration a cessé d’être un acte strictement clandestin et individuel, mené dans le secret. Autrefois, le concept populaire de « Harqa » (brûler) désignait l’action de détruire ses papiers d’identité pour s’effacer volontairement dans l’anonymat absolu d’une terre étrangère. Aujourd’hui, la migration s’est métamorphosée en un véritable « projet de vie » collectif, transparent, activement soutenu par le cercle familial et le voisinage. Ce phénomène a pris une dimension communautaire inédite, illustrée de manière frappante par le départ simultané de sept membres d’une même famille à Ben Guerdane. Ce projet s’appuie désormais sur des réseaux de passeurs organisés, opérant au vu et au su de tous, bénéficiant parfois de complicités ou d’une passivité des autorités locales.

Aujourd’hui, la migration s’est métamorphosée en un véritable « projet de vie » collectif, transparent, activement soutenu par le cercle familial et le voisinage. Ce phénomène a pris une dimension communautaire inédite, illustrée de manière frappante par le départ simultané de sept membres d’une même famille à Ben Guerdane.

Sahbani distingue trois dynamiques migratoires distinctes dans la période postrévolutionnaire. La première est la migration irrégulière traditionnelle des classes populaires, composée de jeunes sans ressources ni visas, prêts à risquer leur vie en mer. La deuxième concerne la fuite des cerveaux qui touche les compétences nationales comme les médecins, ingénieurs et professeurs qui abandonnent des situations stables pour s’assurer un avenir meilleur à l’étranger. La troisième vague est idéologique, marquée par le départ de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit en Syrie ou en Irak sous la bannière de Daesh, un phénomène pour lequel la Tunisie a compté parmi les plus grands pays émetteurs proportionnellement à sa population. Au-delà des seuls facteurs économiques, Sahbani insiste sur le poids de moteurs psychologiques profonds, au premier rang desquels une injustice profonde et une humiliation intériorisée face à l’impossibilité de réussir et de s’épanouir dans son propre environnement d’origine.

Cette perte de confiance dans le présent et l’avenir engendre une véritable pathologie sociale qu’il désigne par le concept de « consommateur suicidaire ». N’ayant plus l’espoir d’investir à long terme pour acquérir un logement ou fonder une famille, de nombreux Tunisiens dilapident leurs ressources au jour le jour dans les cafés, sorties et loisirs, préférant tout dépenser dans l’instant plutôt que de planifier un avenir qu’ils jugent définitivement obstrué.

Une frontière pour l’Europe, un silence dans les médias

Sur le plan international, Sahbani critique la politique européenne d’externalisation des frontières, qui consiste à repousser les contrôles de l’Italie, par exemple, vers le territoire tunisien. Cette stratégie fait de la Tunisie une zone tampon pour les migrants subsahariens, générant des crises de gestion complexes à l’échelle locale.

Le sociologue adresse enfin une critique sévère aux médias tunisiens, dont la couverture de la migration reste purement événementielle. La presse ne s’empare du sujet qu’à l’occasion de drames spectaculaires comme le naufrage de Zarzis, au lieu de produire un véritable travail d’investigation de fond, de recherche scientifique, ou de s’appuyer sur des œuvres artistiques et théâtrales pour explorer les racines du phénomène. Pour Sahbani, seule une refonte profonde des politiques éducatives, culturelles et administratives permettrait de restaurer la confiance de la jeunesse.

L’article Ben Guerdane pleure ses morts en mer : le portrait d’une Tunisie qui s’en va est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Empfangen — 28. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Chery se hisse au 4ᵉ rang du marché tunisien des véhicules particuliers

28. August 2026 um 11:23

Avec 7% de part de marché au premier semestre 2026, Chery occupe la 4ᵉ position sur le marché tunisien des véhicules particuliers. Cette performance accompagne l’élargissement de l’offre de STA, qui a lancé sa gamme « Chery Super Hybrid » ainsi que son premier modèle 100% électrique, dans un contexte marqué par un nouveau cadre réglementaire pour le financement des importations automobiles.  

Chery a terminé le premier semestre 2026 au 4ᵉ rang du marché tunisien des véhicules particuliers, avec une part de marché de 7%. La marque, distribuée en Tunisie par la Société Tunisienne d’Automobiles (STA), a élargi son catalogue au cours de la période avec plusieurs modèles hybrides et un premier véhicule entièrement électrique.

STA a ainsi lancé la gamme « Chery Super Hybrid » (CSH), qui comprend cinq modèles : Tiggo 4 HEV, Tiggo 7 PHEV, Tiggo 8 PHEV, Tiggo 9 PHEV et Arrizo 8 PHEV. À cette offre s’ajoute l’I03, premier véhicule 100% électrique de la société. Un nouveau showroom a également été ouvert à Aïn Zaghouan.

Cette évolution de l’offre intervient alors que STA a enregistré une progression de son activité au premier semestre. Le chiffre d’affaires s’est établi à 87 MDT, en hausse de 18% sur un an. Les ventes locales de véhicules neufs sont passées de 69 MDT à 82 MDT, tandis que les ventes de pièces de rechange ont progressé de 3,5 MDT à 4,1 MDT.

Le résultat net atteint 6,2 MDT, contre 4,6 MDT au premier semestre 2025, soit une augmentation de 36%. Le résultat d’exploitation s’élève à 8,5 MDT, contre 6,9 MDT un an auparavant, et l’excédent brut d’exploitation ressort à 9,4 MDT.

Les charges financières nettes ont, de leur côté, diminué à 0,3 MDT, contre 1,1 MDT au premier semestre 2025, grâce à la baisse des intérêts sur crédit à court terme et sur escompte d’effets.

L’impôt sur les sociétés s’établit à 2,3 MDT. Il comprend la contribution sociale de solidarité ainsi que la nouvelle contribution de diversification des sources de la sécurité sociale, fixée à 4% des bénéfices imposables depuis 2026. Le bénéfice par action atteint 3,1 DT, contre 2,3 DT un an plus tôt, sur la base de 2 millions d’actions.

Les états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026, publiés le 21 août 2026, font également ressortir une hausse de 70% du total du bilan, à 170 MDT contre 100 MDT à fin décembre 2025. Cette progression provient principalement d’un nouveau poste d’actif de 52,5 MDT correspondant à un blocage de fonds en couverture de lettres de crédit (LC), conséquence du nouveau dispositif réglementaire.

STA est le concessionnaire officiel de Chery et des camions Daewoo en Tunisie. Son activité au premier semestre 2026 s’inscrit dans un environnement marqué par l’élargissement de l’offre vers l’hybride et l’électrique et par l’entrée en vigueur d’un nouveau cadre réglementaire pour le financement des importations automobiles.

L’article Chery se hisse au 4ᵉ rang du marché tunisien des véhicules particuliers est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Coopération sécuritaire : des policiers tunisiens en formation dans le Michigan

28. August 2026 um 09:44

Une délégation de la direction générale de la formation de la police tunisienne a passé plusieurs jours dans le Michigan pour observer les méthodes de formation des forces de l’ordre américaines, en visitant la police d’État locale et le collège de justice criminelle de l’université d’État.

L’échange, confirmé par l’ambassade américaine à Tunis, s’inscrit dans une logique de coopération sécuritaire. Il doit permettre à la Tunisie de mieux faire face à des menaces communes, comme le trafic de stupéfiants, la criminalité transfrontalière ou le terrorisme. Les officiers tunisiens ont ainsi pu observer la gestion des académies de police et les mécanismes de contrôle de la qualité des formations.

Ces enseignements devraient profiter directement à l’Académie de police des sciences sécuritaires, construite avec le soutien des États-Unis. L’objectif est de former des spécialistes opérationnels capables de répondre aux priorités partagées par les deux pays.

L’ambassadeur américain, originaire du Michigan et très attaché à ses racines, a qualifié ce partenariat d’« étape importante » dans une relation bilatérale qui dure depuis près de 230 ans. Selon lui, ce rapprochement entre la police de son État d’origine et la police nationale tunisienne illustre la profondeur de l’amitié entre les deux nations.

L’article Coopération sécuritaire : des policiers tunisiens en formation dans le Michigan est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

État de santé d’Abir Moussi jugé « critique » par son avocat

28. August 2026 um 09:03

L’avocat Hatem Chelly affirme avoir constaté une dégradation « critique » de l’état de santé de la présidente du PDL, qui souffrirait notamment de difficultés respiratoires et d’un épuisement physique important.

L’état de santé d’Abir Moussi suscite des inquiétudes après son transfert en urgence vers un hôpital, jeudi 27 août 2026, à la suite d’une visite de son avocat à la prison de Bulla Regia. Dans une publication diffusée sur Facebook, Hatem Chelly rapporte avoir constaté chez la présidente du Parti destourien libre (PDL) des douleurs généralisées, des difficultés à respirer ainsi qu’un important état d’épuisement physique. Il qualifie sa situation de « critique ». Selon l’avocat, Abir Moussi se trouve par ailleurs dans des conditions de détention particulièrement difficiles. M. Chelly cite notamment les températures élevées régnant dans l’établissement, ainsi que l’absence de ventilation et de climatisation.

L’avocat tunisien affirme également que sa consœur demandait depuis plusieurs jours à pouvoir consulter un médecin, sans que cette requête n’ait, selon lui, été prise en compte. D’après son témoignage, les agents de l’établissement pénitentiaire n’ont décidé de son transfert à l’hôpital que jeudi, après avoir constaté que son état était particulièrement préoccupant.

L’avocat précise qu’Abir Moussi a été conduite en urgence vers l’hôpital après leur rencontre. Il convient de rappeler que la présidente du PDL avait été interpellée le 3 octobre 2023 alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République afin d’y déposer des recours contre des décrets présidentiels.

En mars 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis l’avait condamnée, dans cette affaire, à dix ans de réclusion. La peine comprend neuf ans pour « tentative de porter atteinte à la forme de l’État, d’inciter les habitants à s’attaquer les uns aux autres avec des armes et de semer le trouble sur le territoire tunisien », six mois pour « traitement de données personnelles sans l’autorisation de leur titulaire », ainsi que six mois pour « entrave à la liberté du travail ». Aucun détail officiel n’a, à ce stade, été communiqué concernant l’état de santé d’Abir Moussi ou les examens médicaux auxquels elle aurait été soumise.

L’article État de santé d’Abir Moussi jugé « critique » par son avocat est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌