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Empfangen — 08. Juni 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Un nouveau responsable pour les opérations de la BERD en Tunisie

08. Juni 2026 um 20:01

Le groupe de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) Banque européenne pour la reconstruction et le développement a annoncé, lundi 8 juin 2026, la nomination de Georgi Akhalkaatsi au poste de responsable de ses opérations en Tunisie. Il succède à Nodiara Mansurova et prendra officiellement ses fonctions à partir du 1er septembre 2026 depuis le bureau de représentation de Tunis.

Dans ses nouvelles fonctions, le responsable supervisera l’ensemble des investissements et des activités de la BERD en Tunisie, sous la coordination du directeur exécutif pour la région Sud et Est de la Méditerranée. Cette nomination s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’institution visant à renforcer son action dans le pays.

De nationalité géorgienne

De nationalité géorgienne, Georgi Akhalkaatsi est un cadre expérimenté de la BERD qu’il a rejoint en 2009. Il occupe actuellement le poste de responsable des opérations en Arménie. Au fil de son parcours, il a également travaillé au bureau de Tbilissi ainsi qu’au sein des départements de l’industrie, des services et de la gestion du risque de crédit au siège de Londres.

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Son profil académique combine un master en droit de l’université d’État de Tbilissi et un MBA obtenu à l’INSEAD. Avant de rejoindre le secteur bancaire international, il a entamé sa carrière comme juriste, puis a évolué vers la finance en intégrant la Société Générale.

Financement de projets économiques

Présente en Tunisie depuis 2012, la BERD joue un rôle important dans le financement de projets économiques et le soutien au secteur privé. L’institution a investi plus de 3 milliards d’euros dans le pays à travers environ 90 projets, dont une majorité orientée vers les entreprises privées, avec pour objectif de soutenir la diversification de l’économie tunisienne et le développement des PME.

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Tunisie : Jusqu’à 600 dinars de frais pour décrocher le permis de conduire

08. Juni 2026 um 19:24

La chambre régionale des propriétaires des établissements de formation à la conduite et à la sécurité routière de Bizerte, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, a annoncé une nouvelle grille tarifaire applicable à partir du 9 juin 2026 pour plusieurs prestations liées au permis de conduire catégorie “B” permettant de conduire les voitures particulières et utilitaires.

Selon le document diffusé par la structure syndicale régionale, les propriétaires d’auto-écoles affiliés sont appelés à respecter ces nouveaux montants, qui concernent aussi bien les examens que les séances de formation théorique et pratique.

200 dinars pour la première demande

La nouvelle grille prévoit notamment un tarif de 200 dinars pour la première demande de passage de l’examen théorique, ainsi que 200 dinars pour l’examen de circulation et 200 dinars pour l’examen de manœuvre.

Les cours pratiques de conduite sont fixés à 30 dinars la séance, tandis que les cours du code de la route passent à 15 dinars. Les séances consacrées à la conduite des véhicules louage sont fixées à 35 dinars, tout comme les séances de stationnement.

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Le document précise également que la durée d’une séance ne doit pas dépasser 50 minutes.

Nouveaux tarifs annoncés

  • Première demande pour l’examen théorique : 200 dinars
  • Frais de l’examen de circulation : 200 dinars
  • Frais de l’examen de manœuvre : 200 dinars
  • Séance de conduite : 30 dinars
  • Séance du code de la route : 15 dinars
  • Séance de conduite sur véhicule louage : 35 dinars
  • Séance de stationnement : 35 dinars

Cette annonce intervient dans un contexte où les coûts liés à l’obtention du permis de conduire continuent de varier d’une région et d’une auto-école à l’autre en Tunisie. Plusieurs plateformes spécialisées estiment que le coût global du permis peut dépasser les 1 500 dinars selon le nombre d’heures de conduite et les frais annexes.

Aucune réaction officielle des autorités de tutelle n’avait encore été publiée au moment de la rédaction de cet article concernant l’application de cette nouvelle grille tarifaire.

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Mondial 2026 : L’un des meilleurs arbitres africains refoulé des États-Unis

08. Juni 2026 um 18:52

L’affaire suscite déjà une vive polémique à quelques jours du début de la Coupe du monde 2026. Selon plusieurs médias internationaux, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan aurait été empêché d’entrer sur le territoire américain malgré la possession d’un visa valide et d’un passeport diplomatique.

Considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains du moment, Omar Artan devait devenir le premier arbitre somalien à officier lors d’une Coupe du monde. L’officiel de 34 ans faisait partie des arbitres retenus par la FIFA pour le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Artan est arrivé à Miami après un voyage via la Turquie

Selon des responsables somaliens cités par l’AFP et plusieurs médias étrangers, Artan est arrivé à Miami après un voyage via la Turquie, avant d’être refoulé par les autorités américaines puis renvoyé vers Istanbul. Les autorités américaines n’ont pas officiellement détaillé les raisons exactes de cette décision. Toutefois, plusieurs sources évoquent le durcissement des restrictions migratoires américaines visant certains pays, dont la Somalie.

Lire aussi : Mondial 2026 : Combien coûtera le voyage d’un supporter tunisien aux USA ?

L’affaire est d’autant plus surprenante que plusieurs médias africains avaient annoncé, quelques jours auparavant, qu’Omar Artan avait finalement obtenu son visa après des difficultés administratives.

La FIFA a indiqué suivre le dossier

La FIFA a indiqué suivre le dossier et chercher des clarifications. De son côté, un responsable du ministère somalien des Sports a dénoncé une décision contraire « à l’esprit du fair-play et du mérite sportif ».

Cette affaire intervient dans un contexte plus large de tensions autour des visas liés à la Coupe du monde 2026. Plusieurs médias ont récemment évoqué les difficultés rencontrées par certains joueurs, arbitres ou membres de délégations venant de pays soumis à des restrictions d’entrée aux États-Unis.

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Possession de stupéfiants : Une avocate arrêtée dans un établissement nocturne à Hammamet

08. Juni 2026 um 18:14

Une avocate a été arrêtée dans la nuit de samedi à dimanche à Hammamet alors qu’elle s’apprêtait à entrer dans un établissement de nuit en possession de comprimés psychotropes classés au tableau « B », selon une source citée par Mosaïque FM. Le parquet près le tribunal de première instance de Grombalia a ordonné sa mise en garde à vue avant l’ouverture, ce lundi, d’une information judiciaire pour des infractions liées aux stupéfiants. L’enquête a été confiée à un juge d’instruction du tribunal de première instance de Grombalia.

L’affaire intervient dans un contexte où les autorités tunisiennes multiplient les opérations contre les réseaux de trafic et de consommation de drogues, notamment dans les zones touristiques et les établissements nocturnes.

Des précédents impliquant des professionnels du droit

Ce dossier n’est pas le premier du genre en Tunisie. Plusieurs affaires impliquant des avocats ont déjà été enregistrées ces dernières années dans des dossiers liés aux stupéfiants.

En janvier 2024, la brigade centrale de lutte contre la drogue à Laouina avait arrêté une avocate soupçonnée d’implication dans un réseau de trafic de cannabis après la saisie de plusieurs plaques de résine de cannabis dans un appartement à Tunis.

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En février 2025, une autre affaire avait abouti à un non-lieu en faveur d’une avocate poursuivie dans une enquête pour trafic de drogue après la découverte de cannabis dans un taxi dans lequel elle se trouvait.

Ces affaires restent toutefois marginales au regard du nombre global de dossiers traités chaque année par la justice tunisienne en matière de stupéfiants.

Les boîtes de nuit et zones touristiques sous surveillance

Les services sécuritaires tunisiens ont déjà annoncé à plusieurs reprises le démantèlement de réseaux actifs dans les bars, discothèques et espaces festifs, notamment à Hammamet, destination touristique particulièrement fréquentée durant la saison estivale.

En octobre 2022, la police avait arrêté à Hammamet quatre personnes soupçonnées d’alimenter des établissements nocturnes en drogues et comprimés psychotropes. Les autorités avaient alors saisi plusieurs types de stupéfiants ainsi que de l’argent liquide.

Les forces de sécurité intensifient généralement les contrôles dans ces zones à l’approche de l’été, période marquée par une hausse de l’activité touristique et nocturne.

La loi 52 toujours au cœur des débats

Cette nouvelle affaire remet également en lumière le débat récurrent autour de la loi 52 relative aux stupéfiants. Depuis plusieurs années, des avocats, militants et organisations de défense des droits humains réclament une réforme du cadre pénal tunisien concernant la consommation de drogues, estimant que les peines prévues restent particulièrement sévères, notamment pour les jeunes consommateurs.

La distinction entre trafic, détention et simple consommation demeure au centre des discussions, alors que les autorités tunisiennes maintiennent une ligne sécuritaire ferme face à la progression du trafic de stupéfiants.

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Fraude au baccalauréat : Les neuf élèves détenus à Siliana remis en liberté

08. Juni 2026 um 16:11

La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Siliana a ordonné la remise en liberté des neuf lycéens placés en détention dans une affaire de fraude au baccalauréat. Cette décision intervient après plusieurs jours de polémique autour de leur incarcération, sans pour autant mettre un terme aux poursuites judiciaires engagées.

Une affaire liée à l’utilisation d’oreillettes

La chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Siliana a accepté, lundi, les demandes de remise en liberté présentées en faveur des neuf élèves impliqués dans une affaire de fraude aux examens du baccalauréat.

Cette décision intervient quelques jours après leur placement en détention provisoire, une mesure qui avait suscité de vives réactions et alimenté le débat sur le traitement judiciaire des affaires de triche scolaire.

Les neuf candidats, âgés entre 18 et 19 ans, avaient été interpellés, vendredi 5 juin, dans un centre d’examen relevant de la délégation de Bouarada après avoir été surpris en possession d’oreillettes destinées à recevoir des réponses durant une épreuve du baccalauréat.

A la suite de leur arrestation, le ministère public près le Tribunal de première instance de Siliana avait ordonné leur placement en détention provisoire sur la base des dispositions pénales réprimant la fraude aux examens nationaux.

Une décision qui relance le débat

L’incarcération des lycéens avait rapidement provoqué une controverse dans l’opinion publique. Si la lutte contre la fraude aux examens fait largement consensus, plusieurs voix dont celle de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, ont exprimé leur rejet des peines de prison visant des élèves soupçonnés de triche aux examens.

Des observateurs ont notamment rappelé que la réglementation scolaire prévoit déjà des sanctions disciplinaires particulièrement lourdes, telles que l’annulation des épreuves, l’invalidation du diplôme ou encore l’interdiction de repasser l’examen pendant plusieurs sessions.

Pour les critiques de cette mesure, l’emprisonnement provisoire marque une rupture en soumettant des faits commis dans un contexte scolaire à un traitement relevant du droit pénal commun.

La procédure judiciaire se poursuit

La remise en liberté des neuf élèves ne signifie pas l’abandon des poursuites engagées contre eux. L’affaire demeure entre les mains de la justice, qui poursuivra l’examen du dossier conformément aux procédures en vigueur.

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Classement FIFA : La Tunisie recule à quelques jours du Mondial 2026

08. Juni 2026 um 15:35

À trois jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la Tunisie a perdu deux places au classement de la Fédération internationale de football (FIFA) publié ce lundi. Les Aigles de Carthage occupent désormais le 46e rang mondial et restent loin derrière leurs futurs adversaires du groupe F.

La Tunisie 9e nation africaine

Au niveau continental, la Tunisie se classe désormais au 9e rang africain, derrière le Maroc, le Sénégal, le Nigeria, l’Algérie, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

Dans la hiérarchie arabe, la sélection tunisienne pointe à la 4e place, confirmant son maintien parmi les principales nations de la région malgré ce léger recul.

Des adversaires mieux classés dans le groupe F

Ce nouveau classement intervient alors que la Tunisie s’apprête à disputer la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Les hommes de Sabri Lamouchi évolueront dans le groupe F, où ils retrouveront des sélections mieux classées au niveau mondial : les Pays-Bas (8es), le Japon (18e) et la Suède (38e).

L’Argentine toujours au sommet

En tête du classement mondial, l’Argentine conserve la première place, devant l’Espagne et la France, qui complètent le podium.

La Coupe du monde 2026 débutera le 11 juin et se poursuivra jusqu’au 19 juillet. Pour la Tunisie, l’objectif sera de déjouer les pronostics et de tenter de franchir pour la première fois de son histoire le cap de la phase de groupes.

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Mourad Zeghidi en grève de la faim : Plusieurs organisations expriment leurs préoccupations

08. Juni 2026 um 15:21

Plusieurs organisations tunisiennes de défense des droits et des libertés ont exprimé leur préoccupation face à la grève de la faim entamée par le journaliste Mourad Zeghidi pour protester contre son maintien en détention. Tout en saluant sa démarche, elles l’appellent à suspendre son mouvement en raison des risques qu’il fait peser sur sa santé.

Appel à l’arrêt du mouvement de protestation

Dans un communiqué commun publié le 6 juin, plusieurs organisations de la société civile ont affiché leur solidarité avec Mourad Zeghidi, actuellement en grève de la faim.

Les signataires estiment que le journaliste mène cette action de protestation afin de contester son maintien en détention et les procédures judiciaires engagées contre lui. Ils soulignent cependant leur inquiétude grandissante quant aux conséquences physiques et psychologiques que pourrait entraîner la poursuite de ce mouvement.

Tout en saluant la détermination de Mourad Zeghidi, les organisations de défense des droits humains l’exhortent à mettre fin à sa grève de la faim afin de préserver son intégrité physique.

Selon elles, cette suspension permettrait également de poursuivre dans de meilleures conditions les démarches judiciaires engagées pour sa défense ainsi que les actions de plaidoyer menées par les organisations concernées.

Les autorités appelées à garantir son suivi médical

Dans leur déclaration, les signataires rappellent que les autorités ont la responsabilité de garantir la sécurité du journaliste et de veiller au respect de ses droits fondamentaux.

Ils demandent notamment qu’un suivi médical régulier lui soit assuré et que tous les soins nécessaires lui soient prodigués afin de préserver son droit à la santé, à la vie et à la dignité.

Les organisations réitèrent par ailleurs leur demande de libération immédiate de Mourad Zeghidi, ainsi que de Borhen Bsaies, Zied El Heni et de l’ensemble des personnes poursuivies dans le cadre du décret-loi 54.

Le communiqué a été signé par plusieurs organisations de la société civile, dont la Ligue tunisienne des droits de l’homme, le Syndicat national des journalistes tunisiens, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux et l’Association tunisienne des femmes démocrates, aux côtés d’autres associations engagées dans la défense des droits humains et des libertés publiques.

Les journalistes Mourad Zeghidi et Borhan Bsaies avaient été condamnés, en janvier dernier à une peine de trois ans et six mois de prison ferme chacun, dans une affaire liée au blanchiment d’argent et à des infractions fiscales.

Arrêtés le 11 mai 2024, ils avaient également écopé de six mois de prison ferme lors de deux procès distincts, portant leur peine cumulée à un an de détention dans deux affaires liées à certaines de leurs prises de position médiatiques et publications sur les réseaux sociaux.

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Moyen-Orient : L’escalade se poursuit entre l’Iran et l’entité sioniste

08. Juni 2026 um 14:29

Après une nouvelle série d’attaques réciproques entre l’Iran et l’entité sioniste, Téhéran a annoncé une « cessation » de ses frappes, tout en la conditionnant explicitement à l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, selon des déclarations relayées par les autorités iraniennes et plusieurs médias internationaux.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte instabilité régionale, marqué par des échanges de tirs et des frappes transfrontalières ayant impliqué à la fois l’Iran, Israël et des zones sensibles du Liban.

Une désescalade conditionnelle annoncée par Téhéran

Selon les informations disponibles, l’Iran affirme mettre fin à sa dernière série d’attaques contre Israël, tout en prévenant qu’une reprise des frappes reste possible si l’armée israélienne poursuit ses opérations au Liban sud.

Téhéran lie donc directement cette « cessation » à une condition politique et militaire claire : l’arrêt des attaques israéliennes dans le sud du Liban, où les tensions restent vives entre Israël et les groupes armés pro-iraniens.

Un contexte de tensions persistantes au Liban sud

Le sud du Liban reste l’un des principaux foyers de confrontation indirecte entre Israël et l’Iran, via ses alliés dans la région. Ces derniers mois, les échanges de frappes ont régulièrement touché cette zone, malgré des tentatives de désescalade et des appels internationaux à la retenue.

Les autorités iraniennes estiment que les opérations israéliennes dans cette région constituent un facteur majeur d’escalade, justifiant leur position conditionnelle.

Une situation militaire encore volatile

Malgré cette annonce, la situation demeure extrêmement fragile. Les échanges récents ont montré la rapidité avec laquelle les tensions peuvent repartir, avec des frappes successives et des ripostes directes ou indirectes entre les différents acteurs du conflit.

Aucune confirmation indépendante ne permet, à ce stade, de parler d’un cessez-le-feu durable, les deux parties maintenant des positions conditionnées à des évolutions sur le terrain.

Cette annonce de Téhéran s’inscrit dans une logique de pression diplomatique et militaire, où chaque camp conditionne ses actions à celles de l’autre, rendant toute stabilisation immédiate difficile.

La communauté internationale appelle régulièrement à éviter une extension du conflit, alors que le front libanais reste particulièrement sensible et susceptible d’embraser davantage la région.

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Le coût du gaspillage alimentaire en Tunisie atteint 570 MD

08. Juni 2026 um 14:17

Face à l’ampleur du gaspillage alimentaire, estimé à 570 millions de dinars par an, les autorités tunisiennes accélèrent l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à réduire les pertes tout au long de la chaîne alimentaire. Deux ateliers de travail sont prévus en juin afin de définir les axes d’intervention et les mécanismes de mise en œuvre de ce plan.

Un défi économique, social et environnemental

Le gaspillage alimentaire continue de peser lourdement sur l’économie tunisienne. Selon les données de l’Institut national de la consommation (INC), la valeur des aliments perdus ou jetés chaque année est estimée à 570 millions de dinars, soit près de 5% des dépenses mensuelles des ménages.

Dans ce contexte, l’INC organisera les 10 et 17 juin deux ateliers de travail consacrés à l’élaboration de la future stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ces rencontres interviennent après un premier atelier tenu le 3 juin, dédié à l’analyse de la situation et à l’identification des priorités stratégiques.

Pour le directeur général de l’INC, Mohamed Chokri Rejeb, le gaspillage alimentaire représente aujourd’hui « un véritable fléau » aux répercussions multiples.

Des quantités importantes de denrées encore consommables sont perdues ou jetées à différentes étapes de la chaîne alimentaire, depuis la production agricole jusqu’à la consommation des ménages. Ce phénomène engendre non seulement des pertes financières considérables, mais accentue également la pression sur les ressources naturelles du pays.

L’INC souligne notamment que la production d’aliments qui ne parviennent jamais aux consommateurs mobilise inutilement des terres agricoles, des ressources hydriques et de l’énergie, tout en générant des émissions évitables de gaz à effet de serre.

Une stratégie nationale en cours de finalisation

Lancée en février 2025 sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec l’INC et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la stratégie nationale vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire.

Les prochains ateliers devront permettre de définir les piliers fondamentaux de cette stratégie, les mécanismes opérationnels de sa mise en œuvre ainsi que les outils de suivi et d’évaluation.

Le but affiché est de renforcer la sensibilisation des consommateurs, d’adapter le cadre réglementaire et de promouvoir des comportements de consommation plus durables afin de limiter les pertes alimentaires et leurs conséquences économiques, sociales et environnementales.

Le pain, le produit le plus gaspillé

Les statistiques de l’INC mettent en évidence l’ampleur du phénomène au sein des foyers tunisiens. Selon les données présentées par Darine Doggui, un ménage tunisien moyen gaspille chaque année environ 42 kilogrammes de pain.

Ce gaspillage représente à lui seul près de 100 millions de dinars par an, soit environ 300.000 dinars perdus quotidiennement. Les ménages jettent également en moyenne 6,5% des légumes achetés, 10% des céréales et pâtes ainsi que 16% du pain acquis.

Les chiffres montrent également une aggravation du gaspillage durant le mois de Ramadan. Les plats cuisinés arrivent en tête des aliments jetés avec un taux de 66,6%, suivis du pain (46%), des fruits (30%) et des sucreries (20%).

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Bac et fraude aux examens : La LTDH s’oppose à l’emprisonnement des élèves impliqués

08. Juni 2026 um 11:57

La Ligue tunisienne des droits de l’homme a exprimé son rejet des peines de prison visant des élèves soupçonnés de triche aux examens. Tout en condamnant fermement la fraude scolaire, l’organisation plaide pour des réponses éducatives et disciplinaires, estimant que l’incarcération risque de compromettre l’avenir des jeunes concernés sans résoudre durablement le problème.

La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a appelé, lundi, à privilégier une approche éducative dans le traitement des affaires de fraude aux examens, tout en rejetant le recours à des peines privatives de liberté à l’encontre des élèves impliqués.

Une condamnation de la fraude

Dans un communiqué, l’organisation a indiqué suivre avec attention les procédures engagées dans le cadre de la lutte contre la triche ainsi que les décisions d’arrestation et de placement en détention visant plusieurs candidats.

La LTDH a réaffirmé que la triche constitue un comportement « totalement rejeté », dans la mesure où elle porte atteinte au principe d’égalité des chances et à la crédibilité du système éducatif.

Toutefois, l’organisation estime que la lutte contre ce phénomène ne doit pas se traduire par l’incarcération d’élèves, une mesure qu’elle juge disproportionnée et susceptible d’entraîner des conséquences durables sur leur parcours scolaire et leur insertion sociale.

Selon la Ligue, les sanctions doivent rester conformes au principe de proportionnalité et respecter les droits des enfants et des jeunes.

Privilégier les réponses pédagogiques

L’organisation défend une approche fondée sur des mesures éducatives, pédagogiques et disciplinaires plutôt que sur la répression pénale.

Elle considère que les peines de prison ne constituent pas un moyen efficace pour enrayer la fraude aux examens et met en garde contre leurs effets psychologiques et sociaux, notamment dans un contexte marqué par les difficultés du système carcéral.

Pour la LTDH, la prévention et l’accompagnement demeurent plus aptes à corriger les comportements fautifs et à préserver les perspectives d’avenir des élèves concernés.

S’attaquer aux causes du phénomène

Au-delà du traitement des cas individuels, la Ligue souligne la nécessité d’examiner les facteurs qui favorisent la triche dans le milieu scolaire.

Elle cite notamment les pressions sociales et économiques, certaines insuffisances pédagogiques ainsi que l’importance accordée aux examens dans l’orientation et la réussite des élèves.

L’organisation appelle ainsi à renforcer les actions de sensibilisation à l’intégrité académique et à engager un débat national sur la réforme du système éducatif et des mécanismes d’évaluation, afin de prévenir plus efficacement la fraude tout en garantissant le respect des droits des élèves.

Lourdes sanctions contre la fraude

Avant le démarrage des épreuves du baccalauréat, le ministère de l’Éducation avait renouvelé sa mise en garde contre toute tentative de fraude dans les centres d’examen, évoquant des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans d’interdiction de repasser l’examen et des poursuites judiciaires dans certains cas.

Le département de l’Éducation précise en effet que certaines infractions peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires, notamment lorsqu’il s’agit de fraude organisée ou de candidats inscrits à titre individuel.

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Mondial 2026 – Groupe F : La Tunisie peut-elle enfin franchir le premier tour ?

08. Juni 2026 um 11:33

Opposée aux Pays-Bas, au Japon et à la Suède lors de la Coupe du monde 2026, la Tunisie a hérité d’un groupe équilibré où chaque point pourrait peser lourd dans la course à la qualification. Si les Néerlandais partent avec l’étiquette de favoris, les Aigles de Carthage peuvent nourrir des ambitions dans une poule où aucune hiérarchie ne semble définitivement établie.

Les Pays-Bas, favoris naturels du groupe

Finalistes malheureux à trois reprises en Coupe du monde (1974, 1978 et 2010), les Pays-Bas abordent le tournoi nord-américain avec le statut de tête de série du groupe F. Les Oranje ont décroché leur qualification en terminant invaincus des éliminatoires européennes sous la direction de Ronald Koeman.

Portés par leur capitaine Virgil van Dijk, les Néerlandais restent sur un quart de finale au Mondial 2022 et une demi-finale à l’Euro 2024. Leur expérience et la qualité de leur effectif en font les principaux candidats à la première place.

Le Japon veut confirmer son ascension

Révélation du Mondial qatari après ses succès contre l’Allemagne et l’Espagne, le Japon poursuit sa progression sur la scène internationale. Les Samouraïs bleus ont été la première sélection à se qualifier sportivement pour le Mondial 2026.

Dirigés par Hajime Moriyasu, les Japonais s’appuieront notamment sur Takefusa Kubo pour tenter de franchir un nouveau palier. Leur objectif reste d’atteindre au minimum les huitièmes de finale, stade qu’ils n’ont jamais réussi à dépasser.

La Suède de retour après huit ans d’absence

Absente de l’édition 2022, la Suède a obtenu son billet au terme d’un parcours mouvementé. Les Scandinaves ont finalement arraché leur qualification grâce aux barrages, portés par leur attaquant vedette Viktor Gyökeres.

Sous la conduite du technicien anglais Graham Potter, les Blågult espèrent retrouver le niveau qui leur avait permis d’atteindre les quarts de finale du Mondial 2018. La deuxième place du groupe apparaît comme un objectif réaliste.

Une Tunisie en reconstruction

Qualifiée avec autorité après avoir dominé son groupe éliminatoire africain, la Tunisie aborde cette Coupe du monde avec un nouveau visage. L’élimination précoce lors de la CAN 2025 a entraîné un changement à la tête de la sélection avec l’arrivée de Sabri Lamouchi.

L’ancien international français d’origine tunisienne a entrepris un rajeunissement de l’effectif et compte notamment sur Hannibal Mejbri pour incarner cette nouvelle génération.

Jamais qualifiés pour les phases à élimination directe en six participations, les Aigles de Carthage espèrent profiter de la formule élargie à 48 équipes pour écrire une nouvelle page de leur histoire.

Un groupe où tout reste possible

Si les Pays-Bas semblent disposer d’une légère avance sur leurs adversaires, la lutte pour les places qualificatives s’annonce particulièrement serrée entre la Tunisie, le Japon et la Suède.

Les confrontations directes devraient être déterminantes, notamment l’entrée en lice des Tunisiens face à la Suède, avant un duel face au Japon lors de la deuxième journée. Le dernier match contre les Pays-Bas pourrait ensuite s’avérer décisif dans la course à la qualification.

Calendrier du groupe F

1ère journée

  • Dimanche 14 juin à 21h00 : Pays-Bas – Japon
  • Lundi 15 juin à 03h00 : Tunisie – Suède

2ème journée

  • Samedi 20 juin à 18h00 : Pays-Bas – Suède
  • Dimanche 21 juin à 05h00 : Tunisie – Japon

3ème journée

  • Vendredi 26 juin à 00h00 : Japon – Suède
  • Vendredi 26 juin à 00h00 : Tunisie – Pays-Bas

Pour la Tunisie, l’objectif est clair : profiter d’un groupe homogène pour franchir enfin le cap du premier tour, un exploit jamais réalisé depuis la première participation des Aigles de Carthage à la Coupe du monde en 1978.

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Tunisie : Une première compétition scolaire dédiée à l’IA

08. Juni 2026 um 10:27

L’intelligence artificielle s’invite de plus en plus tôt dans les parcours éducatifs. Inoteqia Academy a organisé la première édition d’une compétition inter-collèges et inter-lycées consacrée à l’IA, réunissant plus de soixante élèves issus de plusieurs établissements scolaires tunisiens.

L’événement s’est tenu le 30 mai dans les locaux de l’Académie et a rassemblé des participants provenant notamment de la Fondation Bouebdelli, du Lycée Louis Pasteur de Tunis, de Salim School Ennasr, de Salima School Jardin d’El Menzah, de SLS Mourouj et de Charlemagne Ennasr.

Plus de soixante élèves réunis autour de l’IA

À travers cette initiative, Inoteqia Academy poursuit le développement de programmes d’initiation à l’intelligence artificielle destinés aux collégiens et lycéens. Les formations reposent sur des cas pratiques permettant aux élèves de découvrir progressivement les usages de l’IA, les nouveaux métiers qui émergent autour de cette technologie et les compétences numériques de plus en plus recherchées.

Selon les organisateurs, cette approche vise également à aider les jeunes à mieux appréhender leurs futurs choix d’orientation scolaire et professionnelle.

Les premiers programmes ont été lancés l’an dernier avec les établissements de la Fondation Bouebdelli avant d’être étendus cette année à d’autres collèges et lycées.

Six projets récompensés

Au terme de la compétition, six élèves ont été distingués pour la qualité de leurs réalisations, leur créativité et leur capacité à mettre en pratique les connaissances acquises durant leur formation.

Les lauréats sont Khalil Ben Ammar et Youssef Ben Saad du Lycée Louis Pasteur de Tunis, Youssef Daghari de SLS Mourouj 6, Ayhem Riahi de Salima School Jardin d’El Menzah, Ghalia Azaoui de la Fondation Bouebdelli La Marsa et Aymen Amour de Salim School Ennasr.

L’événement a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires, dont Hyundai, Maghrebia et Grain d’Or, engagés aux côtés d’Inoteqia Academy pour encourager l’innovation et les compétences numériques chez les jeunes.

Alors que l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans de nombreux secteurs économiques, plusieurs établissements scolaires tunisiens expérimentent désormais des programmes destinés à familiariser les élèves avec ces nouveaux outils et les compétences qui les accompagneront dans leurs futures études et carrières.

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Une méduse inhabituelle repérée au large des côtes tunisiennes

08. Juni 2026 um 10:07

L’association tunisienne de sciences participatives « Tounsi » a annoncé l’observation de la méduse boussole (Chrysaora hysoscella) sur les côtes tunisiennes. Rarement signalée dans les eaux du pays, cette espèce méditerranéenne ne constitue pas un phénomène exceptionnel, mais sa présence suscite l’intérêt des chercheurs qui y voient une occasion de mieux suivre l’évolution de la biodiversité marine.

Une espèce facilement reconnaissable

La méduse boussole doit son nom aux motifs brunâtres en forme de rayons qui ornent son ombrelle et rappellent les points cardinaux d’une boussole. Elle se distingue également par ses longs tentacules urticants utilisés pour capturer ses proies, composées principalement de zooplancton, de larves et de petits poissons.

Son diamètre varie généralement entre 10 et 30 centimètres, mais certains spécimens peuvent exceptionnellement atteindre jusqu’à 60 centimètres. Sa coloration oscille entre le jaune pâle et le brun, avec des marques rayonnantes particulièrement visibles.

Une présence inhabituelle mais naturelle

Selon l’association, l’apparition de cette méduse sur les côtes tunisiennes reste un phénomène naturel. Les variations des courants marins, des températures de l’eau et des conditions climatiques peuvent favoriser le déplacement de certaines espèces vers de nouvelles zones ou accroître leur visibilité près du littoral.

La méduse boussole est largement répandue dans plusieurs régions méditerranéennes et atlantiques, notamment sur les côtes espagnoles, françaises, italiennes et grecques, ainsi que dans certaines zones de l’Atlantique Nord-Est.

Une piqûre douloureuse mais peu dangereuse

Si ses tentacules sont urticants, la méduse boussole est considérée comme moins dangereuse que la méduse violette (Pelagia noctiluca), espèce fréquemment observée sur les plages tunisiennes. Son contact peut toutefois provoquer des brûlures, des rougeurs, des douleurs localisées ou de légers gonflements, dont l’intensité varie selon la sensibilité des personnes touchées.

Les spécialistes recommandent, en cas de piqûre, de rincer la zone avec de l’eau de mer plutôt qu’avec de l’eau douce et de retirer avec précaution les éventuels fragments de tentacules restés sur la peau.

L’association « Tounsi » invite les citoyens qui aperçoivent cette espèce à la photographier et à noter le lieu, la date ainsi qu’une estimation de sa taille. Ces informations peuvent contribuer au travail des chercheurs chargés du suivi de la biodiversité marine et de la surveillance de l’apparition d’espèces rares ou nouvelles dans les eaux tunisiennes.

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Ligue de Diamant : Marwa Bouzayani s’impose en patronne à Stockholm

08. Juni 2026 um 09:49

La Tunisienne Marwa Bouzayani a remporté dimanche l’épreuve du 3000 m steeple lors de la cinquième étape de la Ligue de Diamant disputée à Stockholm. En s’imposant en 8 min 59 s 28, elle a également établi un nouveau record du meeting suédois, confirmant son excellent début de saison sur le circuit mondial.

Nouvelle performance de haut niveau pour Marwa Bouzayani. L’athlète tunisienne a réalisé un chrono qui lui a permis non seulement de s’adjuger la première place, mais aussi de battre le record de l’épreuve dans le meeting de Stockholm.

Une saison marquée par des performances historiques

Cette victoire s’inscrit dans la continuité des excellents résultats enregistrés par la spécialiste tunisienne du steeple depuis le début de la saison.

Le 16 mai dernier, lors de la manche inaugurale de la Ligue de Diamant à Shanghai Keqiao, en Chine, Bouzayani avait déjà marqué les esprits en établissant un nouveau record de Tunisie avec un temps de 8 min 58 s 09. Cette performance avait fait d’elle la première athlète tunisienne à franchir la barre symbolique des neuf minutes dans cette discipline.

Quelques jours plus tard, lors de la deuxième étape disputée à Xiamen, également en Chine, elle avait terminé au pied du podium en prenant la quatrième place du 3000 m steeple avec un chrono de 8 min 59 s 25.

Le choix de la Ligue de Diamant récompensé

Pour privilégier sa participation au prestigieux circuit de la Ligue de Diamant, Marwa Bouzayani avait fait l’impasse sur les Championnats d’Afrique d’athlétisme d’Accra 2026.

La Tunisienne avait choisi d’honorer ses engagements internationaux, notamment lors des meetings de Shanghai et de Xiamen. Un choix qui semble aujourd’hui pleinement récompensé au regard de ses performances et de son succès à Stockholm, où elle confirme sa place parmi les meilleures spécialistes mondiales du 3000 m steeple.

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Rosario 1978, la nuit où la Tunisie a ébloui le monde

08. Juni 2026 um 09:37


Il y a des matchs qu’on ne regarde pas, mais qu’on vit. Et il y a des défaites qu’on oublie, et des victoires qu’on transmet de génération en génération comme on transmet un prénom de famille. Quand Kaïs Saïed a évoqué dimanche, au palais de Carthage, les moments où la Tunisie avait réussi à « éblouir le monde », chacun dans la salle savait de quoi il parlait. Une seule date. Un seul match. Une seule ville : Rosario, 2 juin 1978.

L’Argentine, ou la nuit où l’Afrique a gagné pour la première fois

La Tunisie n’avait jamais joué en Coupe du monde. Elle débarque en Argentine en représentante unique d’un continent entier, portant sur ses épaules le football africain et arabe face à un monde qui ne l’attendait pas. En face : le Mexique, habitué des grandes compétitions, sur ses terres continentales.

Le match commence mal. Penalty mexicain à la dernière minute de la première période. Un coup de massue. Mais les Aigles ne s’effondrent pas. Ali Kaabi égalise à la 55e minute — il entre dans l’histoire comme le premier Tunisien à marquer en Coupe du monde — avant que Nejib Ghommidh n’ajoute un deuxième but à la 79e minute. Mokhtar Dhouib complète le tableau : 3-1. Dans les rues de Tunis, les klaxons retentissent jusqu’à l’aube.

Ce soir-là, la Tunisie ne gagne pas seulement un match. Elle ouvre une brèche. La FIFA, impressionnée, accordera un deuxième quota africain dès le Mondial suivant. De deux représentants, le continent passera progressivement à dix en 2026. Tout part de ce soir de juin 1978, à Rosario.

La suite du tournoi est à l’image de ce que la Tunisie sera longtemps : brillante par séquences, frustrante dans la durée. Nulle face à l’Allemagne championne du monde en titre (0-0), défaite d’un but face à la Pologne (0-1). Éliminée au premier tour, mais accueillie en héros à Tunis. Bourguiba les reçoit au palais de Carthage. Quarante-huit ans plus tard, Saïed répète le geste.

Quarante ans de disette

Ce qui suit est une longue traversée du désert ponctuée d’éclairs. En 1998, en France, la Tunisie revient au Mondial après vingt ans d’absence. Elle perd contre l’Angleterre, contre la Colombie, accroche la Roumanie. Dernière du groupe. En 2002, même scénario : défaites face à la Russie et au Japon, nul face à la Belgique. En 2006, en Allemagne, un nul contre l’Arabie Saoudite, puis deux défaites.

Six participations. Dix-huit matchs au total. Trois victoires, cinq nuls, dix défaites. Quatorze buts marqués, vingt-six encaissés. Et une deuxième victoire en Coupe du monde — en 2018, face au Panama, quarante ans après Rosario. Comme si cette première victoire avait tout épuisé, tout consumé.

Il y a pourtant eu des instants. En 2022 au Qatar, le but de Wahbi Khazri contre la France — déjà éliminée, certes, mais la France quand même — qui fait exploser les tribunes. Une victoire (1-0) sans lendemain sportif, mais gravée dans la mémoire émotionnelle d’un peuple. C’est peut-être ça, le paradoxe tunisien : capable du grand geste, incapable d’enchaîner.

Monterrey, ou l’heure de vérité

Le 15 juin 2026, les Aigles de Carthage entrent en lice contre la Suède à Monterrey. Puis le Japon le 21 juin. Puis les Pays-Bas le 26. Un groupe difficile, mais pas impossible — du moins sur le papier. Pour la première fois depuis 1978, le contexte objectif permet d’envisager autre chose que la participation honorable.

Saïed l’a dit avec ses mots : « Le temps de la participation pour la participation est révolu. » Mais la formule la plus juste, la plus lourde, c’est peut-être l’autre : « La culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même. » Car la Tunisie n’a pas perdu faute de talent. Elle a parfois perdu faute de croire qu’elle pouvait gagner.

Mokhtar Dhouib, défenseur de 1978, auteur du troisième but contre le Mexique, le disait encore des années après : « Imagine, les Tunisiens parlent encore de notre victoire. » Pas avec fierté seulement. Avec une pointe de mélancolie. Comme si cette nuit de Rosario était à la fois le sommet et le point de départ d’une promesse jamais tout à fait tenue.

À Monterrey, les Aigles auront l’occasion d’en écrire une nouvelle. Pas pour effacer 1978 — on n’efface pas une légende. Mais pour lui donner, enfin, une suite.

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La Tunisie veut interdire le tabac aux mineurs ! Elle le voulait déjà en 2017 !

08. Juni 2026 um 08:46

Le ministère de la Santé prépare un projet de loi visant à actualiser la loi n°98-17 de 1998 relative à la prévention des méfaits du tabagisme. L’annonce a été faite dimanche 7 juin par Fayçal Semmali, superviseur du Programme national de lutte contre le tabagisme, lors d’une intervention sur les ondes de la Radio nationale. L’objectif : intégrer les cigarettes électroniques et les nouveaux produits nicotiniques dans un cadre légal adopté il y a près de trente ans, quand ces produits n’existaient pas encore.

Un problème documenté, des chiffres qui interpellent

Le tabagisme chez les mineurs en Tunisie n’est pas un phénomène émergent — il est documenté et quantifié. Selon une étude conjointe des ministères de la Santé et de l’Éducation, réalisée en collaboration avec l’OMS, 22,8% des adolescents âgés de 13 à 15 ans consomment des produits du tabac sous différentes formes, dont 14,1% fument des cigarettes. Plus préoccupant encore : 23% des enfants ayant commencé à fumer l’ont fait avant l’âge de sept ans.

Les cigarettes électroniques aggravent le tableau. Selon Hatem Bouzaiane, président de la Coalition tunisienne contre le tabac, plus de 17% des mineurs en utilisaient déjà en 2023, séduits par des arômes attractifs et une forte présence sur les réseaux sociaux. C’est également lui qui a mis en avant, lors d’un séminaire organisé par la direction régionale de santé de Ben Arous en février 2025, le chiffre de 13.200 décès annuels liés au tabac en Tunisie — un chiffre que Semmali a repris dimanche.

Lire aussi: Le tabagisme en Tunisie : un fléau en constante augmentation, des mesures législatives à l’horizon

L’accès facile : le nœud du problème

La vraie question n’est pas législative, elle est pratique. Un rapport ministériel de 2017 — soit il y a neuf ans — révélait déjà que 76,1% des adolescents fumeurs de 13 à 15 ans déclaraient avoir pu acheter des cigarettes sans difficulté au cours du mois précédant l’enquête. Les contrôles d’âge demeuraient rares, les sanctions peu visibles.

Dès décembre 2017, le ministère de la Santé avait déjà présenté à la Présidence du gouvernement un projet de loi prévoyant l’interdiction de vente de tabac aux moins de 18 ans. En février 2025, la Coalition tunisienne contre le tabac avait à son tour soumis une proposition similaire au ministère. Deux projets, aucun aboutissement.

Lire aussi: Tunisie : La vente de tabac bientôt interdite aux moins de 18 ans (2017)

Les voisins ont déjà agi

La comparaison régionale est instructive. L’Algérie vient d’adopter un décret exécutif imposant la mention « Interdiction de vente par et aux mineurs » sur tous les emballages de cigarettes électroniques. Le Maroc, de son côté, a instauré depuis février 2026 une norme obligatoire encadrant les e-cigarettes, les e-liquides et les sachets de nicotine — un marché qui évoluait jusque-là sans règles précises. La Tunisie, elle, attend encore.

La réforme est nécessaire. L’application le sera davantage.

La révision de la loi de 1998 s’impose pour encadrer des produits qui n’existaient pas à l’époque de son adoption. Mais l’histoire récente invite à la prudence : entre la proposition de la Coalition en 2025, les alertes répétées de l’OMS et les annonces successives des responsables de santé, le décalage entre les intentions affichées et la réalité du terrain reste entier.

La question n’est plus de savoir si la Tunisie a besoin d’une nouvelle loi. Elle est de savoir si cette loi, une fois adoptée, sera réellement appliquée.

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« Oubliez ce 5-0 » : Kaïs Saïed appelle les Aigles à transformer la défaite en force

08. Juni 2026 um 05:48

Deux jours après la lourde défaite de la Tunisie face à la Belgique (5-0) à Bruxelles, le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dimanche 7 juin au palais de Carthage les joueurs et le staff de l’équipe nationale, quelques heures avant leur départ pour le Mondial 2026.

À quelques jours de l’entrée en compétition des Aigles de Carthage, le chef de l’État a livré un message centré sur le dépassement de soi, la confiance et le refus de la résignation.

« Oubliez ce 5-0 »

Évoquant directement le revers subi face à la Belgique, Kaïs Saïed a appelé les joueurs à tourner rapidement la page.

« Oubliez ce 5-0 », leur a-t-il lancé, estimant que cette défaite devait au contraire leur donner une nouvelle impulsion, renforcer leur volonté et accroître leur détermination à gagner.

Le président a insisté sur la nécessité de transformer cet échec en source de motivation, plutôt que de le laisser devenir un frein psychologique à quelques jours du début de la compétition.

Lire aussi: Lamouchi après le 5-0 : « Je ne fais rêver personne »

«La culture de la défaite est plus grave que la défaite»

Au cours de cette rencontre, Kaïs Saïed a affirmé que « le temps de la participation pour la participation est révolu », appelant les joueurs à aborder le Mondial avec un véritable esprit de défi et de victoire.

Il a rappelé que chaque membre de la délégation représente la Tunisie et porte ses couleurs devant le monde entier.

« Il ne faut jamais perdre de vue que vous représentez notre chère patrie, que vous portez le drapeau national et que vous vous battez pour le hisser toujours plus haut », a-t-il souligné.

Le chef de l’État a également estimé que « la culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même », appelant chacun à accomplir sa mission avec une « volonté de fer » et un esprit de conquête.

De l’Argentine 1978 au Mondial 2026

Revenant sur plusieurs moments marquants de l’histoire sportive tunisienne, Kaïs Saïed a évoqué des participations restées gravées dans la mémoire collective parce que leurs acteurs avaient réussi à « éblouir le monde ».

Le rappel renvoie notamment au Mondial 1978 en Argentine, lorsque la Tunisie avait battu le Mexique 3-1 à Rosario, signant la première victoire d’une sélection africaine et arabe dans l’histoire de la Coupe du monde.

Selon le président, la Tunisie demeure capable de relever les plus grands défis dès lors qu’elle croit en ses capacités et refuse toute forme de résignation.

Dans une formule imagée, il a conclu en affirmant qu’un résultat peut s’afficher sur un tableau lumineux, mais que l’essentiel est ce qui finit par s’écrire « en lettres d’or sur le tableau de l’Histoire ».

La délégation tunisienne devait s’envoler dimanche soir vers le Mexique, où elle poursuivra sa préparation avant son entrée en lice. Les Aigles de Carthage affronteront la Suède le 15 juin à Monterrey avec l’ambition de faire oublier le score de Bruxelles et d’écrire, à leur tour, une nouvelle page.

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