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Empfangen — 08. September 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Affaire Mohamed Yousfi : La justice ordonne un mandat de dépôt

08. September 2026 um 20:09

Le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier de Tunis a émis, mardi 8 septembre 2026, un mandat de dépôt contre le journaliste Mohamed Yousfi, après son audition dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. Cette décision intervient après son placement en garde à vue dans la nuit du 4 au 5 septembre.

Une information judiciaire ouverte

Selon une source judiciaire citée par la TAP, le parquet du Pôle judiciaire économique et financier avait ordonné l’ouverture d’une information judiciaire contre Mohamed Yousfi et toute personne dont l’implication serait établie par l’enquête. Le dossier porte notamment sur des soupçons de constitution d’une entente visant à porter atteinte aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent au sein d’un groupe organisé ou d’une entente.

L’enquête vise également des soupçons liés à l’exploitation des facilités procurées par l’activité professionnelle et sociale de l’intéressé, ainsi qu’à la perception d’avantages provenant de flux financiers considérés comme illicites par l’intermédiaire d’une association.

Son état de santé au cœur des préoccupations

Le déroulement de l’audition a toutefois été marqué par une dégradation de l’état de santé du journaliste. Selon plusieurs sources, son interrogatoire a été interrompu après une intervention chirurgicale subie deux jours auparavant. Mosaïque FM rapporte que le juge a suspendu l’interrogatoire en raison de cette dégradation.

La situation sanitaire de Mohamed Yousfi est également au centre des déclarations de son comité de défense et du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

Le SNJT dénonce des irrégularités

Dans un communiqué publié mardi, le SNJT a dénoncé les conditions dans lesquelles le mandat de dépôt aurait été délivré. Selon le syndicat, citant la défense, la décision serait intervenue avant la fin de l’interrogatoire, sans permettre aux avocats de présenter leurs plaidoiries et alors que le journaliste était absent. La défense aurait également refusé de signer le procès-verbal.

Le SNJT a par ailleurs demandé la révision immédiate de la décision, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les éventuelles irrégularités et la garantie des soins médicaux nécessaires à Mohamed Yousfi.

Le journaliste, rédacteur en chef du média Al Qatiba, avait été arrêté vendredi alors qu’il se rendait à une émission sur Express FM.

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Voyages en Europe : Les files d’attente pourraient s’allonger aux frontières

08. September 2026 um 19:26

Les voyageurs tunisiens se rendant dans l’espace Schengen pourraient désormais être confrontés à des contrôles plus longs aux frontières, après la fin, le 6 septembre, de la période de flexibilité permettant aux États de suspendre temporairement certaines vérifications biométriques du système EES en cas de forte affluence. Cette évolution concerne l’ensemble des ressortissants de pays tiers soumis à l’Entry/Exit System (EES), et non spécifiquement les Tunisiens. Son principal effet potentiel est une augmentation des files d’attente dans les aéroports et autres points de passage très fréquentés.

Pourquoi les contrôles peuvent-ils prendre plus de temps ?

L’EES (Entry/Exit System) est le système numérique européen qui enregistre les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers effectuant des séjours de courte durée. Il concerne notamment les voyageurs qui disposent d’un visa Schengen de court séjour. Les informations enregistrées comprennent les données du document de voyage, les dates et lieux d’entrée et de sortie ainsi que des données biométriques, notamment la photographie faciale et les empreintes digitales.

Depuis le 6 septembre, les autorités ne disposent plus de la même possibilité de suspendre certaines étapes biométriques lorsque l’affluence devient trop importante. Or, ces opérations peuvent prendre davantage de temps que les anciens contrôles manuels.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a notamment alerté sur les retards déjà provoqués par le dispositif. Certains aéroports européens ont connu cet été des files de plusieurs heures, avec des voyageurs ayant parfois manqué des vols ou des correspondances.

Tous les voyageurs ne connaîtront pas les mêmes délais

Il n’existe toutefois aucun délai uniforme applicable à tous les voyageurs. Le temps d’attente dépendra du point de passage, de l’affluence au moment de l’arrivée, du nombre de postes disponibles, de l’organisation des contrôles et du fonctionnement des équipements biométriques.

Les difficultés techniques ne sont d’ailleurs pas réglées partout. Des problèmes persistent notamment sur certains points de passage français, tandis que plusieurs pays poursuivent encore des ajustements opérationnels.

Pour un voyageur tunisien, cela signifie surtout qu’il peut être prudent de prévoir une marge supplémentaire lors d’un départ vers l’Europe, particulièrement pendant les périodes de forte fréquentation.

EES : quelles données sont enregistrées ?

Lors d’une première inscription dans le système, le voyageur concerné peut notamment devoir fournir ses données personnelles figurant sur le passeport ; une photographie faciale ; ses empreintes digitales ; les dates et lieux de ses entrées et sorties ; et, le cas échéant, les informations relatives à un refus d’entrée.

Lors de passages ultérieurs, les données biométriques déjà enregistrées peuvent être réutilisées, ce qui doit permettre de fluidifier progressivement les contrôles.

L’objectif officiel de l’EES est notamment de moderniser les contrôles, d’enregistrer électroniquement les entrées et sorties et de mieux détecter les dépassements de durée de séjour.

Une confusion fréquente concerne l’ETIAS. Les deux systèmes sont liés à la gestion des frontières européennes, mais ils n’ont pas la même fonction.

L’EES intervient au moment du contrôle à la frontière. Il enregistre l’entrée ou la sortie et les données correspondantes.

L’ETIAS intervient avant le voyage. Il s’agit d’une autorisation de voyage préalable destinée aux ressortissants de pays bénéficiant d’une exemption de visa pour les courts séjours. Pour les Tunisiens soumis à l’obligation de visa Schengen, l’ETIAS ne remplace donc pas le visa.

La fin de la flexibilité EES ne signifie pas la fermeture des frontières ni une nouvelle restriction visant spécifiquement les Tunisiens. Elle marque la fin d’un mécanisme temporaire permettant de réduire certaines opérations biométriques lorsque les files devenaient trop importantes.

La conséquence concrète pourrait donc être très différente d’un aéroport à l’autre : plus de temps au contrôle dans les points de passage saturés, mais pas nécessairement de longues files partout.

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Numérique scolaire : La Tunisie face au défi des 1004 écoles non connectées

08. September 2026 um 18:57

Malgré les progrès réalisés dans la connexion des établissements scolaires, 1004 écoles tunisiennes restent encore sans accès à Internet, selon les données figurant dans le dossier d’un appel d’offres lancé dans le cadre de l’initiative Giga de l’UNICEF et de l’UIT. Sur les 7348 écoles recensées en Tunisie, 6344 sont considérées comme connectées, soit environ 86,3 % du total. L’objectif affiché est désormais de s’attaquer aux établissements les plus difficiles à raccorder, mais aucune date ferme de connexion n’est encore annoncée.

Une école sur sept encore à l’écart

Les chiffres donnent une mesure concrète de la fracture numérique dans le système éducatif tunisien : près d’une école sur sept reste hors connexion.

La difficulté est particulièrement importante dans les zones rurales et les territoires où les infrastructures de télécommunications sont moins développées. Pour ces établissements, apporter Internet ne consiste pas toujours à tirer simplement une liaison jusqu’au bâtiment. La disponibilité de l’électricité, la distance par rapport aux réseaux existants ou encore la nécessité de créer une infrastructure locale peuvent rendre les opérations plus complexes et plus coûteuses.

C’est précisément cette réalité que le nouveau dispositif cherche à prendre en compte.

Internet, réseau interne et électricité

L’appel d’offres panafricain RFPS-NYH-2026-503940 ne porte pas uniquement sur la fourniture d’un accès Internet. Les prestations envisagées comprennent également la mise en place de réseaux internes dans les établissements et, lorsque cela s’avère nécessaire, des solutions d’alimentation électrique.

Cette approche est importante : une école peut théoriquement être couverte par un réseau télécom tout en ne disposant pas d’une infrastructure interne suffisante pour connecter correctement les salles de classe et les équipements pédagogiques.

Pour les établissements les plus isolés, la question énergétique peut également devenir un préalable au raccordement. Le projet vise donc à traiter plusieurs obstacles simultanément plutôt qu’à se limiter au seul « dernier kilomètre » Internet.

Aucun calendrier ferme

Il faut toutefois éviter de présenter cette annonce comme le début immédiat du raccordement des 1004 écoles.

Le dossier correspond à un marché-cadre en compétition et non à un contrat d’exécution déjà attribué. Les entreprises doivent encore être sélectionnées et les opérations concrètes devront ensuite être programmées et financées.

Le chiffre de 1004 établissements permet donc surtout de mesurer l’ampleur du besoin identifié. Il ne permet pas, à ce stade, d’affirmer que ces écoles seront toutes connectées dans les prochains mois.

Cette distinction est essentielle : entre l’identification d’un établissement comme « non connecté » et sa connexion effective, il reste les étapes de contractualisation, de financement, d’étude technique et de déploiement.

L’initiative Giga, portée conjointement par l’UNICEF et l’UIT, vise à accélérer la connexion des écoles et à réduire les inégalités d’accès au numérique. Initiative Giga – UIT

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Fitch maintient la Tunisie à « B- » : Le vrai risque se déplace vers le financement intérieur

08. September 2026 um 18:43

Fitch Ratings maintient la note souveraine de la Tunisie à « B- » avec une perspective stable, mais sa nouvelle évaluation met surtout en lumière la fragilité persistante des finances publiques. L’agence prévoit un déficit budgétaire de 6,4 % du PIB en 2026, une dette publique autour de 85 % du PIB jusqu’en 2028 et des besoins de financement encore élevés. Le principal point de vigilance se situe désormais du côté du financement intérieur, avec la perspective d’un retrait de la Banque centrale de Tunisie (BCT) du financement direct de l’État à partir de 2027.

Un déficit deux fois supérieur à la médiane des pays « B »

Pour 2026, Fitch anticipe un déficit budgétaire de 6,4 % du PIB, contre une médiane de seulement 3,3 % pour les États classés dans la catégorie « B ». L’agence attribue notamment cette dégradation à la hausse du coût des subventions aux carburants, qui ajouterait 0,8 point de PIB au déficit.

La trajectoire devrait s’améliorer progressivement jusqu’en 2028, mais Fitch ne prévoit pas de réforme budgétaire significative à court terme. Surtout, les finances publiques restent fortement exposées à une remontée durable des prix du pétrole : avec un baril à 87 dollars jusqu’en 2028, le déficit serait supérieur de 1,4 point de PIB aux prévisions actuelles.

Une dette à 85 % : l’écart avec les comparables se creuse

La dette publique devrait atteindre 85 % du PIB en 2026, puis rester proche de ce niveau jusqu’en 2028. C’est près de 30 points de plus que la médiane de 55 % observée pour les pays notés « B ».

La structure de cette dette constitue également une vulnérabilité : environ 40 % de la dette publique est libellée en devises étrangères, ce qui expose directement les finances de l’État aux fluctuations du taux de change.

Plus préoccupant encore, les besoins de financement budgétaire devraient rester à 13,5 % du PIB en 2028, contre une médiane de 8,9 % pour les pays de même catégorie.

Le retrait de la BCT change la donne

C’est probablement le principal enseignement de la nouvelle analyse de Fitch. Après des prêts sans intérêt de 7 milliards de dinars en 2024 et 2025, la BCT doit encore fournir 11 milliards de dinars en 2026, soit environ 6,1 % du PIB attendu.

Mais ce mécanisme ne devrait pas se poursuivre en 2027. Fitch anticipe ainsi un basculement vers le marché intérieur : les emprunts nets domestiques passeraient de 1,7 % du PIB en 2026 à 6,5 % en 2027.

Ce changement signifie que l’État devra davantage mobiliser les ressources disponibles auprès des banques et des autres acteurs financiers. Le risque est alors celui d’un effet d’éviction : une part croissante des ressources bancaires pourrait être absorbée par le Trésor, au détriment du financement des entreprises et des ménages.

Fitch avertit elle-même que cette hausse des emprunts intérieurs pourrait mettre sous pression le secteur financier domestique. Cette question est d’autant plus importante que les banques tunisiennes sont déjà fortement exposées au financement de l’État.

Une situation extérieure moins tendue, mais pas encore confortable

Sur le front extérieur, Fitch prévoit un déficit courant de 3,9 % du PIB en 2026, avant une amélioration sous les 2,5 % en 2027 et 2028. Les recettes d’exportation d’huile d’olive et les services constituent des facteurs de soutien.

Les réserves internationales devraient toutefois reculer à 3,3 mois de paiements extérieurs courants en 2026, avant de remonter à 3,7 mois en 2028, toujours sous la médiane de 4,1 mois des pays notés « B ».

Une stabilité qui reste sous conditions

Fitch table sur une croissance réelle moyenne de 2 % entre 2026 et 2028 et une inflation ramenée progressivement vers 5 %. La perspective stable ne signifie donc pas une disparition des risques.

Au contraire, l’agence identifie deux principales menaces pour la notation : une nouvelle hausse du ratio dette/PIB et une détérioration des comptes extérieurs susceptible d’accélérer la baisse des réserves ou d’exercer une forte pression sur le dinar.

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Tunisie Telecom renforce sa présence commerciale à travers l’ouverture d’un nouvel espace à Souassi

08. September 2026 um 16:35

Tunisie Telecom poursuit l’extension de son réseau commercial et le renforcement de sa présence à travers les différentes régions du pays, avec l’ouverture d’un nouvel espace commercial à Souassi, dans le gouvernorat de Mahdia.

Cette nouvelle implantation traduit la volonté de l’opérateur national de renforcer sa proximité avec ses clients et de leur offrir des services répondant au mieux à leurs attentes et à leurs besoins.

Ce nouvel espace vient épauler les deux espaces commerciaux de Ksour Essef et Chabba déjà opérationnels depuis 2025, contribuant ainsi à renforcer les efforts déployés pour offrir des services modernes et diversifiés, en phase avec la dynamique et l’activité économique et commerciale que connaît la région.

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L’implantation de cet espace commercial à Souassi s’inscrit dans la volonté de l’entreprise d’accompagner l’évolution de sa base de clients dans la région et de consolider davantage sa politique de proximité.

Aménagé selon les standards de qualité les plus exigeants, le nouvel espace commercial propose l’ensemble des services de Tunisie Telecom à près de 120 000 habitants de la région de Souassi et notamment la vente de terminaux et d’équipements téléphoniques, les services de téléphonie fixe et mobile, les services Internet ainsi que la recharge de crédit….

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Mohamed Yousfi : Sa défense alerte sur son état de santé avant une éventuelle détention

08. September 2026 um 16:15

L’état de santé du journaliste et rédacteur en chef du site Al-Katiba, Mohamed Yousfi, se serait fortement détérioré mardi 8 septembre alors qu’il se trouvait au pôle judiciaire économique et financier de Tunis pour être entendu par le juge d’instruction. Selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), ses douleurs sont devenues particulièrement intenses au point de nécessiter l’intervention d’un médecin de la Protection civile.

D’après le syndicat, qui cite des membres de son comité de défense, le médecin dépêché sur place a examiné le journaliste et lui a prescrit des médicaments. Plusieurs avocats de sa défense auraient alors dû quitter les lieux afin de se procurer les traitements prescrits, dans un contexte où l’état de santé de Yousfi suscitait une vive inquiétude.

Toujours selon la défense rapportée par le SNJT, l’état de Mohamed Yousfi se serait ensuite aggravé, au point qu’il aurait crié de douleur. Le syndicat décrit une situation médicale « extrêmement préoccupante » et estime que son état ne permettrait pas, selon la défense, de supporter davantage d’attente ou de report.

Une situation médicale qui intervient après une opération

Cette nouvelle alerte intervient quelques jours après une grave crise de santé ayant nécessité l’hospitalisation du journaliste et une intervention chirurgicale en urgence. Le SNJT avait déjà dénoncé, lundi 7 septembre, la prolongation de sa détention malgré cette intervention médicale et demandé sa libération immédiate.

La question de la compatibilité entre son état de santé et les mesures judiciaires envisagées se retrouve ainsi au centre des préoccupations de sa défense. Celle-ci affirme qu’un placement en détention pourrait toujours être décidé malgré la dégradation de son état, soulevant la question de l’adaptation d’une telle mesure à sa situation médicale.

Les faits reprochés à Mohamed Yousfi

Mohamed Yousfi est détenu depuis le 4 septembre 2026. Son arrestation est intervenue alors qu’il se rendait à une émission sur Express FM, selon le SNJT. Le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier a ensuite ordonné son maintien en détention dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, l’enquête concerne également des soupçons de constitution d’une entente en vue d’attenter aux personnes et aux biens, ainsi que des faits présumés liés au blanchiment d’argent et à l’enrichissement illicite. Le journaliste est entendu dans le cadre d’une enquête financière qui porte sur lui ainsi que sur toute personne susceptible d’être impliquée.

La défense conteste pour sa part les accusations et affirme notamment qu’il n’existerait pas, selon elle, de données bancaires ou d’expertises financières établissant les faits reprochés à Yousfi. Elle considère également que les poursuites seraient liées à son activité journalistique, une lecture que les autorités judiciaires ne présentent pas de la même manière.

Le SNJT hausse le ton

Face à l’évolution de la situation, le SNJT a intensifié sa mobilisation. Lors d’une conférence de presse tenue mardi, son président Zied Dabbar a demandé la libération de Mohamed Yousfi et l’arrêt des poursuites judiciaires, tout en annonçant une « urgence journalistique » pour défendre la liberté de la presse et les droits des journalistes. Une mobilisation a également été organisée devant le pôle judiciaire économique et financier.

Lire aussi : Mohamed Yousfi : Sa garde à vue prolongée de 48 heures

L’affaire intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la liberté de la presse en Tunisie. L’arrestation de Mohamed Yousfi et les poursuites engagées contre lui ont suscité des réactions de journalistes et d’organisations de défense des libertés, tandis que le SNJT réclame le respect de la présomption d’innocence et de l’ensemble des garanties d’un procès équitable.

À ce stade, aucune décision définitive concernant un éventuel placement de Mohamed Yousfi en détention n’est à présenter comme acquise. La question demeure étroitement liée aux suites de son audition par le juge d’instruction et à l’évolution de son état de santé.

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Affaire Ghazi Mrabet : Cinq jours supplémentaires de garde à vue

08. September 2026 um 14:49

Le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de prolonger de cinq jours supplémentaires la période de garde à vue de l’avocat Ghazi Mrabet, dans le cadre de l’enquête menée par les agents de la brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de la Garde nationale à l’Aouina, selon une source judiciaire citée par plusieurs médias tunisiens.

Cette décision intervient dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons liés à la détention de substances stupéfiantes. L’avocat avait été interpellé en compagnie d’un deuxième suspect, présenté comme un trafiquant de drogue faisant l’objet d’un avis de recherche et condamné par contumace à 40 ans de prison.

Stupéfiants saisis

Selon les éléments communiqués par la source judiciaire, une importante quantité de stupéfiants ainsi que des sommes d’argent ont été découvertes lors de la perquisition du domicile du deuxième suspect. La saisie aurait notamment porté sur plus de 8 kilogrammes de cocaïne, environ 4 kilogrammes de cannabis et une somme estimée à 394.000 dinars.

Les investigations se poursuivent

Le dossier porte également, selon la même source, sur des soupçons de constitution d’une organisation destinée au trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes des faits et d’identifier les éventuels autres protagonistes.

D’après les informations rapportées, Ghazi Mrabet se trouvait au domicile du suspect recherché au moment de l’intervention des forces de l’ordre. La source judiciaire affirme également que l’avocat aurait tenté d’entraver l’intervention des agents afin de permettre au deuxième suspect de prendre la fuite.

Lire aussi : Ghazi Mrabet : Cinq jours de garde à vue, une source judiciaire précise les circonstances

Ces éléments constituent toutefois des allégations dans le cadre d’une enquête en cours et ne préjugent pas de la responsabilité pénale des personnes concernées. La justice devra établir les faits et déterminer les responsabilités à l’issue des investigations et des procédures judiciaires.

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Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta

08. September 2026 um 11:10

L’homme d’affaires tunisien Lazhar Sta est décédé, a annoncé ce mardi 8 septembre 2026 sa fille Amina Sta sur son compte Instagram. Quelques heures auparavant, celle-ci avait fait état de l’état de santé préoccupant de son père et appelé à prier pour son rétablissement.

Dans une Story publiée ce mardi matin, Amina Sta indique que son père est « décédé hier ».

Elle fait également part de sa vive émotion et évoque son intention d’entreprendre des démarches afin de préserver les droits de son père. Elle mentionne notamment un éventuel recours à des « juridictions internationales », sans fournir davantage de précisions sur les procédures envisagées.

Quelques heures plus tôt, dans une précédente Story, elle avait remercié les personnes qui s’étaient enquises de l’état de santé de Lazhar Sta et demandé de prier pour lui.

Une figure connue du monde des affaires

Lazhar Sta était notamment connu pour son parcours dans le monde des affaires tunisien et son rôle dans le lancement de Carthage Cement, dont il avait été directeur général.

Son nom avait ensuite été associé à plusieurs procédures judiciaires engagées après la révolution de 2011, notamment dans des dossiers impliquant également Belhassen Trabelsi.

Incarcéré en novembre 2019, il avait retrouvé la liberté en décembre 2022.

Plusieurs procédures judiciaires

Ces dernières années, Lazhar Sta avait de nouveau fait l’objet de plusieurs décisions judiciaires.

En juillet 2025, il avait notamment été condamné à quatre ans de prison et à une amende supérieure à cinq millions de dinars dans une affaire financière.

Le 30 juin 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis l’avait par ailleurs condamné, en première instance, à six ans de prison ainsi qu’à des amendes.

Lazhar Sta était détenu au moment de la dégradation de son état de santé. Les circonstances médicales précises de son décès n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une communication officielle détaillée.

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A Médenine, de l’eau de pluie vendue embouteillée !

08. September 2026 um 10:40

La crise de l’eau en Tunisie ne se limite pas aux difficultés d’approvisionnement. Elle peut également favoriser des pratiques susceptibles de présenter des risques pour la santé publique. À Médenine, les opérations de contrôle menées récemment ont ainsi conduit à la saisie de 180 bouteilles en plastique remplies d’eau de pluie, non contrôlée et d’origine inconnue.

Selon des informations rapportées par le quotidien Assabah, les agents de l’Instance régionale de contrôle des produits alimentaires de Médenine ont effectué 45 visites de terrain entre le 31 août et le 7 septembre dans plusieurs délégations du gouvernorat. Ces opérations ont abouti à l’établissement de deux procès-verbaux de saisie, à Médenine et à Zarzis.

Viande de volaille impropre à la consommation

Parmi les produits retirés du circuit figurent également 26 kilogrammes de viande de volaille impropre à la consommation, notamment en raison de son état de détérioration, ainsi que des boîtes de concentré de tomate arrivées à expiration. Ces produits ont été saisis dans le cadre des contrôles visant à protéger les consommateurs et à empêcher la commercialisation de denrées présentant un danger potentiel.

Mais c’est surtout la découverte des bouteilles d’eau qui attire l’attention, dans un contexte tunisien marqué depuis plusieurs années par le stress hydrique. Les contrôleurs ont découvert, dans l’un des espaces commerciaux inspectés, 180 bouteilles en plastique d’une capacité d’un litre et demi, remplies d’eau de pluie. Cette eau n’était soumise à aucun contrôle et son origine était inconnue.

Lire aussi : Après la pénurie de l’été, la Tunisie veut tripler son stock d’eau minérale

Les bouteilles ont été détruites après autorisation du parquet de Médenine. La saisie rappelle qu’une eau présentée comme une ressource de substitution ne peut être considérée comme potable sans contrôle sanitaire et traitement approprié. La collecte et le stockage d’eau de pluie dans des conditions non maîtrisées peuvent en effet exposer à différents risques de contamination.

Cette affaire intervient alors que la Tunisie demeure confrontée à une crise hydrique structurelle et à une crise de production d’eau minérale. Malgré l’amélioration du niveau de plusieurs barrages après les précipitations enregistrées en 2025 et au début de 2026, la situation reste contrastée selon les régions. Début septembre, le taux de remplissage des barrages du Nord était d’environ 60 %, alors qu’il ne dépassait pas 9 % dans les barrages du Centre.

La Tunisie reste confrontée à un déficit hydrique structurel

L’épisode de Médenine illustre ainsi une autre dimension de la crise de l’eau : lorsque la ressource devient rare ou irrégulière, des circuits parallèles et des solutions improvisées peuvent apparaître. L’enjeu n’est donc plus seulement de mobiliser davantage d’eau, mais aussi de garantir sa qualité, sa traçabilité et sa sécurité sanitaire.

Pour les autorités, le défi consiste désormais à éviter qu’une amélioration ponctuelle des réserves ne masque les fragilités persistantes du système hydrique tunisien. La saisie de ces 180 bouteilles constitue, à son échelle, un rappel concret : face à la rareté de l’eau, toutes les alternatives ne sont pas nécessairement sûres.

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Tunisie – Météo : Des pluies orageuses attendues dans le Nord à partir de jeudi

08. September 2026 um 10:34

La situation météorologique devrait se dégrader à partir de jeudi après-midi 10 septembre, avec des pluies temporairement orageuses et parfois intenses attendues dans le Nord. Les quantités seront généralement comprises entre 30 et 50 mm, tandis que des vents forts et des chutes de grêle localisées pourront accompagner les cellules orageuses, selon le bulletin de suivi de l’Institut national de la météorologie (INM).

Un renforcement attendu jeudi

Après les premières perturbations annoncées en début de semaine, l’épisode devrait gagner en intensité à partir de jeudi après-midi. Les précipitations concerneront en priorité les régions du Nord, avec des cumuls généralement compris entre 30 et 50 mm.

En fin de journée et au début de la nuit, les précipitations pourront également toucher localement les régions du Centre-Est. Le passage des cellules orageuses pourrait s’accompagner de vents forts et de chutes de grêle localisées.

Cette évolution constitue une précision par rapport aux prévisions publiées le 7 septembre, qui annonçaient déjà une extension progressive des précipitations au cours de la semaine, sans encore préciser les cumuls attendus.

Baisse des températures vendredi

Une baisse des températures est par ailleurs prévue vendredi 11 septembre dans la plupart des régions du pays.

L’instabilité devrait toutefois se maintenir durant l’après-midi, avec l’apparition de nouvelles cellules orageuses accompagnées de pluies, notamment sur le Nord et les régions Ouest.

L’INM appelle à suivre l’évolution des prochains bulletins, la localisation et l’intensité des précipitations pouvant encore être précisées à l’approche de l’épisode.

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Et si BYD faisait plus que vendre des voitures en Tunisie ?

08. September 2026 um 10:05

Le constructeur automobile chinois BYD s’intéresse désormais à de potentielles opportunités d’investissement en Tunisie. Selon un communiqué publié mardi 8 septembre 2026 par l’ambassade de Tunisie à Pékin, le groupe a exprimé son intérêt pour l’exploration de possibilités de création de sociétés et de développement d’activités dans le pays, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle présence industrielle plus importante que sa seule activité commerciale.

L’intérêt de BYD a été évoqué lors d’une rencontre entre l’ambassadeur de Tunisie en Chine, Adel Larbi, et Ivan Cao, directeur régional de BYD pour le Moyen-Orient et l’Afrique, en présence de Béchir Hani, ministre plénipotentiaire chargé de la coopération économique et commerciale. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de développement du constructeur chinois en Tunisie et sur les possibilités de coopération dans plusieurs secteurs liés à la mobilité électrique.

BYD examine les opportunités industrielles et technologiques

La partie tunisienne a présenté à BYD les avantages du pays pour les investisseurs étrangers, notamment sa position géographique à proximité des marchés européens, africains et arabes. La Tunisie dispose également d’une industrie automobile déjà intégrée dans les chaînes de valeur internationales, avec un tissu d’entreprises spécialisées dans la fabrication de composants et une main-d’œuvre disposant d’une expérience dans le secteur.

Les échanges ont également porté sur les possibilités de production automobile et sur le développement d’infrastructures électriques pouvant accompagner l’essor des véhicules électriques et hybrides. Pour la Tunisie, l’arrivée éventuelle d’un acteur mondial comme BYD pourrait ainsi dépasser le cadre de la commercialisation de véhicules et contribuer au développement d’une filière liée à la mobilité électrique, aux équipements et aux nouvelles technologies énergétiques.

Lire aussi : Bornes électriques sur nos autoroutes : Ce que prépare la Tunisie pour 2030 et 2035

La dimension technologique figure également parmi les axes évoqués lors de la rencontre. Les discussions ont porté sur la coopération dans les domaines de l’électricité et des énergies alternatives, deux secteurs stratégiques pour BYD, dont les activités couvrent notamment les véhicules électriques, les batteries et différentes solutions liées à l’énergie.

Il convient toutefois de rester prudent sur la portée de cette annonce. Le communiqué de l’ambassade tunisienne fait état d’un intérêt de BYD pour l’exploration de possibilités d’investissement, mais aucune décision définitive n’a été annoncée à ce stade. Aucun montant d’investissement, site industriel, projet précis ou calendrier de réalisation n’a été communiqué. Il s’agit donc, pour l’heure, de discussions exploratoires et non de l’annonce d’une usine BYD en Tunisie.

Déjà présent sur le marché

Cette ouverture intervient alors que BYD dispose déjà d’une présence commerciale sur le marché tunisien, où la marque est distribuée par Hélios Cars. Entre janvier et juillet 2026, le constructeur a enregistré 564 immatriculations de véhicules hybrides rechargeables, se classant premier de ce segment. Sur le marché des véhicules 100 % électriques, BYD occupait également la deuxième place avec 293 immatriculations, derrière Dongfeng et devant MG, portant à 857 le nombre cumulé d’immatriculations de BYD sur ces deux segments durant les sept premiers mois de l’année.

L’intérêt manifesté par BYD intervient enfin dans un contexte maghrébin marqué par l’accélération des investissements automobiles. Le Maroc accueille notamment des activités industrielles de Renault et Stellantis, tandis que l’Algérie développe également sa production automobile. Pour la Tunisie, l’enjeu sera désormais de transformer les discussions engagées avec BYD en projet concret, alors que le pays cherche à renforcer son attractivité industrielle et à mieux se positionner sur le marché émergent de la mobilité électrique en Afrique.

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Tozeur se prépare à accueillir près de 200.000 visiteurs cet automne

08. September 2026 um 09:38

Le gouvernorat de Tozeur se prépare à une nouvelle période de forte affluence touristique. Entre novembre et décembre prochains, le gouvernorat s’attend à accueillir entre 190.000 et 200.000 visiteurs, soit une hausse estimée à environ 5% par rapport à la même période de l’année dernière.

Cette progression attendue confirme l’intérêt croissant pour le Sud-Ouest tunisien en dehors de la traditionnelle saison estivale. Le tourisme saharien, culturel et de nature semble ainsi bénéficier d’un contexte particulièrement favorable durant les mois d’automne et d’hiver, lorsque les températures deviennent plus propices aux excursions et aux activités en plein air.

Tozeur veut capitaliser sur la saison automne-hiver

Intervenant mardi 8 septembre 2026 dans l’émission « Yaoum Saïd » sur les ondes de la Radio nationale, le délégué régional du tourisme à Tozeur, Adel Sbita, a indiqué que les préparatifs avaient déjà commencé afin d’assurer les meilleures conditions d’accueil durant cette période.

L’objectif ne consiste pas uniquement à absorber l’affluence attendue, mais également à améliorer la qualité de l’expérience proposée aux visiteurs et à renforcer l’attractivité de la destination.

Dans cette perspective, des équipes de contrôle mixtes ont effectué plusieurs opérations d’inspection dans les différents sites touristiques de la région. Certaines irrégularités ont été relevées et feront l’objet de mesures correctives avant le démarrage de la période de forte activité.

Des contrôles ont également concerné plusieurs établissements hôteliers ainsi que des clubs et espaces d’animation touristique.

Du désert aux oasis : une offre qui dépasse le tourisme saharien traditionnel

L’un des principaux atouts de Tozeur réside dans la diversité de ses paysages et de ses expériences touristiques. La région ne mise plus uniquement sur l’image classique du désert, mais cherche à valoriser un ensemble de produits complémentaires : tourisme de nature, patrimoine, cinéma, randonnée, oasis et tourisme culturel.

Parmi les sites qui devraient attirer particulièrement les visiteurs figure Ong Jemel, célèbre notamment pour avoir servi de décor à plusieurs scènes de la saga « Star Wars ». Le site constitue aujourd’hui l’un des points forts du tourisme cinématographique dans la région.

Les paysages montagneux de Tamerza et de Chebika devraient également connaître une forte fréquentation. Ces deux destinations offrent un autre visage du Sud tunisien, marqué par les canyons, les reliefs, les cascades et les anciennes oasis de montagne.

Autre expérience mise en avant : l’observation du lever du soleil depuis Chott el-Jérid. L’immense étendue saline constitue l’un des paysages emblématiques de la région et représente un produit touristique particulièrement adapté aux circuits matinaux et aux excursions photographiques.

Le patrimoine architectural constitue également un axe important avec la médina de Tozeur, connue pour son architecture traditionnelle et ses façades caractérisées par les motifs géométriques en briques.

La ville de Nefta complète cette offre avec son patrimoine, ses oasis et son identité spirituelle et culturelle.

Une opportunité pour prolonger la saison touristique

L’affluence attendue à Tozeur entre novembre et décembre illustre surtout un changement dans la manière de penser la saison touristique tunisienne.

Traditionnellement associée aux vacances d’été et au tourisme balnéaire, la Tunisie dispose pourtant de destinations capables d’attirer des visiteurs durant les périodes où les stations côtières connaissent une activité plus faible.

Le Sud tunisien fait partie des régions qui peuvent tirer profit de cette complémentarité. Les températures plus clémentes durant l’automne et l’hiver permettent notamment de développer des activités difficilement praticables pendant les périodes de forte chaleur : randonnées, circuits dans les oasis, excursions dans le désert, découverte du patrimoine ou encore observation des paysages.

Pour Tozeur, l’enjeu est donc de transformer cette affluence saisonnière en véritable levier de développement touristique sur une période plus longue.

La qualité de l’accueil au cœur des préparatifs

L’augmentation attendue du nombre de visiteurs pose toutefois un défi en matière de qualité de service. Les opérations de contrôle actuellement menées dans les sites touristiques, les hôtels et les espaces d’animation montrent que les autorités souhaitent anticiper les éventuels problèmes avant l’arrivée des visiteurs.

Lire aussi : Tunisie – Tourisme : Tozeur affiche complet

La propreté des sites, l’entretien des infrastructures, la qualité de l’accueil, la sécurité, l’encadrement des excursions et la conformité des prestations proposées seront notamment déterminants pour l’image de la destination.

Avec près de 200 000 visiteurs attendus sur deux mois, Tozeur devra ainsi réussir à conjuguer affluence et qualité, tout en veillant à ce que les retombées économiques bénéficient aux différents acteurs locaux.

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Hammam-Lif : 10.000 m³ de déchets à évacuer

08. September 2026 um 08:57

Une opération d’évacuation d’environ 10.000 m³ de déchets solides a démarré le 7 septembre à Hammam-Lif. Elle cible les déchets accumulés sur des terrains non bâtis et dans des points difficiles d’accès avec les moyens municipaux disponibles. L’intervention est réalisée dans le cadre d’un marché-cadre national du ministère de l’Environnement, à la demande de la municipalité.

Des moyens municipaux insuffisants pour certains dépôts

Les travaux ont commencé au niveau de la rue Hatem Taïeb, dans le quartier Tahar Sfar, avant de s’étendre progressivement à d’autres secteurs de la ville. Le recours au marché-cadre met en évidence les difficultés rencontrées par les communes lorsqu’il s’agit d’évacuer des volumes importants ou d’intervenir dans des zones où les équipements municipaux ne permettent pas une intervention efficace.

Le dispositif du ministère vise précisément à renforcer les efforts des municipalités pour résorber les accumulations de déchets solides. Hammam-Lif a été intégrée au programme à la suite d’une demande de la commune.

30.000 m³ évacués depuis le début de 2026

L’intervention de Hammam-Lif intervient après plusieurs opérations menées dans d’autres municipalités. Selon le ministère de l’Environnement, 30.000 m³ de déchets solides ont déjà été évacués en 2026 à Sidi Hassine, au Bardo et à El Mahres.

Le bilan rappelle également l’ampleur des opérations conduites en 2025 : 195.000 m³ de déchets de construction et de démolition ont été évacués dans sept gouvernorats, à savoir l’Ariana, Tunis, Sousse, Ben Arous, Sfax, Kairouan et Gabès.

Quelle destination pour les déchets ?

Au-delà du volume annoncé, plusieurs données opérationnelles restent à préciser concernant Hammam-Lif. La durée des travaux, leur coût, les sites de dépôt ou de valorisation retenus et la nature exacte des déchets concernés n’ont pas été détaillés dans les annonces disponibles.

Cette précision est d’autant plus importante que le bilan national fait notamment référence aux déchets de construction et de démolition, alors que l’intervention de Hammam-Lif est présentée plus largement comme une opération d’enlèvement de déchets solides.

L’opération devrait permettre l’évacuation d’environ 10.000 m³ supplémentaires et constitue surtout un indicateur des limites des capacités municipales face à certains dépôts et de la nécessité d’un appui ponctuel à travers le dispositif national.

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De la Goulette à la Marsa : Quand l’histoire fuse de chaque grain de sable

08. September 2026 um 08:47

Ciel voilé. Au point où, enveloppé dans la brume, le Bou Kornine est invisible en plein midi. Une chaleur moite écrase Tunis et ses banlieues où, ce matin, mes pas balancent entre la Goulette et la Marsa. Une longue promenade rendue plus difficile par un soleil accablant et un pied gauche que je dois ménager en attendant une guérison complète. On a l’âge de ses artères et aussi celui de ses articulations et ligaments.

Les couleurs vives des bateaux

Le port de pêche à la Goulette m’a toujours comblé. Je l’ai souvent observé de la terrasse de la Petite Étoile et parfois, j’ai remonté le quai, longeant les bateaux et rêvant aux mers lointaines. À vrai dire, je n’ai pas le pied marin et le plancher des vaches me suffit. Il n’en reste pas moins qu’un port est une fenêtre ouverte sur le large et le rire des mouettes une invitation au voyage.

Quand l’histoire cède le pas aux pêcheurs

Les pêcheurs sont plongés dans leurs tâches quotidiennes, recousant les filets, nettoyant les pièges à poulpe et vérifiant l’état de leurs embarcations. Même concentration studieuse dans tous les ports de pêche disséminés le long du golfe.

J’aime retrouver ces atmosphères qui ressemblent à celles de Malte, de la Sicile ou de la Sardaigne, ces ports improvisés qui parfois sont au milieu d’une ville comme entre Khereddine et le Canal de la Goulette.

Mêmes impressions aux ports puniques de Carthage, là où, autour de l’îlot de l’Amirauté, l’histoire cède le pas aux bateaux recouverts de couleurs vives et de bandes horizontales.

Au loin, Gammarth, Utique et Porto Farina

Plus loin, à la Marsa, d’autres mouillages évoquent Utique, Gammarth et Porto Farina qui sont de l’autre côté du cap. Je ne me suis jamais lassé de ces ports impromptus et toujours laissé tenter par la beauté rustique de ces barques qui habitent le littoral, à quelques pas de la ville.

L’un des plus beaux lieux de Tunis n’est-il pas à l’entrée de la Goulette là où des centaines de pêcheurs à la ligne viennent taquiner le mulet et boire un verre de Koudiat frais à la santé de la marée ?

Ici, veillent deux lions et les armoiries husseinites

Sans transition, je me retrouve à Beit El Hikma, dans l’ancienne demeure de Lamine Bey peuplée aujourd’hui d’académiciens et de livres savants. Cette maison sur laquelle veillent deux lions et les armoiries husseinites, a connu le moment historique du basculement de la Régence de Tunis dans la République tunisienne.

Comme la Goulette a connu la liesse mythique du retour de Bourguiba, statufié à l’entrée de la ville, un mouchoir blanc à la main, de retour d’exil et prêt à embrasser son destin.

Caresser du regard des mégalithes oubliés

Ces traces sont partout. Je les croise au quotidien. Elles sont un enchevêtrement dont il faut savoir s’extirper. À quelques mètres de Beit El Hikma, je reviens vers un artefact historique incomparable, un morceau miraculeusement préservé de la muraille de la Carthage punique.

Qui aujourd’hui, hormis les archéologues, se soucie de ce pan de rempart ? Je continue pour ma part à y revenir sans autre but que celui de palper des yeux le passé lointain et caresser du regard des mégalithes oubliés.

Château marin et baraques de plage

À la Marsa, Qobbet El Hawa est un horizon incontournable. Enfants, nous venions jouer sous les pilotis et y cueillir des moules. Nous étions comme envoûtés par ce château marin qui se trouvait non loin de la baraque de plage que nous habitions pour l’été.

Aujourd’hui, lorsque je revois ce monument, je me demande comment une ville peut dédaigner l’un de ses repères les plus évidents jusqu’à l’effondrement. Avec un goût d’amertume, je reviens vers le Saf Saf et revisite le cœur battant de la Marsa ou du moins l’épicentre exact où mon cœur et la Marsa ne font qu’un.

Les collines rouges d’Amilcar

J’ai gardé pour la fin le plus flamboyant de mes paysages intimes. Je ne sais pourquoi, j’ai toujours associé les collines rouges d’Amilcar à Gustave Flaubert. Bien sûr, la lecture de Salammbô invitait à inscrire la littérature dans un topos et ces monts écarlates s’y prêtaient à merveille.

Quand nous descendions vers la mer, plage d’Amilcar, cette couleur ocre et sa texture friable nous subjuguaient et cinquante ans plus tard, je me souviens parfaitement de ces moments distraits du banal, où la poésie et le roman jaillissaient de la pierre. Et lorsque j’y reviens comme aujourd’hui, je revois toute une classe en goguette entre les limbes bleues et l’histoire qui fusait de chaque grain de sable.

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Tunisie – Électricité : Va-t-on revivre le même été en 2027 ?

08. September 2026 um 07:56

Après un été 2026 marqué par les fortes chaleurs, des pics historiques de consommation et le recours aux coupures tournantes dans plusieurs régions, une question commence déjà à se poser : la Tunisie risque-t-elle de revivre le même scénario durant l’été 2027 ?

L’alerte lancée par les représentants syndicaux de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) remet cette question au premier plan. Alors que la demande électrique continue de progresser, le syndicat appelle à anticiper dès maintenant les besoins de l’été prochain et à renforcer les capacités de production afin d’éviter une nouvelle situation de tension sur le réseau.

Un été 2026 sous haute tension

L’été 2026 a constitué un sérieux avertissement pour le système électrique tunisien. Face à l’explosion de la demande lors des épisodes de forte chaleur, la STEG a dû recourir à plusieurs reprises à des coupures tournantes afin de préserver l’équilibre du réseau. Des délestages ont notamment été annoncés en juillet et encore à la fin du mois d’août dans plusieurs régions du pays.

Le problème n’est pas uniquement lié aux températures élevées. La demande électrique tunisienne connaît une progression structurelle de l’ordre de 4 à 5 % par an. Surtout, un nouveau record a été enregistré en juillet 2026, avec un pic de consommation estimé à 6 400 MW, contre 5 175 MW en 2025.

Autrement dit, même sans reproduire exactement les conditions météorologiques de 2026, le système devra faire face à une demande toujours plus importante.

2027 : Le risque est-il déjà identifié ?

Les déclarations syndicales interviennent dans un contexte particulièrement préoccupant. Fin août, un responsable de la Fédération générale de l’électricité et du gaz évoquait un déficit pouvant atteindre environ 2 000 MW durant les heures de pointe et estimait nécessaire la construction de nouvelles centrales pour résorber ce déficit.

Début septembre, le même dossier restait au cœur des préoccupations syndicales, avec un appel à davantage de transparence sur la situation réelle du système électrique et sur les capacités disponibles.

Ces déclarations ne signifient pas que des coupures auront nécessairement lieu durant l’été 2027. Elles montrent toutefois que le risque de tension sur le réseau est suffisamment sérieux pour que la question de la préparation soit posée plusieurs mois à l’avance.

Le gouvernement mise sur Borj El Amri

Les autorités ont, de leur côté, déjà engagé un projet destiné précisément à renforcer les capacités avant l’été prochain. La Commission des grands projets a décidé en août d’accélérer l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri. Le projet prévoit l’installation d’une troisième turbine à gaz d’une capacité comprise entre 250 et 400 MW, pour un investissement estimé à environ 600 millions de dinars.

Objectif affiché : une mise en exploitation durant l’été 2027 afin d’augmenter la capacité de production et de réduire le recours aux délestages pendant les périodes de forte consommation.

Le gouvernement prévoit également le développement du réseau électrique, l’installation de compteurs intelligents et le renforcement des capacités de stockage de l’électricité.

Mais une seule centrale suffira-t-elle ?

C’est là que se situe la principale interrogation. Une capacité supplémentaire de 250 à 400 MW représenterait un renforcement important, mais elle doit être mise en perspective avec l’évolution de la demande. Entre 2025 et 2026, le pic enregistré en juillet est passé de 5 175 à 6 400 MW, soit une progression considérable en une seule année.

À cela s’ajoutent les effets potentiels du changement climatique : des épisodes de chaleur plus intenses peuvent provoquer simultanément une hausse massive de l’utilisation des climatiseurs et une pression accrue sur les infrastructures électriques.

Lire aussi : Pourquoi la Tunisie n’échappe plus au délestage électrique ? Les syndicalistes de la STEG expliquent

La question n’est donc pas seulement de savoir si la Tunisie disposera de quelques centaines de mégawatts supplémentaires en 2027. Elle est de savoir si l’ensemble du système — production, transport, distribution, maintenance et capacité de réserve — sera suffisamment robuste pour absorber les pics de consommation.

L’été 2026 comme avertissement

Le scénario de 2026 constitue ainsi un test grandeur nature pour la politique énergétique tunisienne. La réponse des autorités est désormais engagée avec le projet de Borj El Amri et d’autres investissements annoncés dans le secteur. Mais leur efficacité dépendra notamment du respect des délais de réalisation et de la capacité du pays à anticiper l’évolution de la demande.

Une chose est certaine : attendre les premières vagues de chaleur de juillet 2027 pour agir serait prendre le risque de reproduire les mêmes difficultés.

La question posée aujourd’hui n’est donc pas de savoir si la Tunisie connaîtra exactement les mêmes coupures qu’en 2026. Elle est plus fondamentale : le pays aura-t-il suffisamment renforcé son système électrique avant le prochain pic estival pour éviter que les délestages ne redeviennent la variable d’ajustement face à une demande en forte croissance ?

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La Libye opte pour des médecins syriens : Pourquoi la question fait débat en Tunisie ?

08. September 2026 um 07:37

La Libye envisage de faire appel à des compétences médicales syriennes, selon des documents récemment relayés par plusieurs médias libyens. Le projet porterait sur le recrutement de 200 personnels de santé, dont 75 médecins et 125 membres du personnel infirmier, dans plusieurs spécialités.

Selon les documents cités, les médecins recherchés couvriraient notamment l’anesthésie, la chirurgie générale, l’urologie, la néphrologie, la chirurgie des brûlures, la gynécologie-obstétrique et la chirurgie pédiatrique. Les rémunérations mentionnées varieraient entre 2 000 et 3 200 dollars mensuels pour les médecins et entre 1 000 et 1 500 dollars pour les personnels infirmiers.

Mais la présentation de cette opération comme un recrutement déjà acté doit être nuancée. Le ministère libyen de la Santé du gouvernement d’unité nationale a affirmé, le 5 septembre 2026, qu’aucun contrat définitif n’avait encore été conclu avec la Syrie ou avec un autre pays. Selon les autorités, le dossier se trouve encore au stade de l’évaluation des besoins et de l’examen des différentes options disponibles.

Cette précision est importante, alors que la nouvelle a rapidement suscité des réactions en Tunisie, certains commentateurs parlant d’un « écartement » des compétences tunisiennes au profit de la Syrie.

Une relation médicale étroite entre la Tunisie et la Libye

L’hypothèse d’un désintérêt libyen pour les compétences tunisiennes ne peut toutefois pas être déduite, à ce stade, des éléments disponibles. En mai 2023, la Tunisie et la Libye avaient signé une convention visant notamment à organiser la circulation et l’exercice des médecins tunisiens en Libye ainsi que les procédures permettant leur activité professionnelle.

La Tunisie occupe depuis longtemps une place importante dans les échanges sanitaires avec la Libye. Les établissements tunisiens accueillent également un nombre important de patients libyens, dans le cadre d’une coopération médicale qui s’est développée au fil des années.

Lire aussi : Bientôt des cliniques libyennes avec des compétences tunisiennes ?

La question revêt également une dimension historique. Durant la crise libyenne de 2011, la Tunisie avait accueilli des dizaines de milliers de Libyens ayant fui les combats. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés avait alors documenté l’ampleur de cet accueil, notamment dans le sud tunisien, où de nombreuses familles avaient hébergé directement des réfugiés libyens.

« Écarter la Tunisie » : une affirmation qui reste à démontrer

À ce stade, aucune source officielle consultée ne permet toutefois d’affirmer que la Libye avait établi une procédure opposant les compétences tunisiennes aux compétences syriennes et aurait finalement choisi ces dernières.

Le dossier syrien semble plutôt s’inscrire dans une recherche plus large de personnel médical étranger destinée à répondre aux besoins du système de santé libyen. La décision finale, selon les autorités libyennes, n’a pas encore été arrêtée.

Le sujet reste néanmoins révélateur de l’évolution du marché régional des compétences médicales. Pour la Tunisie, qui dispose d’un important vivier de médecins et d’un historique de coopération sanitaire avec la Libye, la perspective de voir Tripoli explorer d’autres partenaires constitue un signal à surveiller, notamment dans un contexte de concurrence croissante entre pays pour attirer les compétences médicales.

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Canicule, coupures d’électricité et mortalité : L’aviculture tunisienne face à une crise

08. September 2026 um 07:20

La filière avicole tunisienne traverse une période particulièrement difficile après un été 2026 marqué par des températures exceptionnellement élevées, une forte humidité et des coupures répétées d’électricité et d’eau. Dans plusieurs zones de production, notamment à Nabeul et Zaghouan, ces conditions ont provoqué des pertes importantes de volailles, réduit la productivité des élevages et commencé à perturber l’approvisionnement du marché en viandes blanches.

À Nabeul, l’une des principales régions avicoles du pays, les éleveurs de Cherfine, dans la délégation de Menzel Bouzelfa, et de Boukrim, dans la délégation d’El Haouaria, témoignent de plusieurs semaines particulièrement difficiles durant juillet et août.

L’ampleur exacte des dégâts n’est pas encore définitivement établie. Mais pour certains petits et moyens éleveurs, les pertes accumulées menacent directement la poursuite de leur activité.

Quand la chaleur rencontre les coupures d’électricité

La hausse des températures n’a pas été le seul facteur aggravant. L’augmentation de l’humidité et les coupures prolongées d’électricité ont considérablement compliqué les conditions d’élevage.

Dans les bâtiments avicoles, les systèmes de ventilation et de refroidissement fonctionnent principalement grâce à l’électricité. Leur interruption, même pendant quelques heures lors des épisodes de forte chaleur, peut rapidement provoquer une hausse critique de la température à l’intérieur des bâtiments.

Selon Khaled Al Aouini, membre du bureau exécutif de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche, les éleveurs ont vécu en juillet une situation « difficile et dure », en raison de la combinaison entre les températures élevées, l’humidité et les interruptions répétées de l’électricité.

Le problème est particulièrement important pour les petites exploitations qui ne disposent pas de groupes électrogènes ou de solutions énergétiques alternatives.

Jusqu’à 100 % de mortalité dans certaines exploitations

Les petits et moyens élevages apparaissent ainsi comme les plus vulnérables. Selon des données rapportées par la télévision nationale, le taux de mortalité aurait atteint 100 % dans certaines unités.

Au-delà de la perte immédiate du cheptel, les conséquences sont lourdes pour les éleveurs qui doivent également supporter les coûts déjà engagés pour l’alimentation, les soins vétérinaires, l’énergie et les autres intrants.

Pour certains professionnels, la question n’est désormais plus seulement de savoir comment compenser les pertes, mais s’ils pourront continuer à exercer leur activité.

Khaled Al Aouini, lui-même petit éleveur employant quatre familles dans l’activité d’engraissement de poulets de chair, fait état d’une forte inquiétude parmi les professionnels, notamment à l’approche de la rentrée scolaire, période traditionnellement associée à une hausse de la demande.

D’autres éleveurs envisagent tout simplement de quitter le secteur après avoir accumulé des pertes qu’ils ne sont plus en mesure d’absorber.

Une baisse de production qui commence à se répercuter sur le marché

Les conséquences de cette situation dépassent désormais les exploitations. La mortalité et la baisse de productivité devraient se traduire par une diminution de l’offre de viandes blanches au cours des prochaines semaines.

La Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches estime que la production pourrait atteindre environ 11.000 tonnes en septembre, contre quelque 16.000 tonnes initialement prévues avant les épisodes de chaleur.

Cette contraction intervient à un moment particulièrement sensible : la rentrée scolaire et universitaire et la reprise du système de travail à deux séances pourraient entraîner une augmentation de la demande.

Selon les estimations de la profession, la production quotidienne nationale avait atteint environ 500 tonnes en 2025, tandis que la consommation quotidienne se situait entre 350 et 400 tonnes.

Mais l’absence de statistiques officielles actualisées et suffisamment détaillées sur la production, la consommation, le nombre d’élevages et les pertes rend encore difficile l’évaluation précise de l’impact national de la crise.

Les autorités tentent de mesurer les dégâts

Face à cette situation, le Groupement interprofessionnel des produits avicoles et cunicoles a lancé une opération de recensement des pertes.

Les éleveurs sont appelés à transmettre des données détaillées concernant les conséquences de la canicule et des coupures d’électricité sur les différentes catégories de production : poulets de chair, dindes, poules pondeuses et reproducteurs.

Pour les élevages de poules pondeuses, l’évaluation porte notamment sur le taux de mortalité et la baisse de production. Pour les poulets de chair et les dindes, les professionnels doivent communiquer les taux de mortalité ainsi que les retards de croissance.

Lire aussi :Aviculture : La Tunisie prépare un ajustement de la production après la vague de chaleur

Les éleveurs de reproducteurs sont, quant à eux, appelés à fournir des informations sur la mortalité, la baisse de rendement et les conséquences sur la fertilité.

Ces données doivent permettre aux autorités de disposer d’une photographie plus précise de la situation et d’adapter les niveaux de production aux besoins du marché.

Des importations d’œufs à couver pour préparer les prochains mois

Le ministère de l’Agriculture prévoit déjà des mesures pour limiter les répercussions de la crise sur les mois à venir.

Selon Salwa Dhouadi, sous-directrice de la production de viande à la Direction générale de la production agricole, des importations d’œufs à couver sont envisagées afin de contribuer à ajuster la production durant novembre et décembre.

Le ministère anticipe une certaine tension sur l’approvisionnement en viandes blanches durant septembre, avec l’espoir d’un retour à un rythme plus normal en octobre.

L’objectif est notamment d’éviter qu’une baisse de production enregistrée à un stade donné du cycle avicole ne provoque des déficits plus importants plusieurs semaines plus tard.

Un plan d’action à court, moyen et long terme

Le ministère de l’Agriculture a consacré, le 3 septembre, une réunion de travail à la situation du secteur avicole et aux conséquences des vagues de chaleur sur les élevages.

La réunion a rassemblé les principales structures administratives, techniques, vétérinaires et professionnelles concernées, ainsi que des représentants régionaux, notamment de Nabeul et de Sfax.

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a insisté sur la nécessité de prendre des mesures urgentes et préventives afin de limiter les pertes, préserver la continuité de la production et maintenir l’équilibre du marché.

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Empfangen — 07. September 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie : Le gouvernement vise la création de 1 200 entreprises communautaires

07. September 2026 um 19:51

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a annoncé lundi 7 septembre 2026 une nouvelle ambition pour le développement des sociétés communautaires en Tunisie. Selon le ministre, le pays s’oriente vers la création d’environ 1 200 sociétés communautaires, avec l’objectif de renforcer leur contribution à l’emploi et à l’activité économique dans les différentes régions.

Intervenant en marge d’une cérémonie consacrée à la remise de distinctions aux lauréats des différentes spécialités de la formation professionnelle, organisée à l’occasion de la « Journée du savoir », Riadh Chaoued a indiqué que son département travaille à renforcer l’accompagnement de ces structures et à leur fournir les facilités nécessaires.

Un outil présenté comme un levier contre le chômage

Le gouvernement entend ainsi faire des sociétés communautaires un instrument supplémentaire de création d’emplois, notamment dans les régions où l’investissement privé demeure limité.

Ces entreprises reposent sur une logique de participation collective et sont destinées à permettre à des habitants d’une même région ou d’un même territoire de mettre en commun des moyens afin de développer des activités économiques répondant aux besoins locaux.

Pour le ministère de l’Emploi, leur développement pourrait contribuer à transformer certaines ressources et compétences locales en activités génératrices de revenus, tout en favorisant une dynamique économique davantage ancrée dans les régions.

L’objectif annoncé de 1 200 structures constitue toutefois un changement d’échelle important. Sa concrétisation dépendra notamment de la capacité à assurer leur financement, leur accompagnement administratif et technique ainsi que leur pérennité économique.

Une plateforme numérique en préparation

Parallèlement à cet objectif, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle travaille à faciliter les démarches liées à la création des sociétés communautaires.

Riadh Chaoued a annoncé la mise en place d’une plateforme numérique dédiée à ces entreprises. Selon le ministre, cette plateforme se trouve actuellement dans ses dernières phases de préparation et devrait prochainement être accessible aux personnes souhaitant créer une société communautaire.

Lire aussi : Tunisie : Une plateforme numérique pour accompagner les entreprises communautaires

L’objectif affiché est de permettre aux porteurs de projets d’effectuer leurs démarches dans de meilleures conditions et d’éviter les difficultés et les problèmes techniques qui peuvent ralentir la création de ces structures.

La numérisation des procédures doit ainsi accompagner le changement d’échelle envisagé par les autorités, en centralisant les informations et en facilitant l’accès aux différentes démarches pour les futurs promoteurs.

Le défi sera désormais de transformer les créations en emplois durables

Au-delà du nombre de sociétés annoncées, l’enjeu principal résidera dans leur capacité à devenir de véritables unités économiques capables de générer des emplois durables.

La réussite du dispositif dépendra notamment de la sélection des projets, de leur viabilité économique, de l’accès au financement et de l’accompagnement des promoteurs après la création de leur entreprise.

Le développement des sociétés communautaires intervient par ailleurs dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer l’emploi et à stimuler l’activité économique dans les régions. La formation professionnelle constitue à cet égard un autre levier important, notamment pour rapprocher les compétences disponibles des besoins des différents secteurs.

Avec l’objectif de 1 200 sociétés communautaires, le gouvernement entend donc accélérer un modèle économique présenté comme susceptible de conjuguer initiative locale, création d’activités et absorption d’une partie du chômage. La prochaine étape sera de mesurer concrètement combien de ces structures verront effectivement le jour et, surtout, combien parviendront à créer des emplois pérennes.

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Publicité avec un soldat israélien : Adidas fait marche arrière et s’excuse

07. September 2026 um 18:52

La marque allemande Adidas a présenté lundi 7 septembre 2026 ses excuses après une vive polémique provoquée par une campagne publicitaire mettant en scène un ancien soldat israélien amputé d’une jambe. La campagne, destinée à promouvoir le service « Single Shoe », a suscité des appels au boycott sur les réseaux sociaux.

Le service « Single Shoe » permet aux personnes qui n’ont besoin que d’une seule chaussure, notamment certaines personnes amputées ou présentant une différence au niveau des membres inférieurs, d’acheter une chaussure à l’unité, à environ la moitié du prix d’une paire. Lancée initialement sur plusieurs marchés européens, l’initiative a également été déployée en Israël.

De nombreuses réactions

Pour sa campagne locale en Israël, Adidas avait notamment choisi Shalev Biton, un ancien militaire israélien qui a perdu sa jambe gauche après avoir été blessé alors qu’il servait dans l’armée israélienne en 2021. Sa présence dans la campagne a provoqué de nombreuses réactions, notamment en raison du contexte de la guerre à Gaza et du nombre important de personnes ayant subi des amputations dans le territoire palestinien.

Face à l’ampleur de la controverse, Adidas a reconnu que l’utilisation de cette image avait suscité « des inquiétudes et de vives réactions ». La marque a affirmé qu’il s’agissait d’une initiative locale et qu’elle n’avait jamais eu l’intention d’offenser qui que ce soit, avant de présenter ses excuses aux personnes concernées.

Lire aussi : Adidas rappelle des maillots de bain pour enfants « made in Tunisia »

La polémique avait rapidement dépassé les réseaux sociaux, avec des appels au boycott relayés par plusieurs personnalités publiques. Selon des médias, l’acteur espagnol Javier Bardem et plusieurs militants et personnalités engagées en faveur de la cause palestinienne ont notamment appelé à boycotter la marque.

Publication retirée

La publicité controversée a depuis été retirée des comptes concernés, selon L’Orient-Le Jour.

Cette affaire place ainsi Adidas face à un nouvel épisode de crise de communication, alors que la marque tente de défendre l’objectif inclusif de son programme « Single Shoe », tout en faisant face aux critiques portant sur le choix de son ambassadeur dans le cadre de sa campagne israélienne.

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La Tunisie perd Louey Ben Farhat, l’Allemagne récupère un jeune talent

07. September 2026 um 18:18

Le jeune attaquant Louey Ben Farhat a décidé de poursuivre sa carrière internationale avec l’Allemagne, mettant ainsi fin à son aventure avec la sélection tunisienne, selon les informations de Sky Sport Deutschland publiées lundi 7 septembre 2026.

D’après le média allemand, le joueur de 20 ans a fait son choix en faveur de la Mannschaft. Les deux fédérations ont déjà été informées et la Fédération allemande de football (DFB) doit désormais introduire officiellement la demande de changement de fédération auprès des instances compétentes.

Deux apparitions avec la Tunisie

Né à Waiblingen, en Allemagne, et disposant des nationalités tunisienne et allemande, Louey Ben Farhat avait choisi de représenter la Tunisie au niveau international. Il avait notamment disputé deux rencontres avec les Aigles de Carthage.

Le joueur avait également été pressenti pour participer à la Coupe du monde 2026 avec la sélection tunisienne, mais il avait finalement renoncé à prendre part au tournoi aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Un choix qui avait alors suscité des réactions en Tunisie.

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Cette décision lui permet aujourd’hui de changer de fédération, puisqu’il n’avait disputé avec la Tunisie que des rencontres qui ne l’empêchent pas, selon les règles applicables, de changer de sélection nationale. Sky Sport souligne notamment qu’une participation à la Coupe du monde aurait rendu un tel changement impossible.

L’Allemagne avait déjà manifesté son intérêt

Le choix de Ben Farhat ne constitue pas une surprise totale. Dès juin, Sky Sport révélait que l’entraîneur de l’équipe d’Allemagne Espoirs, Antonio Di Salvo, suivait attentivement le jeune attaquant et travaillait à convaincre le joueur de rejoindre la sélection allemande.

Le joueur pourrait ainsi faire ses débuts avec l’Allemagne U21 lors de la prochaine période internationale. Selon la presse allemande, une première convocation avec les Espoirs est envisagée pour les prochaines échéances de qualification à l’Euro U21.

Un talent très convoité en Allemagne

Formé notamment au Karlsruher SC, Ben Farhat s’est imposé comme l’un des jeunes talents offensifs suivis de près en Allemagne. Il a récemment rejoint le SC Freiburg pour un transfert dont le montant peut atteindre 10 millions d’euros, avant d’être immédiatement prêté à son ancien club, le Karlsruher SC, pour la saison 2026-2027.

Pour la Tunisie, ce choix constitue donc une nouvelle déception, d’autant que Ben Farhat avait déjà porté le maillot des Aigles de Carthage au niveau senior. Pour l’Allemagne, il s’agit en revanche de l’arrivée d’un jeune joueur offensif considéré comme l’un des talents prometteurs du football allemand.

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