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Empfangen — 30. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Mondial 2030 : La crise Maroc-Espagne s’invite dans la coorganisation

30. August 2026 um 09:30

La crise entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta déborde désormais sur un dossier particulièrement stratégique pour les deux pays : le Mondial 2030. Alors que de nouvelles révélations attribuées au groupe de hackers Jabaroot alimentent les tensions, deux formations espagnoles ont déjà demandé de remettre en cause la coorganisation de la compétition avec le Maroc.

Le dossier est suffisamment sensible pour arriver devant le Congrès espagnol. Pedro Sánchez doit comparaître jeudi 3 septembre devant les députés pour rendre compte de la gestion par son gouvernement des événements survenus à Ceuta depuis le 30 juillet.

La séance doit notamment porter sur les entrées irrégulières par voie maritime depuis le Maroc et les mesures envisagées pour garantir les frontières espagnoles et européennes.

Sumar et Vox ciblent le Mondial

La crise avait déjà atteint le terrain sportif au début du mois d’août.

Le 5 août, Sumar a déposé au Congrès une proposition non contraignante demandant à l’Espagne de ne plus organiser la Coupe du monde 2030 avec le Maroc.

Le texte demande au gouvernement espagnol de saisir la FIFA, la Fédération espagnole de football et le gouvernement portugais afin de réexaminer le modèle actuel d’organisation commune entre l’Espagne, le Portugal et le Maroc.

Un jour plus tard, Vox a présenté une initiative allant dans le même sens, estimant que les événements survenus à Ceuta les 30 et 31 juillet avaient remis en cause la confiance nécessaire à une candidature commune.

Fait politique inhabituel, Vox a ensuite annoncé qu’il voterait également en faveur de la proposition de Sumar. Deux formations situées aux antipodes de l’échiquier politique espagnol convergent ainsi sur un même objectif concernant le Maroc.

Ces initiatives n’ont toutefois pas valeur de décision et ne signifient pas que la coorganisation du Mondial 2030 soit actuellement remise en cause par la FIFA.

Jabaroot ajoute une dimension sécuritaire

Depuis, un autre dossier est venu alimenter les tensions.

Le groupe de hackers Jabaroot a diffusé le 24 août une importante quantité de données présentées comme concernant plus de 70.000 membres ou collaborateurs des services de sécurité et de renseignement marocains.

Selon le média espagnol The Objective, cinq membres de l’ambassade du Maroc à Madrid et onze membres de consulats marocains en Espagne figureraient dans les données divulguées.

Ces informations ont été reprises samedi par Le Monde dans une analyse de la dégradation des relations entre Rabat et Madrid. Vox réclame désormais l’expulsion des diplomates concernés.

La présence d’une personne dans les fichiers diffusés par Jabaroot ne suffit cependant pas à établir son appartenance à un service de renseignement. Les affirmations des hackers doivent donc être distinguées des éléments indépendamment vérifiés.

El País relève de son côté que la « cyberguerre » qui frappe le Maroc depuis 2025 s’est désormais étendue à la crise de Ceuta. Jabaroot prétend notamment disposer d’autres informations concernant les événements migratoires de juillet, sans avoir apporté jusqu’ici de preuves indépendantes permettant d’établir ses accusations.

Madrid maintient le dialogue avec Rabat

Malgré cette accumulation de tensions, le gouvernement espagnol évite pour l’heure l’affrontement diplomatique direct.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a affirmé vendredi que sa communication avec son homologue marocain Nasser Bourita restait constante et que la coopération avec le Maroc demeurait essentielle.

Il a toutefois réaffirmé sans ambiguïté la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla.

Le Mondial 2030 n’est donc pas, à ce stade, institutionnellement menacé. Mais la compétition est désormais entrée dans le débat politique espagnol autour de la crise avec Rabat, à moins de quatre ans d’une Coupe du monde que les deux voisins doivent précisément organiser ensemble.

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Après trois départs à Tarente, Chahd Jeljeli brise le silence

30. August 2026 um 06:58

Quelques jours après avoir quitté la délégation tunisienne aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026, la lutteuse Chahd Jeljeli est sortie de son silence. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle confirme avoir volontairement pris la décision de « migrer », sans prévenir sa famille, et livre un témoignage sévère sur les conditions dans lesquelles évoluent, selon elle, les sportifs tunisiens des disciplines individuelles.

« Je veux d’abord présenter mes excuses à ma famille que j’ai inquiétée et fatiguée. J’ai pris la décision de migrer sans leur accord ni même les informer, mais je n’avais pas d’autre choix », écrit la lutteuse de 20 ans.

Cette prise de parole apporte ainsi une réponse à une partie des interrogations entourant sa disparition, signalée après sa participation aux Jeux de Tarente.

« 250 dinars » et des primes en attente

Au-delà de son départ, Chahd Jeljeli met directement en cause les conditions matérielles accordées aux sportifs tunisiens.

Elle affirme que l’allocation d’un sportif d’élite s’élève à 250 dinars et qu’elle serait versée tous les six mois, lorsqu’elle l’est effectivement.

La lutteuse assure également n’avoir toujours rien perçu au titre de primes liées aux Championnats d’Afrique 2024 et 2026. Elle ajoute que l’allocation mensuelle n’aurait plus été versée depuis le mois de mai.

Ces affirmations, formulées directement par l’athlète, n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction publique des autorités sportives permettant d’en confirmer les montants et les échéances.

Jeljeli évoque également ses conditions d’entraînement. Elle dit s’entraîner matin et soir sans compléments alimentaires alors qu’elle doit, selon son témoignage, perdre jusqu’à neuf kilos à l’approche de certaines compétitions internationales.

Un stage au Kirghizistan également critiqué

La lutteuse revient aussi sur le stage effectué au Kirghizistan avant les Jeux méditerranéens.

Selon elle, elle aurait été amenée à s’entraîner avec des jeunes lutteuses âgées de 14 et 15 ans alors qu’elle se préparait à affronter des athlètes de niveau mondial à Tarente.

Une situation qu’elle oppose aux exigences de résultats auxquelles sont ensuite confrontés les sportifs.

« Le seul objectif du lutteur tunisien aujourd’hui est d’entendre : “ils ont versé” », écrit-elle en référence aux aides financières attendues.

Malgré son départ, Chahd Jeljeli affirme ne pas vouloir renoncer à sa carrière. Elle dit conserver son objectif sportif et espérer qu’un jour elle pourra « lever le drapeau de [son] pays ». Elle présente également ses excuses à son entraîneur Mohamed Ali Bouziane.

Trois cas en quelques jours

Son témoignage prend une dimension particulière alors que Webdo a rapporté trois cas concernant des sportifs tunisiens autour des Jeux méditerranéens de Tarente.

Le premier concernait Chahd Jeljeli, dont l’absence avait été constatée après son combat pour la médaille de bronze des -57 kg. Le chef de la délégation tunisienne, Hatem Mernaoui, avait indiqué à la TAP qu’elle avait quitté la salle de compétition sans prévenir son entraîneur. Ses affaires étaient restées dans sa chambre.

Webdo avait ensuite rapporté la disparition du joueur de raffa Mohamed Amine Saïdi, constatée lors du passage de sa délégation par Rome après sa participation aux Jeux.

Samedi, un troisième cas a été signalé : celui de l’haltérophile Mohamed Amine Bouhijba, absent lors de l’embarquement à Rome alors que sa délégation devait rejoindre Brindisi avant de poursuivre vers Tarente.

Rien ne permet toutefois, à ce stade, d’attribuer aux deux autres sportifs les motivations avancées par Chahd Jeljeli.

Mais le témoignage de la lutteuse déplace désormais le débat : derrière son départ se pose ouvertement la question des conditions de préparation, de rémunération et d’accompagnement des sportifs tunisiens engagés dans les disciplines individuelles.

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Ben Guerdane : Une marche syndicale lundi contre le « resserrement économique »

30. August 2026 um 06:57

Une marche de protestation est annoncée lundi 31 août 2026 à Ben Guerdane pour dénoncer la détérioration de la situation économique et du développement dans la ville, ainsi que les difficultés persistantes affectant le commerce transfrontalier à Ras Jedir.

Le rassemblement doit partir à 9h du siège de l’Union locale du travail de Ben Guerdane, à l’appel de l’Union régionale du travail de Médenine et de l’Union locale.

La décision a été prise samedi 29 août lors d’une réunion du bureau exécutif de l’Union locale avec des représentants des syndicats de base.

Selon les organisateurs, la mobilisation vise à protester contre ce qu’ils qualifient de « resserrement économique continu », la détérioration de la situation du développement à Ben Guerdane et la perturbation de l’activité du commerce transfrontalier à travers Ras Jedir depuis plus de deux ans.

L’organisation syndicale appelle les habitants de la ville à participer à la marche.

Ras Jedir au centre des revendications

La situation du commerce à travers Ras Jedir constitue depuis plusieurs mois l’un des principaux motifs de mécontentement à Ben Guerdane.

En mai dernier, le député Ali Zghoudoud avait notamment affirmé que les échanges commerciaux en provenance de Libye étaient fortement perturbés depuis mars 2024, évoquant des délais pouvant atteindre plusieurs jours pour certains voyageurs et commerçants.

Il convient toutefois de distinguer ces difficultés du fonctionnement du poste-frontière lui-même. Ras Jedir demeure ouvert et la circulation des personnes et des véhicules se poursuit. Les revendications portent essentiellement sur les conditions dans lesquelles s’effectuent les échanges et sur les restrictions affectant le petit commerce transfrontalier.

Une mobilisation après plusieurs jours de tension

Cette marche intervient également dans un contexte particulièrement lourd pour Ben Guerdane.

La ville a été frappée par le récent naufrage d’une embarcation transportant des migrants irréguliers, dont le bilan définitif s’est établi à 15 morts — 14 originaires de Ben Guerdane et un de Zarzis — et un survivant.

Dans un communiqué publié le 23 août, l’Union locale du travail avait déjà réclamé des solutions urgentes aux problèmes économiques et sociaux de la région et appelé à résoudre les difficultés du commerce transfrontalier à Ras Jedir. Elle avait alors elle-même établi un lien entre la situation économique de la ville et les risques pris par certains jeunes pour tenter de rejoindre l’Europe.

Le nouvel appel à manifester lundi marque ainsi le passage à une mobilisation syndicale organisée autour de revendications économiques et de développement, sans que la marche soit officiellement présentée comme directement liée au naufrage.

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Canicule : 633 prises en charge recensées, aucun bilan des décès communiqué

30. August 2026 um 06:56

Le ministère de la Santé a recensé 633 consultations et prises en charge sanitaires « liées aux répercussions de la vague de chaleur » entre le 1er juillet et le 29 août 2026. Publié après les alertes lancées par les jeunes médecins, ce premier chiffre national ne s’accompagne toutefois d’aucune donnée sur les décès.

Dans son communiqué consacré au « suivi de la situation sanitaire durant la vague de chaleur », le ministère indique suivre l’évolution de la situation en coordination avec les structures sanitaires régionales.

Il fait état précisément de « 633 cas de consultation et de prise en charge sanitaire liés aux répercussions de la vague de chaleur » enregistrés en près de deux mois.

Le communiqué ne précise pas combien de ces cas ont nécessité une hospitalisation, combien étaient graves ou ont été admis en réanimation. Il ne fournit pas non plus de ventilation par région.

Les décès ne sont pas évoqués

Plus significatif au regard des interrogations apparues ces dernières heures, le ministère ne fournit aucun bilan des décès liés à cet épisode de chaleur.

Cette absence intervient après l’alerte lancée par l’Organisation tunisienne des jeunes médecins sur la situation dans les établissements hospitaliers.

Son président, Wajih Dhakkar, avait notamment affirmé vendredi que l’organisation avait recensé 13 décès en 24 heures, tout en faisant état de 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation au seul hôpital Habib-Bourguiba de Sfax.

Dans son nouveau communiqué, le ministère de la Santé ne revient pas sur le chiffre des 13 décès et ne communique aucun bilan des morts. Les 633 consultations et prises en charge annoncées ne permettent donc ni de confirmer ni d’infirmer le bilan évoqué par le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins.

Lire aussi: Canicule : Les jeunes médecins alertent, leur président évoque 13 décès en 24 heures

La continuité des services mise en avant

Le ministère insiste en revanche sur le fonctionnement du système de soins. Il affirme qu’aucune interruption dans la continuité des services n’a été enregistrée.

Selon le communiqué, des mécanismes de coordination et de suivi ont été activés aux niveaux local et régional, permettant d’anticiper les besoins et de mobiliser les ressources nécessaires en fonction de l’évolution de la situation.

Le département de la Santé salue également les efforts des personnels médicaux, paramédicaux et administratifs et assure poursuivre la mobilisation des moyens médicaux et techniques nécessaires dans les différentes régions du pays.

Il renouvelle enfin ses recommandations à la population : éviter l’exposition directe au soleil pendant les heures les plus chaudes, boire régulièrement de l’eau et accorder une attention particulière aux personnes âgées, aux enfants et aux malades chroniques.

Avec les 633 consultations et prises en charge désormais officiellement recensées, une première mesure nationale de l’impact sanitaire de la canicule est donc disponible. Son bilan humain, lui, reste à établir.

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Eau, électricité, prix : 56 députés réclament des comptes au gouvernement

30. August 2026 um 06:56

Ils sont 56 députés à réclamer la tenue d’une session parlementaire extraordinaire pendant les vacances de l’Assemblée, en présence des membres du gouvernement. Le seuil constitutionnel est numériquement franchi. Reste une question autrement plus importante : quelle suite peut réellement avoir cette initiative ?

Les signataires veulent consacrer cette session à la situation sociale, économique et aux services publics, dans un contexte marqué notamment par les coupures d’eau et d’électricité, la hausse des prix et les difficultés d’approvisionnement en certains produits.

Les députés évoquent plus largement une dégradation des services essentiels et estiment que la situation dépasse de simples dysfonctionnements conjoncturels pour poser la question de la capacité de l’État à gérer les crises et à répondre aux besoins des citoyens.

Le seuil du tiers dépassé

L’article 71 de la Constitution prévoit que, durant les vacances parlementaires, l’Assemblée des représentants du peuple peut se réunir en session extraordinaire à la demande du président de la République ou du tiers de ses membres, pour examiner un ordre du jour déterminé.

Selon les données du site officiel de l’ARP citées par la TAP, 152 députés sont actuellement en exercice. Avec 56 signataires, l’initiative représente près de 37% des députés et dépasse donc numériquement le tiers requis.

Interrogé par l’agence TAP, le député Mohamed Ali, l’un des initiateurs de la démarche, a indiqué que le nombre de signataires était encore susceptible d’augmenter, d’autres députés ayant manifesté leur soutien à la tenue de cette session.

Il estime également que le nombre de députés ayant rejoint l’initiative dépasse le seuil du tiers prévu par la Constitution.

Une session, mais avec quelle portée ?

La demande des 56 députés ne se limite pas à obtenir une réunion de l’Assemblée. Les signataires souhaitent également interpeller l’exécutif sur les causes de la dégradation des services essentiels et la répétition des crises.

Ils proposent d’entendre les responsables concernés, de présenter les données disponibles à l’opinion publique, mais aussi d’examiner les responsabilités politiques et administratives ainsi que les mesures urgentes susceptibles d’être prises.

Obtenir la réunion de l’Assemblée et peser sur l’action gouvernementale constituent toutefois deux questions différentes.

La Constitution de 2022 organise les rapports entre les institutions autour d’un exécutif dans lequel le président de la République occupe une place centrale. Son article 100 dispose que le chef du gouvernement et les ministres mettent en œuvre la politique générale de l’État conformément aux orientations et aux choix définis par le président de la République.

Dans ce cadre, une éventuelle session extraordinaire permettrait surtout aux députés d’interroger publiquement les membres du gouvernement sur les coupures d’eau et d’électricité, les prix, la situation sanitaire ou encore les difficultés d’approvisionnement.

La portée concrète de cette initiative dépendrait ensuite des réponses apportées par l’exécutif et des suites susceptibles d’être données aux demandes formulées par les élus.

Pour l’heure, les 56 signatures permettent de franchir le seuil numérique prévu par la Constitution. Reste désormais à savoir si cette initiative débouchera effectivement sur la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée.

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Empfangen — 29. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Attijari bank Tunisie : Les créances classées bondissent, leur couverture chute

29. August 2026 um 12:46

Attijari bank Tunisie bénéficie d’un renforcement important de son partenariat avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Le plafond de la facilité de partage des risques passe de 20 à 70 millions d’euros, soit une multiplication par 3,5.

Cette annonce intervient alors que les comptes 2025 de la banque font apparaître une détérioration sensible de plusieurs indicateurs liés à la qualité de ses actifs.

91 millions de dinars de créances classées supplémentaires

Selon les états financiers d’Attijari bank, le montant brut des créances classées a atteint 493,9 millions de dinars fin 2025, contre 402,9 millions un an auparavant.

La hausse atteint ainsi près de 91 millions de dinars, soit 22,6 % en une année.

Le taux d’actifs classés est passé dans le même temps de 3,44 % à 4,54 %. Plus significatif encore, leur taux de couverture a reculé de 60,10 % à 44,58 %, soit une baisse de plus de 15 points.

Les créances sur la clientèle ont parallèlement reculé à 7,136 milliards de dinars fin 2025, contre 7,346 milliards un an auparavant, selon les états financiers individuels publiés par la banque.

La banque conserve néanmoins des ratios prudentiels supérieurs aux exigences réglementaires, ce qui ne permet pas de parler d’une situation de difficulté financière. La progression des créances classées et surtout la contraction de leur couverture constituent en revanche des indicateurs à surveiller.

La BERD porte son partage des risques à 70 millions d’euros

C’est dans ce contexte que la BERD a annoncé l’augmentation de sa facilité de partage des risques avec Attijari bank Tunisie, de 20 à 70 millions d’euros.

Ce dispositif permet à l’institution européenne de partager une partie du risque associé à certains financements accordés par Attijari bank aux entreprises tunisiennes.

Selon la BERD, ce partenariat a déjà permis de financer 25 projets représentant environ 400 millions de dinars.

Une nouvelle facilité de 10 millions de dollars est également accordée afin de soutenir des investissements environnementaux, sociaux et de gouvernance réalisés par les entreprises clientes.

La simultanéité entre le renforcement du dispositif de la BERD et la hausse des créances classées mérite attention, mais aucun lien de causalité ne peut être établi entre les deux.

La BERD ne présente d’ailleurs pas sa décision comme une réponse à la détérioration de ces indicateurs. Elle explique l’opération par sa volonté d’élargir l’accès au financement des entreprises tunisiennes.

Reste que les comptes d’Attijari bank font ressortir deux évolutions significatives : une progression de près de 23 % des créances classées en un an et une chute de leur taux de couverture à 44,58 %.

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Canicule : Les jeunes médecins alertent, leur président évoque 13 décès en 24 heures

29. August 2026 um 09:24

La vague de chaleur qui frappe la Tunisie continue de mettre les structures hospitalières sous forte pression. L’Organisation tunisienne des jeunes médecins alerte, ce samedi 29 août 2026, sur une hausse « sans précédent » des décès et des hospitalisations, tandis que son président, Wajih Dhakkar, affirme que l’organisation a recensé 13 décès au cours des dernières 24 heures. Les deux informations proviennent toutefois de deux prises de parole distinctes.

Dans un communiqué publié ce samedi, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins fait état d’une augmentation sans précédent des décès et des hospitalisations en raison des coups de chaleur et de la hausse des températures.

Elle signale également des décès de détenus admis dans plusieurs services d’urgence et décrit des médecins et infirmiers confrontés à une pression dépassant, selon elle, les capacités du système de santé.

L’organisation ne fournit cependant aucun bilan chiffré dans ce communiqué. Elle affirme que les services compétents du ministère de la Santé recensent les décès, les personnes victimes de coups de chaleur ainsi que les capacités d’accueil des services de réanimation, tout en déplorant qu’aucun chiffre officiel n’ait encore été rendu public.

Wajih Dhakkar : 13 décès recensés en 24 heures

Dans une publication distincte sur sa page Facebook, Wajih Dhakkar livre un bilan beaucoup plus précis.

Le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins affirme que celle-ci a recensé 13 décès au cours des dernières 24 heures. Sa publication n’établit toutefois pas que ces 13 décès sont tous directement imputables à des coups de chaleur.

Son témoignage se concentre ensuite sur la situation à l’hôpital Habib-Bourguiba de Sfax, où il décrit un service d’urgence en état d’alerte maximale.

Selon Wajih Dhakkar, 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation ont été enregistrés durant la seule journée de vendredi. Il fait également état de six décès, dont celui d’un détenu.

Le responsable affirme par ailleurs qu’environ 40 patients se trouvaient dans la salle de déchocage des urgences, alors que sa capacité serait limitée à 16 patients.

Un bilan repris à l’étranger mais pas encore confirmé officiellement

L’alerte a rapidement dépassé les frontières tunisiennes. Al Jazeera a repris ce samedi le chiffre des 13 décès en l’attribuant aux données publiées par Wajih Dhakkar dans la nuit de vendredi à samedi. Le média rapporte également les 21 cas de coups de chaleur nécessitant une réanimation et les six décès signalés à l’hôpital Habib-Bourguiba.

L’agence allemande DPA a également diffusé le bilan de 13 décès attribué au président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, tout en apportant une précision essentielle : elle indique ne pas avoir pu faire confirmer ces chiffres auprès de sources officielles.

Cette absence de bilan officiel est également au cœur du communiqué des jeunes médecins.

Une divergence sur la situation à Sfax

Les déclarations de Wajih Dhakkar interviennent alors qu’une divergence apparaît sur l’ampleur des conséquences de la chaleur à Sfax.

Dans son post, le président des jeunes médecins conteste directement les déclarations du directeur régional de la Santé, auquel il attribue le démenti de tout décès, avant d’avancer les chiffres recueillis par son organisation.

Une distinction reste néanmoins indispensable : les autorités sanitaires ont évoqué l’absence de décès directement imputables à un coup de chaleur, tandis que les 13 décès avancés par Wajih Dhakkar ne sont pas tous explicitement présentés comme ayant été provoqués par un coup de chaleur.

L’absence d’un bilan détaillé du ministère de la Santé ne permet donc pas, à ce stade, d’établir combien de ces décès sont directement ou indirectement liés aux températures extrêmes.

Les jeunes médecins réclament l’état d’urgence sanitaire

Face à cette situation, l’Organisation tunisienne des jeunes médecins formule une demande claire dans son communiqué : « Déclarez immédiatement l’état d’urgence sanitaire ».

L’alerte intervient au lendemain d’un appel du Conseil national de l’Ordre des médecins à la « plus grande vigilance » face à la vague de chaleur exceptionnelle. Le CNOM a notamment recommandé de limiter les déplacements au strict nécessaire, d’éviter l’exposition au soleil aux heures les plus chaudes et de s’hydrater régulièrement.

À ce stade, le ministère de la Santé n’a pas publié de bilan national permettant d’établir le nombre de décès directement imputables à l’actuelle vague de chaleur.

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Empfangen — 28. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Pénurie d’eau minérale : 60.000 bouteilles par jour supplémentaires pour Ben Arous

28. August 2026 um 12:24

Face aux difficultés persistantes d’approvisionnement en eau minérale, les autorités de Ben Arous ont décidé de renforcer les quantités distribuées dans le gouvernorat et de mettre en place un suivi quotidien de leur acheminement jusqu’aux différentes zones.

La principale mesure concerne la société Zahra d’exploitation et d’embouteillage des eaux minérales et boissons, implantée dans la zone d’El Gossaïbi, à Mornag. L’entreprise s’est engagée à doubler la quantité destinée au gouvernorat de Ben Arous, qui passera de 30 000 à 60 000 bouteilles par jour, selon la TAP.

La décision a été prise jeudi 27 août 2026 lors d’une réunion exceptionnelle présidée par le gouverneur de Ben Arous, Abdelhamid Boukadida, consacrée aux perturbations qui affectent l’approvisionnement en eau minérale.

Un suivi quotidien de la distribution

L’augmentation des quantités doit être accompagnée d’un contrôle renforcé des circuits de distribution. Les grossistes présents dans le gouvernorat se sont également engagés à accroître leurs approvisionnements quotidiens.

Un tableau détaillé des distributions devra désormais être transmis chaque jour aux services du gouvernorat. Il indiquera notamment les quantités affectées, les distributeurs concernés et les zones approvisionnées.

Les services de sécurité et les délégués territoriaux seront chargés de suivre l’application de ce programme sur le terrain, en coordination avec la Direction régionale du commerce et du développement des exportations.

Selon les autorités régionales, le dispositif doit permettre de régulariser l’approvisionnement tout en luttant contre la spéculation, les intermédiaires et les détournements de marchandises.

La pénurie persiste

Ces nouvelles mesures interviennent alors que les opérations destinées à réinjecter de l’eau minérale dans les circuits commerciaux se multiplient depuis plusieurs semaines.

À la Manouba, 124 416 bouteilles de deux litres, soit près de 249 000 litres, avaient notamment été injectées dans les circuits commerciaux le 24 août, après une opération similaire à Nabeul.

Lire aussi: Pénurie d’eau minérale : Après les saisies, les injections exceptionnelles gagnent la Manouba

Les autorités avaient auparavant multiplié les contrôles et les saisies dans plusieurs gouvernorats, notamment à Sousse, Nabeul et Ben Arous.

Le passage de 30 000 à 60 000 bouteilles par jour à Ben Arous constitue cette fois une augmentation directe et durable de la quantité distribuée par l’entreprise concernée. Ce volume ne représente cependant pas l’ensemble de l’approvisionnement du gouvernorat, qui est également alimenté par d’autres fournisseurs et circuits de distribution.

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Empfangen — 27. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tarente : La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli portée disparue

27. August 2026 um 16:42

La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli, 20 ans, est portée disparue depuis mardi 25 août alors qu’elle participe aux Jeux méditerranéens de Tarente, dans le sud de l’Italie. Le chef de la délégation officielle tunisienne, Hatem Marnaoui, a confirmé ce jeudi 27 août à l’agence TAP que la délégation était sans nouvelles de la sportive.

Chahd Jeljeli avait disputé mardi le combat pour la médaille de bronze de lutte féminine dans la catégorie des 57 kg, face à l’Italienne Fabiana Rinella.

Elle quitte la salle sans prévenir

Selon le récit livré par Hatem Marnaoui à la TAP, après sa défaite, la Tunisienne était restée aux côtés de l’entraîneur national Mohamed Ali Bouziane pour assister aux autres combats de ses coéquipières.

Elle aurait ensuite quitté la salle sans en informer son entraîneur, alors que celui-ci était occupé à suivre les autres rencontres et que l’affluence était importante.

À la fin des compétitions, son entraîneur et ses coéquipières l’ont recherchée dans la salle, sans parvenir à la retrouver. Ils ont alors pensé qu’elle avait pu regagner seule le village méditerranéen, notamment en raison du nombre important de navettes assurant le transport des sportifs.

Toutes ses affaires étaient dans sa chambre

Une fois au village méditerranéen, l’équipe tunisienne n’a retrouvé aucune trace de la lutteuse. Selon le chef de la délégation, toutes ses affaires personnelles se trouvaient toujours dans sa chambre.

Hatem Marnaoui indique avoir été informé de la disparition tard dans la soirée de mardi. Il affirme avoir alors pris officiellement contact avec les autorités tunisiennes de tutelle, le Comité national olympique tunisien (CNOT), le comité d’organisation des Jeux ainsi qu’avec les services de sécurité présents au village méditerranéen.

À ce stade, aucune information officielle ne permet d’établir les circonstances ou les raisons de sa disparition. Aucune communication des autorités italiennes ou du comité d’organisation apportant des précisions supplémentaires sur les recherches n’avait par ailleurs été retrouvée jeudi après-midi.

Chahd Jeljeli est médaillée de bronze des Championnats d’Afrique 2026 organisés à Alexandrie.

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Nabeul-Monastir : Les coupures d’eau et d’électricité perturbent désormais les transports

27. August 2026 um 04:51

Les coupures répétées d’eau et d’électricité ont provoqué, mercredi 26 août 2026, plusieurs mouvements de protestation dans les gouvernorats de Nabeul et de Monastir. Routes bloquées dans plusieurs localités du Cap Bon et circulation du Métro du Sahel interrompue à Monastir : les perturbations d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ont désormais des répercussions concrètes sur les transports.

Des routes bloquées dans plusieurs localités de Nabeul

À Nabeul, la contestation a gagné plusieurs quartiers. Des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre la poursuite des coupures d’électricité, qui affectent notamment l’activité commerciale. Des habitants de Dar Chaâbane El Fehri ont de leur côté fermé la rocade reliant la ville à Nabeul, selon les informations rapportées par Diwan FM.

Un mouvement distinct a également été enregistré à Korba. Des habitants de Qobbet Lagha ont bloqué la route régionale n°44 reliant Korba à Tunis pour dénoncer une interruption de l’eau potable qui dure depuis près de 15 jours dans les zones situées en hauteur de la localité, où vivent environ 250 familles.

Selon Badiâ Bel Amri, membre du conseil local, les coupures d’électricité ont entraîné l’arrêt du système de pompage, aggravant les difficultés d’approvisionnement en eau.

Le Métro du Sahel stoppé à Monastir

À Monastir, les protestations ont directement affecté le transport ferroviaire.

À Sidi Nasr, des habitants protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû interrompre sa progression avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Les perturbations affectaient le quartier pour le deuxième jour consécutif.

Des coupures programmées à l’échelle nationale

Ces mouvements interviennent alors que la STEG a multiplié ces derniers jours les annonces de délestages dans plusieurs régions.

Pour la journée de mercredi, l’entreprise avait annoncé des coupures possibles entre 11h30 et 18h, par intermittence et pour des durées pouvant atteindre deux heures. La STEG avait également précisé que la liste des zones concernées n’était pas définitive.

Nabeul, Korba et Dar Chaâbane El Fehri figuraient parmi les localités susceptibles d’être touchées.

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Eau et électricité : Saïed affirme que des enquêtes ont établi des « actes prémédités »

27. August 2026 um 04:30

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a indiqué que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’« actes prémédités ».

Ces déclarations ont été rapportées à l’issue d’une réunion tenue mercredi 26 août 2026 au palais de Carthage, en présence notamment de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, des ministres chargés de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, ainsi que des PDG de la STEG et de la SONEDE.

Des « actes prémédités »

Le chef de l’État a estimé que la multiplication et la répétition récentes de problèmes dans plusieurs secteurs et régions ne pouvaient être considérées comme une succession d’incidents isolés.

Il a affirmé que les enquêtes avaient établi que des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions n’étaient pas dues à des pannes ordinaires, mais à des « actes prémédités ».

Kaïs Saïed a accusé ceux qui auraient planifié et exécuté ces actes de chercher à attiser les tensions, à diffuser des mensonges et des rumeurs et à perturber les citoyens jusque dans l’accès aux services essentiels.

La Présidence ne précise toutefois ni les régions et les coupures concernées, ni leur date. Le communiqué ne fournit pas non plus de détails sur la nature des enquêtes évoquées, leurs conclusions précises ou d’éventuelles procédures engagées.

Un discours qui se précise

Ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed met en doute le caractère purement technique de certaines perturbations.

En juillet, le président avait déjà qualifié les coupures d’eau et d’électricité observées dans plusieurs régions de phénomènes « non ordinaires ». Il avait également évoqué ceux qui chercheraient, selon lui, à perturber les citoyens et à attiser les tensions.

Le communiqué du 26 août marque toutefois une évolution dans le discours présidentiel. Il ne s’agit plus seulement de qualifier certaines perturbations d’anormales : la Présidence affirme désormais que des enquêtes ont établi que certaines coupures résultaient d’« actes prémédités ».

Lire aussi: Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

Des coupures qui provoquent désormais des protestations

Cette déclaration intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau et en électricité provoquent des mouvements de protestation dans plusieurs régions.

Mercredi, à Nabeul, des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre les coupures d’électricité. Des mouvements ont également été signalés à Dar Chaâbane El Fehri, tandis que plusieurs quartiers connaissaient parallèlement des interruptions de l’alimentation en eau potable.

À Monastir, des habitants de Sidi Nasr protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû s’arrêter avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Ces tensions surviennent alors que la STEG a également annoncé des délestages dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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Empfangen — 26. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Maroc : La fuite Jabaroot, arme politique dans la crise de Ceuta

26. August 2026 um 19:01

Le 24 août, le collectif de hackers Jabaroot a publié sur Telegram les données de quelque 70.000 personnes présentées comme membres des services de sécurité marocains. La publication n’est pas un simple acte de piratage : elle est explicitement conditionnée à des exigences politiques liées à la crise migratoire de Ceuta. Une enquête du Monde, publiée mercredi 26 août, relance par ailleurs l’hypothèse que d’anciens agents de la DGST, aujourd’hui en Europe, en seraient les auteurs — sans qu’aucune attribution technique publique ne permette à ce stade de trancher.

Une fuite calibrée pour peser sur Ceuta

La publication du 24 août ne surgit pas isolément. Elle intervient un mois après l’afflux migratoire massif du 30 juillet à Ceuta, où environ 60.000 personnes ont franchi la frontière en quelques jours — un épisode inédit par son ampleur, dont le bilan humain reste disputé entre les autorités espagnoles (au moins 75 morts recensés) et des associations qui avancent des chiffres plus élevés, disparitions comprises.

Jabaroot a directement lié sa fuite à cet épisode. Le groupe cible nommément le conseiller royal Fouad Ali El Himma et Abdellatif Hammouchi, qui dirige à la fois la DGST (renseignement intérieur) et la DGSN (sûreté nationale). Il conditionne la divulgation complète de ses fichiers à une série d’exigences : excuses officielles, deuil national pour les victimes de la traversée, ouverture d’une enquête indépendante sur les violences subies par les migrants, report des élections législatives prévues le 23 septembre, et réformes structurelles de la justice et de l’économie. Le groupe présente par ailleurs sa démarche comme un geste tourné vers l’Espagne, dans un contexte de tensions diplomatiques ravivées entre Madrid et Rabat.

Cette dimension change la nature de l’affaire : il ne s’agit plus seulement d’une fuite de données, mais d’un chantage politique assumé, adossé à une menace de divulgations supplémentaires — Jabaroot affirme notamment détenir la liste des agents ayant coordonné le dispositif marocain à Ceuta.

Cinq ex-agents de la DGST, ou une histoire plus ancienne ?

L’ampleur du chiffre de 70.000 mérite d’être immédiatement nuancée. Plusieurs observateurs relèvent que qualifier l’ensemble de ces personnes d’« espions » ou d’agents de renseignement est excessif : la DGSN est une administration policière large, et rien n’établit publiquement quelle proportion des noms diffusés relève effectivement du renseignement intérieur ou extérieur — l’implication de la DGED, dirigée par Yassine Mansouri, n’est notamment pas confirmée à ce stade. Selon El Confidencial, d’anciens membres des services marocains auraient toutefois jugé authentique une partie des documents, un élément qui pèse sur le niveau de preuve sans permettre de le considérer comme établi.

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Eau en Tunisie : L’UNICEF veut chiffrer le coût de l’inaction

26. August 2026 um 14:29

La question de l’eau en Tunisie va bientôt être abordée sous un angle encore rarement quantifié : celui de son coût économique. L’UNICEF Tunisie vient de lancer un appel d’offres international pour réaliser un « Investment Case » destiné notamment à déterminer ce que coûte au pays l’insuffisance des investissements dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène, mais aussi les bénéfices que pourraient générer différents scénarios d’investissement.

L’appel d’offres, publié le 24 août 2026 sous la référence LRPS-26-9205778, prévoit une mission d’environ quatre mois. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026.

Combien coûte le fait de ne pas investir ?

La mission ne se limitera pas à dresser un nouvel état des lieux des infrastructures hydrauliques tunisiennes.

Selon les termes de l’appel d’offres officiel de l’UNICEF Tunisie, le bureau d’études retenu devra analyser les dépenses publiques consacrées au secteur WASH — eau, assainissement et hygiène — et surtout quantifier le « coût économique de l’inaction ».

L’exercice doit notamment prendre en compte les pertes de productivité, les coûts sanitaires évitables, les effets sur le capital humain et la résilience des infrastructures.

Plusieurs scénarios devront ensuite être comparés, allant du maintien de la situation actuelle à l’accès universel aux services WASH de base, jusqu’au développement de services résilients au changement climatique.

L’objectif est de fournir au gouvernement tunisien et à ses partenaires techniques et financiers un outil permettant de mieux hiérarchiser les investissements.

Cette approche de planification des investissements hydriques est également utilisée ailleurs. En Jordanie, pays lui aussi confronté à un stress hydrique particulièrement élevé, l’UNICEF a accompagné la compagnie publique Miyahuna dans l’élaboration d’un plan de sécurité de l’eau résilient au changement climatique, dont les résultats servent notamment à développer des « investment cases » et à hiérarchiser les investissements nécessaires.

Le Maroc apparaît également dans les travaux de l’UNICEF sur les stratégies de financement du secteur WASH. L’organisation y présente notamment des expériences de financement des infrastructures d’eau et d’assainissement, dont le cas de Casablanca.

Une Tunisie fortement exposée au stress hydrique

L’étude intervient dans un contexte particulièrement sensible. Selon l’UNICEF, la Tunisie est le 17e pays au monde le plus exposé au stress hydrique.

Les difficultés ne concernent d’ailleurs pas uniquement les quantités disponibles. D’après l’enquête MICS 2023, 78,1% de la population dispose d’une eau de boisson provenant d’une source améliorée et disponible sur place. Le taux atteint 80% en milieu urbain, mais tombe à 73% dans les zones rurales.

La qualité constitue également un enjeu : 12,5% de la population consomme une eau contaminée par E. coli à la source d’approvisionnement. Cette proportion atteint 21% en milieu rural.

10,7 milliards de dollars de besoins pour l’eau et l’assainissement

L’ordre de grandeur des investissements nécessaires est déjà considérable.

Les termes de référence de l’étude s’appuient notamment sur la contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) de la Tunisie. Celle-ci estime les besoins globaux de financement climatique à près de 55 milliards de dollars sur la période 2026-2035.

Sur ce montant, environ 10,7 milliards de dollars concernent l’eau et l’assainissement, soit près de 37% des besoins d’investissement liés à l’adaptation au changement climatique.

Ces 10,7 milliards de dollars ne représentent pas le coût de l’inaction. Ils correspondent aux besoins d’investissement identifiés. C’est précisément l’un des intérêts du futur Investment Case : mettre ces besoins en regard des conséquences économiques qu’aurait leur report.

Le débat pourrait ainsi évoluer. À la question « combien faut-il investir ? » viendrait s’en ajouter une autre, potentiellement déterminante pour les choix budgétaires : combien coûte à la Tunisie le fait d’attendre ?

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Carburants : Aucun préavis de grève, le dialogue avec la tutelle toujours au point mort

26. August 2026 um 13:55

Aucune nouvelle grève n’est programmée dans le transport des carburants et aucun préavis n’a été déposé. La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques l’a confirmé ce mercredi 26 août 2026, tout en révélant que les négociations avec les autorités de tutelle n’ont toujours pas commencé.

Le secrétaire général de la Fédération, Selim Sehimi, a démenti auprès de l’agence TAP les informations faisant état de mouvements surprise ou non encadrés de chauffeurs de camions-citernes.

Il affirme que la Fédération n’a émis, jusqu’à présent, aucune « brève de préavis de grève » et qu’aucune grève surprise n’est actuellement en cours.

Pas de grève immédiate

Cette précision permet également de clarifier le calendrier.

Selon Selim Sehimi, une grève ne pourrait entrer en vigueur qu’au moins dix jours après l’émission officielle d’un préavis.

En l’absence de préavis à ce stade, le scénario d’une nouvelle paralysie immédiate du transport des carburants est donc écarté.

Lundi soir déjà, l’UGTT avait démenti les informations circulant sur une grève prévue mardi 25 août. Ghassen Ksibi, chargé de l’information au sein de la centrale syndicale, avait indiqué avoir obtenu directement cette confirmation auprès de responsables de la Fédération.

Lire aussi: Carburants : Pas de grève ce mardi, une réunion décisive prévue mercredi

La réunion annoncée a bien eu lieu

La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques a néanmoins réuni ce mercredi, à son siège, les syndicats des entreprises de transport d’hydrocarbures, dont la majorité appartiennent au secteur privé.

La rencontre était consacrée à la situation du secteur et aux préoccupations des travailleurs.

Mais le principal élément nouveau se situe ailleurs : selon Selim Sehimi, aucune négociation n’est actuellement engagée avec les autorités de tutelle.

Le responsable syndical affirme que les ministères chargés de l’Énergie et des Mines et des Affaires sociales n’avaient toujours pas contacté la Fédération, au moment de sa déclaration à la TAP, pour examiner les problèmes en suspens et rechercher des solutions.

Les principales revendications concernent l’application d’un procès-verbal conclu en 2018, notamment la régularisation de la situation des cotisations sociales au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Lire aussi: Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

Un dossier toujours ouvert

Le conflit avait brusquement éclaté jeudi 20 août lorsque des chauffeurs de camions transportant des hydrocarbures avaient cessé le travail, perturbant l’approvisionnement de plusieurs stations-service.

Le mouvement avait été levé dans la soirée et l’activité avait repris.

Six jours plus tard, la situation est donc plus claire : aucune grève n’est programmée, aucun préavis n’a été déposé et aucun nouveau blocage de l’approvisionnement n’est annoncé.

Le risque immédiat s’éloigne. Mais l’absence de négociations avec les autorités laisse le conflit social ouvert. Le prochain véritable tournant sera désormais soit l’ouverture du dialogue et la recherche d’un accord, soit le dépôt formel d’un préavis de grève.

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Empfangen — 25. August 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Varun Beverages, géant indien des boissons, débarque en Tunisie

25. August 2026 um 13:48

Le géant indien Varun Beverages prépare son arrivée en Tunisie. Son conseil d’administration a approuvé, mardi 25 août 2026, la création d’une société commune avec un partenaire tunisien, destinée à produire et distribuer plusieurs catégories de boissons.

L’information figure dans une déclaration réglementaire adressée le même jour à la National Stock Exchange of India (NSE) et à la BSE. Le document prévoit la constitution de « Varun Beverages Tunisia SA », ou d’une société portant une dénomination similaire après approbation des autorités tunisiennes. La société reste à ce stade « à constituer ».

Un capital de 9 millions de dinars

Le montage retenu associe directement le groupe indien à un partenaire tunisien. Varun Beverages détiendra 75 % de la future société, contre 25 % pour une entité désignée dans le document sous le nom de « Bevanda (Tunisia) ».

Le capital proposé atteint 9 millions de dinars, apportés en numéraire, avec une valeur nominale de 10 dinars par action. La nouvelle entité est classée par Varun Beverages elle-même dans le secteur « FMCG » (biens de grande consommation).

L’identité des actionnaires ou dirigeants se trouvant derrière Bevanda n’est pas précisée dans le dépôt indien.

Le projet doit encore franchir les procédures réglementaires nécessaires. Le document cite notamment l’approbation préalable du Registre national des entreprises (RNE) en Tunisie.

Des sodas au lait : Un champ d’activité très large

La future société ne devrait pas se limiter à la commercialisation de produits importés. Le document officiel lui attribue une activité de « production et distribution » couvrant les boissons gazeuses, les jus, l’eau et les produits laitiers.

Cette diversité correspond au profil de Varun Beverages. Le groupe se présente comme l’un des plus grands franchisés de PepsiCo au monde hors États-Unis et fabrique ou distribue, selon les territoires, des marques comme Pepsi, 7UP, Mirinda, Sting, Tropicana, Gatorade ou Aquafina.

L’entreprise indienne poursuit par ailleurs une importante expansion internationale, particulièrement en Afrique, avec des activités en Afrique australe, au Kenya, au Maroc, en Zambie et au Zimbabwe.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans un contexte de rapprochement économique plus large entre les deux pays, à peine cinq jours après la tenue d’un forum tuniso-indien évoquant la création d’une chambre d’affaires bilatérale.

Lire aussi: Tunisie–Inde : Une chambre d’affaires en projet et un forum tous les six mois

Le précédent marocain

Le Maroc constitue un point de comparaison particulièrement intéressant. Varun Beverages y dispose déjà d’une implantation industrielle et commerciale, via Varun Beverages Morocco SA, et y produit notamment des boissons sous les marques Pepsi, Mirinda, 7UP et Aquafina.

Le groupe y a progressivement élargi son activité au-delà des boissons : distribution de Lay’s, Doritos et Cheetos dès février 2024, puis production locale de Cheetos à partir de mai 2025 dans une usine dédiée, pour un investissement annoncé de 100 crores de roupies.

Cette expérience maghrébine donne une dimension supplémentaire au projet tunisien, même si Varun Beverages n’a pour l’instant communiqué ni localisation d’une future unité de production, ni calendrier de démarrage.

Lire aussi: TIF 2026 : La Tunisie déplace son centre de gravité de l’Europe vers l’Afrique

Et Pepsi en Tunisie ?

La question se pose naturellement compte tenu du métier de Varun Beverages et de son partenariat historique avec PepsiCo. Mais, à ce stade, la prudence s’impose.

Le document réglementaire du 25 août ne mentionne ni PepsiCo ni aucune de ses marques pour la Tunisie. Il annonce uniquement la production et la distribution de différentes catégories de boissons.

Il est donc prématuré d’en déduire un retour de Pepsi sur le marché tunisien. En revanche, l’arrivée annoncée de l’un de ses principaux embouteilleurs mondiaux constitue à elle seule un développement significatif pour le secteur tunisien des boissons — un secteur qui a connu ces dernières semaines des tensions d’approvisionnement sur l’eau conditionnée.

La prochaine étape sera désormais à suivre en Tunisie : l’immatriculation de la nouvelle société et les autorisations nécessaires devraient permettre d’en savoir davantage sur Bevanda, l’implantation industrielle envisagée et surtout les marques qui seront produites localement.

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Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouveaux délestages ce mardi

25. August 2026 um 10:03

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) annonce la possibilité de recourir, ce mardi 25 août 2026, à de nouvelles coupures tournantes dans plusieurs régions du pays. Les délestages pourraient intervenir entre 13h et 17h et seront déclenchés en fonction de la situation du réseau électrique.

Les interruptions ne sont donc pas systématiques. Lorsqu’elles sont appliquées, elles interviennent par périodes intermittentes ne dépassant pas deux heures.

De nombreuses zones du Grand Tunis concernées

Selon le communiqué de la STEG relayé mardi matin par la Radio nationale, le Grand Tunis figure largement sur la liste.

Fouchana, El Mghira, Borj Cedria, Cité Ettadhamen, La Soukra, El Mourouj, Mégrine, Radès, Ezzahra, Hammam-Lif, Boumhel, Ariana, Douar Hicher, La Marsa, Borj Touil, El Menzah, El Manar, Aïn Zaghouan, Jardins de Carthage, Le Kram, La Goulette, Tebourba, Jedeida, Sidi Thabet et Mornag sont notamment citées.

Dans le Cap Bon figurent Nabeul, Hammamet, Kélibia, Korba, Béni Khiar, Menzel Temime, Menzel Bouzelfa, Soliman et Takelsa. Plusieurs zones de Bizerte et Zaghouan sont également concernées.

Des coupures possibles jusqu’au Sud

La liste s’étend au Nord-Ouest avec notamment Nefza, Rouhia, Makthar, Ghardimaou, Bou Salem, Gaâfour, Nebeur et Tajerouine.

Dans le Centre, les délestages pourraient toucher notamment Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, M’saken, Jemmal, Ksar Hellal, Moknine, Mahdia, Chebba, Bouhajla et Sbikha.

À Sfax sont notamment mentionnés Menzel Chaker, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres, Agareb, El Amra, Jebiniana et Hencha.

Des zones de Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Zarzis, Ben Guerdane et Médenine figurent également sur la liste.

Un réseau qui continue à être renforcé

La STEG indique que ces coupures éventuelles visent à préserver la sécurité et la continuité du système électrique. Leur déclenchement dépend de l’équilibre entre la production et la consommation.

Lire aussi : Après les délestages : Zaafrana, Bou Argoub… où en est le renforcement du réseau électrique ?

Deux infrastructures sont justement entrées en service récemment : le poste de transformation de Zaafrana, à Kairouan, le 13 juillet, puis celui de Bou Argoub, à Nabeul, le 21 août. Ce dernier contribue notamment à renforcer les échanges électriques entre le Cap Bon, le Grand Tunis et le Sahel.

Ces équipements ne produisent pas eux-mêmes davantage d’électricité, mais augmentent la capacité du réseau à transporter, transformer et répartir l’énergie.

Lire aussi : Tunisie : 600 millions de dinars pour renforcer la production électrique à Borj El Amri

En attendant que les autres projets annoncés renforcent davantage le système, les délestages restent donc un outil auquel la STEG peut recourir lorsque les besoins du réseau l’exigent.

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Visas Espagne-Algérie : Jusqu’à 25 000 euros, l’enquête s’étend au système des rendez-vous

25. August 2026 um 09:28

L’enquête espagnole sur un trafic présumé de visas au consulat d’Espagne à Alger s’élargit désormais au fonctionnement de la chaîne de gestion des rendez-vous, dans laquelle intervient BLS International — le même prestataire qui gère les demandes de visas espagnols en Tunisie. Certaines familles auraient versé jusqu’à 25 000 euros au réseau présumé, tandis que des demandeurs suivant la procédure normale auraient pu être écartés au profit de dossiers plus rémunérateurs.

Ce que révèle l’enquête espagnole

Le Juzgado Central de Instrucción n°3 de l’Audience nationale espagnole instruit l’affaire depuis avril, après l’arrestation de Vicente Moreno, alors responsable administratif du consulat d’Espagne à Alger, et de l’employé algérien Mohamed Boutouchent.

Selon The Objective, qui cite des sources policières et judiciaires, les investigations portent notamment sur des soupçons d’aide à l’immigration irrégulière, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.

Certaines familles auraient déboursé jusqu’à 25 000 euros pour obtenir des visas ou des documents permettant l’entrée ou le séjour en Espagne.

Ce montant doit être interprété avec prudence : il correspond aux sommes maximales que certaines familles auraient versées au réseau présumé et non au prix officiel d’un visa ou à un tarif imputé à BLS.

L’enquête s’intéresse également à une question particulièrement sensible : des demandeurs utilisant normalement les procédures auraient-ils été pénalisés au profit de dossiers rapportant de l’argent au réseau présumé ?

Selon les éléments judiciaires rapportés par le média espagnol, du personnel intervenant dans des services administratifs aurait sélectionné des familles ayant effectué les paiements réclamés.

BLS International entre dans le périmètre de l’enquête

L’instruction cherche désormais à déterminer le rôle éventuel d’intervenants appartenant aux entreprises chargées de l’attribution des rendez-vous et de la gestion documentaire.

The Objective rapporte que l’enquête s’intéresse à cette chaîne de traitement, avec notamment des références à des plateformes de type BLS.

BLS International conteste toute implication fautive et rappelle que son rôle porte sur la gestion administrative des demandes, tandis que la décision d’accorder ou de refuser un visa appartient aux autorités consulaires espagnoles.

À ce stade, l’élargissement des investigations ne permet donc pas de conclure à une responsabilité de BLS International. La présomption d’innocence s’applique aux personnes concernées par la procédure.

L’affaire soulève néanmoins une question dépassant désormais le fonctionnement interne du consulat : un système parallèle a-t-il pu prospérer autour de l’accès aux rendez-vous et pénaliser ceux qui empruntaient la procédure régulière ?

Et pour la Tunisie ?

La dimension tunisienne mérite d’être relevée avec prudence.

BLS International intervient également à Tunis dans le traitement administratif des demandes de visas pour l’Espagne. Aucun élément disponible ne permet cependant d’établir un lien entre l’enquête menée en Algérie et les activités tunisiennes de l’entreprise.

Le rapprochement s’arrête donc au prestataire et au fonctionnement externalisé d’une partie de la procédure.

Mais la question du coût et de l’accès aux visas Schengen fait également débat en Tunisie. L’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur avait notamment critiqué en mai 2026 le poids des frais de service et les difficultés rencontrées par les demandeurs.

Une initiative législative distincte a également proposé le remboursement de 50 % de certains frais de service en cas de refus.

Ces débats tunisiens ne doivent pas être confondus avec l’enquête judiciaire espagnole menée à Alger. Ils posent néanmoins une question commune : jusqu’où l’externalisation des procédures consulaires peut-elle aller sans renforcer les mécanismes de transparence, de contrôle et de recours pour les demandeurs ?

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Pénurie d’eau minérale : Après les saisies, les injections exceptionnelles gagnent la Manouba

25. August 2026 um 08:37

Face à une pénurie d’eau minérale qui se prolonge, les autorités ne se limitent plus aux contrôles et aux saisies. Après Nabeul, 124 416 bouteilles de deux litres ont été injectées, lundi 24 août 2026, dans les circuits commerciaux du gouvernorat de la Manouba.

Cette opération représente près de 249 000 litres d’eau supplémentaires destinés aux points de vente. Elle s’inscrit dans une réponse qui a progressivement évolué au cours du mois d’août, passant du contrôle des stocks à des opérations ciblées de renforcement de l’approvisionnement.

Des dizaines de milliers de litres saisis

À Sousse, 23 600 litres avaient d’abord été découverts le 5 août chez deux grossistes. Deux jours plus tard, près de 40 000 litres supplémentaires étaient saisis dans un entrepôt à Kalâa Sghira. En quelques jours, plus de 63 000 litres avaient ainsi été concernés dans la région.

Le phénomène s’était ensuite étendu à Nabeul, où 8 832 bouteilles avaient été saisies le 8 août, dont 5 928 découvertes dans un dépôt destiné à la vente de matériaux de construction.

Lire aussi: Pénurie d’eau minérale : Après les 40 000 litres de Sousse, 8 832 bouteilles saisies à Nabeul

À l’échelle nationale, Webdo rapportait le 12 août que les services du ministère du Commerce avaient saisi plus de 147 000 litres d’eau conditionnée depuis la seconde moitié de juillet et le début du mois d’août.

Lire aussi : Pénurie d’eau en bouteille : Plus de 147 000 litres saisis

Après les saisies, place aux injections

À partir du 22 août, la réponse a changé de dimension. À Nabeul, 165 000 bouteilles ont été orientées vers plusieurs délégations afin de renforcer directement les quantités disponibles dans les commerces.

Le même jour, lors de sa tournée à Kairouan, Sousse et Mahdia, Kaïs Saïed a affirmé que plus de 80 000 bouteilles d’eau minérale cachées dans un entrepôt avaient récemment été saisies et remises dans les circuits de distribution.

À la Manouba, l’opération du 24 août poursuit cette logique. Selon la Direction régionale du commerce, 124 416 bouteilles de deux litres ont été acheminées vers différents points de vente, sous supervision des services de contrôle et avec accompagnement sécuritaire.

Il ne s’agit pas d’une distribution gratuite aux habitants, mais d’une injection exceptionnelle dans le commerce. L’opération doit se poursuivre dans les zones où l’approvisionnement reste insuffisant.

Un marché qui n’a toujours pas retrouvé son équilibre

La succession de ces opérations montre ainsi le passage progressif d’une politique principalement axée sur les contrôles et les saisies à une intervention destinée à renforcer directement l’approvisionnement des régions confrontées aux ruptures.

Ces mesures restent cependant ponctuelles. Les professionnels du secteur ne prévoient désormais une amélioration progressive de la disponibilité de l’eau minérale qu’à partir de septembre, après plusieurs reports du retour à la normale.

Lire aussi: Pénurie d’eau minérale : Après plusieurs reports, le retour à la normale encore repoussé

La multiplication des injections exceptionnelles à Nabeul puis à la Manouba constitue donc un indicateur de la persistance des tensions : le marché de l’eau minérale nécessite encore des interventions ciblées pour renforcer ponctuellement les circuits de distribution.

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Dattes : Les exportations frôlent le milliard de dinars, Tataouine se fait une place

25. August 2026 um 04:44

Les exportations tunisiennes de dattes poursuivent leur progression et atteignent désormais 908,4 millions de dinars. Une performance qui intervient alors qu’à Tataouine, encore loin des grandes oasis productrices, la culture du palmier dattier commence à se développer.

Plus de 144.000 tonnes exportées

Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), relayées par la TAP, la Tunisie a exporté 144,1 mille tonnes de dattes durant les dix premiers mois de la campagne 2025-2026, contre 127,2 mille tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une progression de 13,3 %.

Les recettes ont augmenté de 12,2 %, passant de 809,6 à 908,4 millions de dinars.

La Deglet Nour demeure le produit phare de la filière : elle représente 84 % des quantités exportées et 93,9 % des recettes.

Cette progression intervient malgré un léger recul des prix. Le prix moyen s’établit à 6,30 DT/kg, en baisse de 0,9 %, tandis que celui de la Deglet Nour atteint 7,05 DT/kg, en diminution de 0,6 %.

Lire aussi: Exportations de dattes : Les recettes tunisiennes atteignent 854,4 MD, en hausse de 10,7 %

Les dattes biologiques affichent, de leur côté, une évolution particulièrement favorable. Quelque 8.256,9 tonnes ont été exportées pour une valeur de 82,2 millions de dinars. Les volumes progressent de 8,1 %, tandis que les recettes bondissent de 32,6 %.

Les dattes tunisiennes sont désormais écoulées sur quelque 86 marchés. L’Union européenne absorbe 45,7 % des volumes, devant l’Afrique (22,9 %) et l’Asie (19,6 %).

Tataouine : Une filière encore modeste

Parallèlement, la culture du palmier dattier commence à gagner du terrain à Tataouine. Le gouvernorat compte environ 50 hectares, répartis entre quelque 70 exploitations agricoles, pour une capacité de production estimée entre 100 et 150 tonnes.

Ces volumes restent très modestes face aux grands bassins de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès. Mais cette émergence intervient au terme d’une campagne exceptionnelle, avec une production tunisienne ayant atteint le niveau record de 404.000 tonnes.

Le développement de nouvelles zones de production soulève cependant la question de la disponibilité de l’eau. L’expansion des palmeraies dans le Sud tunisien s’accompagne déjà d’une pression importante sur les ressources souterraines.

Lire aussi: Dattes : Les records de production cachent l’épuisement des nappes du Sud

Pour Tataouine, l’enjeu sera donc double : profiter de la dynamique d’une filière exportatrice qui approche désormais le milliard de dinars de recettes, tout en évitant que son développement ne reproduise les tensions hydriques observées dans les principaux bassins dattiers du Sud.

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Carburants : Pas de grève ce mardi, une réunion décisive prévue mercredi

25. August 2026 um 04:17

Contrairement aux informations circulant sur les réseaux sociaux, aucune grève dans le transport des carburants n’est prévue ce mardi 25 août. L’UGTT dément cette information, alors qu’une réunion syndicale prévue mercredi pourrait déterminer la suite du mouvement.

La rumeur d’une nouvelle perturbation dans l’approvisionnement en carburants s’est propagée lundi soir sur les réseaux sociaux, quelques jours seulement après le mouvement des chauffeurs de camions-citernes qui avait provoqué des difficultés d’approvisionnement dans plusieurs stations-service.

Ghassen Ksibi, chargé de l’information au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a cependant démenti l’existence d’une décision de grève pour ce mardi.

Dans une publication sur sa page Facebook, il indique avoir pris directement contact avec Selim Sehimi, secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, ainsi qu’avec Selouan Smiri, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des relations internationales et arabes.

Tous deux lui ont confirmé que l’information faisant état d’une grève dans le transport des carburants était « incorrecte » et qu’aucune intention de faire grève ce mardi n’existait.

Des négociations toujours en cours

Le démenti ne signifie toutefois pas que le conflit social est réglé.

Selon Ghassen Ksibi, des contacts et des négociations sont actuellement en cours autour de plusieurs revendications des chauffeurs assurant le transport des hydrocarbures.

Parmi les dossiers évoqués figure notamment une prime faisant l’objet d’un accord remontant à 2018, ainsi que la régularisation de la situation relative à la couverture sociale et d’autres questions professionnelles.

Le secteur avait déjà connu une forte tension jeudi dernier lorsqu’un mouvement des chauffeurs de camions-citernes avait perturbé la sortie des carburants depuis la zone pétrolière de Radès. La reprise des livraisons avait ensuite permis un retour progressif à la normale dans les stations-service.

Mercredi, journée décisive

La prochaine étape est désormais fixée à mercredi 26 août.

La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques s’est entendue avec les représentants syndicaux pour tenir une réunion destinée à évaluer les avancées obtenues et, notamment, la volonté de la partie administrative de répondre aux revendications des travailleurs.

Si aucune avancée n’est constatée, les syndicats pourraient alors déposer officiellement un préavis de grève, conformément aux procédures en vigueur.

Cette démarche ouvrirait une nouvelle phase de négociations. Ce n’est qu’en cas d’échec de celles-ci qu’une grève pourrait effectivement être organisée.

Ghassen Ksibi appelle ainsi à ne pas relayer les informations non vérifiées susceptibles d’alimenter inquiétude et confusion, alors qu’aucune décision de grève n’a, pour l’heure, été prise.

Pour les automobilistes, aucune nouvelle perturbation liée à un mouvement de grève n’est donc annoncée ce mardi. L’attention se tourne désormais vers la réunion de mercredi et vers l’éventuelle décision des syndicats de déposer — ou non — un préavis de grève.

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