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Empfangen — 14. Juli 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Tunisie – Vague de chaleur : Des incendies maîtrisés dans quatre gouvernorats

14. Juli 2026 um 14:25

Les unités de la Protection civile sont parvenues à maîtriser l’ensemble des incendies de forêt qui se sont déclarés ces derniers jours dans quatre gouvernorats du pays, à la faveur de la vague de chaleur qui a touché la Tunisie. Les équipes restent toutefois mobilisées sur le terrain afin d’éviter toute reprise des flammes.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, le chef du service de permanence à la Direction des opérations de la Protection civile, le colonel Mohsen Boughazala, a indiqué que tous les incendies sont désormais entrés dans la phase de surveillance, après l’achèvement des opérations d’extinction et de refroidissement. Les équipes continuent de se déployer sur les sites concernés à titre préventif.

Le mont Chahma, dans la région de Sidi Mediene

Le responsable a précisé que les principaux incendies ont touché le mont Chahma, dans la région de Sidi Mediene (gouvernorat de Zaghouan), où le feu s’est déclaré le 11 juillet, ainsi que le mont Bargou à Siliana, la région de Tébar à Béja et le mont Boughanem à Hammam Mellègue, dans le gouvernorat du Kef.

Concernant le bilan, les premières estimations font état de plus de 400 hectares détruits dans l’incendie du mont Chahma à Zaghouan. Le chiffre définitif sera établi après les constats de terrain menés en coordination avec la Direction générale des forêts.

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Comme chaque été, la Tunisie est confrontée à une recrudescence des incendies de forêt, favorisés par les fortes chaleurs, la sécheresse et parfois des comportements à risque. Malgré l’intervention rapide des secours, ces feux provoquent chaque année des pertes importantes de couvert végétal et mobilisent d’importants moyens humains et matériels.

Respecter les consignes de prévention

Face à ce risque, le colonel Mohsen Boughazala a appelé les citoyens à respecter les consignes de prévention. Il a notamment recommandé de ne pas jeter de mégots de cigarette par les fenêtres des véhicules, d’éviter de stationner une voiture dont le moteur est chaud sur des herbes sèches, de ne pas allumer de feu en forêt ou à proximité des habitations, et de nettoyer les abords des maisons et des exploitations agricoles en retirant les herbes et branches sèches susceptibles d’alimenter un incendie.

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Compteurs intelligents : La STEG prévoit 150.000 installations d’ici début 2027

14. Juli 2026 um 13:22

Le ministre de l’Équipement, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Salah Zouari, a réaffirmé, mardi 14 juillet 2026, l’ambition de la Tunisie de produire 5.000 mégawatts (MW) dans le cadre de son programme de transition énergétique à l’horizon 2030. Un objectif qu’il reconnaît comme « difficile », mais qu’il juge réalisable.

Répondant aux questions des députés lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre a indiqué que cette montée en puissance des énergies propres devrait contribuer à réduire progressivement les dépenses de compensation consacrées au secteur de l’énergie.

L’autoproduction en progression

Salah Zouari a également présenté les différents programmes déployés par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour accompagner cette transition.

Selon lui, l’autoproduction d’électricité par les particuliers a déjà atteint une capacité de 450 MW. Le gouvernement entend également renforcer l’autoproduction au sein des entreprises industrielles, avec l’appui de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui accompagne les industriels dans le recours aux énergies renouvelables.

Lire aussi : STEG : A quoi serviront réellement les 468 millions de dollars approuvés par l’ARP ?

Les concessions et les énergies renouvelables

Le ministre a également évoqué le système des concessions accordées aux investisseurs privés. Ce mécanisme permet la réalisation de projets produisant environ 100 MW, dont l’électricité est vendue exclusivement à la STEG dans le cadre de contrats spécifiques.

Il a précisé que ce dispositif s’inscrit parmi plusieurs mécanismes destinés à accélérer la transition énergétique, aux côtés des programmes de développement de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire.

150.000 compteurs intelligents en première phase

Concernant la modernisation du réseau, Salah Zouari a annoncé que la STEG prévoit l’installation de 150.000 compteurs intelligents, aussi bien pour l’électricité que pour le gaz, couvrant les réseaux basse et moyenne tension.

Cette première étape s’inscrit dans un programme global portant sur 450.000 compteurs intelligents. Le ministre a indiqué que la première phase devrait être achevée au cours du premier trimestre 2027.

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Nabeul, le gouvernorat qui enregistre le plus de noyades : 23 cas dont 8 décès depuis le début de la saison

14. Juli 2026 um 12:01

La saison estivale tourne déjà au drame sur plusieurs plages tunisiennes. La région de Nabeul apparaît comme la zone la plus touchée par les noyades, avec 23 cas recensés depuis le début de la saison, dont 8 décès, selon un responsable de la Garde maritime de Nabeul.

Depuis la fin de la semaine dernière jusqu’à ce mardi, dix nouvelles interventions liées à des accidents de noyade ont été enregistrées sur différentes plages du gouvernorat. Parmi ces cas, trois personnes ont perdu la vie.

Le drame de la plage de Maamoura

Parmi les victimes figure un jeune homme originaire de la région, décédé dimanche dernier sur la plage de Maamoura alors qu’il tentait de porter secours à deux enfants en difficulté dans l’eau.

Selon les premiers éléments communiqués, le jeune homme s’est retrouvé piégé par les courants marins après son intervention. Malgré les tentatives de sauvetage, il n’a pas pu être réanimé.

Les autorités alertent sur les comportements à risque

Face à la multiplication des accidents, les services de la Garde maritime rappellent que plusieurs noyades sont liées au non-respect des consignes de sécurité, notamment le refus de suivre les avertissements des agents de surveillance et des bulletins météorologiques.

Lire aussi : Noyades en Tunisie : Les courants d’aspiration, un danger invisible

Le non-respect de la signalisation installée sur les plages constitue également un facteur aggravant. La présence d’un drapeau rouge signifie une interdiction totale de baignade en raison d’un danger élevé lié notamment aux courants marins et à l’état de la mer.

Les autorités recommandent aux estivants d’éviter les plages non surveillées et de privilégier les zones disposant de maîtres-nageurs sauveteurs.

Comprendre les couleurs des drapeaux sur les plages

Sur les plages surveillées, trois couleurs permettent d’indiquer les conditions de baignade :

  • Le drapeau vert : la mer est considérée comme sûre, la baignade est autorisée, tout en maintenant les précautions habituelles.
  • Le drapeau orange ou jaune : la baignade reste possible mais avec une grande prudence, en raison d’une mer agitée, de vagues importantes ou de courants pouvant être dangereux. Les enfants et les nageurs inexpérimentés doivent éviter de s’éloigner du rivage.
  • Le drapeau rouge : il indique un niveau de danger très élevé. La baignade est strictement interdite en raison de conditions maritimes dangereuses.

Alors que les plages tunisiennes connaissent une forte affluence durant la période estivale, les autorités insistent sur l’importance du respect des règles de sécurité afin d’éviter de nouveaux drames.

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106 infractions en une semaine : L’APAL alerte sur les “bandes des plages”

14. Juli 2026 um 10:32

Alors que la saison estivale bat son plein, le littoral tunisien fait l’objet d’une surveillance renforcée. L’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) appelle les citoyens, notamment les estivants, à devenir des acteurs du contrôle en signalant les abus constatés sur les plages.

Le responsable chargé de la gestion de l’APAL, Mehdi Belhaj, a annoncé ce mardi 14 juillet 2026 sur la Radio nationale, la mise à disposition du numéro gratuit 1820 de la plateforme « Al Jisr » relevant du ministère de l’Environnement pour dénoncer plusieurs types de dépassements : occupation illégale du domaine public maritime, augmentation abusive des prix, exploitation anarchique ou encore pollution.

106 infractions relevées en une semaine

Selon Mehdi Belhaj, 106 infractions ont été enregistrées à la fin de la semaine dernière sur l’ensemble du littoral tunisien. Ces violations ont notamment donné lieu à la saisie de plusieurs équipements utilisés dans des activités jugées non conformes.

Les infractions concernent principalement le dépassement des superficies autorisées, le non-respect du nombre réglementaire de parasols installés ainsi que des pratiques liées aux tarifs appliqués aux estivants.

Lire aussi : Plages publiques : Le 1820 pour dénoncer les abus, jusqu’à 50.000 dinars d’amende

Le responsable de l’APAL a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « bandes des plages », faisant référence aux réseaux qui profitent illégalement du domaine public maritime et imposent leurs propres règles en dehors du cadre légal.

Des autorisations exceptionnelles sous contrôle

Mehdi Belhaj a rappelé que l’exploitation commerciale temporaire de certaines zones du domaine public maritime ne peut se faire qu’à travers des autorisations exceptionnelles délivrées par une commission nationale regroupant les différentes parties concernées.

Ces autorisations restent soumises à un suivi par une commission mixte chargée de contrôler le respect des conditions fixées.

La pollution, autre menace pour le littoral

Au-delà des abus liés à l’exploitation des plages, l’APAL alerte également sur la dégradation environnementale du littoral. Mehdi Belhaj a indiqué que l’application d’un nouveau dispositif juridique concernant les infractions liées à la pollution interviendra prochainement.

Les sanctions prévues pourraient aller des amendes financières jusqu’à des peines de prison, selon la gravité des infractions.

Lire aussi : Bizerte : Coup de force contre les constructions anarchiques à Sidi Ali El Mekki

Le responsable a particulièrement pointé du doigt la pollution industrielle, estimant qu’elle contribue à la détérioration de certains espaces côtiers et peut avoir des conséquences sanitaires, notamment à travers des risques d’affections cutanées.

Il a appelé les industriels à installer des stations de traitement des eaux usées et à réaliser les études nécessaires avant la mise en place de ces équipements.

Entre contrôle institutionnel et vigilance citoyenne

À travers l’appel au signalement via le 1820, les autorités misent sur une implication directe des citoyens pour limiter les dépassements sur les plages tunisiennes.

Mais la multiplication des infractions enregistrées chaque été pose une nouvelle fois la question de l’efficacité du contrôle du domaine public maritime et de la capacité des structures concernées à préserver durablement un littoral soumis à une forte pression touristique.

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Entretien des façades : La municipalité de Tunis adresse un dernier avertissement ?

14. Juli 2026 um 09:26

La municipalité de Tunis a appelé les habitants, les propriétaires d’immeubles et les commerçants relevant de son périmètre territorial à veiller à l’entretien des façades des bâtiments résidentiels et commerciaux, dans le cadre de ses efforts pour préserver la propreté et l’esthétique de la capitale.

Dans un communiqué publié récemment, la municipalité a rappelé qu’il incombe aux occupants des immeubles et aux propriétaires de locaux commerciaux de procéder aux travaux nécessaires de maintenance, notamment la réparation, la peinture et le blanchiment des façades.

Un avertissement préalable

L’institution municipale a précisé que ce communiqué constitue un rappel à l’ordre et un avertissement préalable. En cas de non-respect de ces obligations, des mesures réglementaires seront prises à l’encontre des contrevenants.

Lire aussi : Tunis serre la vis sur l’hygiène : Saisies, fermetures et sanctions contre les contrevenants

Cette annonce intervient alors que la municipalité de Tunis multiplie depuis plusieurs années les appels à l’amélioration de l’aspect urbain de la capitale. À plusieurs reprises, elle a insisté sur la nécessité pour les propriétaires et les commerçants de contribuer à la préservation de l’image de la ville, notamment à travers l’entretien des devantures commerciales, le traitement des façades dégradées et la lutte contre les atteintes au paysage urbain.

Un enjeu important pour Tunis

La question de l’état des bâtiments et des façades reste un enjeu important pour Tunis, confrontée à la dégradation de plusieurs zones urbaines, notamment dans les quartiers anciens et les grandes artères commerciales. La municipalité estime que l’amélioration du cadre de vie passe également par une implication accrue des citoyens et des acteurs économiques.

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Allocation touristique de 750 euros : Alger change les règles, la Tunisie au cœur des enjeux

14. Juli 2026 um 07:42

Les autorités algériennes ont décidé de renforcer les conditions d’accès à l’allocation touristique de 750 euros, quelques mois seulement après son entrée en vigueur. L’objectif affiché est de mettre fin aux détournements du dispositif, devenu une source de profits pour certains réseaux exploitant l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle.

La Banque d’Algérie a ainsi introduit une série de nouvelles exigences. Désormais, le bénéficiaire – ou un membre de sa famille proche – doit effectuer personnellement les démarches, excluant les agences de voyages de la procédure. Les demandeurs doivent également présenter leur passeport original, disposer d’un compte bancaire dans l’établissement où la demande est déposée, régler la contre-valeur en dinars par un moyen de paiement bancaire et fournir un justificatif de revenus.

Ces mesures font suite aux révélations des autorités algériennes sur l’ampleur des abus constatés. Selon le gouvernement, de nombreux bénéficiaires obtenaient les 750 euros au taux officiel avant de les revendre sur le marché parallèle, où l’euro s’échange à un niveau nettement supérieur. Ce mécanisme permettait de réaliser d’importants bénéfices sans effectuer réellement un voyage touristique.

Le montant de l’allocation, en revanche, reste inchangé : 750 euros par adulte âgé de 19 ans et plus, et 300 euros pour les enfants de 12 à moins de 19 ans, dans la limite de deux enfants par famille, pour un séjour d’au moins sept jours.

La Tunisie également concernée

Cette évolution intéresse directement la Tunisie, qui demeure l’une des principales destinations des voyageurs algériens, particulièrement durant la saison estivale. Chaque année, des centaines de milliers de touristes algériens franchissent la frontière pour séjourner dans les villes côtières tunisiennes, contribuant de manière significative aux recettes du secteur touristique.

Lire aussi : 750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

La question des devises est également suivie de près par les autorités tunisiennes. Une partie des euros obtenus dans le cadre de l’allocation touristique est traditionnellement dépensée en Tunisie, tandis que les autorités algériennes cherchent désormais à s’assurer que ces montants servent effectivement au financement des voyages et non à alimenter le marché parallèle des changes.

Cette réforme pourrait ainsi avoir des répercussions sur les flux financiers liés au tourisme entre les deux pays, même si Alger affirme ne pas remettre en cause le principe de l’allocation touristique, mais uniquement son encadrement afin de limiter les fraudes.

Fini la fraude ?

En effet, cette réforme revêt également un intérêt particulier pour la Tunisie. Ces dernières années, les autorités algériennes ont à plusieurs reprises affirmé que la Tunisie figurait parmi les principaux circuits utilisés pour le détournement de l’allocation touristique. Selon Alger, certains bénéficiaires franchissaient la frontière avec les devises obtenues au taux officiel avant de les revendre ou de les écouler sur des marchés parallèles, profitant de l’importante différence entre le taux de change officiel et celui du marché informel.

Les autorités algériennes estiment que ces pratiques ont contribué à alimenter un trafic transfrontalier de devises, impliquant notamment des réseaux opérant entre l’Algérie et la Tunisie.

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Affaire Chokri Belaïd : La Cour d’appel alourdit les peines de Béchir Akremi, Habib Ellouze et Hassan Ben Brik

14. Juli 2026 um 07:16

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a décidé d’alourdir les peines de prison prononcées contre l’ancien procureur de la République démis Béchir Akremi, le dirigeant d’Ennahdha Habib Ellouze et le membre de l’organisation interdite Ansar al-Charia Hassan Ben Brik, dans le cadre de deux dossiers distincts liés aux irrégularités ayant entaché l’enquête sur l’assassinat de Chokri Belaïd.

Selon la décision rendue en appel, la peine globale infligée à Béchir Akremi a été portée à 29 ans de prison, contre 23 ans en première instance. Il était poursuivi notamment pour avoir délibérément omis d’exécuter un mandat d’arrestation afin de favoriser un suspect, pour dissimulation de la vérité en exploitant les prérogatives de sa fonction judiciaire et pour falsification.

De 13 à 17 ans de prison

La Cour d’appel a également aggravé les peines prononcées contre Habib Ellouze et Hassan Ben Brik, qui passent de 13 à 17 ans de prison chacun. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir mis des compétences et des moyens au service de personnes liées à des crimes terroristes, ainsi que d’avoir divulgué des informations au profit de personnes impliquées dans des actes terroristes dans le but de faciliter ces crimes, d’en tirer avantage et de permettre à leurs auteurs d’échapper aux poursuites.

Lire aussi : Affaire Chokri Belaïd : 23 ans de prison pour Béchir Akremi, 13 ans pour Habib Ellouze

En plus des peines d’emprisonnement, la juridiction a confirmé la mesure complémentaire de mise sous contrôle administratif des trois condamnés à l’issue de leur détention.

Prolongement des procédures judiciaires

Ces décisions interviennent dans le prolongement des procédures judiciaires ouvertes autour des dysfonctionnements présumés ayant marqué le traitement judiciaire de l’affaire de l’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd.

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Empfangen — 13. Juli 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Sécurité : Tunis et Paris renforcent leur coordination

13. Juli 2026 um 20:03

Le ministre tunisien de l’Intérieur, Khaled Nouri, a eu lundi un entretien téléphonique avec son homologue français Laurent Nuñez, à l’initiative de ce dernier, selon un communiqué publié par le ministère de l’Intérieur.

Les deux responsables ont abordé plusieurs questions relevant des compétences des ministères de l’Intérieur des deux pays, en particulier celles liées à la sécurité commune et à la lutte contre les formes de criminalité transfrontalière.

Lutte contre le trafic de drogue

La lutte contre le trafic de drogue a également figuré parmi les principaux sujets évoqués lors de cet échange, dans un contexte marqué par le renforcement de la coopération internationale face aux réseaux criminels organisés.

Lire aussi : Visa France : Un accord pour faciliter les démarches des entreprises tunisiennes, sur fond de critiques persistantes

D’après le ministère tunisien de l’Intérieur, cette conversation a permis d’examiner les moyens de consolider les relations entre la Tunisie et la France dans les domaines sécuritaires, afin de mieux répondre aux défis communs.

Coopération sécuritaire entre les deux pays

Cette nouvelle prise de contact s’inscrit dans le cadre de la coopération sécuritaire entre les deux pays, qui porte notamment sur l’échange d’expertises et la coordination face aux menaces transnationales.

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Tunis serre la vis sur l’hygiène : Saisies, fermetures et sanctions contre les contrevenants

13. Juli 2026 um 19:23

La municipalité de Tunis a annoncé un durcissement des contrôles sanitaires visant les commerces ouverts au public. Dans un communiqué publié ce lundi, la chargée de la gestion de la municipalité de Tunis, Samah Daldoul, a affirmé que la loi sera appliquée « avec fermeté » à l’encontre des établissements ne respectant pas les normes d’hygiène et de salubrité.

Selon la municipalité, les infractions pourront entraîner la saisie et la destruction des marchandises impropres à la consommation, la fermeture immédiate des établissements concernés ainsi que des amendes administratives pouvant atteindre 1 000 dinars.

Instructions aux agents assermentés

Dans ce cadre, Samah Daldoul a indiqué avoir donné des instructions aux agents assermentés et aux techniciens supérieurs de la direction de l’hygiène municipale afin de renforcer les opérations de contrôle. Ces inspections porteront notamment sur le respect des règles d’hygiène et de propreté, mais également sur la qualité des denrées alimentaires, leur conservation et leur aptitude à la consommation.

Lire aussi : Tunisie : 62 tonnes de denrées impropres retirées du marché

La responsable municipale a rappelé que ces mesures s’appuient sur les dispositions de la loi n°30 du 5 avril 2016, modifiant et complétant la loi n°59 du 14 août 2006 relative aux infractions aux règles d’hygiène dans les zones relevant des collectivités locales. Ce cadre juridique autorise la municipalité à prendre des mesures administratives immédiates en cas de non-respect des prescriptions sanitaires et environnementales.

Soutenir les efforts des services municipaux.

Enfin, la municipalité de Tunis a appelé l’ensemble des administrations et organismes concernés par le contrôle des établissements ouverts au public à soutenir les efforts des services municipaux. Elle invite ces structures à coordonner leurs actions afin d’organiser des campagnes de contrôle sur l’ensemble du territoire relevant de la municipalité de Tunis.

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Coupures d’électricité dans le Grand-Tunis : Le délestage a-t-il déjà commencé ?

13. Juli 2026 um 18:26

Les températures élevées et le recours massif aux climatiseurs font grimper la consommation électrique en Tunisie, relançant les interrogations sur la capacité du réseau à absorber les pics de demande. Depuis quelques jours, plusieurs habitants du Grand Tunis signalent des coupures d’électricité intervenant durant les heures de forte consommation, laissant planer le doute sur un éventuel recours au délestage.

Dimanche, des habitants de La Soukra ont rapporté des interruptions de courant en après-midi, au moment où la demande en électricité atteint généralement son maximum. Ce lundi, des témoignages similaires ont été recueillis dans plusieurs quartiers de la banlieue sud de Tunis, où des coupures de courte durée ont également été observées.

À ce stade, aucun communiqué officiel de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne confirme la mise en œuvre d’un plan de délestage national. Les seules coupures annoncées officiellement ces derniers jours concernent des interruptions programmées pour des travaux de maintenance ou de renforcement du réseau dans certaines régions du pays.

Une différence avec les étés précédents

La situation contraste avec certaines saisons estivales récentes. En 2025 notamment, la STEG avait officiellement reconnu avoir procédé à une coupure préventive à l’échelle nationale afin d’éviter un effondrement complet du réseau électrique face à un pic historique de consommation. L’entreprise avait alors expliqué que cette mesure visait à préserver la stabilité du système électrique.

Lire aussi : Délestage en Tunisie : Pourquoi la STEG coupe l’électricité par rotation ?

Pour l’été 2026, aucune annonce similaire n’a été faite jusqu’à présent. Les communications officielles de la STEG portent essentiellement sur des coupures localisées liées à des opérations techniques, sans évoquer un dispositif de délestage destiné à réduire la charge du réseau.

Des coupures qui interrogent

L’absence de communication officielle n’empêche toutefois pas les interrogations. Les coupures observées dans certains quartiers de la capitale surviennent précisément pendant les heures de pointe, lorsque la demande est la plus élevée en raison de l’utilisation intensive des climatiseurs.

À ce stade, il est impossible d’affirmer qu’il s’agit d’un délestage organisé. Ces interruptions peuvent également résulter d’incidents techniques localisés, d’une surcharge ponctuelle de certaines lignes de distribution ou d’interventions de protection du réseau.

Une consommation sous forte pression

Comme chaque été, la Tunisie fait face à une hausse importante de la demande électrique. Le dernier bilan annuel disponible montre que la pointe nationale de consommation a atteint un record de 4 888 mégawatts le 14 août 2024, contre 4 825 MW en 2023. En juillet 2025, elle s’était établie à 4 837 MW, soit une hausse de 6% par rapport aux 4 550 MW enregistrés à la même période de 2024. Ces niveaux, proches de 5 000 MW, donnent une idée de la pression exercée sur le réseau lors des épisodes de chaleur extrême.

Les vagues de chaleur, qui se multiplient ces dernières années, exercent une pression croissante sur les infrastructures de production et de distribution.

Si les autorités assurent que le réseau est préparé pour la saison estivale, les coupures signalées dans le Grand Tunis montrent que la question de la sécurité d’approvisionnement reste particulièrement sensible, surtout lors des épisodes de chaleur extrême.

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Incendie à Siliana : Les secours mobilisés au mont El Masmoudine

13. Juli 2026 um 18:10

Un important incendie s’est déclaré, ce lundi après-midi, au mont El Masmoudine, dans la délégation de Bargou (gouvernorat de Siliana), mobilisant d’importants moyens de la protection civile et des services forestiers pour empêcher la propagation des flammes vers les zones habitées.

Selon le commissaire régional au développement agricole de Siliana, Jamal Ferchichi, les équipes d’intervention ont réussi à empêcher le feu d’atteindre les habitations situées à proximité du foyer. Les opérations se poursuivent toutefois afin de maîtriser totalement l’incendie et d’éviter sa propagation vers le mont Bargou.

Pour faire face à ce sinistre, les autorités ont mobilisé quatre camions-citernes de la protection civile, trois autres appartenant à la direction régionale des forêts ainsi que plusieurs engins lourds. L’intervention est rendue particulièrement difficile en raison du relief très accidenté de la zone, qui limite l’accès des secours et ralentit les opérations d’extinction.

Un scénario qui se répète chaque été

Cet incendie vient une nouvelle fois rappeler la vulnérabilité des massifs forestiers tunisiens durant la saison estivale. Chaque année, avec la hausse des températures et les épisodes de vent, plusieurs régions du pays sont confrontées à des feux de forêt qui détruisent des centaines d’hectares de végétation, menacent les populations riveraines et mobilisent d’importants moyens humains et matériels.

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Pourtant, malgré la répétition de ces catastrophes, les avancées structurelles dans la prévention et la lutte contre les incendies restent limitées. Les difficultés d’accès aux zones montagneuses, le manque de moyens aériens permanents, le vieillissement de certains équipements, ainsi que l’insuffisance des pistes forestières continuent de compliquer le travail des équipes d’intervention.

Au-delà de la gestion de l’urgence

Au-delà de la gestion de l’urgence, plusieurs spécialistes plaident depuis des années pour une stratégie nationale plus ambitieuse, reposant sur le renforcement des capacités de détection précoce, la modernisation des équipements, l’entretien des forêts, l’aménagement de pare-feux et une meilleure sensibilisation des citoyens. Sans ces investissements, la Tunisie risque de continuer à revivre, chaque été, les mêmes scènes d’incendies spectaculaires et les mêmes difficultés à protéger efficacement son patrimoine forestier.

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Empfangen — 11. Juli 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Vente forcée, tenue vestimentaire… le ministère du Tourisme lance un numéro vert pour les réclamations

11. Juli 2026 um 16:55

En pleine saison estivale, le ministère du Tourisme renforce son dispositif de contrôle et met à la disposition des citoyens un numéro vert pour signaler les dépassements et les pratiques jugées abusives dans le secteur touristique.

Le numéro 80100333 est désormais ouvert pour recevoir les réclamations liées aux services touristiques, avec un objectif affiché : intervenir rapidement et améliorer la qualité des prestations proposées aux visiteurs tunisiens et étrangers.

Dans une déclaration accordée samedi 11 juillet 2026 à la radio nationale, la représentante du bureau de l’information du ministère du Tourisme, Ons Ben Gharbal, a indiqué que les équipes de contrôle ont été renforcées durant cette période de forte activité touristique.

Restaurants, hôtels et agences de voyages sous contrôle

Les opérations de contrôle concernent plusieurs catégories d’acteurs du secteur, notamment les restaurants touristiques, les établissements d’hébergement ainsi que les agences de voyages.

Ces inspections sont menées dans le cadre de la cellule de suivi et de vigilance mise en place par le ministère afin d’assurer le respect des normes et des engagements pris par les professionnels.

Parmi les principales plaintes reçues figurent la vente conditionnée, les problèmes liés aux prestations touristiques, l’intervention dans la tenue vestimentaire des estivants ainsi que le non-respect des offres et services annoncés.

Une saison sous surveillance face à l’affluence estivale

L’ouverture de ce numéro vert intervient dans un contexte marqué par une forte fréquentation des zones touristiques durant l’été. Avec l’augmentation du nombre de visiteurs, les autorités cherchent à limiter les pratiques susceptibles de nuire à l’image de la destination tunisienne.

Lire aussi : Vols charters, contrôles, plaintes : Ce que prépare la Tunisie pour la haute saison touristique

Le ministère affirme que le numéro est accessible 24 heures sur 24 afin de permettre aux citoyens de signaler les problèmes rencontrés et de faciliter une intervention rapide.

Tourisme intérieur et retour des marchés étrangers

Par ailleurs, Ben Gharbal a souligné le rôle du système de réservation anticipée dans la dynamisation du tourisme intérieur, en encourageant les Tunisiens à programmer leurs séjours à l’avance.

Elle a également évoqué une reprise de l’activité touristique internationale, notamment grâce au retour des vols charters et à une meilleure dynamique sur certains marchés étrangers.

Alors que la Tunisie mise sur une bonne saison estivale, la qualité des services et la gestion des réclamations restent des enjeux majeurs pour préserver l’attractivité de la destination.

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Taxis, taxis collectifs, louages… Le transport non régulier à l’arrêt lundi!

11. Juli 2026 um 16:31

Le secteur du transport public non régulier des personnes observera une grève générale le lundi 13 juillet 2026, de 5 heures du matin à 21 heures, en signe de protestation contre ce que les professionnels considèrent comme un non-respect des engagements pris auparavant par l’autorité de tutelle.

L’annonce a été faite par le vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’Organisation patronale, Moez Salami, dans une déclaration à la radio nationale samedi 11 juillet.

Selon le responsable professionnel, le mouvement concernera plusieurs composantes du transport non régulier, notamment les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les voitures de louage ainsi que le transport rural.

Des engagements jugés non respectés

Les professionnels reprochent au ministère de tutelle de ne pas avoir donné suite aux revendications du secteur malgré des engagements antérieurs. Moez Salami a dénoncé une absence de concrétisation des accords annoncés et une gestion marquée, selon lui, par les reports et le manque de sérieux dans le traitement des demandes des transporteurs.

Lire aussi : Grève des taxis à Tunis

Face à cette situation, la Fédération nationale du transport a décidé d’activer la décision de grève, après plusieurs tentatives de dialogue restées sans résultats satisfaisants pour les représentants du secteur.

Un mouvement qui risque de perturber les déplacements

La mobilisation annoncée devrait avoir un impact important sur les déplacements des citoyens, particulièrement durant la période estivale où la demande en transport augmente avec les déplacements entre régions et les flux touristiques.

La grève concernera aussi bien les zones urbaines, avec l’arrêt attendu d’une partie importante des taxis individuels et collectifs, que les liaisons interurbaines assurées par les louages et le transport rural.

Les prochains jours pourraient être décisifs pour déterminer si un accord de dernière minute permettra d’éviter ce mouvement ou si le secteur maintiendra son appel à la mobilisation.

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Motos en Tunisie : Bientôt la fin du laisser-faire ?

11. Juli 2026 um 16:21

La moto est devenue omniprésente dans les rues tunisiennes. En quelques années, les deux-roues, notamment les modèles importés à bas coût, se sont imposés comme une solution de mobilité accessible pour des milliers de jeunes et de travailleurs. Mais cette démocratisation s’accompagne d’une hausse préoccupante des accidents et d’un déficit de contrôle qui pousse aujourd’hui les autorités à revoir entièrement leur dispositif.

L’Agence technique des transports terrestres (ATTT) prépare en effet un projet visant à généraliser l’immatriculation des motos et à les soumettre à un contrôle technique périodique, une mesure qui marque un tournant dans la politique de sécurité routière.

Selon Walid Zmit, sous-directeur chargé de l’homologation et de la réception des véhicules à l’ATTT, les usagers des deux-roues représentent désormais près de 50 % des personnes décédées dans les accidents de la route en Tunisie. Une statistique particulièrement alarmante puisque la majorité des victimes sont des jeunes.

Un phénomène devenu visible

Cette évolution reflète un phénomène devenu visible dans toutes les régions du pays : une multiplication des motos circulant parfois sans immatriculation, sans assurance, avec des équipements de sécurité insuffisants ou ayant subi des modifications qui les rendent non conformes.

L’objectif de la réforme est d’abord de mieux connaître le parc national des motos grâce à une immatriculation généralisée. Les autorités souhaitent également rendre obligatoire leur assurance et instaurer un suivi technique régulier afin de vérifier leur aptitude à circuler.

Au-delà de l’aspect administratif, le projet prévoit un relèvement des exigences techniques applicables aux motos commercialisées en Tunisie. L’ATTT entend renforcer les contrôles dès l’homologation des véhicules afin de s’assurer que les équipements répondent aux normes nationales et aux conventions internationales en matière de sécurité.

La réforme prévoit également un volet consacré à la formation des conducteurs. Des programmes de sensibilisation, de recyclage et d’apprentissage de la conduite sécurisée devraient accompagner les nouvelles obligations afin de promouvoir une véritable culture de la sécurité routière.

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Pour mettre en œuvre ce dispositif, l’agence envisage d’investir dans des équipements spécifiques permettant de réaliser le contrôle technique des motos et de former les techniciens chargés de ces inspections.

Les autorités veulent également s’attaquer au problème des véhicules qui continuent de circuler sans contrôle technique valide. Selon Walid Zmit, les opérations conjointes menées avec le ministère de l’Intérieur révèlent régulièrement un nombre élevé de véhicules dont le certificat de contrôle technique est expiré ou inexistant.

Révision du régime des sanctions

Dans cette perspective, une révision du régime des sanctions est également en préparation. Les amendes et les mesures répressives liées au non-respect du contrôle technique devraient être renforcées afin d’améliorer le respect de la réglementation.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, lancée par le ministère de l’Intérieur en partenariat avec le ministère de la Santé, l’Observatoire national de la sécurité routière et l’Organisation mondiale de la santé. Cette stratégie, présentée comme une première dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, repose sur une approche associant les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires internationaux.

Au-delà des nouvelles obligations administratives, le message des autorités est clair : face à l’explosion du nombre de motos sur les routes tunisiennes et à leur implication croissante dans les accidents mortels, l’État entend reprendre la main en renforçant les contrôles, en améliorant la qualité des véhicules et en responsabilisant davantage leurs conducteurs. Une réponse qui intervient alors que le deux-roues est devenu l’un des symboles de la nouvelle mobilité en Tunisie, mais aussi l’un des principaux défis de la sécurité routière.

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Agil double son réseau de recharge électrique : 35 nouvelles bornes annoncées

11. Juli 2026 um 16:10

Pendant des décennies, Agil a incarné le modèle traditionnel d’une compagnie pétrolière nationale : importer, stocker et distribuer des carburants. Aujourd’hui, ce modèle est appelé à évoluer. Face à la transition énergétique mondiale et aux objectifs de décarbonation, la société publique affirme vouloir devenir un acteur des énergies renouvelables plutôt qu’un simple distributeur de produits pétroliers.

L’annonce intervient alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique. Le pays importe une part importante de ses besoins en hydrocarbures, une situation qui alourdit le déficit énergétique et expose l’économie aux fluctuations des cours internationaux.

Une transformation devenue presque incontournable

Lors d’une intervention en marge de la journée professionnelle de la Global Initiative for Governance (GiGS), le PDG d’Agil, Khaled Bettine, a annoncé que l’ensemble des stations de la société devraient progressivement être équipées de panneaux photovoltaïques. L’objectif affiché est double : réduire la consommation électrique des installations et préparer les infrastructures à l’arrivée d’un plus grand nombre de véhicules électriques.

L’entreprise prévoit également l’installation de 35 nouvelles bornes de recharge, après une première phase de 35 équipements déjà déployés. Une troisième tranche d’une trentaine de bornes est également annoncée.

Ces investissements traduisent une volonté d’anticiper l’évolution du marché automobile, même si les voitures électriques demeurent encore marginales en Tunisie.

Le véritable défi dépasse les bornes de recharge

L’installation de bornes électriques constitue une étape visible, mais elle ne représente qu’une partie de l’équation.

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Le développement de la mobilité électrique dépend aussi de plusieurs facteurs : le coût encore élevé des véhicules, la disponibilité de modèles adaptés au marché tunisien, les incitations fiscales, la capacité du réseau électrique national ainsi que l’origine de l’électricité consommée.

Autrement dit, multiplier les bornes ne suffira pas, à lui seul, à transformer les habitudes de mobilité.

De nouveaux métiers pour les compagnies pétrolières

La stratégie annoncée par Agil s’inscrit dans une évolution mondiale. De nombreuses entreprises pétrolières investissent désormais dans la production d’électricité, le solaire, les biocarburants ou encore l’hydrogène afin d’anticiper une baisse progressive de la consommation des carburants fossiles.

Pour Agil, cette mutation représente aussi un changement culturel. L’entreprise devra développer de nouvelles compétences, investir dans des technologies différentes et faire évoluer son modèle économique.

L’hydrogène : ambition ou perspective lointaine ?

Le PDG de l’entreprise a également évoqué un futur recours à l’hydrogène dans les transports maritimes puis, à terme, dans l’aviation, où il pourrait remplacer progressivement le kérosène.

Cette perspective reste toutefois éloignée. À l’échelle mondiale, l’hydrogène destiné aux transports lourds demeure en phase de développement et nécessite des investissements considérables dans la production, le stockage, le transport et les infrastructures.

Pour la Tunisie, le défi est donc moins d’annoncer cette technologie que de créer les conditions permettant son émergence.

Une transition qui sera jugée sur les résultats

Les annonces d’Agil témoignent d’une volonté d’accompagner la transition énergétique engagée par la Tunisie. Mais elles soulèvent aussi une question essentielle : le pays est-il prêt à passer d’une économie largement dépendante des hydrocarbures à un modèle fondé sur les énergies propres ?

Au-delà des effets d’annonce, c’est la mise en œuvre des projets, leur calendrier, leur financement et leur impact réel sur la consommation énergétique nationale qui permettront de mesurer si cette transformation marque un véritable tournant ou constitue avant tout une adaptation progressive à un marché mondial en pleine mutation.

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Empfangen — 09. Juli 2026 Actualités Tunisie webdo.tn

Russie : Les vols charters reprennent vers la Tunisie après cinq ans d’interruption

09. Juli 2026 um 13:57

Après cinq années d’interruption, la Tunisie s’apprête à renouer avec l’un de ses marchés touristiques historiques. Les premiers vols charters en provenance de Russie reprendront officiellement à partir du 14 juillet 2026, marquant une étape importante dans la relance des flux touristiques entre les deux pays.

Cette reprise intervient après l’achèvement de l’ensemble des procédures administratives, juridiques et des autorisations délivrées par les autorités de l’aviation civile concernées. Le programme prévoit des rotations régulières tout au long de la saison estivale, offrant ainsi une nouvelle capacité d’accueil aux voyageurs russes.

Des appareils Airbus A321-200

Les vols seront opérés en partenariat avec Pyramids Airlines, qui mobilisera des appareils Airbus A321-200 d’une capacité pouvant atteindre 220 passagers. Cette offre devrait permettre de répondre à une demande attendue en hausse de la part des vacanciers russes souhaitant retrouver les stations balnéaires tunisiennes.

Un coup d’accélérateur pour Monastir et le secteur touristique

La reprise des charters constitue une excellente nouvelle pour la région de Monastir, qui retrouve l’un de ses principaux axes aériens internationaux. Les professionnels du secteur espèrent que ce retour stimulera l’activité des hôtels, agences de voyages, transporteurs et commerces liés au tourisme, dans un contexte où la Tunisie multiplie les efforts pour diversifier ses marchés émetteurs.

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Selon Amira Gharbi, présidente-directrice générale de FEIMA Travel, la réussite de ce programme dépendra de la mobilisation de tous les acteurs du secteur touristique. Elle appelle les agences de voyages, les établissements hôteliers et les différents prestataires à proposer une offre de qualité capable de répondre aux attentes de la clientèle russe et de renforcer la compétitivité de la destination tunisienne.

Le retour de Pegas Touristik, un signal fort

Au-delà de la simple réouverture d’une ligne aérienne, le retour des opérations de Pegas Touristik est perçu comme un symbole du rétablissement de la confiance du marché russe envers la destination Tunisie.

Cette reprise pourrait ouvrir la voie à un renforcement durable de la coopération touristique entre les deux pays et contribuer à consolider la dynamique positive observée depuis le début de la saison estivale 2026. Pour les professionnels du tourisme, le retour des visiteurs russes représente un enjeu stratégique, tant pour l’augmentation des nuitées que pour la diversification des marchés internationaux fréquentant la Tunisie.

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Accidents mortels, nuisance sonore … La Tunisie se transforme peu à peu en pays du deux-roues

09. Juli 2026 um 13:17

La baisse du prix des motos asiatiques ces dernières années a profondément modifié le paysage urbain tunisien. Plus accessibles que jamais, ces deux-roues sont devenus un moyen de transport privilégié pour des milliers de Tunisiens, notamment les jeunes et les travailleurs confrontés à la hausse du coût de la vie. Mais cette démocratisation soulève désormais une question de sécurité publique : la Tunisie est-elle en train de payer le prix de cette motorisation accélérée ?

Les derniers chiffres communiqués par le président de la branche régionale du Centre-Ouest de la sécurité routière, le colonel Haythem Chaâbani, dressent un constat préoccupant. Si le nombre global d’accidents de la route a reculé de 20 % depuis le début de l’année 2026 par rapport à la même période en 2025, les accidents les plus graves sont en hausse.

En effet, le nombre de personnes tuées a augmenté de 11 %, tandis que les accidents mortels ont progressé de 12 %. Seul point positif : le nombre de blessés a diminué de 18 %.

Un accident mortel sur deux

Mais les statistiques les plus marquantes concernent les motos. Selon les données officielles, les deux-roues sont impliqués dans un accident mortel sur deux en Tunisie. Plus alarmant encore, 41 % des victimes décédées sur les routes sont des conducteurs ou passagers de motos. Les piétons représentent 21 % des victimes, tandis que les occupants de voitures particulières comptent pour 22 %.

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Cette évolution reflète une transformation profonde des habitudes de mobilité. L’arrivée massive de motos asiatiques à des prix particulièrement abordables a favorisé leur diffusion dans toutes les régions du pays. Elles permettent de contourner les embouteillages, consomment peu de carburant et restent financièrement accessibles.

Cependant, cette popularité s’accompagne de nombreuses dérives : multiplication des dépassements dangereux, circulation entre les files, non-port du casque, conduite sans formation suffisante ou encore excès de vitesse.

Le colonel Haythem Chaâbani rappelle d’ailleurs que la vitesse excessive demeure la première cause des accidents mortels. Quatre accidents graves sur dix sont directement liés au non-respect des limitations de vitesse.

Les nuisances sonores

Au-delà de la sécurité routière, un autre phénomène commence à interpeller les habitants de plusieurs villes tunisiennes : les nuisances sonores. Les motos équipées de pots d’échappement bruyants, parfois modifiés, envahissent progressivement les centres urbains, transformant certaines rues en espaces où le bruit devient permanent, de jour comme de nuit.

Dans plusieurs quartiers, les scènes rappellent celles observées dans certaines grandes métropoles asiatiques où les deux-roues dominent largement la circulation. Si la comparaison avec l’Inde peut paraître caricaturale, elle traduit néanmoins une réalité : la moto occupe désormais une place centrale dans la mobilité quotidienne tunisienne.

Cette évolution pose une question essentielle : la Tunisie est-elle prête à accompagner cette révolution des deux-roues ? Car démocratiser la moto sans renforcer simultanément la formation des conducteurs, les contrôles routiers, le port obligatoire des équipements de protection et la lutte contre les nuisances sonores pourrait transformer un moyen de transport économique en véritable enjeu de santé publique et de sécurité routière.

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À Kairouan, la place Maghreb Arabe déjà endommagée après son ouverture

09. Juli 2026 um 12:07

Quelques heures seulement après son inauguration officielle, la place du Maghreb arabe à Kairouan s’est retrouvée au cœur d’une polémique. Une partie des nouveaux aménagements et des éléments décoratifs installés dans cet espace public a été endommagée, suscitant l’indignation de nombreux habitants et relançant le débat sur la protection des équipements publics ainsi que sur la qualité de leur réalisation.

Selon des informations rapportées par la radio locale Mosaïque FM, des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des dégâts ayant touché plusieurs composantes de la place, située en face du mausolée de Sidi Sahbi. Les images ont rapidement provoqué une vague de réactions parmi les citoyens, surpris de voir des installations récemment mises en service déjà détériorées.

Des matériaux vulnérables ?

Au-delà de l’acte de vandalisme présumé, les premières constatations soulèvent également des interrogations sur les conditions d’exécution du projet. Plusieurs observateurs estiment que certains éléments décoratifs et barrières métalliques n’auraient pas été fixés de manière suffisamment solide, les rendant vulnérables aux dégradations ou à un simple contact.

Cette situation intervient alors que la place venait d’être inaugurée samedi dernier à l’issue d’un important chantier de réhabilitation. La cérémonie s’était déroulée en présence de l’ambassadeur du Canada en Tunisie, du directeur de la coopération suisse ainsi que de représentants de la municipalité de Kairouan et de la société civile.

Un projet pensé pour les femmes et les familles

La réhabilitation de la place du Maghreb arabe s’inscrit dans un programme d’aménagement urbain d’une valeur globale de trois millions de dinars couvrant quatre villes tunisiennes : Kairouan, Sousse, M’saken et Mahdia.

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L’objectif affiché est de créer des espaces publics sûrs et inclusifs, conçus à partir des besoins exprimés par les femmes et les habitantes des quartiers concernés.

À Kairouan, le projet comprend notamment une scène destinée aux activités culturelles et festives, un espace réservé aux artisanes pour l’exposition de leurs produits, une aire de jeux, des zones dédiées aux familles et aux femmes ainsi qu’un espace vert visant à améliorer le cadre de vie tout en préservant l’identité architecturale de la ville.

La question de la protection… et de la qualité

L’incident remet aujourd’hui sur la table deux problématiques majeures. La première concerne la protection des nouveaux équipements publics. Des caméras de surveillance devaient être installées afin de sécuriser le site et ses visiteurs, mais les dégradations enregistrées peu après l’ouverture montrent la nécessité d’accélérer les dispositifs de protection.

La seconde porte sur la qualité de réalisation de certains aménagements. Si les actes de vandalisme sont confirmés, plusieurs voix appellent également à vérifier la conformité technique des installations afin de déterminer si leur détérioration rapide résulte uniquement d’un comportement malveillant ou également de défauts dans l’exécution du projet.

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Tunisie : Une longue période de canicule se profile, la Protection Civile lance l’alerte

09. Juli 2026 um 11:46

La Tunisie s’approche d’une période de forte chaleur qui pourrait s’installer durant plusieurs semaines. Dès ce vendredi 10 juillet 2026, une hausse significative des températures est attendue dans la majorité des régions du pays, avec un pic annoncé pour le week-end des 11 et 12 juillet.

Selon les prévisions météorologiques, les températures dépasseront les normales saisonnières de 6 à 10 degrés. Les maximales atteindront généralement entre 40 et 45 degrés, notamment avec l’apparition du phénomène du sirocco (« chehili »), tandis que les zones côtières orientales bénéficieront de températures légèrement moins élevées, comprises entre 34 et 39 degrés.

La période habituellement la plus chaude de l’année

Cette nouvelle séquence de chaleur intervient alors que la Tunisie entre dans la période habituellement la plus chaude de l’année, avec des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents et prolongés ces dernières années. Les prochains jours pourraient ainsi marquer le début d’une période estivale particulièrement éprouvante pour les populations, les ressources naturelles et les infrastructures.

Face à cette situation, la Protection civile a lancé un appel à la vigilance, notamment concernant le risque élevé de départs de feux. L’augmentation des températures et l’assèchement de la végétation contribuent à une hausse des indices favorables à la propagation des incendies, particulièrement dans les zones forestières et rurales.

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Les autorités rappellent plusieurs mesures préventives afin de limiter les risques. Il est notamment recommandé d’éviter de laisser des bouteilles ou des objets en verre dans les forêts ou les espaces ouverts, ces derniers pouvant concentrer les rayons du soleil et provoquer des départs de feu. Les citoyens sont également appelés à ne pas jeter de mégots ou de matériaux inflammables dans les routes, les espaces naturels ou agricoles.

Interdiction de brûler les déchets

La Protection civile insiste également sur l’interdiction de brûler les déchets, les résidus agricoles ou les herbes sèches, ainsi que sur la nécessité d’éviter tout usage du feu à proximité des forêts, des cultures ou des zones couvertes de végétation sèche.

Les citoyens sont invités à coopérer avec les agents de la Protection civile et les autorités locales, à respecter leurs consignes et à signaler rapidement toute fumée ou tout incendie en appelant le numéro 198.

Une attention particulière est aussi demandée aux familles, notamment pour surveiller les enfants et éviter qu’ils ne manipulent des sources de feu ou des produits dangereux comme les pétards.

Alors que les épisodes de chaleur extrême deviennent plus réguliers sous l’effet du changement climatique, la prévention reste un élément essentiel pour réduire les impacts humains, environnementaux et économiques de ces périodes de canicule.

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X3 à Ibn Khaldoun : Vaste opération contre le commerce anarchique

09. Juli 2026 um 08:42

Les autorités municipales ont intensifié leur lutte contre le commerce anarchique dans plusieurs quartiers de Tunis. L’un des principaux points d’intervention a concerné le carrefour X3, à la cité Ibn Khaldoun, où une opération de grande ampleur a permis de mettre fin à plusieurs installations illégales de vendeurs de fruits.

Menée mercredi 8 juillet 2026 par la circonscription municipale d’El Omrane Supérieur, en coordination avec la police municipale, cette campagne s’inscrit dans une série d’actions visant à lutter contre l’occupation illégale des trottoirs, à faire respecter les règles d’hygiène dans les commerces ouverts au public et à libérer les espaces publics.

Le carrefour X3 entièrement libéré des vendeurs à la sauvette

L’intervention s’est particulièrement concentrée sur le carrefour X3, dans le quartier Ibn Khaldoun, considéré comme l’un des points noirs de l’installation anarchique des vendeurs ambulants de fruits.

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Les agents municipaux ont procédé à la libération complète du carrefour, tout en démantelant dix points de vente illégaux installés sur la voie publique. Cette opération vise à fluidifier la circulation, améliorer la sécurité des piétons et mettre un terme à l’occupation non autorisée de l’espace public.

Plus de 200 chaises saisies et des produits périmés détruits

L’opération a également permis la saisie d’importantes quantités de matériel utilisé illégalement sur la voie publique :

  • 212 chaises ;
  • 42 tables ;
  • 20 structures métalliques ;
  • une charrette destinée à la vente de légumineuses ;
  • une bouteille de gaz.

Parallèlement, les services de contrôle sanitaire ont retiré et détruit plusieurs produits alimentaires impropres à la consommation, notamment des pâtisseries, des confiseries, du cacao, de la poudre de chocolat ainsi que des boissons gazeuses dont les dates de péremption étaient dépassées.

Au total, 21 infractions sanitaires ont été constatées et 17 convocations ont été adressées au service des autorisations afin d’engager les procédures légales contre les contrevenants.

Cette opération illustre la volonté des autorités municipales de renforcer les contrôles dans les espaces publics et de lutter simultanément contre le commerce informel et les risques sanitaires liés à la vente de produits alimentaires non conformes.

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