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Heute — 14. April 2026Managers

Quand l’usine devient une cible: les industriels face à l’urgence cyber

14. April 2026 um 14:43

Deux cent cinquante millions d’euros. C’est le montant que le géant Saint-Gobain a dû absorber après avoir été frappé par le rançongiciel NotPetya. Ce chiffre, brandi comme un signal d’alarme lors d’une rencontre professionnelle organisée ce jour à Tunis, résume à lui seul l’ampleur des enjeux qui pèsent désormais sur le tissu industriel mondial.

C’est dans le cadre de l’événement «Cybersécurité et résilience des entreprises», porté par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), qu’un panel dédié au secteur productif a réuni plusieurs praticiens et experts autour de la question des systèmes industriels exposés. Placés sous la modération du Pr Faouzi Moussa, universitaire spécialiste des nouvelles technologies, leurs échanges ont mis en lumière une réalité souvent sous-estimée : l’usine connectée est devenue, qu’elle le veuille ou non, un terrain d’opération pour des adversaires organisés.

Un périmètre de défense qui s’est radicalement élargi

Pendant des décennies, les environnements industriels ont fonctionné en vase clos, imperméables aux intrusions extérieures par leur isolement même. L’avènement de l’industrie 4.0 a mis fin à cette forteresse naturelle. En fondant dans un même ensemble les technologies opérationnelles (OT) et l’informatique de gestion classique (IT), la digitalisation a ouvert des brèches que des acteurs malveillants, groupes criminels structurés ou entités parrainées par des États, n’hésitent plus à exploiter.

Ali Laribi, fondateur de Fortress Plus et consultant spécialisé en cybersécurité IT/OT, a décrit cette mutation avec précision. En environnement industriel, la hiérarchie des priorités de sécurité n’est pas celle du bureau: la disponibilité permanente des systèmes et la protection physique des opérateurs priment sur la confidentialité des données. Or les infrastructures de production cumulent deux handicaps structurels majeurs: l’usage persistant de technologies vieillissantes, souvent non répertoriées et impossibles à patcher, et l’introduction simultanée de nouvelles surfaces d’attaque par la numérisation. Résultat: la maturité cyber du secteur industriel accuse un retard significatif sur celui de la finance, avec un taux de conformité qui plafonne aux alentours de 40% en France. Quant aux accès distants que certains industriels croient inexistants ou hermétiques, ils constituent précisément les vecteurs d’intrusion privilégiés des assaillants modernes. Des cadres réglementaires comme la directive NIS 2 ou le Cyber Resilience Act européen sont, selon Ali Laribi, des leviers indispensables pour imposer un socle de défense commun aux infrastructures critiques.

Chez Sagemcom, la sécurité s’est imposée comme condition de survie industrielle

La démonstration la plus concrète de cet impératif est venue de Rim Raboudi, Directrice Sécurité de l’Information du groupe Sagemcom, fabricant de produits connectés  compteurs communicants, modems dont la chaîne de production ne peut tolérer aucune interruption. Chaque arrêt se chiffre en millions d’euros perdus. Face à cette réalité, le groupe a structuré sa réponse autour de plusieurs piliers : une gouvernance bicéphale articulant équipes locales et direction centrale, un rôle de Factory Security Officer chargé d’évaluer les risques métiers au plus près du terrain, et un ancrage dans les standards internationaux avec la certification ISO 27001, déployée à l’échelle du groupe depuis 2015.

En 2021, Sagemcom a franchi un cap supplémentaire en dotant son organisation d’un CERT propre, capable de piloter la réponse aux incidents à l’échelle mondiale. Un Security Operations Center tourne en continu, mobilisant une quinzaine d’experts, et des exercices réguliers tests d’intrusion, plans de reprise d’activité  entretiennent la vigilance collective. Aucun incident majeur n’est venu compromettre les opérations à ce stade. Pour Rim Raboudi, l’équation est désormais simple : la cybersécurité n’est plus un poste de dépense négociable, mais un investissement dont le premier incident évité justifie immédiatement le coût.

Safran : quand l’innovation attire l’espionnage

Le groupe Safran, qui emploie 3 500 personnes en Tunisie et 110 000 à travers le monde, illustre un autre versant du risque cyber industriel : celui de la propriété intellectuelle. Avec 1 300 brevets déposés en 2025, cet acteur central de l’aéronautique figure parmi les cibles les plus convoitées des opérations d’espionnage économique à l’échelle planétaire.

Nizar El Abed, Directeur Développement IT et Transformation Digitale du groupe, a dressé une cartographie des menaces en quatre axes. Le premier est le vol de données sensibles et de secrets industriels. Le deuxième est l’atteinte à la continuité opérationnelle, susceptible de paralyser des usines dont l’interconnexion croissante est précisément le talon d’Achille. Le troisième concerne le facteur humain  hameçonnage ciblé, manipulation par deepfake  vecteur d’attaque en pleine expansion. Le quatrième, enfin, est la désinformation, outil de déstabilisation réputationnelle à visée stratégique. Ces menaces, a-t-il précisé, ne connaissent ni frontières géographiques ni limite dans le temps : elles s’inscrivent dans des dynamiques géopolitiques durables et des rivalités économiques mondiales. La réponse de Safran repose sur une communauté d’experts dédiés et une mobilisation assumée de la direction au plus haut niveau.

Des angles morts persistants dans la gouvernance cyber

La dernière intervention a peut-être été la plus décapante. Myriam Khelifi, experte en cybersécurité au sein d’EY, a radiographié les failles structurelles que les organisations industrielles continuent d’entretenir malgré elles.

Première lacune : la convergence IT/OT n’a pas partout entraîné une clarification des responsabilités en cas d’incident, laissant subsister des zones grises périlleuses. Deuxième fragilité : sans cartographie préalable des actifs vitaux, les investissements en sécurité se dispersent sur des solutions génériques au détriment des systèmes réellement critiques. Troisième vulnérabilité, et non des moindres : la chaîne de sous-traitance. De nombreuses compromissions empruntent les accès de télémaintenance accordés à des fournisseurs dont le niveau de sécurité n’a pas été vérifié. La multiplication des connexions VPN liée à la transformation digitale a considérablement élargi ce vecteur de risque tiers. Quatrième point faible : les équipes dirigeantes restent globalement peu préparées à la gestion de crises cyber intégrant des scénarios industriels complexes.

Ces failles sont documentées par les résultats du Baromètre de la cybersécurité 2025, réalisé en collaboration avec le CESIA auprès de 400 organisations à travers le continent africain, dont plus d’un quart de répondants tunisiens. Les données sont sans appel : malgré une prise de conscience réelle des menaces, 44 % des organisations allouent encore moins de 5 % de leur budget informatique à la cybersécurité. Sur le plan de la gouvernance, plus de 40 % des RSSI demeurent rattachés à la DSI, une configuration qui limite leur indépendance et leur capacité d’action stratégique.

Entre la menace qui monte et les moyens qui stagnent, l’écart reste, pour l’heure, préoccupant.

 

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Des projets bloqués depuis des années à Korbous, mais…

14. April 2026 um 14:29

Nichée sur les hauteurs du Cap Bon, Korbous est l’une des stations thermales les plus anciennes de Tunisie, réputée depuis des siècles pour ses sources d’eau chaude aux vertus thérapeutiques. Une région bénie par la nature, entre mer et collines verdoyantes, qui aurait tout pour être une destination de référence, et qui pourtant peine à décoller.

Le 8 avril dernier, le ministre du Tourisme s’est rendu sur place pour examiner la situation. Des projets touristiques à l’arrêt, paralysés par des blocages juridiques et fonciers, une région au potentiel intact mais inexploité. Sur place, aux côtés de la gouverneure de Nabeul et des investisseurs concernés, le message était sans ambiguïté: identifier les blocages, coordonner les efforts, débloquer sans délai. Car les atouts sont là: sources thermales, littoral préservé, cadre idéal pour le tourisme de bien-être et l’écotourisme. Des richesses qui attendent depuis trop longtemps d’être valorisées. Le signal est fort. Les investisseurs, eux, attendent désormais les actes.

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Comment le Port de Dakar prépare son nouveau cycle de croissance

14. April 2026 um 12:05

Le Port Autonome de Dakar a enregistré un bénéfice estimé à 27 milliards de francs CFA (environ 140 Mtnd) en 2025. Ce résultat s’inscrit dans une trajectoire de croissance progressive, portée par le rôle stratégique du port dans les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.

Situé sur un axe maritime majeur, le port de Dakar occupe une position centrale dans les flux logistiques régionaux. Il constitue notamment une plateforme clé pour le transit de marchandises à destination de plusieurs pays enclavés, ce qui soutient l’intensité de son activité et l’évolution de ses résultats financiers au fil des années.

Mais au-delà de cette activité soutenue, la direction du port regarde désormais plus loin. L’enjeu n’est plus seulement de gérer les flux existants, mais de transformer en profondeur l’outil portuaire pour l’adapter aux exigences du commerce mondial. Cette transformation repose sur deux piliers, d’une part, la modernisation des infrastructures et d’autre part, la digitalisation des opérations.

Dans cette logique, le directeur général du port, Waly Diouf Bodian, a détaillé plusieurs projets considérés comme structurants. Parmi eux, figure la rénovation du Môle 4, dont le lancement des travaux est prévu pour avril 2026. Ce terminal, qui concentre déjà une part importante du trafic, doit être entièrement repensé afin de devenir une plateforme plus flexible, capable de gérer différents types d’activités logistiques sur un même espace. Le projet, confié à un consortium spécialisé, s’inscrit dans un calendrier ambitieux d’environ un an de travaux.

Parallèlement, le port accélère son virage numérique. Une étape importante a été franchie avec la signature d’un partenariat entre la structure de gestion du port et Orange Sénégal. L’objectif est de digitaliser progressivement l’ensemble des opérations portuaires, depuis la gestion des flux jusqu’à la coordination entre les différents intervenants. Cette transition vers des outils numériques vise à réduire les lenteurs administratives et à améliorer la visibilité des opérations en temps réel.

À travers ces initiatives, le port de Dakar cherche à franchir un nouveau cap. L’enjeu dépasse la seule performance financière : il s’agit de renforcer sa place dans un environnement régional de plus en plus compétitif, où les ports rivalisent désormais autant sur leur efficacité opérationnelle que sur leur capacité à innover.

 
 

 

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7ᵉ séminaire sur l’électromobilité: BNA Assurances installe deux bornes de recharge et mobilise l’écosystème

14. April 2026 um 11:49

L’installation de deux bornes de recharge pour véhicules électriques a marqué la 7ᵉ édition du séminaire sur l’électromobilité organisé par BNA Assurances, illustrant l’engagement de l’assureur dans la transition vers une mobilité durable en Tunisie.

Organisé au siège principal de la compagnie, cet événement s’inscrit dans une dynamique portée par son directeur général, Faker Rais. « Nous avons tenu à installer deux bornes de recharge, accessibles à tout citoyen souhaitant recharger son véhicule gratuitement. C’est une contribution concrète à l’effort national», a-t-il affirmé. Il a également insisté sur le positionnement précurseur de l’entreprise : « Dès 2023, alors que l’électromobilité était encore peu développée en Tunisie, nous avons choisi d’être parmi les premiers à nous engager sur ce sujet».

 

Selon le DG cette initiative intervient dans un contexte national marqué par le renforcement des incitations en faveur des véhicules électriques. La Loi de finances 2026 prévoit des avantages fiscaux et douaniers visant à encourager leur adoption, consolidant ainsi l’orientation du pays vers une transition énergétique progressive. Dans ce cadre, BNA Assurances entend accompagner les évolutions du secteur et soutenir cette dynamique.

Le séminaire, lancé en 2023, s’est imposé comme un rendez-vous semestriel structurant pour l’écosystème de l’électromobilité. « Nous avons maintenu un rythme de deux éditions par an depuis 2023, avec l’objectif d’anticiper les mutations du secteur et de partager les connaissances », a expliqué le directeur général. Il a également mis en avant la dimension collective de l’événement, réunissant experts, assureurs, prestataires de services, acteurs publics et institutions concernées par les enjeux énergétiques et environnementaux.

 

Au-delà de l’événement, BNA Assurances revendique également un rôle pionnier sur le marché. Le directeur général a souligné que la compagnie est « la première et la seule en Tunisie à proposer des conditions d’assurance et une tarification spécifiquement dédiées aux véhicules électriques », traduisant une anticipation des transformations du secteur. À travers l’installation de ces deux bornes de recharge et l’organisation régulière de ce séminaire, BNA Assurances réaffirme ainsi son positionnement d’acteur engagé dans l’innovation et le développement durable, tout en accompagnant la transition du marché automobile tunisien.

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La Bourse de Tunis lance son nouveau site web

14. April 2026 um 11:14

La Bourse de Tunis annonce le lancement officiel de son nouveau site web(www.tunis-stockexchange.com ), entièrement repensé pour offrir une expérience utilisateur optimisée et un accès facilité à l’information financière.
Ce nouveau portail digital se distingue par un design moderne, une navigation intuitive et des contenus enrichis destinés aux investisseurs, aux sociétés et notamment celles Faisant Appel Public à l’Epargne (FAPE), aux médias, et au grand public. Il s’inscrit dans la stratégie de modernisation et de digitalisation de la Bourse
de Tunis. L’architecture et la technologie choisies par la Bourse de Tunis, offriront des options futures de
développement, à l’instar de deux espaces dédiés, et en cours de conception, l’un pour les sociétés cotées, le second pour les universitaires et les étudiants.
À travers cette nouvelle plateforme, la Bourse de Tunis réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de l’innovation et du développement du marché financier tunisien.
Pour découvrir le nouveau site : www.tunis-stockexchange.com

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Un bond de 68,4% du chiffre d’affaires d’Essoukna au premier trimestre 2026

14. April 2026 um 10:41

La société Essoukna publié ses indicateurs d’activité pour le premier trimestre 2026. Les données font apparaître une nette accélération de son rythme de ventes par rapport à la même période de l’année précédente.

Sur les trois premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires s’établit à 5,164 MTND, contre 3,065 MTND en 2025, soit une hausse de 68,4%. Cette progression spectaculaire s’explique principalement par la concrétisation de ventes de logements, qui représentent 4,564 MTNND, alors qu’aucune vente de ce type n’avait été enregistrée au premier trimestre 2025. Les ventes de magasins et bureaux ont également contribué à cette performance, avec 0,558 MTND.

La société précise dans son avis que cette dynamique est due à l’obtention de deux procès-verbaux de récolement, l’un pour le projet situé à El Menzah 9 C et l’autre pour le projet sis à La Manouba.

Au-delà des ventes définitives, Essoukna affiche un total combiné de ventes et promesses fermes atteignant 11,015 MTND au 31 mars 2026. Les promesses seront concrétisées au cours de l’année 2026, ce qui laisse entrevoir des perspectives favorables pour les prochains mois.

L’amélioration de l’activité s’est répercutée sur les indicateurs de rentabilité opérationnelle. L’excédent brut d’exploitation (EBE) est passé de 0,665 MTBD au premier trimestre 2025 à 1,305 MTD sur la même période en 2026. Cette progression reflète une meilleure absorption des charges fixes et une amélioration des marges liées aux projets récemment livrés.

Le stock de travaux en cours atteint 25,357 MTND, en augmentation de plus de 3 MTND par rapport au 31 mars 2025, signe de l’avancement des chantiers. Les avances reçues des clients (2,104 MTND) servant à couvrir une partie des dépenses engagées au cours de la période pour les travaux et études se montent à 2,626 MTND. Ces chiffres devraient booster encore le titre qui affiche un rendement annuel de 19,09%.

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Pourquoi, ce matin, les aéroports tunisiens se retrouvent-ils bloqués?

14. April 2026 um 10:28

Une panne du système informatique d’enregistrement a semé la confusion, ce mardi à l’aube, dans plusieurs aéroports tunisiens, perturbant le départ de nombreux voyageurs.

Dans un communiqué officiel, la compagnie Tunisair a indiqué que cet incident technique touche l’ensemble des plateformes d’enregistrement, provoquant des ralentissements dans le traitement des passagers.

Face à cette situation inattendue, la compagnie assure avoir mobilisé tous ses moyens pour limiter les retards et maintenir le bon déroulement des vols. Des solutions alternatives ont été mises en place afin d’accélérer les procédures d’enregistrement, bien que des perturbations restent inévitables.

Tunisair a également présenté ses excuses aux passagers pour ce désagrément, précisant que cette panne est “indépendante de sa volonté”. Les équipes techniques sont actuellement à pied d’œuvre pour rétablir le système dans les plus brefs délais.

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Les résolutions de la prochaine AGO de la BIAT sont connues

14. April 2026 um 10:15

Les actionnaires de la BIAT connaissent désormais le projet de résolutions qui sera soumis à la prochaine Assemblée générale ordinaire (AGO). Le résultat net de l’exercice 2025, qui s’élève à 385,263 MTND, permettra de distribuer une enveloppe de 244,800 MTND, soit un dividende de 6 TND par action.

L’AGO devra également statuer sur le renouvellement pour une durée de trois ans, soit jusqu’à l’AGO statuant sur les comptes de l’exercice 2028, des mandats des administrateurs Ismail Mabrouk, Hichem Driss, Karim Milad, Mohamed Afif Chelbi, Mohamed Adel Belefekih, Mohamed Agrebi et Fadhel Abdelkefi. Les actionnaires seront également appelés à ratifier la décision de l’Assemblée élective tenue le 12 mars 2026, ayant désigné Cyrine Sanchou en qualité d’administrateur représentant les actionnaires minoritaires, pour une période de trois ans prenant fin à l’issue de l’AGO statuant sur les comptes de l’exercice 2028. De même pour la proposition de renouvellement de la mission de Jean Messinesi en qualité de conseiller auprès du conseil d’administration, également pour une période de trois ans.

L’AGO devrait autoriser la banque à émettre un ou plusieurs emprunts obligataires, ordinaires et/ou subordonnés, pour un montant global maximum de 800 MTND sur une période de trois ans. Les pouvoirs nécessaires sont délégués au conseil d’administration pour en arrêter les modalités, montants successifs et conditions d’émission, avec faculté de subdélégation à la Direction générale. L’enveloppe est importante et montre les intentions de poursuive le rythme de croissance actuel et de garder une marge confortable par rapport aux ratios prudentiels. La BIAT est bien prête pour tout resserrage de vis à ce niveau.

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Gestern — 13. April 2026Managers

15 avril 2026, dernier délai de dépôt de la déclaration mensuelle et trimestrielle

13. April 2026 um 16:45

La Direction générale des impôts (DGI) a annoncé que le 15 avril 2026 constitue la date limite pour le dépôt de plusieurs déclarations fiscales. Sont notamment concernées la déclaration trimestrielle des contribuables relevant du régime forfaitaire ainsi que ceux rattachés au régime réel. La même échéance s’applique également à la déclaration mensuelle des personnes physiques.

Dans son communiqué, l’administration fiscale précise qu’il s’agit du dernier jour légal de dépôt et non d’une obligation à effectuer uniquement à cette date. Elle invite, à ce titre, l’ensemble des contribuables à anticiper leurs démarches en déposant leurs déclarations avant l’échéance, afin d’éviter les congestions au niveau des recettes des finances et de limiter la pression sur les systèmes informatiques.

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27 avril 2026, dernier délai pour postuler à l’appel à candidatures d’Office Plast

13. April 2026 um 16:11

La société Office Plast a annoncé le lancement d’un appel à candidatures en vue de la désignation de deux administrateurs indépendants au sein de son conseil d’administration. Les mandats concernés s’étendront sur une durée de 3 ans, jusqu’à la tenue de l’Assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les états financiers de l’exercice 2028. La date limite de dépôt est fixée au 27 avril 2026 à 17h00, le cachet de la société faisant foi.

Dans son communiqué, l’entreprise précise que les candidats au poste d’administrateur indépendant doivent répondre à des critères stricts garantissant leur impartialité. Ainsi, toute personne intéressée ne doit entretenir, au moment du dépôt de sa candidature, aucun lien direct ou indirect avec la société Office Plast, ses actionnaires, ses administrateurs, les membres du directoire ou toute autre partie susceptible d’altérer son indépendance. L’objectif est d’écarter tout risque de conflit d’intérêts, réel ou potentiel, et de préserver la confidentialité des informations stratégiques de l’entreprise.

Les candidatures doivent être adressées sous pli fermé, par voie postale rapide ou déposées en main propre contre décharge, à l’adresse du siège social de la société: Zone industrielle 2, Medjez El Bab, B.P. 156, 9070 Béja. Le dossier, envoyé au nom du président du conseil d’administration, doit porter la mention explicite: “Ne pas ouvrir-Candidature au poste d’administrateur indépendant au conseil d’administration de la société Office Plast”. Tout dossier incomplet ou transmis hors délai ne sera pas pris en considération. Pour tout renseignement complémentaire, les candidats peuvent contacter la société par e-mail à l’adresse suivante: abid.y@officeplast.com

Le processus de sélection sera encadré par un comité désigné par le conseil d’administration, chargé d’examiner l’ensemble des dossiers. Les candidatures jugées conformes aux critères d’éligibilité seront classées par ordre de mérite, puis consignées dans un procès-verbal de dépouillement. Par la suite, les dossiers retenus seront transmis pour avis au Conseil du marché financier (CMF), accompagnés du procès-verbal. Les candidats sélectionnés seront informés dans les délais légaux et leur nomination sera soumise à l’approbation finale de l’Assemblée générale ordinaire prévue en 2026.

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Le géant américain des paiements Visa choisit cette startup pour renforcer ses services

13. April 2026 um 15:23

L’assurtech française Neat, startup spécialisée dans les solutions d’assurance digitale fondée en 2022, et le géant américain des paiements Visa ont officialisé un partenariat stratégique visant à transformer en profondeur l’assurance associée aux cartes bancaires. Selon des informations publiées le 13 avril 2026 par plusieurs médias économiques, dont L’Agefi et Maddyness, cette collaboration permettra d’intégrer directement des garanties d’assurance au sein des cartes Visa, sous un format entièrement numérique et plus transparent.

L’innovation centrale repose sur le passage d’un modèle traditionnel, souvent jugé complexe et peu lisible car géré par les banques, vers un système embarqué et intelligent directement lié à la carte bancaire. Ce nouveau dispositif ambitionne de simplifier l’ensemble du parcours utilisateur, notamment à travers des déclarations de sinistres digitalisées, des délais de traitement réduits et une meilleure lisibilité des couvertures.

Grâce à ce partenariat, les détenteurs de cartes Visa bénéficieront également de nouvelles fonctionnalités d’assurance plus avancées, incluant une transparence renforcée sur les garanties, des procédures simplifiées et la possibilité de personnaliser leurs protections en fonction de leurs besoins. Cette personnalisation repose notamment sur l’exploitation de données et l’intelligence artificielle, permettant d’adapter les offres aux profils des utilisateurs.

Le programme sera d’abord déployé en France, dans le cadre de l’écosystème d’assurance déjà intégré aux cartes Visa couvrant plus de 25 millions de titulaires, avant d’être progressivement étendu à d’autres marchés européens. L’objectif affiché est de transformer l’expérience d’assurance des cartes bancaires en proposant des services plus fluides, plus rapides et entièrement digitaux, combinant protection du quotidien et amélioration du rapport couverture/prix.

D’après plusieurs sources, la technologie de Neat est déjà utilisée par de grands acteurs tels que la SNCF, Pierre & Vacances, Center Parcs, Leboncoin, Cdiscount ou encore Decathlon. Présente dans huit pays, la startup a également levé 50 millions d’euros en 2024 afin d’accélérer son expansion internationale et renforcer son développement.

 
 

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Tunisie: lancement d’un programme de crédits sans intérêts, inscriptions jusqu’au 15 mai 2026

13. April 2026 um 14:10

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle a annoncé la mise en place d’un programme visant à soutenir l’inclusion financière et économique des catégories vulnérables et à faibles revenus. L’objectif est d’encourager ces personnes à lancer leurs propres projets et à améliorer leurs conditions de vie à travers l’activité économique.

Dans ce cadre, des crédits sans intérêts seront accordés, avec un montant pouvant aller jusqu’à 10 000 dinars par projet. Ces financements concernent différents secteurs d’activité et visent à faciliter l’accès au financement pour des personnes qui rencontrent souvent des difficultés à obtenir des prêts bancaires classiques.

Les bénéficiaires pourront rembourser ces crédits sur une période maximale de 6 ans, avec une année de grâce, ce qui leur laisse le temps de démarrer leur activité avant de commencer le remboursement.

Les inscriptions sont ouvertes du 13 avril 2026 à 16h00 au 15 mai 2026. Elles se feront uniquement en ligne via la plateforme officielle du ministère de l’Emploi.

Ce programme s’inscrit dans une démarche de soutien à l’entrepreneuriat et d’intégration économique des populations les plus fragiles, en leur offrant une opportunité concrète de créer une activité génératrice de revenus.

 

 

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27 000 refus de visas Schengen, dont 700 pour des raisons sécuritaires, depuis l’introduction du nouveau système en octobre 2025

13. April 2026 um 12:11

Depuis sa mise en place progressive en octobre 2025, le système d’entrée/sortie de l’espace Schengen (EES) commence à produire ses premiers effets concrets sur la gestion des frontières européennes.

À chaque passage, les données des voyageurs issus de pays tiers sont désormais enregistrées automatiquement: identité, date d’entrée, date de sortie et durée de séjour. Peu à peu, les tampons sur les passeports disparaissent au profit d’un suivi numérique continu, centralisé entre les États membres. Selon les premières données disponibles, plus de 52 millions de passages ont déjà été enregistrés. Ce volume donne une idée de l’intensité des déplacements vers l’espace Schengen, mais aussi de la capacité du système à absorber une circulation massive sans intervention manuelle systématique. Dans cet ensemble, environ 27 000 personnes se sont vu refuser l’entrée sur le territoire européen. Ces refus ne relèvent pas d’une logique automatique. Ils interviennent lorsque les conditions d’entrée ne sont pas remplies ou lorsqu’un signalement est détecté lors des vérifications croisées.

C’est justement l’un des changements majeurs du système. Les informations ne restent plus isolées à un seul poste frontière. Elles sont désormais croisées avec différentes bases de données européennes et internationales, ce qui permet de repérer plus rapidement certaines incohérences ou alertes. Dans ce cadre, près de 700 personnes ont été identifiées comme présentant “une menace pour la sécurité de l’Union”, selon les données communiquées par la Commission européenne. Le système agit donc à la fois comme un registre de passage et comme un outil d’alerte, capable de relier des informations dispersées dans différents États.

Les ressortissants tunisiens ont déposé près de 178 000 demandes de visa Schengen en 2024, selon les données compilées à partir des statistiques de la Commission européenne. Sur ce total, plus de 38 000 demandes ont été refusées, soit un taux de rejet d’environ 21 %. Une fois le visa obtenu, les séjours restent limités à 90 jours sur 180, une durée désormais suivie de manière automatisée par les nouveaux outils numériques de contrôle aux frontières. Le système calcule les jours restants à partir de chaque entrée et sortie, ce qui limite les erreurs et rend le suivi beaucoup plus précis qu’auparavant. Pour les voyageurs, cela signifie un passage plus rapide aux frontières, mais aussi un contrôle plus continu de leur présence sur le territoire européen, même après leur entrée.

Voir aussi: 

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Santé, innovation, IA: Philip Morris International plaide pour une transformation à impact réel

13. April 2026 um 10:40

Philip Morris International défend une approche pragmatique de l’innovation en santé. Au-delà des avancées technologiques, l’enjeu est désormais de transformer ces progrès en résultats tangibles et accessibles à grande échelle.

À l’heure où l’innovation en santé est souvent associée aux avancées technologiques, une autre question s’impose: celle de son impact réel. Intervenant au GITEX Africa 2026, Taylan Süer, directeur général du groupe, a plaidé pour un changement de paradigme. «L’enjeu n’est pas l’innovation en soi, mais sa capacité à produire des résultats concrets», a-t-il affirmé. Derrière cette prise de position, un constat partagé, selon lequel les systèmes de santé innovent, mais peinent encore à traduire ces avancées en bénéfices visibles pour les populations.

Entre inertie des comportements, complexité réglementaire et fragmentation des dispositifs, les avancées restent souvent limitées dans leurs déploiements. Une réalité particulièrement visible dans la lutte contre le tabagisme. Malgré des campagnes de sensibilisation massives, des millions d’adultes continuent de fumer, révélant un défi davantage comportemental qu’informatif.

Dans ce contexte, Philip Morris International met en avant une approche articulée autour de trois leviers: prévention, accompagnement au sevrage et développement d’alternatives à risque réduit. «Tous les produits à base de nicotine ne présentent pas le même niveau de nocivité», a rappelé Taylan Süer, soulignant le potentiel des produits sans combustion pour réduire l’exposition aux substances toxiques.

Quand l’IA aide à protéger les consommateurs

Avec près d’un milliard de fumeurs dans le monde, la question de l’impact à grande échelle devient centrale. L’entreprise revendique ainsi une transformation progressive de son modèle, marquée par des investissements dans les alternatives sans fumée et une transition amorcée chez une partie des consommateurs adultes.

Dans cette dynamique, l’intelligence artificielle apparaît comme un levier structurant. Elle permet d’accélérer les cycles de recherche, d’optimiser les essais cliniques et d’améliorer l’exploitation des données scientifiques. «L’IA réduit considérablement les délais et améliore la qualité des décisions», a expliqué le dirigeant, mettant en avant son rôle dans la transformation des systèmes de santé.

Au-delà de la performance, son potentiel est particulièrement stratégique dans des régions comme l’Afrique. En compensant certaines limites liées aux infrastructures ou aux ressources, elle ouvre la voie à des modèles plus agiles. «Le continent a une opportunité unique de construire des systèmes “digital-first”, sans reproduire les lourdeurs observées ailleurs», a-t-il souligné.

Réduire les risques

Mais cette accélération technologique pose une condition essentielle, celle de la confiance. «Si l’innovation va plus vite que la confiance, elle échoue», a averti Taylan Süer. Pour y répondre, plusieurs piliers s’imposent: une base scientifique solide, une réglementation adaptée, une transparence assumée et un usage responsable de l’intelligence artificielle.

Dans un contexte où les débats restent parfois polarisés, notamment autour des alternatives au tabac, le DG appelle à dépasser les oppositions. L’enjeu, selon lui, réside dans la réduction effective des risques pour les fumeurs adultes, ce qui implique une collaboration renforcée entre régulateurs, professionnels de santé, industriels et société civile.

En Tunisie, il remarque d’ailleurs une dynamique encourageante, portée par une ouverture croissante à l’innovation et des initiatives de coopération entre acteurs publics et privés. Un terrain propice à l’expérimentation de nouveaux modèles à l’intersection de la santé, de la technologie et des politiques publiques.

Reste enfin la question du leadership. Dans des environnements complexes, celui-ci ne repose plus uniquement sur la vision, mais sur la capacité à fédérer. Trouver l’équilibre entre ambition et confiance devient alors déterminant pour inscrire ces transformations dans la durée.

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Ce qui change pour les voyageurs tunisiens vers l’espace Schengen à partir le 10 avril 2026

13. April 2026 um 10:08

Les pays de l’espace Schengen appliquent désormais le système d’entrée/sortie (EES) ou Entry/Exit System. Ce système devient obligatoire à tous les postes frontaliers extérieurs. Il remplace les tampons manuels sur les passeports. Il introduit un contrôle numérique et biométrique.

Depuis le 10 avril 2026, la France et les autres pays européens utilisent ce nouveau système. Celui-ci concerne les ressortissants de pays tiers. La Tunisie en fait partie. Il concerne les voyageurs avec un visa court séjour (visa C), un visa long séjour (visa D) et un titre de séjour européen. Le système EES enregistre automatiquement les entrées et les sorties. Le passage à la frontière devient plus rapide. L’enregistrement d’un voyageur prend en moyenne 70 secondes. Le système utilise des données biométriques, d’abord les informations présentes sur le document de voyage. Il enregistre le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, ainsi que le genre et la nationalité du voyageur. Le système stocke aussi le numéro du passeport ou du document de voyage, le code à trois lettres du pays de délivrance et la date d’expiration du document. Puis, il enregistre aussi les détails du passage à la frontière: lieu, date, heure et motif d’entrée ou de sortie. Le système ajoute enfin des données biométriques, notamment la photo du visage et les empreintes digitales (sauf pour les enfants de moins de 12 ans).

Pour conclure, le système EES couvre les 29 pays de l’espace Schengen. Il couvre les pays de l’Union européenne, sauf Chypre et l’Irlande. Il couvre aussi quatre pays associés. Il s’agit de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse.

 

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40% des travailleurs tunisiens sans couverture sociale. Voici pourquoi

13. April 2026 um 09:30

La commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées de l’ARP a tenu une séance d’audition, vendredi 10 avril 2026. La réunion a été consacrée à la réforme du système de sécurité sociale. Les représentants du ministère ont dressé un tableau préoccupant. Les caisses sociales accusent un déficit annuel oscillant entre 2 et 3 milliards de dinars. Le nombre d’affiliés atteint 2,3 millions, tandis que celui des retraités s’élève à 1,2 million. Le taux de couverture sociale ne dépasse pas 60% de la population active, et l’économie informelle représente entre 30 et 40% du total de l’économie nationale. Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le ministère a cité l’évolution des indicateurs démographiques, l’expansion du secteur informel, la fraude sociale, la hausse des coûts des soins, notamment des médicaments importés, et la dépréciation du dinar tunisien. La faible attention accordée à la prévention sanitaire a également alourdi les dépenses de traitement. Face à ces défis, le ministère a présenté une réforme articulée autour de trois objectifs stratégiques: élargir la couverture sociale, améliorer la qualité des services et assurer la pérennité financière des caisses. Parmi les pistes envisagées figurent la fusion des régimes en une structure unique, le maintien de l’architecture actuelle avec des réformes ciblées, ou la création de passerelles entre les différents régimes selon la nature des prestations. L’intégration du secteur informel à travers des formules de cotisation adaptées aux revenus irréguliers fait également partie des options à l’étude. Les représentants du ministère ont par ailleurs souligné que le système de répartition solidaire, fondement du modèle social tunisien, constitue un acquis national intergénérationnel auquel il n’est pas question de renoncer. Les députés ont réagi en réclamant des données chiffrées précises et une transparence totale sur la situation financière des caisses. Ils ont rappelé que le président de la République a lui-même souligné que la réforme de la sécurité sociale ne peut être ni conjoncturelle ni partielle, mais doit reposer sur une vision nouvelle et globale. Certains ont proposé la création d’un organe de coordination dédié au sein du ministère, chargé de piloter la réforme en associant experts, organisations nationales et centres d’études stratégiques.

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Al Baraka Assurances: un bond de 42,3% du bénéfice net en 2025

13. April 2026 um 09:06

Al Baraka Assurances (ex-Al Amanah Takaful) a annoncé un bénéfice net de 5,328 MTND pour l’exercice 2025, en hausse de 42,3% par rapport à l’année précédente. L’assureur a enregistré des commissions Wakala de 17,489 MTND, contre 13,391 MTND en 2024. Les commissions Moudharaba se sont élevées à 0,486 MTND, en repli de 25,9% sur un an.

En 2024, les primes émises en Non-Vie ont totalisé 61,396 MTND. Par branche, l’automobile domine largement avec 45,230 MTND, loin devant la santé (5,911 MTND). Les primes émises en Vie se sont établies à 14,854 MTND. Côté rentabilité, l’assurance Incendie affiche le meilleur résultat technique, avec 1,582 MTND, suivie du transport (0,758 MTND), des risques divers (0,433 MTND) et de la construction (0,137 MTND), tous en excédent.

Les produits de placements (affectés au compte de résultat) atteignent 1,490 MTND. La taille du portefeuille s’élève à 124,105 MTND à fin 2025, répartis entre 90,529 MTND appartenant aux fonds des adhérents et 33,576 MTND pour l’entreprise de Takaful et/ou Retakaful.

Grâce à une progression des revenus plus rapide que celle des charges, le résultat d’exploitation avant impôts ressort à 7,180 MTND. À titre de rappel, le surplus du fonds Takaful Familial (équivalent du résultat technique Vie) s’établit à 0,337 MTND, tandis que le fonds Takaful général (équivalent du résultat technique Non-Vie) dégage un excédent de 0,063 MTND.

Avec le développement accru des synergies avec la banque mère, l’assureur dispose de belles perspectives de croissance, dans un secteur qui a le meilleur potentiel dans l’industrie financière tunisienne.

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Près de 100 000 agents titularisés grâce à la loi sur les contrats de travail, mais…

13. April 2026 um 09:02

La commission de la santé et des affaires sociales de l’ARP a consacré sa session de l’après-midi du vendredi 10 avril 2026 à l’évaluation de la loi sur la réglementation des contrats de travail et l’interdiction de la sous-traitance. Des représentants du ministère des Affaires sociales ont été auditionnés sur les résultats obtenus depuis l’entrée en vigueur du texte et sur les obstacles qui freinent encore son application.

Le bilan présenté par le ministère témoigne d’avancées réelles. Environ 100 000 agents ont été titularisés grâce aux dispositions de cette loi. Le ministère a également indiqué qu’il veille au respect du principe d’égalité salariale entre agents relevant d’une même classification professionnelle. Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts conjugués des différents services du ministère, en particulier l’inspection du travail.

Des obstacles persistent néanmoins. Des situations non résolues subsistent, notamment dans plusieurs établissements publics. Les députés ont évoqué de nombreux cas concrets où les dispositions de la loi n’ont pas été appliquées, malgré les signalements adressés aux services compétents. Ils ont souligné que les citoyens tiennent les représentants du pouvoir législatif pour directement responsables de la bonne application de ce texte.

Le ministère a reconnu certaines lacunes. Il a appelé à renforcer les effectifs des inspecteurs du travail, dont les missions de contrôle et de médiation sont croissantes, mais dont les moyens logistiques restent insuffisants. Il a également plaidé pour une révision à la hausse de certaines sanctions financières jugées trop faibles pour être dissuasives, soulignant le décalage flagrant entre ces pénalités légères et les sanctions bien plus sévères prévues en matière de sous-traitance illégale.

Les députés ont demandé l’organisation de séances de travail réunissant le ministre des Affaires sociales et ses homologues des secteurs concernés afin de débloquer les dossiers en suspens.

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BTE: réduction des pertes et poursuite de la restructuration

13. April 2026 um 08:47

Le conseil d’administration de la Banque de Tunisie et des Émirats a arrêté ses états financiers individuels et consolidés relatifs à l’exercice 2025, lesquels ont été soumis aux commissaires aux comptes.

Il en ressort que les comptes sociaux font apparaître un produit net bancaire de 70,3 MTND, contre 66,3 MTND en 2024, soit une progression de 6,0%. Le résultat net s’établit à -9,9 MTND (contre -27,9 MTND et -32,1 MTND après modifications comptables en 2024). Les capitaux propres s’élèvent à 29,0 MTND.

Les comptes consolidés font apparaître un résultat net avant modifications comptables de -7,2 MTND, contre -26,0 MTND au 31 décembre 2024. Après modifications comptables, ce résultat s’établit à -7,2 MTND, contre -30,2 MTND un an plus tôt.

S’agissant de la continuité d’exploitation, il convient de préciser qu’un processus de restructuration de la banque a été engagé dès 2024, marqué par une première augmentation de capital de 18,7 MTND, et ce, dans le cadre d’une feuille de route arrêtée par ses actionnaires majoritaires. La présence de deux États dans son capital constitue en elle-même une garantie. Cependant, il est nécessaire d’accompagner cette situation par des actions progressives afin que l’établissement de crédit puisse exploiter pleinement son potentiel. Il convient, avant tout, de respecter les règles prudentielles, car au vu des chiffres publiés, cette conformité semble difficile à atteindre.

Le conseil d’administration a décidé de convoquer les actionnaires en Assemblée générale ordinaire le jeudi 30 avril 2026. Ce rendez-vous sera l’occasion pour débattre des différentes questions et avoir davantage d’idées sur les prochaines étapes du plan de redressement de la banque.

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