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WhatsApp en Algérie : Meta sommée de garder les comptes reliés à un numéro local

13. August 2026 um 17:56

Le ministère algérien de la Poste et des Télécommunications a adressé, lundi 10 août, une mise en demeure à Meta au sujet de « Noms d’utilisateur », une nouvelle fonctionnalité de WhatsApp annoncée le 29 juin. Elle permet de communiquer via un pseudonyme, sans dévoiler son numéro de téléphone.

Alger ne s’oppose pas à la fonctionnalité en elle-même, mais exige que tout compte WhatsApp actif dans le pays reste lié à un numéro mobile algérien valide, comme le rapporte Agence Ecofin. La raison : une carte SIM enregistrée en Algérie exige une pièce d’identité, ce qui permet d’associer le numéro à son titulaire — un lien que les autorités veulent préserver, quel que soit le pseudonyme affiché. Elles réclament une confirmation écrite de Meta, l’interdiction des comptes sans numéro algérien associé, et un calendrier de mise en œuvre.

D’ailleurs, dès le 1er juillet, l’Inde avait été le premier pays à interpeller Meta sur ce sujet, réclamant même une suspension temporaire, en invoquant des risques de fraude, hameçonnage et usurpation d’identité. WhatsApp avait répondu avoir prévu des garde-fous (réservation automatique des pseudonymes pour comptes vérifiés et institutions) et rappelé qu’un numéro de téléphone valide reste obligatoire pour créer un compte.

Alors, est-ce par mesure de sécurité, volonté de souveraineté, ou bien carrément une volonté de surveillance des citoyens algériens et au-delà?

La fonctionnalité n’est pas encore déployée : les utilisateurs peuvent pour l’instant seulement réserver leur nom d’utilisateur.

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Tunisie Autoroutes hérite des tronçons A1 et A2, en dépit de sa santé financière chancelante

13. August 2026 um 11:58

Le gouvernement confie la gestion des autoroutes A1 et A2 à l’opérateur public Tunisie Autoroutes. Une décision stratégique qui vise à préserver le contrôle de l’État sur ces infrastructures vitales. Et ce, en dépit du lourd déficit structurel qui pèse sur l’entreprise.

Réuni en conseil ministériel restreint mercredi 12 août 2026 sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le gouvernement a tranché sur l’avenir de la gestion du réseau autoroutier national. Ainsi, Tunisie Autoroutes s’est vue attribuer la concession de deux axes névralgiques : le tronçon Hammam-Lif-Sousse (A1) et la future autoroute Tunis-Jelma (A2).

Pour le tronçon de l’A1 (long de 141,5 km), dont la concession actuelle s’achève fin 2028, le renouvellement anticipé permet d’éviter toute rupture de service. Concernant l’A2 (186 km de long), projet titanesque de 1,7 milliard de dinars traversant quatre gouvernorats, à savoir Ben Arous, Zaghouan, Kairouan et Sidi Bouzid, cette attribution permettra la mise en place immédiate du péage dès sa livraison prévue en 2027.

L’analyse montre que le gouvernement a mis en avant l’expertise technique de l’opérateur et la nécessité de garantir un service public accessible pour désenclaver les régions de l’intérieur et stimuler l’économie locale.

Le paradoxe d’un opérateur sous perfusion

Cette décision intervient pourtant dans un contexte financier extrêmement tendu pour Tunisie Autoroutes. Plongée dans un déficit structurel, l’entreprise cumule une dette globale de plus de 1,8 milliard de dinars auprès de bailleurs de fonds internationaux (BAD, BEI, JICA, FADES) et des pertes enregistrées de 176,1 millions de dinars. Incapable de rembourser seule ses échéances avec les seules recettes du péage, l’entreprise dépend donc du soutien direct de l’État à travers le Trésor public, qui a dû allouer 200 millions de dinars sur son propre budget en vue d’honorer la dette internationale.

Malgré ces indicateurs au rouge, l’exécutif écarte toute option de privatisation ou d’ouverture au secteur privé. Ce choix s’aligne fermement sur la doctrine du président Kaïs Saïed, opposé à la cession des entreprises publiques stratégiques, même si certaines d’elles – pour ne pas dire toutes – sont au bord de la faillite.

En confiant ces 743 km de réseau à l’opérateur historique, l’État fait le pari de la souveraineté et du rôle social de l’infrastructure, quitte à en assumer directement le coût financier.

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Houssem Hammi appelle l’opposition à l’unité

13. August 2026 um 11:24

Le coordinateur de la coalition Soumoud, Houssem Hammi, a annoncé mercredi 12 août qu’il ne se présenterait à aucune élection à venir – locale, législative ou présidentielle -, qu’elle se tienne sous le système actuel ou après un éventuel changement démocratique.

Objectif affiché : couper court aux soupçons d’ambition personnelle et pousser l’opposition à dépasser ses querelles internes, autrement dit ses divisions. Vraiment !?

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, il justifie cet engagement par la nécessité de recentrer le débat sur ce qu’il appelle la lutte contre le « système autoritaire », plutôt que sur des calculs électoraux qu’il juge prématurés et contre-productifs.

M. Hammi retrace à cette occasion son parcours militant : engagement dans la société civile depuis 2013, participation aux sit-in de la Kasbah (2011) et du Bardo (2013), puis, après le 25 juillet 2021, un travail de rapprochement entre acteurs politiques et civils pour tenter de réduire les fractures de l’opposition. Il revendique la co-création de plusieurs initiatives, dont le Réseau tunisien des droits et des libertés (2024) et le mouvement « Nafas » (2026).

Il vise aussi, sans les nommer, des personnalités restées volontairement en retrait de la scène politique pour préserver leur image en vue d’un rôle futur. Sa réponse est sans détour : il n’y aura, selon lui, « aucun rôle futur » pour l’opposition tant que les droits et la citoyenneté n’auront pas été restaurés.

Il termine sur un appel direct : mettre de côté les « calculs politiciens » et se retrouver sur le terrain de la lutte, autour de priorités communes, en l’occurrence le redressement économique, la libération des personnes qu’il estime injustement détenues, le rétablissement des libertés, et la préparation d’une transition démocratique.

Et si son appel n’est pas pris en considération par l’opposition, va-t-il dans ces conditions renoncer à son renoncement, c’est-à-dire se présenter ?

Wait and see !

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ASSAD : les Douanes proposent un règlement à l’amiable de 16 MDT

13. August 2026 um 11:13

L’Accumulateur Tunisien ASSAD a reçu, le 31 juillet 2026, une proposition de règlement à l’amiable de l’Administration des Douanes pour clore le contentieux ouvert en juillet 2024. Le montant proposé s’élève à 16,034 millions de dinars (MDT), contre une amende initiale de 234 MDT prononcée en première instance par le Tribunal de Ben Arous.

La première échéance, de 1,603 MDT, a déjà été réglée par la société ASSAD dès la publication de l’offre. Le solde sera payé sur cinq ans, par tranches trimestrielles de 759 545 dinars, explique l’entreprise.

A souligner toutefois que cette proposition ne concerne que le volet douanier du dossier ASSAD et reste, à ce stade, sans valeur exécutoire : elle devra être formalisée par un acte de transaction définitif avant de pouvoir être invoquée devant une juridiction ou une autorité administrative.

Dossier à suivre.

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13 Août – Nebgha Driss : une trajectoire féminine au cœur de l’économie tunisienne

13. August 2026 um 10:06

À l’occasion du 69eme anniversaire du Code du statut personnel en Tunisie (CSP), le parcours de Nebgha Driss, président-directeur général de la COTUNACE, illustre celui d’une femme tunisienne qui a construit, dans la durée, une carrière au cœur d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.

COTUNACESon parcours professionnel est étroitement lié à celui de la COTUNACE, où Nebgha Driss a consacré près de quatre décennies à l’assurance-crédit. Au fil des années, elle a occupé différentes responsabilités qui lui ont permis d’acquérir une expertise approfondie du métier et une connaissance fine des enjeux auxquels sont confrontées les entreprises tunisiennes.

Avant d’accéder à la fonction de PDG en 2022, Mme Driss a notamment exercé la fonction de directrice centrale technico-commerciale. Cette évolution professionnelle, construite progressivement, témoigne d’un parcours fondé sur l’expertise, l’expérience du terrain et l’engagement.

De ses débuts au sein de la COTUNACE jusqu’aux plus hautes responsabilités, elle a ainsi construit sa légitimité professionnelle à travers une connaissance approfondie de l’assurance-crédit et une capacité à accompagner les évolutions de l’entreprise et de son environnement.

À la tête de la COTUNACE, Nebgha Driss poursuit cette trajectoire dans un contexte économique en pleine transformation, où l’accompagnement des entreprises tunisiennes, la sécurisation de leurs échanges commerciaux et le soutien à leur développement à l’international prennent une importance croissante.

Son parcours témoigne ainsi de l’évolution de la place des femmes tunisiennes dans le monde professionnel et dans les sphères de décision. Il illustre un leadership construit par la compétence, l’expérience, la persévérance et la capacité à prendre des responsabilités.

De l’expertise à la responsabilité, Nebgha Driss incarne une trajectoire de femme tunisienne qui s’est construite au fil des années, au service de son métier, de son institution et de l’économie nationale.

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Grombalia : la production viticole s’effondre, le centre prend le relais

13. August 2026 um 09:42

Grombalia, ancienne capitale tunisienne du raisin, aurait perdu plus de la moitié de ses exploitations viticoles. C’est ce que révèle Chokri Bouziri, président de l’Union locale de l’agriculture et de la pêche, qui s’exprimait récemment sur les ondes d’une radio nationale. De ce fait, la région ne devrait produire tout au plus que 5 000 tonnes cette saison, majoritairement destinées à la transformation. Tandis que le raisin de table recule fortement, a-t-il expliqué.

Cette chute s’explique par plusieurs facteurs cumulés : sécheresses successives, hausse des températures, coûts de production en hausse et vieillissement du vignoble. En effet, les fortes chaleurs ont asséché une partie des vignes et fait chuter les rendements. Le renouvellement des plantations se heurte lui aussi à des difficultés, certaines variétés introduites s’étant révélées mal adaptées au climat ou vulnérables aux maladies.

A cela s’ajoute un obstacle financier : les aides et tranches de crédits ne sont versées que deux ans après le démarrage des plantations. Ce qui dissuade de nombreux agriculteurs d’investir dans le renouvellement de leurs vignes.

Conséquence de ce déclin, Grombalia a perdu sa position dominante au profit de gouvernorats du Centre, en l’occurrence Sidi Bouzid et Kairouan, où les surfaces viticoles progressent fortement. Sur place (Grombalia), certaines familles continuent néanmoins d’entretenir leurs vignobles pour préserver un savoir-faire transmis de génération en génération, malgré une rentabilité en baisse.

A noter que la campagne de récolte démarre samedi 15 août 2026 avec les variétés précoces, avant celles destinées à la transformation. Du reste, ce lancement coïncidera avec le « Festival du raisin de Grombalia », alors que le centre du pays s’affirme progressivement comme le nouveau pôle de la viticulture tunisienne.

Maintenant une question se pose : est-ce que cette chute de la production et du rendement entraînera une hausse des prix du raisin sur les étals ?

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