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Tump n’est pas inquiet pour les prix du pétrole si le détroit d’Ormuz reste fermé

02. Juni 2026 um 10:21

Le président américain Donald Trump a déclaré sur CNBC qu’il n’était pas inquiet des prix du pétrole si le détroit d’Ormuz restait fermé.

Des sources iraniennes ont indiqué que l’équipe de négociation iranienne avait décidé de suspendre les échanges de messages avec les envoyés du président Trump par l’intermédiaire d’intermédiaires. Et ce, en raison de l’escalade de la situation militaire au Liban. Cette décision intervient dans un contexte de détérioration du cessez-le-feu. Les sources qualifiant la poursuite des opérations israéliennes au Liban de violation des accords précédents qui couvraient plusieurs fronts.

De ce fait, Trump a ignoré la suspension de ces pourparlers, et il a déclaré qu’il se fichait de savoir si les négociations avaient pris fin. « Honnêtement, je m’en fiche si c’est fini… Je m’en fiche vraiment. Je m’en fous complètement ». Pour autant, le président américain a confirmé à la chaîne que la suspension des négociations ne signifie pas que les États-Unis vont commencer à bombarder l’Iran. Cependant, le blocus américain des ports iraniens restera en vigueur.

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La Russie impose un embargo sur les exportations de kérosène

01. Juni 2026 um 10:09

Le gouvernement russe annonce, dans un communiqué, une interdiction des exportations de kérosène qui restera en vigueur jusqu’au 30 novembre 2026. L’objectif de cette décision est d’assurer la stabilité du marché local des carburants.

De son côté, la Commission européenne a déclaré jeudi 28 mai que le marché du kérosène de l’UE pourrait connaître des pénuries encore plus importantes si la situation dans le détroit d’Ormuz ne s’améliore pas dans les semaines à venir. Dans ce contexte, sa direction générale de l’énergie indique que la fermeture du détroit d’Ormuz affecte le pétrole brut et tous les principaux produits pétroliers, et que tous les États membres de l’UE sont concernés.

Pour l’instant, l’UE subit des répercussions sur les prix, mais sans perturbation concrète de l’approvisionnement au niveau du consommateur.

« Mais si la situation ne s’améliore pas dans les semaines à venir, les marchés devraient connaître une diminution de l’offre, notamment en ce qui concerne le kérosène », ajoute la Commission.

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Dollar : les marchés suspendus à l’Iran et aux banques centrales

01. Juni 2026 um 09:08

Le dollar s’est stabilisé lundi 1er juin après une perte hebdomadaire. Les marchés attendant l’issue des négociations sur le conflit au Moyen-Orient et des indications sur le calendrier des hausses de taux d’intérêt par les banques centrales.

L’indice du dollar a légèrement baissé la semaine dernière, dans un contexte d’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour ouvrir le détroit d’Ormuz aux expéditions de pétrole. Il s’est établi à 99,00 après avoir reculé de 0,4 %. L’euro a baissé de 0,08 % à 1,165 dollar. Le yen a reculé de 0,08 % à 159,41 yens pour un dollar; contre 0,07 % pour la livre sterling à 1,3449 dollar.

A noter par ailleurs que l’attention se portera sur les données relatives à l’emploi aux États-Unis, attendues dans la semaine, car les responsables de la Réserve fédérale indiquent qu’elle pourrait devoir relever les taux d’intérêt si la guerre accélère une inflation déjà élevée.

Du reste, Joseph Caburso, responsable des changes à la Commonwealth Bank of Australia, a déclaré : « Le dollar sera fortement influencé par l’évolution de la guerre entre les États-Unis et l’Iran et par le rapport américain sur l’emploi non agricole de mai ». Et « une fois le détroit d’Ormuz rouvert, les prix du pétrole baisseront progressivement et les taux d’intérêt auront un impact plus important sur le dollar »…

Un sondage Reuters publié vendredi indique que les données américaines sur l’emploi non agricole, attendues le 5 juin, devraient faire état d’un taux de chômage de 4,3 % et d’une augmentation de 85 000 emplois. Les marchés financiers anticipent une hausse du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement situé entre 3,50 % et 3,75 %, possiblement d’ici la fin de l’année.

D’un autre côté, le discours que prononcera mercredi 3 juin le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, est attendu avec impatience afin de déterminer si la Banque centrale procédera à une hausse des taux d’intérêt ou non…

Le ministère japonais des Finances a déclaré que le gouvernement avait dépensé 11 700 milliards de yens (73,40 milliards de dollars) le mois dernier pour intervenir sur les marchés des changes afin de soutenir la monnaie.

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Ormuz sous tension, Liban sous les bombes : La trêve impossible

28. Mai 2026 um 07:05

Dans la nuit du 27 au 28 mai, les États-Unis ont abattu quatre drones iraniens et bombardé une station de contrôle au sol à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Les Gardiens de la Révolution ont répliqué en affirmant avoir visé une base américaine dans le Golfe, tandis que le Koweït annonçait avoir activé ses défenses antiaériennes face à des missiles et drones « hostiles ». Ce que Washington présente comme des frappes « mesurées et défensives » ressemble de plus en plus à un cessez-le-feu qui se défait par petits pas.

La mécanique de l’engrenage

Le cessez-le-feu du 8 avril reposait sur un équilibre fragile : Téhéran conserve une capacité de pression sur le détroit d’Ormuz, tandis que Washington maintient sa présence militaire dans le Golfe. Chaque incident — drone intercepté, station détruite, riposte revendiquée — est aussitôt présenté par chaque camp comme une réponse défensive à une provocation adverse.

C’est précisément cette symétrie qui rend la désescalade difficile. Ni les États-Unis ni l’Iran ne veulent apparaître comme l’acteur qui recule. Le risque n’est donc pas seulement celui d’une guerre décidée, mais celui d’une guerre produite par accumulation d’incidents.

Accord-cadre ou guerre des communiqués ?

Téhéran affirme finaliser un accord-cadre en 14 points avec Washington. La Maison Blanche dément. Entre les deux, les marchés ont déjà tranché : le Brent a dépassé les 96 dollars jeudi matin en Asie, signe que les opérateurs ne croient pas à une résolution rapide.

L’Iran conditionne la réouverture d’Ormuz à la levée du blocus de ses ports et au déblocage d’avoirs gelés à l’étranger. Washington, de son côté, exige des garanties sur le stock iranien d’uranium hautement enrichi. Pour l’heure, les deux positions restent difficilement compatibles.

Le Liban, front secondaire devenu structurel

Pendant ce temps, le Liban s’enfonce lui aussi dans une logique d’escalade. L’armée israélienne a intensifié ses bombardements dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du pays. Pour la seule journée de mardi, ces frappes ont fait au moins 34 morts, dont quatre enfants, et 40 blessés, selon le bilan définitif du ministère de la Santé libanais.

Israël a également frappé Tyr et considère désormais comme « zone de combat » tout le territoire situé au sud du fleuve Zahrani, à environ 40 km de sa frontière.

Le cessez-le-feu libanais du 17 avril suit ainsi la même trajectoire que celui du Golfe : il existe encore sur le papier, mais de moins en moins sur le terrain.

Ce que cela change pour la région

Un baril au-dessus de 95 dollars pèse directement sur les pays importateurs d’énergie du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour la Tunisie, dont la facture énergétique demeure un facteur permanent de pression budgétaire, chaque semaine de blocage ou de tension autour d’Ormuz peut aggraver un équilibre déjà fragile.

La question n’est donc plus seulement de savoir si Washington et Téhéran veulent la guerre. Elle est de savoir combien de temps un cessez-le-feu peut survivre lorsque chaque camp continue d’agir comme s’il était déjà rompu.

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Trump annonce un accord avec l’Iran « largement négocié » — Téhéran nuance déjà

24. Mai 2026 um 06:31

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi qu’un mémorandum d’entente avec l’Iran sur la fin de la guerre était « en grande partie négocié », évoquant une possible réouverture du détroit d’Ormuz. Mais le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a aussitôt tempéré : plusieurs questions importantes « doivent encore être discutées par les médiateurs ». L’accord reste non signé, et les prochains jours — avant la fin de l’Aïd vendredi — pourraient être décisifs.

Que prévoit concrètement ce mémorandum ?

Selon des sources pakistanaises et américaines citées par Reuters et Axios, le texte actuellement négocié s’articulerait en plusieurs étapes : déclaration officielle de fin de guerre, résolution de la crise du détroit d’Ormuz, puis ouverture d’une fenêtre de négociations de 30 à 60 jours sur des dossiers plus larges.

Plusieurs médias américains évoquent également des discussions autour d’un allègement partiel des sanctions pétrolières iraniennes et du déblocage d’avoirs gelés, sans confirmation officielle à ce stade.

Trump a précisé avoir échangé avec les dirigeants du Qatar, d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Turquie, d’Égypte, de Jordanie, de Bahreïn et du Pakistan, ainsi qu’avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le détroit d’Ormuz : ce que Trump dit, ce que Téhéran entend

C’est le principal point de friction. Trump affirme que l’accord permettrait la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Mais l’agence iranienne Fars conteste cette lecture, affirmant que l’Iran conserverait un rôle de supervision sur le passage maritime.

Des responsables iraniens cités par le New York Times évoquent un compromis autour d’une reprise de la navigation commerciale sans péage, mais Téhéran reste prudent sur les détails politiques et sécuritaires du texte.

Le porte-parole iranien Esmail Baghaei a indiqué que la priorité actuelle de Téhéran restait « la fin de la guerre sur tous les fronts », y compris au Liban, tout en reconnaissant que plusieurs sujets restaient en discussion.

La médiation pakistanaise prend de l’ampleur

La médiation pakistanaise a joué un rôle central cette semaine. Le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, a conclu samedi une visite à Téhéran qualifiée de « très productive », au cours de laquelle il a rencontré le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf ainsi que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi.

Selon des sources proches des discussions, Islamabad pourrait accueillir une nouvelle phase de négociations après l’Aïd si le mémorandum est validé par les deux parties.

Pour la Tunisie, chaque dollar de Brent compte

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est pas une dépendance directe au détroit d’Ormuz, mais l’effet possible d’une crise prolongée sur les prix internationaux de l’énergie. Le pays reste fortement dépendant des importations énergétiques : le taux de dépendance énergétique a atteint près de 66 % à fin mars 2026, contre environ 61 % un an plus tôt.

Dans ce contexte, toute hausse durable du prix du baril alourdit la pression sur la balance énergétique, les finances publiques et les mécanismes de compensation des carburants.

Et maintenant ?

Des sources pakistanaises impliquées dans les discussions estiment que le texte est « assez complet pour mettre fin à la guerre », tout en reconnaissant que plusieurs formulations restent à finaliser.

À ce stade, aucun accord définitif n’a encore été signé. Les prochains jours diront si cette séquence diplomatique débouche sur un compromis durable ou sur une nouvelle phase d’incertitude régionale.

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L’Iran avance à Ormuz. Trump menace. Xi observe.

17. Mai 2026 um 09:03

Il y avait eu la poignée de main, le banquet au Palais du Peuple, les formules sur une relation « meilleure que jamais ». Deux jours après avoir quitté Pékin, Donald Trump était de retour à ses fondamentaux : menacer l’Iran de frappes « à un niveau bien supérieur » si Téhéran ne signe pas rapidement un accord. Pendant ce temps, la République islamique, elle, ne menaçait plus seulement de fermer le détroit d’Ormuz — elle annonçait vouloir l’administrer.

La séquence dit quelque chose sur la nature réelle du sommet Trump-Xi.

Ormuz comme levier diplomatique

Ce n’est pas une annonce ex nihilo. Depuis début avril, selon Lloyd’s List, des péages sont perçus de facto sur une route approuvée par les Gardiens de la Révolution, dans ce que les spécialistes du transport maritime ont surnommé le « péage de Téhéran ». Ce que l’Iran annonce désormais, c’est la formalisation officielle de ce contrôle.

Le parlementaire Ebrahim Azizi a décrit à Reuters un « mécanisme professionnel » de gestion du trafic, avec une route désignée réservée aux navires commerciaux et aux partenaires de Téhéran. Les autres — notamment les opérateurs du dispositif militaire américain « Project Freedom » — en seraient exclus. Le premier vice-président Mohammad Reza Aref a précisé qu’aucun équipement militaire « ennemi » ne serait autorisé à transiter. Son collègue Ali Nikzad, vice-président du Parlement, a ajouté que le régime juridique envisagé tiendrait compte à la fois des conditions de Téhéran, du droit international et des droits des pays voisins — une formulation qui en dit long sur les ambitions de Téhéran dans ce bras de fer.

L’Iran, rapporte Al Jazeera, affirme d’ores et déjà que des pays européens ont entamé des négociations avec la marine des Gardiens de la Révolution pour obtenir des autorisations de passage — après que des navires chinois, japonais et pakistanais auraient déjà transité avec l’accord de Téhéran.

Ce que Pékin a — et n’a pas — donné

Trump était arrivé en Chine avec des attentes démesurées, qu’il avait lui-même largement alimentées. Il en est reparti avec une commande de 200 Boeing — bien loin des 500 qu’il avait annoncés — et des engagements de principe sur l’Iran. Les actions du constructeur américain ont chuté de 4 % à Wall Street dès l’annonce, signe que les marchés avaient eux aussi fait le calcul.

Sur le dossier iranien, Xi Jinping s’est engagé, selon Trump, à ne pas fournir de matériel militaire à Téhéran, et a indiqué qu’il serait « ravi d’aider » si possible sur Ormuz. Pékin a publié, en marge du sommet, un communiqué réclamant un cessez-le-feu complet au Moyen-Orient et la réouverture du détroit « dès que possible ». Des déclarations de principe, pas des engagements opérationnels.

Car la position chinoise obéit à sa propre logique. Pékin absorbe plus de 80 % des exportations pétrolières iraniennes. Elle a refusé d’appliquer les sanctions américaines contre ses raffineries traitant du brut iranien, et a même menacé de contre-mesures les entreprises qui s’y conformeraient. Comme l’analyse Al Jazeera, Washington comprend qu’il pourrait avoir besoin de l’aide de Pékin pour pousser l’Iran à négocier — mais sait aussi que solliciter directement cette aide reviendrait à donner à la Chine l’avantage dans la relation bilatérale. Une équation insoluble, pour l’instant.

Le retour des menaces

La rhétorique de Trump n’a, à vrai dire, jamais vraiment cessé. Avant même de décoller pour Pékin, il avait fixé à l’Iran un ultimatum de 48 heures, publié sur Truth Social des avertissements de frappes « à un niveau bien supérieur », et évoqué, devant les caméras au Lincoln Memorial, une « grande lueur sortant de l’Iran » — commentaire largement interprété comme une allusion nucléaire. Le sommet avec Xi avait, le temps de quelques jours, relégué ces sorties au second plan. Le retour de Washington a suffi à les remettre en première page.

Ce va-et-vient entre la diplomatie du spectacle et la pression maximale résume assez bien la méthode Trump — et ses limites. Si Pékin avait réellement offert un levier décisif sur Téhéran, le président américain n’aurait peut-être pas eu besoin d’en revenir aussi vite aux ultimatums.

Une accalmie encadrée

Euronews résumait la semaine en une formule sèche : « les résultats décevants du sommet ramènent Trump à la réalité ». La RTS parlait d’un sommet « sans accrocs apparents, mais avec de fortes divergences ». Reuters évoquait une stabilité retrouvée, sans percée.

Le sommet de Pékin a existé, et il n’est pas rien. Il a réduit la température entre les deux superpuissances à un moment où elle aurait pu monter. Xi a accepté de recevoir Trump en grande pompe, a promis une visite aux États-Unis à l’automne, a posé des mots raisonnables sur l’Iran et Ormuz. Mais il n’a pas bougé d’un centimètre sur les lignes qui comptent.

Trump a trouvé à Pékin ce dont il avait besoin pour les caméras. Pas encore ce dont il a besoin pour la suite.

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Iran : Trump pris au piège de sa propre diplomatie

Onze semaines de crise. Des ultimatums en cascade. Des menaces sur les réseaux sociaux. Et pourtant, Téhéran ne plie pas. La stratégie de pression maximale de Donald Trump face à l’Iran commence à montrer ses failles — et le sommet de Pékin n’a que partiellement changé la donne.

De retour de Chine, Trump a triomphé : il aurait obtenu de Xi Jinping des convergences sur l’Iran, l’énergie, le commerce. Pékin, de son côté, a raconté un tout autre sommet — centré sur Taïwan et la stabilité stratégique. Pas un mot sur une quelconque coordination active contre Téhéran. La Chine — premier client énergétique de la République islamique — n’a aucune raison d’offrir cette image à Washington. Et elle ne l’a pas offerte.

L’Iran ne peut pas se permettre de céder

Même affaibli militairement par les frappes américaines et israéliennes, le régime iranien ne peut pas signer un accord qui ressemblerait à une capitulation. Ce serait suicidaire politiquement : devant l’opinion iranienne, devant les alliés régionaux, devant l’histoire. La diplomatie du bras de fer fonctionne quand l’adversaire cherche une sortie rapide. Elle se retourne contre elle-même quand elle coince l’autre dans une logique d’honneur et de survie.

Sur Ormuz, Trump a obtenu de Xi que les deux puissances s’accordent sur la nécessité de maintenir le détroit ouvert. Mais cet accord reste de façade : Pékin n’a pas signalé vouloir peser directement sur Téhéran, et l’Iran n’a rien signé. Le passage stratégique — par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial — reste une carte que Téhéran peut toujours jouer. Il n’a pas besoin de gagner. Il lui suffit de tenir.

Lire aussi: Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan

Quand la pression rend la négociation impossible

Menaces, insultes, appels à la négociation, nouvelles menaces — le registre erratique de Trump produit un effet pervers : plus l’affrontement est dramatisé publiquement, plus il devient impossible pour Téhéran d’accepter un compromis sans passer pour vaincu.

Washington veut contraindre l’Iran à négocier. Mais la façon dont il le contraint rend la négociation plus difficile. C’est le paradoxe central de cette impasse.

Un dilemme sans bonne sortie

L’Iran n’est pas un partenaire commercial récalcitrant qu’on ramène à la table avec des tarifs douaniers. C’est un régime qui a survécu quarante ans de sanctions, de guerres et d’isolement, et qui sait que sa capacité à perturber les marchés énergétiques vaut une armée de diplomates.

Durcir le ton risque d’aggraver l’impasse ; assouplir sa position exige d’accepter un compromis bien loin de la « victoire totale » promise. Dans les deux cas, l’Iran aura forcé la diplomatie américaine à sortir du spectacle de la force pour affronter la complexité du réel.

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Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan

14. Mai 2026 um 10:16

La Maison Blanche a présenté positivement la première journée de discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, évoquant des échanges « bons » entre les deux dirigeants. Mais derrière cette tonalité apaisée, plusieurs dossiers hautement sensibles se sont imposés : l’Iran, le détroit d’Ormuz, Taïwan, le commerce et le fentanyl.

Selon CNN, qui cite un responsable de la Maison Blanche, l’Iran a occupé une place importante dans les discussions. La question est d’autant plus stratégique que la Chine entretient des liens étroits avec Téhéran et demeure l’un des principaux acheteurs de pétrole iranien.

Donald Trump devait notamment pousser Xi Jinping à user de son influence sur l’Iran pour éviter toute escalade autour du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Ormuz, point d’équilibre énergétique

D’après le responsable américain cité par CNN, les deux parties ont convenu que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert afin de garantir la libre circulation de l’énergie.

Xi Jinping aurait également exprimé l’opposition de la Chine à la militarisation du détroit, ainsi qu’à toute tentative d’imposer un péage pour son usage. Le dirigeant chinois aurait aussi fait part de son intérêt pour l’achat de davantage de pétrole américain, afin de réduire à terme la dépendance de la Chine vis-à-vis de ce passage stratégique.

Mais la Maison Blanche n’a pas indiqué si Pékin avait accepté de jouer un rôle plus large pour contribuer à mettre fin au conflit ou peser plus directement sur Téhéran. C’est l’un des points les plus sensibles de cette séquence diplomatique : Washington cherche l’appui chinois, mais Pékin semble vouloir préserver sa marge de manœuvre.

Taïwan, la ligne rouge chinoise

Au-delà de l’Iran, Xi Jinping a salué ce qu’il a présenté comme une nouvelle phase des relations sino-américaines, fondée sur des liens plus stables et une concurrence mieux encadrée.

Mais le dirigeant chinois a également rappelé à Donald Trump que Taïwan demeure, pour Pékin, « la question la plus importante » dans la relation entre la Chine et les États-Unis. Il aurait averti qu’une mauvaise gestion de ce dossier pourrait créer une situation « très dangereuse ».

Signe de la sensibilité du sujet, Donald Trump n’a toutefois pas répondu aux journalistes qui lui demandaient si Taïwan avait été abordé pendant la rencontre. Selon des images captées par CNN, le président américain a été interrogé à deux reprises sur ce point alors qu’il posait avec Xi Jinping lors de leur visite du Temple du Ciel.

Une rivalité encadrée, mais toujours explosive

Les discussions ont également porté sur la coopération économique, alors que les détails d’éventuels accords commerciaux restent attendus. Le fentanyl a aussi été évoqué, selon la Maison Blanche.

L’ensemble dessine une rencontre à double lecture. D’un côté, Washington et Pékin cherchent à afficher une stabilisation de leur relation, après des années de tensions commerciales, technologiques et stratégiques. De l’autre, les dossiers les plus inflammables restent ouverts : l’Iran, l’énergie, Taïwan et la compétition économique mondiale.

Xi Jinping a aussi rencontré des dirigeants d’entreprises américaines ayant accompagné Donald Trump en Chine. Selon CNN, le président américain a déclaré à son homologue chinois que ces patrons, parmi lesquels Tim Cook et Elon Musk, étaient venus « rendre hommage » et développer leurs affaires.

Une séquence qui rappelle que, malgré les tensions géopolitiques, la relation sino-américaine reste profondément structurée par les intérêts économiques des deux puissances.

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Blocage d’Ormuz : Les pays du Golfe contournent l’asphyxie commerciale

06. Mai 2026 um 10:55

Face à la paralysie du détroit d’Ormuz, passage clé du commerce énergétique mondial, les États du Golfe ont accéléré la mise en place de routes alternatives pour maintenir leurs échanges. Cette adaptation intervient dans un contexte de tensions régionales majeures qui perturbent fortement le trafic maritime.

Des routes de substitution terrestres et maritimes

Privés d’un axe qui assure habituellement une part essentielle du transport de pétrole mondial, plusieurs pays du Golfe ont réorganisé leurs circuits logistiques. Des ports situés en dehors du détroit, notamment en mer d’Oman, servent désormais de points de transit. Les marchandises y sont acheminées par voie maritime, puis transférées vers leur destination finale par camion ou via des réseaux terrestres.

Certains États ont également activé ou renforcé des pipelines permettant d’exporter le pétrole sans passer par Ormuz, réduisant ainsi leur dépendance à ce goulet d’étranglement stratégique.

Des alternatives encore limitées

Malgré ces ajustements, les solutions de contournement restent insuffisantes face à l’importance du détroit, qui concentre une part considérable des flux énergétiques mondiaux.

Les infrastructures alternatives ne permettent pas d’absorber totalement les volumes habituellement transportés par voie maritime. Résultat : ralentissements logistiques, hausse des coûts et tensions accrues sur les marchés internationaux.

Un choc global en perspective

La crise autour du golfe Persique illustre la dépendance critique de l’économie mondiale à cette route maritime. En temps normal, une part significative du pétrole mondial y transite, ce qui rend toute perturbation particulièrement sensible pour les marchés énergétiques et le commerce international.

Dans ce contexte, même si des alternatives existent, elles restent des solutions d’appoint face à un blocage prolongé, avec des répercussions déjà ressenties sur les prix et les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

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Détroit d’Ormuz : L’Iran menace Washington, Trump lance une opération militaire d’escorte

04. Mai 2026 um 10:38

La tension monte d’un cran dans le Golfe. L’Iran a averti qu’il pourrait attaquer les forces des États-Unis si elles s’approchent du détroit d’Ormuz. En parallèle, Donald Trump a annoncé le lancement, dès ce lundi matin, d’une opération d’escorte navale pour sécuriser les navires bloqués dans cette zone clé.

Washington lance “Project Freedom”

Le président américain a confirmé que la marine américaine entamera une mission baptisée « Project Freedom » visant à accompagner des navires marchands coincés depuis plusieurs semaines dans le détroit. Présentée comme une initiative « humanitaire », cette opération doit débuter lundi matin, heure locale.

Des centaines de navires sont actuellement immobilisés dans cette voie maritime essentielle au commerce mondial, notamment pour le transport du pétrole.

Téhéran hausse le ton

Face à cette annonce, l’Iran a réagi fermement. Les autorités militaires iraniennes ont averti que toute présence étrangère non coordonnée, en particulier américaine, serait considérée comme une provocation et pourrait entraîner des frappes directes.

Téhéran estime également que cette initiative constituerait une violation du cessez-le-feu en vigueur et du contrôle exercé sur la zone maritime.

Un point névralgique sous haute tension

Le détroit d’Ormuz est l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde : environ un cinquième du pétrole mondial y transite. La situation actuelle, marquée par des blocages et des opérations militaires, fait déjà grimper les prix de l’énergie et inquiète la communauté internationale.

Malgré un cessez-le-feu annoncé début avril, les négociations entre Washington et Téhéran restent fragiles. Entre initiatives militaires et discussions diplomatiques jugées « positives » par Donald Trump, la situation demeure extrêmement volatile, avec un risque réel d’escalade dans les heures à venir.

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Iran–États-Unis : Vaincu sur le terrain, victorieux dans le détroit

02. Mai 2026 um 13:26

Deux mois après le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le constat militaire semble clair. Téhéran a subi des frappes lourdes, perdu plusieurs figures de son appareil de pouvoir et vu une partie de ses capacités dégradée. Sur le papier, l’Iran est affaibli.

Mais ce conflit révèle un paradoxe plus profond. Car l’Iran n’a peut-être pas gagné sur le terrain, mais il a démontré qu’il pouvait imposer un coût mondial à ses adversaires, en transformant le détroit d’Ormuz en levier stratégique.

Avant la guerre, près de 3 000 navires transitaient chaque mois par ce passage vital, par lequel circule environ un cinquième du pétrole mondial. Depuis le début des tensions, le trafic a été fortement perturbé, provoquant une hausse des prix du brut et un retour de l’essence au-dessus de 4 dollars le gallon aux États-Unis.

Pour Donald Trump, la situation devient politiquement délicate. Sa popularité est tombée à 34 % selon Reuters/Ipsos, et 61 % des Américains jugent l’intervention contre l’Iran comme une erreur. Une guerre annoncée comme rapide s’installe dans la durée.

L’arme du détroit

Le véritable levier de Téhéran est désormais économique. En perturbant le trafic maritime, l’Iran a montré qu’il pouvait affecter directement l’économie mondiale, même en position de faiblesse.

Comme le résume un expert du Center for Strategic and International Studies, Jon Alterman, « l’Iran a compris qu’il pouvait fermer le détroit à volonté — une capacité qui le rend, paradoxalement, plus fort qu’avant la guerre ».

Washington tente de reprendre l’initiative. Les États-Unis menacent de sanctions les compagnies qui paieraient des frais à l’Iran pour transiter, tout en étudiant plusieurs options : prolonger le blocus naval, mener des frappes limitées pour rouvrir le détroit, ou chercher une sortie politique.

Mais aucune solution ne s’impose. La dernière proposition iranienne a été rejetée par Donald Trump, tandis que Téhéran affirme se préparer à une reprise des hostilités.

Une impasse stratégique

Le conflit déborde désormais sur les alliances. Washington a annoncé le retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne dans les prochains mois, sur fond de tensions avec Berlin après les critiques du chancelier Friedrich Merz.

Sur le fond, les objectifs américains restent incomplets : la question nucléaire demeure ouverte et les réseaux régionaux de l’Iran ne sont pas neutralisés.

Téhéran, lui, joue la durée. En maintenant la pression sur le détroit, il mise sur l’usure politique américaine, à l’approche des élections de mi-mandat.

Face à l’étranglement économique, Téhéran cherche aussi une issue par le nord. Le 27 avril, Poutine recevait le chef de la diplomatie iranienne à Saint-Pétersbourg, promettant de faire « tout » pour aider l’Iran. Mais la Russie ne peut pas remplacer Ormuz : près de 90 % du commerce extérieur iranien transite par le Golfe, et le corridor terrestre nord-sud censé relier les deux pays reste inachevé jusqu’en 2027 au moins. Moscou peut amortir le choc — pas le résorber.

Le scénario qui se dessine est celui d’un conflit gelé : ni victoire claire, ni paix réelle, mais une tension durable aux conséquences économiques mondiales.

L’Iran n’a pas gagné la guerre au sens militaire. Mais il a démontré qu’il pouvait la rendre longue, coûteuse et instable. Et parfois, dans les conflits modernes, cela suffit.

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Face au blocus d’Ormuz, l’Iran cherche une issue russe

29. April 2026 um 09:21

Alors que le détroit d’Ormuz reste quasi-paralysé, Téhéran se tourne vers Moscou. Mais la Russie peut-elle réellement compenser l’effondrement du commerce maritime iranien ? La réponse se situe entre solidarité politique, calcul stratégique et limites logistiques.

Le 27 avril 2026, à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine recevait Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne. Le président russe a assuré que Moscou ferait « tout » pour aider l’Iran à traverser cette période de turbulences. En retour, Araghchi a salué un allié aux positions « fermes et inébranlables ». Une scène très politique, mais dont la portée économique reste à mesurer.

Un partenariat renforcé par les sanctions

La relation économique russo-iranienne s’est consolidée au fil des sanctions occidentales. Après le retrait américain de l’accord nucléaire iranien en 2018, puis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, les deux pays se sont retrouvés dans une situation comparable : exclus d’une partie du système financier occidental, ils ont développé des mécanismes de paiement alternatifs et des routes commerciales non occidentales.

Les échanges bilatéraux ont atteint 4,8 milliards de dollars en 2024, en hausse d’environ 14 à 16%, principalement grâce aux exportations russes de céréales, métaux, machines et biens industriels. Plus de 96% des règlements se feraient désormais en monnaies nationales, rouble et rial, sans passer par le dollar.

Mais ces chiffres restent modestes au regard des besoins iraniens. La Russie et l’Iran produisent aussi des biens souvent similaires, ce qui limite naturellement leur complémentarité économique.

L’INSTC, une alternative encore incomplète

L’espoir iranien repose en partie sur le Corridor de transport international Nord-Sud, l’INSTC, qui relie la Russie à l’Iran par la mer Caspienne, les voies ferrées et les routes, avant de se prolonger vers l’Inde et l’Asie du Sud.

Cette route passe notamment par Astrakhan et Makhachkala côté russe, puis par Bandar Anzali côté iranien. En théorie, elle permettrait de contourner les routes maritimes contrôlées par les puissances occidentales. En pratique, elle reste freinée par un maillon manquant : la liaison ferroviaire Rasht-Astara, dans le nord de l’Iran.

Ce tronçon, crucial pour relier pleinement le réseau iranien à l’Azerbaïdjan puis à la Russie, n’est toujours pas achevé malgré un accord de financement signé avec Moscou en 2023. Sa mise en service complète n’est pas attendue avant 2027. Autrement dit, le corridor devient urgent au moment même où il n’est pas encore prêt.

Moscou peut aider, mais pas remplacer Ormuz

Pour la Russie, soutenir l’Iran répond à plusieurs intérêts. Un Golfe sous tension maintient les prix du pétrole à un niveau élevé, ce qui sert l’économie russe. L’INSTC renforce aussi le rôle de Moscou comme pivot du commerce eurasiatique non occidental. Enfin, préserver un allié régional anti-occidental reste un objectif stratégique.

Mais cette convergence a ses limites. La Russie fait elle-même face à des tensions économiques et à une guerre prolongée en Ukraine. Elle peut offrir un soutien diplomatique, des céréales, des routes commerciales alternatives et une coopération à long terme. Elle ne peut pas se substituer au commerce maritime iranien.

Le problème central reste là : près de 90% du commerce extérieur iranien transite par le Golfe. Remplacer ces flux par des corridors terrestres et ferroviaires prendrait des années, coûterait plus cher et ne réglerait pas la question majeure des exportations pétrolières, cœur de l’économie iranienne.

C’est pourquoi Téhéran continue, en parallèle, de chercher une issue diplomatique : médiation pakistanaise, contacts avec Oman, et proposition transmise à Washington autour d’une réouverture du détroit d’Ormuz contre un cessez-le-feu.

La Russie apparaît donc moins comme une bouée de sauvetage que comme un partenaire de circonstance. Moscou peut amortir le choc, accompagner diplomatiquement l’Iran et préparer une relation économique plus structurante à long terme. Mais elle ne peut ni rouvrir Ormuz, ni remplacer la puissance du commerce maritime iranien.

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Guerre au Moyen-Orient : L’Iran veut confier le détroit d’Ormuz à son armée

27. April 2026 um 15:33

En pleine escalade régionale, le Parlement iranien examine un projet de loi visant à confier la gestion du détroit d’Ormuz aux forces armées. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions accrues autour de ce point névralgique du commerce mondial. Le texte pourrait renforcer le contrôle militaire iranien sur l’un des axes maritimes les plus sensibles de la planète.

Un projet de loi pour militariser la gestion du détroit

Selon des responsables iraniens, le projet de loi actuellement à l’étude prévoit que les forces armées deviennent l’autorité principale chargée de superviser le détroit d’Ormuz.

Le chef de la commission de la sécurité nationale du Parlement a indiqué que cette mesure vise à formaliser un contrôle déjà exercé sur le terrain, notamment dans un contexte de confrontation avec les puissances occidentales.

Le texte inclut également des dispositions permettant de restreindre le passage de navires jugés « hostiles » et d’imposer certaines règles financières liées au transit maritime.

Un enjeu stratégique mondial

Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage vital pour le commerce énergétique mondial, par lequel transite une part majeure du pétrole exporté. Sa sécurisation – ou son blocage – a des répercussions immédiates sur les marchés internationaux.

Depuis le début du conflit en 2026, l’Iran cherche à renforcer son emprise sur cette voie maritime stratégique, allant jusqu’à perturber ou limiter le trafic de navires étrangers.

Cette initiative législative s’inscrit dans un climat de confrontation directe entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés. Des incidents récents en mer, ainsi que des propositions diplomatiques autour de la réouverture du détroit, illustrent l’importance de ce levier stratégique dans les négociations en cours.

Le contrôle du détroit d’Ormuz apparaît ainsi comme un enjeu central du rapport de force régional, mêlant considérations militaires, économiques et géopolitiques.

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Détroit d’Ormuz sous tension : Blocus, mines et bras de fer économique entre Washington et Téhéran

23. April 2026 um 14:41

Malgré la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump, la crise persiste au Moyen-Orient. Au 55e jour du conflit impliquant Israël et les États-Unis face à l’Iran, le détroit d’Ormuz est devenu l’épicentre des tensions. Blocage maritime, saisies de navires et blocus économique redessinent les rapports de force.

Un cessez-le-feu fragile, un conflit déplacé en mer

Si les affrontements directs ont marqué le pas, la confrontation s’est déplacée vers un terrain stratégique : les voies maritimes. Le détroit d’Ormuz, passage clé pour près d’un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz, est aujourd’hui au cœur d’un bras de fer militaire et économique.

Les Gardiens de la révolution contrôlent étroitement le passage dans le détroit, allant jusqu’à empêcher la circulation et saisir deux navires. À la sortie, les forces américaines imposent des restrictions, contraignant certains bâtiments liés à l’Iran à rebrousser chemin.

Des données issues de MarineTraffic montrent une chute notable du trafic entre le 18 et le 20 avril dans le golfe Persique et le golfe d’Oman, confirmant une désorganisation majeure des flux maritimes.

Selon une évaluation du Pentagone, le déminage complet du détroit — où des mines auraient été déployées — pourrait prendre jusqu’à six mois, prolongeant durablement les perturbations.

Un blocus américain aux effets incertains

Face au verrouillage du détroit par Téhéran, Washington a instauré, dès le 13 avril, un blocus des ports iraniens pour forcer des concessions. Cette stratégie vise à affaiblir les capacités économiques de la République islamique, notamment sa production pétrolière.

Mais selon plusieurs analystes, un effondrement rapide de l’économie iranienne reste peu probable. Saeed Laylaz, professeur à l’université Shahid Beheshti de Téhéran, estime que les effets du blocus pourraient devenir significatifs après deux à trois mois, tout en avertissant que les pays du sud du Golfe pourraient subir des impacts encore plus lourds.

La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz entraîne déjà une hausse marquée des prix du pétrole et du gaz, comme l’a souligné le Washington Post. Cette situation pèse sur l’économie mondiale, en particulier dans un contexte de dépendance accrue aux flux énergétiques transitant par cette zone.

Entre pression militaire, blocus économique et guerre d’influence, le détroit d’Ormuz s’impose comme un point de bascule du conflit. Malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur, les dynamiques actuelles laissent entrevoir une crise prolongée, aux conséquences régionales et globales majeures.

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L’Iran referme le détroit d’Ormuz en réaction au blocus américain

18. April 2026 um 11:18

L’Iran a annoncé, samedi, avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz, revenant sur sa décision de la veille de le rouvrir partiellement. Téhéran justifie ce revirement par la poursuite du blocus américain visant ses ports. Cette escalade intervient dans un contexte de tensions régionales et de trêves fragiles.

Téhéran durcit sa position

Dans un communiqué relayé par la télévision d’État, le commandement des forces armées iraniennes Khatam Al-Anbiya affirme avoir rétabli un « contrôle strict » sur le détroit, point névralgique du commerce mondial des hydrocarbures. Les autorités iraniennes accusent les États-Unis de ne pas avoir respecté leurs engagements, dénonçant des « actes de piraterie » sous couvert du blocus maritime.

La veille, l’Iran avait pourtant autorisé, selon ses déclarations, un passage limité de pétroliers et de navires commerciaux « de bonne foi », avant de revenir sur cette mesure moins de 24 heures plus tard.

Washington maintient la pression

Le président Donald Trump a réaffirmé que le blocus des ports iraniens resterait en vigueur tant qu’aucun accord de paix ne serait conclu avec Téhéran. Il a également évoqué la possibilité de ne pas prolonger le cessez-le-feu en cours au-delà de son échéance.

Ce maintien de la pression américaine alimente le bras de fer entre les deux puissances, avec des répercussions directes sur la sécurité maritime dans la région.

Parallèlement, l’Iran a annoncé la réouverture partielle de son espace aérien à l’est du pays, permettant la reprise de certains vols internationaux. Des données de suivi aérien confirment qu’au moins un appareil commercial a survolé le territoire iranien après cette décision.

Sur le plan diplomatique, des initiatives se poursuivent : des responsables pakistanais ont achevé une série de visites pour favoriser une désescalade, avec la perspective de nouveaux pourparlers entre Washington et Téhéran.

Une trêve fragile au Liban

Dans le même temps, un cessez-le-feu de dix jours est entré en vigueur entre le Liban et Israël. Le président Joseph Aoun a indiqué travailler à un accord durable, qualifiant cette trêve de « phase de transition » vers un règlement plus stable.

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L’Iran annonce l’ouverture du détroit d’Ormuz

17. April 2026 um 14:20

L’Iran a annoncé, vendredi 17 avril 2026, l’ouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale, dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions. Une décision qui intervient alors que la zone constitue un point névralgique du commerce énergétique mondial.

Selon les autorités iraniennes, cette ouverture s’inscrit dans le cadre du cessez-le-feu en cours. Téhéran affirme que le passage des navires est désormais autorisé, mais sous strict encadrement. Les bâtiments devront notamment emprunter des couloirs maritimes définis et coordonner leurs déplacements avec les autorités iraniennes.

Le passage des navires est désormais autorisé

Cette annonce intervient après plusieurs jours de perturbations majeures dans le détroit, où le trafic maritime avait été fortement ralenti, voire bloqué, sur fond d’escalade militaire et de tensions avec les États-Unis. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un tiers du pétrole mondial transporté par voie maritime, reste ainsi un levier stratégique de premier plan.

Lire aussi : Ormuz : L’UE privilégie la diplomatie face à la pression de Trump

Malgré ce signal d’apaisement, la situation demeure fragile. L’ouverture annoncée apparaît temporaire et dépendante de l’évolution du contexte sécuritaire. Les risques pour la navigation commerciale persistent, notamment en raison de la militarisation accrue de la zone.

Hausse des prix du pétrole ?

Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette évolution est scrutée de près par les marchés énergétiques. Toute perturbation durable dans le détroit d’Ormuz est susceptible d’entraîner une hausse des prix du pétrole, avec des répercussions à l’échelle mondiale, y compris pour des pays importateurs comme la Tunisie.

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Iran–États-Unis : Trêve de deux semaines et réouverture du détroit d’Ormuz

08. April 2026 um 10:15

Un spectaculaire apaisement diplomatique s’est dessiné mardi soir au Moyen-Orient. À moins de deux heures de l’ultimatum fixé par Donald Trump, Washington et Téhéran ont convenu d’un cessez-le-feu provisoire de deux semaines, conditionné à la réouverture immédiate et sécurisée du détroit d’Ormuz.

Cette désescalade, obtenue sous médiation pakistanaise, ouvre une fenêtre de négociation cruciale pour éviter une nouvelle escalade militaire régionale.

Une trêve arrachée avant l’ultimatum

L’annonce est intervenue in extremis, alors que les États-Unis menaçaient de frapper massivement les infrastructures iraniennes en cas de maintien du blocus maritime.

Dans un message publié sur son réseau social, Donald Trump a confirmé la suspension des frappes prévues pour une durée de deux semaines, à condition que l’Iran garantisse un passage « complet, immédiat et sûr » dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite près d’un cinquième du pétrole mondial.

De son côté, Téhéran a accepté cette pause temporaire, tout en précisant qu’elle ne signifie pas la fin de la guerre, mais plutôt un cadre limité destiné à favoriser les discussions politiques.

Ormuz, clé du compromis

Le cœur de l’accord repose sur la reprise du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, resté fortement perturbé ces derniers jours.

Les autorités iraniennes ont indiqué que le transit sécurisé des navires sera possible pendant les deux prochaines semaines, sous coordination avec leurs forces armées.

Cette décision devrait permettre de désengorger les centaines de pétroliers et navires commerciaux immobilisés dans le Golfe, tout en soulageant immédiatement les marchés énergétiques mondiaux. Les premières réactions ont d’ailleurs été marquées par une nette baisse des cours du pétrole et un rebond des places boursières.

Des négociations décisives attendues à Islamabad

La trêve doit désormais servir de rampe de lancement à des pourparlers directs prévus vendredi à Islamabad, sous l’égide du Pakistan.

Selon les autorités iraniennes, ces discussions doivent permettre de transformer la pause militaire en accord politique plus durable, autour d’un projet en dix points portant notamment sur la sécurité régionale et la libre circulation énergétique.

Malgré cette embellie, plusieurs observateurs estiment que le cessez-le-feu reste extrêmement fragile, la moindre violation sur le terrain pouvant raviver les tensions.

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Détroit d’Ormuz : Paris, Londres et quatre alliés prêts à contribuer face aux menaces iraniennes

19. März 2026 um 17:47

La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont exprimé, jeudi 19 mars 2026, leur inquiétude face à la montée des tensions dans le Golfe. Dans un communiqué conjoint, ces six pays ont condamné les attaques visant des infrastructures énergétiques et des navires commerciaux, attribuées à l’Iran, appelant à « un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles », notamment pétrolières et gazières.

Ils se disent également « prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz », axe stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, soit environ 20 millions de barils par jour.

Un contexte plus large que les seules attaques iraniennes

Si l’Iran est directement mis en cause dans ce communiqué, la situation régionale apparaît plus complexe. Des attaques ont également visé des raffineries au Koweït ainsi que le port saoudien de Yanbu, sur la mer Rouge — un itinéraire alternatif clé pour les exportations pétrolières — dans un contexte marqué aussi par des frappes israéliennes.

Réduire la crise aux seules actions de Téhéran reviendrait donc à en simplifier excessivement les dynamiques.

Les tensions ont déjà eu un impact immédiat sur les marchés : le prix du Brent a franchi le seuil des 100 dollars le baril, traduisant la sensibilité extrême des marchés à toute menace sur Ormuz.

Une inflexion diplomatique, mais une position encore prudente

Le communiqué du 19 mars marque une évolution notable des positions exprimées quelques jours plus tôt. Le Royaume-Uni et l’Allemagne avaient encore écarté l’hypothèse d’une mission de l’OTAN, tandis que le Japon excluait tout déploiement militaire dans la zone.

Cette inflexion reste toutefois mesurée. La formule « prêts à contribuer » traduit avant tout une disponibilité politique, sans engagement opérationnel immédiat. Aucune mission navale commune ni calendrier n’ont été annoncés, signe d’une volonté de contenir l’escalade tout en réaffirmant le principe de liberté de navigation.

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Ormuz : L’UE privilégie la diplomatie face à la pression de Trump

17. März 2026 um 12:09

L’Union européenne privilégie une solution diplomatique pour maintenir ouvert le détroit d’Ormuz, alors que le président américain Donald Trump intensifie la pression sur ses alliés pour sécuriser militairement la zone.

Interrogée par Reuters, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a affirmé que « personne n’est prêt à mettre ses populations en danger », appelant à éviter toute escalade.

Trump met la pression sur ses alliés

Donald Trump a récemment exhorté plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni, à envoyer des navires pour sécuriser le détroit stratégique.

Il a même évalué la réponse d’Emmanuel Macron à « 8 sur 10 », la jugeant « pas parfaite » mais espérant davantage d’engagement.

Le président américain insiste sur une implication rapide de ses partenaires, estimant qu’ils doivent contribuer davantage à la sécurité de cette route maritime clé.

L’Europe refuse l’option militaire

Face à cette pression, Bruxelles maintient une ligne prudente.
Kaja Kallas insiste sur la nécessité de garder le détroit ouvert par des moyens diplomatiques afin d’éviter une crise plus large.

L’Allemagne a, de son côté, exprimé des réserves plus marquées. Berlin exclut toute participation militaire et s’interroge sur la demande américaine, estimant que la puissance déjà déployée par la marine américaine dans la région rend limitée la contribution de quelques navires européens.

L’Union européenne redoute qu’une escalade militaire n’entraîne des répercussions majeures, notamment sur l’énergie, l’alimentation et les engrais.

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