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Huile d’olive 2025-2026 : Forte hausse des exportations tunisiennes, mais un modèle sous pression

Derrière les performances affichées, le secteur tunisien de l’huile d’olive révèle une réalité plus ambivalente. Entre croissance rapide des exportations, pression sur les prix et dépendance persistante à l’Europe, le modèle montre ses limites.

Une progression spectaculaire… portée par les volumes

La campagne 2025-2026 démarre sur un rythme soutenu.
Selon les chiffres relayés par l’agence TAP, la Tunisie a exporté, au cours des quatre premiers mois, 184 300 tonnes d’huile d’olive, pour des recettes de 2,26 milliards de dinars.

Surtout, la progression est nette : +49,6% en volume et +33,8% en valeur par rapport à la même période de la campagne précédente.

Ces chiffres confirment la place centrale du secteur dans les exportations agricoles tunisiennes et sa capacité à répondre à une demande internationale soutenue.

Plus de ventes… mais à des prix en recul

Cette dynamique cache toutefois une évolution moins favorable : le prix moyen à l’export recule d’environ 4%, autour de 12 dinars le kilogramme.

Autrement dit, la Tunisie vend davantage… mais moins cher.

Cette situation reflète une tension classique des marchés agricoles : une hausse rapide des volumes exerce une pression à la baisse sur les prix, réduisant la valeur captée par les producteurs.

Elle met aussi en lumière une fragilité structurelle : la majorité des exportations continue de se faire en vrac, avec seulement 15,5% des volumes conditionnés.

Une dépendance européenne qui limite la marge de manœuvre

À cette pression économique s’ajoute une contrainte commerciale majeure.
L’Union européenne absorbe à elle seule plus de 57% des exportations tunisiennes, avec l’Espagne et l’Italie comme principaux débouchés.

Mais ce marché reste encadré. Bruxelles a récemment refusé d’augmenter les quotas d’importation d’huile d’olive tunisienne sans droits de douane, maintenus autour de 56 700 tonnes, sous l’influence notamment des producteurs italiens.

Cette décision illustre un rapport de force défavorable : la Tunisie dépend d’un marché dont elle ne maîtrise ni les règles ni les limites.

Lire aussi:  Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Entre leadership et fragilité structurelle

Paradoxalement, cette situation intervient alors que la Tunisie s’impose comme premier producteur mondial d’huile d’olive biologique, confirmant une montée en gamme reconnue à l’international.

Mais ce leadership qualitatif ne suffit pas à compenser les déséquilibres du modèle.

Car au-delà des performances, une réalité s’impose : la Tunisie exporte plus, mais dans un système qui capte une partie de sa valeur et limite son accès aux marchés.

Entre dépendance au vrac, pression sur les prix et contraintes européennes, le secteur oscille ainsi entre puissance agricole affirmée et fragilité économique persistante.

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Ormuz : L’UE privilégie la diplomatie face à la pression de Trump

17. März 2026 um 12:09

L’Union européenne privilégie une solution diplomatique pour maintenir ouvert le détroit d’Ormuz, alors que le président américain Donald Trump intensifie la pression sur ses alliés pour sécuriser militairement la zone.

Interrogée par Reuters, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a affirmé que « personne n’est prêt à mettre ses populations en danger », appelant à éviter toute escalade.

Trump met la pression sur ses alliés

Donald Trump a récemment exhorté plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni, à envoyer des navires pour sécuriser le détroit stratégique.

Il a même évalué la réponse d’Emmanuel Macron à « 8 sur 10 », la jugeant « pas parfaite » mais espérant davantage d’engagement.

Le président américain insiste sur une implication rapide de ses partenaires, estimant qu’ils doivent contribuer davantage à la sécurité de cette route maritime clé.

L’Europe refuse l’option militaire

Face à cette pression, Bruxelles maintient une ligne prudente.
Kaja Kallas insiste sur la nécessité de garder le détroit ouvert par des moyens diplomatiques afin d’éviter une crise plus large.

L’Allemagne a, de son côté, exprimé des réserves plus marquées. Berlin exclut toute participation militaire et s’interroge sur la demande américaine, estimant que la puissance déjà déployée par la marine américaine dans la région rend limitée la contribution de quelques navires européens.

L’Union européenne redoute qu’une escalade militaire n’entraîne des répercussions majeures, notamment sur l’énergie, l’alimentation et les engrais.

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