❌

Normale Ansicht

Budget 2027 : le retard du gouvernement agace la Commission des finances de l’ARP

22. September 2026 um 17:22

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a décidé, lundi 21 septembre 2026, d’interpeller officiellement le ministère des Finances pour non-transmission du rapport d’exécution du Budget 2026, un document jugé indispensable avant tout examen des orientations du Budget 2027.

Selon le président de ladite commission, Maher Ketari, le rapport relatif au premier semestre 2026 aurait dû parvenir à l’Assemblée au plus tard le 30 juillet. Au 21 septembre, il n’avait toujours pas été reçu. La commission envisage désormais de demander l’audition de la ministre des Finances pour faire le point sur l’exécution budgétaire en cours et les équilibres financiers de l’État.

Cours du pétrole et équilibres budgétaires

Ce bras de fer intervient alors que les députés doivent se prononcer sur les grandes hypothèses du prochain budget, dont le projet de loi de finances doit être présenté à l’Assemblée avant le 15 octobre 2026, conformément au calendrier légal.

Parmi les dossiers sensibles évoqués lundi figure l’évolution des cours internationaux du pétrole, susceptible de peser sur les équilibres budgétaires compte tenu du poids des importations énergétiques. La commission veut disposer de données actualisées avant de valider les hypothèses 2027.

Le financement du Trésor reste également surveillé : la loi de finances 2026 avait autorisé la Banque centrale de Tunisie à accorder à l’État des facilités de trésorerie allant jusqu’à 11 milliards de dinars, sans intérêts, remboursables sur 15 ans avec trois ans de grâce.

Pas de nouvelles hausses d’impôts en 2027

Sur le plan fiscal, Maher Ketari a estimé que les contribuables ne devraient pas subir de nouvelles hausses d’impôts en 2027, plaidant plutôt pour une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

La commission souhaite par ailleurs que les arbitrages du prochain budget tiennent compte du niveau réel d’exécution des projets lancés en 2026, afin d’assurer une cohérence avec le Plan de développement 2026-2030. Du reste, le gouvernement a déjà fixé plusieurs priorités pour 2027 : soutien à l’investissement public et privé, amélioration du climat des affaires, renforcement de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, et accélération des transitions numérique et énergétique.

L’article Budget 2027 : le retard du gouvernement agace la Commission des finances de l’ARP est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

PLF 2027 : Kaïs Saïed réclame moins d’impôts et la fin des blocages administratifs

16. September 2026 um 09:21

Le président de la République a demandé que le projet de loi de finances 2027 s’inscrive dans le plan quinquennal, tout en appelant à alléger la pression fiscale, faciliter la création d’entreprises et renforcer la responsabilité des hauts fonctionnaires.

Des exigences pour le prochain budget

Le président Kaïs Saïed a reçu, mardi 15 septembre, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. La réunion a porté sur l’élaboration du projet de loi de finances pour 2027, selon un communiqué de la présidence de la République.

À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’aligner les choix budgétaires sur le plan quinquennal approuvé. Il a notamment cité l’équilibre régional, l’emploi et la dignité des citoyens parmi les objectifs à prendre en compte, dans le respect des orientations nationales.

Cette réunion intervient après le Conseil ministériel restreint du 4 août consacré aux grandes orientations du PLF 2027. Le gouvernement avait alors mis en avant la souveraineté économique, l’investissement, la protection sociale et la réforme des entreprises publiques.

Pression fiscale et création d’entreprises

Kaïs Saïed a également demandé une réduction de la pression fiscale et une simplification des procédures de création d’entreprises, de sociétés communautaires et d’initiatives privées.

Le président a dénoncé les obstacles bureaucratiques et les pratiques dilatoires qui, selon lui, entravent les porteurs de projets. Cette orientation place la simplification administrative parmi les enjeux évoqués dans la préparation du futur budget.

« Un responsable assume ou s’en va »

Sur le fonctionnement de l’administration, le président a insisté sur la responsabilité des hauts fonctionnaires. « Un responsable assume ou s’en va », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les nations se construisent avec « l’âme d’un combattant », et non dans l’attentisme.

Le chef de l’État a également dénoncé la corruption et accusé certains acteurs de chercher à déstabiliser les services publics. Il a évoqué les relais de l’ancien système, qu’il accuse de se présenter en victimes et de vouloir faire remonter le temps.

Les arbitrages du PLF 2027 attendus

Les orientations annoncées devront désormais être traduites en dispositions budgétaires et réglementaires. Le Conseil ministériel restreint d’août avait déjà fixé plusieurs priorités, dont la croissance inclusive, la transformation numérique et l’équité fiscale.

La préparation du PLF 2027 se poursuit ainsi autour de plusieurs objectifs : soutenir l’emploi, faciliter l’investissement et assurer la cohérence entre les choix budgétaires et le plan de développement national.

Lire aussi :

L’article PLF 2027 : Kaïs Saïed réclame moins d’impôts et la fin des blocages administratifs est apparu en premier sur webdo.

❌