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Bourguiba au Canada : Trois photos rares des années soixante

10. Juni 2026 um 12:21

À l’occasion du soixantième anniversaire de l’ouverture de l’ambassade du Canada en Tunisie, une exposition de photographies et archives est actuellement visible à la chancellerie canadienne aux Berges du Lac.

Cette exposition fait partie d’un ensemble de manifestations organisée dans le cadre d’une Semaine de la diplomatie canadienne se déroulant à Tunis.

Trois photos de Bourguiba en visite au Canada comptent parmi les pièces maîtresses de l’exposition qui met en valeur plus de six décennies de relations bilatérales.

La première photo date de mai 1961. On y voit le couple Bourguiba en compagnie du ministre canadien Pierre Sévigné et son épouse.

Les deux autres photos remontent à 1968 lors d’une autre visite de Habib Bourguiba au Canada. Dans l’une, on voit l’ancien président de la République devant le Château Laurier à Ottawa.

Dans l’autre, Bourguiba reçoit un doctorat honorifique des mains de Roger Gaudry, recteur de l’université de Montréal.

Ces photos sont accompagnées de plusieurs archives et documents ( dont un courrier du Premier ministre Pierre Elliott Trudeau ici reproduite ) qui soulignent plusieurs moments importants de la relation bilatérale tuniso-canadienne.

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Tunisie – Suède : il y a 63 ans, Bourguiba visitait Stockholm

08. Juni 2026 um 10:08

Il y a 63 ans, le 7 juin 1963, Habib Bourguiba effectuait à Stockholm la première visite d’État d’un président tunisien, scellant des relations diplomatiques établies il y a 70 ans (1956) avec la Suède.

C’était il y a 63 ans jour pour jour. Le 7 juin 1963, le palais royal de Stockholm vivait au rythme des honneurs militaires et des uniformes historiques. Habib Bourguiba, père de l’indépendance , devenait le premier président du  pays à effectuer une visite d’État en Suède, à l’invitation du roi Gustaf VI Adolphe. Une cérémonie d’accueil solennelle, un déjeuner royal et un dîner de gala rythmèrent cette journée historique, symbole d’une relation naissante entre deux nations que tout semblait opposer, mais que la modernité et la coopération allaient rapprocher.

Cette visite officielle s’inscrivait dans un contexte diplomatique déjà mature. Les deux pays avaient établi leurs relations officielles dès 1956, soit 70 ans avant ce printemps 2026. . Quelques mois avant le déplacement royal, un accord bilatéral majeur avait été signé, prévoyant notamment la construction d’un port de pêche moderne à Kélibia ainsi qu’un centre de planification familiale, financés par Stockholm.

Sur place, l’accueil fut royal. Le cortège officiel, mené par le roi et le président dans le premier véhicule, traversa la capitale suédoise sous une haie d’honneur de 1500 soldats. Le souverain, passionné d’archéologie méditerranéenne, servit lui-même de guide au président tunisien lors de la visite du chantier naval Vasa. Le soir, devant l’assemblée réunie pour le dîner de gala, Bourguiba prononça un discours où transparaissait son admiration pour « le peuple suédois, si juste et si moderne ». En retour, le roi lui remit l’Ordre des Séraphins, la plus haute distinction du royaume. À l’heure où les deux pays célèbrent sept décennies de relations continues, l’ombre de Bourguiba plane encore sur les travées du palais royal de Stockholm.

 

Les chiffres riment avec  la réussite  

Selon les données UN COMTRADE compilées par Trading Economics, les importations suédoises en provenance de Tunisie ont atteint 61,9 millions de dollars en 2025. D’après l’Observatory of Economic Complexity (OEC), les exportations tunisiennes vers la Suède sont passées de 38,9 millions de dollars en 2017 à 69 millions en 2022. Soit une hausse de 77% sur la période post-2011. En 2024, les exportations tunisiennes de câbles isolés vers la Suède ont atteint 25,01 millions de dollars (UN COMTRADE / Trading Economics). En 2025, les importations suédoises d’habillement tunisien se sont élevées à 17,11 millions de dollars (UN COMTRADE. Le groupe suédois Borgstena a inauguré un site textile à Aousja (Bizerte) le 25 mars 2026, selon African Manager.

 

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Bourguiba entre histoire et littérature

04. Juni 2026 um 09:23

Il y a quelques semaines, je publiais dans ces colonnes une tribune consacrée à Habib Bourguiba, à l’occasion des soixante-dix ans de l’indépendance. J’y proposais une lecture en trois images : le bâtisseur de l’État, le despote éclairé, la figure mémorielle disputée. Trois prismes pour tenter de saisir un homme qui continue, un quart de siècle après sa mort, de structurer notre rapport au politique et à l’histoire. Peu après, le séminaire organisé à Beït al-Hikma autour de l’œuvre romanesque d’Amira Ghenim m’a conduit à relire cette démarche avec un regard différent, non pour la remettre en cause, mais pour en mesurer les bords, les limites, et ce qu’elle laisse nécessairement dans l’ombre.

Abdelhamid Largueche *

L’historien et le romancier ne font pas le même travail. Mais ils ne font pas non plus un travail opposé. Ils habitent deux régimes de vérité distincts, qui se complètent sans jamais se confondre.

Ce que l’histoire peut faire

Lorsque j’écrivais que les trois images de Bourguiba ne doivent pas être pensées comme des catégories séparées mais comme les dimensions d’une même réalité historique complexe, je formulais une ambition proprement historienne : tenir ensemble la grandeur et les contradictions d’un homme d’État, articuler ce qui paraît inconciliable, restituer la logique interne d’une époque sans l’anachronisme du jugement rétrospectif.

C’est le propre de la discipline. L’historien travaille sur les faits, les archives, les séries documentaires, les traces que les événements laissent dans le temps. Il cherche à comprendre comment les choses se sont passées, pourquoi elles ne pouvaient peut-être pas se passer autrement, et ce qu’elles ont produit de durable ou de fragile.

Cette démarche a une exigence : la distance. Non pas l’indifférence ; l’historien n’est pas une machine, mais le refus de se laisser emporter par l’émotion ou la mémoire au point de perdre la rigueur du regard.

C’est une force. C’est aussi une contrainte.

Ce que la littérature seule peut atteindre

Amira Ghenim, dans ‘‘Les grands hommes meurent en avril’’, ne cherche pas à établir ce qui s’est passé. Elle cherche à faire sentir comment cela a été vécu. Ce n’est pas la même chose.

Là où mes trois images de Bourguiba sont des catégories analytiques, des outils pour penser, la romancière construit une présence : multiple, contradictoire, irréductible à toute synthèse. Son Bourguiba n’est pas une thèse sur Bourguiba. Il est la façon dont Bourguiba a traversé les corps, les silences, les mémoires intimes des gens qui l’ont côtoyé ou subi, admiré ou redouté.

Mohamed Rajaa Farhat, de son côté, restitue dans sa pièce de théâtre ‘‘Le dernier cachot’’ une voix, celle d’un homme qui continue à se raconter lui-même dans la solitude et la défaite. Ce Bourguiba-là n’est pas un objet d’analyse. Il est un sujet qui résiste à la réduction, qui affirme encore son «je» quand tout le reste lui a été retiré.

Ces deux œuvres ne viennent pas corriger ou compléter ce que l’historien aurait mal fait. Elles font autre chose. Elles donnent accès à une dimension de l’expérience historique que l’archive ne contient pas : l’intériorité des êtres, la texture émotionnelle du temps vécu, les contradictions que les hommes portent sans les résoudre.

Là où l’histoire reconstitue les structures, la littérature habite les failles.

Un dialogue sans hiérarchie

Ce que le séminaire de Beït al-Hikma a mis en lumière, et ce que la confrontation entre ma tribune d’historien et ces deux œuvres littéraires permet de formuler clairement, c’est ceci : nous n’avons pas à choisir entre l’histoire et la littérature pour comprendre Bourguiba, ni pour comprendre ce que la Tunisie fait de son passé.

Ces deux formes de connaissance ne sont pas en concurrence. Elles ne se valident pas non plus mutuellement, comme si l’une avait besoin de l’autre pour être légitime. Elles sont simplement différentes, et cette différence est précieuse.

L’historien pose la question : que s’est-il réellement passé, et selon quelle logique ?

Le romancier pose une autre question : comment cela a-t-il été vécu, et que reste-t-il de cette expérience dans les mémoires et dans les corps ?

Ces deux questions méritent d’être posées ensemble. Non pas pour les fondre en une réponse unique, mais parce que chacune éclaire ce que l’autre ne peut pas voir.

Il y a dans cette complémentarité quelque chose qui dépasse le seul cas Bourguiba. C’est une manière de concevoir la connaissance du passé : non pas comme un domaine réservé à une seule discipline, mais comme un espace partagé où les savoirs se croisent sans se dominer.

La mémoire comme chantier commun

À soixante-dix ans de l’indépendance, la Tunisie n’a pas fini de lire son propre passé. La figure de Bourguiba en est le signe le plus visible : elle continue de susciter des débats, des œuvres, des prises de position, des controverses. Elle est vivante, au sens fort, c’est-à-dire encore capable de déranger, d’interroger, de diviser.

C’est une chance, non un problème.

Une société qui ne discute plus ses origines, qui a figé son récit fondateur en monument intouchable, a cessé de se penser elle-même.

La Tunisie contemporaine, en relisant Bourguiba à travers l’histoire académique, le théâtre, le roman, le débat public, montre qu’elle est encore en mesure de s’interroger sur ce qu’elle a été, et donc sur ce qu’elle veut devenir.

Dans ce chantier collectif, l’historien et le romancier ont chacun leur place. Non pas l’un au-dessus de l’autre, ni l’un à la suite de l’autre, mais côte à côte, chacun portant la partie de la vérité que l’autre ne peut pas atteindre seul.

C’est peut-être cela, en définitive, la leçon la plus durable de ce moment intellectuel que nous traversons : apprendre à travailler ensemble, sans effacement ni rivalité, dans le respect de ce que chaque forme de connaissance peut et ne peut pas faire.

Bourguiba nous y invite, malgré lui, lui qui avait si peu le goût du partage.

* Historien.

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Snapshot : Est-ce la bonne heure pour arroser l’avenue Bourguiba ?

01. Juni 2026 um 09:51

Sur l’avenue Bourguiba, les équipes municipales et un camion-citerne font leur apparition matinale autour de 8 heures.

L’arrosage du terre-plein de l’avenue est alors entamé à grande eau malgré la présence des personnes déjà installées sur les bancs publics.

De toute évidence, ce n’est pas la bonne heure et le nettoyage devrait être logiquement avancé d’une ou deux heures.

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Snapshot : Ceux qui ont arraché les ficus n’ont jamais remonté l’avenue

25. Mai 2026 um 09:40

Sans ses ficus centenaires, l’avenue Bourguiba ressemblerait à ces mornes allées qui traversent les grands axes des Berges du Lac ou des Jardins de Carthage.

Non seulement ces ficus donnent son identité à notre avenue centrale mais, l’été venu, ils donnent leur ombre généreuse aux passants.

Seulement, il y a un quart de siècle, lors des travaux d’embellissement de l’avenue, le choix a été fait d’arracher deux rangées de ficus afin d’élargir l’allée centrale.

Des passants privés d’ombre

Chaque année, dès le retour des beaux jours, le manque de pertinence de ce choix se fait ressentir. On peut aisément le constater en observant les déambulations des passants en quête d’ombre.

Comme quoi, il est probable que ceux qui ont pris cette décision ont rarement remonté l’avenue à pied lorsque le soleil darde ses rayons.

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Stationnement à l’avenue Habib Bourguiba : Mise en fourrière des véhicules en infraction le soir

05. März 2026 um 19:11

La municipalité de Tunis annonce un renforcement des contrôles de stationnement au centre-ville. À partir du jeudi 5 mars, les véhicules garés en infraction, notamment à l’avenue Habib Bourguiba et dans les rues adjacentes, seront systématiquement placés en fourrière. Cette mesure vise à fluidifier la circulation durant la deuxième quinzaine du mois de Ramadan.

Contrôles nocturnes renforcés

Dans une déclaration publiée jeudi, la responsable de la gestion des affaires de la municipalité de Tunis a indiqué que les opérations de contrôle du stationnement se dérouleront chaque soir entre 20h00 et 01h00.

Les agents municipaux cibleront particulièrement les zones très fréquentées du centre-ville, en premier lieu l’avenue Habib Bourguiba, artère principale de la capitale, ainsi que les rues avoisinantes où les stationnements anarchiques sont fréquents en soirée.

Tout véhicule garé en violation de la réglementation sera immédiatement transféré à la fourrière municipale, précise la même source.

Appel au respect des règles

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, la municipalité de Tunis explique que cette décision s’inscrit dans le cadre de ses efforts pour faciliter la circulation et réduire la congestion au centre-ville.

Durant la deuxième moitié du mois de Ramadan, l’avenue Habib Bourguiba et ses alentours connaissent traditionnellement une forte affluence nocturne, liée aux sorties familiales, aux activités commerciales et aux cafés ouverts tard dans la nuit.

La municipalité rappelle que ces opérations visent avant tout à assurer la fluidité du trafic et la sécurité des usagers dans l’un des secteurs les plus fréquentés de la capitale pendant la période du Ramadan.

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