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Chine : la croissance rebondit à 4,5 % au troisième trimestre, mais…

20. Oktober 2026 um 12:08

L’économie chinoise a accéléré au troisième trimestre 2026, avec une croissance de 4,5 % sur un an, contre 4,3 % au trimestre précédent. Ce résultat apporte un répit aux autorités de Pékin, sans dissiper les inquiétudes liées à la faiblesse de la demande intérieure et à la crise persistante de l’immobilier en Chine.

Les données publiées lundi 19 octobre par le Bureau national des statistiques (BNS) montrent que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4,5 % sur un an entre juillet et septembre. En variation trimestrielle, la croissance atteint 1,2 %, après 0,9 % au deuxième trimestre. Sur les neuf premiers mois de l’année, l’économie chinoise affiche une progression de 4,6 %. Ce rythme place Pékin sur la trajectoire de son objectif officiel de croissance annuelle, fixé entre 4,5 % et 5 %. Mais la solidité de cette performance dépendra de l’évolution de la conjoncture au dernier trimestre.

Le rebond repose notamment sur la vigueur des exportations et de la production industrielle. La demande extérieure, portée entre autres par les produits technologiques et les secteurs liés à l’intelligence artificielle, contribue à compenser la faiblesse de plusieurs composantes de la demande intérieure.

En septembre, la production industrielle a progressé de 5,5 % sur un an, selon les données officielles. Les ventes au détail ont également accéléré, avec une hausse de 1,1 %, après 0,4 % en août. Cette amélioration reste toutefois modeste au regard des besoins de relance de la consommation des ménages.

Le contraste entre une industrie relativement dynamique et une consommation encore hésitante demeure l’un des principaux déséquilibres de l’économie chinoise. Les ménages restent prudents dans leurs dépenses. Tandis que les entreprises font preuve de retenue en matière d’investissement.

L’immobilier et l’investissement restent des points faibles

Les indicateurs d’investissement confirment que la reprise demeure incomplète. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’investissement en actifs fixes a reculé de 7,2 % sur un an. L’investissement dans le développement immobilier a, pour sa part, chuté de 20,6 % sur la même période. La crise immobilière continue de peser sur la confiance des ménages, les décisions d’investissement et les perspectives de croissance. Elle complique également les efforts des autorités pour réorienter le modèle économique vers une demande intérieure plus soutenue.

La faiblesse persistante de la consommation et les pressions déflationnistes constituent d’autres contraintes. Même lorsque les ventes progressent en valeur, leur évolution ne traduit pas nécessairement une amélioration équivalente des volumes consommés, notamment lorsque les prix restent sous pression.

Le dépassement des prévisions au troisième trimestre pourrait réduire l’urgence d’un vaste programme de soutien à court terme. Il ne garantit cependant pas que les autorités pourront se dispenser de nouvelles interventions si la demande intérieure reste insuffisante.

Les économistes cités par Reuters soulignent que la croissance reste largement soutenue par les exportations et l’activité industrielle, sans véritable reprise autonome de la consommation et de l’investissement privés. Les tensions commerciales internationales, les restrictions visant certains produits technologiques et un éventuel ralentissement de la demande mondiale constituent également des risques.

Dans ce contexte, les mesures budgétaires pourraient jouer un rôle plus important que de nouveaux assouplissements monétaires généralisés. Pékin devra notamment arbitrer entre le soutien à l’activité à court terme et la nécessité de corriger les déséquilibres structurels de son modèle de croissance.

Une performance à relativiser

La progression de 4,5 % du PIB constitue donc un signal favorable, mais elle ne suffit pas à conclure à une reprise pleinement consolidée. La question centrale reste celle de la composition de la croissance : une économie tirée par les exportations et la production peut afficher des résultats solides sans que les ménages et les entreprises retrouvent durablement confiance.

Pour la Chine, l’enjeu des prochains mois sera de préserver la croissance tout en stimulant la demande intérieure, en stabilisant le marché immobilier et en limitant les effets des tensions commerciales. Le chiffre du troisième trimestre donne de l’oxygène aux décideurs de Pékin ; il ne règle pas les difficultés de fond.

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La Tunisie, 10e pays plus riche d’Afrique en 2026

20. Oktober 2026 um 10:29

Les Seychelles constituent le pays le plus riche d’Afrique en termes de PIB par habitant ajusté selon la parité de pouvoir d’achat (PPA), avec 35 850 US$ en 2026. L’île Maurice arrive seconde avec 35 710 US$, devant le Gabon avec 25 850 US$. La Tunisie, elle, n’arrive qu’en 10e position avec 15,830 US$.

Ces chiffres sont issus de la base de données «Perspectives de l’économie mondiale» (World Economic Outlook Reports) du FMI, publiée le 13 octobre 2026.

La PPA prend en compte les écarts de prix entre les pays, permettant ainsi une comparaison plus équitable de ce que la production économique permet d’acheter localement.

Les chiffres sont exprimés en dollars internationaux courants.

Le PIB par habitant mesure la production par personne, et non le salaire moyen ou la richesse détenue par un ménage type.

Un classement élevé peut coexister avec une pauvreté généralisée lorsque les fruits de la production sont répartis de manière inégale.

Les pays figurant en tête du classement ont atteint cette position grâce à des secteurs d’activité différents. Le tourisme et les services financiers soutiennent les principales économies insulaires. Le pétrole et le gaz jouent un rôle bien plus important au Gabon et en Algérie, tandis que les diamants demeurent un pilier de l’économie du Botswana.

Des économies plus vastes, comme celles de l’Égypte et de l’Afrique du Sud, allient une activité manufacturière à des secteurs de services très développés.

Le classement ci-dessous compare les données du FMI pour 2026 à travers l’Afrique, en utilisant des valeurs non arrondies pour déterminer les positions.

I. B.

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Assurance en Afrique : où se situe réellement la Tunisie ?

20. Oktober 2026 um 10:10

Avec un taux de pénétration de l’assurance de 2,34 % du produit intérieur brut (PIB), la Tunisie occupe la cinquième place en Afrique, derrière l’Afrique du Sud, la Namibie, le Maroc et le Kenya. Ce niveau reste très inférieur à la moyenne mondiale de 7,4 %, selon le rapport annuel 2026 de l’Organisation des assurances africaines (OAA), publié le 13 octobre. Un écart qui illustre le potentiel de développement encore inexploité du marché tunisien.

Le taux de pénétration mesure le poids des primes d’assurance brutes dans l’économie. Il permet notamment d’évaluer la place de l’assurance dans le financement des risques des ménages et des entreprises. En Tunisie, le ratio demeure modeste malgré l’existence d’un marché structuré et de plusieurs branches d’assurance. À l’échelle africaine, seuls deux pays dépassent la moyenne mondiale : l’Afrique du Sud, avec un taux de 11,5 %, et la Namibie, à 7,4 %. Le Maroc arrive ensuite avec 3,9 %, devant le Kenya à 2,4 % et la Tunisie à 2,34 %. Le Sénégal, avec 1,51 %, complète le groupe des marchés les mieux positionnés parmi les treize pays comparés dans le rapport.

L’écart entre les marchés africains apparaît encore plus nettement dans l’assurance-vie. L’Afrique du Sud a généré près de 43,8 milliards de dollars de primes dans cette branche, contre 3,15 milliards pour le Maroc et 1,82 milliard pour le Kenya. La Tunisie figure plus loin dans le classement, avec 369 millions de dollars. Cette concentration s’explique notamment par le poids des dispositifs d’épargne-retraite et des contrats d’assurance-vie dans les marchés les plus développés. En Afrique du Sud et en Namibie, ces mécanismes sont solidement installés et bénéficient de régimes obligatoires ou quasi obligatoires. Dans une grande partie du continent, l’assurance-vie reste davantage un produit de protection destiné à une fraction de la population salariée qu’un instrument d’épargne largement accessible. La faiblesse des revenus, le poids de l’économie informelle et les obstacles à l’accès aux produits financiers limitent son développement.

Les entreprises, un relais de croissance

L’assurance non-vie, qui couvre notamment les dommages aux biens, les risques industriels et la responsabilité civile, présente une répartition plus équilibrée entre les marchés africains. L’Afrique du Sud conserve la première place, suivie du Maroc, du Kenya, de l’Égypte, de l’Algérie et du Nigeria.

La demande dans cette branche dépend davantage du volume des actifs à protéger, de l’activité économique et des obligations légales d’assurance. Pour les entreprises tunisiennes, la couverture des locaux, des équipements, des stocks, des véhicules et des risques liés à l’activité constitue donc un enjeu direct de continuité opérationnelle et de maîtrise des pertes. Le rapport souligne également les limites de la capacité de réassurance disponible en Afrique, notamment pour les risques importants dans l’immobilier, l’énergie et l’industrie. Les assureurs doivent alors solliciter des réassureurs internationaux pour obtenir une couverture suffisante et une expertise adaptée.

 

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