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Huile d’olive : la BCT appelle les banques à soutenir financièrement la campagne 2026-2027

Von: tmps
19. Oktober 2026 um 11:56

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a appelé les banques et les établissements financiers à redoubler d’efforts pour assurer les financements nécessaires aux différents intervenants de la filière oléicole, à l’occasion du démarrage de la campagne de récolte des olives 2026-2027.

L’objectif est de garantir les meilleures conditions pour la réussite de la campagne et d’améliorer la qualité des services bancaires proposés. La BCT a réaffirmé dans une note adressée, le 16 octobre 2026, aux banques et aux établissements financiers son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à l’impulsion de l’investissement et du développement.

L’institut d’émission a souligné la nécessité de poursuivre le financement du secteur de l’huile d’olive dans le cadre d’une stratégie durable, appelant les banques et les établissements financiers à mettre à la disposition des agriculteurs, des propriétaires d’huileries et des exportateurs les liquidités nécessaires pour répondre à leurs besoins de financement.

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Huile d’olive : la BCT presse les banques de financer la saison 2026-2027

19. Oktober 2026 um 11:01

À l’approche de la campagne oléicole 2026-2027, la Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et les établissements financiers à renforcer les financements destinés aux différents acteurs de la filière, de la récolte à l’exportation.

Dans une note adressée aux banques et aux établissements financiers le 16 octobre 2026, sous le numéro 254 de l’année 2026, la BCT insiste sur la nécessité de mobiliser les ressources financières nécessaires pour assurer le bon déroulement de la nouvelle saison.

L’institution réaffirme, à cette occasion, son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à la promotion de l’investissement et du développement. Elle souligne également l’importance de poursuivre le financement de la filière oléicole dans le cadre d’une stratégie durable.

Concrètement, les banques et les établissements financiers sont appelés à mettre les liquidités nécessaires à la disposition des agriculteurs, des propriétaires d’huileries et des exportateurs. Ces financements doivent couvrir les différentes étapes de l’activité, notamment la récolte, la trituration, le stockage et l’exportation de l’huile d’olive.

À travers cet appel, la BCT entend permettre aux différents intervenants de répondre à leurs besoins de financement et de poursuivre leurs activités dans les meilleures conditions. L’enjeu est de garantir la continuité des opérations tout au long de la campagne oléicole 2026-2027, en renforçant l’accompagnement bancaire d’une filière stratégique pour l’économie tunisienne.

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Tunisie-Oman : un projet de collecte de lait de chamelle à l’étude

19. Oktober 2026 um 09:10

Le ministre tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh, a rencontré, dimanche 18 octobre 2026, son homologue omanais, Saud bin Hamoud Al Habsi, en marge de la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, organisée à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman.

Les échanges ont notamment porté sur un projet de collecte de lait de chamelle auprès de petits producteurs, dans le cadre d’un partenariat entre deux entreprises privées, l’une tunisienne et l’autre omanaise. Cette initiative vise à favoriser les échanges d’expériences, à valoriser les produits locaux et à soutenir les petits producteurs.

Renforcer la coopération agricole et hydrique

Les deux ministres ont également examiné les possibilités de renforcer la coopération technique dans le domaine de l’oléiculture, notamment en matière de production, d’exportation et d’amélioration de la qualité de l’huile d’olive, en s’appuyant sur l’expérience tunisienne.

Les discussions ont aussi porté sur la formation, les activités agricoles et la pêche maritime, en particulier l’aquaculture en mer.

Concernant les ressources hydriques, les deux parties ont évoqué la possibilité de tirer profit de l’expérience omanaise en matière de gestion de l’eau et de dessalement, ainsi que les perspectives d’investissement et d’échange d’expertises dans ce domaine.

La promotion internationale des dattes au programme

Par ailleurs, Ezzeddine Ben Cheikh a conduit la délégation tunisienne participant à la sixième session du Conseil des membres du Conseil international des dattes, tenue à Mascate.

À cette occasion, il a souligné l’importance de renforcer la coordination et la solidarité entre les États membres afin de développer les mécanismes de commercialisation et de promotion des dattes sur les marchés internationaux. Il a également insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de cette filière au bénéfice des pays producteurs et du développement durable du secteur.

Les deux ministres ont enfin souligné la nécessité d’activer le mémorandum d’entente conclu entre la Tunisie et Oman, de définir les domaines de coopération prioritaires et d’accélérer les démarches nécessaires à la mise en œuvre des projets communs.

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Les «Marabouts» de Dali Belkadhi, en face de la mer

19. Oktober 2026 um 08:22

Après treize années de retrait et de silence créatif, Mohamed Ali Belkadhi a signé ce samedi 17 octobre 2026 son grand retour avec le vernissage de son exposition «Marabouts : Balade entre identité et modernité» à l’atelier-galerie En face c’est la mer (Espace Verand’Art, 9 rue Sotusas à Salammbô). Une méditation plastique d’une grande finesse où le sacré traditionnel devient l’écrin de nos modernités profanes. Dans le Silence du Dôme en face de la mer…

Manel Albouchi

Il faut d’abord franchir le seuil et laisser le regard s’acclimater au blanc. Dans l’espace dépouillé de Verand’Art, règne une immobilité presque sacrée. Au fond, c’est l’inauguration d’une niche : l’atelier-galerie En face c’est la mer, un autel dénué de tout dogme. C’est dans cet écrin de chaux pure que se sont alignés les cadres de Mohamed Ali Belkadhi, dit Dali.

Après treize ans d’absence – ce long intervalle où mûrissent les visions profondes -, cet «artiste plasticien de l’imaginaire», Prix National de Photographie, ne revient pas pour imposer une doctrine, mais pour ouvrir des passages. Sa série «Marabouts» déploie une frise de fenêtres découpées avec une extrême délicatesse.

La coupole et le croissant

Chaque passe-partout est percé d’une arche à dôme, surmontée d’un croissant de lune. La silhouette évoque immédiatement la Koubba, ce sanctuaire maghrébin de plan carré surmonté d’une coupole. Mais, vue de près, la ligne refuse tout figement : d’un cadre à l’autre, l’arche s’adoucit, le dôme s’arrondit imperceptiblement, traduisant le geste vivant de la main qui taille le vide. Au-dessus, la lune revient, fidèle, comme pour nous rappeler la grande loi des métamorphoses : toute rencontre naît d’une éclipse, et la présence a besoin de l’absence pour advenir.

Sous ces dômes protecteurs, le beau, le bizarre et le profane célèbrent de sombres noces. Directement sur le mur blanc, les mots tracés à l’encre accompagnent chaque œuvre et en déclarent la technique : sérigraphie, photo, acrylique ou collage. L’œil voyage ainsi de la précision glacée d’un code à barres noir et blanc aux lambeaux déchirés d’une affiche, de la douceur charnelle d’Isabelle La Belle nue sous des zébrures graphiques à la convulsion d’une géométrie noire sous un rouge sang névrotique. Et tout au bout, l’urgence éthique s’impose comme un cri vif jeté face à la mer : Free Palestine.

Au-dessus du bruit

La force singulière de cette exposition réside dans sa capacité de juxtaposition : l’architecture sacrée du marabout devient la demeure du profane. Quel art subtil que celui qui sait enfermer la modernité la plus brutale (la consommation, la rue, le désir, le bruit social et les luttes politiques) dans le contenant rassurant de la tradition !

À première vue, l’exposition ausculte le monde contemporain et ses frictions. Mais à mesurer l’apaisement qui se dégage du lieu, on comprend que l’arche agit aussi comme une enveloppe psychique, un cadre contenant capable d’accueillir le chaos sans jamais rompre.

Dali Belkadhi nous montre avec ces Marabouts que si l’architecture extérieure de l’être est une façade presque fixe, son sanctuaire intime demeure un univers infini où le profane et le sacré ne s’opposent plus, mais contemplent ensemble le même horizon. L’artiste ne cherche pas à fuir la laideur ou le bruit du siècle ; il les transfigure.

Ce long silence prend alors tout son sens : il fallait ce temps de retrait pour transformer le flux impétueux de la vie en une forme sereine.

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