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Fatou Élise Ba : « On ne va pas tuer la solidarité même si l’espace associatif est dans un état déplorable »

02. Oktober 2026 um 14:35
Chercheuse associée à l’IRIS et responsable du Programme Sécurité humaine, Fatou Élise Ba analyse les pressions croissantes exercées sur le monde associatif. À l’occasion d’une conférence-débat organisée par l’IRIS et consacrée aux libertés associatives, elle alerte sur une convergence vers…

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Portrait. Camélia Barbachi, la mode en héritage

02. Oktober 2026 um 13:36
Après un début de carrière dans le marketing, Camélia Barbachi a choisi de revenir à sa passion première en lançant CHEZ NOUS. Sa marque réinvente le vestiaire tunisien dans un langage contemporain, inclusif et responsable. Distribuée à New York comme…

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France : Blocages, affrontements et arrestations, la contestation des jeunes s’étend

02. Oktober 2026 um 13:01

La contestation menée par les jeunes en France connaît une nouvelle escalade. Après une dizaine de jours de mobilisation, les blocages de lycées se sont étendus à plusieurs régions du pays, tandis que les étudiants commencent à rejoindre le mouvement. Les affrontements avec les forces de l’ordre, les nombreuses interpellations et les mesures d’urgence prises par le gouvernement ont marqué un tournant dans cette mobilisation.

Parti de la région parisienne autour du 21 septembre, le mouvement s’est progressivement propagé à l’échelle nationale. Il intervient dans un contexte de mécontentement concernant les conditions d’études, les moyens accordés à l’éducation et les perspectives d’avenir de la jeunesse française.

Des centaines de lycées mobilisés et des universités qui rejoignent la contestation

La journée du jeudi 1er octobre a marqué une nouvelle étape dans la mobilisation. Selon les chiffres du ministère français de l’Éducation nationale rapportés par Le Monde, plus de 1 020 lycées ont été touchés par des grèves ou des manifestations, dont 222 établissements bloqués. Les perturbations concernaient ainsi environ un quart des lycées du pays.

La mobilisation s’est également étendue à l’enseignement supérieur. Les organisations étudiantes ont fait état de blocages dans plus de 30 universités, même si les chiffres des établissements universitaires font état d’une mobilisation plus limitée, avec une douzaine de campus bloqués selon France Universités.

Au cœur des revendications figurent le manque d’enseignants, la surcharge des classes, les emplois du temps jugés trop lourds, la dégradation des infrastructures scolaires et le manque de moyens humains et financiers. Des jeunes dénoncent également le stress lié aux procédures d’accès à l’enseignement supérieur, notamment Parcoursup, ainsi que les incertitudes concernant leur avenir professionnel.

Le mouvement rassemble toutefois des profils et des revendications variés. Si une partie des manifestants réclame essentiellement une amélioration des conditions d’apprentissage, d’autres expriment un mécontentement plus large à l’égard des politiques publiques et de leur situation sociale.

La journée du 1er octobre a également été marquée par une montée des tensions entre manifestants et forces de l’ordre. Des incendies de poubelles, des jets de projectiles et des dégradations ont été signalés dans plusieurs villes, notamment à Paris, Nantes, Lyon et Strasbourg. Certains établissements ont subi des dégâts matériels, tandis que des perturbations des transports ont été enregistrées dans plusieurs agglomérations.

Affrontements, arrestations et réponse urgente du gouvernement

Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur et rapportés par Le Monde, près de 1 950 personnes ont été interpellées jeudi, tandis que 305 policiers, gendarmes et pompiers ont été blessés. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a également fait état de 65 personnels de l’Éducation et de 170 élèves blessés depuis le début du mouvement. Ces chiffres illustrent la dégradation de la situation, alors que les autorités dénoncent des violences et des tentatives de débordement.

Face à cette escalade, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une réunion de crise interministérielle. Le gouvernement a annoncé des mesures de sécurité supplémentaires, tandis que les préfets ont pris des arrêtés interdisant les rassemblements aux abords de certains lycées fermés vendredi 2 octobre. Près de 400 établissements devaient basculer vers l’enseignement à distance en raison des blocages ou des dégradations.

Le gouvernement entend également ouvrir un dialogue avec les représentants des lycéens, des personnels éducatifs et des parents d’élèves. Édouard Geffray a annoncé la mise en place d’une plateforme de consultation destinée aux lycéens et devait rencontrer les organisations concernées ce vendredi.

Lire aussi : France : Une enseignante poignardée en classe par un élève de 14 ans

Sur le plan politique, le mouvement suscite des interprétations divergentes. Le gouvernement accuse notamment La France insoumise et des groupes d’ultragauche d’attiser la contestation. Ces accusations sont contestées et les reportages de terrain décrivent une mobilisation hétérogène, qui ne se limite pas à une seule organisation politique.

La suite du mouvement pourrait se jouer dès le mardi 6 octobre. Les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation nationale, avec l’objectif d’élargir la contestation et de renforcer les blocages. Cette échéance intervient alors que le gouvernement cherche à reprendre le contrôle de la situation et à répondre aux revendications exprimées par une partie de la jeunesse française.

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Coup de cœur. C’était ça ou mourir un peu

02. Oktober 2026 um 11:13
Je n’avais pas prévu de lire C’était ça ou mourir. Pas question de contribuer à engraisser Grasset, maison d’édition bollorienne. Mais les accusations de recours à l’IA, fondées sur un outil de détection dont la fiabilité fait débat, et le…

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Le mouvement lycéen se durcit et s’étend

02. Oktober 2026 um 09:11
Parti de Saint-Denis, le mouvement lycéen s’est étendu à toute la France et gagne désormais les universités, sur fond d’intensification des blocages et de violences, notamment lors d’interventions des forces de l’ordre.   En bref 1 027 établissements ont été…

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France-Projet de budget : 54 milliards d’euros d’économies pour 2027

02. Oktober 2026 um 08:55

Sébastien Lecornu a présenté, jeudi 1er octobre, son projet de budget pour 2027 avec un objectif de redressement des comptes publics. L’effort total atteindra 54 milliards d’euros…

Ce projet de budget pour 2027 est fondé sur un important effort de redressement des finances publiques alors que la dette et sa charge continuent de peser sur les comptes de l’État. Le projet de loi de finances prévoit 43 milliards d’euros de mesures de redressement nouvelles en 2027. En tenant compte des mesures décidées en 2026 et des dispositifs antérieurs qui continueront à produire leurs effets, l’effort total atteindra 54 milliards d’euros. L’objectif affiché par  Sébastien Lecornu, le Premier ministre, est de ramener le déficit public de 5,4 % du PIB en 2026 à 5 % en 2027. Cette amélioration doit notamment permettre à la France de respecter la trajectoire budgétaire fixée dans le cadre européen.

L’effort budgétaire repose principalement sur la maîtrise des dépenses, mais également sur plusieurs mesures destinées à accroître les recettes. Le gouvernement prévoit notamment de limiter certaines dépenses de retraite et de santé. La revalorisation des pensions pour les retraités percevant plus de 1 260 euros par mois serait ainsi limitée, avec une économie estimée à 4,1 milliards d’euros…

Le projet prévoit également une réduction de certains avantages fiscaux et de plusieurs niches, ainsi que de nouvelles recettes portant notamment sur certaines concessions autoroutières et les produits alimentaires fortement transformés. La fiscalité sur les employeurs fait également partie des dispositifs sollicités.

Une dette toujours en hausse

Malgré cet effort, la dette publique française devrait continuer à progresser. Selon les prévisions inscrites dans le projet de budget, elle passerait de 119,3 % du PIB en 2026 à 121,7 % en 2027. Elle atteindrait ainsi un nouveau sommet en proportion de l’activité économique. La charge de la dette constitue précisément l’un des principaux facteurs de pression sur les finances publiques. Elle devrait augmenter de 9,6 milliards d’euros en 2027 dans le budget de l’État. Le coût total des intérêts devrait atteindre environ 91 milliards d’euros l’an prochain selon les projections gouvernementales.

Cette hausse réduit mécaniquement les marges de manœuvre budgétaires alors que les dépenses de santé, de retraite et de défense continuent également de progresser.

Le gouvernement prévoit donc une réduction du déficit, mais celui-ci resterait nettement supérieur au seuil de 3 % du PIB fixé par les règles budgétaires européennes. Le projet de budget table sur un déficit de 5 % du PIB en 2027, contre 5,4 % en 2026. Le gouvernement estime que l’effort structurel prévu, évalué à 1,2 point de PIB, permettra de compenser notamment l’augmentation de la charge de la dette et la progression tendancielle de certaines dépenses publiques.

Le projet de budget constitue désormais le point de départ d’un processus parlementaire qui pourrait modifier sensiblement les mesures annoncées par le gouvernement.

L’exécutif doit composer avec une Assemblée nationale fragmentée et avec une forte contestation sociale. Des mobilisations touchent déjà les services publics et les établissements scolaires… Le gouvernement présente néanmoins les économies comme nécessaires pour ralentir l’accumulation de dette et préserver la capacité de financement de l’État.

Pour 2027, l’équation budgétaire française repose donc sur un équilibre difficile : réduire le déficit de 0,4 point de PIB tout en absorbant une nouvelle hausse de la dette, de ses intérêts et des dépenses liées au vieillissement et aux priorités publiques.

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« On vit trois fois mieux qu’en France » : Monastir, le nouveau refuge des retraités français

02. Oktober 2026 um 08:21

La Tunisie revient dans les médias français comme une destination privilégiée pour passer sa retraite. Dans un article publié le 1er octobre 2026, le magazine Grazia met cette fois en avant Monastir, présentée comme une ville côtière capable d’offrir aux retraités français un cadre de vie nettement moins coûteux qu’en France. Une nouvelle mise en lumière qui confirme l’intérêt croissant porté à la Tunisie par les seniors européens à la recherche de soleil, de proximité et d’un meilleur pouvoir d’achat.

Grazia décrit Monastir comme une destination combinant mer, climat méditerranéen, patrimoine et coût de la vie abordable. Le magazine avance notamment des loyers pouvant se situer entre 150 et 300 euros par mois pour certains logements et souligne les prix des restaurants, des services et de certaines prestations médicales.

Monastir, nouvelle vitrine d’un phénomène qui dépasse les Français

Le chiffre selon lequel « on vit trois fois mieux qu’en France » relève toutefois du témoignage et de la formule éditoriale plutôt que d’un indicateur statistique. Il traduit surtout une réalité régulièrement mise en avant par les candidats à l’expatriation : une pension versée en euros peut permettre, selon le logement choisi et le mode de vie, de bénéficier d’un pouvoir d’achat supérieur en Tunisie.

Le phénomène ne se limite d’ailleurs pas à Monastir. Djerba, Hammamet, Sousse et certaines zones du Grand Tunis sont également citées parmi les destinations recherchées par les retraités étrangers. La presse tunisienne a récemment consacré plusieurs articles à ce regain d’intérêt, en soulignant que la Tunisie figure parmi les destinations internationales examinées par les retraités français. La Presse rappelait en août 2026 que le pays figurait en septième position d’un classement 2026 de Retraite sans Frontières, tout en précisant que les publications médiatiques ne suffisent pas à démontrer une arrivée massive de nouveaux retraités français.

Cette dynamique concerne plus largement les retraités européens francophones. La combinaison d’un climat méditerranéen, d’une relative proximité géographique, de l’usage courant du français et d’un coût de la vie inférieur à celui de nombreux pays d’Europe occidentale contribue à faire de la Tunisie une destination de résidence, parfois permanente, parfois saisonnière.

Fiscalité, santé et proximité : les autres arguments de la Tunisie

L’un des éléments régulièrement mis en avant est également le régime fiscal applicable à certaines pensions étrangères transférées en Tunisie. La réglementation tunisienne prévoit une déduction forfaitaire de 80 % sur les pensions et rentes viagères provenant de l’étranger, sous certaines conditions, notamment lorsque les pensions sont transférées en Tunisie. Il s’agit d’un abattement sur l’assiette imposable et non d’une exonération de 80 % de l’impôt.

La convention fiscale franco-tunisienne organise par ailleurs la répartition du droit d’imposer entre les deux pays. Le régime dépend notamment de la nature de la pension et de la situation fiscale du bénéficiaire ; les autorités françaises recommandent aux personnes s’installant à l’étranger de vérifier leur situation au regard de la convention applicable.

La question de la santé constitue un autre facteur important pour les retraités. La convention franco-tunisienne de sécurité sociale permet, sous certaines conditions, aux titulaires d’une pension française résidant en Tunisie de bénéficier d’une couverture maladie en Tunisie au titre de leur retraite française. Le dispositif prévoit notamment une inscription auprès de la caisse tunisienne compétente à partir d’un formulaire délivré par la caisse française de retraite.

Lire aussi : 37 mille retraités français installés en Tunisie

Pour les retraités européens, la Tunisie présente ainsi un modèle différent des destinations traditionnelles d’Europe du Sud. Le pays permet de rester à quelques heures de sa famille, tout en bénéficiant d’un environnement méditerranéen et de dépenses quotidiennes généralement plus faibles. Mais le choix d’une installation définitive dépend aussi du coût réel du logement, de l’accès aux soins, du statut de résidence, de la fiscalité et de la situation personnelle de chaque retraité.

La nouvelle publication de Grazia constitue donc surtout un indicateur de visibilité : Monastir et, plus largement, la Tunisie continuent d’être présentées dans la presse européenne comme des destinations possibles pour une nouvelle vie à la retraite. Un phénomène ancien qui semble aujourd’hui bénéficier d’une nouvelle exposition médiatique auprès des seniors à la recherche d’alternatives aux destinations européennes devenues plus coûteuses.

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