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Lait : près de 20 millions de litres pour réguler le marché

26. September 2026 um 12:16

Le stock régulateur de lait frais stérilisé pour l’année 2026 a été fixé à 19,8 millions de litres, en vertu d’un arrêté conjoint daté du 22 septembre 2026 et publié au Journal officiel de la République tunisienne.

Le texte, signé par les ministres chargés de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, des Finances ainsi que du Commerce et du Développement des exportations, précise également les modalités de stockage du lait au titre de l’année 2026.

Un stock constitué pendant le pic de production

Selon l’arrêté, la période de pic de production laitière pour 2026 s’étend du 1er mars au 31 août. Cette période doit permettre de constituer des réserves destinées à être mobilisées lorsque la production connaît un recul.

La période de bénéfice de la subvention de stockage du lait frais stérilisé est, quant à elle, fixée jusqu’au 31 décembre 2026.

Le mécanisme du stock régulateur vise ainsi à absorber une partie des volumes produits durant les périodes de forte production afin de les utiliser ultérieurement, lorsque l’offre diminue. L’objectif est de contribuer à assurer une régularité de l’approvisionnement du marché en lait.

L’arrêté fixe enfin les dispositions relatives au stock régulateur ainsi que les conditions et la période d’octroi de la subvention de stockage au titre de 2026.

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La Manouba : 11 infractions environnementales et fermeture temporaire proposée pour 3 usines

26. September 2026 um 11:26

Selon un communiqué du ministère de l’Environnement, des opérations de contrôle ont permis de relever 11 infractions environnementales dans le gouvernorat de La Manouba, avec une proposition de fermeture temporaire de trois usines, en raison de leur non-conformité aux normes environnementales.

Dans le cadre des opérations menées pour protéger les bassins de la Medjerda et de l’oued Miliane, des équipes multidisciplinaires associant les services de l’Environnement, de l’Intérieur, de l’Agriculture et de la Santé ont contrôlé 18 sites à La Manouba.

Ces opérations ont permis de constater 11 infractions environnementales. Trois propositions de fermeture temporaire ont également été formulées, tandis que quatre échantillons ont été prélevés au niveau des sources de pollution, en raison du non-respect des normes nationales et des limites maximales autorisées pour les rejets.

Les opérations de contrôle doivent se poursuivre dans les gouvernorats de Jendouba et Béja, également concernés par le bassin de la Medjerda.

Dix établissements contrôlés autour de l’oued Miliane

Le ministère de l’Environnement indique également que des opérations de contrôle ont été menées autour de l’oued Miliane, qui traverse les gouvernorats de Ben Arous, Zaghouan et Siliana.

D’une longueur d’environ 160 kilomètres, l’oued prend sa source au Jebel Bargou, dans le gouvernorat de Siliana, avant de se jeter dans le golfe de Tunis. Son débit varie fortement en fonction des précipitations et peut atteindre 200 m³/s en période de crue.

Dans cette zone, l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) a contrôlé 10 établissements industriels implantés à proximité du cours d’eau. Des infractions ont été relevées et des programmes de mise à niveau environnementale ont été élaborés avec les responsables des établissements concernés, notamment pour la réparation ou l’installation de stations de traitement.

Des stations d’assainissement à différents niveaux d’avancement

Parallèlement au contrôle des sources de pollution, plusieurs projets d’assainissement sont en cours dans le bassin de l’oued Miliane.

La station Sud Miliane 2, d’une capacité de 90 000 m³ par jour, affiche un taux d’avancement de 60 %. La station industrielle intégrée de Sud Miliane est, quant à elle, réalisée à 70 % et devrait entrer en exploitation d’ici la fin de 2026.

La station de Khelidia, d’une capacité de 2 400 m³ par jour, est déjà opérationnelle. Les travaux de la station du Fahs sont réalisés à 85 % et devraient s’achever d’ici la fin de l’année. À Bir Mcharga, une station de 2 400 m³ par jour affiche un taux d’avancement de 55 %, tandis que les travaux ont démarré à Jebel Oust, pour une capacité prévue de 1 750 m³ par jour.

Le ministère mentionne également le projet de valorisation des eaux usées d’El Attar, qui couvre plusieurs gouvernorats, notamment Tunis, Ben Arous, Zaghouan, Sousse et Sfax.

À travers ces opérations, le ministère de l’Environnement entend agir à la fois sur les sources de pollution, grâce au renforcement des contrôles des établissements industriels, et sur les capacités de traitement, à travers le développement des infrastructures d’assainissement.

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Kamel Idir : « Le médicament générique tunisien peut être jusqu’à 40 % moins cher que l’original »

26. September 2026 um 10:17

Le médicament générique fabriqué en Tunisie peut offrir un avantage de prix significatif par rapport au médicament original, notamment lors de son lancement. Selon Kamel Idir, président de l’Association tunisienne des médicaments génériques (ATMG), l’écart peut atteindre 30 à 40 %. Mais cet avantage tend à se réduire au fil du temps, notamment en raison du gel de certains prix.

Dans une déclaration à la Radio nationale, vendredi 25 septembre 2026, Kamel Idir, également expert auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est revenu sur la situation de l’industrie pharmaceutique tunisienne et sur la place des médicaments génériques, à l’occasion de la Journée mondiale des pharmaciens.

Il a rappelé que la Tunisie dispose aujourd’hui d’une quarantaine d’usines pharmaceutiques, issues d’un secteur qui s’est développé depuis les années 1980 dans le respect de normes réglementaires internationales. Une partie de la production est destinée à l’export, pour un montant d’environ 355 millions de dinars, vers notamment le Maghreb, plusieurs pays arabes et africains ainsi que l’Europe.

Le générique, un avantage de prix au lancement

Kamel Idir a expliqué que le médicament générique fabriqué en Tunisie est généralement 30 à 40 % moins cher que le médicament original lors de son lancement. Cet écart constitue, selon lui, l’un des principaux intérêts du générique, puisqu’il permet de réduire le coût du traitement tout en répondant aux exigences réglementaires en vigueur.

Il a toutefois souligné que cet avantage peut progressivement disparaître. Le maintien de certains prix pendant plusieurs années peut, selon lui, réduire l’écart entre le médicament générique et le produit importé, voire conduire dans certains cas à une situation où le médicament fabriqué localement devient plus cher.

Le président de l’ATMG appelle ainsi à davantage de souplesse dans la politique de fixation des prix afin de préserver la compétitivité de la production nationale et de permettre aux industriels de poursuivre leurs investissements.

La production nationale au cœur de l’autonomie pharmaceutique

Au-delà de la question des prix, Kamel Idir estime que le développement du générique est directement lié au renforcement de la production nationale.

Il a indiqué qu’une rencontre récente avec le ministre de la Santé avait permis de présenter plusieurs propositions visant à soutenir davantage l’industrie pharmaceutique tunisienne. Selon lui, la Tunisie dispose déjà d’une base industrielle suffisamment importante pour renforcer son autonomie en matière de médicaments.

Kamel Idir considère que des « décisions courageuses » et davantage de confiance dans les capacités nationales permettraient au pays de progresser vers une plus grande autosuffisance pharmaceutique.

Cette ambition est d’autant plus importante, selon lui, que les tensions internationales peuvent fragiliser les chaînes d’approvisionnement. Il a notamment évoqué le risque que certains pays producteurs privilégient leurs propres besoins en période de crise, au détriment des marchés dépendants des importations.

Une industrie locale encore dépendante des importations

L’augmentation de la production tunisienne ne signifie toutefois pas une autonomie complète. Kamel Idir a souligné que l’industrie pharmaceutique reste dépendante de l’étranger pour une partie des matières premières, des composants et des technologies nécessaires à la fabrication des médicaments.

Un rapport de BMI, filiale de Fitch Solutions, cité par Business News en mai 2026, estimait à 61 % la part de valeur ajoutée étrangère dans la consommation pharmaceutique tunisienne.

Pour Kamel Idir, le défi consiste donc à développer davantage la production locale tout en réduisant progressivement les dépendances extérieures qui subsistent dans la chaîne pharmaceutique.

Génériques : renforcer la confiance des patients

Le président de l’ATMG a également insisté sur la nécessité de renforcer la confiance des patients dans les médicaments génériques.

Il a rappelé que ces médicaments sont soumis aux exigences réglementaires et doivent notamment répondre aux critères de bioéquivalence avec le médicament de référence. Le cadre réglementaire tunisien prévoit d’ailleurs des études de bioéquivalence dans le processus d’autorisation des médicaments génériques.

Kamel Idir a également évoqué un projet que la Tunisie devrait présenter lors de l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2027 afin de renforcer l’utilisation des dénominations scientifiques des médicaments auprès des professionnels de santé.

L’objectif serait notamment de permettre aux pharmaciens de présenter aux patients les différents équivalents disponibles et de les informer sur leurs différences de prix.

Ainsi, pour Kamel Idir, le développement du médicament générique constitue à la fois un enjeu de pouvoir d’achat, de production nationale et d’autonomie pharmaceutique. Mais pour préserver son avantage de prix dans la durée, la production locale doit pouvoir évoluer dans un environnement permettant aux industriels de maintenir leur compétitivité et leurs investissements.

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Al-Quds : la Tunisie veut transformer les condamnations en action diplomatique

26. September 2026 um 08:59

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé la position de la Tunisie sur le statut d’Al-Quds et son soutien à l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain. Il s’exprimait vendredi 25 septembre 2026 à New York, lors de la réunion ministérielle arabo-islamique consacrée à la ville d’Al-Quds, organisée en marge de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Présidant cette réunion, Mohamed Ali Nafti a souligné qu’Al-Quds fait partie intégrante du territoire palestinien occupé et que l’occupation n’y dispose d’aucune souveraineté. Selon lui, toutes les mesures visant à modifier le caractère, le statut ou la composition démographique et juridique de la ville sont nulles et sans effet juridique.

La Tunisie réaffirme, dans ce cadre, son attachement à Al-Quds-Est comme capitale de l’État de Palestine. Pour Tunis, l’établissement d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain demeure la voie permettant de parvenir à une paix juste, durable et globale, conformément aux résolutions de la légalité internationale.

La Tunisie dénonce les politiques israéliennes dans les territoires palestiniens

Le chef de la diplomatie tunisienne a également dénoncé les politiques et pratiques israéliennes qu’il qualifie d’illégales, notamment la colonisation, l’annexion, la confiscation des terres, la démolition de logements, les déplacements forcés de populations ainsi que les atteintes aux institutions palestiniennes.

Il a, par ailleurs, condamné les violations continues visant la mosquée Al-Aqsa et les tentatives de modifier son statut historique et juridique, notamment à travers l’imposition d’une quelconque division temporelle ou spatiale du lieu saint.

Pour Mohamed Ali Nafti, la protection d’Al-Quds ne peut être dissociée de celle de sa population. Elle passe notamment par le soutien à la résilience des Palestiniens de la ville et par le renforcement de l’appui arabe, islamique et international dans des secteurs essentiels tels que le logement, l’éducation, la santé et le développement.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de protéger les biens religieux, les propriétés, les waqfs et le patrimoine palestinien d’Al-Quds, tout en soutenant le rôle de la Commission d’Al-Quds et de l’Agence Bayt Mal Al-Quds Al-Sharif.

Une responsabilité internationale

La Tunisie met également en garde contre les conséquences des atteintes aux lieux saints, des discours d’incitation et des pratiques provocatrices. Ces actions, selon Mohamed Ali Nafti, sont susceptibles de menacer la paix et la sécurité aux niveaux régional et international.

Dans ce contexte, Tunis considère que la protection d’Al-Quds et de ses lieux saints constitue une responsabilité internationale fondée sur les principes du droit international, la Charte des Nations unies ainsi que le respect de la liberté de religion et de culte.

Le ministre a en outre appelé à renforcer la coordination entre la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique au sein des Nations unies. Il a plaidé pour la mise en place de mécanismes durables permettant de documenter les violations, de renforcer les mécanismes de reddition de comptes et de faire face aux tentatives d’imposer des faits accomplis.

La Tunisie souhaite également intensifier les contacts avec les pays influents afin de favoriser l’adoption de mesures politiques et diplomatiques visant à faire respecter le droit international.

La Tunisie entend poursuivre son action au sein de la Ligue arabe

Mohamed Ali Nafti a enfin réaffirmé la disponibilité de la Tunisie à poursuivre son action avec les pays arabes et musulmans pour la protection d’Al-Quds et de ses lieux saints, ainsi que pour le soutien à la population palestinienne.

Dans le cadre de sa présidence de la 166e session du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, Tunis entend ainsi contribuer au renforcement de l’action arabe et islamique commune en faveur d’Al-Quds et de la cause palestinienne, selon un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

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