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Le déficit commercial américain atteint 118,8 milliards de dollars

28. August 2026 um 15:58

Le déficit américain du commerce des biens a bondi de 17,2 % en juillet 2026, atteignant 118,8 milliards de dollars, contre 101,4 milliards en juin.

Le déficit commercial américain retrouve ainsi un niveau particulièrement élevé. À 118,8 milliards de dollars, il s’agit de son niveau le plus important depuis mars 2025, lorsque les entreprises américaines avaient massivement accéléré leurs importations avant l’entrée en vigueur de nouvelles mesures douanières.

Le principal moteur de cette aggravation est la progression des importations. Elles ont augmenté de 11,4 milliards de dollars en un mois, pour atteindre 318,2 milliards. Cette hausse est notamment liée aux biens d’équipement, dont les importations ont progressé de 11,3 %. Les entreprises américaines continuent d’investir massivement dans les infrastructures nécessaires au développement de l’intelligence artificielle, ce qui alimente la demande de semi-conducteurs, d’ordinateurs et de machines.

Le phénomène illustre un paradoxe de l’économie américaine : alors que Washington cherche à réduire sa dépendance aux importations grâce aux droits de douane, le développement accéléré de secteurs stratégiques comme l’IA stimule au contraire les achats de technologies à l’étranger.

Dans le même temps, les exportations américaines de biens ont diminué de 6 milliards de dollars, à 199,4 milliards. Il s’agit de leur plus faible niveau depuis janvier. Le recul a notamment été marqué dans les produits industriels, dont les exportations ont chuté de 11,2 %.

Cette détérioration pourrait peser sur la croissance américaine au troisième trimestre. Selon des économistes cités par Reuters, le commerce extérieur pourrait retirer environ un point de pourcentage à la croissance du PIB au troisième trimestre, après avoir déjà pesé de 1,14 point au deuxième trimestre…

Le déficit commercial américain apparaît ainsi comme l’un des paradoxes de la politique économique de Washington : malgré l’offensive tarifaire, les besoins massifs de l’économie américaine, notamment dans l’intelligence artificielle, continuent de pousser les importations à la hausse.

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L’UE s’attend à une baisse de la production de sucre

28. August 2026 um 13:00

La production de sucre de l’Union européenne devrait reculer d’environ 19 % pour la nouvelle campagne, selon les premières estimations de l’Observatoire du sucre de la Commission européenne publiées le 27 août 2026. Cette baisse est expliquée par la réduction des surfaces consacrées à la betterave sucrière et par les conditions climatiques difficiles qui ont affecté les cultures.

La nouvelle campagne sucrière européenne s’annonce donc nettement moins favorable que la précédente. Selon les premières projections communiquées par l’Union européenne, la production pourrait diminuer de 19 %, conséquence notamment du recul des superficies cultivées en betteraves sucrières.

Cette contraction intervient dans un contexte déjà difficile pour le secteur agricole européen, marqué par la hausse des coûts de production, les tensions commerciales et surtout les épisodes de chaleur et de sécheresse qui ont touché plusieurs régions du continent.

La réduction des surfaces consacrées à la betterave constitue l’un des principaux facteurs expliquant le recul attendu de la production. Les agriculteurs européens ont déjà réduit leurs superficies en réponse aux conditions du marché. La Commission européenne avait d’ailleurs indiqué en avril que les producteurs avaient engagé une réduction des surfaces de betteraves afin de s’adapter aux nouvelles conditions économiques du secteur.

Cette évolution pourrait limiter les volumes disponibles au cours de la prochaine campagne et accroître la dépendance de certains marchés européens aux importations.

Les conditions climatiques aggravent la situation

La météo constitue un autre facteur de risque majeur. Les fortes chaleurs estivales et le manque d’eau ont affecté plusieurs cultures européennes. La Commission européenne souligne que les cultures de printemps et d’été sont particulièrement vulnérables aux températures élevées et au déficit hydrique, notamment dans les régions déjà exposées à la sécheresse.

Le secteur sucrier est ainsi confronté à un double problème : une superficie cultivée plus faible et des rendements potentiellement dégradés par les conditions climatiques…

La Commission européenne a pris plusieurs mesures pour soutenir les producteurs. En avril, les États membres ont notamment approuvé la suspension temporaire du régime de perfectionnement actif pour certaines importations de sucre de canne brut destiné au raffinage. L’objectif était de réduire la pression exercée sur le marché européen par les importations et de rétablir un meilleur équilibre entre l’offre et la demande…

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Le Maroc entre dans le grand jeu du gaming

28. August 2026 um 11:21
Pour sa première participation officielle à Gamescom, à Cologne, le Maroc ne vient pas seulement présenter des jeux. Il expose un écosystème en pleine structuration et entend désormais le connecter aux éditeurs, investisseurs et acteurs internationaux. En bref Première participation…

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Moscou banalise la rencontre entre les chefs du renseignement russe et américain

28. August 2026 um 10:37

Le chef du renseignement extérieur russe, Sergueï Narychkine, a confirmé jeudi 27 août avoir rencontré à Moscou le directeur de la CIA, John Ratcliffe, présentant l’entretien comme une « réunion de travail » ordinaire.

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu cette semaine à Moscou pour une rencontre avec Sergueï Narychkine, directeur du SVR, le service russe de renseignement extérieur. Ce dernier (Narychkine) a minimisé la portée de cette visite. Selon lui, les deux responsables ont discuté de questions « indéterminées et sensibles » relevant de leurs domaines respectifs. Il a surtout insisté sur le caractère habituel de ce type de contact entre services de renseignement.

La version officielle russe contraste toutefois avec les informations publiées par plusieurs médias américains. Ceux-ci, citant leurs propres sources, affirment que Ratcliffe aurait averti Moscou de ne pas attaquer un État membre de l’OTAN. Version niée par le Kremlin. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a même qualifié ces informations de « récits d’horreur » et assuré qu’elles n’avaient « aucun rapport avec la réalité » ni avec les intentions de la Russie.

Au-delà des déclarations publiques, la rencontre confirme néanmoins l’existence d’un canal direct entre les appareils de renseignement russe et américain, malgré la dégradation profonde des relations entre Washington et Moscou…

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Deauville : censure d’une photo de Gaza, la polémique enfle

28. August 2026 um 10:13
Mi-août, à Deauville, une photo de Gaza a été discrètement retirée d’une exposition en plein air. Élus de gauche et associations réclament sa réinstallation.   En bref Une photographie de Gaza a été retirée d’une exposition en plein air à…

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Pétrole : le Venezuela et Ormuz font reculer les cours

28. August 2026 um 09:59

Les prix du pétrole ont légèrement reculé ce vendredi 28 août, pénalisés par les informations faisant état d’un possible accès américain aux réserves pétrolières du Venezuela et par les perspectives d’une reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Le Brent cède 0,3 %, à 89,45 dollars le baril, tandis que le WTI reculait de 0,2 %, à 83,39 dollars. Les deux références restaient toutefois orientées vers une baisse hebdomadaire de 4 à 5,5 %.

Le marché pétrolier reste suspendu aux évolutions géopolitiques. Après le rebond enregistré jeudi 27 apût, les cours ont repris leur mouvement de baisse ce vendredi matin, les investisseurs intégrant plusieurs signaux susceptibles d’améliorer les perspectives d’approvisionnement mondial.

Le premier concerne le Venezuela, dont les immenses réserves pourraient progressivement revenir davantage sur le marché international. Le second concerne le détroit d’Ormuz, où les perspectives d’une reprise partielle de la navigation réduisent la prime de risque attachée aux perturbations des exportations du Golfe.

Ainsi, l’administration américaine serait proche de conclure un accord lui donnant un accès à long terme à une partie des réserves de pétrole du Venezuela, rapporte Reuters. L’accord envisagerait notamment le développement de plusieurs champs pétroliers vénézuéliens par des entreprises américaines. Pour les marchés, cette perspective ouvre la possibilité d’une augmentation à terme de l’offre mondiale de brut. Mais les effets ne seraient pas immédiats. Les infrastructures pétrolières vénézuéliennes nécessitent d’importants investissements et travaux de remise à niveau. Une remontée significative de la production demanderait donc du temps.

Cette évolution intervient alors que le Venezuela envisagerait également de quitter l’OPEP, dans le contexte de son rapprochement avec Washington. Une telle décision donnerait théoriquement à Caracas davantage de liberté pour développer sa production et attirer des capitaux étrangers, sans être soumis aux contraintes collectives de l’organisation en matière de production…

Ormuz reste au centre des préoccupations

Le deuxième facteur qui pèse sur le pétrole concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations énergétiques du Golfe. L’Iran aurait indiqué préparer une liste de conditions pour permettre la réouverture de cette voie maritime. Parallèlement, des informations font état d’un accord entre l’Iran et Oman permettant la reprise d’une partie du trafic.

La perspective d’une réouverture, même partielle, réduit mécaniquement la prime de risque incorporée dans les cours. Avant la guerre entre les États-Unis et l’Iran, le détroit assurait le passage d’environ un cinquième du pétrole mondial…

Le pétrole reste ainsi particulièrement volatil, chaque nouvelle information pouvant modifier rapidement les anticipations concernant l’offre mondiale. Entre le retour potentiel du Venezuela sur le marché, la perspective d’une réouverture d’Ormuz et la persistance des tensions entre Washington et Téhéran, le marché pétrolier tente désormais de mesurer ce qui l’emportera : le retour de l’offre ou la persistance du risque géopolitique.

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