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Tunisie | Majdi Boudhina explique les raisons de sa démission du parti de Abir Moussi

09. Juli 2026 um 13:22

Depuis la publication, il y a cinq jours, d’une lettre ouverte adressée à Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), dans laquelle il l’exhortait à ne pas briguer un troisième mandat à la tête du parti, Majdi Boudhina fait face à une levée de boucliers virulente de la part de la majorité des partisans de Mme Moussi, qui est incarcérée depuis le 3 octobre 2026 et poursuivie dans plusieurs affaires.

Membre du bureau politique du parti et ancien député du Parlement dissous, élu sur une liste de Nabeul 2, M. Boudhina a fait valoir que «le leadership ne se mesure pas au simple fait de se maintenir à un poste, mais aussi à la capacité de prendre une décision ouvrant la voie au renouveau et préservant l’image du parti».

La réaction des partisans de Mme Moussi a été, comme il devait lui-même s’y attendre, d’une grande virulence, allant jusqu’à l’accuser de trahison et d’agir pour le compte d’autrui.

Malgré la publication de nombreux messages exhortant cette majorité à faire preuve de raison — en soulignant qu’un troisième mandat d’Abir Moussi risquait de nuire tant à elle qu’au parti, et en appelant à faire primer les intérêts politiques et organisationnels — toutes ses tentatives ont échoué. Aujourd’hui, Boudhina a décidé de jeter l’éponge et de se retirer du PDL, comme l’indique sa dernière publication sur les réseaux sociaux : «Le bon côté des choses, c’est que l’histoire retiendra mon passage au sein du parti de l’une de ces deux manières seulement : soit comme un traître, un agent, un mercenaire, un infiltré… soit comme le seul à avoir osé… En attendant ce moment-là, c’est terminé, et je vous souhaite le meilleur.»

Pour rappel, voici le message adressé par l’ex-député à la présidente du PDL traduit de l’arabe :

«À Mme Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre — actuellement détenue arbitrairement pour s’être opposée au pouvoir en place : j’ai appris que le parti s’apprête à tenir son congrès dans les semaines à venir et que vous comptez briguer un troisième mandat à sa présidence, à l’instar de la plupart de ses dirigeants. Cette situation m’amène à m’interroger sur les principes et les bonnes pratiques que nous avons longtemps prônés concernant la nécessité de respecter la loi ainsi que l’alternance au pouvoir et le renouvellement des responsabilités.

«Si telle est notre propre attitude, comment pouvons-nous critiquer ou contester l’intention de Kaïs Saïed de briguer un troisième mandat présidentiel ? Sur quelle base pourrions-nous nous opposer à ses partisans — qui l’inciteront à briguer un troisième mandat, voire à gouverner à vie — alors que nous n’avons pas su tirer les leçons de l’expérience et des conséquences liées à des dirigeants tels que Habib Bourguiba et Zine El Abidine Ben Ali (que Dieu ait leur âme) ? Ces derniers se sont accrochés au pouvoir au lieu de choisir une sortie honorable, comme l’ont fait de nombreux autres dirigeants dans le monde.

Ne pensez-vous pas que le moment est venu de réformer en profondeur les statuts du parti – initialement conçus sur mesure – en y insufflant un vent de fraîcheur et en donnant la parole aux énergies, aux personnalités et aux jeunes talents capables de dynamiser le parti et de relever les défis posés par l’évolution de la situation, tant au niveau international que national ? (Bien entendu, je ne me porte pas candidat à un poste quelconque, afin de ne pas être accusé de convoiter une position.)

Ne pensez-vous pas que nous avons — tout comme les autres partis — lamentablement échoué en laissant passer des occasions ?

Sauver la Tunisie de Kaïs Saïed et de ses acolytes, tout en reconquérant la confiance du peuple, exige davantage d’abnégation, d’intégrité et une remise en question critique. Le moment n’est-il pas venu pour nous tous de prendre du recul et de passer le relais à d’autres figures du parti — qui ne manquent pas ?

«Ne prêtez pas l’oreille à ce même chœur qui a fait du ‘‘zaim’’ [leader, par allusion à Bourguiba, Ndlr] un président à vie et maintenu Ben Ali au pouvoir pendant vingt-trois ans ; ce sont des hypocrites mus par des intérêts mesquins. Élevez-vous au-dessus du simple statut de chef de parti pour devenir un véritable leader. Prenez cette décision — un geste noble qui vous assurera une place dans l’histoire et dans le cœur de tout le peuple tunisien — à moins, bien sûr, que vous ne pensiez qu’il n’y a personne d’autre capable d’accomplir cette tâche.

«Je suis conscient que ce message pourrait me coûter mon poste au sein du parti ; néanmoins, j’appelle au renouvellement et à la restructuration de toutes les instances du parti, en commençant par ma propre fonction.

«Bien que je sache que cette lettre finira probablement à la corbeille, je vous exhorte — alors que vous entamez un troisième mandat — à mettre de côté votre statut d’avocate et de professeure de droit pour privilégier une approche économique et sociale.

«Je demande que les activités du parti se concentrent sur les enjeux auxquels le peuple tunisien est confronté, plutôt que sur les préoccupations élitistes et les agendas politiques qui ont épuisé tant le parti que ses membres.

«Ce sont les conditions de vie des citoyens — leur coût de la vie, leur bien-être, leur sécurité et leur tranquillité d’esprit — qui changent la donne et vous assurent le soutien du public. Si, toutefois, vous nourrissez le désir ardent de rester à la tête du parti pour les années à venir, je vous exhorte à ne pas organiser ce congrès ; personne ne vous en tiendrait rigueur, compte tenu de votre situation actuelle — qui vous empêche même de signer légalement la convocation de l’assemblée. S’il vous plaît, abstenez-vous simplement de briguer un troisième mandat illégitime, car une telle démarche vous porterait préjudice, à vous comme au parti.

«En fin de compte, être président ou non, à mon avis, importe moins que de maintenir le leadership. Cela requiert un minimum d’altruisme et une grande capacité à former de nouveaux leaders, dont aucun n’a jamais occupé de poste de haut niveau.»

J’ai tiré la sonnette d’alarme, convaincu que nous sommes tous partenaires au sein de ce parti, unis par nos luttes, celles de nos pères et grands-pères, et par mon amour pour la Tunisie et pour sauver Abir de ses propres démons et de la prison.

«Mon roi, vous n’êtes qu’un homme.»

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Kaïs Saïed met en garde contre des actions de déstabilisation

09. Juli 2026 um 09:41

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, dans la journée du mercredi 8 juillet 2026 au palais de Carthage, Sarra Zaâfrani Zenzri, la cheffe du gouvernement. Il l’a chargée de présider le Conseil des ministres pour débattre d’un certain nombre de projets de lois et d’ordonnances.

Le chef de l’État a dénoncé des événements récurrents, qu’il a qualifiés d’actions organisées visant à nuire aux citoyens et à envenimer la situation. Tout en soulignant que le peuple tunisien mettra en échec les manœuvres internes et externes, comme il l’a déjà fait par le passé.

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Le renouveau de l’action consulaire

Von: tmps
09. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

Dans le cadre des orientations arrêtées par le Président de la République, Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé, le 1er juillet 2026, à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, une session de formation consacrée aux services consulaires numériques. Organisée au profit des agents appelés à rejoindre les missions diplomatiques et consulaires à l’étranger, cette initiative traduit la volonté d’adapter l’action consulaire aux évolutions de l’administration publique, de la mobilité internationale et des attentes croissantes des citoyens.

La fonction consulaire occupe aujourd’hui une place centrale dans la diplomatie contemporaine. Si l’ambassade incarne la représentation politique de l’État, le consulat constitue son prolongement administratif, juridique et humain auprès des ressortissants établis à l’étranger. Il est l’espace où s’exerce quotidiennement la relation entre l’administration et le citoyen, faisant du service consulaire un indicateur essentiel de la qualité du service public.

La fonction consulaire constitue l’une des expressions les plus concrètes de la continuité de l’action de l’État au-delà de ses frontières. Son fondement juridique repose principalement sur la Convention de Vienne sur les relations consulaires, qui définit les droits, les obligations et les prérogatives des autorités consulaires dans leurs rapports avec les ressortissants de l’État d’envoi ainsi qu’avec les autorités de l’État de résidence. Ce cadre normatif confère à l’action consulaire une double légitimité : internationale, en raison de son inscription dans le droit des relations entre États, et nationale, puisqu’elle assure la continuité du service public auprès des citoyens établis à l’étranger.

Dans cette perspective, le consulat ne constitue pas une simple structure administrative délocalisée. Il représente une institution stratégique où s’articulent les exigences de protection des personnes, de sécurité juridique et de préservation de l’autorité de l’État. Les missions qui lui sont confiées couvrent un champ d’intervention particulièrement étendu : délivrance et renouvellement des documents officiels, gestion de l’état civil, légalisation et authentification des actes, assistance administrative et juridique aux ressortissants, protection des personnes vulnérables, accompagnement des citoyens confrontés à des procédures judiciaires ou à des situations de détresse, ainsi que coordination des opérations d’assistance et d’évacuation lors de crises sanitaires, sécuritaires ou de catastrophes naturelles. L’activité consulaire participe ainsi à la garantie de la sécurité juridique des citoyens tout en assurant la permanence de l’action publique en dehors du territoire national.

Toutefois, l’évolution des relations internationales et l’intensification des mobilités humaines ont profondément transformé la nature de la fonction consulaire. Celle-ci dépasse désormais le cadre traditionnel des prestations administratives pour devenir un véritable levier de diplomatie économique, sociale et culturelle. Les représentations consulaires accompagnent les opérateurs économiques dans leur implantation à l’étranger, facilitent les échanges commerciaux, identifient les opportunités d’investissement, contribuent à la promotion de l’attractivité du territoire national et participent à la diffusion d’informations économiques stratégiques. Elles deviennent ainsi des interfaces entre les politiques publiques nationales et les dynamiques économiques internationales.

Parallèlement, les consulats jouent un rôle essentiel dans le maintien des liens entre l’État et ses communautés établies à l’étranger. Ils accompagnent les initiatives associatives, soutiennent les activités culturelles, facilitent les démarches administratives des membres de la diaspora et contribuent à préserver les liens linguistiques, historiques et identitaires avec le pays d’origine. Cette dimension témoigne de l’élargissement progressif de la diplomatie contemporaine vers une diplomatie de proximité, où la qualité de la relation avec les citoyens devient un élément constitutif de l’action extérieure de l’État.

Les sciences administratives soulignent que la performance des institutions publiques ne se mesure plus uniquement à la conformité des procédures ou à la production d’actes administratifs, mais également à leur capacité à répondre efficacement aux besoins des usagers. À cet égard, les analyses de Max Weber relatives à la rationalisation de l’administration conservent une portée particulière : la légitimité de l’institution publique repose sur la compétence de ses agents, la prévisibilité de ses procédures, l’impartialité de ses décisions et l’efficacité du service rendu. La fonction consulaire constitue ainsi un espace privilégié d’observation de la qualité de la gouvernance publique, dans la mesure où elle place l’administration en interaction directe avec les citoyens et confronte quotidiennement les principes de l’État de droit aux réalités concrètes de l’action administrative.

 

La transformation numérique : un changement de gouvernance

Cette orientation a accordé une place centrale à la transformation numérique des services consulaires, illustrant une évolution qui dépasse largement l’introduction de nouveaux outils technologiques. Elle s’inscrit dans un processus plus large de modernisation de l’administration publique, où le numérique devient un levier de réforme des modes de gouvernance, de simplification des procédures et d’amélioration de la qualité du service public. Cette orientation traduit ainsi une mutation profonde des modes de gouvernance de l’administration publique, dans laquelle le numérique devient un facteur structurant de l’organisation institutionnelle, de la prise de décision et de la relation entre l’État et les usagers.

Le développement des services consulaires dématérialisés s’inscrit ainsi dans une stratégie de modernisation visant à renforcer l’efficacité, la transparence et la qualité du service public. La transformation numérique ne saurait être réduite à une simple substitution des supports papier par des plateformes électroniques. Elle constitue une recomposition des processus administratifs fondée sur la rationalisation des procédures, l’interopérabilité des systèmes d’information, la circulation sécurisée des données et l’amélioration continue de la qualité des prestations publiques. Elle conduit les administrations à repenser leur fonctionnement autour d’une logique de service, où la rapidité d’exécution, la fiabilité des informations, la traçabilité des opérations et la simplification des démarches deviennent des critères essentiels d’évaluation de la performance publique.

Dans le domaine consulaire, cette évolution revêt une importance particulière en raison de la dispersion géographique des communautés nationales et de la diversité des situations administratives auxquelles elles sont confrontées. La mise en place de services numériques permet de réduire les contraintes liées à la distance, de limiter les déplacements, d’accélérer le traitement des demandes et d’assurer une continuité du service public indépendamment des contraintes spatiales ou temporelles. L’administration consulaire évolue ainsi vers un modèle davantage centré sur l’accessibilité, la disponibilité permanente des services et la capacité d’offrir des réponses adaptées aux besoins des citoyens établis à l’étranger.

Cette modernisation s’inscrit également dans une conception renouvelée de la gouvernance publique, fondée sur l’exploitation stratégique des données, l’amélioration des capacités d’analyse et l’intégration progressive des technologies émergentes, notamment celles relevant de l’intelligence artificielle. L’utilisation raisonnée de ces instruments ouvre la voie à une gestion plus anticipative des flux administratifs, à une meilleure allocation des ressources humaines, à une personnalisation accrue des services et à une optimisation des délais de traitement. Dans cette approche, la donnée publique devient un véritable levier de pilotage de l’action administrative, permettant d’éclairer la décision, d’identifier les besoins des usagers et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques.

Les recherches de Christopher Hood et de Christopher Pollitt montrent que les administrations contemporaines tendent à dépasser une logique exclusivement procédurale pour adopter une culture de la performance fondée sur les résultats, la qualité du service et la satisfaction des usagers. Cette évolution ne remet pas en cause les principes fondamentaux de légalité, d’égalité et de continuité du service public, elle vise au contraire à leur donner une traduction plus effective grâce à des organisations administratives plus réactives, plus transparentes et davantage orientées vers les besoins réels des citoyens.

La transformation numérique des services consulaires ne devrait pas être réduite à une simple opération de dématérialisation des procédures administratives. Une approche limitée à l’introduction d’outils numériques, sans révision des modes d’organisation ni adaptation des pratiques de gestion, risquerait de reproduire les mêmes lourdeurs administratives sous une forme électronique. La modernisation ne peut produire des résultats durables qu’à travers une refonte des processus, une meilleure coordination entre les services et l’instauration de mécanismes rigoureux de suivi, d’évaluation et de contrôle de la performance.

Par ailleurs, l’absence d’indicateurs objectifs permettant de mesurer la qualité des prestations, les délais de traitement ou le niveau de satisfaction des usagers constitue une limite importante à toute politique d’amélioration continue. Une administration numérique ne peut être performante sans dispositifs permanents d’audit, de traçabilité des opérations et d’évaluation des résultats, capables d’identifier les dysfonctionnements et d’orienter les décisions correctives.

Enfin, la modernisation des services consulaires devrait dépasser une logique strictement technologique pour s’inscrire dans une réforme plus globale de la gouvernance administrative. Cela implique de renforcer l’interopérabilité des systèmes d’information, de développer les compétences numériques des agents et de placer les besoins des citoyens au cœur de la conception des services. À défaut d’une telle approche intégrée, la transformation numérique risque de demeurer une évolution technique sans impact significatif sur l’efficacité, la transparence et la crédibilité de l’action consulaire.

 

Former pour moderniser l’action consulaire

L’organisation d’échanges professionnels entre les différents postes consulaires constitue un levier pour renforcer la formation des agents au contact des réalités du terrain. Toutefois, ces initiatives devraient être intégrées dans un dispositif permanent de formation continue reposant sur le partage des expériences, l’analyse de cas pratiques et l’évaluation régulière des compétences. Une telle approche permettrait d’améliorer l’adaptation des agents aux évolutions des missions consulaires, d’harmoniser les pratiques administratives et de renforcer durablement la qualité des services rendus aux usagers.

Dans cette perspective, l’expérience des usagers devrait être davantage mobilisée comme un levier d’amélioration des services consulaires. Les retours des citoyens pourraient être systématiquement recueillis, analysés et intégrés dans un processus d’évaluation continue afin d’identifier les dysfonctionnements, de simplifier les procédures administratives et de renforcer la qualité de l’accueil. Cette démarche favoriserait une administration davantage centrée sur les besoins des citoyens et fondée sur une logique d’amélioration permanente plutôt que sur la seule conformité procédurale.

Plus largement, l’évolution des fonctions consulaires impose une réflexion approfondie sur les modes d’organisation, les outils numériques et les compétences professionnelles requises. Les consulats sont appelés à devenir des espaces de services publics innovants, capables d’assurer une protection efficace des ressortissants, d’accompagner les communautés tunisiennes établies à l’étranger et de soutenir les échanges économiques, culturels et scientifiques. Atteindre cet objectif suppose d’investir davantage dans la transformation numérique, de développer une culture de l’évaluation de la performance, de renforcer la coordination entre les postes consulaires et d’instaurer une démarche de modernisation continue afin de répondre aux exigences croissantes de mobilité internationale, de proximité administrative et de qualité du service public.



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Kaïs Saïed reçoit Sara Zaâfrani Zenzri et évoque les défis auxquels fait face la Tunisie

Von: tmps
09. Juli 2026 um 08:15

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, dans l’après-midi du mercredi 8 juillet, au palais de Carthage, Sara Zaâfrani Zenzri, cheffe du gouvernement, qu’il a chargée de présider un Conseil des ministres consacré à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets.

Le chef de l’État est également revenu sur une série d’événements qui, selon lui, se succèdent de manière orchestrée afin de porter atteinte aux citoyens et d’attiser les tensions. Il a affirmé que le peuple tunisien, qui « a tracé son chemin dans le sang et la souffrance », saura déjouer les manœuvres, tant internes qu’externes, comme il l’a déjà fait par le passé grâce à sa profonde conscience nationale.

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Saïed dénonce de nouvelles « manœuvres » contre la Tunisie et évoque des « plans » internes et externes

09. Juli 2026 um 07:07

Le président de la République, Kaïs Saïed, a une nouvelle fois dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives organisées visant à déstabiliser la Tunisie, estimant que certains événements se succèdent de manière coordonnée afin d’attiser les tensions sociales. Un discours qui s’inscrit dans la continuité de ses prises de parole de ces dernières années.

Reçu mercredi 8 juillet 2026 au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri s’est vu confier par le chef de l’État la présidence d’un Conseil des ministres consacré à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets.

Un discours récurrent depuis plusieurs années

À cette occasion, Kaïs Saïed a affirmé que « plusieurs événements se répètent de manière organisée afin de maltraiter les citoyens dans le but d’envenimer la situation ». Selon lui, « le peuple tunisien, qui a tracé son chemin dans le sang et la souffrance, fera échouer les plans manifestes élaborés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, comme il l’a déjà fait par le passé grâce à sa profonde conscience ».

Lire aussi : Kaïs Saïed : Les indicateurs économiques s’améliorent, mais les Tunisiens n’en ressentent pas les effets

Ces déclarations ne constituent pas une nouveauté dans la communication présidentielle. Depuis le 25 juillet 2021, Kaïs Saïed évoque régulièrement l’existence de « complots », de « réseaux », de « lobbies » ou encore de « parties internes et étrangères » qui chercheraient, selon lui, à déstabiliser l’État, perturber le fonctionnement des institutions ou alimenter les tensions économiques et sociales.

Organiser des pénuries de produits de consommation

À plusieurs reprises, le président a également accusé certains acteurs d’organiser des pénuries de produits de consommation, de manipuler les marchés, de spéculer sur les prix ou encore de tenter d’attiser les mouvements sociaux afin de provoquer une crise politique.

Ce registre discursif est devenu l’un des marqueurs de ses interventions officielles, le chef de l’État appelant régulièrement les Tunisiens à faire preuve de vigilance face à ce qu’il présente comme des tentatives coordonnées de déstabilisation du pays.

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