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Programme du Festival de Carthage 2026

08. Juli 2026 um 12:25

Nous présentons ci-dessous le programme complet de la 60e édition du Festival international de Carthage qui se déroulera du 16 juillet au 19 août 2026 à l’amphithéâtre de la cité punico-romaine.  

Juillet :

Jeudi 16 : Ouverture avec Saber Rebaï «Taht al Yasmine» (Tunisie).

Samedi 18 : Cheb Khaled (Algérie).

Lundi 20 : The Jacksons (États-Unis).

Mardi 21 : Nordo (Tunisie).

Mercredi 22 : Orchestre symphonique tunisien «Symphonies 60» sous la direction du maestro Shady Garfi (Tunisie).

Jeudi 23 : Angélique Kidjo (Bénin).

Samedi 25 : Soirée tunisienne «Watanon bihob el achikine» (Bouquet du patrimoine musical national tunisien).

Dimanche 26 : Pièce de théâtre «Al Karhmana» de Moez Toumi (Tunisie).

Mardi 28 : Yosra Mahnouch (Tunisie).

Jeudi 30 : Ballet Flamenco de Andalucía, «Tierra Bendita» (Espagne).

Août :

Samedi 1er : Sami Yusuf (Royaume-Uni).

Dimanche 2 : Rayan, concert caritatif au profit des personnes atteintes du cancer (Liban).

Mardi 4 : Rondò Veneziano (Italie).

Jeudi 6 : Mayada El Hennawy et Mohamed Khayri (Syrie).

Samedi 8 : Tamer Ashour (Égypte).

Mardi 11 : Folklores du Monde (Malte, Libye, Chine, Japon et Tunisie).

Jeudi 13 : Nabiha Karaouli, soirée de la Fête nationale de la femme (Tunisie).

Samedi 15 : Elissa (Liban).

Lundi 17 : Amina Fakhet (Tunisie).

Mercredi 19 : Clôture avec Majda El Roumi (Liban).

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Les grands moments du Festival de Carthage 2026

08. Juli 2026 um 11:58

La 60e édition du Festival international de Carthage se tiendra du 16 juillet au 19 août 2026 à l’amphithéâtre de la cité punico-romaine. Elle réserve 35 % de sa programmation à des spectacles étrangers.

La programmation officielle comporte 20 soirées dominées par l’art musical avec 19 concerts et une seule production théâtrale, la comédie sociale ‘‘Al Karhmana’’ de Moez Toumi programmée le 26 juillet, qui marquera les adieux de ce spectacle à la scène pour des raisons de santé de son auteur.

Cette édition anniversaire est dotée d’un budget de 3,5 millions de dinars et élaborée à partir de 77 dossiers soumis, a indiqué Hind Mokrani, directrice générale de l’Établissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), relevant du ministère des Affaires culturelles, lors d’une rencontre avec les médias ce mercredi 8 juillet au musée paléochrétien de Carthage.

Selon les données chiffrées de la direction, le programme comprend 13 spectacles arabes, soit 65 % de la grille, répartis entre la Tunisie (7 soirées), le Liban (3), ainsi que l’Algérie, la Syrie et l’Égypte avec une soirée chacune.

Le programme comprend 7 spectacles internationaux, venus du Royaume-Uni, du Bénin, d’Espagne, d’Italie et des États-Unis, ainsi qu’une soirée et rencontre multiculturelle «Folklores du Monde», le mardi 11 août, réunissant des artistes de Tunisie, de la Libye, de Malte, de la Chine et du Japon.

Les têtes d’affiches internationales

Les Jacksons retrouveront le public de Carthage, le 20 juillet, dans un concert qui coïncide avec le 31e anniversaire de la visite de Michael Jackson en Tunisie.

Attendu pour la première fois à Carthage, le 1er août, Sami Yusuf retrouvera le public tunisien quatorze ans après son concert à Radès. Le chanteur compositeur britannique d’origine iranienne présentera son album ‘‘Ecstasy’’, accompagné d’un orchestre de 53 musiciens venus de plus de 30 pays.

La chanteuse béninoise Angélique Kidjo fera sa première apparition à Carthage le 23 juillet pour célébrer ses 40 ans de carrière avec son album ‘‘Hope’’ sorti en avril dernier

L’ensemble italien Rondò Veneziano, créé en 1979 et dirigé par Gian Piero Reverberi, déploiera son concept de musique baroque et pop-rock en costumes d’époque le 4 août, tandis que le Ballet Flamenco de Andalucía présentera le spectacle ‘‘Tierra Bendita’’ sous la direction de Patricia Guerrero, le 30 juillet avec plus de vingt artistes sur scène.

Les têtes d’affiche arabes

Le festival accueille plusieurs figures de la scène arabe contemporaine, à commencer par la star libanaise Majda El Roumi qui assurera la clôture officielle le 19 août avec un ensemble de 55 instrumentistes, marquant son retour après son passage de 2018.

La chanteuse libanaise Elissa se produira le 15 août avec son répertoire romantique, précédée le 8 août par l’Égyptien Tamer Ashour pour sa première prestation en Tunisie.

Le 6 août marquera le retour de la chanteuse syrienne Mayada El Hennawy, absente de Carthage depuis 21 ans. Elle partagera l’affiche avec son compatriote Mohammad Khairy, spécialiste du répertoire classique et des Qudud d’Alep, sous la direction orchestrale de Youssef Belhani.

Le Libanais Rayan reviendra à Carthage après dix ans d’absence pour un concert caritatif au profit des patients atteints de cancer, le 2 août.

Le roi du Raï algérien Cheb Khaled retrouvera le public tunisien le 18 juillet pour sa première participation depuis 2016.

Les têtes d’affiche tunisiennes

Le coup d’envoi sera donné le jeudi 16 juillet par Saber Rebaï avec son spectacle ‘‘Taht Al Yasmine’’, marquant plus de 30 de présence et 20 apparitions à Carthage depuis 1994.

Au programme aussi, l’artiste urbain Nordo, le 21 juillet, la chanteuse Yosra Mahnouch, le 28 juillet, et la diva Amina Fakhet, le 17 août, ainsi que l’Orchestre Symphonique Tunisien qui présentera, le22 juillet, un concert intitulé ‘‘Symphonies 60’’ sous la direction de Shady Garfi, suivi le 25 juillet pour la Fête de la République par le spectacle patrimonial ‘‘Watanon bihob el achikin’’ dirigé par Youssef Belhani avec les voix de Alya Belaid, Ghazi Ayadi, Chahrazed Helal, Sofien Zaidi, Molka Cherni et Meriem Noureddine, avant la soirée du 13 août dédiée à la Fête nationale de la femme avec Nabiha Karaouli.

La billetterie en ligne est d’ores et déjà ouverte pour l’ensemble des spectacles.

Avec Tap.

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Rapport annuel 2025 de la BCT | Angles morts et incohérences

08. Juli 2026 um 11:09

Dans ce second article consacré à l’analyse du Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publié en juin 2026 (253 pages), l’auteur traque les angles morts, incohérences et errata statistiques. Quand les mots trahissent les chiffres…

Moktar Lamari *  

La publication des rapports annuels de la BCT a souvent souffert d’un décalage temporel qui réduisait leur portée démocratique. Un rapport annuel d’une banque centrale n’est pas un simple document administratif : il constitue un instrument de reddition de comptes, un acte de transparence institutionnelle et un élément essentiel du débat public sur la politique monétaire, la stabilité financière et l’utilisation des ressources nationales.

Le Rapport annuel 2025 marque, à cet égard, une rupture symbolique, ayant traité du sujet à la transparence.

Une banque centrale indépendante ne peut demander la confiance des citoyens, des investisseurs et des marchés sans pratiquer elle-même une culture de transparence. Le rapport affirme d’ailleurs cette ambition dans son architecture même : gouvernance, stratégie, situation économique, missions monétaires, supervision bancaire et situation financière de l’institution sont regroupées dans une publication exhaustive.

La transparence ne se mesure pas seulement au nombre de pages ou à la richesse des tableaux statistiques. Elle se mesure aussi aux questions posées, aux sujets difficiles abordés et aux angles morts qui subsistent.

Un rapport riche sur certains chiffres, mais silencieux sur d’autres

Le message introductif du gouverneur, Fethi Zouhaier Nouri, présente une lecture globalement optimiste de l’économie tunisienne. Le rapport souligne une croissance du PIB de 2,5 % en 2025 contre 1,6 % en 2024, une baisse du chômage à 15,2 %, ainsi qu’une diminution de l’inflation annuelle moyenne à 5,3 %.

La BCT met également en avant son action monétaire : après plusieurs années de resserrement, elle indique avoir procédé à deux réductions successives de son taux directeur de 50 points de base, en mars puis en décembre 2025, ramenant celui-ci à 7 %.

Cette présentation mérite toutefois d’être complétée par une analyse plus structurelle. La baisse de l’inflation constitue certes un résultat positif, mais elle intervient dans un contexte où le coût du crédit reste très élevé pour les entreprises et les ménages.

Le rapport décrit une politique monétaire visant à préserver la stabilité des prix tout en soutenant l’activité économique, mais il ne développe pas suffisamment le débat sur les conséquences sociales et productives d’une longue période de taux élevés.

La question centrale demeure : la stabilité monétaire a-t-elle été obtenue au prix d’un affaiblissement durable de l’investissement privé ?

Faiblesses et silences du rapport

1- l’optimisme macroéconomique masque des vulnérabilités profondes : le rapport reconnaît certaines fragilités. Il indique que le déficit commercial a atteint 21,8 milliards de dinars en 2025, en hausse de 15,2 %, principalement en raison du déficit énergétique structurel qui représente plus de la moitié du déficit commercial total.

Cette donnée est fondamentale. Elle signifie que derrière l’amélioration apparente des équilibres extérieurs se trouve une dépendance persistante : la Tunisie continue d’importer une part importante de son énergie, ce qui fragilise durablement sa balance des paiements.

Le rapport souligne également que les avoirs extérieurs restent soutenus par les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Mais il traite davantage la diaspora comme une source de devises que comme un acteur économique stratégique.

2- Une diaspora réduite à ses transferts financiers : la diaspora tunisienne apparaît principalement dans le rapport sous l’angle des transferts de revenus. La BCT indique que les revenus entrants ont atteint 14,4 milliards de dinars en 2025, avec une forte contribution des revenus du travail, qui représentent 79,5 % du total des crédits liés aux revenus. Mais une grande question reste sans réponse : combien sont réellement les Tunisiens établis à l’étranger en 2025 ? Quelle est leur structure démographique ? Quels sont leurs investissements productifs ? Quelle part représente l’épargne diaspora dans le financement de l’économie ?

Ces réponses sont importantes. La diaspora ne doit pas être analysée seulement comme un «distributeur automatique de devises». Elle constitue aussi un capital humain, entrepreneurial, scientifique et technologique.

Une banque centrale moderne devrait fournir une cartographie économique complète de cette communauté : nombre, pays d’installation, profils professionnels, investissements immobiliers et productifs, transferts formels et informels.

3- Le honteux silence sur l’économie informelle : l’un des grands angles morts du Rapport annuel 2025 est l’économie informelle. Or, en Tunisie, l’économie parallèle constitue une composante majeure du fonctionnement économique réel : commerce informel, circuits parallèles de change, travail non déclaré, importations hors circuits officiels… Quasiment 37 à 40% de l’économie (du PIB) est opérée par le secteur informel.

La BCT analyse avec précision les flux bancaires, monétaires et extérieurs, mais elle ne propose pas une estimation actualisée du poids de cette économie parallèle ni de son impact sur : la création monétaire ; la fiscalité ; la concurrence entre entreprises ; la demande de devises ; la politique de change.

Ce silence méthodologique est problématique. Une banque centrale ne peut pleinement comprendre la circulation monétaire nationale sans intégrer les circuits économiques et les mécanismes économique (de transmission et de carburation) qui échappent partiellement au système bancaire.

4- L’absence d’analyse des entreprises communautaires : le rapport consacre plusieurs développements à l’innovation financière, à la digitalisation et à l’inclusion financière. Il détaille notamment les projets numériques comme la plateforme Exop dédiée aux opérations de change et la modernisation des systèmes financiers.

Cependant, les entreprises communautaires (chariket ahliya) constituent un angle mort. Leur apparition dans le paysage économique tunisien représente une tentative de renouvellement du modèle entrepreneurial, particulièrement dans les régions marginalisées.

Même si leur poids économique reste encore limité, leur analyse aurait permis d’évaluer leur nombre, leur financement, leurs difficultés administratives, leur contribution à l’emploi régional et leur accès au crédit bancaire.

Le silence sur ce phénomène prive le lecteur d’une partie du débat économique contemporain.

5- Une dépendance financière internationale peu interrogée : le rapport décrit une coopération internationale active avec plusieurs institutions. Il mentionne notamment la coopération financière avec le Fonds Monétaire Arabe, qui a permis un crédit automatique de 14,381 millions de dinars arabes de compte, soit environ 4,6 millions de dollars américains, ainsi que la possibilité d’une enveloppe supérieure à 200 millions USD dans le cadre d’un crédit élargi. Il évoque aussi les relations avec le FMI, la Banque mondiale, Afreximbank et différents programmes de coopération technique.

Mais une question stratégique demeure insuffisamment développée : comment réduire progressivement la dépendance financière extérieure tout en maintenant les équilibres macroéconomiques ?

La question n’est pas l’existence de ces partenariats, qui sont courants pour toutes les économies émergentes. La question est celle de la capacité nationale à retrouver davantage d’autonomie financière.

Quand le silence devient une statistique

Le Rapport annuel 2025 de la BCT constitue une amélioration institutionnelle importante. Sa publication plus rapide, son volume documentaire et sa volonté affichée de modernisation représentent des progrès significatifs.

Cependant, un rapport annuel ne doit pas seulement raconter ce qui fonctionne. Il doit aussi mesurer ce qui échappe aux instruments traditionnels : économie informelle, diaspora, nouvelles formes entrepreneuriales, fractures régionales, dépendances financières…

Les chiffres publiés racontent une partie de la réalité. Les chiffres absents racontent souvent une autre histoire. Et c’est prévisible, la sélection adverse fonctionne à plein… et en plein jour.

La véritable transparence commence lorsque l’institution accepte de mesurer ses propres zones d’ombre. Car en économie, le silence n’est jamais neutre : il devient lui aussi une statistique.

Les incohérences et erratums

Le rapport mérite d’être lu avec prudence. Certaines incohérences et erreurs ont été soulignées par une lecture rapide.

La plus nette incohérence vérifiée porte sur l’effectif de la Banque elle-même. En page 10, le rapport affirme noir sur blanc que «l’effectif global s’établit à 863 agents [fin 2025], contre 890 à fin 2024».

Une page plus loin (p. 11), le Tableau 3 de «Répartition du personnel par genre» donne pourtant, pour la même année 2024, un total de 865 agents (390 femmes + 475 hommes), et non 890. L’écart de 25 unités entre les deux chiffres, présentés à une page d’intervalle pour désigner le même effectif de référence, n’est expliqué nulle part.

Deuxième incohérence, plus mineure mais bien réelle : le même tableau 3 (p. 11) affiche une part féminine de 46,6% dans l’effectif en activité de 2025, alors que le calcul direct (388 femmes sur 834 agents en activité, chiffres eux-mêmes cités en page 10) donne 46,5% — un écart d’arrondi d’un dixième de point qui, seul, serait négligeable, mais qui s’ajoute au premier signe d’un contrôle de cohérence interne perfectible sur le chapitre «Gouvernance et Stratégie».

Troisième point, plus substantiel celui-là : le Tableau 2-6 (p. 65) sur les «Principaux indicateurs de l’emploi» fait bondir la population active totale tunisienne de 4 084 000 personnes en 2023 à 4 532 000 en 2024, soit une hausse de 11% en une seule année — près de 450 000 personnes supplémentaires sur le marché du travail en douze mois — avant de la voir refluer à 4 255 000 en 2025 (-6,1%).

Un tel accordéon statistique, deux fois plus ample dans un sens que dans l’autre, n’est accompagné d’aucune note de bas de tableau, d’aucune mention de révision de base, de changement d’enquête ou de rupture de série de l’Institut national de la statistique, alors même que cette variable détermine mécaniquement le taux de chômage affiché en une du rapport.

Ces trois éléments suffisent, à eux seuls, pour justifier une lecture prudente des statistiques rapportées. On invite la BCT à communiquer mieux et plus sur les données manquantes dont, notamment, le secteur informel, les effectifs des expatriés, le financement de l’économie par la création monétaire, les impératifs et enjeux de la souveraineté du pays en matière de financements, les vraies des séries traitant de l’emploi, de la population active et implicitement du chômage.

Blog de l’auteur : E4T.

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Affaire Balogun | L’UEFA part en guerre contre la Fifa 

08. Juli 2026 um 08:11

L’affaire Balogun a fait basculer la Coupe du Monde 2026 dans une crise institutionnelle rare, opposant frontalement la Fifa à l’UEFA. En cause : le revirement de l’instance mondiale, qui a levé la suspension automatique de l’attaquant américain Folarin Balogun à la veille d’un huitième de finale décisif, après un carton rouge que le règlement rendait pourtant incontestable. Le football mondial sens dessus dessous… (Image d’illustration réalisée par IA).

Habib Glenza

L’UEFA a réagi par un communiqué d’une dureté inhabituelle, dénonçant une lignerouge franchie et une atteinte à l’intégrité de la compétition. En arrière-plan, un coup de fil : celui du président américain, qui aurait personnellement pesé sur le dossier. De quoi transformer une banale sanction disciplinaire en affaire de gouvernance mondiale, à l’entrée du tableau final de la Coupe du monde de football 2026.

Ce qui se joue dépasse largement le cas d’un joueur. C’est la crédibilité de l’arbitrage, l’indépendance de la Fifa face au pouvoir politique, et la rivalité larvée entre les deux plus grandes instances du football qui se retrouvent exposées en pleine lumière.

Chronologie de l’affaire Balogun 

Tout part d’un geste. Lors de la victoire des États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine en seizièmes de finale, Balogun, buteur dans la rencontre, est exclu après un tacle jugé dangereux sur le défenseur Tarik Muharemovic, semelle en avant. La sanction tombe après recours à la vidéo : carton rouge direct, synonyme de suspension automatique pour le match suivant.

Dans le cadre réglementaire du tournoi, cette suspension d’un match n’est pas censée être discutable. Plusieurs responsables de la Fifa avaient eux-mêmes rappelé, dans un premier temps, qu’un carton rouge direct entraînait un match de suspension ne pouvant faire l’objet d’un appel.

Dans un Mondial à 48 équipes qui avait déjà vu seize nations éliminées dès la phase de poules sans le moindre passe-droit, Balogun, meilleur buteur des siens avec trois réalisations, semblait donc condamné à manquer le huitième de finale contre la Belgique.

C’est là que survient le coup de théâtre. À la veille de la rencontre, la Commission de discipline de la Fifa annonce que la suspension est assortie d’un sursis probatoire d’un an. Traduction concrète : Balogun redevient immédiatement alignable. Le joueur, qui avait publiquement déclaré qu’il devait accepter la sanction, se retrouve réintégré dans le groupe américain à quelques heures du coup d’envoi.

L’article 27 controversé

Pour justifier ce revirement, la Fifa invoque l’article 27 de son Code disciplinaire. Ce texte autorise l’organe compétent à suspendre, totalement ou partiellement, l’exécution d’une sanction. Dans le cas Balogun, la formulation officielle est limpide : l’exécution de la suspension est reportée pendant une période probatoire d’un an. Si le joueur commet une nouvelle faute de nature comparable dans les douze mois, la sanction initiale sera réactivée.

Le problème, soulevé par plusieurs juristes du droit du sport, tient à la collision avec un autre article. L’article 66.4 du même Code prévoit qu’un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant, sans marge d’interprétation. 

La Royal Belgian Football Association s’est ditestupéfaite et a dénoncé une mesure en contradiction directe avec le règlement de la compétition, rappelant que le caractère automatique de la suspension avait été réaffirmé par écrit à toutes les sélections, via la Circulaire n°16 distribuée aux fédérations en mai 2026.

Ne pouvant contester la décision devant la Fifa elle-même, dossier concernant un joueur adverse, la fédération belge a d’abord obtenu le droit de faire appel, puis s’est tournée vers le Tribunal arbitral du sport (Tas), dont la chambre ad hoc peut trancher en urgence pendant un grand tournoi. Le risque pour les États-Unis est réel : aligner un joueur finalement jugé inéligible pourrait exposer à une défaite sur tapis vert.

La Fifa a franchi une ligne rouge

La réaction de l’UEFA a donné à l’affaire sa dimension politique. Dans un communiqué, l’instance européenne estime que la décision a franchi une ligne rouge et met en jeu l’intégrité du jeu. Son argumentaire est frontal : une suspension automatique d’un match après un carton rouge relève d’une règle, pas d’une option discrétionnaire soumise à l’appréciation d’un organe.

L’UEFA va plus loin en pointant le risque de précédent. Si une sanction automatique peut être levée dans un cas, alors toutes les situations comparables du tournoi devront être traitées de la même manière, sous peine de rompre l’égalité entre les équipes. 

Cette sortie publique pèse lourd dans les rapports de force du football. Il est rare que l’UEFA attaque aussi ouvertement la Fifa en plein Mondial, sur un dossier disciplinaire concernant une nation non européenne. Le geste dit surtout combien la confiance entre les deux instances s’est dégradée et combien la crédibilité de la Fifa a été entamée.

Pression personnelle de Trump sur Infantino

Le point le plus explosif se situe hors du terrain. Selon Reuters et l’AFP, le président américain Donald Trump aurait personnellement appelé le patron de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui demander de réexaminer le carton rouge. Le chef d’État a ensuite salué publiquement, sur son réseau Truth Social, la réparation de ce qu’il présente comme une injustice, tandis que la Maison-Blanche relayait la nouvelle.

Ni la Fifa ni les autorités américaines n’ont commenté cette intervention téléphonique. Mais la seule perspective d’un chef d’État influençant une décision disciplinaire en plein tournoi a suffi à embraser le débat. L’ancien président de la Fifa, Sepp Blatter, est sorti du silence pour rappeler qu’un carton rouge se renverse par des règles, des preuves et des instances indépendantes, pas par des appels politiques. 

Le contexte donne du poids à ces critiques. La proximité affichée d’Infantino avec Trump, multipliée depuis des mois lors de sommets diplomatiques, nourrit déjà les interrogations sur la neutralité politique de l’institution, qui sanctionne la Russie pour son invasion de l’Ukraine mais pas Israël pour son génocide à Gaza, alors que la Coupe du Monde 2026 est coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

L’affaire Balogun vient cristalliser cette suspicion d’un football mondial perméable au pouvoir politique.

Le cas de Ronaldo et l’article 27

La défense de la Fifa repose en partie sur l’existence d’un précédent. Quelques mois plus tôt, Cristiano Ronaldo avait écopé de trois matchs de suspension pour un coup de coude en qualifications. Deux de ces matchs avaient finalement été assortis de sursis via le même article 27, permettant au capitaine portugais de disputer l’entrée en lice de sa sélection au Mondial. La décision avait déjà suscité la critique à l’époque.

Ce parallèle est à double tranchant pour la Fifa. Il montre que l’article 27 n’a pas été inventé pour Balogun. Mais il révèle aussi une application sélective : deux stars majeures bénéficient d’un traitement de faveur là où des joueurs de moindre notoriété purgent leur suspension sans discussion. C’est précisément cette jurisprudence à géométrie variable que dénonce à juste titre l’UEFA.

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Coupe du monde de football | L’Egypte, dernière victime de la Fifa

08. Juli 2026 um 07:35

L’Argentine, championne du monde de football en titre, va-t-elle continuer à bénéficier de la même complaisance dont la gratifiée la Fifa depuis le début de la Coupe du Monde, ou l’attitude de l’instance footballistique mondiale va-t-elle changer lorsque l’Albiceleste va se trouver, forcément, face à une équipe européenne ?   

Dr Mounir Hanablia *

L’Argentine est une grande équipe, elle fait preuve d’esprit offensif, sait tout simplement se créer les occasions de buts face aux équipes repliées et possède en Lionel Messi un joueur hors norme qui, la quarantaine entamée, peut autant marquer que distribuer des passes décisives à ses coéquipiers.

Néanmoins, deux remarques restent à faire. La première a trait à son parcours en phase finale de la Coupe du monde 2026 au cours duquel elle a affronté l’Algérie, la Jordanie, l’Autriche, le Cap Vert, et en huitième de finale, l’Egypte. Quand on pense qu’elle va affronter la Suisse, vainqueur de la Colombie en huitième de finale, hier soir, on ne peut pas dire que sa route aura été particulièrement semée d’embûches, avant les demi-finales, du moins sur le papier. 

Dans la réalité, elle a dû puiser au fond de ses ressources pour battre les surprenants Capverdiens après prolongation, en inscrivant deux buts sur corner. Si on compare cela au Portugal, qui a affronté la Colombie, la Croatie, et l’Espagne, on ne peut pas dire que le calendrier de la Fifa ait eu pour souci principal l’équité. L’Angleterre elle a dû rencontrer la Croatie, puis le Mexique dans son antre du stade Azteca à 2240 mètres d’altitude, et a été obligée de prendre l’avion 7 fois en 12 jours.

Un arbitrage complaisant

La seconde remarque concerne la victoire face à l’Egypte. Le Onze égyptien s’est retrouvé menant au score 2-0 à 15 minutes de la fin du match en dépit d’un pénalty inexistant concédé aux Argentins et raté par la star Messi, et d’un but parfaitement régulier marqué par les Pharaons et annulé par l’arbitre pour une faute imaginaire sur un joueur argentin au départ d’une contre-attaque rondement menée.

On peut encore considérer que l’égalisation obtenue en fin de match par les Sud-Américains n’a reflété que leur supériorité réelle sur le terrain.

Néanmoins c’est le troisième but, celui de la victoire qui pose problème. En effet, au départ de l’action, un joueur égyptien a été intentionnellement déséquilibré probablement par Alexis Mc Allister dans la surface de réparation argentine, afin de l’empêcher d’être à la réception d’un centre mal repoussé par sa défense. Immédiatement après, Mohamed Salah a été séché par un défenseur, toujours dans la surface de réparation. La VAR, le but argentin étant inscrit, n’a pas trop insisté en s’abstenant d’en reprendre le prélude sous toutes les coutures ainsi qu’elle a l’habitude de le faire.

Ainsi deux fautes pénalisables en faveur des Egyptiens dans la surface de réparation adverse et ignorées par l’arbitrage ont constitué le départ de la contre-attaque victorieuse qui a permis à l’équipe Albiceleste d’éviter l’épreuve des prolongations.

On comprend la fureur des entraîneurs égyptiens, les deux frères jumeaux Houssem et Ibrahim Hassan, à la fin du match, mais c’est ainsi.

Europe contre Amérique du Sud

On ignore les raisons de la sollicitude témoignée par la Fifa en faveur de l’Argentine, dont le président est un proche de Donald Trump. Ce dernier n’avait pas hésité à intervenir pour faire annuler un carton rouge contre un joueur de la sélection de son pays. Apparemment, des intérêts financiers énormes imposent la poursuite du feuilleton de la Coupe du monde Europe contre Amérique du Sud, et une finale avec la Colombie n’intéresserait certainement pas grand monde.

Pour en revenir à l’équipe d’Argentine, il semble que son aspect offensif et spectaculaire ne soit que le fruit des circonstances, contre des équipes mal classées. Face à des grosses pointures, il faut s’attendre à ce qu’elle montre un visage beaucoup moins sympathique qui a fait sa réputation, celui d’une équipe défensive gelant le jeu et refusant d’ouvrir des espaces. Reste à savoir si la complaisance dont elle bénéficie de la part de la Fifa se manifestera ou non lors de la finale **.

* Médecin de libre pratique.

* Lors du match des Argentins contre l’Algérie, une agression caractérisée commise par Messi aurait pu coûter sa cheville au défenseur Aissa Mandi. Le score était de 0-0. Une expulsion de Messi, amplement justifiée, aurait donné une autre physionomie au match, l’Argentine sans Messi devenant une équipe très accessible. L’arbitre et la VAR n’ont -très opportunément- rien vu. Si c’était Mandi qui avait commis la même agression contre Messi, l’auraient-ils laissé passer ? Comme quoi, la Fifa ne donne qu’aux riches. Ce qui, d’une certaine façon, justifie les récriminations de Trump, lequel aurait aimé voir les Etats-Unis bénéficier, eux aussi, de cette règle non écrite (NDLR).

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Banque centrale de Tunisie | Anatomie d’un optimisme administré

08. Juli 2026 um 06:47

Le Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT) est paru le 7 juillet 2026, à temps et pas en retard comme le faisait la BCT depuis 2011. Un progrès louable, merci ! Mais cela dit, ce rapport ressemble plus à document de communication qu’à un rapport solide, complet et crédible, qui décrit objectivement la réalité économique de la Tunisie d’aujourd’hui, avec chiffres à l’appui et transparence totale sur les enjeux qui fâchent et qui préoccupent les Tunisiens. Anatomie d’un optimisme de façade….

Moktar Lamari *

Il existe désormais en Tunisie une nouvelle école de communication économique : celle où les mauvaises nouvelles portent une cravate, les fragilités deviennent des «résiliences», les crises se transforment en «défis» et les dépendances sont rebaptisées «coopérations».

À la lecture du Rapport annuel 2025 de la BCT, on pourrait presque croire que l’économie tunisienne traverse une mer agitée dans un paquebot parfaitement équipé. Le problème est que le paquebot avance avec une coque fissurée : dette élevée, dépendance extérieure, financement sous tension et politique monétaire condamnée à marcher sur une corde raide.

Le rapport commence par une partition optimiste. Le gouverneur souligne une croissance retrouvée de 2,5 % en 2025 contre 1,6 % en 2024, une inflation ramenée à 4,9 % en fin d’année et un chômage légèrement réduit à 15,2 %.  Mais derrière cette photographie flatteuse se cache une question essentielle : la BCT décrit-elle l’économie telle qu’elle est ou l’économie telle qu’elle doit être racontée ?

Car une banque centrale n’est pas un ministère de la communication. Sa mission n’est pas de fabriquer de la confiance par le verbe, mais de construire de la crédibilité par la transparence.

La planche qui fait couler l’économie…

La planche à billets tourne à plein, accentuant les risques véhiculés par le vieux fantôme monétaire.

Le rapport ne parle évidemment pas de «planche à billets» au sens populaire du terme. Ce langage appartient aux cafés et aux débats politiques. Une banque centrale moderne ne se contente pas d’imprimer des billets ; elle crée de la liquidité par différents instruments.

Mais derrière les mots techniques se trouve une réalité : la frontière entre soutien financier à l’État et création monétaire devient parfois dangereusement mince.

La BCT rappelle qu’elle détient le privilège exclusif d’émission des billets et monnaies en Tunisie. Elle détaille également les facilités accordées à l’État, comptabilisées «à titre exceptionnel» pour financer une partie du déficit budgétaire.

Le débat n’est donc pas celui d’une photocopieuse monétaire tournant jour et nuit. Le vrai sujet est plus subtil : quand une banque centrale intervient pour soutenir le financement public, elle risque de devenir l’infirmière financière permanente d’un État malade.

Le patient ne meurt pas, mais il refuse de changer de régime.

La perfusion permanente du système bancaire

La partie la plus révélatrice du rapport concerne le refinancement bancaire. La BCT indique que le volume global du refinancement s’est établi en moyenne à 12 763 millions de dinars en 2025, contre 13 901 millions en 2024, soit une baisse de 1 138 millions de dinars.

La BCT présente cette évolution comme une amélioration de la liquidité bancaire. Mais une autre lecture est possible : depuis des années, le système bancaire tunisien fonctionne sous assistance monétaire.
La BCT demeure la grande fontaine où viennent boire les banques lorsque la liquidité naturelle manque.
Les opérations principales de refinancement atteignent 5 641 millions de dinars en moyenne en 2025, tandis que les opérations fermes représentent 4 368 millions de dinars. La mécanique est sophistiquée, mais le résultat politique est simple : la banque centrale reste au centre du financement quotidien du système.

Une banque centrale peut être un pilote de stabilité. Elle ne doit pas devenir le moteur auxiliaire d’un modèle économique qui peine à produire suffisamment d’épargne et d’investissement.

Taux directeur : baisser la température sans guérir la maladie

La BCT présente la baisse du taux directeur comme une victoire de la désinflation. Après deux réductions successives de 50 points de base en mars et décembre 2025, le taux directeur a été ramené à 7 %.

Le rapport rappelle que le taux était resté à 8 % avant la première baisse, puis à 7,50 % avant la seconde.
Mais un taux directeur élevé pendant plusieurs années n’est pas un simple bouton que l’on tourne. Il révèle une économie sous pression : inflation persistante, risque de change, déficit extérieur et besoin de crédibilité monétaire.

La BCT affirme vouloir soutenir la croissance tout en préservant la stabilité des prix. C’est exactement le dilemme des banques centrales partout dans le monde. Mais en Tunisie, l’équation est plus difficile : il faut combattre l’inflation sans étouffer des entreprises déjà étranglées par le coût du crédit.

Dette publique : le serpent qui apprend à sourire

Le rapport annonce une amélioration spectaculaire : le déficit budgétaire serait passé à 5,2 % du PIB et la dette publique à 82,1 % du PIB.

Le chiffre est réel. L’interprétation mérite davantage de prudence.

Une dette qui baisse légèrement après avoir atteint des niveaux élevés n’est pas nécessairement une dette maîtrisée. C’est parfois simplement une dette qui respire entre deux crises.

La Tunisie reste prisonnière d’un modèle où l’État absorbe une grande partie de l’épargne nationale et où le financement extérieur demeure une variable stratégique. Le rapport reconnaît d’ailleurs que les emprunts extérieurs mobilisés en 2025 sont restés inférieurs à 4 milliards de dinars alors que les remboursements du principal de la dette extérieure à long terme ont atteint 10,4 milliards de dinars. La Tunisie rembourse davantage qu’elle n’emprunte.

Une souveraineté sous perfusion

FMI, Banque mondiale, Afreximbank : la souveraineté sous perfusion internationale.

Le rapport revendique une coopération internationale renforcée avec les institutions financières. Il mentionne les réunions du FMI et du Groupe de la Banque mondiale ainsi que la participation aux assemblées annuelles. 

Il évoque également la participation à l’Assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque africaine d’import-eExport (Afreximbank).

Cette diplomatie financière est nécessaire. Mais elle pose une question fondamentale : une économie peut-elle parler de souveraineté financière lorsqu’elle dépend structurellement des institutions extérieures pour renforcer ses capacités, soutenir ses réserves ou faciliter son financement ?

La BCT décrit cette coopération comme un enrichissement institutionnel. Le critique économique y voit aussi le symptôme d’une dépendance prolongée.

La souveraineté financière n’est pas un discours. Elle se mesure à la capacité d’un pays à financer son développement sans attendre constamment le prochain guichet international.

La capture douce de la politique monétaire

Il ne faut pas imaginer une capture brutale de la BCT par le pouvoir politique. Le phénomène est plus subtil : une banque centrale peut perdre progressivement sa marge de manœuvre lorsqu’elle devient indispensable au financement de l’État, à la stabilité bancaire et à la gestion des tensions sociales.

Le rapport insiste sur l’indépendance institutionnelle, la modernisation, la digitalisation et la gouvernance. Ce sont des avancées importantes.

Mais une question demeure : une banque centrale peut-elle être totalement indépendante lorsque l’économie nationale dépend autant de ses interventions ?

Le risque n’est pas une prise de contrôle officielle. Le risque est une capture par nécessité.

L’optimisme trompeur

Le Rapport annuel 2025 de la BCT est un document riche, sérieux et techniquement élaboré. Il montre une institution qui travaille, modernise ses outils et améliore ses procédures. Mais il donne aussi l’image d’une économie où la stabilité ressemble parfois davantage à un équilibre précaire qu’à une transformation profonde.

La Tunisie n’a pas besoin d’un ministère supplémentaire de l’optimisme. Elle a besoin d’une vérité économique complète.

Car une économie peut survivre à une mauvaise année. Elle peut même survivre à une mauvaise décennie. Mais elle ne survit jamais longtemps lorsque les statistiques deviennent des rideaux destinés à cacher les fissures du mur.

La vraie question n’est donc pas : «La BCT annonce-t-elle de bonnes nouvelles ?» La vraie question est : «Combien de temps peut-on administrer l’espoir lorsque les fondamentaux macroéconomiques sont à terre réclament des réformes structurelles qui ne peuvent plus attendre ?»

Economiste universitaire.

Blog de l’auteur : E4T.

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