❌

Normale Ansicht

Octobre Rose: Ooredoo Tunisie transforme chaque pas en un geste solidaire avec Go Run

05. Oktober 2026 um 16:54

À l’occasion d’Octobre Rose, Ooredoo Tunisie se mobilise une nouvelle fois dans la lutte contre le cancer du sein en lançant, en partenariat avec Go Run, un challenge solidaire ouvert à tous.

Tout au long du mois d’octobre, les participants sont invités à marcher, courir et cumuler des points via Go Run. Cette initiative associe activité physique et engagement solidaire, en soutenant le don d’Ooredoo Tunisie au profit de l’Association Tunisienne d’Assistance aux Malades du Cancer du Sein (ATAMCS) et de ses actions en faveur des femmes touchées par la maladie.

Le challenge invite ainsi chacun à transformer ses efforts quotidiens en un élan collectif de solidarité, tout en sensibilisant à l’importance de la santé, de la prévention et du dépistage.

Les participants pourront cumuler des points en fonction de leur activité tout au long de la campagne, avec à la clé un prix de 2 500 TND pour le participant ayant obtenu le meilleur score.

Organisé du 1er au 31 octobre 2026, le challenge est accessible via *411#, My Ooredoo et la plateforme Go Run.

À travers son programme RSE Tounes T3ich, Ooredoo Tunisie poursuit son engagement en faveur d’initiatives qui mobilisent la communauté autour de la santé et d’un impact social positif.

L’article Octobre Rose: Ooredoo Tunisie transforme chaque pas en un geste solidaire avec Go Run est apparu en premier sur Managers.

Le CMF publie un nouveau guide pour éviter les pièges de l’investissement en ligne

05. Oktober 2026 um 16:05

Les offres d’investissement se multiplient sur Internet, mais toutes ne se valent pas. À l’occasion de la Semaine mondiale de l’investisseur, qui se tient du 5 au 11 octobre 2026, le Conseil du marché financier (CMF) met l’accent sur un risque qui accompagne désormais l’investissement en ligne: les fraudes et les manipulations.

Le régulateur tunisien publie à cette occasion un guide pratique intitulé “Prévenir les fraudes sur Internet et investir avec vigilance”. Le document s’adresse au public et aux investisseurs et revient sur les principaux réflexes à adopter avant de répondre à une offre d’investissement, de transmettre des informations personnelles ou financières ou encore d’effectuer un transfert de fonds.

L’objectif est assez simple: apprendre à ne pas se laisser convaincre trop vite par une proposition diffusée en ligne. Le CMF recommande notamment de vérifier les informations liées à l’offre et d’identifier les techniques de fraude ou de manipulation susceptibles d’être utilisées sur Internet.

La vigilance doit notamment porter sur les informations communiquées au moment de la sollicitation. Une offre d’investissement ne devrait pas être considérée comme fiable sur la seule base de son discours commercial ou des informations diffusées en ligne. La vérification constitue un premier réflexe avant toute décision financière.

Cette démarche prend également une nouvelle forme avec la création, par le CMF, d’une rubrique «Mises en garde» sur son site Internet. Elle rassemble les alertes publiées par le régulateur au sujet de pratiques, d’offres ou d’acteurs susceptibles de présenter un risque pour les investisseurs et le public.

Pour les personnes sollicitées en ligne, cette rubrique peut ainsi devenir un point de vérification avant de donner suite à une proposition. Le CMF prévoit de l’actualiser afin de permettre au public de consulter plus facilement les différentes mises en garde émises par l’autorité.

Derrière ces nouvelles initiatives, le régulateur cherche surtout à renforcer les réflexes des investisseurs dans un environnement où l’accès à l’information financière est devenu beaucoup plus rapide. Cette facilité d’accès ne signifie pas pour autant que l’information est toujours fiable. Entre les offres diffusées sur les plateformes numériques, les sollicitations directes et les propositions d’investissement présentées comme des opportunités à saisir, le risque est aussi de décider avant d’avoir vérifié.

La Semaine mondiale de l’investisseur 2026 intervient précisément sur ce terrain. Organisée du 5 au 11 octobre sous l’égide de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO), cette campagne internationale célèbre cette année sa dixième édition. Elle réunit des autorités de régulation et différents acteurs autour d’un même objectif: renforcer l’éducation financière et la protection des investisseurs.

La participation du CMF s’inscrit dans cette démarche. Au-delà de la sensibilisation aux risques liés aux placements, l’enjeu est de favoriser des décisions fondées sur une information vérifiée.

Le message du régulateur tient finalement en quelques réflexes:

  • vérifier avant d’investir,

  • ne pas communiquer ses données personnelles ou financières sans précaution et

  • s’assurer de la fiabilité d’une offre avant tout transfert de fonds.

  • Dans un marché financier de plus en plus connecté, la prudence commence donc aussi derrière un écran.

L’article Le CMF publie un nouveau guide pour éviter les pièges de l’investissement en ligne est apparu en premier sur Managers.

Capacités productives: 99e mondiale, la Tunisie devance le Maroc et l’Algérie, mais…

05. Oktober 2026 um 14:15

La Tunisie fait partie des économies africaines qui disposent du socle productif le plus solide. Mais elle n’en tire pas encore tout le potentiel. C’est, en creux, ce que raconte le nouvel Indice des capacités productives (PCI) de la CNUCED. Avec un score de 47,2 sur 100 en 2024, la Tunisie se classe au 99e rang mondial parmi 195 économies. Un résultat qui la place devant une grande partie du continent, sans pour autant la rapprocher des économies les plus performantes à l’échelle mondiale.

Le PCI ne mesure pas uniquement ce qu’un pays produit aujourd’hui. Il cherche à regarder les capacités qui permettent de produire davantage demain. Capital humain, technologies, énergie, transports, institutions, secteur privé, capital naturel et changement structurel sont pris en compte dans l’indice. C’est justement cette lecture qui rend le cas tunisien intéressant. Le pays possède plusieurs atouts, mais ceux-ci ne progressent pas au même rythme.

Le premier contraste apparaît dans les technologies de l’information et de la communication. Avec un score de 58,7, les TIC constituent la dimension la mieux notée dans le profil tunisien. La Tunisie dispose donc d’une base numérique relativement favorable. Cela compte dans une économie où les services, l’industrie et même l’accès aux marchés extérieurs dépendent de plus en plus des infrastructures numériques.

Mais le numérique ne fait pas tout. Un bon niveau de capacité technologique ne se transforme pas automatiquement en gains de productivité. Pour que cet avantage pèse davantage sur l’économie, il doit se retrouver dans les entreprises, dans leurs procédés de production, dans leur capacité à innover et surtout dans les produits et services qu’elles arrivent à vendre à l’extérieur.

Le changement structurel obtient également un score supérieur à la moyenne tunisienne, à 55,4. C’est probablement l’un des éléments les plus intéressants du profil du pays. La Tunisie n’est pas une économie figée autour d’un seul secteur. Elle dispose d’une industrie exportatrice, d’un secteur des services développé et de plusieurs activités qui l’insèrent dans les chaînes de valeur internationales.

Le problème est plutôt celui de la profondeur de cette transformation. Changer de structure productive ne signifie pas nécessairement monter suffisamment en gamme. Une économie peut diversifier ses activités tout en restant concentrée sur des segments où la valeur ajoutée demeure limitée. Le véritable saut consiste à passer de la sous-traitance et de l’assemblage vers davantage de conception, de recherche, d’innovation et de production à forte valeur ajoutée.

Le capital humain, avec 50,6, se situe lui aussi au-dessus du score global. La Tunisie dispose depuis longtemps d’un avantage dans ce domaine. Mais ici encore, le chiffre doit être lu avec un peu de recul. Former des diplômés ne suffit pas. Encore faut-il que les entreprises puissent utiliser ces compétences, que les secteurs productifs évoluent suffisamment vite pour les absorber et que les profils qualifiés trouvent des perspectives dans l’économie nationale.

Le même raisonnement peut être appliqué à l’énergie, qui affiche un score de 51. Cette capacité devient pourtant de plus en plus stratégique pour l’industrie tunisienne. Le coût de l’énergie, la transition vers les renouvelables et les nouvelles exigences environnementales des marchés extérieurs vont progressivement peser sur les décisions d’investissement et sur la compétitivité des entreprises.

C’est dans les transports que le décalage devient le plus visible. La dimension obtient un score de 32,2, très inférieur au résultat global. Pour une économie ouverte comme celle de la Tunisie, ce n’est pas un détail.

La performance d’une entreprise exportatrice ne dépend pas uniquement de ce qu’elle sait produire. Elle dépend aussi de la facilité avec laquelle elle peut faire entrer ses matières premières, déplacer ses marchandises et les expédier vers ses clients. Chaque retard, chaque surcoût logistique ou chaque rupture dans la chaîne de transport réduit une partie de l’avantage que peuvent procurer les compétences ou la compétitivité industrielle.

C’est probablement l’un des points sur lesquels le PCI apporte une lecture utile du problème tunisien. Le pays dispose d’un tissu productif et d’un capital humain relativement solides, mais certaines infrastructures ne suivent pas au même rythme. Le risque est alors de disposer de capacités qui restent sous-utilisées.

Le secteur privé présente un autre résultat à surveiller, avec un score de 44,5. Là encore, le sujet dépasse la création d’entreprises. La question est celle de leur capacité à investir, à innover et surtout à changer d’échelle.

La Tunisie compte de nombreuses PME et un tissu entrepreneurial actif. Mais passer d’une petite entreprise à une entreprise capable d’investir lourdement, d’exporter sur plusieurs marchés ou de financer sa propre innovation reste difficile. L’accès au financement, la taille du marché intérieur et les contraintes administratives pèsent alors sur la trajectoire de croissance.

Le score de 47,3 obtenu dans la dimension institutionnelle se situe quasiment au niveau général du pays. Ce n’est pas le plus mauvais résultat du profil tunisien, mais ce n’est pas non plus un avantage marqué. Or, les institutions jouent un rôle transversal. Elles donnent aux entreprises le degré de visibilité nécessaire pour investir, recruter et développer des projets qui se construisent sur plusieurs années.

Le classement africain permet de remettre ces résultats en perspective. La Tunisie fait partie des économies les mieux positionnées du continent, aux côtés notamment de l’Afrique du Sud et du Maroc. Les économies insulaires de Maurice et des Seychelles figurent également parmi les meilleures performances africaines.

Mais cette position ne doit pas être interprétée comme une avance confortable. Elle signifie surtout que la Tunisie dispose d’une base productive plus diversifiée que beaucoup d’autres économies africaines. À l’échelle mondiale, l’écart reste important avec les économies développées.

C’est là que le PCI devient plus intéressant qu’un simple classement. Il permet de voir où se situe la Tunisie, mais surtout pourquoi elle n’est pas plus haut.

Le pays possède les compétences. Il possède une base industrielle. Il dispose d’un niveau numérique appréciable et d’une économie relativement diversifiée. Mais les maillons ne sont pas toujours suffisamment connectés. La recherche ne se transforme pas assez rapidement en produits. Les compétences ne trouvent pas toujours leur place dans les secteurs les plus dynamiques. Les entreprises capables d’exporter restent confrontées à des contraintes de financement et de logistique.

Le sujet n’est donc plus vraiment de construire une capacité productive à partir de rien. Il est de faire fonctionner ensemble celles qui existent déjà.

Cette question devient d’autant plus importante que la compétition internationale évolue. Les entreprises cherchent désormais des territoires capables de proposer non seulement une main-d’œuvre compétitive, mais aussi des infrastructures fiables, des compétences techniques, de l’énergie, des services numériques et un environnement permettant d’investir sur le long terme.

Sur ce terrain, la Tunisie possède plusieurs cartes. Mais le PCI montre aussi que certaines d’entre elles sont encore mal jouées.

Le score global de 47,2 ne raconte donc ni une réussite éclatante ni un décrochage. Il décrit plutôt une économie qui dispose d’un potentiel productif réel, mais dont les performances restent limitées par quelques maillons faibles. Le transport en est le cas le plus visible. Le financement et la capacité de passage à l’échelle des entreprises constituent d’autres points de vigilance.

Pour la Tunisie, l’enjeu des prochaines années sera moins de multiplier les atouts que de mieux les relier. Une meilleure articulation entre formation et industrie, numérique et productivité, investissement et innovation, production et logistique pourrait faire davantage pour la montée en gamme que l’accumulation de nouveaux dispositifs pris séparément.

Le PCI place ainsi la Tunisie dans une position plutôt confortable à l’échelle africaine, mais suffisamment loin des meilleurs scores mondiaux pour rappeler une réalité simple: avoir les capacités ne suffit pas. Encore faut-il réussir à les transformer en production, en innovation et en valeur ajoutée.

 

L’article Capacités productives: 99e mondiale, la Tunisie devance le Maroc et l’Algérie, mais… est apparu en premier sur Managers.

Orange Tunisie et Focus s’associent pour accélérer l’accès des entreprises au Cloud souverain en Tunisie

05. Oktober 2026 um 14:57

Un partenariat pour proposer aux entreprises des solutions Cloud sécurisées, performantes et opérées localement

Orange Tunisie et Focus annoncent la signature d’un partenariat stratégique visant à faciliter l’accès des entreprises tunisiennes aux solutions Cloud et d’infrastructure hébergées et opérées localement en Tunisie.

À travers cette collaboration, les deux acteurs souhaitent accompagner les entreprises de toutes tailles dans leurs projets de transformation digitale, en leur proposant des environnements Cloud répondant à des enjeux croissants de maîtrise des données, de sécurité, de performance et de proximité.

Un Cloud souverain pour répondre aux enjeux des entreprises

Dans un environnement numérique où les entreprises recherchent davantage de maîtrise sur leurs infrastructures et leurs données, le Cloud local constitue une réponse aux besoins croissants de flexibilité, de performance et de continuité des services.

Les solutions proposées dans le cadre de ce partenariat permettent aux entreprises de bénéficier de ressources informatiques hébergées en Tunisie, avec une proximité renforcée des infrastructures et des équipes techniques.

Cette approche offre notamment :

  • Une meilleure maîtrise de la localisation des données et des infrastructures ;

  • Des performances adaptées aux usages professionnels;

  • Une infrastructure évolutive, permettant d’adapter les ressources aux besoins de chaque entreprise

  • Un accompagnement de proximité, assuré par des équipes présentes en Tunisie ;

  • Une plus grande flexibilité dans le déploiement et l’évolution des environnements IT.

Le partenariat s’adresse aux entreprises souhaitant moderniser leurs infrastructures, faire évoluer leurs environnements IT ou accompagner le développement de nouveaux services numériques.

Deux expertises complémentaires au service de la transformation digitale

Pour Orange Tunisie, ce partenariat vient renforcer son portefeuille de solutions ICT & Cloud et sa capacité à accompagner les entreprises dans la modernisation de leurs infrastructures.

« Ce partenariat nous permet de proposer aux entreprises tunisiennes des solutions cloud performantes et adaptées à leurs besoins, tout en leur offrant la proximité et l’accompagnement de nos équipes B2B. Il s’inscrit pleinement dans notre volonté de renforcer notre offre ICT & Cloud et d’accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale »- Ahmed Ben Said, Chief Business Officer d’Orange Tunisie

Pour Focus Tunisie, cette collaboration constitue une nouvelle étape dans le développement de son activité Cloud et dans sa volonté de rendre les infrastructures Cloud accessibles au plus grand nombre d’entreprises.

« En associant notre expertise dans les infrastructures Cloud à la force commerciale et à la proximité d’Orange Tunisie, nous souhaitons faciliter l’adoption du Cloud par les entreprises tunisiennes. Ce partenariat permet de proposer une approche combinant performance technologique, sécurité, maîtrise des données et accompagnement local. » – Imen Nabli Directeur commercial de Focus Cloud.

 Une ambition commune : démocratiser l’accès au Cloud en Tunisie

À travers ce partenariat, Orange Tunisie et Focus partagent une ambition commune : accompagner la digitalisation des entreprises tunisiennes en leur donnant accès à des infrastructures Cloud modernes, sécurisées et opérées localement.

Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique plus large de développement de l’écosystème numérique tunisien et de promotion de solutions technologiques permettant aux entreprises d’accélérer leur transformation tout en conservant un haut niveau de maîtrise de leurs infrastructures et de leurs données.

 

L’article Orange Tunisie et Focus s’associent pour accélérer l’accès des entreprises au Cloud souverain en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

Le Qatar propose jusqu’à 5,5 millions de dollars aux startups tech qui s’installent dans le pays

05. Oktober 2026 um 12:25

Le Qatar renforce son dispositif pour attirer les startups technologiques étrangères. À travers le Startup Qatar Investment Program, le pays propose jusqu’à 5,5 millions de dollars aux startups déjà établies qui souhaitent développer leurs activités sur son marché. Pour les entreprises en phase de lancement, le financement peut atteindre 1,1 million de dollars.

Le programme, porté par le Qatar Development Bank (QDB), distingue ainsi deux profils. Le volet START s’adresse aux entrepreneurs disposant notamment d’un Proof of Concept (PoC) ou d’un Minimum Viable Product (MVP) et souhaitant lancer leur activité au Qatar. Le volet GROW cible, de son côté, les startups déjà établies qui cherchent à étendre leurs opérations dans le pays.

Le financement n’est pas versé en une seule fois. Les montants sont débloqués par tranches, selon des étapes et des objectifs définis entre le programme et la startup. Pour le volet GROW, les entreprises doivent notamment disposer d’au moins trois années d’activité, d’une équipe de direction qualifiée, d’une situation financière jugée solide et de perspectives de croissance. Le financement n’est qu’une partie de l’offre. Les startups retenues peuvent bénéficier d’exemptions sur certains frais d’enregistrement et de renouvellement des licences, ainsi que de solutions liées aux visas de travail et d’entrepreneur. Le dispositif prévoit également des espaces de coworking subventionnés, un appui au recrutement et aux stages, ainsi qu’un accès à des aides à l’innovation et à la R&D.

Le Qatar veut également agir sur l’accès au marché. Les startups peuvent bénéficier d’opportunités pour faire adopter leurs solutions technologiques par des entreprises ou secteurs locaux, mais aussi d’un accompagnement en formation, mentorat et développement des compétences. Des possibilités de présentation lors d’expositions et événements sont également prévues, ainsi qu’un soutien au logement dans le cadre de la relocalisation.

Les secteurs prioritaires couvrent notamment l’IA et le machine learning, la fintech, la cybersécurité, la healthtech, l’agritech, la climate tech, l’energy tech, les logiciels B2B, l’IoT, la robotique, la supply chain et la proptech. La liste reste toutefois ouverte aux startups jugées innovantes et disruptives.

L’article Le Qatar propose jusqu’à 5,5 millions de dollars aux startups tech qui s’installent dans le pays est apparu en premier sur Managers.

Les salariés demandent davantage d’acomptes sur salaire dans ce pays

05. Oktober 2026 um 11:26

Les demandes d’acompte sur salaire progressent nettement en France, alors que de plus en plus de salariés cherchent à disposer d’une partie de leur rémunération avant la fin du mois. Les données de deux plateformes spécialisées montrent une hausse particulièrement marquée sur un an, donnant un nouvel indicateur de la pression qui pèse sur les budgets des ménages.

Chez Stairwage, les demandes d’acompte ont augmenté de 10 % entre septembre 2025 et septembre 2026, tandis que les montants demandés ont progressé de 15%. La plateforme, créée en 2020, est utilisée par environ 200 000 salariés dans 400 entreprises. Chaque mois, 12 % des salariés qui y ont accès effectuent au moins une demande, pour un montant moyen correspondant à 18 % de leur salaire. La tendance est encore plus marquée chez Rosaly. La startup, qui travaille avec 450 entreprises représentant également quelque 200 000 salariés, fait état d’une hausse de 30 % des demandes en un an. Elle observe également que les salariés ont tendance à recourir plus souvent à ce dispositif.

L’acompte permet à un salarié de percevoir une partie du salaire correspondant au travail déjà effectué avant la date habituelle de versement. En France, un salarié mensualisé peut demander un acompte au cours de la deuxième quinzaine du mois, pour un montant correspondant au maximum à la moitié de son salaire mensuel. L’employeur ne peut pas refuser une première demande dans le mois. Une deuxième demande au cours du même mois peut en revanche être refusée.

Pour les entreprises, la montée de ces demandes représente aussi un sujet de gestion. Les solutions numériques spécialisées cherchent notamment à automatiser le traitement des demandes, les versements et leur intégration dans les processus de paie. Stairwage indique ainsi couvrir aujourd’hui plus de 200 000 salariés.

Ces chiffres ne constituent pas une mesure nationale de l’ensemble des salariés français. Ils montrent néanmoins une évolution observée sur des populations importantes utilisant ces services : l’acompte sur salaire semble devenir un outil de gestion financière plus fréquent, notamment pour faire face aux dépenses courantes ou aux imprévus.

L’article Les salariés demandent davantage d’acomptes sur salaire dans ce pays est apparu en premier sur Managers.

Le groupe français Schneider Electric signe un deal à 23,7 milliards de dollars pour racheter l’américain PTC

05. Oktober 2026 um 10:39

Schneider Electric s’apprête à réaliser sa plus importante acquisition. Le groupe français a annoncé lundi 5 octobre un accord en vue du rachat de PTC, éditeur américain de logiciels industriels, dans une transaction valorisant l’entreprise à 23,7 milliards de dollars, soit environ 21,1 milliards d’euros. Et ce , d’après les données rapportées par Financial Times. 

L’offre porte sur 205 dollars en numéraire par action PTC. Elle valorise les fonds propres de l’entreprise à 22,6 milliards de dollars, soit 20,1 milliards d’euros. Le prix proposé représente une prime de 42,3 % par rapport au cours de clôture de PTC avant l’annonce. L’opération reste soumise au vote des actionnaires de PTC et aux autorisations réglementaires. Sa finalisation est prévue au troisième trimestre 2027.

PTC prévoit de générer jusqu’à 2,75 milliards de dollars de revenus en 2026.

Fondé en 1985 et basé à Boston, PTC développe des logiciels destinés aux industriels. Ses solutions couvrent notamment la conception de produits, l’ingénierie et la gestion de leur cycle de vie. Son portefeuille comprend notamment Creo, utilisé dans la conception 3D, et Windchill, dédié à la gestion des données et du cycle de vie des produits.

PTC compte plus de 7 000 salariés et plus de 30 000 clients dans le monde. Ses logiciels interviennent dès les premières étapes d’un produit, lorsque les équipes définissent sa conception et ses caractéristiques techniques, puis accompagnent les différentes phases de son développement.

Schneider Electric cherche depuis plusieurs années à renforcer cette activité. Le groupe français a finalisé en 2023 le rachat d’Aveva, spécialiste des logiciels industriels, dans une opération d’environ 11 milliards de dollars. Il a annoncé en juin dernier l’acquisition de Cognite, entreprise spécialisée dans les données industrielles et l’intelligence artificielle.

PTC apporte une autre brique à cet ensemble. Ses logiciels sont davantage tournés vers la conception et l’ingénierie des produits, tandis que Schneider Electric est déjà présent dans l’automatisation industrielle, la gestion de l’énergie et les logiciels destinés aux opérations.

La montée en puissance de l’intelligence artificielle renforce l’intérêt de ces technologies. Les logiciels de PTC intègrent désormais des fonctions d’IA destinées notamment à assister les ingénieurs et à exploiter les données liées aux produits.

Schneider Electric profite également de l’essor des centres de données liés à IA. Cette activité représente désormais environ un quart de son CA, selon le FT.

Le groupe français prévoit 250 millions d’euros de synergies de coûts annuelles à partir de la troisième année suivant la réalisation de l’acquisition. Il table également sur environ 800 millions d’euros de synergies de revenus à terme.

Le financement reposera sur des capitaux propres et de nouvelles dettes. Schneider Electric prévoit de mobiliser entre 5 et 6 milliards d’euros de capitaux propres et entre 16 et 17 milliards d’euros de nouvelle dette. Le groupe prévoit également de suspendre son programme de rachat d’actions en 2027 et 2028.

Cette acquisition intervient après plusieurs opérations menées par Schneider Electric dans les technologies industrielles. Le groupe avait notamment renforcé sa présence dans les logiciels avec Aveva, puis dans les données industrielles avec Cognite. Le rachat de PTC élargit désormais son portefeuille vers les outils utilisés dans la conception et la gestion des produits.

La transaction doit encore recevoir le feu vert des actionnaires de PTC et des autorités compétentes. Sous réserve de ces approbations, Schneider Electric prévoit de boucler l’opération au troisième trimestre 2027.

Pour info, Schneider était valorisé autour de 175 milliards d’euros, ce qui en faisait la troisième entreprise cotée en France selon le FT.

L’article Le groupe français Schneider Electric signe un deal à 23,7 milliards de dollars pour racheter l’américain PTC est apparu en premier sur Managers.

PLF 2027: un nouveau statut fiscal et un mécanisme de compensation pour les PME

05. Oktober 2026 um 09:55

La Fédération Tunisienne des Artisans et Petites et Moyennes Entreprises (FTAPME) propose, dans le cadre du projet de loi de finances 2027, la création d’un statut d’entreprise fiscalement disciplinée, d’après les propos relayés par l’agence TAP. L’idée est de mieux distinguer les TPE, PME et artisans qui respectent leurs obligations fiscales, sociales et légales, en leur ouvrant l’accès à plusieurs dispositifs de soutien.

La proposition intervient aussi sur un sujet qui pèse directement sur la trésorerie des petites entreprises: les délais de paiement du secteur public. La même source precise que la FTAPME souhaite permettre à une entreprise qui doit de l’argent au fisc, mais qui attend elle-même le règlement d’une créance exigible auprès de l’État, d’établir une compensation entre les deux montants.

Plus précisement, une PME pourrait faire valoir ses créances sur l’État, les collectivités locales ou les entreprises publiques afin qu’elles soient déduites de ses dettes fiscales ou sociales. En fait, le montant réellement dû serait alors calculé sur le solde restant après compensation. Selon ladite source, l’entreprise ne pourrait pas être considérée en défaut fiscal, ni subir de pénalités ou perdre certains avantages, à hauteur des sommes que l’administration ou un organisme public lui doit. D’ailleurs, la mesure serait encadrée par des justificatifs tels que les marchés publics, bons de commande, attestations de livraison, factures acceptées, décisions administratives ou jugements. La Fédération propose à ce titre une plateforme numérique nationale dédiée à ces opérations, avec un délai maximal de 30 jours accordé à l’administration pour se prononcer sur une demande. En plus d’une une “Attestation de situation fiscale nette”. Ce document permettrait de faire apparaître les dettes fiscales de l’entreprise, ses créances publiques reconnues, les montants compensés et le solde restant. L’objectif?  Est d’éviter qu’un retard de paiement de l’État empêche une entreprise de participer à un marché public ou d’accéder à un dispositif d’aide. Au fait, la proposition introduit aussi un principe de réciprocité. Lorsque l’État dépasse les délais légaux de règlement, l’entreprise pourrait réclamer des indemnités de retard. La relation entre l’administration et l’entreprise ne serait donc plus envisagée uniquement sous l’angle de l’obligation fiscale, mais aussi à partir des engagements financiers de chacune des parties.

Dans la même optique,  les entreprises bénéficiant du statut d’entreprise fiscalement disciplinée pourraient accéder à plusieurs avantages. La FTAPME propose notamment des incitations financières et fiscales liées aux emplois effectivement créés et déclarés, ainsi qu’une prise en charge partielle des cotisations patronales de sécurité sociale pour les nouveaux recrutements. Une priorité serait également accordée à ces entreprises dans certains programmes publics consacrés à l’investissement, à la formation, au redressement, aux exportations ainsi qu’aux mécanismes publics de garantie et de financement.

Pour accompagner ce dispositif, la fédération propose enfin de consacrer une enveloppe initiale équivalant à 1% des ressources fiscales éligibles, sans compromettre l’équilibre budgétaire de l’État.

 

L’article PLF 2027: un nouveau statut fiscal et un mécanisme de compensation pour les PME est apparu en premier sur Managers.

Énergie : la Tunisie et l’Algérie avancent sur une centrale de 1 400 MW

05. Oktober 2026 um 08:35

 Tunis et Alger ont convenu d’avancer vers sa réalisation, avec l’ouverture prochaine des discussions techniques entre la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et le groupe algérien Sonelgaz.

Le projet prévoit une centrale à cycle combiné. Une délégation technique tunisienne doit se rendre en Algérie pour examiner avec les responsables algériens les différents paramètres nécessaires à sa réalisation. Le ministre tunisien chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, a également indiqué que le montant de l’investissement sera déterminé ultérieurement

Cette initiative n’est pas nouvelle. Le 24 mai 2026, le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, avait reçu une délégation de la STEG conduite par son PDG Fayçal Trifa. Les discussions avaient notamment porté sur une proposition de centrale à cycle combiné de 1 400 MW en Tunisie, ainsi que sur l’approvisionnement électrique de la Tunisie et l’interconnexion entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye. La nouveauté réside donc dans le passage d’une proposition examinée par les deux parties à une phase davantage orientée vers les conditions techniques de mise en œuvre.

À ce stade, le site d’implantation, le coût du projet, le montage financier, la répartition des investissements et le calendrier de mise en service ne sont pas encore publiquement arrêtés. Il est donc prématuré de parler d’un chantier déjà lancé. Avec une capacité de 1 400 MW, la future centrale représenterait néanmoins un projet majeur pour le système électrique tunisien. Elle s’inscrit dans une coopération énergétique déjà importante entre les deux pays, alors que l’Algérie fournit régulièrement de l’électricité à la Tunisie et que les deux opérateurs, STEG et Sonelgaz, cherchent à renforcer leur partenariat.

L’article Énergie : la Tunisie et l’Algérie avancent sur une centrale de 1 400 MW est apparu en premier sur Managers.

Tunisie: les entrées en devises dépassent 13,2 milliards de dinars sur 9 mois

05. Oktober 2026 um 08:35

Plus de 13,2 milliards de dinars ont été injectés dans l’économie tunisienne par les revenus du travail et l’activité touristique au cours des neuf premiers mois de 2026. Sur un an, ces deux sources de recettes affichent une progression de 4,7%, d’après les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger restent le principal contributeur. Ils ont généré près de 6,9 milliards de dinars entre janvier et septembre 2026, contre 6,5 milliards de dinars sur la même période un an auparavant. Leur évolution ressort ainsi à 5%.

Le tourisme a également rapporté davantage de recettes à la Tunisie. Les entrées enregistrées sur les neuf premiers mois de l’année atteignent 6,3 milliards de dinars, alors qu’elles s’élevaient à 6,1 milliards de dinars à fin septembre 2025.

À eux deux, ces flux financiers représentent l’équivalent de 142% des montants consacrés au service de la dette extérieure. Celui-ci s’est élevé à 9,3 milliards de dinars au cours de la période.

Cette évolution intervient toutefois dans un contexte de recul des réserves en devises. Au 2 octobre 2026, les avoirs nets en devises de la Tunisie se sont situés à 23,6 milliards de dinars, contre 24,2 milliards de dinars à la même date de 2025. La baisse atteint ainsi 2,4%.

La capacité de couverture des importations s’est également réduite. Les réserves représentent désormais 92 jours d’importation, contre 104 jours un an plus tôt.

Autre indicateur à suivre, la quantité de monnaie fiduciaire en circulation continue de s’accroître. Au 1er octobre 2026, l’encours des billets et pièces en circulation dépassait 29,6 milliards de dinars, soit 16% de plus qu’à la même période de 2025.

L’article Tunisie: les entrées en devises dépassent 13,2 milliards de dinars sur 9 mois est apparu en premier sur Managers.

Miel Charab Echifa: ce que Easy Export change pour un petit exportateur

03. Oktober 2026 um 13:04

Mohamed Bekir, ingénieur réseau de formation et directeur commercial de « Miel Charab Echifa », n’avait pas prévu de faire de l’apiculture son activité. Sa passion pour la ruche s’est renforcée durant son projet de fin d’études, alors qu’il effectuait son stage chez Ooredoo. Les premiers revenus tirés du stage lui ont ensuite permis de financer un voyage au Yémen pour participer à un congrès consacré à l’apiculture. “C’est là que l’aventure a commencé”, raconte-t-il à Managers, en marge de l’événement Easy Export.

L’entreprise développe des produits issus de la ruche et s’intéresse notamment à l’apithérapie. Depuis son lancement, elle réalise également des analyses sur ses produits, notamment autour de l’invertase, une enzyme naturellement présente dans le miel. Son activité peut notamment permettre de vérifier si le miel a subi des transformations ou un chauffage susceptible d’altérer ses caractéristiques. Au départ, l’objectif de Mohamed Bekir était avant tout lié à l’apithérapie et à l’utilisation du miel à des fins thérapeutiques. “Notre premier objectif était de traiter les gens avec le miel”, explique-t-il. L’export est ensuite devenu un autre axe de développement. Selon lui, la Tunisie dispose de ressources végétales et de plantes particulières qui peuvent constituer un atout pour différencier les produits tunisiens et renforcer leur compétitivité sur les marchés étrangers.

Easy Export réduit le coût d’entrée

Miel Charab Echifa figure parmi les premières entreprises à avoir participé à Easy Export. Le programme lui a notamment permis d’explorer de nouveaux débouchés en Europe, au Canada et aux États-Unis. Avant cela, l’entreprise avait déjà réalisé certaines opérations à l’étranger à travers des initiatives personnelles, notamment vers le Yémen. Selon Mohamed Bekir, une opération d’envoi peut atteindre environ 100 dinars. La prise en charge de 50 % des frais de transport dans le cadre d’Easy Export constitue ainsi, selon lui, une solution pour réduire le coût des opérations et faciliter l’accès à l’export.

L’expérience fait également ressortir certaines difficultés. Il arrive qu’un colis soit retourné alors que la vente est déjà réalisée et que le client a payé. La cause? Il évoque les taxes que le destinataire peut devoir régler après l’arrivée du colis. Il souhaiterait que ces taxes puissent être payées en amont lorsque cela est possible, afin de limiter les risques de blocage ou de retour.

Pour Mohamed Bekir, ces contraintes montrent que l’accès aux marchés internationaux ne dépend pas seulement de la capacité d’une entreprise à proposer un produit. Les procédures douanières, les règles fiscales, les coûts logistiques et les modalités d’expédition pèsent également dans la décision de se lancer à l’export. Dans ce contexte, la simplification des démarches et la réduction des coûts peuvent aider davantage de petites entreprises tunisiennes à franchir le pas vers les marchés internationaux.

L’article Miel Charab Echifa: ce que Easy Export change pour un petit exportateur est apparu en premier sur Managers.

Le 30 octobre, dernier délai pour candidater au Conseil d’administration d’AeTECH

03. Oktober 2026 um 10:32

AeTECH prolonge d’un mois le délai de dépôt des candidatures aux postes d’administrateurs au sein de son Conseil d’administration. Fixée initialement au 30 septembre 2026, la nouvelle date limite est désormais arrêtée au 30 octobre 2026.

Cette prolongation concerne deux procédures, selon CMF.  La première vise la désignation d’un administrateur représentant les actionnaires minoritaires, pour un mandat couvrant les exercices 2025, 2026 et 2027. La seconde porte sur la désignation de deux administrateurs indépendants.

Le report concerne uniquement le calendrier. Les conditions de candidature et les modalités prévues dans les avis initiaux restent inchangées. Les candidats au poste d’administrateur représentant les actionnaires minoritaires doivent ainsi se référer à l’avis publié le 14 janvier 2026. Pour les administrateurs indépendants, les conditions sont celles de l’avis publié le 9 mars 2026.

Les dossiers doivent être déposés auprès du siège d’AeTECH, situé à la Z.I. Ariana Aéroport, 03 Rue des Métiers, Charguia II, 2035 Tunis Carthage, au plus tard le 30 octobre 2026.

L’article Le 30 octobre, dernier délai pour candidater au Conseil d’administration d’AeTECH est apparu en premier sur Managers.

Tunisie: lancement d’un nouveau projet pour rapprocher entreprises, startups et chercheurs autour de la durabilité

03. Oktober 2026 um 09:55

Comment les entreprises tunisiennes avancent-elles aujourd’hui sur les questions de durabilité? Quels sont leurs besoins et surtout les difficultés qu’elles rencontrent dans leurs secteurs respectifs? Le projet national “Smart Sustainable Infrastructures” veut apporter des éléments de réponse à ces questions en allant directement à la rencontre des entreprises et des acteurs locaux.

Lancé le 2 octobre 2026 à Startup Village à Tunis, ce projet s’inscrit dans le programme “CréAfrique 2.0” et se poursuivra jusqu’en avril 2027. Il prévoit notamment de travailler avec plus de 100 entreprises tunisiennes afin d’évaluer leur niveau de maturité en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), mais aussi de mieux comprendre leurs besoins.

Le travail ne se limitera pas au Grand Tunis. Une caravane RSE doit se rendre dans 12 villes, à savoir Bizerte, Tunis, Sousse, Mahdia, Sfax, Djerba, Gabès, Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan, Le Kef et Béja. L’objectif? Est d’échanger avec les acteurs économiques locaux et d’identifier les difficultés liées à la durabilité selon les régions et les secteurs.

Selon Fatma Attia, cheffe du projet, cette démarche doit permettre de rapprocher les entreprises de ceux qui peuvent apporter des réponses à leurs problématiques, notamment les chercheurs, les experts, les universités et les porteurs de projets. Elle souligne que les besoins ne sont pas les mêmes d’un secteur à l’autre. Les problématiques rencontrées dans le textile peuvent ainsi différer de celles des entreprises spécialisées dans les composants automobiles.

En effet, le projet prévoit également la création de “l’UGC Innovation Lab”. Entreprises, startups, chercheurs, experts et étudiants pourront y travailler sur les problématiques identifiées sur le terrain. Les solutions proposées pourront ensuite être testées sous forme de prototypes avant leur éventuelle mise en application.

Par ailleurs, pour les startups et les porteurs de projets, le dispositif prévoit l’accompagnement de 15 projets. Le programme cible également 500 jeunes et porteurs de projets et prévoit la mobilisation de 100 experts et chercheurs. Les sujets abordés couvriront notamment l’employabilité, la formation, l’innovation, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat. D’ailleurs, le volet consacré aux entreprises doit aussi permettre d’établir un état des lieux des pratiques RSE. Les informations recueillies serviront à identifier les pratiques existantes, mais aussi les besoins et les difficultés encore rencontrées par les entreprises. Un guide national des bonnes pratiques en matière de RSE et de durabilité doit ensuite être élaboré.

En outre, la recherche scientifique fait partie du programme. Sur ce, un espace de recherche participative sera mis en place avec le Centre d’études et de recherches économiques et sociales (CERES). Le projet prévoit la publication de 10 articles scientifiques à partir notamment des données collectées au cours des différentes étapes.

Trois rendez-vous sont déjà inscrits au calendrier. Après le lancement du 2 octobre, un “Hackathon 2.0” est prévu les 30 et 31 janvier 2027. Le projet prendra fin avec le forum “Innovation for Smart Sustainable Infrastructures”, programmé les 20 et 21 avril 2027.

Notons qu’à travers ce programme, les entreprises seront donc sollicitées à deux niveaux. Elles pourront faire connaître les difficultés auxquelles elles sont confrontées en matière de durabilité et participer aux travaux avec les chercheurs, experts et startups. Les porteurs de solutions pourront, de leur côté, confronter leurs idées aux besoins exprimés par les entreprises et aux réalités des différents secteurs économiques tunisiens.

Rappelons que CréAfrique 2.0 en est à sa deuxième édition. Le programme est porté par Flow UP Consulting, en partenariat avec le UN Global Compact Network Tunisia.

L’article Tunisie: lancement d’un nouveau projet pour rapprocher entreprises, startups et chercheurs autour de la durabilité est apparu en premier sur Managers.

La BAD mobilise 20 millions de dollars pour quatre projets d’hydrogène vert en Afrique

02. Oktober 2026 um 16:35

La Banque africaine de développement (BAD) prévoit d’accorder 20 millions de dollars de financements remboursables à quatre projets d’hydrogène vert et de ses dérivés en Égypte, au Maroc, en Namibie et en Afrique du Sud. L’objectif est de faire avancer ces projets vers le stade de préparation à l’investissement.

Le financement sera assuré par le Sustainable Energy Fund for Africa (SEFA), sous réserve de l’approbation du Conseil d’administration de la BAD. Les quatre projets représentent au total près de 23 milliards de dollars d’investissements estimés. Dans le détail, Project Ra, en Égypte, porté par DAI Infrastruktur GmbH, devrait bénéficier de 3,55 millions de dollars. Au Maroc, le Guelmim Green Hydrogen Valley, porté par Nareva Holding, recevrait 5,28 millions de dollars. En Namibie, le projet Hyphen, développé par Hyphen Hydrogen Energy, est associé à un financement de 5,93 millions de dollars. Enfin, le projet Saldanha Hydrogen DRI, en Afrique du Sud, porté par Enertrag avec ArcelorMittal South Africa, bénéficierait de 5,24 millions de dollars.

Les projets ciblent plusieurs usages industriels de l’hydrogène et de ses dérivés. Ils couvrent notamment les carburants durables pour le transport maritime et l’aviation en Égypte, au Maroc et en Namibie, ainsi que la production de fer à faible empreinte carbone en Afrique du Sud. À eux quatre, ils correspondent à 20 GW de capacités solaires et éoliennes, 7 GW de capacités d’électrolyseurs et 2 950 MWh de stockage par batteries.

Au-delà du financement, le programme de la BAD vise à rendre ces projets plus bancables et à attirer davantage de capitaux privés et d’investissements étrangers. L’hydrogène vert est également présenté comme un levier pour développer les énergies renouvelables et réduire le recours aux combustibles fossiles. La BAD estime aussi que ces projets pourraient favoriser le développement industriel local, les exportations, le transfert de technologies et de compétences ainsi que la création d’emplois. Ils pourraient également contribuer à améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau potable issue du dessalement grâce à l’utilisation des capacités renouvelables disponibles.

La sélection intervient après un appel à propositions lancé du 10 avril au 11 mai 2026. Celui-ci avait attiré 81 propositions provenant de projets implantés dans 18 pays africains, selon la BAD.

L’article La BAD mobilise 20 millions de dollars pour quatre projets d’hydrogène vert en Afrique est apparu en premier sur Managers.

Cacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’IvoireCacaoCacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’Ivoire

02. Oktober 2026 um 16:15

Le Ghana démarre sa campagne cacaoyère 2026/2027 avec un prix producteur de 42 400 cedis par tonne, soit environ 3,65 dollars le kilogramme. En Côte d’Ivoire, le prix minimum garanti est fixé à 1 200 FCFA/kg. Il s’agit d’un écart entre les deux principaux producteurs mondiaux de cacao.

Le nouveau prix ghanéen, entré en vigueur le 25 septembre, correspond à 71,18 % de la valeur brute FOB du cacao. Une réforme adoptée en 2026 garantit désormais aux producteurs ghanéens une part minimale de 70 % de cette valeur. Le mécanisme a déjà été mis à l’épreuve. Pour la campagne 2025/2026, le prix avait été fixé à 51 660 cedis la tonne, puis relevé à 58 000 cedis avant d’être ramené à 41 392 cedis en février 2026, sous l’effet de la baisse des cours internationaux. En Côte d’Ivoire, la campagne principale a commencé le 1er septembre avec un prix de 1 200 FCFA/kg. Les autorités ont notamment justifié ce niveau par le recul des cours mondiaux et la nécessité de préserver l’équilibre financier de la filière.

La différence de rémunération pose aussi la question de la circulation informelle du cacao entre les deux pays. Des achats de fèves ivoiriennes introduites clandestinement au Ghana ont déjà été signalés en 2026, certains acheteurs ghanéens cherchant à profiter du différentiel de prix.

Si l’écart se maintient, cette incitation pourrait continuer à peser sur les volumes officiellement commercialisés en Côte d’Ivoire. Son ampleur dépendra toutefois de l’évolution des cours internationaux et du renforcement des contrôles aux frontières. Les deux pays misent également sur la traçabilité pour mieux contrôler les circuits. Le Ghana affirme avoir déployé son système national dans les zones productrices, tandis que la Côte d’Ivoire a rendu son système national de traçabilité et la carte du producteur obligatoires depuis le début de la campagne 2026/2027.

L’article Cacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’IvoireCacaoCacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’Ivoire est apparu en premier sur Managers.

La technologie japonaise Fukuoka arrive à Béja pour réduire le méthane des déchets

02. Oktober 2026 um 15:02

La Tunisie et le Japon lancent à Béja un projet pilote destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre générées par les déchets ménagers. Le projet repose sur la technologie japonaise Fukuoka, appliquée à une cellule de traitement des déchets au niveau de l’unité de traitement des déchets de Béja.

Inauguré vendredi 2 octobre 2026 par le ministre de l’Environnement Habib Abid, en présence notamment de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, le projet consiste à installer un système d’aération au sein de la cellule de déchets. Celui-ci permet une circulation continue de l’air sans consommation énergétique supplémentaire. L’objectif est d’accélérer la décomposition des déchets organiques et, par conséquent, de réduire la production et les émissions de méthane. Ce gaz constitue l’un des principaux gaz à effet de serre issus du secteur des déchets. Selon le ministère, une tonne de méthane équivaut à environ 28 tonnes de CO₂ équivalent en termes d’impact climatique.

Le projet s’inscrit ainsi dans les efforts de la Tunisie pour atteindre ses objectifs climatiques nationaux, tout en testant une technologie susceptible d’être mobilisée dans le traitement des déchets. La visite ministérielle à Béja a également porté sur plusieurs projets d’assainissement, notamment l’achèvement de la station d’épuration d’Oued Zarga, avec 21 km de réseaux et le raccordement de 1 200 logements, ainsi que le raccordement de 500 logements dans trois quartiers populaires.

Par ailleurs, les autorités prévoient en 2027 l’assainissement de quatre autres quartiers et le renouvellement des équipements des stations de Teboursouk, Testour et Nefza. Des projets de stations d’épuration sont également prévus à Goubellat et Zahret Medine, tandis que les travaux du réseau d’assainissement à Goubellat affichent actuellement un taux d’avancement de 80 %.

Le ministère indique enfin que les opérations de contrôle des sources de pollution du bassin versant de la Medjerda se poursuivront, avec une équipe réunissant les ministères de l’Environnement, de l’Intérieur, de la Santé et de l’Agriculture.

L’article La technologie japonaise Fukuoka arrive à Béja pour réduire le méthane des déchets est apparu en premier sur Managers.

TAA: lancement d’un outil pour aider les PME tunisiennes à mesurer leur maturité ESG et renforcer leur compétitivité

02. Oktober 2026 um 12:50

Mesurer la performance ESG est une chose. Savoir où agir ensuite en est une autre. C’est tout l’enjeu de l’Automotive Maturity Assessment, un dispositif en ligne lancé par la Tunisian Automotive Association (TAA) pour évaluer la maturité environnementale, sociale et de gouvernance des entreprises.

Le dispositif a été conçu initialement dans le cadre d’un grand programme d’appui aux PME financé par la GIZ dans le secteur de la mobilité (automobile, aéronautique, électronique et maritime). La TAA ambitionne d’étendre son périmètre à l’ensemble du secteur de la mobilité (aéronautique…) et plus largement à l’industrie.

 Son intérêt tient aussi à sa méthode. Les entreprises doivent appuyer leurs réponses par des pièces justificatives, avant de recevoir un diagnostic et une feuille de route d’action. L’Automotive Maturity Assessment ne demande donc pas seulement aux entreprises de faire le point sur leurs pratiques. Le questionnaire les invite aussi à documenter leurs réponses. Une certification environnementale, par exemple, doit être accompagnée du document officiel correspondant. C’est ce que vient expliquer Rahma HIZEM, consultante en management et stratégie des organisations et experte RSE/ ESG. Et de continuer: “Une fois le questionnaire validé, l’entreprise reçoit un rapport portant sur les trois dimensions de l’ESG. Celui-ci fait ressortir ses points forts et les domaines où des progrès restent nécessaires”. Et puis? Les données sont ensuite analysées par la TAA afin d’établir une feuille de route adaptée à la situation de chaque entreprise.

Dans une interview accordée à Managers, elle précise que la maturité ESG correspond au degré de conformité d’une entreprise aux exigences normatives et sectorielles. Elle dépend surtout de la manière dont les critères ESG sont intégrés dans le fonctionnement de l’entreprise et de sa capacité à produire un reporting ESG. Elle ne se mesure donc pas à la taille du capital de l’entreprise.

En fait, les premiers résultats présentés lors du lancement donnent une image contrastée des pratiques observées dans le secteur automobile. Sur le plan environnemental, plusieurs entreprises étaient déjà engagées dans la préparation de leur bilan carbone lors de la phase pilote. Trois d’entre elles avaient finalisé cet exercice après avoir répondu au questionnaire. Leur progression n’apparaît donc pas entièrement dans les résultats du test. D’autres sujets restent en retrait. La biodiversité en fait partie. “Elle ne figure pas encore parmi les priorités de nombreuses entreprises”, précise-t-elle. Et de poursuivre: “La pression des donneurs d’ordre sur cette question reste également limitée, même si le sujet commence à prendre davantage de place dans les critères ESG”. En outre, sur le plan social, la situation apparaît plus favorable sur certains critères. La santé et la sécurité au travail ainsi que la formation des employés affichent une conformité jugée satisfaisante. La consultante l’explique notamment par l’existence de dispositifs publics de soutien à la formation et par les exigences réglementaires et sectorielles en matière de santé et de sécurité. La diversité et l’inclusion constituent, en revanche, un point de vigilance. L’item affiche un niveau de conformité de 42,7 %. La question rejoint celle de la féminisation des directions, qui reste elle aussi un chantier à poursuivre, souligne l’intervenante. La gouvernance fait ressortir une autre limite. Le tissu automobile étant largement composé de PME, les critères ont été adaptés à leur réalité. Le questionnaire parle ainsi de comité de direction plutôt que de conseil d’administration lorsque la structure de l’entreprise ne correspond pas à celle d’une société anonyme. Mais au-delà de la forme juridique, c’est surtout le pilotage de la démarche RSE qui fait défaut. Les entreprises suivent certains sujets, comme leur consommation d’énergie ou leurs indicateurs sociaux, sans disposer pour autant d’un tableau de bord global. “On ne dispose pas d’un tableau de bord global”, explique Rahma Hizem, qui relève également l’absence fréquente d’une vision RSE structurée, écrite et validée.

La chaîne de valeur comme prochain chantier

Cette difficulté de structuration se retrouve aussi dans la lutte contre la corruption. Les entreprises disposent de chartes et de dispositifs internes, mais la démarche dépasse encore rarement leurs propres murs. La due diligence des tiers et des fournisseurs reste notamment peu développée. Rahma Hizem souligne à ce propos qu’une politique anticorruption ne peut pas se limiter à faire signer une charte éthique aux fournisseurs. La responsabilité de l’entreprise doit aussi s’étendre à ses partenaires et aux autres parties prenantes de sa chaîne de valeur. Elle estime que cette faiblesse pose à la fois une question de gouvernance et de gestion des risques. Le constat vaut également pour la comparaison entre fournisseurs de premier et de second rang. Les écarts de performance ESG ne semblent pas principalement liés au rang occupé dans la chaîne automobile. Selon l’analyse présentée, ils tiennent davantage à la structure et à la taille des entreprises, avec des différences plus marquées sur le volet environnemental. À mesure que les exigences de durabilité s’étendent à l’ensemble de la chaîne de valeur, les entreprises de tous les rangs seront ainsi davantage concernées. Pour elle, l’enjeu est donc aussi de sortir d’une approche limitée au périmètre interne. Cette évolution suppose toutefois des moyens. Dans les PME, la responsabilité ESG est souvent répartie entre plusieurs fonctions. Les ressources humaines prennent en charge les sujets sociaux, les équipes QHSE interviennent sur l’environnement et la sécurité, tandis que la direction générale porte les questions de gouvernance. L’absence d’une fonction ou de compétences dédiées peut ainsi rendre la démarche plus difficile à structurer. À cela s’ajoute la question du financement. Certaines actions, notamment en matière d’efficacité énergétique ou de recrutement de compétences spécialisées, nécessitent des investissements. Le troisième obstacle est culturel. “L’ESG ne doit pas rester l’affaire d’un seul service. Les managers doivent eux aussi être sensibilisés et formés à ces enjeux”, dit-elle. Et d’ajouter que c’est à ce stade que le diagnostic rejoint l’accompagnement proposé par la TAA. À partir de la feuille de route, l’entreprise peut bénéficier, selon ses besoins, de formations, de sensibilisation, de coaching, de mise en place d’outils ou encore d’un appui dans la préparation de démarches de certification. De surcroît, la TAA peut faciliter les mises en relation avec des organismes spécialisés, des structures de formation ou des institutions bancaires afin de favoriser l’accès aux financements et aux lignes de crédit verts. A dire vrai, l’accès à la plateforme, la mesure de maturité et la délivrance du rapport ESG sont gratuits jusqu’à fin 2026. À partir de 2027, l’accès deviendra payant.  

 

L’article TAA: lancement d’un outil pour aider les PME tunisiennes à mesurer leur maturité ESG et renforcer leur compétitivité est apparu en premier sur Managers.

BAD: un nouveau coup de pouce pour les PME tunisiennes

02. Oktober 2026 um 11:20

Un nouveau dispositif se prépare pour accélérer l’équipement solaire des PME tunisiennes. Baptisé CHEMS, “le solaire photovoltaïque pour les PME”, le programme bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement (BAD) et doit mettre en place des mécanismes de financement facilités pour les entreprises souhaitant produire leur propre électricité à partir du photovoltaïque.

Naoufel El Boukari, directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), a annoncé le lancement du programme jeudi, lors de la quatrième édition du Salon international de la transition énergétique.

L’objectif est de faciliter le passage à l’autoproduction solaire, avec un double enjeu de réduction des coûts énergétiques et de compétitivité. Les PME pourront ainsi investir dans leurs propres installations photovoltaïques avec des conditions de financement présentées comme “facilitées et exceptionnelles”. Le programme bénéficie d’un don de 990 000 dollars de la Banque africaine de développement (BAD), accordé dans le cadre du Fonds d’assistance au secteur privé en Afrique (FAPA).   Sur ce, il prévoit notamment de travailler avec “5 à 6 banques commerciales et sociétés de leasing locales“, afin de renforcer leur capacité à évaluer et financer les projets photovoltaïques des PME.

Source: BAD

Toutefois, les défis liés au financement ne concernent pas uniquement le contexte tunisien. En Afrique subsaharienne, le cabinet Wood Mackenzie souligne, dans une étude, que l’accès au financement reste l’un des principaux freins au déploiement du solaire, notamment en raison du coût élevé du capital et des risques liés aux devises. Dans le même temps, le cabinet anticipe une multiplication par six du marché du solaire photovoltaïque hors réseau d’ici 2035, soit une croissance de 450 %.

CHEMS intervient alors que le parc photovoltaïque tunisien poursuit sa progression. Le programme PROSOL-ELEC a dépassé, à fin avril 2026, le seuil de 150 000 systèmes installés en basse tension, pour une capacité globale avoisinant 466 MW, selon les chiffres avancés par le directeur général de l’ANME.

La dynamique concerne également les projets de plus grande capacité. La sixième tranche du régime des autorisations a abouti, en septembre 2026, à l’approbation de 309 demandes de projets solaires, représentant une capacité totale proche de 455 MW. Ce résultat témoigne, selon Naoufel El Boukari, de l’intérêt croissant du secteur privé pour les énergies renouvelables.

Le secteur public poursuit lui aussi son programme d’équipement. La transition énergétique des établissements publics concerne désormais environ 350 établissements. Parmi les projets engagés, 112 sont déjà exploités sur le réseau basse tension et 47 sur le réseau moyenne tension. Une capacité supplémentaire de 24,9 MW est également en cours de finalisation avant sa mise en service.

L’accélération des projets pose toutefois une autre question, celle des délais de réalisation. La simplification et l’accélération des procédures administratives figurent ainsi parmi les prochaines priorités annoncées par l’ANME, avec le maintien des exigences liées à la qualité et à la sécurité. En parallèle, l’agence travaille sur l’adaptation du réseau électrique à l’augmentation de la production renouvelable. Le développement du solaire ouvre désormais d’autres chantiers, notamment le stockage de l’énergie, la mobilité électrique, les réseaux intelligents et l’interconnexion énergétique régionale.

 

L’article BAD: un nouveau coup de pouce pour les PME tunisiennes est apparu en premier sur Managers.

Un groupe chinois lance une usine d’aluminium de 180 000 tonnes dans ce pays africain

02. Oktober 2026 um 11:06

Le groupe chinois Xinye Special Steel vient de lancer une usine d’aluminium électrolytique en Éthiopie, d’une capacité de production annuelle de 180 000 tonnes. Installé dans la zone économique spéciale de Gada, à environ 65 kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba, le projet doit renforcer l’offre locale et réduire la dépendance du pays aux importations d’aluminium.

L’annonce a été faite le 28 septembre par Xu Wenping, président de Xinye Special Steel, lors d’une rencontre avec Zeleke Temesgen, président de la Commission éthiopienne des investissements, et plusieurs entreprises chinoises intéressées par le marché éthiopien. L’usine utilise le procédé de réduction électrolytique pour produire de l’aluminium primaire à partir d’alumine. Le site devra toutefois continuer à importer une partie de ses matières premières, l’Éthiopie ne disposant pas actuellement d’une production commerciale importante d’alumine. Sa localisation constitue un avantage logistique, puisqu’elle se trouve à proximité du corridor reliant Addis-Abeba au port de Djibouti, principal axe d’approvisionnement du pays. Pour Addis-Abeba, l’enjeu est aussi industriel. La production locale doit permettre de limiter les importations de métal et de soutenir les secteurs qui utilisent l’aluminium, notamment la construction, les équipements électriques, les transports et certaines activités manufacturières.

Rusal prépare un projet de 500 000 tonnes

L’investissement chinois intervient alors que l’Éthiopie cherche également à attirer un autre acteur majeur de l’aluminium. En novembre 2025, Ethiopian Investment Holdings et le groupe russe Rusal ont signé un protocole d’accord pour développer une fonderie d’aluminium d’une capacité envisagée de 500 000 tonnes par an. La première phase du projet est estimée à environ 1 milliard de dollars, avec un calendrier de développement annoncé de trois à quatre ans. À ce stade, il s’agit toutefois d’un projet en préparation et non d’une capacité déjà opérationnelle. Si les deux projets atteignent leurs capacités annoncées, l’Éthiopie pourrait disposer à terme de 680 000 tonnes de capacités annuelles supplémentaires. Cela renforcerait sa position dans une industrie africaine aujourd’hui concentrée dans quelques grands sites, notamment en Afrique du Sud et au Mozambique. L’accès à l’électricité sera déterminant pour la compétitivité de cette industrie particulièrement énergivore. L’Éthiopie dispose sur ce point d’un important potentiel hydroélectrique, notamment avec le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, dont la capacité installée atteint 5 150 MW. Le développement de cette filière intervient également dans un contexte où l’empreinte carbone devient un facteur commercial important sur les marchés internationaux. Depuis janvier 2026, l’Union européenne applique son mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, qui couvre notamment l’aluminium.

Pour l’instant, Xinye constitue donc le projet concret avec une capacité annoncée de 180 000 tonnes, tandis que les 500 000 tonnes envisagées par Rusal restent conditionnées à la réalisation du projet. Pour l’Éthiopie, l’objectif immédiat est de réduire les importations ; à plus long terme, ces investissements pourraient aussi ouvrir la voie à une production destinée aux marchés régionaux.

L’article Un groupe chinois lance une usine d’aluminium de 180 000 tonnes dans ce pays africain est apparu en premier sur Managers.

Kora lance One Rail pour simplifier les paiements transfrontaliers en Afrique

02. Oktober 2026 um 10:18

Les entreprises africaines qui réalisent des opérations à l’international disposent désormais d’une nouvelle option pour gérer leurs paiements en dollars numériques. Kora, infrastructure panafricaine de paiement, a lancé One Rail, une solution qui intègre les stablecoins aux circuits de paiement traditionnels.

La plateforme permet aux entreprises de recevoir, conserver et convertir des stablecoins, puis de régler les fonds dans une monnaie locale. Au lancement, One Rail prend en charge deux actifs numériques adossés au dollar, USDT et USDC. Les fonds peuvent ensuite être convertis dans les devises prises en charge et versés sur des comptes bancaires locaux via les infrastructures de paiement de Kora.

L’intérêt de One Rail réside surtout dans la possibilité de gérer les paiements en stablecoins et en monnaies classiques depuis une même infrastructure. Les entreprises peuvent générer des portefeuilles dédiés pour recevoir les paiements, suivre les transactions en temps réel et gérer leur rapprochement depuis le tableau de bord Kora. Pour les équipes techniques, l’intégration ne nécessite pas de développer une infrastructure blockchain distincte. Kora indique que les fonctionnalités liées aux stablecoins sont accessibles à travers ses API et ses outils de développement existants. La solution cible notamment les entreprises confrontées aux délais de règlement internationaux, aux coûts de conversion de devises et à l’accès limité à la liquidité en dollars. Elle peut être utilisée pour la collecte de paiements, les décaissements et la gestion de trésorerie.

Kora précise toutefois que le déploiement initial reste ciblé. One Rail est actuellement accessible aux entreprises éligibles dans le cadre d’un programme pilote. Les fonctionnalités activées au lancement comprennent notamment la création de portefeuilles, la confirmation des paiements et des mécanismes de règlement. Des frais standards de transaction et de traitement continuent de s’appliquer.

La solution s’inscrit dans l’offre de Kora, anciennement Korapay, qui fournit déjà des services de collecte et de paiement dans plusieurs marchés africains. Sa documentation technique répertorie notamment des opérations en naira nigérian, shilling kényan, cedi ghanéen, rand sud-africain, franc CFA d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, livre égyptienne et shilling tanzanien.

 

L’article Kora lance One Rail pour simplifier les paiements transfrontaliers en Afrique est apparu en premier sur Managers.

❌