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Atuge: un livre blanc en préparation pour tracer les priorités de la Tunisie à l’ère de l’IA

21. Juli 2026 um 18:34

La Tunisie dispose d’un atout majeur dans la course à l’intelligence artificielle. Le pays forme des ingénieurs, exporte ses compétences et affiche 4120 développeurs par million d’habitants, soit l’une des plus fortes densités d’Afrique du Nord.

Un potentiel qui était au centre des échanges lors de la troisième édition du Tunisia Global Forum (TGF), organisée le 21 juillet 2026 à Tunis par l’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (ATUGE) sous le thème “Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA”.

Entrepreneurs, chercheurs, investisseurs, responsables publics et membres de la diaspora se sont retrouvés autour d’un même défi. Comment transformer cette réserve de compétences en véritable moteur économique? La réponse passe par une stratégie nationale. Le Livre Blanc “TunisIA” propose une feuille de route à l’horizon 2030 pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle, renforcer les infrastructures et créer un environnement favorable à l’innovation.

Le constat reste toutefois contrasté. Malgré ses talents, la Tunisie accuse encore un retard dans l’usage de l’IA, avec un taux d’adoption estimé à 13%. Le manque de capacités de calcul, la disponibilité des données et le cadre réglementaire figurent parmi les principaux obstacles identifiés.

Calcul, énergie et données, les trois chantiers prioritaires

Le premier enjeu concerne les infrastructures. Le Livre Blanc recommande de mutualiser les capacités de calcul existantes, notamment celles du Centre de Calcul El Khawarizmi (CCK), de Novation City et d’ESPRIT, afin de permettre aux chercheurs et entreprises d’accéder à des ressources adaptées sans engager immédiatement de lourds investissements.

Cette question est étroitement liée à l’énergie. Les centres de données nécessitent une alimentation stable et compétitive, alors que la Tunisie dépend encore à 94% des énergies fossiles pour son électricité. Le document propose ainsi de développer des contrats d’approvisionnement en énergie renouvelable, les “Green PPAs”, afin d’accompagner l’émergence d’infrastructures numériques plus compétitives.

La donnée constitue un autre défi majeur. Le Livre Blanc souligne le manque de bases structurées et interopérables, notamment en dialecte tunisien. Le projet “Dareja Voice” figure parmi les propositions avancées pour créer un corpus vocal ouvert capable d’alimenter des modèles d’intelligence artificielle adaptés au contexte local.

Encadrer l’IA et retenir les compétences

L’adoption de l’intelligence artificielle dépend aussi de la confiance. Le document appelle à faire évoluer le cadre juridique avec une loi-cadre sur l’IA, couvrant notamment les usages sensibles comme la biométrie ou les contenus générés artificiellement. Il recommande également la création d’un Conseil stratégique de l’intelligence artificielle (CSIA) pour coordonner les politiques publiques.

Le capital humain reste cependant le principal avantage tunisien. Avec 71% de la population disposant de compétences numériques et près de 85 établissements proposant des formations en IA ou machine learning, la Tunisie possède une base solide.

Mais la fuite des talents demeure un défi. Pour y répondre, le Livre Blanc propose un plan autour de trois axes, retenir les compétences locales, reconvertir les métiers exposés à l’automatisation et favoriser le retour de la diaspora. Un programme pilote prévoit notamment la reconversion de 5 000 professionnels d’ici 2028.

L’objectif est désormais de faire passer l’IA du stade de technologie émergente à celui d’outil économique. Les PME, qui représentent près de 90 % du tissu économique tunisien, sont appelées à intégrer davantage ces solutions pour améliorer leur productivité et développer de nouveaux services. Le secteur public est également concerné avec le déploiement envisagé de services basés sur l’intelligence artificielle dans plusieurs domaines.

Face à une compétition régionale menée par l’Égypte sur les infrastructures et par le Maroc sur les énergies renouvelables, la Tunisie mise sur ses ingénieurs, son écosystème numérique et sa proximité avec l’Europe. Le défi sera désormais de transformer ce potentiel humain en création de valeur durable.

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Ce que révèle le premier semestre 2026 de la SFBT

21. Juli 2026 um 09:26
Crédit photo: Managers.

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (Sfbt) poursuit sa croissance en 2026. Au terme des six premiers mois de l’année, le groupe affiche un chiffre d’affaires hors taxes de 379,3 millions de dinars, contre 357,8 millions de dinars un an auparavant, soit une progression de 6%.

Derrière cette progression, un produit tire clairement son épingle du jeu à savoir la bière. Les ventes sur le marché local ont généré 184,4 millions de dinars entre avril et juin, en augmentation de 7,4% par rapport à la même période de 2025. Les exportations de bière ont, elles aussi, poursuivi leur progression, avec une croissance de près de 33%.

Et ce sont surtout les marchés extérieurs qui ont réservé la plus forte surprise. Les exportations de boissons gazeuses ont plus que doublé en l’espace d’un an. Leur chiffre d’affaires est passé de 3,4 millions à 7,2 millions de dinars, soit une envolée de 113%, illustrant la montée en puissance de ce relais de croissance. À l’inverse, le chiffre d’affaires des boissons gazeuses sur le marché local ressort une légère baisse de 4%. Mais cette évolution ne traduit pas un recul de la demande. La SFBT explique qu’elle résulte d’une réorganisation interne de son système de facturation. Depuis la création d’un centre dédié aux produits de la filiale SGBIA au sein de l’usine de Charguia, cette dernière ne facture plus que les produits en verre consigné. Autrement dit, il s’agit d’un changement comptable plutôt que d’un ralentissement de l’activité du groupe.

Par ailleurs, les volumes commercialisés confirment d’ailleurs cette lecture. Les ventes de boissons gazeuses ont légèrement progressé au deuxième trimestre, atteignant 5,4 millions de caisses, contre 5,33 millions un an plus tôt. Même constat pour la bière, dont les volumes ont augmenté de 6,5%, à 537 408 hectolitres. Côté production, la tendance est plus contrastée. Alors que la production de bière a progressé de 5%, celle des boissons gazeuses a reculé de 9% par rapport au deuxième trimestre de 2025.

En parallèle, la SFBT poursuit le renforcement de son outil industriel. Les investissements réalisés au cours du trimestre ont atteint 35,5 millions de dinars, contre 13,4 millions une année auparavant. Une enveloppe de plus de 10 millions de dinars a notamment été consacrée à l’équipement de l’usine de Bab Saadoun. Le groupe a également poursuivi le renouvellement de ses emballages consignés, notamment les bouteilles et les casiers.

Autre indicateur révélateur de la solidité financière de l’entreprise! Sa trésorerie. Au 30 juin 2026, la Sfbt disposait d’un solde bancaire de 408,6 millions de dinars. La société souligne, par ailleurs, ne recourir à aucun crédit bancaire, qu’il soit à court ou à long terme.

Au final, ces résultats confirment une trajectoire de croissance portée par la bonne tenue du marché de la bière, l’accélération des exportations et un effort d’investissement nettement renforcé. Malgré les ajustements organisationnels opérés au sein du groupe, les fondamentaux de l’activité demeurent orientés à la hausse.

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La facture énergétique tunisienne s’alourdit de 32% à fin mai

20. Juli 2026 um 16:59

Le déficit de la balance commerciale énergétique continue de peser sur les comptes extérieurs de la Tunisie. À fin mai 2026, le déficit, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exporté, a atteint 5 767 millions de dinars (MD), contre 4 373 MD durant la même période de 2025, soit une hausse de 32%, selon le rapport de conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines, rapporté par l’Agence TAP.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une progression parallèle des échanges énergétiques. Sur les 5 premiers mois de l’année, la valeur des exportations de produits énergétiques a augmenté de 32%, tandis que celle des importations a enregistré une hausse similaire.

L’évolution de la balance énergétique reste fortement liée aux conditions du marché international. L’Observatoire rappelle que les échanges du secteur dépendent principalement de trois facteurs à savoir, les volumes échangés, le taux de change entre le dollar et le dinar tunisien, ainsi que les cours internationaux du pétrole, notamment le Brent, référence utilisée pour fixer les prix du brut et des produits pétroliers.

Au mois de mai 2026, le prix du Brent a progressé de 43,3 dollars par baril par rapport à mai 2025. Cette hausse s’explique notamment par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les inquiétudes liées au trafic pétrolier dans le détroit d’Hormuz, précise la même source.

À l’inverse, le dinar tunisien a enregistré une amélioration de 3% face au dollar américain sur la même période. Une évolution qui a permis de limiter partiellement l’impact de la hausse des prix internationaux de l’énergie, les transactions du secteur étant principalement réalisées dans cette devise.

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Tunisie-Malaisie: PME, voici les pistes avancées par FIPA pour de nouveaux partenariats

20. Juli 2026 um 16:20

La relation économique entre la Tunisie et la Malaisie reste aujourd’hui en dessous de ses possibilités. Les deux pays disposent pourtant de plusieurs points de convergence, notamment dans l’agroalimentaire, les industries pharmaceutiques, le halal, le numérique et les services technologiques.

C’est dans cette perspective que l’ambassadeur de Malaisie en Tunisie, Rizany Irwan Muhamad Mazlan, a été reçu le 17 juillet au siège de FIPA-Tunisia par Jalel Tebib, directeur général de FIPA et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA), ainsi que Thouraya Khayati, directrice du Marketing international à FIPA et commissaire générale du Tunisia Investment Forum 2026.

Les deux parties ont discuter davantage la manière de renforcer les liens économiques entre les deux pays et d’identifier des secteurs où les entreprises malaisiennes pourraient trouver des opportunités en Tunisie.

Sur le plan commercial, les échanges entre Tunis et Kuala Lumpur restent modestes. En 2024, les exportations tunisiennes vers la Malaisie ont représenté environ 17 millions de dollars, alors que les importations tunisiennes en provenance de ce pays ont dépassé les 70 millions de dollars, d’après les données de Trading Economics. Il est vrai que ces chiffres montrent que la relation existe mais qu’elle reste encore concentrée sur quelques produits et ne reflète pas le potentiel des deux économies.

L’objectif aujourd’hui est donc de passer d’une relation commerciale classique à une logique de partenariat, notamment à travers des investissements croisés et des collaborations industrielles.

En effet, parmi les secteurs évoqués lors de la rencontre figure l’industrie halal. La Malaisie a fait de ce marché un véritable levier économique, en développant un écosystème qui dépasse aujourd’hui l’alimentaire pour englober les cosmétiques, les produits pharmaceutiques, la logistique et les services. Le pays s’appuie notamment sur le système de certification du Département du développement islamique de Malaisie (JAKIM), considéré comme l’un des dispositifs de référence dans ce domaine. Dans le tourisme également, la Malaisie a réussi à construire une image de destination adaptée aux voyageurs musulmans. Elle a conservé en 2026 la première place du Global Muslim Travel Index (GMTI) dans la catégorie des destinations membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), un classement établi par Mastercard et CrescentRating.

Ces expériences pourraient ouvrir des pistes de coopération avec la Tunisie. Le pays dispose déjà d’une industrie agroalimentaire structurée, d’un secteur pharmaceutique exportateur et d’un savoir-faire dans plusieurs produits naturels. Des partenariats avec des acteurs malaisiens pourraient concerner la valorisation des produits, les standards de certification, la distribution ou encore l’accès à certains marchés asiatiques.

L’agroalimentaire apparaît également comme un terrain naturel de rapprochement. L’huile d’olive, les dattes ou encore certains produits transformés tunisiens disposent d’un potentiel sur les marchés asiatiques, tandis que la Malaisie possède une expertise dans la transformation, le packaging et la commercialisation internationale.

Pour les entreprises malaisiennes, l’intérêt de la Tunisie ne se limite pas à son marché intérieur. Le pays met en avant sa position géographique, entre l’Europe, l’Afrique, le Maghreb et le Moyen-Orient, comme un point d’appui pour développer des activités régionales. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancés par FIPA-Tunisia auprès des investisseurs étrangers.

Le numérique figure également parmi les secteurs identifiés lors des échanges entre FIPA-Tunisia et l’ambassade de Malaisie. Les deux pays disposent d’écosystèmes technologiques qui pourraient ouvrir des pistes de coopération possibles, comme par exemple dans les services informatiques, les solutions digitales et l’innovation.

La rencontre entre FIPA-Tunisia et l’ambassade de Malaisie ouvre ainsi plusieurs pistes. Le défi sera désormais de passer des intentions aux projets, à travers des échanges entre entreprises, des partenariats sectoriels et une présence accrue dans les rendez-vous économiques des deux pays.

 

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Fintech: deux Tunisiens prennent la tête du chapitre Afrique de la MFTA

20. Juli 2026 um 15:35

Créer une solution de paiement ne suffit plus. Le défi pour les fintech africaines est désormais de franchir les frontières, connecter les systèmes et composer avec des réglementations encore différentes d’un pays à l’autre. C’est sur ce terrain que la MENA Fintech Association (MFTA) souhaite renforcer son action.

Créée en 2018, l’association réunit startups, banques, investisseurs, entreprises technologiques et régulateurs autour des enjeux de la finance numérique dans la région MENA. Son chapitre Afrique, lancé en juillet 2023, travaille notamment sur les paiements, la régulation et la coopération entre écosystèmes fintech.

Dans cette dynamique, la MFTA a nommé, le 17 juillet 2026, deux Tunisiens, Cyrine Sanchou et Nizar Hannachi, à la coprésidence de son chapitre Afrique.

Cyrine Sanchou et Nizar Hannachi présentent deux profils complémentaires dans le secteur financier tunisien. La première évolue à la croisée de la banque, de la stratégie et de la transformation digitale. Conseillère stratégique et membre du conseil d’administration de la BIAT, elle accompagne des projets liés à l’évolution des institutions financières. Diplômée de l’École Centrale Paris, de HEC Paris et de Télécom Paris, elle a également travaillé sur des problématiques de transformation financière en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.

De son côté, Nizar Hannachi apporte une expérience centrée sur les paiements numériques et l’inclusion financière. Directeur général adjoint d’Enda Tao, il dispose de plus de 25 ans d’expérience dans le secteur bancaire, notamment chez BNP Paribas et Bank ABC. Son parcours couvre les services financiers digitaux, les solutions de paiement et les flux transfrontaliers.

À travers cette coprésidence, les deux responsables auront notamment à contribuer aux travaux de la MFTA sur les questions de régulation, d’interopérabilité des systèmes financiers et de développement des services numériques en Afrique.

Cette nomination raconte aussi une histoire tunisienne.Celle de profils qui, après avoir évolué dans les secteurs bancaire et technologique, prennent aujourd’hui part aux réflexions qui façonnent la finance numérique africaine.

 
 

 

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Trois contrats pour planter des racines tunisiennes au Nigeria

20. Juli 2026 um 12:45

La Tunisie avance ses pions sur le marché africain. Au Nigeria, le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (TABC) vient de franchir une nouvelle étape avec la signature de trois mémorandums d’entente avec l’État de Bauchi. Derrière les signatures, trois projets qui touchent des besoins très concrets du terrain africain: l’énergie solaire, l’accès à l’eau potable et les technologies de pointe.

Selon l’agence TAP, les accords portent sur la construction d’une centrale photovoltaïque de 3 MW, un projet de distribution d’eau potable dans la localité de Dass et la création d’une unité de fabrication de drones. Des secteurs où la demande africaine monte en puissance et où l’expertise tunisienne cherche à trouver sa place.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une mission économique sectorielle organisée du 12 au 18 juillet au Nigeria par le TABC, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger. La délégation tunisienne a réuni des entreprises membres du Tunisia Consortium for African Development (TUCAD), actives dans l’énergie, l’eau, les infrastructures, les technologies et l’ingénierie.

Sur place, les discussions avec les autorités de l’État de Bauchi ont permis de cibler des projets liés aux priorités locales. Dans cet État fédéré du nord du Nigeria, les besoins en infrastructures restent importants, notamment dans l’accès à l’électricité, la gestion de l’eau et le développement de solutions technologiques adaptées.

Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu dépasse la simple signature d’accords. Il s’agit de transformer un savoir-faire développé en Tunisie en opportunités commerciales sur un continent où les besoins explosent. Les domaines choisis ne sont pas anodins. L’Afrique accélère ses investissements dans les énergies renouvelables, les infrastructures hydrauliques et les technologies industrielles.

Le Nigeria représente un marché stratégique avec plus de 220 millions d’habitants et une économie parmi les plus importantes du continent. Pour les acteurs tunisiens, ce type de partenariat permet d’aller chercher de nouveaux relais de croissance au-delà du marché local.

Avec ces nouveaux projets, le TABC poursuit sa stratégie de rapprochement avec les marchés africains en misant sur une approche de terrain à savoir identifier les besoins, connecter les entreprises et transformer les opportunités en réalisations concrètes. L’objectif? Faire de l’expertise tunisienne un partenaire dans les grands chantiers de développement africains.

 
 

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Administration tunisienne 2030: moins de papiers, plus de services

20. Juli 2026 um 11:46

Pour beaucoup de Tunisiens… entrepreneurs, TRE… une démarche administrative reste encore synonyme de temps perdu, de déplacements répétés et de documents à rassembler. Obtenir un papier, déposer un dossier ou suivre une procédure peut parfois devenir un véritable parcours. C’est justement cette relation entre le citoyen et l’administration que le plan de développement 2026-2030 veut revoir en profondeur.

Selon l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), la modernisation administrative figure parmi les grands axes de réforme pour les prochaines années. L’objectif affiché consiste à construire une administration plus efficace, capable de répondre plus rapidement aux besoins des citoyens et des entreprises. Le changement attendu ne se limite pas à mettre quelques services en ligne. Il touche à la manière même dont l’administration fonctionne, organise ses ressources et accompagne les politiques publiques. En effet, la première transformation concerne le quotidien des usagers. Le plan prévoit une simplification progressive des procédures administratives avec une réduction du recours à certaines pratiques comme la légalisation de signature ou les copies conformes. L’idée est de réduire les étapes inutiles et de faire évoluer le rôle des agents publics. Au lieu de consacrer une grande partie de leur temps à vérifier des documents, ils pourraient davantage accompagner les citoyens et améliorer la qualité du service. Cette nouvelle approche passe aussi par une amélioration de l’accueil dans les structures publiques. Le label “Marhaba” doit permettre de mesurer et d’améliorer la qualité des services proposés aux citoyens. L’objectif annoncé prévoit la labellisation de 200 structures publiques à l’horizon 2030.

Le rapprochement des services constitue également un chantier important. Selon la TAP, 29 Maisons de services digitales doivent être créées dès 2026 dans les municipalités. Ces espaces doivent faciliter l’accès aux démarches numériques, notamment pour les citoyens éloignés des grands centres administratifs. Mais derrière les plateformes et les nouveaux outils, la réussite de cette transformation dépend d’un acteur essentiel, le fonctionnaire. L’administration de demain aura besoin de profils capables de gérer des projets, d’utiliser les données et de travailler avec de nouvelles méthodes. Le plan prévoit ainsi une évolution de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique avec une approche davantage basée sur les compétences et les métiers.

D’ailleurs, cette réforme prévoit notamment un système de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, un guide des métiers publics ainsi que des fiches de poste mieux définies. L’objectif? Mieux identifier les besoins futurs et à valoriser les compétences disponibles. 

La formation des cadres publics doit également évoluer. La réforme de l’École nationale d’administration prévoit une approche plus moderne avec davantage de formation hybride associant présentiel et numérique.

L’autre grande mutation concerne la donnée. L’administration tunisienne veut progressivement passer d’une logique de documents à une logique d’informations partagées. Selon la TAP, une plateforme nationale doit permettre de regrouper les données relatives aux différentes structures administratives. Cette organisation doit améliorer la coordination entre les ministères, les établissements publics et les services territoriaux. L’ouverture des données publiques représente aussi un changement important. L’Open Data doit renforcer la transparence, faciliter l’accès à l’information et permettre un meilleur suivi de l’action publique. 

Les secteurs à fort impact comme la santé, le transport, l’éducation, la justice ou encore les finances font partie des priorités de cette transformation numérique.

Mais le plus grand défi reste celui de l’exécution. La Tunisie a déjà lancé plusieurs projets de modernisation administrative par le passé. La difficulté n’a pas toujours été l’absence d’idées, mais plutôt la capacité à assurer la continuité, la coordination et l’application sur le terrain.

D’ici 2030, l’enjeu sera donc de transformer une administration souvent perçue comme lente en un véritable partenaire du développement économique. Le succès de cette mutation se mesurera moins au nombre de plateformes créées qu’à une question simple pour le citoyen, est-ce que son expérience avec l’État est devenue plus facile?

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Séance unique: les entreprises face à l’échéance du 20 juillet pour les déclarations mensuelles

20. Juli 2026 um 10:58

La date à retenir pour les entreprises soumises à la télé-déclaration est fixée au 20 juillet 2026. La Direction générale des impôts (DGI) rappelle que cette journée représente le dernier délai pour déposer la déclaration mensuelle et effectuer les opérations de télépaiement associées.

Les personnes morales concernées sont ainsi appelées à respecter cette échéance afin d’éviter les éventuelles pénalités prévues en cas de retard. L’administration fiscale rappelle que le calendrier fiscal doit être anticipé et non traité dans l’urgence durant les dernières heures.

La DGI recommande donc aux entreprises de procéder à leurs déclarations avant l’arrivée de la date limite. Une démarche qui permet d’éviter les difficultés techniques liées à une forte affluence sur la plateforme de télé-déclaration, souvent constatée à l’approche des échéances.

Par ailleurs, une disposition particulière reste applicable lorsque la date limite correspond à un jour férié ou un dimanche. Dans ce cas, le dépôt peut être effectué durant le premier jour ouvrable suivant, sans application de pénalités de retard.

Les entreprises concernées sont ainsi invitées à finaliser leurs démarches fiscales dans les délais afin d’assurer leur conformité avec leurs obligations déclaratives. Il sied aussi de rappeler que cette échéance intervient également dans un contexte de séance unique estivale appliquée dans les administrations tunisiennes, ce qui renforce l’intérêt d’anticiper les démarches afin d’éviter tout retard ou difficulté technique.

 
 

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Startups tunisiennes, où les investisseurs placent-ils leur argent?

17. Juli 2026 um 11:23

La finance numérique garde son statut de secteur vedette, mais les investisseurs commencent à regarder ailleurs. Logistique, intelligence artificielle et solutions destinées aux entreprises gagnent progressivement du terrain.

Une tendance déjà visible en 2025 se confirme en 2026! Pendant longtemps, la fintech a été la grande gagnante de la scène startup dans la région MENA. Paiements digitaux, plateformes financières, solutions de crédit ou d’inclusion financière ont attiré une grande partie des investisseurs. Mais les dernières tendances montrent que le marché commence à élargir son horizon.

Selon le rapport de Wamda H1 2026 sur les levées de fonds du premier semestre 2026, la fintech reste en tête des secteurs financés. Mais derrière ce poids lourd régional, d’autres activités avancent rapidement et captent l’attention des fonds.

La logistique fait partie des secteurs qui montent. Le sujet est devenu stratégique avec l’évolution du commerce en ligne et la nécessité pour les entreprises d’améliorer leurs chaînes d’approvisionnement. Les startups qui travaillent sur la livraison, la gestion des stocks ou l’optimisation des flux répondent à des besoins très concrets du marché.

L’immobilier connaît également sa transformation numérique. La proptech poursuit son développement en proposant de nouveaux outils pour gérer, vendre ou exploiter les actifs immobiliers. Dans une région où le secteur immobilier occupe une place importante, ces solutions trouvent naturellement leur public auprès des entreprises comme des particuliers.

Mais le véritable nouveau venu dans le radar des investisseurs reste l’intelligence artificielle appliquée aux entreprises. Loin des usages grand public, les solutions d’Enterprise AI cherchent surtout à automatiser certaines tâches, améliorer la prise de décision et réduire les coûts opérationnels.

Cette orientation traduit une évolution dans les attentes du marché. Les investisseurs regardent moins les technologies uniquement capables de séduire rapidement des utilisateurs. Ils cherchent davantage des solutions qui répondent à un problème économique précis et qui peuvent avoir un impact mesurable.

C’est aussi ce qui explique l’intérêt pour les modèles B2B. Les startups qui travaillent directement avec les entreprises disposent souvent de revenus plus réguliers et de relations commerciales plus longues. Un avantage important dans un environnement où les fonds veulent davantage de visibilité.

La prochaine vague startup dans la région pourrait donc se jouer dans les coulisses des entreprises. Après les applications financières qui ont accompagné la digitalisation des usages, place aux technologies qui promettent de rendre les organisations plus rapides, plus efficaces et mieux connectées.

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Startups: pourquoi les investisseurs regardent-ils désormais vers les Émirats?

17. Juli 2026 um 11:15

En 6 mois, un seul marché a concentré l’essentiel des financements startups de la région. Les Émirats arabes unis confirment leur place de destination privilégiée du capital-risque, pendant que les autres grands écosystèmes cherchent encore leur vitesse de croisière.

Le paysage startup de la région MENA semble changer de centre de gravité. Au premier semestre 2026, les capitaux ont massivement pris la direction des Émirats arabes unis. Sur les 1,7 milliard de dollars levés par les startups de la région, 1,2 milliard ont été captés par les entreprises installées dans le pays, selon le dernier rapport de Wamda.

Le chiffre est marquant. Il signifie qu’environ 7 dollars sur 10 investis dans les jeunes entreprises de la région ont trouvé preneur aux Émirats. Selon la même source, une performance d’autant plus remarquable que le marché régional traverse une période de ralentissement, avec un recul de 18% des montants levés et une baisse de 28% du nombre d’opérations.

Loin d’être un simple effet de volume, cette domination révèle une évolution dans la manière dont les investisseurs choisissent leurs terrains de jeu. Les grands fonds cherchent désormais des environnements capables d’accompagner une startup après ses premiers succès, au moment où elle doit accélérer, recruter, conquérir de nouveaux marchés et lever des tickets plus importants.

C’est précisément sur ce segment que les Émirats creusent l’écart. Le pays a accueilli 8 des 11 opérations de financement de phase avancée enregistrées dans la région durant le semestre. Autrement dit, les startups les plus capables de changer d’échelle trouvent aujourd’hui davantage de moyens pour grandir depuis Dubaï ou Abou Dhabi.

Cette position n’est pas née en quelques mois. Elle est le résultat de plusieurs années d’investissements dans l’attractivité financière et technologique du pays. La présence de fonds internationaux, la multiplication des acteurs de l’innovation et un cadre facilitant l’installation d’entreprises étrangères ont progressivement renforcé le rôle des Émirats comme plateforme régionale.

La comparaison avec les autres marchés montre cependant des trajectoires différentes.

L’Arabie saoudite, longtemps considérée comme l’un des moteurs du financement startup régional, affiche une baisse de 81% des montants levés, à 259 millions de dollars. Le recul est spectaculaire, mais il intervient après une année 2025 exceptionnelle. Le marché saoudien continue d’être actif avec 80 transactions, mais l’essentiel de la dynamique se situe encore au stade des jeunes entreprises.

L’Égypte suit une autre voie. Malgré un contexte économique plus difficile, le pays conserve son attractivité auprès des investisseurs. Les startups égyptiennes ont levé 158,9 millions de dollars au premier semestre, dont 53 millions à travers deux opérations de grande taille.

Derrière ces écarts, une nouvelle réalité apparaît. Dans la région MENA, le défi n’est plus seulement de faire émerger des startups. Le véritable enjeu est de construire un environnement capable de les accompagner jusqu’aux grandes levées, celles qui transforment une entreprise locale en acteur régional.

Les Émirats semblent aujourd’hui avoir pris une longueur d’avance dans cette course. Pour les autres marchés, apparemment la prochaine étape sera moins de créer davantage de startups que de permettre aux meilleures d’entre elles de rester, grandir et changer d’échelle sur leur propre territoire.

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Le temps de la sélection est-il arrivé pour les startups Mena?

17. Juli 2026 um 10:19

Les startups de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) ont levé 1,7 milliard de dollars au premier semestre 2026 à travers 242 opérations, selon le dernier rapport de Wamda. Les montants investis reculent de 18% par rapport à la même période de 2025, tandis que le nombre de transactions diminue de 28%. 

Ce repli ne touche pas toutes les catégories de financement de la même manière. Les investisseurs continuent de soutenir les entreprises les plus matures, alors que les levées intermédiaires restent plus limitées. Les tours de financement de grande taille se concentrent également sur un nombre réduit de sociétés. 

Par ailleurs, la structure des financements évolue également. La dette ne représente plus que 29% des capitaux levés contre 44% un an plus tôt. Les levées en fonds propres reprennent ainsi une place plus importante dans les opérations réalisées au cours du semestre.

Les startups B2B restent les principales bénéficiaires de cette dynamique avec 763,5 millions de dollars levés, devant les modèles orientés vers le grand public. Les investisseurs continuent de privilégier les entreprises disposant de revenus récurrents et de perspectives de rentabilité mieux établies.

Par secteur, la fintech conserve sa première place avec 708 millions de dollars levés répartis sur 51 opérations. La logistique arrive en deuxième position avec 315 millions de dollars, portée essentiellement par deux importantes levées de fonds réalisées au deuxième trimestre. La proptech complète le podium avec 241 millions de dollars.

Autre évolution notable: l’intelligence artificielle appliquée aux entreprises commence à gagner du terrain. Les startups spécialisées dans l’Enterprise AI ont levé 67 millions de dollars au deuxième trimestre, un niveau qui en fait l’un des segments les plus suivis pour la seconde moitié de l’année.

Au-delà du recul des investissements, le premier semestre confirme surtout une évolution du marché. Les fonds restent présents, mais concentrent désormais leurs investissements sur un nombre plus limité d’entreprises, dans des secteurs jugés plus résilients et sur des modèles économiques déjà validés.

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Le passeport tunisien gagne une nouvelle destination sans visa

16. Juli 2026 um 13:51
Crédit photo: Managers.

La Tunisie figure désormais parmi les pays africains dont les ressortissants peuvent entrer en Afrique du Sud sans visa préalable. Pretoria a publié une nouvelle liste de 32 pays africains bénéficiaires d’une exemption de visa. Il s’agit à vrai dire d’une décision présentée comme un pas supplémentaire vers la facilitation de la mobilité sur le continent. 

Pour le pays, cette décision ouvre une nouvelle perspective pour approfondir les échanges avec l’une des économies majeures du continent africain. Avec un PIB estimé à 427 milliards de dollars en 2025, l’Afrique du Sud figure parmi les principales économies africaines et constitue un marché stratégique pour les entreprises tunisiennes, notamment dans l’industrie, les services, l’agroalimentaire et les technologies. En outre, cette facilitation des déplacements pourrait encourager les missions d’affaires, les partenariats et les échanges professionnels entre les deux pays, alors que la Tunisie cherche à diversifier ses débouchés africains. En 2025, le commerce extérieur tunisien a atteint 63,7 MD d’exportations et 85,5 MD d’importations, illustrant l’importance de renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur de nouveaux marchés.

C’est un secret polichinelle! La facilitation des déplacements constitue en effet un levier pour les affaires, le tourisme, les investissements et les échanges universitaires. Elle rejoint les ambitions portées par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre pays africains. Rappelons aussi que la nouvelle politique migratoire cherche ainsi à envoyer un message d’ouverture et de coopération régionale, tout en maintenant des contrôles liés aux exigences de sécurité et aux catégories de passeports.

Cette mesure permet aux citoyens concernés de séjourner en Afrique du Sud pour une durée comprise entre 30 et 90 jours, selon la nationalité et le type de passeport présenté. L’exemption concerne différentes catégories de documents de voyage, notamment les passeports ordinaires, diplomatiques, officiels ou de service, avec des conditions variables selon les pays.

Outre la Tunisie, la liste comprend notamment l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou encore l’Éthiopie.

Pays
1 Algérie
2 Angola
3 Botswana
4 Cap-Vert
5 Congo
6 Égypte
7 Éthiopie
8 Gabon
9 Ghana
10 Guinée
11 Côte d’Ivoire
12 Kenya
13 Royaume d’Eswatini
14 Lesotho
15 Madagascar
16 Malawi
17 Mali
18 Maurice
19 Maroc
20 Mozambique
21 Namibie
22 Niger
23 Nigeria
24 Rwanda
25 Sao Tomé-et-Principe
26 Sénégal
27 Seychelles
28 Tanzanie
29 Tunisie
30 Ouganda
31 Zambie
32 Zimbabwe

 

 

 

 

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Le Tunisien Salah Mahjoub prend la tête de DENZAI America, filiale du groupe japonais

16. Juli 2026 um 12:55

Le Tunisien Salah Mahjoub franchit une nouvelle étape dans son parcours professionnel. Il prendra, à compter du 1er août, les fonctions de directeur général (managing director) de DENZAI America Inc., filiale américaine du groupe japonais DENZAI.

Jusqu’ici country director, Salah Mahjoub a accompagné le développement des activités de l’entreprise sur le marché américain. DENZAI souligne son leadership et son engagement dans la croissance de ses opérations aux États-Unis.

Il succède à Omar Jradi, que le groupe remercie pour sa contribution et son implication au cours de son mandat.

À son nouveau poste, Salah Mahjoub sera chargé de piloter les activités de DENZAI America dans les solutions de levage et de transport de charges lourdes, des métiers destinés notamment aux projets industriels et d’infrastructures nécessitant une forte expertise technique.

Cette nomination s’inscrit dans le développement international de DENZAI, groupe japonais spécialisé dans les opérations de levage lourd, la logistique industrielle et les services associés aux grands projets.

Avec cette prise de fonction, Salah Mahjoub rejoint les cadres tunisiens occupant des responsabilités de premier plan au sein d’entreprises internationales.

 

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Tunisie-France: 70 ans de relations, vers un partenariat stratégique renouvelé

16. Juli 2026 um 12:15

Le 14 juillet 2026 avait une double portée à La Marsa. À l’occasion de la fête nationale française, la Résidence de France a également accueilli la célébration des 70 ans des relations diplomatiques entre la Tunisie et la France (1956-2026). Au-delà de la commémoration, cette échéance a été l’occasion de rappeler les nouveaux axes d’une relation appelée à évoluer dans un contexte régional et international en pleine recomposition.

Devant les représentants institutionnels et économiques présents, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a insisté sur la nécessité de construire une relation fondée sur “un partenariat d’égal à égal”, dépassant les héritages historiques pour se concentrer sur les intérêts communs.

Sur le terrain économique, la France reste l’un des principaux partenaires de la Tunisie. “Les échanges commerciaux illustrent cette interdépendance. L’excédent commercial tunisien vis-à-vis de la France a dépassé les 3 milliards d’euros l’année dernière, un niveau supérieur aux recettes touristiques annuelles, qui ont atteint environ 2,4 milliards d’euros”, affirme Anne Guéguen dans son discours.

Cette évolution traduit une transformation progressive du lien économique entre les deux pays. La Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination touristique ou un marché de proximité, mais comme une plateforme industrielle intégrée aux chaînes de valeur européennes.

Les entreprises à participation française implantées en Tunisie représentent aujourd’hui plus de 170 000 emplois directs. Elles opèrent notamment dans les secteurs des industries mécaniques et électriques, de l’aéronautique, des services numériques et de l’industrie manufacturière. Dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux modèles de production plus proches des marchés européens, le pays entend renforcer son positionnement dans le “nearshoring”.

Le capital humain au cœur du partenariat

Au-delà des échanges commerciaux, la coopération franco-tunisienne repose également sur un facteur clé: le capital humain. En effet, la France accueille près de 16 000 étudiants tunisiens, tandis que le réseau d’enseignement français en Tunisie scolarise environ 20 000 élèves. Cette circulation des compétences constitue l’un des piliers de la relation bilatérale. La mobilité reste toutefois un sujet sensible. En 2025, la France a délivré 116 000 visas aux ressortissants tunisiens, avec un taux de refus inférieur à 16%. Pour Paris, cette mobilité participe à la construction d’un espace de coopération fondé sur les liens humains et la double appartenance culturelle.

Dans le domaine de l’innovation, plusieurs initiatives cherchent également à renforcer les passerelles entre les deux pays. Le développement des centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur ainsi que les initiatives autour de l’intelligence artificielle témoignent d’une volonté d’accompagner la montée en compétences technologiques de la Tunisie.

Eau, énergie, santé… les nouveaux axes de coopération

La coopération bilatérale s’oriente également vers des secteurs considérés comme stratégiques pour la souveraineté tunisienne. À travers l’Agence française de développement (AFD), l’Institut français et Expertise France, plusieurs projets portent sur la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, les infrastructures sanitaires et le développement régional. La transition énergétique figure parmi les priorités. Alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, les projets liés au solaire et à l’éolien deviennent un axe majeur de coopération. Dans le domaine de la santé, le soutien aux infrastructures hospitalières, notamment les projets de Gafsa et Sidi Bouzid, s’inscrit dans une logique de réduction des disparités régionales.

Une relation appelée à se redéfinir

Au-delà des symboles, les deux pays cherchent aujourd’hui à adapter leur relation aux nouveaux équilibres internationaux. L’objectif affiché est celui d’un partenariat davantage basé sur la souveraineté, la confiance et les intérêts réciproques. Cette nouvelle approche intervient dans un contexte où la Méditerranée devient un espace stratégique, entre enjeux énergétiques, mobilité, sécurité alimentaire et recomposition des chaînes industrielles. Pour la France, la Tunisie représente un partenaire stable dans la région. Pour la Tunisie, l’enjeu est de transformer cette proximité historique en davantage d’investissements, de transferts technologiques et d’opportunités économiques. Après 70 ans de relations diplomatiques, le défi n’est donc plus seulement de préserver un lien historique, mais de lui donner une nouvelle dimension, adaptée aux défis économiques et géopolitiques des prochaines années.

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Collecte céréalière: le cap des 10 millions de quintaux

16. Juli 2026 um 09:38

La campagne céréalière 2026 entre dans sa dernière ligne droite. Au 13 juillet, la collecte nationale a atteint 10,08 millions de quintaux, soit 86% de l’objectif de récolte, selon les dernières données publiées par l’Office des céréales.

Au-delà du seuil symbolique des 10 millions de quintaux, cette étape marque surtout l’accélération de la constitution des stocks destinés à l’approvisionnement du marché national. Près de 9,5 millions de quintaux sont destinés à la consommation, tandis que 588 000 quintaux correspondent à des semences sélectionnées, essentielles pour préparer la prochaine campagne agricole.

La logistique suit également le rythme de la récolte. Environ 4 millions de quintaux ont déjà été transférés vers les silos de l’Office des céréales et les minoteries, une opération déterminante pour sécuriser l’approvisionnement des filières de transformation dans les mois à venir. La distribution des céréales locales et importées constitue d’ailleurs l’une des missions centrales de l’Office des céréales, chargé également de gérer les stocks stratégiques du pays.

Sans surprise, le Nord-Ouest confirme son statut de principal bassin céréalier du pays. Béja domine largement la collecte avec 2,24 millions de quintaux, soit plus de 22% du volume national. Bizerte (1,39 million), Siliana (1,37 million), Le Kef (1,36 million) et Jendouba (1,02 million) complètent le classement. À elles seules, ces cinq régions concentrent près des trois quarts de la collecte nationale, illustrant le poids stratégique de cette partie du territoire dans la production céréalière tunisienne.

Ces résultats interviennent alors que la campagne a nettement accéléré ces derniers jours. Une semaine plus tôt, au 7 juillet, les volumes collectés s’élevaient encore à 9,1 millions de quintaux, soit près d’un million de quintaux supplémentaires en quelques jours.

Au-delà de la performance agricole, l’enjeu est économique. Les céréales figurent parmi les produits les plus sensibles pour la balance alimentaire tunisienne. Malgré les récoltes locales, le pays continue de dépendre des marchés internationaux pour couvrir une partie importante de ses besoins, notamment en blé tendre. L’Office des céréales conserve d’ailleurs le monopole des importations afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement national.

La réussite de la collecte ne met donc pas fin aux défis de la filière. La rapidité des transferts vers les centres de stockage, la qualité de la conservation des grains et la constitution de réserves de semences demeurent des étapes clés avant la clôture définitive de la campagne. Des commissions techniques poursuivent d’ailleurs la sélection de l’orge destinée à alimenter les futurs stocks de semences contrôlées.

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Air Liquide Tunisie: le calendrier du dividende dévoilé

15. Juli 2026 um 13:43

Les actionnaires d’Air Liquide Tunisie percevront un dividende de 8,900 dinars par action au titre de l’exercice 2025. La décision a été approuvée lors de l’Assemblée générale ordinaire tenue le 30 juin 2026. Le détachement du dividende est fixé au 17 août 2026, avec un règlement prévu à partir du 19 août 2026. Et ce, via les intermédiaires en Bourse et les teneurs de comptes dépositaires auprès de Tunisie Clearing.

Présente en Tunisie depuis plusieurs décennies, Air Liquide Tunisie opère dans les gaz industriels et médicaux, en accompagnant notamment les secteurs de la santé, de l’industrie et des activités nécessitant des solutions de production et d’approvisionnement en gaz. La société fait partie du groupe international Air Liquide, acteur mondial des gaz pour l’industrie et la santé.

La distribution de ce dividende s’inscrit dans le calendrier annuel de rémunération des actionnaires des sociétés cotées tunisiennes, dans un contexte où les investisseurs suivent de près les performances financières et la capacité des entreprises à maintenir leur politique de distribution.

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Tunisiens, cette destination prisée revoit ses règles de visa

16. Juli 2026 um 09:54

La Thaïlande s’apprête à revoir son régime d’entrée touristique. Le séjour sans visa de 60 jours, instauré en 2024 pour soutenir la reprise du tourisme international, devrait être réduit à 30 jours pour les voyageurs concernés.

Cette mesure avait permis à des ressortissants de 93 pays et territoires d’entrer en Thaïlande sans visa préalable et d’y séjourner jusqu’à deux mois. Un dispositif qui visait à attirer davantage de visiteurs étrangers et à renforcer les recettes touristiques après le ralentissement provoqué par la pandémie.

Mais face à l’augmentation des séjours prolongés et aux détournements du dispositif, les autorités thaïlandaises ont décidé de revoir les conditions d’accès. Le retour à une durée de 30 jours doit permettre de maintenir l’ouverture touristique tout en renforçant le contrôle des entrées.

La Thaïlande reste toutefois engagée dans une politique d’attractivité touristique. Le pays cherche à préserver son statut de destination majeure en Asie du Sud-Est, alors que le tourisme représente une source essentielle de revenus et d’emplois.

Cette évolution pourrait avoir un impact sur certains voyageurs qui profitaient du délai de 60 jours pour des séjours plus longs, notamment les retraités, les travailleurs à distance ou les touristes combinant plusieurs destinations en Asie.

Pour les visiteurs, la principale conséquence sera donc une réduction de la durée maximale de séjour sans formalité préalable. Les autorités thaïlandaises doivent encore finaliser l’entrée en vigueur officielle de cette modification.

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