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L’emprise de Pékin sur les terres rares inquiète l’AIE

17. Juli 2026 um 15:36

Les restrictions que la Chine envisage d’imposer aux exportations de terres rares pourraient mettre en péril 6 500 milliards de dollars de production en aval. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

En octobre 2025, la Chine a décidé de renforcer ses contrôles à l’exportation en réponse aux droits de douane imposés par Washington. Et ce, avant de reporter leur mise en œuvre d’un an. Si les États-Unis et d’autres pays occidentaux se sont engagés à réduire leur dépendance aux terres rares chinoises; les experts estiment que cette transition pourrait prendre des années.

« La Chine a bâti son influence en faisant croire au monde qu’elle était le seul fournisseur », a écrit un conseiller économique de haut rang de la Maison Blanche. « La tâche des États-Unis est de collaborer avec leurs alliés du ‘monde libre’ afin de garantir l’existence d’une alternative » conlut-il.

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La vague de chaleur de juin a fait plus de 12 000 morts supplémentaires en Europe

17. Juli 2026 um 11:12

La canicule exceptionnelle qui a frappé une grande partie de l’Europe à la fin du mois de juin a provoqué une surmortalité. Selon les dernières estimations, plus de 12 000 décès ont été enregistrés durant cet épisode.

La vague de chaleur qui a balayé une grande partie de l’Europe à la fin du mois de juin a entraîné une surmortalité exceptionnelle. Les dernières estimations font état de plus de 12 000 décès excédentaires, un bilan qui pourrait encore évoluer à mesure que les données sanitaires sont consolidées.

Les températures exceptionnellement élevées ont touché de nombreux pays d’Europe occidentale, notamment la France, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent l’immense majorité des victimes, les fortes chaleurs aggravant les maladies cardiovasculaires, respiratoires et rénales.

Par ailleurs, les données compilées par le réseau européen EuroMOMO, soutenu par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), montrent qu’au plus fort de la canicule, entre le 22 et le 28 juin, plus de 10 650 décès excédentaires ont été enregistrés dans 27 pays européens…

Selon les spécialistes, plus de 9 000 de ces décès concernent des personnes âgées de 65 ans ou plus. Ils estiment qu’aucun autre facteur sanitaire majeur, comme une épidémie, ne peut expliquer cette hausse brutale de la mortalité, renforçant l’hypothèse d’un impact direct des températures extrêmes.

La France et la Belgique parmi les pays les plus affectés

La France et la Belgique figurent parmi les États ayant enregistré les niveaux de surmortalité les plus élevés durant cette période. Ainsi, en France, les autorités sanitaires ont observé une augmentation marquée du nombre de décès quotidiens dès la dernière semaine de juin. Tandis que la Belgique a connu son épisode de surmortalité lié à la chaleur le plus important depuis le début des relevés en 2000.

Par ailleurs, les climatologues rappellent que le réchauffement climatique accroît la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur. Selon plusieurs études scientifiques, l’épisode de chaleur de juin 2026 aurait été pratiquement impossible sans l’influence du changement climatique d’origine humaine. Les experts appellent les gouvernements européens à renforcer les plans d’adaptation afin de protéger les populations les plus vulnérables face à des épisodes de chaleur appelés à devenir plus fréquents.

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Liban-Syrie : le dégel commercial qu’on n’attendait plus

17. Juli 2026 um 10:50

Le Liban et la Syrie entameront dans les prochains mois une révision des accords commerciaux qu’ils ont signés il y a plusieurs décennies, dans le but de relancer leurs liens économiques après l’ère des Assad. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, le ministre libanais de l’Économie, cité par Reuters.

Amer Bisat assure, au lendemain de sa rencontre avec son homologue syrien à Damas, que les deux pays pourraient éventuellement viser un accord commercial bilatéral plus large. Depuis la fin de la dynastie Assad, les deux pays se sont engagés dans un processus de redéfinition de leurs relations, période durant laquelle des troupes syriennes ont été stationnées au Liban pendant près de 30 ans. « Ces relations économiques devaient être redéfinies et pourraient devenir la relation bilatérale la plus importante pour les deux pays », a déclaré Bisat.

A noter que le Liban partage 375 kilomètres de frontière avec la Syrie au nord et à l’est et dépend des voies terrestres syriennes pour ses exportations vers la Jordanie et le Golfe.

Pour leur part, les exportateurs syriens ont utilisé le Liban comme un important corridor d’exportation, notamment pendant les 14 années de guerre civile (en Syrie) qui se sont terminées par le renversement d’Assad.

À son apogée, le commerce total entre les deux pays s’élevait à un peu moins de 800 millions de dollars. L’année dernière, le volume des échanges a à peine atteint 250 millions de dollars, selon M. Bisat, qui a déclaré que cette relation « devrait se mesurer en milliards ».

Dans un premier temps, un comité, qui vient d’être créé, examinera plus de 40 accords et protocoles d’entente conclus avec la Syrie d’Assad, qui concernent les cadres d’investissement, les régimes de visas et les questions fiscales, ainsi que d’autres aspects du commerce syro-libanais…

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L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

17. Juli 2026 um 08:44

L’Iran a demandé aux rebelles houthis du Yémen de se tenir prêts à fermer le détroit de Bab el-Mandeb, principale porte d’entrée de la mer Rouge, si les États-Unis frappaient les infrastructures énergétiques iraniennes. Une telle décision ouvrirait un second front maritime après les tensions dans le détroit d’Ormuz, faisant peser une menace majeure sur les flux mondiaux de pétrole, de gaz naturel liquéfié (GNL) et de marchandises.

L’Iran a demandé au mouvement houthi au Yémen de se préparer à bloquer le détroit de Bab el-Mandeb si les États-Unis venaient à cibler ses infrastructures énergétiques. C’est ce que révèlent plusieurs sources proches du dossier citées par Capital jeudi 16 juillet. Le message aurait été transmis ces derniers jours aux dirigeants houthis, dans un contexte d’intensification des tensions militaires entre Washington et Téhéran.

Après les perturbations qui affectent déjà le détroit d’Ormuz, l’éventuelle fermeture de Bab el-Mandeb constituerait une nouvelle menace pour le commerce mondial. Ce passage maritime, situé entre le Yémen et la Corne de l’Afrique, relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue un axe vital pour les échanges entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient via le canal de Suez.

Environ 7 % des flux mondiaux d’énergie transitent par ce corridor maritime, dont une part importante des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié à destination de l’Europe.

Les Houthis auraient renforcé leur dispositif militaire

Selon les mêmes sources, les Houthis auraient déjà déployé des missiles, des drones et d’autres moyens militaires à proximité du détroit afin de pouvoir viser rapidement la navigation commerciale si l’ordre leur était donné. La décision finale reviendrait toutefois aux autorités iraniennes, notamment aux Gardiens de la révolution présents au Yémen, qui coordonnent les relations avec le mouvement rebelle.

L’ouverture d’un second front maritime, en complément des tensions dans le détroit d’Ormuz, accentuerait les risques pesant sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les marchés redoutent notamment une perturbation simultanée des deux principaux corridors énergétiques du Moyen-Orient, susceptible d’entraîner une nouvelle flambée des prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et des coûts du transport maritime…

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La zone économique du canal de Suez affiche une croissance record de ses revenus

16. Juli 2026 um 17:07

La Zone économique du canal de Suez (SCZone) poursuit son expansion. Au terme de l’exercice 2025-2026, ses recettes ont atteint un niveau record de 15,9 milliards de livres égyptiennes. Soit en hausse de 37 % sur un an. Cette performance est portée par la croissance des activités industrielles; mais aussi l’essor des investissements étrangers et le développement des infrastructures portuaires. Ce qui renforce le rôle de la SCZone comme plateforme industrielle et logistique majeure entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

L’Autorité générale de la Zone économique du canal de Suez (SCZone) annonce avoir enregistré des recettes historiques au cours de l’exercice budgétaire 2025-2026. Elles atteignent 15,9 milliards de livres égyptiennes (environ 323 millions de dollars). Ce résultat dépasse de 51 % les prévisions budgétaires initiales, fixées à 10,5 milliards de livres. Une progression de 37 % par rapport aux 11,6 milliards de livres enregistrés lors de l’exercice précédent.

Pour leur part, les recettes libellées en devises ont atteint 246 millions de dollars, représentant 76 % des revenus totaux de la SCZone. Elles affichent une progression de 44 % sur un an; contre 171 millions de dollars lors de l’exercice 2024-2025. De leur côté, les recettes en monnaie locale se sont élevées à 3,8 milliards de livres égyptiennes. Soit 24 % du total, en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente.

L’industrie gagne du terrain face aux activités portuaires

Par ailleurs, l’un des principaux enseignements de l’exercice est la montée en puissance des activités industrielles. En effet, la part des revenus générés par les zones industrielles et les activités non portuaires est passée de 8 % à 19 % des recettes totales. Ce qui traduit une diversification progressive du modèle économique de la SCZone. Les activités portuaires demeurent néanmoins la principale source de revenus avec 81 % du total, contre 92 % auparavant.

Quant aux infrastructures portuaires, elles poursuivent leur développement. Le volume des marchandises traitées dans les ports de la SCZone est passé de 51,2 millions de tonnes lors de l’exercice 2016-2017 à 108,7 millions de tonnes en 2025-2026. Soit une progression de plus de 112 % en dix ans. Cette croissance est attribuée à l’extension des quais, à l’augmentation des capacités d’accueil, à la modernisation des terminaux et à l’arrivée de nouveaux opérateurs portuaires internationaux.

Plus de 7 milliards de dollars de nouveaux investissements

De plus, au cours de l’exercice écoulé, la SCZone a signé 117 nouveaux projets industriels. Lesquels représentent 7,26 milliards de dollars d’investissements. Ces projets couvrent une superficie de 8,7 millions de mètres carrés. Et ils devraient permettre la création d’environ 73 500 emplois directs une fois pleinement opérationnels.

Au final, notons que sur les quatre dernières années, l’Autorité a conclu 412 contrats d’investissement (dont 398 projets industriels et 14 projets portuaires) pour un montant total de 16,4 milliards de dollars. L’ensemble de ces projets devrait générer plus de 145 000 emplois directs. Ce qui confirme la stratégie du Caire visant à transformer la zone économique du canal de Suez en un pôle industriel, manufacturier et logistique de premier plan reliant les marchés d’Afrique, d’Europe et d’Asie.

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