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Mondial 2026- chronique des déboires répétitifs de la sélection nationale : deux décennies de vaches maigres 

Von: tmps
05. Juli 2026 um 10:50

Des dix équipes africaines participantes au mondial 2026, seule la Tunisie n’a pu franchir le premier tour. Cette performance continentale a pourtant été réalisée par des équipes, sur le papier de moindre calibre que notre sélection nationale, à l’instar du Cap Vert, du Congo Démocratique, voire du Ghana. Sauf que ces nations ont travaillé en profondeur, mis en place une stratégie bien réfléchie qui leur a permis de grimper les échelons et de se mettre au diapason du football moderne, parvenant ainsi à réussir des performances que notre sélection est loin de pouvoir accomplir. Ainsi, le Cap Vert a tenu en échec l’Espagne et l’Uruguay, la sélection du Ghana a fait trembler l’Angleterre et le Congo a obligé le Portugal au partage des points. Durant ce temps, l’équipe tunisienne collectionnait les défaites pour se retrouver, après un très bref parcours, à l’avant-dernière place parmi les 48 nations présentes. 

Mais les résultats de ce Mondial n’ont pas été surprenants dans la mesure où la préparation, les choix, la gestion et la planification versaient tous dans une telle contreperformance. Il ne faut pas avoir la mémoire courte pour se rappeler la Coupe Arabe des Nations et la sortie par la toute petite porte après une défaite face à la Syrie et une parité face à la Palestine. La participation à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2025) n’a pas été meilleure et la sélection nationale est rentrée au pays au bout des quarts de finale en s’inclinant aux tirs au but face au Mali, après un humiliant score de parité face à la Tanzanie au premier tour et une défaite face au Nigéria. 

 

De déception en déception

Les contreperformances de l’équipe de Tunisie datent de près de deux décennies. La dernière, et d’ailleurs la seule, consécration remonte à la CAN 2004 et au sacre sous la conduite de Roger Lemerre. Depuis 2011, les échecs se sont succédé et aucun des entraîneurs choisis par l’exécutif fédéral n’est parvenu à remettre de l’ordre dans les rangs du team national. Sami Trabelsi (mars 2011 à février 2013), Nabil Maâloul (février 2013 à septembre 2013), Nizar Khanfir (février 2014 à mars 2014), Nabil Maâloul (avril 2017 à juillet 2018), Faouzi Benzarti (juillet 2018 à octobre 2018), Maher Kanzari (octobre 2018 à novembre 2018), Mondher Kebaïer (août 2019 à juillet 2022), Jalel Kadri (janvier 2022 à janvier 2024), Montassar Louhichi (janvier 2024 à juin 2024), Kaïs Yacoubi (octobre 2024 à février 2025), Sami Trabelsi (février 2025 à janvier 2026) et enfin, Sabri Lamouchi (janvier 2026 à juin 2026), tous ces techniciens ont été aussi médiocres les uns que les autres et chacun d’eux a apporté sa contribution dans la dégradation de l’image de marque du football tunisien.     

Entretemps, quatre entraîneurs étrangers, Ruud Krol, Georges Leekens, Henry Kasperczak et Alain Giresse n’ont pas fait mieux et n’ont pu s’adapter à un environnement pas très sain.

 

Navigation à vue

Pendant 22 ans, les bureaux fédéraux qui se sont succédé ont largement contribué à la décadence du sport-roi, sans retenir les leçons de leurs échecs à répétition, sans chercher à mettre en place une stratégie claire et des objectifs précis pour redorer le blason d’un football tunisien qu’ils ont terni sous le regard indifférent des responsables de la tutelle.

Une situation qui s’est répercutée sur les catégories des jeunes, victimes elles aussi d’une politique de copinage et d’intérêts réciproques. Revenir sur les échecs répétitifs des catégories des jeunes ne fera que confirmer la mauvaise gestion qui sévit au sein d’un bureau fédéral toujours en place, sans avoir rendu des comptes et sans avoir été recadré.

Aujourd’hui, la situation n’admet plus le silence de la tutelle qui est appelée à réagir, à prendre des mesures radicales et à trancher dans le vif, car de son intervention dépendra l’avenir du football tunisien. Laisser les fédéraux actuels agir à leur guise, c’est contribuer à un crime impuni contre ce sport qui nous a valu tant de satisfactions dans le passé. 

Hédi RASSAÂ

 

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Coupe du monde 2026 : le classement des canonniers après les seizièmes de finale

Von: tmps
04. Juli 2026 um 11:00

7 buts: Messi (Argentine)

6 buts: Mbappé (France)

5 buts: Haaland (Norvège), Kane (Angleterre)

4 buts: O. Dembélé (France), Oiarzabal (Espagne), Sarr (Sénégal), Vinícius Júnior (Brésil)

3 buts: Balogun (Etats-Unis), Brobbey (Pays-Bas), Cristiano Ronaldo (Portugal), Cunha (Brésil), David (Canada), Gakpo (Pays-Bas), Havertz (Allemagne), Just (Nouvelle-Zélande), Manzambi (Suisse), Quiñones (Mexique), Saibari (Maroc), Undav (Allemagne), Wissa (RD Congo)

2 buts: Araújo (Uruguay), Arnautovic (Autriche), Ashour (Egypte), Ayari (Suède), Barcola (France), Bellingham (Angleterre), Diallo (Côte d’Ivoire), Diarra (Sénégal), Elanga (Suède), Embolo (Suisse), Gueye (Sénégal), Jimenez (Mexique), Kamada (Japon), Larin (Canada), Lukaku (Belgique), Mahmic (Bosnie-Herzégovine), Mahrez (Algérie), Mejia (Colombie), Pepe (Côte d’Ivoire), Rezaian (Iran), Summerville (Pays-Bas), Tielemans (Belgique), Trossard (Belgique), Ueda (Japon), Vargas (Suisse).

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Tunisie-COMESA :  L’intégration régionale, levier de repositionnement géostratégique dans une Afrique en mutation

Von: tmps
04. Juli 2026 um 08:26

Par Mondher AFI

La rencontre tenue le 30 juin 2026 à Tunis entre le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et la Secrétaire générale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), Chileshe Mpundu Kapwepwe, intervient dans un contexte où la politique étrangère tunisienne accorde une attention croissante à son environnement africain. Cette dynamique s’inscrit dans les orientations générales de l’État définies par le Président de la République, Kaïs Saïed, qui placent la diversification des partenariats et le renforcement de la présence tunisienne en Afrique parmi les axes de l’action extérieure.

Toutefois, réduire cette rencontre à une séquence protocolaire constituerait une lecture incomplète de ses véritables enjeux. Elle traduit une évolution plus profonde des logiques diplomatiques contemporaines, où les organisations régionales ne sont plus seulement des cadres institutionnels de coopération, mais deviennent des instruments de puissance, de résilience économique et de projection stratégique. Dans un système international marqué par la fragmentation des chaînes de valeur, la rivalité croissante entre les grandes puissances et la régionalisation des échanges, les communautés économiques africaines apparaissent désormais comme des espaces de sécurisation des intérêts économiques autant que des vecteurs de stabilité politique. Comme le souligne Yves Lacoste : «La géographie, cela sert d’abord à faire la guerre.»

Au-delà de sa formulation devenue classique, cette réflexion rappelle que l’espace constitue avant tout un facteur de puissance. Dans le contexte actuel, cette puissance ne s’exprime plus uniquement par les moyens militaires, elle repose également sur la capacité des États à organiser les flux commerciaux, les infrastructures, les réseaux numériques et les corridors logistiques.

L’évolution du COMESA illustre parfaitement les transformations que connaît aujourd’hui l’intégration africaine. Initialement conçu comme un mécanisme destiné à favoriser les échanges commerciaux entre ses membres, il s’est progressivement affirmé comme un acteur majeur de la gouvernance économique régionale.

Avec plus de six cents millions d’habitants, représentant près d’un tiers de la population africaine, le COMESA constitue désormais un marché d’une ampleur considérable, mais surtout un espace d’expérimentation de nouvelles politiques publiques en matière d’intégration économique. L’organisation développe simultanément des mécanismes de facilitation du commerce, des programmes d’interconnexion des infrastructures, des plateformes numériques de paiement, des stratégies industrielles régionales et des politiques communes en matière énergétique.

Cette mutation traduit un changement de paradigme. L’intégration économique ne consiste plus uniquement à réduire les barrières douanières, elle vise désormais à construire un espace de production intégré, capable de renforcer la compétitivité du continent face aux grands pôles économiques mondiaux.

À cet égard, la pensée de Jean Monnet conserve toute son actualité : «Rien n’est possible sans les hommes, rien n’est durable sans les institutions.»

Le COMESA illustre précisément cette idée selon laquelle les institutions régionales deviennent des multiplicateurs de puissance collective lorsqu’elles sont capables d’organiser des politiques communes de long terme.

 

La géoéconomie au cœur de la nouvelle diplomatie africaine

L’un des enseignements majeurs de cette rencontre réside dans la place accordée aux infrastructures physiques et numériques. Les discussions ont porté sur le développement des liaisons maritimes, l’amélioration des corridors commerciaux, la modernisation des infrastructures frontalières, la facilitation de la circulation des opérateurs économiques ainsi que sur la création de nouvelles plateformes numériques destinées à fluidifier les échanges.

Ces priorités traduisent une transformation profonde des rapports de puissance.

Les ports, les réseaux ferroviaires, les plateformes logistiques, les systèmes numériques de paiement et les câbles de télécommunications constituent désormais des infrastructures stratégiques comparables aux ressources énergétiques ou aux capacités industrielles du siècle précédent.

Autrement dit, la compétition internationale tend progressivement à se déplacer du champ militaire vers celui des échanges économiques, des investissements, des technologies et de la maîtrise des flux commerciaux. Dans cette perspective, les infrastructures ne sont plus seulement des équipements, elles deviennent des instruments de souveraineté économique.

 

La connectivité régionale : une nouvelle architecture de la puissance

L’engagement tunisien en faveur du renforcement des connexions maritimes avec les États membres du COMESA mérite une attention particulière.

Dans les approches contemporaines des relations internationales, la connectivité constitue l’un des principaux indicateurs de la capacité d’un État à s’insérer dans les réseaux mondiaux de production. Plus un territoire est connecté, plus il attire les investissements, facilite les exportations et réduit les coûts logistiques.

Cette logique rejoint les analyses du géographe britannique Peter Taylor, selon lesquelles la mondialisation ne supprime pas les territoires, elle les réorganise autour des réseaux.

Ainsi, les routes commerciales, les plateformes portuaires, les hubs logistiques et les infrastructures numériques deviennent les véritables nœuds de la puissance économique mondiale.

Dans cette perspective, la Tunisie cherche à consolider sa position d’interface entre l’espace méditerranéen, l’Afrique subsaharienne et les marchés européens, en mobilisant sa proximité géographique, son expertise technique et ses infrastructures portuaires.

 

Le numérique comme facteur d’intégration régionale

Les références répétées au commerce électronique, à la gouvernance numérique, aux systèmes régionaux de paiement et à l’intelligence artificielle responsable témoignent d’une évolution significative des priorités africaines.

L’économie numérique modifie profondément les mécanismes traditionnels de l’intégration régionale. Les barrières géographiques perdent progressivement de leur importance au profit des infrastructures digitales, des données, des plateformes de paiement et des normes technologiques communes.

Selon Manuel Castells, «le pouvoir réside dans les réseaux qui organisent les flux d’information.» Cette observation trouve aujourd’hui une traduction concrète dans les politiques du COMESA. La compétitivité ne dépend plus uniquement de la production industrielle mais également de la capacité à maîtriser les flux numériques, les paiements électroniques et les échanges de données.

 

L’énergie, la sécurité alimentaire et les nouvelles interdépendances stratégiques

La coopération envisagée dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture intelligente et de la sécurité alimentaire traduit une vision stratégique qui dépasse le cadre des relations économiques classiques pour répondre aux nouveaux déterminants de la puissance et de la résilience des États. Face à la multiplication des crises géopolitiques, climatiques et économiques, les politiques de développement s’articulent désormais autour de trois impératifs majeurs : la transition énergétique, la souveraineté alimentaire et la sécurisation des approvisionnements stratégiques.

Les perturbations des marchés de l’énergie, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les effets croissants du changement climatique ont mis en évidence la nécessité de renforcer l’autonomie des économies nationales. Dans ce contexte, la sécurité énergétique et la résilience alimentaire sont devenues des composantes essentielles de la sécurité nationale et du développement durable.

Cette évolution explique l’accélération des investissements dans les énergies propres. De nombreux États diversifient aujourd’hui leur mix énergétique en développant les énergies renouvelables, le gaz naturel comme énergie de transition, les carburants à faible émission de carbone et l’hydrogène vert. Cette stratégie répond à la fois aux exigences climatiques et à la recherche d’une plus grande autonomie stratégique, tout en s’inscrivant dans la dynamique internationale de transition vers des modèles énergétiques plus durables.

Parallèlement, l’intégration entre transition énergétique, agriculture intelligente et sécurité alimentaire s’impose comme un levier majeur de résilience. Les innovations technologiques, l’optimisation de la gestion des ressources naturelles et la modernisation des systèmes agricoles permettent d’améliorer la productivité tout en renforçant la capacité des États à faire face aux chocs économiques et environnementaux.

Ainsi, la coopération dans ces secteurs stratégiques dépasse la simple logique de développement sectoriel. Elle participe à l’émergence d’un modèle de croissance fondé sur l’innovation, la durabilité et la résilience, où sécurité énergétique, souveraineté alimentaire et compétitivité économique constituent désormais des dimensions indissociables des stratégies contemporaines de développement.

Comme l’affirme Joseph Nye : «L’intégration régionale apparaît ainsi comme un mécanisme permettant de réduire les vulnérabilités extérieures tout en renforçant l’autonomie stratégique des États africains.»

 

La diplomatie des compétences : un nouveau registre de l’influence

L’offre tunisienne de partager son expertise dans les domaines de la formation, de la gouvernance, de la numérisation ou des infrastructures traduit une évolution qualitative de son action diplomatique.

L’influence internationale ne repose plus exclusivement sur les ressources financières ou militaires, elle dépend également de la capacité à diffuser des compétences, des normes administratives, des savoir-faire techniques et des modèles institutionnels.

Cette approche rejoint les travaux de Joseph Schumpeter : «L’innovation est le moteur fondamental du développement économique.»

Le transfert de connaissances devient ainsi un facteur d’influence durable, particulièrement dans les espaces régionaux en pleine transformation.

 

Une gouvernance régionale fondée sur la confiance institutionnelle

L’annonce de la création d’une commission mixte chargée d’assurer le suivi des engagements constitue probablement l’un des résultats les plus significatifs de cette rencontre.

Dans les processus d’intégration régionale, les mécanismes permanents de coordination sont souvent plus déterminants que les déclarations politiques elles-mêmes. Ils permettent d’assurer la continuité des projets, de mesurer les progrès réalisés et de réduire les coûts institutionnels de la coopération.

Cette démarche traduit une évolution vers une gouvernance davantage fondée sur l’évaluation, la planification et la coordination technique.

Dans cette perspective, les engagements exprimés par la partie tunisienne s’inscrivent dans la continuité des orientations de politique étrangère définies au niveau de l’État sous l’autorité du Président de la République, Kaïs Saïed, notamment en ce qui concerne le développement des partenariats africains et le renforcement de la présence tunisienne dans les organisations régionales.

La visite de la Secrétaire générale du COMESA à Tunis revêt une portée qui dépasse largement le cadre d’un échange diplomatique ordinaire. Elle s’inscrit dans une dynamique continentale marquée par la montée en puissance des organisations régionales comme acteurs centraux de l’intégration économique, de la coordination des politiques publiques et du renforcement de la résilience des États africains face aux mutations de l’environnement international. Dans un contexte où les défis liés à la sécurité alimentaire, à la transition énergétique, à la transformation numérique et aux changements climatiques se multiplient, les espaces régionaux deviennent des plateformes privilégiées pour mutualiser les ressources, développer des infrastructures intégrées et favoriser les investissements.

Le renforcement de la coopération entre la Tunisie et le COMESA s’inscrit pleinement dans cette évolution. Il ouvre des perspectives nouvelles dans les domaines du commerce, de la connectivité, des énergies renouvelables, de l’innovation, des systèmes de paiement régionaux et de la mobilité des compétences. Au-delà de la coopération institutionnelle, ce partenariat participe à la recomposition de la géoéconomie africaine, où l’intégration régionale s’affirme progressivement comme un levier essentiel de compétitivité, de souveraineté économique et de développement durable.



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TRE et tourisme : les devises continuent d’affluer, un premier semestre record pour la Tunisie

03. Juli 2026 um 13:56
Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques confirment leur statut de piliers de l’économie tunisienne. À la fin du premier semestre 2026, ces deux sources de devises ont généré près de 7,8 milliards de dinars,…

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Perturbations météorologiques : les agriculteurs appelés à la vigilance

Von: tmps
03. Juli 2026 um 09:24

En prévision des perturbations météorologiques prévues, le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche a appelé, jeudi, tous les intervenants dans le secteur agricole à faire preuve de vigilance et à prendre les précautions nécessaires.

En effet, la situation météorologique sera favorable, à partir de jeudi après-midi, à l’apparition de cellules orageuses, qui seront accompagnées de chutes de pluie, et localement de grêle, sur les régions du centre et localement du sud, d’après un bulletin de suivi, publié par l’Institut National de la Météorologie (INM), précisant que les quantités des averses varieront entre 20 et 40 mm.

D’après l’INM, les pluies sont prévues, en fin de nuit et vendredi, dans les régions du nord, et elles seront temporairement abondantes dans les régions côtières.

Le vent soufflera fort avec une vitesse qui pourrait atteindre, temporairement, les 80 km/h, dans les régions du nord, les hauteurs et au sud-ouest, avec des vents de sables.

Face à ces conditions, le ministère recommande de sécuriser les équipements, les machines agricoles et les serres exposés aux vents. Il appelle également à éviter les travaux agricoles pendant les épisodes orageux et à suivre les bulletins météorologiques officiels.

Le ministère a appelé les collecteurs de céréales à stocker les récoltes de céréales dans des lieux adaptés, à l’abri de l’humidité et des eaux pluviales et de s’assurer des espaces de stockage, des moyens de transport et des bâches.

Les marins-pêcheurs sont, pour leur part, exhortés à faire preuve de vigilance en mer, à suivre les bulletins météorologiques et de navigation et à éviter toute sortie en mer lors des vents.

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Jamila Boulkabache, nouveau visage d’une natation tunisienne triomphante

02. Juli 2026 um 13:18
Alors que la natation tunisienne s’est imposée ces dernières années comme l’une des disciplines les plus performantes du sport national grâce aux exploits de ses nageurs masculins, une jeune femme est en train d’écrire à son tour une histoire prometteuse.…

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Le ministre des Affaires étrangères ouvre une formation dédiée aux services consulaires numériques

Von: farhat
01. Juli 2026 um 19:02

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé, mercredi au siège de l’Académie diplomatique internationale de Tunis, une session de formation consacrée aux services consulaires numériques. Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme de formation organisé par le ministère du 23 juin au 8 juillet 2026 au profit des agents des corps diplomatique, administratif et technique affectés aux missions diplomatiques et consulaires à l’étranger dans le cadre du mouvement annuel de 2026.

Le ministre a, à cette occasion, souligné la place centrale qu’occupe l’action consulaire parmi les missions du ministère des Affaires étrangères, en tant qu’interface directe entre l’administration et les Tunisiens résidant à l’étranger, ainsi que l’un des principaux domaines reflétant la qualité du service public, lit-on dans un communiqué publié sur la plateforme d’information du ministère.

Nafti a réaffirmé la volonté de poursuivre le développement des services consulaires, de simplifier les procédures, d’en améliorer la qualité et de les rapprocher davantage des citoyens à travers la poursuite de la transformation numérique, notamment via la mise en place des services « E-Consulat ».

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Mondial 2026 – lendemains d’élimination de la Tunisie : quand les fédéraux naviguent à contre-sens

Von: tmps
01. Juli 2026 um 15:13

Les fédéraux de l’exécutif de la Fédération Tunisienne de Football (FTF)ont suggéré le passage à 20 équipes en Ligue 1 durant le prochain exercice. Une suggestion impensable qui confirme leur mauvaise gestion du football tunisien. Alors que partout dans le monde les fédérations cherchent à tirer leur sport vers le haut, notre respectueuse fédération le tire vers le bas. En effet, avec 20 équipes, quelle évolution peut-on attendre et quel niveau peut-on atteindre dans un environnement défavorable fait d’une infrastructure désastreuse, depelouses à la limite de la praticabilité, sinonimpraticables par les temps de pluies, des clubs mal structurés, dirigés dans leur majorité par des instances provisoires, financièrement débitrices et souvent interdites de recrutements.

Une telle proposition dénote du seul souci des fédéraux de se maintenir en place plutôt que celui de trouver les moyens pour assurer l’évolution du football, sa restructuration et la mise en place d’un projet à long terme afin de rejoindre le train des autres nations africaines qui nous ont largement dépassés. En cherchant à satisfaire certaines équipes au détriment de l’intérêt général, en cherchant à éviter de statuer sur des dossiers brûlants qui risquent de changer le classement de la Ligue 1 et qui n’ont pas encore été étudiés à ce jour après plus d’un mois de la clôture de la saison, l’exécutif fédéral ne veut pas voir la vérité en face et continue à adopter des méthodes révolues et qui ont été néfastes à long terme au niveau du football dans notre pays.

Aux clubs de réagir

Face à ce manque de bon sens de la part de la bande à Moez Nasri, les clubs doivent refuser une telle proposition, même si cela va à l’encontre de leurs intérêts. Les responsables des clubs doivent faire preuve de sagesse, avoir une vue qui se projette sur l’avenir. Ils doivent exiger la mise en place d’un projet qui tienne compte des réalités, qui garantisseune évolution sur des bases solides avec des perspectives futuristes indispensables pour assurer cette évolution tant recherchée.

Quant à l’exécutif fédéral, même s’il continue à gérer le football tunisien, il doit se pencher sur des dossiers plus importants que l’augmentation du nombre des équipes et l’annulation de la rétrogradation. Il doit se pencher sur la formation d’arbitres dignes de ce nom, capables de diriger un match sans arrières-penséesafin que l’arbitrage tunisien se fasse respecter en dehors de notre territoire et soit présent lors des manifestations continentales et internationales, étant pour le moment oublié aussi bien par la CAF que par la FIFA.

Cet exécutif fédéral doit se pencher au plus vite sur la recherche de moyens pour améliorer l’infrastructure des terrains dont seul celui de Radès est homologué pour le moment pour abriter les rencontres internationales officielles.

Le bureau fédéral doit se pencher surtout sur les catégories des jeunes, la formation afin d’éviter de faire appel à des expatriés dans les catégories des juniors et des espoirs, voire des cadets, ce qui diminue la chance des locaux de figurer un jour dans les listes des sélectionnés.

Ce sont là les véritables missions dévolues aux fédéraux.

Hédi RASSAÂ

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Tunisie « deuxième au monde » pour la qualité de vie ? Ce que dit (vraiment) le classement partagé sur les réseaux

01. Juli 2026 um 14:33

Depuis plusieurs jours, des dizaines de publications Facebook présentent la Tunisie comme le deuxième pays au monde en matière de qualité de vie, ou encore comme le premier pays d’Afrique et du monde arabe selon un prétendu « indice de qualité de vie 2026 ». Ces affirmations, massivement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité...

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Cnam : un engagement de paiement permet finalement la poursuite de la délivrance des médicaments

01. Juli 2026 um 14:00

Alors que les pharmacies privées menaçaient de suspendre, à compter du 1er juillet 2026, la prise en charge des assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) dans le cadre du régime Médecin de famille, un compromis a finalement été trouvé. La Cnam s’est engagée à verser une partie des sommes dues aux pharmaciens, ouvrant...

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Nouveau Kia Niro : l’hybride pour séduire les marchés en quête d’électrification

01. Juli 2026 um 13:11

Avec une motorisation désormais exclusivement hybride en Europe, un design modernisé et un arsenal technologique enrichi, Kia fait évoluer son Niro. Le constructeur coréen entend conforter la place de ce SUV compact sur un marché où les modèles électrifiés gagnent progressivement du terrain, une évolution qui pourrait également intéresser les automobilistes tunisiens à mesure que...

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Le grand oublié du Plan de développement ? Les médias, déplore le SNJT

01. Juli 2026 um 13:01

Alors que l’Assemblée des représentants du peuple examine le projet de Plan de développement 2026-2030, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) estime que celui-ci laisse de côté un acteur essentiel du développement : les médias. Dans un communiqué publié mercredi 1er juillet 2026, le syndicat appelle les députés à corriger cette lacune en intégrant...

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Festivals internationaux en Tunisie : la pénurie de devises menace la saison culturelle

01. Juli 2026 um 11:32
À peine la saison estivale entamée, un vent d’inquiétude souffle sur les festivals internationaux tunisiens. Plusieurs organisateurs affirment s’être heurtés à un refus de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour obtenir les conversions en devises nécessaires au paiement d’artistes…

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Ebola en RDC : l’épidémie atteint 1.333 cas confirmés

01. Juli 2026 um 11:44

Déclarée le 15 mai dernier, cette 17e épidémie d’Ebola en RDC est provoquée par le virus Bundibugyo. Plus d’un mois après son apparition officielle, les autorités sanitaires continuent d’enregistrer de nouvelles contaminations, tandis que plusieurs foyers de transmission restent actifs, principalement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Cette hausse ne traduit toutefois pas...

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Restaurants touristiques : la fédération évoque une baisse d’activité d’au moins 50%

01. Juli 2026 um 10:23

La Fédération tunisienne des restaurants touristiques tire la sonnette d’alarme. Selon son président, Habib Ben Moussa, les établissements enregistrent une baisse d’activité estimée à au moins 50%. Une situation qui traduit, selon lui, une désaffection d’une partie de la clientèle tunisienne, sur fond d’érosion du pouvoir d’achat, et fragilise de nombreux professionnels du secteur. Le...

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Stade d’El Menzah : reprise des travaux prévue pour fin 2026

01. Juli 2026 um 10:21

Symbole historique du sport tunisien, le stade olympique d’El Menzah s’inscrit dans une nouvelle phase de relance après plusieurs années d’interruptions et de réajustements. Selon les dernières indications du ministère de la Jeunesse et des Sports, la reprise effective des travaux est attendue pour la fin de l’année 2026, avec un démarrage opérationnel envisagé au...

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Secrétariat général de l’OIF : la Tunisie a-t-elle choisi Juliana Lumumba ?

01. Juli 2026 um 09:19

À quelques mois du XIXe Sommet de la Francophonie, prévu en novembre à Phnom Penh, au Cambodge, la succession à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est désormais pleinement engagée. Réunis mardi 30 juin à Paris lors d’une session extraordinaire, les quatre prétendants ont présenté leur vision de l’avenir de l’institution. Si...

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Ajmi Lourimi reste en détention, son procès renvoyé au 3 juillet

01. Juli 2026 um 08:55

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rejeté, mardi 30 juin 2026, les demandes de mise en liberté du secrétaire général du mouvement Ennahdha, Ajmi Lourimi, et d’un second prévenu. La juridiction a renvoyé leur procès au vendredi 3 juillet. Ajmi Lourimi jugé pour...

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Biodiversité : la Tunisie lance la création de ses premières réserves marines

01. Juli 2026 um 08:45

La Tunisie s’apprête à franchir une étape majeure dans sa politique de préservation de l’environnement. Les autorités finalisent actuellement la création des premières réserves marines et côtières officielles du pays, un projet destiné à protéger les écosystèmes les plus fragiles face à l’érosion de la biodiversité, aux effets du changement climatique et aux multiples pressions...

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La diplomatie numérique tunisienne à l’épreuve de la transformation digitale africaine : lecture géopolitique et institutionnelle d’une candidature continentale

Von: tmps
01. Juli 2026 um 08:22

Par Mondher AFI

Sous l’autorisation du Président de la République, Kaïs Saïed, les autorités tunisiennes ont engagé une démarche diplomatique visant à mobiliser le soutien des États africains en faveur des candidatures tunisiennes au Conseil de l’Union africaine des télécommunications (UAT), au Conseil de l’Union internationale des télécommunications pour la période 2027-2030, ainsi qu’au poste de Secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications.

La réunion présidée conjointement par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le ministre des Technologies de la communication, Sofiène Hemissi, avec les chefs des missions diplomatiques africaines accrédités à Tunis dépasse largement le cadre protocolaire. Elle traduit une articulation entre diplomatie, politique technologique et gouvernance continentale.

Cette initiative intervient dans un contexte où le numérique constitue désormais un facteur structurant de la puissance publique. Les infrastructures numériques, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les données et les plateformes sont devenues des ressources stratégiques comparables aux infrastructures énergétiques ou aux réseaux de transport. La candidature tunisienne s’inscrit ainsi dans une dynamique institutionnelle plus large portée par la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique, élaborée afin de concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063.

Comme l’affirmait Manuel Castells, «la technologie ne détermine pas la société, elle est la société». Cette observation rappelle que les politiques numériques ne constituent plus un secteur administratif spécialisé, mais une composante fondamentale des rapports de pouvoir, de développement économique et d‘intégration régionale.

Une diplomatie technologique au service de l’intégration africaine

La rencontre organisée à Tunis illustre l’émergence d’une diplomatie technologique. Les ministres des Affaires étrangères et des Technologies de la communication ont mobilisé le réseau diplomatique africain afin de présenter la vision tunisienne de la gouvernance numérique continentale.

Cette démarche traduit une évolution profonde de la diplomatie contemporaine. Les organisations internationales spécialisées dans les télécommunications ne constituent plus uniquement des espaces techniques, elles sont devenues des lieux où se négocient les normes relatives aux infrastructures, à la cybersécurité, aux fréquences, à la protection des données, à l’intelligence artificielle et aux standards technologiques.

Joseph Nye rappelait que le pouvoir contemporain repose autant sur la capacité d’influencer les règles internationales que sur les ressources matérielles. Dans cette perspective, l’accès aux organes décisionnels de l’Union africaine des télécommunications représente un levier permettant de participer à la définition des orientations stratégiques du continent.

L’action diplomatique tunisienne apparaît ainsi comme une tentative d’inscrire les compétences nationales dans les mécanismes de gouvernance régionale plutôt que comme une simple recherche de visibilité institutionnelle.

La transformation numérique comme projet politique continental

La stratégie africaine de transformation numérique ne réduit pas la digitalisation à un processus technique. Elle la conçoit comme un projet de transformation globale des structures économiques, administratives et sociales.

L’objectif d’un marché numérique africain unique à l’horizon 2030 traduit une volonté d’intégration comparable à celle observée dans d’autres espaces économiques régionaux. Le développement des réseaux numériques, des paiements électroniques, des identités numériques, des services publics dématérialisés et des infrastructures de données participe à la construction d’un espace économique intégré.

Max Weber soulignait que toute administration moderne repose sur la rationalisation des procédures. La numérisation des administrations africaines répond précisément à cette logique de rationalisation en cherchant à réduire les coûts de transaction, améliorer la transparence administrative et renforcer l’efficacité des services publics.

Cette stratégie vise également à faire du numérique un instrument de réduction des inégalités territoriales, de création d’emplois qualifiés et de diversification économique.

La souveraineté numérique comme nouvelle dimension de la souveraineté des États

L’un des concepts centraux de la stratégie africaine demeure celui de la souveraineté numérique. Celle-ci ne signifie pas l’isolement technologique, mais la capacité des États à maîtriser leurs infrastructures critiques, leurs données stratégiques et leurs capacités d’innovation.

La souveraineté numérique implique plusieurs dimensions : la maîtrise des infrastructures de télécommunications, la protection des données personnelles, la cybersécurité, l’interopérabilité des systèmes nationaux, le développement des compétences locales, l’encadrement juridique des technologies émergentes.

Michel Foucault rappelait que le pouvoir s’exerce à travers les dispositifs qui organisent les comportements. Aujourd’hui, les plateformes numériques, les algorithmes et les infrastructures de données deviennent précisément ces nouveaux dispositifs de pouvoir.

Dans ce contexte, la candidature tunisienne s’inscrit dans une réflexion plus large concernant la place des États africains dans la gouvernance mondiale du numérique.

Les fondements institutionnels de la stratégie africaine

La stratégie continentale repose sur plusieurs piliers complémentaires.

Le premier concerne l’environnement réglementaire. Les États sont appelés à harmoniser leurs législations relatives au commerce électronique, à la protection des données, à la cybersécurité et aux transactions numériques.

Le deuxième pilier porte sur les infrastructures numériques. L’accès universel au haut débit constitue un préalable indispensable à toute politique de développement numérique.

Le troisième pilier concerne les compétences humaines. La stratégie insiste sur la formation aux technologies numériques, à l’intelligence artificielle, à la programmation, à la cybersécurité, à la science des données et à l’innovation.

Le quatrième pilier concerne l’innovation entrepreneuriale. Les startups technologiques sont présentées comme des acteurs essentiels de la transformation économique. Edgar Morin rappelait que «la complexité appelle la coopération». Cette idée éclaire parfaitement la logique partenariale retenue par l’Union africaine.

Le document stratégique procède à une analyse SWOT particulièrement révélatrice.

Parmi les forces figurent la diffusion rapide des téléphones mobiles, la croissance continue d’Internet ainsi que l’existence de politiques nationales des TIC dans de nombreux États.

Les opportunités résident dans la jeunesse démographique du continent, le potentiel considérable de croissance numérique, l’essor des paiements électroniques et l’émergence d’un marché continental.

Malgré la multiplication des stratégies africaines de transformation numérique, les obstacles à leur mise en œuvre demeurent profondément structurels. Les dispositifs institutionnels souffrent d’une coordination insuffisante entre les organisations continentales, régionales et nationales, tandis que l’hétérogénéité des cadres juridiques compromet l’émergence d’un espace numérique africain cohérent. À ces limites s’ajoutent le sous-financement chronique des infrastructures, l’absence de mécanismes rigoureux d’évaluation des politiques publiques et une gouvernance souvent davantage orientée vers l’adoption de stratégies que vers la mesure de leurs effets.

Cette situation est aggravée par la faible implication de la société civile dans les processus de négociation et d’élaboration des politiques numériques. Or, les organisations spécialisées dans les droits numériques disposent d’une expertise susceptible d’améliorer la qualité des cadres réglementaires, de renforcer la transparence institutionnelle et d’exercer un contrôle indispensable sur l’action publique. Leur marginalisation prive les gouvernements d’un levier essentiel d’innovation et de redevabilité.

Par ailleurs, si les initiatives multilatérales ont favorisé une certaine convergence normative, leur impact reste limité par la fragmentation des législations nationales, les écarts de développement technologique entre les États et la persistance d’une forte dépendance à l’égard des fournisseurs et plateformes extérieurs. Les cybermenaces, les vulnérabilités financières liées aux technologies émergentes et les inégalités territoriales et sociales d’accès au numérique accentuent encore ces déséquilibres. Cette configuration illustre une modernisation inachevée, où les opportunités offertes par le numérique progressent au même rythme que les risques qu’elles engendrent, révélant les limites d’une gouvernance dont l’ambition politique demeure supérieure à ses capacités institutionnelles et opérationnelles.

La gouvernance numérique comme enjeu institutionnel

Au milieu de cette dynamique continentale, l’action des autorités tunisiennes vise à inscrire le pays dans les structures de gouvernance qui accompagneront cette transformation.

La rencontre diplomatique organisée à cette occasion traduit une compréhension stratégique selon laquelle les décisions techniques prises aujourd’hui façonneront les équilibres institutionnels de demain, faisant de la gouvernance des technologies un levier majeur de l’influence internationale.

Au cours de cette démarche, le Président de la République, Kaïs Saïed, intervient dans le cadre de ses prérogatives institutionnelles en autorisant cette mobilisation diplomatique, tandis que sa mise en œuvre est assurée par les ministères compétents chargés des affaires étrangères et des technologies de la communication. Cette répartition des responsabilités traduit le caractère interministériel de la gouvernance du numérique.

Dans cette perspective, le numérique est appréhendé comme un levier d’intégration économique à l’échelle africaine, en cohérence avec les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le développement des plateformes numériques contribue à la réduction des coûts de transaction, à la facilitation des paiements transfrontaliers, à l’amélioration des chaînes logistiques et au renforcement de l’attractivité des investissements.

Les travaux de Bruno Latour soulignent que les réseaux constituent des formes d’organisation des interactions et des capacités d’action. Dans le contexte africain, les réseaux numériques remplissent une fonction d’infrastructure économique en favorisant l’interconnexion des marchés et la circulation des flux. L’enjeu dépasse ainsi la seule connectivité des individus pour s’étendre à l’intégration progressive des économies.

L’intelligence artificielle et la cybersécurité

La stratégie accorde une place importante aux technologies émergentes.

L’intelligence artificielle, les objets connectés, la blockchain, les drones, la robotique et les mégadonnées sont considérés comme des leviers capables de transformer l’agriculture, la santé, l’éducation, les services financiers et l’administration.

Toutefois, ces innovations accroissent simultanément les vulnérabilités.

Jacques Ellul soulignait que toute innovation technique produit des effets imprévus qu’il convient d’anticiper. Cette réflexion justifie l’importance accordée à la cybersécurité, à la protection des données personnelles et aux cadres réglementaires.

La confiance numérique devient ainsi une condition préalable au développement économique.

L’initiative diplomatique conduite à Tunis s’inscrit dans une évolution beaucoup plus large que la seule compétition pour des fonctions internationales. Elle témoigne de la montée en puissance des enjeux numériques dans les politiques publiques africaines et de la transformation progressive de la gouvernance continentale.

L’analyse de la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique montre que le numérique est désormais conçu comme une politique de développement, un instrument d’intégration régionale, un levier de souveraineté et un facteur de recomposition géopolitique. Les objectifs relatifs à l’harmonisation réglementaire, au développement des infrastructures, à la cybersécurité, aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle traduisent une approche systémique où les dimensions économiques, institutionnelles et technologiques sont étroitement articulées.

Dans cette perspective, les candidatures tunisiennes prennent place dans un processus collectif visant à renforcer les capacités institutionnelles africaines face aux mutations de l’économie numérique mondiale. Elles participent à une dynamique où la maîtrise des normes, des infrastructures et des technologies devient un élément essentiel de la gouvernance contemporaine. Comme l’écrivait Pierre Bourdieu, «le pouvoir réside aussi dans la capacité de définir les règles du jeu». Appliquée au numérique, cette réflexion souligne que la participation aux instances continentales constitue moins une question de représentation qu’un enjeu de contribution à la définition des règles qui structureront l’espace numérique africain au cours des prochaines décennies.

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