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Femmes tunisiennes et marché du travail : comment améliorer l’employabilité des femmes diplômées ?

Von: tmps
17. Juli 2026 um 09:16

En Tunisie, le nombre de femmes actives continue de progresser. Cette évolution de l’occupation féminine est sensiblement liée aux changements démographiques et socioculturels constatés depuis les années 1990 ainsi qu’à l’élévation de leur niveau d’instruction. Cependant, les statistiques font apparaître de fortes disparités entre les hommes et les femmes sur le marché du travail avec des écarts qui figurent parmi les plus importants au monde. La Tunisie est une pépinière de talents féminins dont l’économie se prive. Le diagnostic révèle un fossé structurel majeur.

Si les femmes affichent des taux d’achèvement scolaire bien supérieurs à ceux des hommes (83,8% au collège contre 46,8% au secondaire), le mécanisme s’enraie dès l’accès à l’emploi. Seules 26,7% des femmes intègrent le marché du travail, contre 64,9% des hommes. Pour le secteur privé, ce différentiel représente une perte sèche de compétitivité et d’innovation. L’accès aux postes de responsabilité reste également verrouillé : les femmes ne représentent que 9% des top managers et 18,6% des propriétaires d’entreprises. Les jeunes femmes ont ainsi du mal à trouver un emploi en Tunisie, même avec des diplômes universitaires. . L’amélioration du niveau d’instruction n’a pas entraîné de meilleurs résultats sur le marché du travail ni des revenus plus élevés, les Tunisiennes gagnant 34% de moins que les hommes (Banque mondiale, 2023). En dépit de l’évolution des comportements d’activités des femmes et de l’élévation de leur niveau d’instruction, elles demeurent minoritaires sur le marché du travail.

Plus éduquées, mieux formées, mais grandes perdantes sur le marché du travail 

Il est difficile de dresser un tableau exhaustif des causes d’une telle disparité et d’expliquer avec précision pourquoi les femmes sont majoritaires sur les bancs des universités et en bout de file dans la course à l’emploi tant les études sur le sujet sont peu nombreuses et les statistiques quasi absentes ou alors trop superficielles. Cependant, certains obstacles structurels et culturels peuvent partiellement expliquer ce déséquilibre : le poids des traditions et les contraintes familiales qui participent à limiter les possibilités des femmes en matière de choix du poste d’emploi et de mobilité, les conceptions archaïques et passéistes promues par certains segments de la classe politique et la sphère culturelle, les préjugés et stéréotypes de genre. Une perte considérable pour le capital «compétences» du pays mais également pour la situation matérielle des femmes, leur qualité de vie et leur statut social. La question de l’emploi est un défi majeur pour tous les pays, cependant avec des degrés variables. Si les disparités dans les acquis en matière d’égalité hommes-femmes creusent un écart important entre les pays du «Nord» et les pays du «Sud», il est assez facile d’imaginer les contrastes disproportionnés qui existent entre les grandes villes et les zones rurales. Les femmes restent souvent orientées vers des emplois précaires et faiblement rémunérés, notamment dans l’agriculture et le secteur informel. Les femmes qualifiées rencontrent, pour leur part, des difficultés à accéder aux postes de responsabilité. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’initiative «WySE»qui vise à améliorer les perspectives d’emploi des femmes diplômées de l’enseignement supérieur dans les domaines scientifiques, en partenariat avec ONU Femmes et avec le soutien de l’ambassade des Pays-Bas en Tunisie. Ce Fonds pour l’emploi des jeunes, une initiative financée par les Pays-Bas, a débuté ses activités en Tunisie en 2019 et a achevé ses programmes en 2026. Durant cette période, il a contribué à la création et à l’amélioration des opportunités d’emploi pour un grand nombre de jeunes, les femmes représentant environ 50% des bénéficiaires dans divers secteurs économiques.

L’initiative «WySE», lancée l’année dernière, répond aux difficultés rencontrées par les femmes diplômées dans des domaines scientifiques tels que l’ingénierie, les mathématiques et la biologie, alors même que la Tunisie figure parmi les pays affichant un pourcentage élevé de femmes diplômées dans ces domaines. Elle repose sur une collaboration avec le secteur privé afin de faciliter la transition des études à la vie professionnelle. Parmi ses principales activités figure l’organisation de forums de l’emploi mettant en relation les demandeurs d’emploi et les institutions proposant des offres de recrutement dans les domaines scientifiques et techniques. En juillet 2025, «WYSE» a réuni 104 femmes diplômées et 29 entreprises à la Cité des Sciences de Tunis. Depuis, la dynamique enclenchée s’est traduite par des avancées concrètes : 41,3% des participantes ont accédé à un emploi, soit 43 jeunes femmes aujourd’hui actives dans les secteurs STEM. Cette première édition du salon avait obtenu des résultats positifs, avec un taux de placement d’environ 40% des participantes. Il a exprimé l’espoir que ce taux atteindra au moins 50% dans les trois à six mois suivant le salon. S’appuyant sur les enseignements de l’édition 2025, «WYSE 2.0» va encore plus loin pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes femmes dans les domaines des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STIM). Cette nouvelle édition renforcera les passerelles entre les jeunes diplômées, les entreprises et les acteurs de l’écosystème, tout en accordant une attention particulière aux secteurs des Technologies de l’Information et des Sciences biologiques, où les opportunités d’innovation et d’emploi sont en pleine croissance. Former, connecter, accompagner et créer davantage d’opportunités, tels sont les objectifs qui guideront «WYSE 2.0».

Kamel BOUAOUINA

 

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Tunisie | Plan national pour améliorer les soins obstétricaux et néonataux

13. Juli 2026 um 10:15

Le ministère de la Santé élabore un nouveau plan national visant à renforcer les soins de santé maternelle et néonatale, dans le but d’améliorer la qualité des soins et d’atteindre les objectifs fixés pour 2030 en matière de santé de la mère et de l’enfant.

Ce projet a fait l’objet d’une réunion, vendredi 11 juillet 2026, présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, consacrée à l’évaluation du système de soins obstétricaux et néonataux, des mécanismes d’orientation des patientes ainsi que du fonctionnement des services de gynécologie-obstétrique et de néonatologie.

Des responsables du ministère et des chefs de services spécialisés ont pris part à cette réunion, identifiant les principaux défis du système et les priorités d’intervention.

Selon le ministère, ce plan national prévoit notamment le renforcement des compétences des sages-femmes et des médecins de soins de santé primaires, l’harmonisation des protocoles de prise en charge, l’amélioration des parcours de soins et des procédures de transfert, l’équipement des établissements de santé en ressources nécessaires, le renforcement du suivi de la grossesse, l’intégration des données du secteur privé de la santé et l’accélération de la numérisation des dossiers médicaux.

Le ministre Ferjani a également souligné la nécessité de renforcer la coordination e0ntre les différents niveaux de soins afin d’assurer «une prise en charge plus efficace et continue des mères et des nouveau-nés», conformément aux objectifs nationaux de santé maternelle et infantile pour 2030.

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Qui était Touria Chaoui, la première aviatrice du monde arabe ?

13. Juli 2026 um 09:19
Touria Chaoui, première aviatrice du monde arabe et pionnière de l’aviation marocaine, est devenue un symbole de l’émancipation des femmes au Maroc. À travers le témoignage exclusif de son frère Salah Eddine Chaoui, présent lors de son assassinat le 1er…

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Le chiffre. 77 féminicides en France depuis le début de l’année 2026

07. Juli 2026 um 10:58
Depuis le 1er janvier 2026, 77 féminicides ont été recensés en France. Derrière ce bilan dramatique se cachent autant de vies brisées, de familles endeuillées et d’enfants devenus orphelins. L’affaire Delphine Jubillar, dont le verdict vient d’être rendu, rappelle l’ampleur…

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Fierté tunisienne à l’échelle mondiale :  la dermatologue Asmahane Souissi brille à Guadalajara

Von: tmps
05. Juli 2026 um 11:15

 La Journée internationale des droits de la femme est une belle occasion pour rendre hommage aux femmes d’exception qui ont tracé un parcours professionnel réussi. C’est le cas de Dr Asmahane Souissi, dermatologue tunisienne exerçant à l’hôpital des Forces de sécurité intérieure de La Marsa, qui a reçu le prix «Jeune Dermatologue pour une Réussite Internationale» 2027 décerné par la Société Internationale de Dermatologie pour la région Afrique. Cette distinction fait suite à une candidature soumise par la Société Africaine de Dermatologie et de Vénéréologie, approuvée par le Conseil d’administration de la Société Internationale lors de sa réunion du 20 juin 2026, après examen d’un nombre record de candidatures cette année. Une distinction qui couronne des années de labeur et de recherches.

Dr Souissi devrait recevoir son prix lors de la cérémonie d’ouverture   du Congrès Mondial de Dermatologie, qui se tiendra à Guadalajara, au Mexique, du 21 au 26 juin. Ce prix lui a procuré une joie énorme. «Je suis profondément honorée et ravie d’annoncer que j’ai été sélectionnée comme récipiendaire du prestigieux prix ILDS Young Dermatologist for International Achievement Award 2027 pour la région Afrique», écrit-elle sur son post facebook.  Et d’ajouter : «Je tiens à exprimer ma sincère gratitude au comité des prix ILDS et au conseil d’administration pour cet immense honneur. Recevoir cette prestigieuse reconnaissance de la Ligue internationale des sociétés dermatologiques est un jalon important dans ma carrière. Non seulement cela valide mes efforts passés, mais constitue aussi une source d’inspiration formidable pour poursuivre mon travail et mon engagement à améliorer les soins dermatologiques et la recherche. Je voudrais exprimer ma profonde gratitude au président de la Société Africaine de Dermatologie et Vénéréologie, Dr Moez Ben Salem, pour m’avoir nommée. Je dédie fièrement ce prix à mon pays bien-aimé, la Tunisie. Je suis profondément fière de représenter la dermatologie tunisienne sur la scène internationale et de mettre en lumière le dévouement et l’excellence de notre communauté médicale. Ce prix n’est pas seulement une réussite personnelle, mais une grande motivation à continuer à travailler dur, à faire avancer les soins dermatologiques en Afrique, et finalement à avoir un impact positif dans le monde de la dermatologie.»

Il est incontestable que ce prix dépasse la reconnaissance individuelle. «Remporter cette distinction  est un honneur immense et une fierté pour moi et notre pays. Elle prouve que la Tunisie peut rivaliser avec les grandes nations dans l’innovation», a-t-elle déclaré. En remportant ce prix prestigieux, Dr Souissi  confirme son rôle moteur dans la valorisation de la recherche scientifique et affirme la position de la Tunisie sur la carte mondiale de la science et de la dermatologie.

Kamel Bouaouina

 

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DPNI : l’Association tunisienne des sages-femmes réfute tout lien avec l’avortement sélectif

Von: tmps
03. Juli 2026 um 18:16

L’association tunisienne des sages femmes et l’art de l’accouchement a rejeté, vendredi, les informations relayées à propos d’un lien direct entre le dépistage prénatal non invasif (DPNI) et l’avortement sélectif en Tunisie.

Elle a précisé que ces informations » n’ont pas été appuyées par des données nationales et reposent sur des informations non vérifiées, qui comportent des erreurs méthodologiques dans le raisonnement ».

L’association a souligné dans son communiqué, que le lien potentiel entre le dépistage non invasif prénatal et l’avortement constitue un « risque sociétal avéré » qui ne relève pas du débat scientifique, mais plutôt d’une exagération injustifiée des risques en dehors de la logique de la médecine fondée sur des preuves, mettant en garde contre le discours alarmiste qui a un impact direct sur la qualité du débat public et la confiance des citoyens dans la pratique médicale.

Elle a noté que ce genre de déclarations pourrait entraîner une confusion auprès de l’opinion publique, et détourner le débat de la santé maternelle et infantile vers des controverses hypothétiques, qui réduisent la confiance accordée aux technologies de la médecine moderne.

L’association a suivi récemment les déclarations sur les réseaux sociaux qui associent le DPNI à un risque démographique supposé du à l’avortement sélectif basé sur le sexe de l’enfant et le présente comme une donnée quasi certaine nécessitant une mise en garde.

Elle a estimé que ce discours est basé sur une série de conclusions non scientifiques, qui commencent par une hypothèse non prouvée et se terminent par des généralisations dangereuses pour la santé publique, selon ses dires, sans passer par un quelconque niveau de vérification épidémiologique ou de preuve locale.

L’association tunisienne des sages femmes et l’art de l’accouchement a précisé que le dépistage prénatal non invasif (DPNI) est une technique médicale génétique visant à détecter de manière précoce les troubles chromosomiques spécifiques, à améliorer le suivi de la grossesse et à appuyer la décision médicale basée sur des preuves, et non un outil social visant à déterminer le sexe de l’enfant ou une cause directe de pratiques sociales.

« Réduire cette technique à un prétexte pour l’avortement sélectif, sans preuve de lien causal direct, constitue une déformation de sa fonction médicale et de son contexte scientifique », a-t-elle relevé.

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