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L’emploi en Tunisie au pied du mur numérique

10. April 2026 um 10:34

Lors d’un récent passage devant les députés, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a esquissé une «nouvelle vision» pour contrer le chômage endémique des diplômés. Si l’intention de rompre avec le modèle saturé du salariat est louable, le discours ministériel peine encore à masquer une faille stratégique majeure : l’absence d’un véritable contrat de souveraineté numérique.

Abdelwheb Ben Moussa *  

Le ministre prône l’entrepreneuriat comme remède miracle. Certes, l’économie verte, bleue ou circulaire offre des gisements réels. Mais en Tunisie, le candidat à l’auto-emploi se heurte encore à un parcours du combattant administratif et à un système bancaire frileux. Pousser les jeunes vers la création de projets sans une digitalisation intégrale de l’administration et une interopérabilité des paiements, c’est condamner une génération à la précarité sous couvert d’initiative privée.

L’informel ne reculera que si le formel devient, par le numérique, plus simple et plus protecteur.

L’IA : la fin du mirage de la centralisation

Sacrifiant à une idéologie politique dominante, le ministre insiste sur une approche «régionale et locale». Or, le développement des zones intérieures ne passera plus par de grands complexes industriels étatiques, mais par l’injection massive d’Intelligence Artificielle (IA) dans les tissus économiques locaux.

Que ce soit l’agriculture de précision dans le Nord-Ouest ou la logistique intelligente au Sahel, l’IA permet de délocaliser la valeur ajoutée sans exiger une concentration urbaine. Un diplômé à Kasserine peut devenir un «data-agriculteur» performant, pourvu que l’État assure une infrastructure cloud nationale et souveraine. Sans cela, le discours sur le développement régional restera une incantation politique sans lendemain.

Sortir de la gestion comptable des compétences

La révision des politiques de l’emploi ne doit plus se limiter à des ajustements de curseurs au sein du Fonds national de l’emploi. À l’heure où l’IA transforme radicalement les métiers, notamment dans nos banques, l’adéquation formation-emploi doit devenir une anticipation par la Data. Le «Reskilling» (reconversion) doit être immédiat et permanent.

Quant à la stratégie d’emploi à l’étranger évoquée par le ministre, elle pose une question de fond : voulons-nous rester un simple exportateur de matière grise ou bâtir une infrastructure technologique capable de retenir nos talents ?

La souveraineté numérique est le seul rempart crédible contre une fuite des cerveaux que nous ne finançons que trop généreusement pour le compte des économies du Nord.

Le numérique, nouveau contrat de souveraineté

Le plan 2026-2030 ne peut réussir sur les bases d’une économie de rente et de procédures papier. Pour que la Tunisie de demain travaille, elle doit cesser d’être une spectatrice de la révolution technologique.

L’emploi ne se décrète pas en commission parlementaire ; il se crée là où la confiance est digitalisée et où l’innovation est protégée par une souveraineté technologique assumée. Monsieur le Ministre, le chantier est immense, mais il commence par un clavier, pas par un formulaire.

* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique.  

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Tunisie: 63 Mtnd au profit des jeunes entrepreneurs et des personnes à besoins spécifiques dans les régions

31. März 2026 um 10:25

Dans le cadre de la promotion de l’emploi et du soutien à l’entrepreneuriat, quatre conventions tripartites ont été signées ce lundi 30 mars 2026 entre Michket Slama Khaldi, ministre des Finances, Riadh Chaoued, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, et Khalifa Sboui, directeur général de la Banque tunisienne de solidarité (BTS).

La première convention, dotée de 15 millions de dinars au titre de l’article 23 de la loi de finances, cible les régions les moins développées. Elle permet de financer des activités dans tous les secteurs économiques, y compris le fonds de roulement, à des conditions préférentielles. Les crédits d’investissement peuvent atteindre 40 000 dinars, remboursables sur 7 ans avec un an de grâce, tandis que les crédits d’exploitation sont plafonnés à 10 000 dinars, remboursables sur 5 ans avec un an de grâce.

La deuxième convention, mobilisant 20 millions de dinars en vertu de l’article 37, est destinée aux catégories vulnérables et à faibles revenus. Elle finance des micro-projets et des activités génératrices de revenus dans tous les secteurs économiques, y compris les besoins en fonds de roulement. Les prêts sont accordés sans intérêts et sans apport personnel, dans la limite de 10 000 dinars, remboursables sur 6 ans avec un an de grâce.

La troisième convention, dotée de 5 millions de dinars supplémentaires au titre de l’article 34, est exclusivement réservée aux personnes à besoins spécifiques. Elle couvre toutes les activités économiques, avec des prêts pouvant atteindre 10 000 dinars, accordés sans intérêts ni garanties, et remboursables sur 8 ans, dont deux ans de grâce.

La quatrième et dernière convention, dotée d’une enveloppe de 23 millions de dinars au titre de l’article 26, vise à encourager l’autofinancement des porteurs de projets et des petites entreprises, à travers des prêts sans intérêts ni garanties. Les crédits d’investissement bénéficient d’une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à 12 ans, avec un différé de 7 ans. Pour les crédits d’exploitation, le remboursement s’étale sur cinq ans avec un différé de trois ans.

Au total, ces quatre conventions représentent une enveloppe globale de 63 millions de dinars, entièrement mobilisée sur les ressources du Fonds national de l’emploi.

 

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ATFP : début des inscriptions en ligne pour les sessions 2026 dès lundi

07. Dezember 2025 um 16:51
ATFP : début des inscriptions en ligne pour les sessions 2026 dès lundi

La Tunisie s’apprête à lancer, dès ce lundi 8 décembre, les inscriptions aux sessions de formation professionnelle de février et d’avril 2026, a annoncé l’Agence tunisienne de la formation professionnelle. Les inscriptions se feront via la plateforme numérique dédiée, dans le cadre d’une stratégie visant à moderniser les services et à les rendre plus accessibles […]

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Formation professionnelle : La Tunisie veut doubler le nombre de formés d’ici 2030

01. Oktober 2025 um 09:43

Le Directeur général de l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP), Elyes Cherif, a annoncé un ambitieux programme visant à doubler le nombre de personnes formées d’ici 2030, passant des 45 000 actuelles à près de 90 000. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de développement 2026-2030, sous l’égide du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Lors d’une visite au Centre sectoriel de formation en électronique de Sakiet Ezzit à Sfax, M. Cherif a présenté les nouvelles plateformes de formation spécialisée, notamment dans les domaines de l’industrie intelligente 4.0 et l’installation et la maintenance des réseaux de fibre optique. Selon lui, « cet effort répond aux évolutions du marché de l’emploi et aux besoins des acteurs économiques », soulignant que la formation professionnelle est aujourd’hui un enjeu stratégique pour l’avenir et un levier pour l’économie nationale.

Le directeur a également précisé que l’ATFP, en coordination avec le ministère, se focalise sur l’adéquation entre les formations et les métiers disponibles sur le marché, en particulier dans le cadre de la révolution industrielle 4.0. Les premières sessions de formation pour des spécialités comme l’électronique, l’informatique, la mécanique et la mécatronique débuteront dès février 2026.

Par ailleurs, le secteur cuir et chaussures fera l’objet de discussions continues avec la Chambre nationale des cuirs et chaussures, afin de moderniser et renforcer la compétitivité du secteur.

Avec ce plan, la Tunisie affiche sa volonté de répondre à la demande croissante de compétences spécialisées, tout en consolidant son tissu économique par des formations alignées sur les besoins réels des entreprises et les technologies émergentes.

Lire aussi : Formation professionnelle en Tunisie : progrès des centres, mais l’emploi des jeunes reste un défi

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