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Pétrole | Drones ukrainiens pour protéger les installations d’Aramco

15. März 2026 um 09:31

Le Wall Street Journal a révélé que le géant pétrolier Saudi Aramco est en pourparlers avancés pour l’achat de systèmes d’interception de drones auprès de l’Ukraine, pays qui a acquis une solide expérience en faisant face à des milliers de drones kamikazes notamment iraniens lancés au-dessus de ses villes et de ses centrales électriques par la Fédération de Russie. 

Imed Bahri

Selon le journal américain, Aramco via un intermédiaire saoudien, est en pourparlers avec des entreprises ukrainiennes de premier plan telles que SkyFall et Wild Hornets pour l’achat de modèles avancés de drones intercepteurs* (P1-Sun et Sting), ainsi que de systèmes de guerre électronique produits par Phantom Defense. 

Ces systèmes ont été spécifiquement conçus pour détruire les drones Shahed iraniens avant qu’ils n’atteignent les cibles en l’occurrence dans ce cas les infrastructures pétrolières saoudiennes. La Russie utilise ces drones de manière intensive contre l’Ukraine depuis 2022.

Expertise en matière de «survie»

Les ingénieurs ukrainiens n’ont pas développé ces armes dans des laboratoires discrets. Au lieu de cela, ils ont procédé à la rétro-ingénierie des drones iraniens qui s’abattaient sur leurs habitations, obtenant ainsi les signatures radar et thermiques les plus précises de ces menaces.

Ce moment marque la transformation de l’Ukraine, qui passe d’un pays en quête d’aide militaire à un pays vendant son expertise en matière de «survie» au monde entier. Chaque drone intercepteur livré à l’Arabie saoudite finance la défense ukrainienne et réduit sa dépendance vis-à-vis de l’Occident.

Acheter auprès de l’Ukraine plutôt qu’auprès de géants comme Lockheed Martin ou Raytheon revient à admettre que les systèmes occidentaux onéreux (comme le Patriot, dont le missile coûte 3 millions de dollars) ne sont pas économiquement viables comparés à un drone qui ne coûte que 20 000 dollars. Un ratio coût/investissement de 150:1 représente une perte stratégique pour le pays qui se défend.

Pour l’Iran, cet accord marque le début de la fin de l’avantage stratégique conféré par les drones Shahed, qui ont menacé la navigation dans le détroit d’Ormuz et frappé des infrastructures vitales. Ils devront désormais faire face à des drones intercepteurs conçus par ceux qui les affrontent depuis des années maintenant. 

Une course contre la montre

Avec 20 millions de barils par jour perturbés dans le détroit d’Ormuz et le déclenchement de la guerre avec l’Iran, Aramco se lance dans une course contre la montre pour sécuriser ses gisements et se installations avec des systèmes ayant fait leurs preuves sur le terrain.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé cette semaine que des spécialistes ukrainiens se trouvaient au Qatar, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite pour aider ces pays à faire face aux attaques de drones Shahed iraniens.

Shahriar Amouzegar, chargé d’affaires iranien en Ukraine, a réagi, samedi 14 mars 2026, à cette assistance ukrainienne aux pays de Golfe dans un entretien avec l’AFP, il a déclaré : «En ce qui concerne les mesures prises par l’Ukraine au Moyen-Orient contre les drones, nous les considérons essentiellement comme une blague et un geste purement symbolique». «La présence de l’Ukraine dans cette guerre n’a pas vraiment d’importance pour nous. Nous ne la prenons pas très au sérieux», a-t-il renchéri. Il a également affirmé que Téhéran dispose de nouvelles technologies et d’innovations qui permettront de neutraliser tous ces efforts. 

Le diplomate iranien a toutefois averti qu’avec son soutien aux pays du Golfe, l’Ukraine entre désormais de fait dans une phase de confrontation directe avec Téhéran. «Elle s’est rangée aux côtés de nos ennemis», a-t-il dit.

Il est à indiquer que l’Ukraine a officiellement déployé des escadrons de drones intercepteurs et une équipe d’experts militaires en Jordanie afin de coordonner la protection de la base aérienne de Muwaffaq Salti où un drone kamikaze iranien a détruit un radar AN/TPY-2, composant essentiel du système de défense antimissile américain Thaad (Terminal High Altitude Area Defense) d’une valeur de 300 millions de dollars. 

* Les drones intercepteurs sont conçus pour neutraliser d’autres drones, notamment les modèles kamikazes, en les percutant directement. Souvent pilotés en réalité virtuelle (FPV) et peu coûteux (quelques milliers d’euros), ils offrent une défense économique et efficace contre les menaces à basse altitude, atteignant des vitesses de plus de 300 km/h.

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De l’Ukraine au Moyen-Orient : ces drones kamikazes qui révolutionnent déjà l’art militaire

06. März 2026 um 12:08

Lors de l’opération israélo-américaine contre la République islamique, les États-Unis ont déployé le LUCAS. A savoir, un drone kamikaze bon marché, jetable et ouvertement calqué sur le Shahed iranien. Cette nouvelle technologie des drones permet de saturer à moindre coût les défenses adverses.

Il s’agit, sans aucun doute, d’un virage doctrinal majeur dans l’art militaire. Ainsi, de l’Ukraine au Moyen-Orient, les drones kamikazes à bas coût sont en train de révolutionner la guerre moderne.

L’illustration la plus frappante de ce bouleversement en profondeur de la nouvelle tactique sur les champs de bataille des temps modernes? Lors de l’opération américano-israélienne « Fureur épique » contre l’Iran, les États-Unis ont déployé pour la première fois le LUCAS (Low-Cost Unmanned Combat Attack System), un drone explosif à usage unique. Bon marché, jetable et produit en série, il incarne l’intégration du « high-low mix » : combiner armes sophistiquées et essaims de drones jetables pour saturer les défenses adverses. Cela étant, le drone américain n’est qu’une copie conforme du… Shahed-136 iranien. Lequel a été massivement utilisé par les Gardiens de la révolution pour frapper les bases américaines au Moyen-Orient!

Le média spécialisé Defense and Security Monitor souligne que le LUCAS ressemble comme une goutte d’eau au Shahed-136; mais il présente certaines différences techniques. Sa portée serait d’environ 350 kilomètres, contre 2 000 kilomètres pour le modèle iranien. Et sa charge explosive serait plus faible. Les autorités américaines affirment néanmoins qu’il est technologiquement supérieur. Des essais ont permis de l’associer à des systèmes de communication par satellite, notamment ceux de SpaceX et Viasat, renforçant sa flexibilité opérationnelle.

Parallèlement, l’Iran poursuit l’évolution de sa propre gamme. La version Shahed-136B disposerait d’un rayon d’action supérieur à 4 000 kilomètres et de fonctionnalités améliorées. Ces drones, reconnaissables à leur silhouette et au bruit caractéristique de leur moteur – qui leur vaut le surnom de « cyclomoteurs du ciel » –, sont conçus pour frapper des cibles fixes à partir de coordonnées GPS. Leur simplicité de conception facilite leur production et leur déploiement.

C’est une ironie qui n’aura pas échappé aux spécialistes de l’armement. Ainsi, lors des frappes aériennes contre l’Iran, les Américains adoptent désormais une technologie conçue par Téhéran et utilisée en masse par les Russes en Ukraine où elle a fait preuve d’une redoutable efficacité. Pourquoi ?

Asymétrie économique

Selon les experts militaires, l’armée américaine- grisée par sa supériorité technologique incontestable- s’est focalisée pendant des décennies sur des systèmes de haute technologie, coûteux et d’une extrême sophistication. A l’instar du MQ-9 Reaper, un drone dont le prix oscille entre 20 et 40 millions de dollars, de missiles guidés de haute précision ou encore du fameux Patriot, le système de défense antiaérienne et antimissile le plus cher du monde (il faut compter environ 1 milliard à 1,1 milliard de dollars pour une batterie complète et  3 à 4 millions de dollars par missile pièce).

A noter à cet égard que c’est la guerre en Ukraine qui a brutalement rappelé aux stratèges militaires américains une évidence: la masse compte autant que la qualité. En effet, depuis 2022, la Russie utilise massivement les Shahed-136 fournis par l’Iran- et désormais produits sous licence sous le nom de Geran-2- pour frapper les villes ukrainiennes. Ce conflit a démontré qu’une guerre de haute intensité ne repose pas uniquement sur la supériorité technologique, mais aussi sur la capacité industrielle à produire en masse des systèmes simples et jetables. Le « high-low mix », combinant missiles de croisière ou balistiques sophistiqués et essaims de drones rudimentaires, permet de saturer les défenses et d’ouvrir des brèches.

La tactique de la saturation

En effet, face à des défenses sol-air toujours plus performantes à l’instar du Dôme de fer israélien, l’objectif n’est plus seulement de frapper avec précision et au bon endroit; mais de submerger l’ennemi par des drones bon marché, de le contraindre à engager ses intercepteurs onéreux, de révéler ses positions et d’épuiser au final ses stocks. Ainsi, l’asymétrie économique devient alors une arme redoutable : un Shahed iranien coûte entre 20 000 et 50 000 dollars; alors  qu’un un seul missile Patriot chargé de l’abattre avoisine les 4 millions. A long terme, le déséquilibre financier est insoutenable.

Ainsi, pour chaque dollar investi par l’Iran dans des drones, ses adversaires peuvent dépenser vingt à trente fois plus pour les intercepter. Ce différentiel rappelle l’épisode de la frégate française Languedoc en mer Rouge fin 2023. Attaquée par des drones houthis de type Shahed, elle avait riposté avec des missiles Aster coûtant environ un million d’euros chacun pour neutraliser des engins valant quelques dizaines de milliers de dollars. Cette disproportion illustre la vulnérabilité des grandes puissances face à des armes simples, mais produites en masse.

En définitive, dans la guerre du futur, l’armée qui saura combiner qualité et quantité de l’armement prend l’avantage. Les drones kamikazes low cost ne sont pas seulement des armes bon marché; ils sont le symbole d’un basculement stratégique. Parfois à l’avantage des plus faibles contre les grandes puissances militaires.

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Tunisie : Le ministère de la Défense s’attaque à la menace croissante des drones

12. November 2025 um 09:23

Lors d’une séance plénière conjointe au Parlement, tenue ce mardi à Carthage, le ministre de la Défense nationale, Khaled Shili, a alerté sur la montée en puissance des drones et leur utilisation croissante dans les domaines militaire et civil, constituant selon lui un défi national et international majeur.

Le ministre a précisé que le ministère de la Défense a initié des réunions de coordination avec plusieurs ministères, qui ont abouti à la décision de confier à la Direction générale de l’aviation civile la création d’une commission chargée de préparer un projet législatif et réglementaire relatif à la gestion et au contrôle des drones. Ce projet a déjà été complété et des observations ont été soumises pour son amélioration.

Khaled Shili a également souligné que le ministère met en œuvre des exercices conjoints avec le ministère de l’Intérieur, afin d’assurer une réponse efficace et coordonnée face aux urgences, dans un contexte où l’utilisation non réglementée des drones menace directement la sécurité du trafic aérien, des infrastructures, des citoyens et du système de sécurité national.

Le ministre a rappelé l’importance du partage d’informations et de la coordination avec les ministères de l’Intérieur et du Transport pour suivre les évolutions mondiales et renforcer les capacités de défense contre cette technologie. Il a insisté sur la nécessité de développer des systèmes de brouillage pour neutraliser les drones menaçants et sur le soutien à la préparation militaire afin de répondre aux défis émergents.

Enfin, il a indiqué que le ministère de la Défense contribue activement à l’élaboration et à la mise à jour des stratégies nationales dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, à l’instar de la stratégie nationale de cybersécurité et de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle.

Lire aussi : Le ministre de la Défense s’exprime sur l’accord militaire avec l’Algérie

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Netanyahou a ordonné des frappes de drones sur la flottille à Sidi Bou Saïd, selon CBS News

04. Oktober 2025 um 12:11

Selon CBS News, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou aurait directement autorisé des opérations militaires contre deux navires de la Global Sumud Flotilla, le convoi humanitaire international, qui a transporté de l’aide et des militants pro-palestiniens, vers Gaza.

D’après le reportage de CBS News publié samedi 4 octobre 2025, des responsables américains ont indiqué que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, aurait donné son approbation directe pour des opérations militaires visant deux navires du « Global Sumud Flotilla » en septembre dernier.

Des frappes par drones depuis un sous-marin israélien

Les frappes ont eu lieu les 8 et 9 septembre 2025, via des drones lancés depuis un sous-marin israélien, ciblant des navires stationnés près du port tunisien de Sidi Bou Saïd. Des dispositifs incendiaires ont provoqué des incendies sur deux bateaux :

  • Le “Family”, battant pavillon portugais, avec la députée portugaise Mariana Mortágua à bord la veille ;
  • Le “Alma”, battant pavillon britannique, endommagé sur son pont supérieur.

Dans les deux cas, aucune victime n’a été signalée, et les équipages ont pu maîtriser rapidement les incendies.

Réactions et escalade diplomatique

La Global Sumud Flotilla a dénoncé ces attaques comme des actions mettant en danger des civils et des volontaires humanitaires, appelant à des enquêtes indépendantes et à la responsabilisation des auteurs.

Les autorités tunisiennes ont toutefois contesté, dans un premier temps la version des drones, suggérant qu’une explosion interne pourrait être à l’origine du feu. Les images diffusées par la flottille montrent cependant des flammes tombant sur le bateau, sans preuve de feu interne ni de fusée mal utilisée.

Puis, le ministère de l’Intérieur a changé radicalement de position et qualifié l’incident de « prémédité », annonçant l’ouverture d’une enquête pour identifier les responsables. Ce revirement, après des premières déclarations minimisant l’affaire, laisse entendre que l’enjeu dépasse le cadre d’un simple incident portuaire.

Après ces incidents, la marine israélienne a intercepté la plupart des navires du convoi, arrêtant plusieurs activistes, dont Greta Thunberg, des parlementaires européens et 25 ressortissants tunisiens. Ces derniers sont désormais jugés devant un tribunal spécial au Néguev, avec une expulsion prévue via la Jordanie.

La flottille visait à briser le blocus maritime israélien sur Gaza, en apportant aide humanitaire et visibilité internationale à la cause palestinienne. Selon CBS News, l’attaque israélienne contre des navires civils, si elle est confirmée, constitue une violation du droit humanitaire international, qui interdit l’usage de dispositifs incendiaires contre des populations ou biens civils.

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