Normale Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.
Gestern — 06. März 2026Haupt-Feeds

De l’Ukraine au Moyen-Orient : ces drones kamikazes qui révolutionnent déjà l’art militaire

06. März 2026 um 12:08

Lors de l’opération israélo-américaine contre la République islamique, les États-Unis ont déployé le LUCAS. A savoir, un drone kamikaze bon marché, jetable et ouvertement calqué sur le Shahed iranien. Cette nouvelle technologie des drones permet de saturer à moindre coût les défenses adverses.

Il s’agit, sans aucun doute, d’un virage doctrinal majeur dans l’art militaire. Ainsi, de l’Ukraine au Moyen-Orient, les drones kamikazes à bas coût sont en train de révolutionner la guerre moderne.

L’illustration la plus frappante de ce bouleversement en profondeur de la nouvelle tactique sur les champs de bataille des temps modernes? Lors de l’opération américano-israélienne « Fureur épique » contre l’Iran, les États-Unis ont déployé pour la première fois le LUCAS (Low-Cost Unmanned Combat Attack System), un drone explosif à usage unique. Bon marché, jetable et produit en série, il incarne l’intégration du « high-low mix » : combiner armes sophistiquées et essaims de drones jetables pour saturer les défenses adverses. Cela étant, le drone américain n’est qu’une copie conforme du… Shahed-136 iranien. Lequel a été massivement utilisé par les Gardiens de la révolution pour frapper les bases américaines au Moyen-Orient!

Le média spécialisé Defense and Security Monitor souligne que le LUCAS ressemble comme une goutte d’eau au Shahed-136; mais il présente certaines différences techniques. Sa portée serait d’environ 350 kilomètres, contre 2 000 kilomètres pour le modèle iranien. Et sa charge explosive serait plus faible. Les autorités américaines affirment néanmoins qu’il est technologiquement supérieur. Des essais ont permis de l’associer à des systèmes de communication par satellite, notamment ceux de SpaceX et Viasat, renforçant sa flexibilité opérationnelle.

Parallèlement, l’Iran poursuit l’évolution de sa propre gamme. La version Shahed-136B disposerait d’un rayon d’action supérieur à 4 000 kilomètres et de fonctionnalités améliorées. Ces drones, reconnaissables à leur silhouette et au bruit caractéristique de leur moteur – qui leur vaut le surnom de « cyclomoteurs du ciel » –, sont conçus pour frapper des cibles fixes à partir de coordonnées GPS. Leur simplicité de conception facilite leur production et leur déploiement.

C’est une ironie qui n’aura pas échappé aux spécialistes de l’armement. Ainsi, lors des frappes aériennes contre l’Iran, les Américains adoptent désormais une technologie conçue par Téhéran et utilisée en masse par les Russes en Ukraine où elle a fait preuve d’une redoutable efficacité. Pourquoi ?

Asymétrie économique

Selon les experts militaires, l’armée américaine- grisée par sa supériorité technologique incontestable- s’est focalisée pendant des décennies sur des systèmes de haute technologie, coûteux et d’une extrême sophistication. A l’instar du MQ-9 Reaper, un drone dont le prix oscille entre 20 et 40 millions de dollars, de missiles guidés de haute précision ou encore du fameux Patriot, le système de défense antiaérienne et antimissile le plus cher du monde (il faut compter environ 1 milliard à 1,1 milliard de dollars pour une batterie complète et  3 à 4 millions de dollars par missile pièce).

A noter à cet égard que c’est la guerre en Ukraine qui a brutalement rappelé aux stratèges militaires américains une évidence: la masse compte autant que la qualité. En effet, depuis 2022, la Russie utilise massivement les Shahed-136 fournis par l’Iran- et désormais produits sous licence sous le nom de Geran-2- pour frapper les villes ukrainiennes. Ce conflit a démontré qu’une guerre de haute intensité ne repose pas uniquement sur la supériorité technologique, mais aussi sur la capacité industrielle à produire en masse des systèmes simples et jetables. Le « high-low mix », combinant missiles de croisière ou balistiques sophistiqués et essaims de drones rudimentaires, permet de saturer les défenses et d’ouvrir des brèches.

La tactique de la saturation

En effet, face à des défenses sol-air toujours plus performantes à l’instar du Dôme de fer israélien, l’objectif n’est plus seulement de frapper avec précision et au bon endroit; mais de submerger l’ennemi par des drones bon marché, de le contraindre à engager ses intercepteurs onéreux, de révéler ses positions et d’épuiser au final ses stocks. Ainsi, l’asymétrie économique devient alors une arme redoutable : un Shahed iranien coûte entre 20 000 et 50 000 dollars; alors  qu’un un seul missile Patriot chargé de l’abattre avoisine les 4 millions. A long terme, le déséquilibre financier est insoutenable.

Ainsi, pour chaque dollar investi par l’Iran dans des drones, ses adversaires peuvent dépenser vingt à trente fois plus pour les intercepter. Ce différentiel rappelle l’épisode de la frégate française Languedoc en mer Rouge fin 2023. Attaquée par des drones houthis de type Shahed, elle avait riposté avec des missiles Aster coûtant environ un million d’euros chacun pour neutraliser des engins valant quelques dizaines de milliers de dollars. Cette disproportion illustre la vulnérabilité des grandes puissances face à des armes simples, mais produites en masse.

En définitive, dans la guerre du futur, l’armée qui saura combiner qualité et quantité de l’armement prend l’avantage. Les drones kamikazes low cost ne sont pas seulement des armes bon marché; ils sont le symbole d’un basculement stratégique. Parfois à l’avantage des plus faibles contre les grandes puissances militaires.

L’article De l’Ukraine au Moyen-Orient : ces drones kamikazes qui révolutionnent déjà l’art militaire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ältere BeiträgeHaupt-Feeds

Ahmed Jaouadi – FTN : Une crise qui secoue la natation tunisienne

17. November 2025 um 10:54

L’affaire opposant Ahmed Jaouadi, double champion du monde de natation, à la Fédération tunisienne de natation (FTN) dépasse largement le cadre d’un simple différend financier : elle illustre un malaise plus profond dans la gouvernance du sport tunisien, la reconnaissance des athlètes d’exception, et la relation entre l’institution fédérale et ses champions.

Un champion adulé, mais mal soutenu ?

Jaouadi, âgé de seulement 20 ans, a réalisé un exploit historique : il a remporté l’or aux Mondiaux 2025 à Singapour sur le 800 m et le 1 500 m.

Cette performance a suscité l’admiration nationale, renforcée par un accueil officiel très symbolique – le président de la République l’a honoré, soulignant le potentiel de Jaouadi comme modèle d’excellence pour la jeunesse.

Mais ce rayonnement médiatique et symbolique semble entrer en contradiction avec les tensions financières qui ont émergé : Jaouadi et son entraîneur, Philippe Lucas, dénoncent un manque de paiement de la fédération, voire des engagements non honorés. D’après leur camp, les montants réellement perçus ne couvriraient même pas leurs dépenses annuelles.

La Fédération se défend, mais le dialogue se fracture

De son côté, la FTN réplique avec des chiffres précis : elle affirme avoir versé 185.000 dinars pour la préparation de Jaouadi, et 105.000 dinars pour l’encadrement (coach, logistique, etc.).

Elle indique également que les transferts ont été convertis en devises et versés sur le compte du nageur en août, une fois les autorisations bancaires obtenues.

Sur l’aspect salarial du coach, la fédération affirme qu’une tranche de 50.000 dinars correspond à ses émoluments, tout en annonçant qu’un complément sera bientôt débloqué.

Mais pour Jaouadi et Lucas, tout ne s’aligne pas : ils revendiquent que les montants annoncés par la FTN sont “gonflés” et que les virements réels restent nettement inférieurs à ce qui avait été convenu.

Le dialogue, déjà fragile, prend un tournant judiciaire du côté de Lucas, selon les médias, qui évoquent une possible poursuite contre la fédération pour non-paiement.

Les implications pour le sport Tunisien

Cet affrontement soulève plusieurs questions structurantes.

La valeur des champions : Jaouadi est certes une fierté nationale. Sa double médaille mondiale montre qu’il peut porter la Tunisie au plus haut niveau. Mais cette affaire montre que la reconnaissance symbolique (récompenses, décorations) ne suffit pas si l’accompagnement logistique et financier fait défaut.

La crédibilité des institutions fédérales : Si la FTN veut être perçue comme un pilier du soutien aux talents, elle doit démontrer que les engagements ne sont pas que de la communication. Le manque de clarté perçu par l’athlète et son coach fragilise cette image.

La transparence et le suivi contractuel : Le fait que Jaouadi et Philippe Lucas soient en désaccord public sur des chiffres qui devraient être clairs (primes, salaires, virements) montre que les mécanismes de contrôle, de contractualisation et de reddition de comptes sont peut-être insuffisants dans la structure fédérale.

L’attractivité du sport de haut niveau en Tunisie : Si des athlètes talentueux comme Jaouadi estiment ne pas être soutenus à la hauteur de leurs performances, cela pourrait décourager d’autres talents ou pousser certains à se former à l’étranger.

Une crise à gérer avec diplomatie

Pour la FTN, il ne s’agit pas seulement de répondre aux accusations : elle doit renouer un lien de confiance avec son champion. Pour Jaouadi, le choix n’est pas trivial non plus : contester ouvertement peut être une question de principe, mais cela pourrait aussi mettre en péril son partenariat d’entraînement et son image.

L’affaire Jaouadi–FTN est révélatrice d’un paradoxe : un jeune prodige qui porte haut les couleurs de la Tunisie, et une institution fédérale qui peine peut-être à traduire la valorisation médiatique en soutien concret et durable.

Si elle n’est pas réglée avec soin, cette crise pourrait nuire à l’essor d’autres talents. Au contraire, sa résolution pourrait poser un modèle de collaboration entre champions et fédération : un partenariat gagnant-gagnant, essentiel pour l’avenir du sport tunisien.

Lire aussi

L’article Ahmed Jaouadi – FTN : Une crise qui secoue la natation tunisienne est apparu en premier sur webdo.

❌
❌