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Drogue à l’école | Faisons des victimes potentielles des acteurs de la prévention

14. Februar 2026 um 08:08

L’appel du président de la République, le mardi 11 février 2026, à une mobilisation nationale contre la drogue en milieu éducatif a relancé un débat que beaucoup de familles vivent déjà au quotidien. Derrière les chiffres et les discours officiels, il y a des familles fragilisées, des parents inquiets, du personnel éducatif de terrain souvent démuni et surtout des ados et des jeunes confrontés, parfois très tôt, à des réalités qui les dépassent.

Tarek Kaouache *

La présence de substances psychoactives à l’intérieur et aux abords des établissements éducatifs constitue une menace réelle pour nos enfants, nos ados et nos jeunes, pour leurs familles et pour la cohésion sociale dans son ensemble. Personne ne peut nier l’aggravation de la situation ces dernières années. Il faut d’ailleurs reconnaître que ce phénomène ne concerne plus uniquement les garçons : il touche également, et de plus en plus, les filles. Longtemps moins visibles, les conduites à risque féminines ont été sous-estimées ; leur progression révèle des mutations sociales profondes, où les modèles de consommation, les pressions et les vulnérabilités évoluent aussi pour les adolescentes.

Face à ce défi, une question s’impose : la réponse peut-elle se limiter à davantage de contrôle et à quelques séquences ou affiches de sensibilisation ajoutées aux programmes ?

Aller au-delà du tout sécuritaire

Renforcer la sécurité autour des établissements est nécessaire. Démanteler les réseaux de trafic est indispensable. Mais l’expérience montre qu’aucune stratégie exclusivement sécuritaire ne suffit, surtout lorsqu’il s’agit d’ados et de jeunes.

À cet âge, on cherche à s’affirmer, à tester les limites, à appartenir à un groupe. L’influence des pairs est déterminante. Un message venu «d’en haut», même pertinent, peut être accueilli avec distance, non par rejet systématique, mais parce que la jeunesse se construit aussi dans l’autonomie et la confrontation.

Il devient donc essentiel de changer de regard : ne plus considérer les ados et les jeunes uniquement comme des publics à protéger, mais comme des partenaires capables d’agir.

Responsabiliser plutôt que surveiller

Confier à des élèves et étudiants un rôle actif dans la prévention — médiateurs pairs, ambassadeurs de santé, animateurs de clubs — n’est pas un simple affichage. C’est un choix éducatif fort.

Il est important de le dire clairement : cette mission n’a rien à voir avec la délation. Il ne s’agit pas de transformer les ados et les jeunes en surveillants de leurs camarades, mais en relais de prévention, en soutiens attentifs capables d’écouter, d’alerter avec discernement et d’encourager un camarade en difficulté à se tourner vers un adulte de confiance.

La confiance responsabilise. Lorsqu’un ado ou un jeune se voit confier une telle mission, il se sent reconnu. Il n’est plus seulement destinataire d’un message ; il en devient acteur. Cette reconnaissance renforce l’estime de soi et le sens des responsabilités.

On banalise plus difficilement un comportement que l’on combat publiquement. En portant un message de prévention, l’ado ou le jeune l’intègre à son identité et devient plus attentif à ses propres choix. Cette cohérence intérieure constitue une protection bien plus durable que la seule crainte de la sanction.

Ces engagements développent en outre des compétences essentielles : écouter, argumenter, résister à la pression du groupe, prendre la parole. La prévention devient alors un apprentissage concret de la citoyenneté.

La force de la parole entre pairs

Il ne faut pas sous-estimer l’impact d’une parole échangée entre ados et jeunes. Dans une cour d’établissement, dans un club ou sur un groupe de discussion, un témoignage sincère peut peser davantage qu’un discours institutionnel.

Un conseil donné par un camarade est souvent perçu comme plus authentique qu’une injonction officielle. Il peut ouvrir un dialogue, dissiper une fausse idée, éviter une première expérimentation. Cette proximité crée une crédibilité que les campagnes classiques peinent parfois à atteindre.

Partout où la prévention par les pairs a été structurée, les résultats ont montré que lorsque les ados et les jeunes participent à la conception et à l’animation des actions, ils ne se contentent pas de répéter un message : ils se l’approprient.

Construire une stratégie participative

Il ne s’agit pas d’opposer sécurité et participation. La protection des établissements et la lutte contre les réseaux doivent être conduites avec fermeté. Mais elles gagneraient en efficacité si elles s’accompagnaient d’une politique structurée de participation des ados et des jeunes :

– former des médiateurs pairs au sein des établissements ;

– encourager la création de clubs de prévention animés par des ados et des jeunes ;

– associer les organisations de jeunesse à la conception des campagnes ;

– ouvrir des espaces de parole réguliers, sans crainte de jugement.

Impliquer les ados et les jeunes ne les expose pas ; cela les renforce et consolide le tissu éducatif.

Accompagner et protéger sans infantiliser

La lutte contre la drogue dans les établissements de l’enseignement est un enjeu majeur pour notre société. Mais protéger ne signifie pas infantiliser. La jeunesse tunisienne n’est ni naïve ni indifférente. Elle a besoin d’écoute, de repères clairs et de responsabilités assumées.

Faire des ados et des jeunes des acteurs de la prévention, c’est parier sur leur intelligence et leur sens moral. C’est reconnaître qu’ils peuvent être une partie essentielle de la solution.

Une réponse durable suppose de conjuguer fermeté, pédagogie et confiance. C’est en associant pleinement les ados et les jeunes à l’effort collectif que nous construirons une prévention crédible, vivante et réellement efficace.

Texte rédigé avec le recours à l’IA.

* Parent inquiet et engagé.

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Prévention plutôt que répression : nouvelle stratégie contre la violence à l’école

07. Februar 2026 um 21:27

Le ministère de l’Éducation s’apprête à lancer une stratégie nationale de lutte contre la violence en milieu scolaire, visant, comme son nom l’indique, à renforcer la sécurité des établissements et à garantir un climat d’apprentissage serein pour les élèves et le personnel éducatif.

Pour ce faire, l’initiative privilégie une approche préventive et éducative, fondée sur la sensibilisation, le dialogue et l’accompagnement psychosocial.

Présentée par le ministre de l’Éducation, Nourredine Nouri, lors d’une conférence nationale organisée cette semaine, la stratégie entend s’attaquer au phénomène de la violence scolaire de manière globale, en misant sur la formation des élèves aux valeurs du respect, de la tolérance et de la différence, ainsi que sur le renforcement du rôle éducatif de l’école.

La stratégie s’appuie sur un diagnostic national réalisé en partenariat avec l’UNICEF, qui met en lumière l’ampleur du phénomène. Selon l’étude, 28,4 % des élèves ont été victimes de violence physique, dont près de 16 % à plusieurs reprises. Fait notable, l’étude assure que 57 % des actes recensés ont lieu à l’intérieur des établissements scolaires, notamment pendant les cours et les pauses, tandis que 61,4 % des élèves déclarent avoir subi des insultes ou des moqueries.

Face à ces constats, le plan d’action prévoit le renforcement de la culture de non-violence, la formation des enseignants à la gestion des conflits, la mise en place de mécanismes d’intervention précoce et le développement des dispositifs de soutien psychologique et social au profit des élèves.

La stratégie sera mise en œuvre selon une approche participative, associant les établissements scolaires, les familles et la société civile, en coordination avec plusieurs ministères concernés, dont ceux de la Justice et de l’Intérieur. Son déploiement se fera progressivement, avec des mécanismes de suivi et d’évaluation, afin d’adapter les interventions aux réalités du terrain.

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Tunisie : les salles de classe, nouveaux lieux de danger 

03. Februar 2026 um 16:59

L’école tunisienne traverse une crise majeure. Une étude de l’UNICEF et du ministère de l’Éducation révèle un chiffre alarmant. Près d’un tiers des élèves scolarisés subit des violences physiques. Plus précisément, 28,4 % des enfants souffrent de ces agressions dans le cadre scolaire. Parmi eux, 15,9 % subissent ces actes de manière répétée.

Le danger ne vient pas de l’extérieur. L’étude prouve que 57 % des agressions se produisent dans l’enceinte scolaire. Les élèves eux-mêmes commettent 40 % de ces violences physiques. Les cours de récréation et les salles de classe sont les lieux les plus risqués, surtout durant les pauses. Les garçons restent les plus exposés, mais les filles subissent une violence interne plus ciblée.

La violence psychologique pousse au décrochage

Le mal ne s’arrête pas aux coups. Les moqueries et les humiliations touchent 61,4 % des élèves. Ce climat toxique détruit la motivation scolaire. L’enquête montre un lien direct entre ces agressions et l’abandon des études. En interrogeant 487 adolescents déscolarisés, les experts confirment cette tendance. L’école perd son rôle de refuge et devient un espace de souffrance.

Des zones géographiques plus touchées que d’autres

La violence varie selon les régions. A l’Ariana, Kasserine, le Kef et Gabès, plus d’un élève sur trois en est victime. À l’inverse, Tozeur et Tunis affichent des taux plus bas, sous la barre des 25 %. Ces disparités régionales inquiètent les autorités. Elles demandent des solutions adaptées à chaque contexte local.

Le ministre de l’Éducation, Nouredine Ennouri, lance une riposte immédiate. Le plan « Nous sommes tous responsables » définit désormais les rôles de chacun. Les cadres éducatifs, les sécuritaires et la société civile unissent leurs forces. Ce programme vise à sécuriser les établissements et le trajet vers l’école. L’objectif est clair : rendre à l’institution sa mission éducative et protectrice.

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Tunisie : La prière sur le terrain de basket rallume la bataille autour de l’école

28. September 2025 um 11:26

La récente affaire du lycée Mohamed Boudhina, à Hammamet – des élèves priant sur le terrain de basket – a réactivé un débat déjà ancien en Tunisie : faut-il autoriser les prières dans les établissements scolaires ? Entre la neutralité de l’école, la liberté de culte, les usages politiques et le rôle de l’éducation, les lignes de fracture réapparaissent avec acuité.

À Hammamet, des lycéens ont prié collectivement sur le terrain de basket, défiant la direction et brandissant le slogan : « On ne peut pas obéir à une créature et désobéir au Créateur ». Les images, devenues virales, ont aussitôt transformé un incident local en nouvelle querelle nationale sur la place du religieux dans l’école.

Mais il serait dangereux de réduire l’éducation tunisienne à ce théâtre d’affrontements identitaires. L’école est d’abord un espace de savoir, de liberté et d’émancipation. Elle ne doit pas devenir un champ de bataille idéologique, où les adolescents se retrouvent instrumentalisés par des logiques qui les dépassent.

La Constitution garantit la liberté de culte, mais aussi la neutralité des lieux publics. Ce double principe impose une règle simple : chacun doit pouvoir croire, prier ou ne pas prier — mais l’école doit rester neutre, protégée de toute forme de pression, qu’elle soit religieuse, politique ou idéologique. Laisser se développer des pratiques collectives visibles, sous l’œil des caméras et au détriment du cadre éducatif, revient à miner l’autorité de l’institution scolaire et à fragiliser l’égalité entre élèves.

Il y a une hypocrisie à invoquer la liberté religieuse tout en niant celle des autres : qu’en est-il de ceux qui ne veulent pas participer à ces démonstrations, mais qui subissent la pression du groupe ? L’école n’est pas une mosquée, pas plus qu’elle n’est une salle de meeting. Elle doit être un sanctuaire pour l’esprit critique, pas un terrain de surenchère.

À l’heure où la Tunisie peine à redresser ses résultats scolaires et à préparer ses jeunes aux défis de demain — science, technologie, climat, citoyenneté — se focaliser sur des tapis de prière au milieu d’un lycée est un luxe qu’elle ne peut plus s’offrir.

Le débat est révélateur : certains veulent faire de l’école un miroir des clivages religieux, d’autres un espace d’unité et de savoir. Il est temps que l’État tranche, clairement, pour rappeler que la mission de l’école n’est ni d’encadrer des rites, ni de nourrir des polémiques, mais de former des citoyens libres et éclairés.

Défendre la neutralité de l’école, ce n’est pas être contre la foi. C’est protéger le droit de chaque élève, croyant ou non, d’apprendre dans un espace serein, à l’abri des pressions.

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